l'autre LIVRE

Parutions récentes et à venir

Ceux qui brûlent

Ceux qui brûlent

de Cathy JURADO

Poésie (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 30/01/2021 | 15,00 €

Écrire, écrire ce si long chemin vers l’espoir… Donner voix à ceux qui par delà la Méditerranée entament un voyage d’infinie solitude. C’est cette odyssée que la poétesse nous révèle dans la pudeur du regard, la beauté et la force des mots. Elle porte ce chant comme un cri sourd honorant la mémoire de ceux qui brûlent dans l’errance. Ceux qui n’ont plus de nom mais perpétuent le souvenir d’une histoire ancestrale d’exil et de désir.

Tout est paysage

Tout est paysage

de Stéphane LAMBERT

Essais sur l'art (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 21/01/2021 | 20,00 €

« Tout est paysage, affirmait Dubuffet, en ce sens que tout est composition, tout est quête d’une unité perdue, tout est signes assemblés, tout est matière à être embrassé du regard, à interroger le vivant au-delà de soi-même. Que vaudrait sans ça le monde si on le laissait entre les seules mains de la dévastation, si l’essence poétique qui nous y attache envers et contre tout ne l’ouvrait pas à des entendements insoupçonnés qui nous font voir dans la noirceur d’autres nuances que pure noirceur ? »
Champs de bataille labourés par les obus pendant la première guerre mondiale ; régions soufflées et rayées de la carte par la bombe atomique ; villes sinistrées hier par les catastrophes nucléaires et, aujourd’hui, par les changements climatiques… Notre regard a engrangé assez d’images de destruction pour que s’impose à l’art l’angoisse de l’après-paysage.
Recueil de textes épars unis dès le départ par cette question unique, Tout est paysage examine l’une après l’autre, partant des Nymphéas de Monet, les œuvres de Twombly, Klee, Tàpies, Muši?, Mondrian et Morandi, comme autant de réponses possibles : de quelle façon la peinture de paysage et la trop bien-nommée nature-morte se sont-elles réinventées au fil du XXe siècle, face au spectacle inouï de la destruction de leur motif ?

Retours d'échos

Retours d'échos

de Daniel PAYOT

Essais sur l'art (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 21/01/2021 | 20,00 €

« Comment ne pas écrire sur l’art et les artistes » : avec ce sous-titre négatif, simple facétie en apparence, Daniel Payot installe en fait son essai dans une distance scrupuleuse qu’il estime seule féconde lorsqu’il s’agit de disserter sur l’art. Son refus d’énoncer de manière positive ce qui devrait être n’est pas la marque d’une timidité théorique : c’est un parti-pris de méthode, dérivé avec conséquence de sa certitude que rien n’est plus fatal que l’univocité dans notre face-à-face avec les œuvres.

Partant du constat d’une inadéquation naturelle entre la « langue privée de mots » des arts plastiques – lignes, ombres et couleurs, au sens inassignable – et l’ordre du discours, qui tend à figer dans des structures sans ambiguïté les choses et les rapports entre elles, l’auteur ébauche une autre approche, visant à permettre au langage de présenter l’œuvre dans sa différence intacte, sans entamer son équivoque. « On fait souvent comme s’il y avait des choses et des sujets et ensuite seulement des espaces entre eux. […] Et s’il y avait d’abord le ‘entre’ et ensuite les choses et les sujets s’y posant, à la fois consistants et éphémères ? »

Soucieux de cohérence, Daniel Payot n’affirme pas de façon tranchée. Procédant tel le mosaïste qui laisse à l’œil du spectateur le soin de fondre en une image des pièces juxtaposées, il cite, commente et développe l’une après l’autre, par brefs chapitres, les pistes de réflexion ouvertes par ses devanciers, théoriciens et patriciens d’une écriture avec et non aux dépens de l’art. Adorno, Benjamin, Michaux, Bonnefoy, Picon, Ponge, Arasse, Georges Didi-Hubermann sont quelques-uns seulement des interlocuteurs de cette méthode dialogique, où la voie à emprunter passe par l’entre-deux de l’échange.

Éloge de l’« intervalle », d’une réserve respectueuse de part et d’autre de laquelle art et écriture se serviraient réciproquement sans s’asservir et converseraient par « retours d’échos », cet ouvrage parlera à quiconque voit le discours savant comme un voile jeté sur les œuvres.

Le trait, le taillis, les aguêts - Louis Pons : le dessin de 1946 à 1970

Le trait, le taillis, les aguêts - Louis Pons : le dessin de 1946 à 1970

de Frédéric VALABREGUE

Monographies (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 21/01/2021 | 25,00 €

Dessinateur instinctif et autodidacte, Louis Pons a développé seul sa technique au fil d’une vie d’errance relative dans la campagne provençale, entre 1945 et 1970. Partant de la caricature, passant par le travail sur le motif, il est parvenu à ces pages saturées par lesquelles il s’est fait connaître : ratures encrées d’où se dégagent des figures fantastiques et organiques, mi-hommes mi-animaux, parfois érotisées et toujours empêchées, « drolatiques comédiens du dérisoire ».
« Singulier » est une des entrées du dictionnaire déréglé que Frédéric Valabrègue consacre ici à l’œuvre du dessinateur. « Le singulier est un artiste minoré dans la mesure où son œuvre ne se prête pas à un discours d’ensemble. » D’où la nécessité d’un discours de détail. Épousant donc au plus près la biographie de l’artiste, reliant entre eux ses thèmes et ses caractères distinctifs, démontant les assimilations forcées qui ont affecté son travail, réactivant un corpus d’œuvres trop mal connues, l’écrivain fait apparaître, au milieu de leur opacité apparente, comme la constellation du dessein qui les guide. Méthode bien digne de la pratique de Louis Pons : « Dessiner, pour lui, cela veut dire donner un coup de sonde dans une poche nocturne grossie par toutes les terreurs innommables. »

Esprits vagabonds

Esprits vagabonds

de Barbara D'ANTUONO & Kevin PIERRE

L’œuvre contée (L'OEIL DE LA FEMME À BARBE) | Paru le 15/01/2021 | 25,00 €

Cousant à la main comme d’autres récitent des mantras et ne décidant rien à l’avance, Barbara d’Antuono laisse surgir des images sans cohérence particulière les unes avec les autres, mais auxquelles elle donne corps dans une sorte d’urgence. Sa rencontre en Haïti avec le Baron Samedi et la mythologie liée au vaudou, ainsi que les éclaboussures traumatiques du coup d’état de 1986 et des exactions dont elle est témoin, la précipitent dans une nécessité de dire l’indicible : « Coudre, suturer, refermer ces plaies, greffer un tissu sur un autre, mais aussi « broder » pour donner un sens, pour témoigner parfois de mon désir profond de réunir les deux cultures qui m’habitent».
Créatrice d’imaginaire, elle fait naître sous ses doigts un monde jubilatoire, onirique, ironique, carnavalesque et parfois naïf. Imprégnée de ce savoureux mélange, toute son oeuvre se condense dans un syncrétisme baroque flamboyant, où l’humour n’est jamais loin et Haïti toujours présent.
Sur ces images intemporelles, le jeune auteur haïtien Kevin Pierre pose les mots poétiques d’un engagement contemporain pour la dignité de son pays. Leur échange de fils et de mots parle des choses de la vie et de la mort, du vaudou ancestral et des difficultés d’aujourd’hui.
Pour restituer au lecteur la puissance évocatrice de la langue de l’auteur, les textes accompagnant les oeuvres sont proposés en version bilingue français/créole haïtien.

TuNicie

TuNicie

de Patrick CHERBÉ

Fiction (5 SENS) | Paru le 15/01/2021 | 13,60 €

Une famille franco-tunisienne subit malgré elle un confinement obligatoire au cours d’un de ses déplacements en Tunisie. Ce séjour forcé donne lieu à une introspection à laquelle se livrent involontairement les membres de cette famille. À la faveur de ce temps libre ils redécouvrent leur double identité. Mais outre la menace angoissante de l’épidémie, d’autres éléments aussi imprévisibles que la covid 19, viennent compliquer leur situation.

Patrick Cherbé

Chef d’entreprise retraité après une carrière en France et à l’étranger dans le domaine de la parfumerie. A la suite de ses trois premiers romans, Patrick Cherbé signe ici son nouvel ouvrage traitant du thème de la binationalité, de la double culture et du bilinguisme. Gageons que de nombreuses familles mixtes tuniso-françaises et franco-tunisiennes y reconnaîtront la singularité et la richesse de leur double identité.

C'est tout pour aujourd'hui

C'est tout pour aujourd'hui

de Cécile GUIVARCH

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 15/01/2021 | 16,00 €

Cécile Guivarch poursuit sa recherche autour de la mémoire et, cette fois, c’est la lecture de lettres et cartes postales venues du 20è siècle qui sert de passerelle.

À travers elles, se concrétise la vie des grands-parents, leurs joies, leurs souffrances, une vie quotidienne banale sans doute mais à laquelle la poète accorde une grande attention. L’écriture, simple, qui semble labourer la phrase, évoque avec justesse ces vers de Verlaine : « La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles/est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour ».

Au fur et à mesure, une tendresse naît à travers la distance temporelle, et le dialogue se noue entre les générations, ce qui rend ce livre si attachant.

 

LE RIRE DU CROCOLION

LE RIRE DU CROCOLION

de Jean-Pierre JUB

Polar (ANNICKJUBIEN) | Paru le 01/01/2021 | 19,00 €

Le commissaire Max Guillemot, sacré premier flic français par ses pairs savoure les premiers jours d’une retraite bien méritée, mais de courte duré, car Il est appelé au chevet d’une vieille dame, la mère d’un de ses copains d’enfance, qui lui révèle que son fils que l’on croyait mort pendant la bataille d’Alger est en réalité bien vivant en Algérie. La mourante fait promettre à Max de rechercher son fils. En tenant cette promesse, Max va être plongé dans une enquête qui va le mener dans la casbah  algéroise au prise avec la mafia locale. Max retrouvera  t-il son copain d’enfance ? En tout cas il va être confronté à des situations parfois dramatiques, parfois rocambolesques.

Jean-Pierre JUB est écrivain voyageur, après  plusieurs récits, il signe ici son premier polar.

Quand j'étais bidasse

Quand j'étais bidasse

de Michel DUPUY

Fiction (5 SENS) | Paru le 31/12/2020 | 11,90 €

Après un engagement de deux ans par devancement d’appel, un jeune homme va effectuer son service militaire. Très vite, en dépit de l’ob­tention du grade de sous-officier et de postes relativement attrayants, il va constater qu’il a fait une erreur. Un capitaine pervers s’acharne à lui rendre la vie impossible. Il ne pense qu’aux permissions et à s’éva­der du milieu soldatesque. Après sa libération, il sera rappelé pour partir en Algérie, ce à quoi il échappera et il découvrira alors ce qu’est devenu le capitaine qui lui en voulait tant.

Michel Dupuy

Retraité des travaux publics, né en 1933, l’auteur a parcouru l’hexagone de long en large et il a vécu aux Antilles et en Guyane. Il a déjà publié plusieurs ouvrages, notamment “Sur les traces de Jean Galmot” et “La guerre de cent ans en Périgord”.

La passion de l'Arachnee Tome 3

La passion de l'Arachnee Tome 3

de Christine BARSI

Science Fiction (5 SENS) | Paru le 31/12/2020 | 23,00 €

En butte à l’amour exclusif du tyran des Arachnees, s’appuyant sur les aptitudes psychiques acquises grâce à l’entraînement régulier que lui a accordé leur Oracle, Isys est déterminée à apporter son aide aux populations de la Colonie soumises aux exactions des Terriens. Trompant la vigilance d’Aydaãnh, elle parvient à fuir le sampianh thanaïen.

Assistée des siens et des brigades mutationistes, Isys luttera contre l’hégémonie terrienne. Mais ils ne pourront l’emporter sur le Haut-Gouvernement que si les légions mutantes se rallient à leurs troupes. Seul, le prince arachnee a suffisamment de charisme pour entraîner dans son sillage ses armées monstrueuses. Mais ce dernier saura-t-il vaincre ses préjugés et la perte de repère que le départ d’Isys a provoqués ? Leur amour perdu saura-t-il se ranimer à la flamme de cette incursion dans l’univers des Colons civilisés et de l’insurrection qui s’amorce ?

Christine Barsi

L’auteure est une scientifique qui puise son inspiration dans ses études en biologie et science de la nature et de la vie, ainsi que dans son métier dans les ressources humaines et l’ingénierie. L’auteure écrit en parallèle depuis 1998 des romans de science-fiction et de fantastique, avec à son actif plusieurs romans publiés. Elle est membre du Conseil d’administration de sa ville afin de promouvoir la littérature.

C’ÉTAIT NOZEROY… avant l’an 2000

C’ÉTAIT NOZEROY… avant l’an 2000

de Collectif & coordonné par CONSTANCE RAMEAUX ET DANIEL ZIV

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 20/12/2020 | 19,00 €

Il était une fois Nozeroy… et tout ce qui lui est intimement lié. Car « la cité médiévale » est indissociable de son environnement et des villages voisins – le plateau de Nozeroy, comme on désigne traditionnellement cette micro-région. « Un pour tous et tous pour un », disait d’Artagnan, qui était gascon mais aurait pu être nozéréen.

Et on aime les gens du « plateau » pour cela. Pour leur attachement viscéral à leur territoire – ce qui ne les referme pas pour autant sur eux-mêmes. Ce livre en apporte la preuve : dans tous les domaines, les « acteurs » du pays de Nozeroy ont prouvé leur dynamisme et leur volonté de faire. De faire ensemble.

Sur une quarantaine de thèmes relevant de la vie économique, sociale, culturelle ou sportive, près de soixante habitants du « plateau » (ceux que l’on peut croiser tous les jours dans la    Cité des Chalon ou aux alentours) ont été invités à s’exprimer librement sur la période 1950-2000. Le résultat est étonnant : par leurs initiatives, leur détermination, leur enthousiasme, ces « gens d’ici » ont fait davantage que passer le relais aux générations suivantes. Leur récit est entre vos mains.

humain juste humain

humain juste humain

de Gabriel HENRY

hors collection (ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR) | Paru le 20/12/2020 | 17,00 €

Gabriel Henry est né en 1986.

Il a publié des textes dans une vingtaine de revues papier et digitales, et dans des anthologies collectives aux éditions Jacques Flament et Corps Puce.

Son premier livre, « Chair-ville », est paru en février 2019 à l’Atelier de l’agneau. Il a fait partie de la sélection pour le Prix CoPo des lycéens 2020.

Le pèlerinage d'Overlord

Le pèlerinage d'Overlord

de Francis LA CARBONA

Fiction (5 SENS) | Paru le 20/12/2020 | 15,30 €

1984, dans le petit village bas-normand de Colleville-Montgomery, une succession de circonstances réunit une femme et un homme qui ont eu vingt ans pendant le deuxième conflit mondial. Quarante ans ont passé depuis le D-Day, Barbara et Matthias vont s’immerger dans “leur” guerre à l’occasion de la première célébration internationale du Jour le plus long. Commence alors un vertigineux plongeon dans une tranche d’existence où se côtoyaient les abnégations, les trahisons, les amours ; les résistances et les renoncements aussi. Comme tous ceux qui en ont réchappé, ils ont pris des virages et des directions qu’ils n’avaient pas prévus. Empêtré à jamais dans son secret, le bien vieux Baptiste va être l’involontaire cheville ouvrière d’une extravagance du destin. Quelque chose comme l’appendice d’une histoire mise entre parenthèses pendant quatre décennies.

Francis La Carbona

“Raconter une histoire, c’est partir sur un chemin jalonné de mots que l’on cueille, parce qu’ils se révèlent à l’intrigue et la font se façonner au fur et à mesure que l’on avance dans la construction”. C’est en ces termes que, bouclant son troisième roman, l’auteur affine son rapport à l’écriture. Dans sa Normandie d’adoption qui filigrane son ouvrage, il avoue un bien-être à cet exercice qui l’emporte sur l’amusement des débuts.

Une ombre sur la mer

Une ombre sur la mer

de Isabelle BRIAND

Fiction (5 SENS) | Paru le 20/12/2020 | 17,90 €

« J’ai fait un pacte avec la mer. Elle me laisse le corps de mon mari, m’aide à le ramener à bon port. En échange, j’apprendrai à l’aimer. Je continuerai le rêve de Jim. » Qui est Paula, jeune métisse mexicaine, seule sur un voilier dans le sud Pacifique ? Quel est son étrange parcours qui, de petite métisse orpheline d’un barrio mexicain, l’a conduite dans un désert du Texas, puis dans un riche quartier de la baie de San Francisco et finalement sur l’océan en route vers les îles polynésiennes ? La connaître n’est pas aussi simple qu’une rencontre furtive, qu’une amitié éphémère au cours d’une escale. La connaître c’est un peu apprivoiser cette jeune femme qui cache bien des vérités malgré son grand besoin de se confier. De petite racaille mal aimée, pauvre, perdue, victime de manigances qui la dépassent, elle prendra finalement son destin en main grâce à l’océan. Un monde qu’elle craint et qui la mettra à l’épreuve mais la transformera et l’aidera à retrouver son indépendance.

Isabelle Briand

Isabelle Briand est bretonne. Depuis l’âge adulte elle n’a eu pour seul domicile que des voiliers de grande croisière. Elle a vécu, navigué, travaillé de l’Afrique à l’Amérique du Sud, du Brésil au Mexique, des Antilles à l’Amérique du Nord, de la côte atlantique à la côte pacifique. Elle continue toujours sa vie vagabonde avec son compagnon sur leur voilier. Elle est auteure de cinq romans dont les récits bravent la mer en suivant la trace de femmes aventureuses.

La tache et autres nouvelles

La tache et autres nouvelles

de Serge GUÉROUT

Nouvelles (5 SENS) | Paru le 20/12/2020 | 11,90 €

Comment une tache sur un imperméable en vient-elle à miner lentement la vie de l’homme qui le porte ? Se peut-il qu’un mot trop savant sème la zizanie dans un couple ? A-t-on jamais rencontré un type ennuyeux à dormir debout ? Y a-t-il vraiment quelque chose à raconter des gens qui attendent dans une salle d’attente de médecin généraliste ? Et si l’on décidait de vivre plusieurs vies en une journée, bien cachées dans des petits carnets qu’on retrouverait le lendemain à leur place… Autant de questions dont s’emparent ces nouvelles où l’insolite envahit le quotidien, où l’humour se mêle au fantastique.

Serge Guérout

Serge Guérout a été ingénieur en aéronautique avant de créer une bibliothèque d’histoire des sciences à l’université Jussieu, à Paris. Il est l’auteur de Science et politique sous le Troisième Reich (Ellipses, 1992), et éditeur scientifique des Racines sociales et économiques des Principia de Newton, du philosophe russe Boris Hessen. Il est également auteur de polars parisiens ou bretons : Biblio-Circus (5 sens éditions), Dernier bridge au Croisic (Gisserot), La mamie du Pouliguen (Astoure).

Il fallait apprivoiser les mots pour que Lausanne me soit agréable et paisible

Il fallait apprivoiser les mots pour que Lausanne me soit agréable et paisible

de Alain TITO MABIALA

Récit de vie (5 SENS) | Paru le 20/12/2020 | 16,20 €

Un ensemble de textes décrivant la vie à Lausanne, décrivant l’atmosphère dans cette ville construite sur le bord du lac Léman, les humeurs des gens, la configuration de belles terres sur lesquelles est érigée cette ville. Ces textes sont nés dans la solitude de l’exil, dans la résilience que nécessitaient l’accommodation, la préservation de ma dignité, de mon prestige, et aussi dans la bravoure d’entamer une nouvelle vie dans ces circonstances difficiles avec les contingences légales, temporelles, climatiques et sociales. Ces textes ont été un élixir pour que mon esprit ne sombre pas dans le désespoir. J’écrivais un texte par jour depuis mon bunker du Mont-sur-Lausanne pour me reposséder. Posséder le vide qu’était devenue ma vie.

Alain Tito Mabiala

Alain Tito Mabiala, journaliste et poète congolais exilé en Suisse depuis 2015. Il a animé pendant dix ans une émission littéraire intitulée « Bibliothèque Francophone » sur Canal Congo Télévision à Kinshasa. Il s’intéresse à la vie politique congolaise, la philosophie, à l’histoire et aux questions liées au racisme en Suisse comme en Europe. Il a travaillé dans une mesure d’insertion sociale à Lausanne.

J'ai rêvé

J'ai rêvé

de Nadezda VASHKEVICH

Recueil de poésie (ENVOLÉMOI ÉDITIONS) | Paru le 18/12/2020 | 14,00 €

Un jour en rangeant mon bureau virtuel
(qui affiche par ailleurs un magnifique paysage,
la montagne à Saorge par une journée très belle),
je tombe aussitôt sur mes gribouillages :
des poèmes que j’ai par-ci par-là écrits
et qui racontent d’une manière informelle
ce qu’a été jusqu’à présent ma vie.

Dans un recueil j’ai regroupé mes vers,
les tristes d’un côté, et les joyeux de l’autre.
On y voit le réel comme deux hémisphères :
l’un, détourné du soleil et plongé dans l’ombre,
l’autre, éclairé par l’égayante lumière
de tendresse et d’amour. Car voici, en somme,
un résumé concis de l’existence de l’homme,
imposé ainsi par notre étrange génome.

Nadezda Vashkevich
 

GEYSERS

GEYSERS

de Günther VANSEVEREN

Poésie (ANNICKJUBIEN) | Paru le 09/12/2020 | 17,50 €

Geysers est un recueil de poésie sous forme de parcours initiatique retraçant les aventures réelles ou parfois fantasmées d’un jeune homme du XXIe siècle et de son ressenti quant à son époque et sa génération.

En prose ou en vers, les divers poèmes de l'ouvrage sont avant tout le partage d'une certaine vision du présent. D’une époque à l’autre, tout semble bousculé, mais l'essence humaine demeure intacte.

Ici, la notion de temps n'existe plus... Simplement le maintenant rêvé, l'absolu fantasmé, dans une lutte poétique et imaginaire face au concret tour à tour joyeux, déprimant, passionné ou absurde de tout à chacun.

Günther Vanseveren est un artiste diversifié du spectacle vivant. Comédien-chanteur avec une vingtaine de rôles à son actif, tant dans des pièces de théâtre classiques que contemporaines ou encore dans des spectacles musicaux

Il se découvre en parallèle une autre passion pour l'écriture, notamment la poésie, et achève l'écriture d'un premier recueil intitulé «De l'encre pour les fauves» en 2014 et publié dans la foulée. En 2020, a l'aide d'un ami compositeur, il met en place un duo musical intitulé « Accord ouvert » au sein duquel il chante quelques uns de ses poèmes. La même année il achève l'écriture de son second recueil : Geysers.  .

 

Fenêtre ou couloir

Fenêtre ou couloir

de CLAIRE BLANCHARD-THOMASSET

QUADRATURE | Paru le 07/12/2020 | 16,00 €

« Elle avait déjà décidé, c’est là qu’elle s’installerait. Elle avait retrouvé la vue, elle avait un horizon. Tout à coup, elle respirait mieux. L’air d’ici, elle le sentait, serait vivifiant. Elle serait bien dans cet appartement. De son cinquième étage, elle surplomberait les tracas, regarderait de haut ses chagrins. »

 

Fenêtre ou couloir ? Contrairement à ce que proposent les compagnies ferroviaires, les choix sont nombreux, changeants et nuancés. Les personnages des dix-neuf nouvelles de ce recueil vivent tous des situations qui questionnent leur place, au sein du couple, de la famille, au travail, ou vis-à-vis d’eux-mêmes : place à trouver, à retrouver, à conquérir, à garder, à ajuster, à accepter ou à quitter.

 

Claire Blanchard-Thomasset vit en région parisienne. Tour à tour professeure de français, bibliothécaire et formatrice en écriture, elle navigue depuis toujours entre littérature et transmission.

 

Elle a obtenu le Prix Prométhée de la Nouvelle pour son recueil Femmes d’attente (Ed. du Rocher).

 

Céleste Les dissymétries du désir

Céleste Les dissymétries du désir

de Claude LANDER

Fiction (5 SENS) | Paru le 05/12/2020 | 25,50 €

"Salut mon écriveur préféré.

J'ai "bouffé" ton bouquin en une fois, tant chaque page me révélait les invraisemblables secrets de la vie de mon frère et de sa femme. Je croyais bien connaître Céleste et Mark mais il semblerait que non…

J'ignore la part de faux et d'invention dans ton roman, mais celle que je connais me paraît fidèle. Ma si douce et délicieuse belle-sœur était-elle réellement aussi cruelle et fourbe que tu la décris ? J'ai de la peine à croire que diminuée comme elle l'était, elle puisse être aussi haut dans la hiérarchie de la "Famille" et n'as-tu pas, d'ailleurs, pris des risques inconsidérés en révélant tant de secrets sur cette redoutable organisation ?

Je ne savais pas pour papa… c'est horrible ! Comme tu le dis, j'étais trop petit pour comprendre et on s'est bien gardé de me dévoiler la vérité. Bien fait pour Léonardi ! Qu'il croupisse en Enfer !

La violence de certains passages m'a bouleversé… Inimaginable, la cruauté de la race humaine ! J'espère que la vengeance de Céleste n'est qu'une fabulation de ton imagination malade ! Je ne peux pas croire à tant de sauvagerie de sa part. Je préfère les scènes d'amour que je conçois beaucoup plus facilement !

Il faudra que je fouille dans les affaires de Mark pour retrouver ce fameux requiem…

Nous avons décidément une famille très intéressante… déjà avec Julie-Ange… J'ai su que tu t'attaquais à "Dolores"? Dieu sait ce que je vais encore apprendre…

Je me réjouis !

Titi"

Claude Lander

Ses premières amours vont à la musique. Compositeur, arrangeur, ingénieur du son, il découvre le cinéma en visitant divers festivals de film pour la promotion de ses musiques et de son studio d'enregistrement. Cela devient très vite une passion et déclenche une furieuse envie d'écrire des scénarios. Après l'écriture et la réalisation de quatre courts-métrages, l'envie d'un long le titille. Il ne lui faut que quelques scènes pour se rendre compte que c'est un métier particulier et qu'il se sent un peu à l'étroit dans les règles d'écriture pour le cinéma. Il décide donc de coucher ses idées sous forme de roman tout en gardant un style imagé en vue d'une adaptation future. Renonçant à imposer à ses lecteurs un pavé de huit cents pages, l'histoire s'entremêlera dans une trilogie où chaque héroïne aura son propre volume : JULIE-ANGE, CÉLESTE, DOLORES

A défaut d'écho

A défaut d'écho

de Christian DE MAUSSION

Poésie, Pamphlet, Réflexion (5 SENS) | Paru le 05/12/2020 | 11,90 €

Vous savez, nous sommes comme des compagnons de voyage, dans un compartiment de train. Sur un détail, nous engageons la conversation, puis nous nous confions l’un à l’autre comme si nous nous connaissions de toute éternité. Ce que je chuchote à votre oreille, c’est une prière partagée, le culte de la beauté.

A vrai dire, quand je prends le train, j’oublie sa destination. Je regarde par la fenêtre et je ne comprends rien. Je n’insiste pas. J’oriente alors mes yeux vers le compartiment. J’y découvre que ce n’est pas le travail qui fatigue mais l’ennui. Dans un train, en pleine journée, les trois quarts des passagers dorment à moitié.

Je descendrai votre bagage avec plaisir. J’ai l’habitude des sacs volumineux, des belles malles Vuitton de jadis dont j’ai la nostalgie. Au bar du terminus, on commandera quelque chose en attendant un vieux bus.

Je suis un piètre danseur. En revanche, je suis un bon vivant. Je souperai volontiers au restaurant du wagon. Votre apparition en robe de gala me fera forte impression. La soie sur vous m’ensorcèle. Je frôlerai d’une paume distraite votre jolie taille. C’est un art supérieur que de savoir faire une valise.

Christian de Maussion

La littérature l’avait aidé jusque-là, sorti d’embarras, de mille déconfitures. Il imaginait bien qu’elle ne lui serait d’aucun secours pour mourir. Il griffonnait des bouts d’alphabet. Il soignait la forme de crachat, fabriquait son venin sous la dictée d’une peur. Alors il avait su ce que signifiait, ce que révélait à vrai dire un style, une manière d’être seul. Christian de Maussion publie son septième ouvrage, le cinquième chez 5 Sens Editions.