l'autre LIVRE

Parutions récentes et à venir

Les Mondes magiques

Les Mondes magiques

de Sophie SAINRAPT

L’œuvre contée (L'OEIL DE LA FEMME À BARBE) | Paru le 24/03/2021 | 25,00 €

En 2013, Sophie Sainrapt s’inspire d’objets africains - sculptures Dogon ou tabourets Lobi - qui passés par le prisme de son regard se métamorphosent et se couvrent miraculeusement de masques, seins ou pénis. Ainsi naît la série de gravures Éros noir, que ses amis anthropologues Jacques Lombard et Michèle Fiéloux accompagnent de leurs textes.
Déjà admirative de Picasso et elle-même amatrice d’arts premiers, elle visite en 2017 l’exposition Picasso Primitif. Dès son retour à l’atelier, elle « croque » dans un carnet de dessin masques et sculptures du monde entier. La même année, Jacques Lombard lui demande de réaliser des dessins à partir de ses photographies en noir et blanc, tirées de son livre sur l’art funéraire sakalava de Madagascar. C’est un coup de foudre immédiat pour cette statuaire qui célèbre la mort dans un joyeux érotisme. Inspirée et touche-à-tout, Sophie se lance dans des grandes peintures sur papier, des gravures et des céramiques qui s’ajoutent aux dessins originaux.
Enfin en 2019, il est décidé de réunir les trois univers Éros noir, Masques et Sakalava dans un même ouvrage qui s’intitulerait Les Mondes magiques.
C’est à l’écriture polissonne et pleine d’humour de Marie Delarue - elle même plasticienne et collagiste à qui Éros ne fait pas peur - que sont confiées les gravures d’Éros noir. Elle propose au lecteur une Genèse sub-saharienne à sa façon, un conte érotique, exotique et impertinent.
À Jacques Lombard, qui maîtrise le sujet sur le bout de la plume, sont destinés les sakalava. Voici un conte contemporain et éternel sur la vie et la mort, la nostalgie et l’amour, le souvenir et l’amitié.
En tant que collectionneur et auteur au langage fleuri, c’est à Pascal Aubier que revient le plaisir d’inventer un récit sur mesure pour les masques primitifs. Une histoire de familles trans-culturelles, post-colonialiste et philosophique qui lui va comme un gant. En effet, au début de Pascal Aubier étaient l’ethnologie et les langues orientales... Écrits en 2019, alors que la Covid 19 et le confinement n’étaient pas encore inventés, ces Contes masqués revêtent aujourd’hui - en 2021 - un étrange caractère prémonitoire...

Des zigues et des âmes

Des zigues et des âmes

de David XOUAL

littérature générale (UNE HEURE EN ÉTÉ) | Paru le 11/03/2021 | 16,00 €

Husayn a treize ans lorsqu’il est emporté par son cerf-volant bien au-delà de Jalaland, son pays natal. Un voyage initiatique qui le conduira de la rivière des Perles à Cergy dans le Val-d’Oise. En France, le garçon découvre la banlieue, ses cités, ses jeunes, ses migrants, ses barbus. Rattrapé par les autorités, il fait connaissance avec les mystères de l’administration, explore la capitale, se lie d’amitié avec des femmes et des hommes de tous horizons. Immigré contre son gré, il s’interroge. Rester ou partir ? Etranger ici ou prisonnier du califat de Tâs Hî Tûrn chez soi ?

La banlieue, l’immigration, les mineurs isolés… Sur des thèmes d’actualité on ne peut plus sérieux, David Xoual tisse une histoire délirante et loufoque dans laquelle on croise des personnages lilliputiens, des flics au bout du rouleau, des moutons kamikazes et la jeunesse des quartiers, toujours pleine de surprises et débordante d’imagination. Une bouffée d’air frais et un mélange explosif entre rire et matière à réflexion. Faites passer !

La deuxième à droite, et droit devant jusqu'au matin

La deuxième à droite, et droit devant jusqu'au matin

de christophe PIROTTE

littérature générale (UNE HEURE EN ÉTÉ) | Paru le 11/03/2021 | 19,00 €

Le 3 octobre 2017, Gabriel Brown, présentateur vedette du journal de vingt heures, perd le contrôle de son véhicule. Moment d’égarement, moment de folie ou conduite sous influence ? Pourquoi roulait-il si vite ?

À trente-sept ans, Gabriel Brown est au sommet de sa carrière et à deux doigts de réaliser son rêve : devenir un grand reporter. Certes, il assume mal sa récente célébrité et les désirs de maternité de sa femme lui semblent prématurés, mais pour le reste, tout se déroule pour le mieux. Alors, après quoi fonçait-il ?

Dans la vie de Gabriel, 1999 fut une année charnière, celle des choix professionnels et sentimentaux et celle de la mort de son grand-père, son modèle. Pourquoi cette année l’obsède-t-elle tant ? Et qui est Jo, cette femme revenue du passé ?

La deuxième à droite, et droit devant jusqu’au matin ! raconte l’ascension et la chute de Gabriel Brown. Une histoire à vive allure dans le monde des médias et des secrets. Saurez-vous trouver les clés ?

TWINGO AFRICA

TWINGO AFRICA

de Jean-Pierre JUB

ANNICKJUBIEN | Paru le 10/03/2021 | 20,00 €

La plupart du temps c’est Regina qui conduit au cours de la traversée du Sahara Occidental. La  route est goudronnée, à droite, les vagues de l’Océan se brisent au pied des falaises. Le spectacle est majestueux mais difficile à contempler tant le vent et le sable cinglent le visage des audacieux qui se risquent à faire une halte. De l’autre côté, c’est le désert qui s’étend à l’infini, c’est très impressionnant, du sable, des pierres et encore du sable. On n’a pas envie de tourner à gauche pour quitter la route côtière tellement le paysage est hostile.

La Mauritanie se rapproche inéluctablement…

Jean-Pierre JUB dit de lui : «Je ne suis ni écrivain ni photographe, mais ça ne m’empêche pas, ni d’écrire ni de prendre des photos.» Il le fait avec talent et il trouve son inspiration en parcourant l’Afrique.

Désir

Désir

de COLLECTIF

Textes Courts (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 10/03/2021 | 10,00 €

LE BIEN, LE MAL, ET L'ORDINAIRE

LE BIEN, LE MAL, ET L'ORDINAIRE

de Denis DUPUY

Roman (ANNICKJUBIEN) | Paru le 03/03/2021 | 20,00 €

Camomille, infirmier trentenaire esquinté, s’impose dans le quotidien houleux du docteur Trente-Trois quand le chirurgien le surprend, pillant la réserve de morphine. Autrefois toxicomane, il le prend sous son aile. Alentour, la vie se poursuit, hérissée d’aspérités... Jacqueries jaunes, flambées d’hystérie collective, harcèlements d’acariâtres divers, de confrères suspicieux et d’institutions procédurières : l’odyssée vire au calvaire, mais cela vaut toujours mieux qu’un voyage lisse et terne. Par le delà le bien et le mal, piétinant la morale sans saveur de l’époque, Trente-Trois trace sa sente. Au loin, menace une épidémie qui traîne, dans son sillage, des politiciens voués à nuire. Trente-Trois rêve et se questionne… L’époque a sombré dans le dogme et le ressentiment. Comme il est juste et bon d’abattre ses idoles, de l’écologie à la théorie du genre en passant par toutes ces abstractions qui font florès chez le névrotique ! La saine pensée réside au cœur du concret, dans la chair et dans l’âme des bipèdes…

Denis DUPUY est chirurgien. Il est l’auteur de « Morphine, Bistouri et Autres Emmerdements » (Le Faucon d’Or) et de « Tumultes et Submersions » (Les Presses Littéraires). Ce troisième roman suit les tribulations du docteur Trente-Trois, hier asservi, aujourd’hui penseur libre.

 

Ou je coule

Ou je coule

de Christine CAILLON

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 14,00 €

« Tu me regardes avec les yeux d’un nouveau-né qui m’envisagerait pour la première fois, comme si tu découvrais notre ressemblance au travers d’une vitre : tu n’as pas l’air contente de ce que tu vois. Pourtant, la vitre est plate et tranquille : regarde de plus près. »

Dis solution, maman, dis

Dis solution, maman, dis

de Cyril LAUCOURNET

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 14,00 €

« Ma mère me dit que dans la vie l’important est de faire son trou. Que c’est le but de l’homme faire son trou. Que tout est une histoire de trou. Que l’on vient d’un trou et que l’on finit dans un trou. Elle me dit ça ma mère que tout est une histoire de trou dans la vie. Que si elle devait la résumer la vie ma mère, elle dirait ça, la vie c’est une histoire de trou. Que nous avons les humains la nécessité de le trouver notre trou. Que nous avons le devoir de le faire. Que moi aussi je devrais le faire mon trou. Qu’il sera bientôt temps que je le fasse mon trou. Qu’il sera bientôt temps que je me démène pour le faire. Que je ne pourrais pas constamment vivre ici avec elle dans son trou à ma mère. »

PQR (poèmes quotidiens rennais)

PQR (poèmes quotidiens rennais)

de Ian MONK

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 16,00 €

« 13/10/18


Contrairement à Rennes où, comme en principe plutôt partout en
France on cherche à s’arranger de manière civilisée, quoique…
pour s’occuper de ses défunts (mettant sous le menhir
la cendre du Brave), à

Détroit, un gentil directeur de pompes funèbres proposait aux pauvres
de stocker leurs chers disparus dans un garage non réfrigéré
et surtout de faire gésir leurs bébés dans des cartons
placés dans un faux plafond »

Faire le mort et aboyer

Faire le mort et aboyer

de Nathalie B. PLON

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 14,00 €

« On m’a dit des pots sans fleurs sur le rebord pour amant voisin de passage on m’a dit des pièces à vivre pour barrer la porte on m’a dit une porte à l’étage on m’a dit d’aller jouer je suis au bas de l’escalier un jour remonter à l’étage ne plus savoir à quoi jouer
Écarquillement de cils dans mon cerveau des bobos tout bleus croûte refermée proprement genou si lisse il faudrait lui dire la cicatrice pourtant »

MoMo BasTa

MoMo BasTa

de Frédérique GERMANAUD

singuliers pluriel (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 18,00 €

Frédérique Germanaud livre ici le récit-journal de sa rencontre avec le fascinant MoMo BasTa, grand brûlé dans son enfance, « lapin écorché » devenu artiste performeur évoluant notamment au sein de squats et collectifs d’artistes tels que l’Art-Cloche.

Marqué à vie suite à un accident domestique resté trouble, MoMo, « gueule cassée au verbe haut », cherche aujourd’hui quelqu’un qui recueillera son histoire. C’est d’abord un refus, presque un rejet, que Frédérique Germanaud oppose à cette entreprise. C’était sans compter sur la force du sujet, « chimère » au « visage illisible » qui travaille clandestinement dans son esprit et finit par s’imposer. Au fur et à mesure de ses recherches, l’autrice s’attache à celui qui, sans jamais se poser en victime, « a retourné sa peau deux fois : brûlé puis exposé », et tente de comprendre ce qui la lie à cet homme.

Pacte ambivalent parsemé de doutes, MoMo BasTa interroge l’écriture et le récit de soi, mettant en scène un double « je », biographique et autobiographique, l’un et l’autre marqués par la douleur, l’âpreté à vivre et la solitude.

L'ivre des sables

L'ivre des sables

de Ahmed EL FAZAZI

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 27/02/2021 | 14,00 €

Ahmed El Fazazi est né en 1955 à Douar Koudia, au milieu des montagnes du Rif, dans une famille très modeste. Docteur en chimie organique, il enseigne à la faculté des sciences de Fès depuis 1984, et publie de nombreux articles scientifiques. Il manifeste très jeune une passion pour la littérature, tant arabe que française, et encouragé par son entourage, commence à écrire en 2014. «L’ivre des sables» est son deuxième recueil de poésie après le recueil «Sur l’Atlas, les mots» (Z4 Editions, collection Les 4 saisons)

Destruction et métamorphoses du corps dans l'enfermement

Destruction et métamorphoses du corps dans l'enfermement

de Béatrice MUNARO

hors collection (OTRANTE) | Paru le 24/02/2021 | 27,00 €

En mettant en parallèle témoignages des camps et œuvres de fiction, cet ouvrage interroge les représentations du corps et offre une réflexion sur l’écriture des traumatismes de la Shoah et de l’épreuve de l’enfermement. Confusion identitaire et déshumanisation bousculent et mettent en doute l’individu, doute qui s’inscrit dans le langage même et laisse place à une langue de l’urgence et du désastre.

Peut-on trouver les symboles, les images, pour faire comprendre le basculement entre l’humain et l’inhumain et mettre en mots ce qui semble inimaginable, quand les mots, justement, ne semblent plus faire sens ou suffire ?

La littérature devient terrain fécond, de contournements et d’engendrement, pour dire le corps – corps anéanti, transformé, corps palimpseste – et, par et au-delà de l’expérience concentrationnaire, dire l’humain et ses métamorphoses.


Docteur en Littérature générale et comparée, Béatrice Munaro est depuis 2019 médiatrice pédagogique au Mémorial de la Shoah.

La Mélodie du sensible

La Mélodie du sensible

de Baptiste LOCHON-DÜRRLEMAN

l'Appel du large (ABORDO) | Paru le 23/02/2021 | 8,50 €

À mes dix-huit ans à peine, je me lève et j’entame, déterminé et heureux, la tête dans les nuages, ma longue marche vers le bout de toutes les marges, un pèlerinage à l’assaut de l’échine du temps, un marathon de lignes noires sur la page usée où je note et annoterai des morceaux de moi.

 

Baptiste Lochon-Dürrleman est né en 2002. Il vit au Sappey-en-Chartreuse, près de Grenoble.

Que ce soit dans l’écriture, le théâtre ou la danse contemporaine, son travail de création est stimulé par les sensations, traversé par toute sorte de questions, secoué par les émotions. S’exprimant en mouvements libres et formes fluides, sa poésie occupe un espace dont les limites restent volontairement floues, ouvertes.

Papiers de soie

Papiers de soie

de Isolde KOVALITCHOUK

le chat polaire (LE CHAT POLAIRE) | Paru le 12/02/2021 | 12,00 €

Il est en nage

Ramasse à la hâte quelques boules de papier de soie

Se réfugie dans un coin de la pièce

Visage collé au mur

Malaxe le papier de soie

Tour contre contre ses oreilles

Je ne vois que son dos

Et ses mains blanches

Pleines de papier de soie

Crissant

Blanc

Le conflit de l'an 2040

Le conflit de l'an 2040

de Dominique GODFARD

Fiction (5 SENS) | Paru le 06/02/2021 | 12,80 €

Roselyne, 98 ans, invite sa famille pour le réveillon du 31 décembre 2039. Qu’il s’agisse de sa personne, de son style de vie ou de son vocabulaire, elle a conservé de beaux restes qui datent quelque peu, mais ne rebutent pas Arthur, son petit-fils bien-aimé âgé de 16 ans. Au lendemain des festivités, un terrible conflit s’abat sur une société déjà divisée par un système générationnel clivant. Durant une année, il va tout bouleverser sur son passage, en particulier l’existence de Roselyne et de son entourage. Toutefois, ce conflit apprendra aux principaux acteurs de cette histoire singulière à mieux se connaître, à se rapprocher les uns des autres en dépit de générations différentes et à fêter dignement la Saint-Sylvestre au 31 décembre 2040… Roman d’anticipation farfelu, fable rigolote ou satire déjantée ? « Le conflit de l’an 2040 » s’apparente à tous ces genres et, comme la plupart des récits liés à la futurologie, repose sur une analyse sérieuse de notre époque tout en s’attachant à en dénoncer les travers avec une allégresse communicative.

Dominique Marie Godfard

Née à Casablanca, Dominique Marie Godfard a vécu à Paris et à Londres. À la retraite aujourd’hui, elle habite la Basse-Normandie. D’abord nouvelliste, elle s’est tournée en 1999 vers le roman (LA PAMPA). Ses dernières publications : Le bus pour Drancy (roman, 2014), Une année percheronne (Journal, 2015), Le bonheur passait, il a fui ! (nouvelles, 2016), Variations sur le regard (billets, 2018), L’accourue en son jardin percheron (Journal, 2019).

Curiosité humaines

Curiosité humaines

de Bruno GOLOUBIEFF

Poésie, Pamphlet, Réflexion (5 SENS) | Paru le 06/02/2021 | 13,60 €

Dans ce recueil de textes, l’auteur donne à voir un regard critique sur le monde dans lequel nous vivons. En passant par des tonalités différentes, il s’étonne de la façon dont l’être humain a fait de sa vie un théâtre où règnent complications et déconvenues. Cette écriture par fragments dévoile une sensibilité où de nombreuses questions sur le sens de la vie se posent. Sa lecture est alors une occasion de percer un voile d’illusions et de prendre du recul sur soi-même. À travers les textes poétiques, l’auteur nous invite à partager un travail de la pensée où le lecteur pourra facilement se reconnaitre.

Il est suivi d’Absurdités, dernier recueil de textes où l’auteur continue d’explorer le genre humain. Nous retrouvons de nouveaux récits poétiques, satiriques, humoristiques permettant de relier imaginaire et réalité. Comme à son habitude, l’auteur crée une bulle intime permettant un voyage intérieur.

Bruno Goloubieff

Né en 1970, l’auteur est originaire du Jura où il a grandi. Après avoir exercé le métier d’éducateur spécialisé, il intervient actuellement en tant que formateur, accompagnateur, consultant indépendant dans des institutions travaillant dans les métiers de l’humain. Cette nouvelle version de Curiosités humaines est son quatrième recueil de textes. Marié avec deux enfants, il vit au calme en Provence à Mérindol au bord du Luberon.

Quatrain de saisons Printemps

Quatrain de saisons Printemps

de Chaouki DACHRAOUI

Récit de vie (5 SENS) | Paru le 06/02/2021 | 16,20 €

Qu’est-ce qui pousse un jeune à quitter sa terre natale ? Doit-on lire l’immigration dans sa globalité, en masse, alors qu’elle se compose de plusieurs parcours individuels ? L’imagination est un échafaudage alimenté par des sentiments d’humiliation, de suffocation et de frustration. Le rêve d’une vie meilleure n’est pas interdit. L’immigration intrusive, maintes fois violente, est une porte dont personne n’a les clefs. On ne peut la résoudre par des refoulements. L’Homme est un musée exilé. Il est souverain. Sa réclusion commence dès la naissance, sans qu’il n’en prenne vraiment conscience. Ses tableaux de vies s’impriment dans sa mémoire tels des fragments d’un grand puzzle. Le temps finit par adoucir les couleurs de chaque toile personnelle. Nous sommes des galeries de souvenirs parfois fermées hermétiquement à tout public extérieur, car nous en sommes les conservateurs. Cependant, nous ne possédons pas les mêmes collections. Ce livre ouvre le musée de l’auteur qui part à la recherche d’autres vies, d’autres histoires. Son Musée exilé est aussi un miroir qui nous renvoie à notre propre image, parfois perturbée par notre égo qui détient la vérité et refuse celle des autres. Une vérité censée être unique, inique et non négociable. GANDHI avait écrit quelque part que toute vérité perche au-dessus d’une montagne, que chacun gravit de son côté…

Chaouki Dachraoui

L’auteur quitte son pays à l’âge de 21 ans avec en poche un diplôme d’ingénieur adjoint en génie civil. Il finit par s’établir en Belgique afin de continuer son cursus universitaire, chose qu’il ne pouvait accomplir en Tunisie. Il deviendra architecte, entame par la suite un troisième cycle. Il nous livre son musée personnel qu’il expose de droite à gauche et de gauche à droite.

Déploration de Joseph Beuys

Déploration de Joseph Beuys

de Alain BORER

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 6,50 €

Plus le temps passe, plus s’éloigne cette œuvre qui, ayant suscité le commentaire à l’égale des plus grandes du XXe siècle, a par rapport à elles le désavantage mais aussi la force singulière d’avoir été incarnée par son auteur. « Œuvre-vie », dans les termes de Borer, œuvre faite chair, en actions et en discours, forcément inachevée, interrompue par la mort et appelant par conséquent le thrène, l’hommage, la commémoration, de même qu’elle suscita du vivant de l’artiste la fascination, voire l’idolâtrie.

Dürer. Le Burin du graveur

Dürer. Le Burin du graveur

de Alain BORER

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 6,50 €

Il l’avait écrit à Heller : « Si vous tenez propre ce tableau, il restera cinq cents ans propre et frais… » Dürer donne rendez-vous en l’an 2000. À présent que nous sommes à l’échéance annoncée, que reste-t-il à écrire de Dürer ? Interroger ce reste : chacun peut y aller de sa compilation.
Il n’en fallait pas moins un cartographe habile pour resituer ainsi dans notre ciel le riche amas de la galaxie Dürer à cinq siècles de distance, et combiner sous nos yeux les lignes de sa constellation maîtresse : le Burin du graveur.

Avec Magritte

Avec Magritte

de Louis SCUTENAIRE

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 7,50 €

Avec Magritte ne pourrait mieux porter son titre. Réunissant en 1977, dix ans après la mort du peintre, les écrits qu’il lui avait consacrés entre les années 1940 et 1960, Louis Scutenaire immortalisait là une complicité de quarante ans, entre compagnonnage et « copinage ».

Désireux de rendre l’allure naturelle d’une telle amitié artistique, sans interpolation, l’auteur présente des textes rédigés « en accord avec Magritte » – monographies, préfaces de catalogues, tracts rageurs, articles – dans l’ordre strict des occasions qui les ont suscités ; seuls l’entrée en matière, les transitions et le mot de la fin, notes d’ambiance interstitielles, sont d’une venue plus tardive. La vision qui en résulte est celle d’une coupe à la fois transversale et longitudinale, dans l’œuvre et dans l’existence de Magritte.
Le moindre intérêt de l’ouvrage ne réside certes pas dans l’écriture de « Scut ». Tout truculence et pittoresque, le premier texte, de 1942, mêle la vigueur d’une bonne peinture de caractère, le lapidaire de l’aphorisme et le bonheur de l’aléatoire, en égrenant des anecdotes privées, des aventures mémorables, des traits d’esprit et de pures excentricités, sans oublier plusieurs analyses fulgurantes de l’art du peintre belge. Car Scutenaire croit au génie Magritte – « Magritte est un grand peintre, Magritte n’est pas un peintre » – et ne cesse de le proclamer, lyrique, épique dans ses préfaces et ses éloges, ou argot ordurier dans les textes d’attaque.
Cette défense et illustration est augmentée pour la présente édition de textes écrits postérieurement à l’édition première (1977), repris ici pour la première fois.

Géricault. Généalogie de la peinture

Géricault. Généalogie de la peinture

de Jérôme THÉLOT

Studiolo (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 05/02/2021 | 9,50 €

On connaît Géricault pour ses peintures de chevaux transis par la foudre, pour ses portraits d’enfants les plus troublants de l’art français, pour ses têtes de fous qui n’ont aucun équivalent dans l’histoire de la peinture, et pour son immense tableau révolutionnaire et moderne, Le Radeau de la Méduse, chef-d’œuvre du Romantisme et protestation de la vie jusque dans la mort. On sait aussi que sa vie fut brève et fulgurante, son œuvre inachevée mais géniale, et que sa mémoire fut révérée par tous les artistes du XIXe siècle.
Mais on ne savait pas ce que Jérôme Thélot montre ici, que Géricault fut en outre un penseur, aussi grand qu’il fut grand artiste.