l'autre LIVRE

Parutions récentes et à venir

Philosophie du Triathlon

Philosophie du Triathlon

de Raphaël VERCHÈRE

Sport et Littérature (EDITIONS DU VOLCAN (LES)) | Paru le 16/07/2020 | 18,99 €

Présentation du livre

«Nagez 3,8km. Pédalez 180km. Courez 42,195km. Vantez-vous pour le reste de votre vie.»

Voici le mot d’ordre du triathlon Ironman, tel qu’énoncé par John Collins, l’un des pionniers de la discipline dans les années 1970. Ce programme séduit toujours et davantage, et n’en finit pas de recruter des adeptes.

D’où vient ce sport? Comment s’est-il installé? Pourquoi tant de personnes éprouvent-elles le besoin de se mettre à l’eau, de pédaler, de courir? Quelle nécessité y a-t-il à toucher ses limites d’endurance, voire les dépasser, dans des formats qui peuvent paraître déraisonnables? Quels sens à s’infliger ces souffrances à première vue démesurées? Quel curieux plaisir peut-on prendre à cette pratique?

Le triathlon pourrait bien avoir à dire sur notre temps, sur notre société, sur notre rapport à l’effort, à la nature et à la technologie.

Avec la natation, le Feu de l’effort doit triompher de la fluidité de l’Eau, avec le cyclisme de la résistance de l’Air, avec la course à pied de la gravité de la Terre. Tels sont les monstres poursuivis avec joie par l’Hercule triathlète, dont les travaux ne sont plus douze mais trois.

Le pain, le levain et les gènes

Le pain, le levain et les gènes

de François RODDIER

CURIEUX PAR NATURE (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 15/07/2020 | 13,00 €

Il est rare qu’un livre arrange mille fois plus qu’il ne dérange. Si Le pain, le levain et les gènes peut bousculer certains dans leurs certitudes sur l’alimentation, le pain, le gluten, la décroissance, l’évolution, il nous apprend plein de choses que nous aurions rêvé de savoir plus tôt. À partir de ses problèmes personnels de santé, le savant François Roddier nous apprend comment l’humanité a réussi à domestiquer les céréales en neutralisant les poisons que celles-ci fabriquent pour se défendre. Pour expliquer le rapport qui existe entre alimentation et santé, il nous fait remonter aux origines de l’humanité. Puis, il nous entraîne sur une approche de l’évolution de l’univers tout à fait innovante. Passant des gènes aux « mèmes », il nous fait découvrir que notre société humaine s’inscrit dans une loi de la thermodynamique qui l’amène à disperser de plus en plus d’énergie. Il pense qu’elle est vouée à disparaître si une espèce « mémétique » nouvelle ne prend pas conscience de la nécessité de réduire ses dépenses d’énergie à l’échelle de la planète. 

Comme un vrai cadeau ne vient jamais seul, François Roddier nous livre ses recettes de levain et de pain pour tous ceux qui n’ont pas encore muté et qui souffrent des céréales à gluten. Des recettes que l’on a immédiatement envie de partager avec ceux que l’on aime.

105-Similimondes

105-Similimondes

de Stan ZYGART

Petit Patayo (PATAYO ÉDITIONS) | Paru le 10/07/2020 | 10,00 €

Stan Zygart nous entraîne dans les trépidantes aventures du Capitaine Turlupin, fuyant une planète en danger qui ne veut plus de nous, vers un monde à reconstruire d’urgence sur de nouvelles bases de partage et de justice.

106-Encre de chine

106-Encre de chine

de Weijun SUN

Petit Patayo (PATAYO ÉDITIONS) | Paru le 10/07/2020 | 10,00 €

Pékin, chaque matin et chaque soir, lorsque le soleil et la lune se lèvent, une nouvelle légende naît. Quand Wen Wen, la fille qui aime dessiner, rencontre le lion de pierre qui aime manger, la gastronomie et l’encre se rencontrent aux grée des déambulations dans l’ancienne ville…

 

107-Fantaisie ordinaire

107-Fantaisie ordinaire

de Kwong-shing LAU

Petit Patayo (PATAYO ÉDITIONS) | Paru le 10/07/2020 | 10,00 €

C’est un jour tranquille, un homme et une femme se sont donné rendez-vous quelque part. Pour donner chair à une histoire somme toute banale, la partition musicale remplace le texte et évoque l’éventail de pensées et de sentiments ineffables typiques d'une rencontre. Image et musique pour une seule et même histoire, de manière synchronisée.

Erdgeist

Erdgeist

de Patrick BOGNER

Hors collection (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 03/07/2020 | 35,00 €

« Le silence nous porte à la contemplation, à l’écoute de l’inouï. S’il me fascine, c’est que je sais qu’il m’attend quelque part. S’il fait mine d’être muet, peut-être nous écoute-t-il ? Il n’est pas le vide, il est plein de lui-même. Il s’écrit par la ponctuation, il bat entre les mots. Constitutif de la musique, il est audible. Il se donne à voir par le dépouillement en peinture ou par les arrêts entre nos gestes. Il doit être photographiable ; certains y sont déjà parvenus. Oui, photographier le silence qui ne réclamerait plus les mots qui m’envahissent et me débordent si souvent. »
Les images rapportées par Patrick Bogner de ses incursions aux abords du cercle arctique, dans les Orcades, les Féroé, à Saint-Kilda, en Islande ou en Norvège, mettent en scène le sublime écrasant de paysages déserts et déchaînés, inhabitables, où l’homme, fatalement de passage, vient rechercher un face-à-face avec des forces qui l’excèdent.
Inspiré par le romantisme primitif du Sturm und Drang, le photographe reprend ainsi l’ambition de Caspar David Friedrich : celle d’une peinture de paysage capable – si tempétueuse, heurtée et accablante qu’elle soit – de susciter la même contemplation que les images sacrées.

Méditations d'un Confiné

Méditations d'un Confiné

de BRAVAIS FABRICE

ANNICKJUBIEN | Paru le 01/07/2020 | 15,00 €

Le confinement que nous a imposé la crise sanitaire du coronavirus a été l’occasion pour certains de se retrouver face à eux mêmes et de méditer sur leur propre existence.

C’est le cas pour l’auteur qui nous livre dans ce recueil de textes un retour sur cinquante-cinq ans d’une vie jalonnée d’anecdotes, de rencontres, de faits professionnels, de jeunesse ou de plus grande maturité.

Ces instantanés sont construits, le plus souvent, sur un ton humoristique, même si parfois peuvent poindre une douce nostalgie ou des évènements  moins légers.

Des années soixante à deux mille vingt, voilà racontés et surlignés, une cinquantaine de petits récits autobiographiques, comme autant de morceaux choisis qui par le biais de l’écriture ont traversés le temps.

 

Né en Lorraine en 1964, Fabrice Bravais a fait des études commerciales. Après une carrière de commercial, plutôt littéraire que matheux, il a toujours écrit et aujourd’hui il s’adonne pleinement à cette activité.  Il vit dans la Drôme à Montvendre un village à quelques kilomètres de Valence depuis 1990.

Aspérités

Aspérités

de Pascal FEYAERTS

COUDRIER (LE) | Paru le 01/07/2020 | 16,00 €

Tel le « Nu descendant l’escalier » de Marcel Duchamp, le temps semble se rétrécir pour Pascal Feyaerts au mouvement d’un présent arrêté.

S’il vit dans le passé, c’est à l’état de deuil. La perte est immanente, constitutive de son état d’esprit. Le présent se dilue dans l’esseulement, ne se connaît à vivre qu’au titre de point de départ d’un futur sans perspective.

Ne reste que le corps pour aspérité sensible, l’âme pelée au vent. Aussi esquisse-t-il à travers le poème la transcendance qui lui permettra de surmonter l’angoisse que suscite en lui l’empilement des jours.

Qu’est-ce qu’un présent, qu’une durée qui ne se connaît plus pour durable, sinon la projection dans l’éternité pour approfondissement de l’instant ?

Reste l’éclat de temps que la fulgurance d’une image fixe dans l’éternel présent, la séduction du « bel aujourd’hui » (Mallarmé).

(Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)

L'intranquille 18

L'intranquille 18

de COLLECTIF

L'INTRANQUILLE (ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR) | Paru le 30/06/2020 | 18,00 €

L'instant où les jours s'effacèrent

L'instant où les jours s'effacèrent

de Gilles LA CARBONA

Poésie, Pamphlet, Réflexion (5 SENS) | Paru le 30/06/2020 | 11,90 €

C’était au printemps 2020, nous ne savions pas ce que cela signifiait exactement, puis l’ordre est tombé, brutal… télétravail ! Confinement obligatoire ! Il y a eu comme un voile, un bourdonnement, ce n’était que le silence qui s’installait dans nos rues, nos villages, et pour certains, dans leurs vies ! Contraints à l’isolement, avec plus ou moins de facilité selon que l’on habite à la campagne, en appartement ou dans une villa avec jardin, il a fallu s’adapter. Oh certes, ce n’était pas non plus la guerre ! Il n’y avait pas la terreur des attaques de nuit, ni le sinistre sifflement des bombes qui tombent. Non, il y avait la peur sournoise d’un virus dont on ne savait pas très bien son mode de propagation et surtout dont on nous dressait un portrait de tueur en série. Dans ce contexte hallucinant, un petit groupe a instinctivement mis en place un lien visuel, histoire de ne pas laisser le peu d’humanité qui semblait nous appartenir encore, s’échapper… C’est dans ce contexte, que, tous les jours, j’ai adressé à mes collègues un mot. Un mot banal, comme un bonjour, un signe de la main lancé de loin à la face de l’ennui ou de la sottise. Quelques phrases pour se dire que malgré tout, la vie ne renonce jamais…

Né à Villeneuve lès Avignon en 1963, Gilles La Carbona vit actuellement dans le Vaucluse. Romancier, dramaturge, il propose dans un nouveau style son dernier ouvrage, composé de réflexions et de pensées.

Congo-Brazzaville Un Système de Santé dystopique

Congo-Brazzaville Un Système de Santé dystopique

de Thierry-Paul IFOUNDZA

Z4Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 28/06/2020 | 14,00 €

Le système de Santé  du Congo-Brazzaville est plus qu’un « imparfait du présent », c’est une dystopie. (…) Et l’on s’étonne qu’au Congo, il y ait maintenant des patients qui souffrent des hépatites C, du HIV, sans que l’on sache comment ils ont attrapé ces pathologies.

Le livre du docteur Thierry-Paul Ifoundza sur le système de santé du Congo est tout simplement une invite à l’An 1 de l’offre de soins. Comment un pays     si riche en matières premières, peut-il vivre dans un désert médical aussi torride ? Qu’ont fait les autorités de tous les milliards alloués à la santé ?

Il est impérieux d’éradiquer les métastases de la corruption, de la voracité et de l’amateurisme, qui gangrènent le système.

Originaire du Congo-Brazzaville, Thierry-Paul Ifoundza vit en France depuis plusieurs décennies. Médecin-pneumologue, il est co-auteur de travaux scientifiques sur les maladies respiratoires, publiées dans des revues françaises et internationales. Congo-Brazzaville / Un système de santé dystopique, est son premier livre.

Rendez-vous chambre 31

Rendez-vous chambre 31

de Emilie KAH

MAIN DE FEMME (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 25/06/2020 | 13,00 €

France s’échappe de sa vie de femme privilégiée. Dans le modeste hôtel où elle s’installe, elle fait la connaissance d’Istvan, ex-réfugié hongrois de l’insurrection de 1956. La raison cachée de leur attirance réciproque s’appelle Gisèle. Qui est Gisèle et pourquoi France et Istvan l’ont-ils, tous deux, tant aimée?? 

C’est dans l’oreille d’Istvan que France dira ce qui, jusque-là, a gouverné son existence et trouvera sérénité et légèreté. C’est dans l’audace et la force de vie de France qu’Istvan puisera le courage du voyage de retour.

Le roman d’Emilie Kah n’est ni un essai ni une thèse de plus sur le déterminisme social et le libre arbitre, c’est une histoire humaine : celle de deux êtres que tout sépare, mais qui décideront de se rencontrer et de s’aider. 

Le lien des muses

Le lien des muses

de Seiji MARUKAWA

Essai (TITULI) | Paru le 22/06/2020 | 24,00 €

À l’origine de ce livre, cette question : pourquoi tant de poètes se sont-ils engagés dans la traduction de poèmes en langues étrangères, scellés selon Dante dans l’intraduisibilité par « le lien musaïque » ? Quelle serait une éventuelle relation entre le désir de traduire et le souci de la poésie (Bonnefoy) ?

Sans doute un rapport intime : quand ce souci cherche à donner du sens au sensible, c’est au moyen de la métaphore au sens large, apanage des poètes. Ils tirent, pour la forger, le meilleur parti de la polysémie des mots ; jetant des ponts inattendus entre eux, ils les disposent selon le rythme propre à leur langue maternelle. Ce processus correspond à la « traduction » à travers la grille de la langue (Celan), qui finit par rendre leur langage à la fois particulier et commun. Mais leur parole peut-elle ainsi toucher et tisser des liens au-delà des frontières linguistiques ? Aurait-elle une autre vie dans une autre langue ?

Ce livre comporte une partie théorique qui interroge ces questions, suivie de trois articles consacrés à la pratique de la traduction des poèmes : celle de Jacques Dupin par Paul Celan ; celle de Michel Deguy par l’auteur lui-même ; enfin le dernier reprend la question de l’intraduisibilité à travers les traductions françaises des haïkus de Bashô.

Sel de sangs en guerre

Sel de sangs en guerre

de Alicia KOZAMEH

Prose (ZINNIA ÉDITIONS) | Paru le 19/06/2020 | 10,00 €

Comme des cristaux, des grains ou des gouttes, les fragments qui composent Sel de sangs en guerre se tissent entre eux et entrent en naturelle continuité avec l’œuvre antérieure d’Alicia Kozameh. Comme si les sauts [259 sauts, un immortel], le cri de la main en mouvement [Main en vol] débouchaient sur la brièveté faite de prose poétique en lutte.

Évolution dénuée de rupture : écriture de combat, toujours. Ce combat qui est lutte de la vie, lutte de l’être et de l’être au monde, présent tout autant que mémoire.

Lutte pour déchiffrer, élucider, rendre compte de ce que nous sommes, une tentative pour percer la surface des choses par un questionnement incessant.

Obsédée par le voir, le détail, par la cécité qui rôde et la disparition, une voix qui réfléchit l’existence.

 

Alicia Kozameh ( Rosario 1953- ), écrivaine argentine dont le parcours aura été marqué par ses années de détention comme prisonnière politique de 1975 à 1978 est l’auteur de plusieurs romans, récits et livres de fragments.

Elle est actuellement professeur à l’Université Chapman (Californie).

 

 

Bestiole-moi Pupille

Bestiole-moi Pupille

de Edith AZAM

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 18/06/2020 | 16,00 €

"Pupille peur
peur tête éclate.
D’une façon comme d’une autre  personne n’y échappe.
À regarder les trous on n’y échappe pas. Bestiole à l’intérieur ça bouffe.
Les yeux
ça mange le visage
ça s’attaque à la chair.
Bestiole couche dans Pupille.
Pupille voudrait la parole
Bestiole viole tout langage.
Il ne reste de sens :
que silence.
Bestiole viole tout langage.
Il ne reste de sens :
que silence."

« Sa poésie dévoile. Elle ne se cache pas derrière les mots : c’est la langue à fleur de peau, à fleur de chair, sans masque et sans armure.
Une écriture qui percute le centre des émotions. Une écriture d’ultra-sensible à l’autre, à soi, au monde. » Agnès Houdart

L'invisible

L'invisible

de Juliette AGNEL

Pas de côté (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 12/06/2020 | 22,00 €

« Je crois que l’art qui me touche tient à cette relation du réel à l’invisible. À ces forces qui nous entourent mais que nous ne voyons pas. C’est une autorisation de croire à un absolu, à une rêverie qui pourrait prendre vie. »

Où qu’elle aille, Juliette Agnel semble porter ce regard subjugué sur les puissances de la nature, où l’espace et le temps sont mystères profonds. Du Mali au Groenland, des Alpes au Maroc ou au Soudan, les paysages sont révélés, sublimés par l’expression d’une intériorité.

Lors de sa résidence à Plounéour-Ménez, au cours de l’été 2019, c’est tout naturellement comme en expédition qu’elle a arpenté les monts d’Arrée, avec un émerveillement permanent, premier, pour reprendre les mots de Fabien Ribery sur son blog L’Intervalle. En ethnologue-photographe, elle y a ressenti les énergies cosmiques, telluriques, l’énergie des hommes, l’histoire des lieux, la mémoire des roches, « tout l’invisible contenu dans les lieux, ce qu’il nous raconte, mais qu’il ne nous dit pas ».

C’est aussi naturellement qu’elle y a rencontré le géobiologue Yann Gilbert, dont le travail est justement d’étudier et de contrôler ces énergies, qu’elle a pu le suivre et se laisser guider dans ces espaces qu’il connaît intimement. Les citations reproduites dans ce livre sont extraites de ses propos tenus sur le vif au cours de leurs pérégrinations et enregistrés par Juliette Agnel. Ils ne sont qu’une infime trace de la pratique et de la pensée de celui qui les tient, et ne prétendent surtout pas à un enseignement théorique, dont ce livre ne saurait être le lieu.

Au fil des pages, si l’on est en prise avec une sorte de conservatoire du vivant, comme un relevé topographique, une tentative d’inventaire des lieux rencontrés, c’est le prisme esthétique qui s’impose, la force du regard que Juliette Agnel a porté sur roches et fougères, menhirs et dolmens, sous-bois ou lande, calvaires et chapelles qui créent la singularité de ce territoire.

Et c’est finalement un paysage imaginaire qui se déploie, « une disproportion ordonnée échappant au discours pour faire entendre la tonalité d’une parole sans traduction possible, qui est au sens fort un ravissement, un rapt de tout l’être » (Fabien Ribery).

Barque pierre

Barque pierre

de Frédérique de CARVALHO

Pas de côté (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 12/06/2020 | 18,00 €

« cette fois la barque était / de pierre / un granit échoué entre lande / et forêt »

 

Barque pierre est né de la résidence, à l’automne 2019, de Frédérique de Carvalho
à l’ancienne poste de Plounéour-Ménez, au cœur des monts d’Arrée, « pays d’attache » où
« la lande aura dressé / la table » d’écrire, la « bogue hérissée de l’instant » à portée du carnet.

 

La narratrice, « elle », se retournant tel Orphée sur une Eurydice pourtant « déjà morte »,
se retrouve confrontée, comme convoquée, à un corps à corps avec une mémoire — l’enfance, la mère, le « désir ensablé ». Une voix s’impose et occupe l’« obscur » de la langue,
« elle dit » comme malgré elle, elle se demande « de quelle mémoire revenir et si c’est possible ». Par le biais d’accroches comme autant de didascalies sont notés l’entremêlement des espaces et des temps (de grammaire, de durée ou de saison), sont posés les remarques, injonctions ou apartés qui façonnent un geste de parole — où l’écriture, « lieu soustrait »,
est espace et désir.

 

« elle dit que son travail de vivre est de bouger les immobiles / elle dit de déplacer la pierre / elle ne sait pas comment »