l'autre LIVRE

Biographies / études

Jacques d'Adelswärd-Fersen. Persona non grata

Jacques d'Adelswärd-Fersen. Persona non grata

de Gianpaolo FURGIUELE

dautrestemps (EDITIONS LABORINTUS) | Paru le 17/12/2019 | 20,00 €

Cette réédition augmentée propose des extraits de poèmes, des articles de journaux français et étrangers, des morceaux choisis de la production de Jacques d'Adelswärd. Et, pour la première fois, elle propose la pièce de théâtre Les messes noires de Roland Brévannes, s’inspirant des faits de l’avenue de Friedland. Cette pièce avait été censurée à l’époque, puis mise en scène au théâtre de la Bodinière à Paris.

Je suis Maurice de Vlaminck

Je suis Maurice de Vlaminck

de Odile NGUYEN-SCHOENDORFF & Pierre WIDMAN

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 01/10/2019 | 10,00 €

Nous les Fauves (Extrait du texte)

Au XXIe Salon dautomne de 1905, aux yeux des critiques, majoritairement hostiles, qui nous accusent de mépriser le public, de juxtaposer au hasard « deffroyables empate-ments docre, de rouge, de chrome, de violet et dorange », nous représenterons, avec Henri Matisse, Andre Derain et Raoul Dufy, ce que le critique Vauxcelles nomme la  Cage aux fauves. Nous nous emparons de cette boutade et assumerons l’étiquette de Fauvisme. Mais le scandale causé par notre présence est tel que le président de la République Émile Loubet refuse d’inaugurer le Salon !

On peut dire que cest Henri Matisse qui nous porte surles fonts baptismaux. Cest grâce à lui que nous pouvons exposer au Salon. Il est le spécialiste de la forme, et moi lamoureux de la couleur. Mais loriginalité du mouvement consiste à faire naître lune de lautre, à faire surgir lobjet de la couleur. Pour moi, la couleur passe avant tout. On
en
finit avec les nuances et les délicats jeux de lumière des Impressionnistes.

Tisser les voix

Tisser les voix

de Rachel BOUVET

Récit (MÉMOIRE D'ENCRIER) | Paru le 11/06/2019 | 16,00 €

Une femme perd sa voix. Elle écrit pour reprendre possession de son corps abîmé. Elle chemine ainsi, s’ancre par l’écriture dans sa voix intime, qui résonne avec d’autres silences et paysages de terre, d’eau... La guérison est amorcée avec cette symphonie de voix. Une multitude de visages, de corps et de voix se tissent et se racontent à travers les routes qui n’en finissent pas. Ce livre est un grand silence, une halte entre nous et le vivant ; un bruissement qui dit la relation, la tendresse, l’existence, d’où la musique des mers, des fleuves et des forêts.  Le point de vue de l’auteure : Tisser les voix répond au mouvement général qui traverse le livre. Quand j’ai perdu la voix, je me suis mise à écrire, mais aussi à écouter davantage. J’ai fait plus de place à la parole des autres. Quand je tisse les voix, la mienne se fonde dans un ensemble, elle va à la rencontre des autres, c’est ce mouvement qui me permet d’avancer. Quand la voix se brise, quand elle s’absente, il faut tout reconstruire, cela ne peut se faire que dans l’intimité. Apprivoiser le silence.

Une odyssée judéo-espagnole

Une odyssée judéo-espagnole

de Isaac PAPO

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 26,00 €

Né à Milan en 1926 dans une famille juive originaire d’Edirne en Thrace, Isaac Papo a fondé et dirigé durant quarante ans le département de neurochirurgie de l’hôpital d’Ancône. En marge de ses activités professionnelles, il s’est intéressé à l’histoire des communautés sépharades des Balkans. Une odyssée judéo-espagnole, d’abord publiée en espagnol, puis en italien constitue la somme de trente années de recherches, de voyages et de rencontres. Isaac Papo ne se contente pas de restituer la trajectoire de sa famille depuis son long séjour dans l’Empire ottoman jusqu’à ses exils en Italie et en Espagne où elle se réfugie en 1942. Il s’efforce à travers cet exemple de comprendre les ressorts psychologiques du monde judéo-espagnol, d'en restituer tout le charme, fruit de la rencontre entre cultures d'Orient et d'Occident, mais aussi d'en montrer l’inéluctable déclin. D’anecdotes en réflexions, ce sont plus de cent cinquante ans d’histoire européenne qui défilent ainsi sous nos yeux, sans aucune complaisance ni sentimentalisme, mais en sacrifiant à l’impératif biblique « Souviens-toi ! »

L'orphelin du Bosphore

L'orphelin du Bosphore

de Nissim BENEZRA

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 20,00 €

Tante Sara, épouvantée, inclina son oreille sur la poitrine de sa sœur comme pour l’ausculter : pas le moindre battement de cœur, sa sœur était sans mouvement. Aussitôt, élevant la voix, elle se prit à sangloter bruyamment et à déplorer le sort de la défunte. Il pouvait être dix heures. Aux cris poussés par elle, grand-mère qui gisait sur son grabat comprit que sa cadette n’était plus de ce monde. Une sueur froide parcourut tout son corps. Mourir, c’est déjà un malheur. Laisser derrière soi quatre orphelins dans le dénuement total, sans qu’un proche puisse prendre soin d’eux, c’était la catastrophe... Cette pensée terrifiante terrassa la vieille femme sous le coup. Il y avait à peine une demi-heure que sa cadette avait rendu l’âme au Créateur.

Écrit dans un savoureux français d’Orient, les mémoires de jeunesse de Nissim M. Benezra offrent une vision saisie sur le vif d’Istanbul à la fin de l’Empire ottoman et dans les premières années de la république turque. Malgré le dénuement de l’auteur dans sa prime enfance, on est frappé par son inextinguible soif de vivre, son sens de la dérision et sa vision très personnelle du monde qui font de ce livre l’un des plus émouvants témoignages du monde sépharade.

Le chêne de Rhodes

Le chêne de Rhodes

de Vittorio ALHADEFF

Leçons de vie judéo-espagnoles (LIOR ÉDITIONS) | Paru le 04/06/2019 | 20,00 €

Un cavaliere, un chevalier tel est le titre qui vient spontanément aux lèvres à la lecture des mémoires de Vittorio Alhadeff. De Rhodes – l’île des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem – où il est né en 1904 à l’Argentine, en passant par Paris et Milan, il aura traversé le XXe siècle avec la grâce et l’aisance, le panache et la flamboyance de ceux qui ont vécu une enfance heureuse au sein d’une illustre famille. La dynastie des Alhadeff, de grands banquiers et commerçants juifs, remonte au légendaire Hadji Bohor né en 1793. De génération en génération, la famille étendra son champ d’activité profitant de la tutelle italienne à Rhodes, puis quittant les rives de l’Orient pour les métropoles de l’Occident. Vittorio Alhadeff, formé chez les Frères des écoles chrétiennes, part à la conquête de l’Europe avec une culture classique digne des marchands lettrés du Quattrocento. Sans fausse modestie, il nous fait partager ses rencontres avec le maestro Arturo Toscanini, le Duce Benito Mussolini – auquel il refuse un poste dans la diplomatie – Benedetto Croce qui l’incite à quitter l’Italie fasciste. Ce sera l’occasion d’un nouveau départ à Buenos Aires où, grâce à ses heureuses initiatives, le centre de gravité financier de la famille se déplace. Mais quelque chose s’était brisé entre-temps. De même que Vittorio nous fait partager le ressort intime de l’ascension d’une grande famille, il nous en confie la décadence lorsque s’installe la discorde entre ses membres. On n'aurait pas tout dit si l’on ne soulignait pas l’importance des femmes dans ce récit. Les Alhadeff n’emploient pas seulement leurs charmes pour séduire leurs clients… On sera tenté de voir dans ces beaux portraits féminins, un reste ineffable de la culture méditerranéenne qui imprègne tout le livre.

C'était Champagnole... Avant l'an 2000

C'était Champagnole... Avant l'an 2000

de Constance RAMEAUX & Daniel ZIV

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 20/05/2019 | 18,00 €

Voilà le petit ouvrage que de nombreux Champagnolais attendaient : reposant entièrement sur les témoignages de ses habitants, il retrace l’histoire récente de la « Perle du Jura » – celle de la seconde moitié du siècle dernier. Tous les grands thèmes qui ont marqué notre petite cité y sont présents, depuis les beaux jours de la piscine de l’Angillon jusqu’aux colos de Boulouris, en passant par les galas d’athlétisme, la clinique Saint-Joseph, les Forges, les bains-douches, le lycée Javel ou les anciens bouchers…

       Le tout narré le plus simplement du monde – de la bouche même de « vrais gens », ceux que vous croisez tous les jours dans les rues de Champagnole. Et c’est ce qui fait toute la force émotionnelle de ce petit livre d’histoires.

AU PAS INÉGAL DES JOURS

AU PAS INÉGAL DES JOURS

de SINIGALLI LEONARDO

Éditions de la Coopérative (COOPÉRATIVE (ÉD. DE LA)) | Paru le 10/05/2019 | 18,00 €

« Je dis parfois en plaisantant que je suis mort à neuf ans ; je vous dis, à vous mes amis, que le pont sur l’Agri s’écroula une heure après notre passage ; et toujours plus je me convaincs que tout ce qui m’est arrivé ensuite ne m’appartient pas. »
Né au début du 20e siècle dans une famille paysanne, au sud de la péninsule italienne, Leonardo Sinisgalli quitte très tôt sa famille pour poursuivre ses études à Caserte, à Naples puis à Rome. Devenu ingénieur, il travaillera à Milan tout en commençant à publier ses premiers poèmes. Dans toute son œuvre, il ne cessera de revenir aux paysages et aux coutumes de son enfance, qui nourriront toujours son imaginaire.
Devenu un poète reconnu et un critique d’art influent, il publie en 1945 ce premier livre de souvenirs où il évoque à la fois la Basilicate de ses premières années (qu’il préféra toujours appeler de son ancien nom latin, la Lucanie) et quelques-uns des épisodes marquants de sa jeunesse loin de son village natal, ainsi que ses périodiques retours pleins de nostalgie vers sa terre natale, auprès de ses parents vieillissants et de ses sœurs.
Ce livre envoûtant restitue l’atmosphère d’une époque et surtout d’un territoire immémorial comme seul un poète sait les évoquer.

PORTRAITS

PORTRAITS

de Robert BRASILLACH

CRITICA (EDITIONS LABORINTUS) | Paru le 02/05/2019 | 20,00 €

 "Que faire de l’œuvre d’un écrivain condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi à la Libération ? Fallait-il brûler les livres de Robert Brasillach après l’avoir fusillé le 6 février 1945 ? Depuis sa mort, la question ne cesse de resurgir…" 

     Qu’en est-il aujourd’hui, près de 75 ans après son exécution, dans une France où la seule évocation des noms de Pétain, Maurras ou Céline à l’occasion de commémorations provoque empoignades et débats ? Etait-il opportun de rééditer Portraits ? La réponse - affirmative – me semble couler de source, car l’art n’a que faire de la morale. (Gilles Antonowicz)

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Depuis au moins un demi-siècle, pour le grand public, même lettré, le nom de Brasillach n’évoque le plus souvent que son inconduite idéologique pendant la guerre et sa condamnation en 1945. Plus, dans les meilleurs cas, un vague souvenir de la « Nuit de Tolède » dans son roman, best-seller des années 30, Comme le temps passe. C’est fort peu, au regard d’une œuvre abondante et variée, celle d’un homme qui perd la vie âgé d’à peine trente-six ans. En tout cas, c’est oublier que, parmi la profusion du romancier, de l’essayiste, du diariste et du dramaturge, Brasillach fut, malgré son jeune âge, l’un des plus grands critiques de sa génération. (Pierre Somville)

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Léa dit qu'elle va bien

Léa dit qu'elle va bien

de Marie-Claude BARBIN

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 24/04/2019 | 16,00 €

À travers le récit de Léa, l’auteure dénonce le fait qu’au pays des droits de l’homme et du citoyen, les droits des enfants sont bafoués, tandis que les pédocriminels bénéficient trop souvent d’une forte impunité.

Quand l’enfant ose dénoncer, on ne le croit pas, ou refuse de l’entendre. Si la présomption d’innocence prime pour l’agresseur, la victime est présumée coupable. Et le délai de prescription vient sceller ce qui, au 21è siècle, demeure un inadmissible déni de justice.