l'autre LIVRE

Biographies / études

Ed Lacy-Un inconnu nommé Len Zinberg

Ed Lacy-Un inconnu nommé Len Zinberg

de Roger MARTIN

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 01/02/2022 | 20,00 €

Qui était-il cet écrivain juif, communiste, marié à Esther, une Noire avec laquelle ils adopteraient plus tard Carla, une petite fille noire originaire des Antilles britanniques ?

Qui était-il ce « juif non-juif », passionnément new-yorkais, qui avait embrassé à vingt ans la cause des laissés-pour-compte de la socièté et des victimes du racisme, noires ou hispaniques ?

Qui était-il vraiment ? Len Zinberg, auteur de nouvelles dans la presse communiste ? Ed Lacy, qui publiait ses récits dans lAfro-American et le Pittsburgh Courier et passait pour Noir ? Ou encore Steve April, Russell Turner ou Mark Haggstrom qui signeraient des centaines de nouvelles ?

Qui était-il, ce soldat mobilisé ? en Italie qui deviendrait correspondant de Yank, un hebdomadaire « écrit par des soldats pour des soldats » tiré à 2 700 000 exemplaires ? Ce collaborateur du prestigieux New Yorker, qui publia en 1940 Walk Hard-Talk Loud que Langston Hughes et Ralph Ellison jugeaient extraordinaire ?

Qui était-il ce Blanc qui créa, en 1957, le premier personnage de détective privé noir, Toussaint Marcus Moore, dans Traquenoir (Room to Swing), auquel les Mystery Writers of America décernèrent lEdgar du meilleur roman policier de lannée ?

Qui était-il, cet écrivain talentueux dénonce ? comme rouge et victime de la Chasse aux sorcières, qui sévanouit en 1949, avant de se réincarner, deux ans plus tard, en un certain Ed Lacy et décrire une trentaine de romans noirs jusquà sa mort tragique en 1968, sans jamais cesser de de?fendre des valeurs de liberté ?, de tolérance et dhumanité ?

Ed Lacy (Un inconnu nommé Len Zinberg) en même temps que la singulière destinée dun auteur qui mérite pleinement dêtre redécouvert, est une passionnante plongée au cœur de lhistoire des États-Unis, des luttes sociales et politiques, du combat pour leégalité raciale et de lunivers de la littérature noire.

Correspondance

Correspondance

de Clarice LISPECTOR

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 02/12/2021 | 26,00 €

Édition intégrale

Traduit du portugais (Brésil) par Didier Lamaison, Claudia Poncioni et Paulina Roitman

Après les éditions complètes des Chroniques (2019) et des Nouvelles (2017), voici celle de la Correspondance de Clarice Lispector, qui offre pour la première fois en un seul volume près de 300 lettres de l’une des plus grandes écrivaines de son temps. Cette nouvelle édition, publiée au Brésil en septembre 2020, rassemble la correspondance publiée par les éditions des femmes-Antoinette Fouque dans les recueils Mes Chéries (2015) et Lettres près du cœur (2016), celle publiée par les éditions Payot-Rivages en 2012 sous le titre Le seul moyen de vivre, dans une nouvelle traduction, à laquelle s’ajoutent plus de 70 lettres inédites à la valeur historique inestimable. Ainsi l’on parcourt 37 années de vie d’une épistolière qui en vécut 57, dont une quinzaine loin de son pays.

Il y a d’abord les lettres adressées au premier cercle de ses proches : mari, sœurs, fils, apparenté·e·s. L’autrice y exprime la quotidienneté sans le moindre apprêt d’une existence expatriée d’épouse attentionnée, de mère attentive, de femme… L’écriture en est ici déconcertante par sa spontanéité et sa connexion directe au réel, chez une écrivaine réputée pour sa sophistication et son extrême auto-surveillance. « Vous voulez m’apprendre qu’il pleut ? Dites : « Il pleut ».

Il y a ensuite les lettres adressées à un deuxième cercle, celui de ses amitiés littéraires. Soit un nombre conséquent de destinataires contemporains de Clarice, qui ont illustré la vie littéraire brésilienne très brillante pendant ces trois décennies (Lúcio Cardoso, Fernando Sabino. João Cabral de Melo Neto et Lêdo Ivo, Mário de Andrade, ou encore Rubem Braga, Lygia Fagundes…). La vocation littéraire de Clarice, les angoisses et les mystères de la création, les servitudes de l’écriture, les certitudes et les impasses de la pensée nourrissent les interrogations qu’elle adresse à ces grands esprits.

Enfin, il y a les lettres pouvant être qualifiées de professionnelles, où l’on voit l’autrice se préoccuper, avec un acharnement émouvant, du sort de ses œuvres, qui dépend d’abord des instances éditoriales, puis de ceux qui en sont les premiers récepteurs : les journalistes. L’importance « énorme » (Clarice adore cet adjectif) qu’elle y attache se révèle, entre autres, par son échange, en français, de quatre lettres avec P. de Lescure, alors directeur des éditions Plon, à propos de la première traduction de Près du cœur sauvage. Par l’incroyable profondeur de l’interprétation qu’elle nous livre de son propre texte, l’autrice nous donne une exceptionnelle leçon d’auto-exégèse.

Ainsi cette édition qui vient compléter le cycle de publication de ses œuvres par les éditions des femmes-Antoinette Fouque, constitue une pièce essentielle du puzzle claricien.

Rosan Girard

Rosan Girard

de Jean-Pierre SAINTON

Atlantiques déchaînés (ATLANTIQUES DÉCHAÎNÉS) | Paru le 16/11/2021 | 26,00 €

Rosan Girard (1913-2001) est certainement le leader politique guadeloupéen le plus considérable de la deuxième moitié du xxe siècle.

Docteur en médecine au service des petits et des malheureux, opposant au régime de Vichy et principal fondateur du parti communiste guadeloupéen en 1943, il fut un dirigeant charismatique : maire de la commune du Moule entre 1945 et 1971, en lutte contre la fraude électorale et l’arbitraire colonial jusqu’au Conseil d’État, et député durant toute la ive République.

Rosan Girard a élaboré une pensée politique d’inspiration marxiste – rigoureuse et audacieuse – qui combinait la recherche du développement économique et celle de la libération nationale du peuple guadeloupéen.

À rebours de la doctrine coloniale assimilationniste et de la loi de départementalisation du 19 mars 1946, Rosan Girard milita pour l’instauration d’un pouvoir législatif guadeloupéen dans le cadre d’une association avec la République française.

Cette volonté de penser une libération ancrée au réel du peuple guadeloupéen en s’affranchissant de tout dogme l’entraînera à l’écart, à la fois du parti communiste – qu’il avait fondé et qui le désavouera pour manque d’orthodoxie – et de la mouvance indépendantiste née au début des années soixante, dont il critiquera l’« aventurisme ».

Homme d’idées et d’idéal – non de pouvoir –, humaniste en quête permanente d’une nouvelle pensée de la révolution, Rosan Girard mourra en exil, en rupture avec le rythme d’une terre natale à laquelle il a pourtant consacré, jusqu’à la dernière pulsation de ses veines, sa vie, ses pensées et son espérance révolutionnaire.

Pour le vingtième anniversaire de sa mort, cette étude solidement documentée, initialement publiée en 1993 et depuis épuisée, a été entièrement actualisée et enrichie afin d’offrir une réflexion de fond sur l’histoire politique de la Guadeloupe et, au-delà, sur une expérience de combat pour l’émancipation humaine.

Puisse-t-elle raviver la pensée d’un géant oublié auprès de nouvelles générations de femmes et d’hommes ayant soif de liberté et de justice.

Vieillir, c'est pas pour les mauviettes

Vieillir, c'est pas pour les mauviettes

de Jacotte SIBRE

Restitutions (L'OEIL DE LA FEMME À BARBE) | Paru le 01/10/2021 | 25,00 €

Vieillir, c’est pas pour les mauviettes. Empruntée à la comédienne américaine Bette Davis (décédée en
1989 à 81 ans), cette citation sent le vécu ! Jacotte Sibre, qui sait parfaitement de quoi il est question, s’est intéressée à quatorze femmes entrées dans leur troisième vie, c’est à dire l’âge de la retraite.
Devant le téléphone portable négligemment posé sur un coin de table, qui filme et enregistre en se faisant oublier, toutes ont joué le jeu des propos à bâtons rompus et des paroles confiées sans directive particulière... Jacotte a monté une vidéo de 8 minutes environ pour chacune, puis réalisé leurs portraits artistiques, utilisant techniques et matériaux variés (peinture, gravure, sculpture...). L’installation d’ensemble, intitulée Portraits de femmes, devait faire l’objet d’une exposition en mai 2020. Mais Covid 19 et restrictions sanitaires étant passées par là, le projet a été reporté. Restaient les films, les portraits... et le temps nécessaire à la réalisation d’un livre - ce livre - qui présente l’ensemble des œuvres, en regard de la transcription fidèle des propos enregistrés.
La lecture que vous en ferez pourra vous faire sourire parfois, vous réjouir peut-être, vous émouvoir  certainement. Vous retrouverez probablement dans ces pages quelque-chose de votre grand-mère, de votre mère, de votre sœur ou votre double...
Loin des injonctions de notre époque - jeunisme forcené, avant-gardisme débridé, obsolescence programmée - le projet se penche sur cette catégorie de la population dont le pouvoir d’achat fait l’objet de toutes les attentions publicitaires, mais à laquelle l’art contemporain s’intéresse trop peu.
Car, si en effet la valeur n’attend pas le nombre des années et bien que la vieillesse soit un meuble inconfortable à en croire l’écrivaine Colette, l’auteur canadien Joseph Rudel-Tessier écrit dans Roquelune qu’elle n’est jamais qu’« une certaine idée que les autres se font de vous »...
Et puis, nous savons bien que c’est dans les vieux tonneaux qu’on fait les meilleurs vins !

Inventions du souvenir

Inventions du souvenir

de Silvina OCAMPO

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 08/04/2021 | 16,00 €

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Anne Picard
Édition d’Ernesto Montequin

« Mais ses péchés à elle
étaient très différents,
aussi différents que les personnes sont différentes. Sa mère, pure et joyeuse,
son père sombre et sévère,
sa cousine dévergondée et audacieuse,
sa nourrice saine et dévote.
Comment aurait-elle pu, dans cette liste
de péchés arbitraires, trouver le sien,
personnel et subtil,
si opposé aux manières de ses proches. »
S.O.

Inventions du souvenir, autobiographie de l’enfance de Silvina Ocampo, a été publiée à titre posthume en 2006 en Argentine, grâce au travail du critique et traducteur Ernesto Montequin sur les manuscrits laissés par l’écrivaine. Dans un entretien pour le journal Clarin en 1979, Silvina Ocampo évoquait son attachement aux expériences de l’enfance et livrait l’origine et les clés de lecture d’une œuvre alors déjà bien avancée : « Je suis en train de préparer une histoire que j’appelle prénatale, écrite en presque vers, mais qui n’est pas un poème. Il s’agit d’un livre où prédomine mon instinct. »

La Retenue

La Retenue

de Corinne GRANDEMANGE

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 11/03/2021 | 14,00 €

Le récit déployé dans La Retenue est le fruit d’un long travail de cicatrisation, mené par une femme qui a su trouver la force de briser le silence auquel toute victime d’inceste se trouve confrontée. Une omerta relayée par les membres d’une famille sans repères, et qui à chaque instant menace de détruire les ressources psychiques les plus vitales de l’enfant, de l’adolescente, enfin de la femme.
Avec un courage lucide et une écriture incisive, elle revient sur les agressions sexuelles et viols commis à répétition par son oncle dans le silence assourdissant des adultes. Elle parvient à déconstruire l’étau resserré autour de la victime et s’engage, après avoir suivi une psychanalyse, dans un parcours professionnel orienté vers la protection de l’enfance. Car l’inceste irrigue en secret toute la société, des récits comme celui-ci ouvrent la voie vers une réflexion collective d’une absolue nécessité.

« Lorsque j’ai dit à ma grand-mère ce qui se passait, juste avant mes quatorze ans, une bombe a explosé. Une déflagration définitive, et pourtant je n’ai pas tout raconté, juste ce qui s’était passé durant l’année en cours. Je craignais de lui faire davantage de mal en énonçant la vérité, en lui révélant que le viol se répétait depuis sept années.
Sa réaction, dans le lieu clos de la voiture a été fracassante :
– Tu l’as bien cherché.
En sauvant son cœur de maman qui apprenait le pire sur la conduite de son fils préféré, elle m’a détruite. Pour survivre, j’ai passé quarante ans à donner le change. » C. G.

MOOOSIEUR PHILIPPE

MOOOSIEUR PHILIPPE

de Ben SENTURK & Marie LOISON-LERUSTE

Baromètre (BAROMÈTRE) | Paru le 09/03/2021 | 15,00 €

Cette histoire c’est celle de Philippe, sans domicile fixe depuis plusieurs années. Lui que les éboueurs(euses) ont découvert dans une poubelle quelques jours après sa naissance. Lui qui a plusieurs vies en une. Lui qui est devenu la coqueluche d’un quartier parisien, s’est retrouvé en fauteuil roulant et maintenant, remarche et repisse droit.

Illustrer ses mots et son récit permet de faire caméra embarquée dans la vie d’un homme, lier passé et présent mais aussi comprendre son courage, son dégoût, ses désirs et sa souffrance. Au travers du parcours de Philippe, il s'agit de mettre en lumière toute une classe sociale que la société capitaliste tend à rendre invisible. Voir que dans chacune de nos rues (sur)vivent des gens qu'on ne connait pas : acteurs(trices) méconnus(es) qui demandent si peu et parfois donnent tout, y compris leur vie.

Ce court récit autobiographique est prolongé par une étude sociologique qui développe les thématiques principales dégagées par la vie de Philippe. Une mise en contexte objective qui permet de mieux appréhender le phénomène d’exclusion et confronter certaines des idées reçues. Replacer l’individuel dans l’universel, tel est l’objectif de cet ouvrage inédit par sa forme et son contenu.

C'est aussi le moment d'évoquer le lien social, ce fameux tissu dont on parle tout le temps, mais qu'on n'arrive plus à définir ou à retrouver et dont on sent qu'il se déchire. Ce lien qui se perd à force d’individus tournés sur eux-mêmes, pris dans la spirale consumériste. On reconnait la maturité d'une société à la façon dont elle traite ses indigents(tes). L'histoire de Philippe dévoile ce fait social. Alors, racontons-le.

Bruno Boëglin, une vie dans le désordre des esprits

Bruno Boëglin, une vie dans le désordre des esprits

de Collectif A.A.B.B. & Jean-Pierre LEONARDINI

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 15/01/2021 | 20,00 €

Il n'a pas d'âge. Un éclat d'enfance l'en protège. Il fait du théâtre depuis l'adolescence. Son talent est tissé d'humour et de poésie voyageuse. Son caractère aussi fantasque qu'obstiné l'ont écarté d'un parcours balisé par l’institution. Il a longtemps dirigé l'Eldorado à Lyon, théâtre aux allures de music-hall décrépi, où il a monté Malcolm Lowry, Shakespeare, Dostoïevski...

Puis, entre les œuvres originales présentées dans les plus grandes institutions, il s'est tourné vers ses projets nicaraguayens, jouant le long du Rio Coco pour les indiens Miskitos et dans les casernes Sandinistes, il n’a ainsi cessé de brouiller les pistes. Ami de l’écrivain Bernard-Marie Koltès, Bruno Boëglin est le premier à lui commander l’écriture d’une pièce : Sallinger qu’il crée en 1977.

En 1991, il créera sa pièce posthume Roberto Zucco qui va déclencher une polémique dont dit-il « je me serais bien passé... » Parmi ces mises en scène Pan Theodor Mundstock , un spectacle splendide, adapté du roman de Ladislas Fuks, récompensé par le prix du meilleur spectacle créé en province en 1994, décerné par le Syndicat de la critique dramatique.

« Son œuvre quoique dérangeante pour certains, a contribué à l’évolution du théâtre moderne autant en France qu’à l’étranger. »

Depuis quelques années il se consacre à la peinture. Là aussi il revisite les œuvres de ses semblables : il met en scène ce qu’il trouve chez les autres, « voleur » et bricoleur d’images il révèle par un regard énigmatique ce que nous n’avions pas vu. Sur bois, sur papier, sur tissu, il aime les petits formats, et pour chacun si vous l’interrogez il vous racontera une histoire.

 

Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? Entretiens avec Christophe Bourseiller

Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? Entretiens avec Christophe Bourseiller

de Christophe BOURSEILLER

POCHE (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 07/01/2021 | 6,50 €

Facilement accessibles, courts et synthétiques, plus qu’une introduction à Antoinette Fouque, ces entretiens sont un témoignage unique sur la vie, la pensée et le parcours de l’une des plus importantes militantes et intellectuelles d’aujourd’hui. Ils permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l’alternative dont elles sont porteuses à travers l’expérience de la procréation.
Christophe Bourseiller présente ainsi l’ouvrage « On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l’origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s’interroge : qu’est-ce qu’une femme ? C’est tout le travail d’Antoinette Fouque. En quoi consiste l’être-femme ? […] Tout se tient dans le saut qualitatif. On change de registre. On interroge la substance. […] Peut-on concevoir recherche plus enthousiasmante ? Il en va de notre avenir à tous ».

Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? Entretiens avec Christophe Bourseiller, Bourin, 2009

C’ÉTAIT NOZEROY… avant l’an 2000

C’ÉTAIT NOZEROY… avant l’an 2000

de Collectif & coordonné par CONSTANCE RAMEAUX ET DANIEL ZIV

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 20/12/2020 | 19,00 €

Il était une fois Nozeroy… et tout ce qui lui est intimement lié. Car « la cité médiévale » est indissociable de son environnement et des villages voisins – le plateau de Nozeroy, comme on désigne traditionnellement cette micro-région. « Un pour tous et tous pour un », disait d’Artagnan, qui était gascon mais aurait pu être nozéréen.

Et on aime les gens du « plateau » pour cela. Pour leur attachement viscéral à leur territoire – ce qui ne les referme pas pour autant sur eux-mêmes. Ce livre en apporte la preuve : dans tous les domaines, les « acteurs » du pays de Nozeroy ont prouvé leur dynamisme et leur volonté de faire. De faire ensemble.

Sur une quarantaine de thèmes relevant de la vie économique, sociale, culturelle ou sportive, près de soixante habitants du « plateau » (ceux que l’on peut croiser tous les jours dans la    Cité des Chalon ou aux alentours) ont été invités à s’exprimer librement sur la période 1950-2000. Le résultat est étonnant : par leurs initiatives, leur détermination, leur enthousiasme, ces « gens d’ici » ont fait davantage que passer le relais aux générations suivantes. Leur récit est entre vos mains.

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