l'autre LIVRE

Presse

 

Petits éditeurs et fiers de l’être ! Rencontres dans les travées de L’Autre Salon

L’Autre Salon s’est tenu à Paris du 8 au 10 mars. Sorte de Livre Paris alternatif, il réunissait une centaine de petites maisons d’édition. Le bon endroit pour parler métier avec des passionnés du livre, très attachés à leur indépendance.

Par Florent Georgesco, Le Monde, mercredi 13 mars 2019

 

Il y a peut-être dix mille maisons d’édition en France, selon le Syndicat national de l’édition. L’hebdomadaire professionnelLivres Hebdo précise qu’elles sont 4 455 à avoir publié au moins un titre en 2017.

Combien l’amateur de livres en connaît-il ? En se promenant parmi les 391 stands du salon Livre Paris, qui se tient, du 15 au 18 mars, au Parc des expositions de la porte de Versailles, il aura l’occasion de découvrir les plus importantes, mais qui représentent, quantitativement, une part infime de ce qui se publie en France. Le calcul est simple : hors les murs du salon, près de 4 000 éditeurs s’activent, autre monde plus vaste que le monde déjà incommensurable de l’édition classique. Et qui se tient à sa marge.

Soit des milliers de livres rares, qu’on trouve dans quelques librairies, qu’on commande, plus souvent, chez l’éditeur, et dont la presse ne parle que par exception. Des femmes et des hommes y consacrent leur vie sans gagner grand-chose, en perdant beaucoup parfois. Comme si le livre continuait de susciter un désir sans mesure, comme s’il n’y en avait jamais assez, et qu’il fallait tout sacrifier à sa multiplication, à la poussée irrésistible de milliers de textes à la recherche de ce miracle : le lecteur.

« Il y a trop de gens intéressants et de livres merveilleux ! »

« Je travaille de dix heures du matin à deux heures du matin, environ »,raconte au « Monde des livres » Alain Gorius, qui s’occupe avec sa femme, Christine, de la maison Al Manar, fondée en 1996 pour défendre des auteurs de toutes les rives de la Méditerranée, arabes en particulier. Al Manar publie entre 25 et 30 livres par an, et le couple y fait tout : choix des textes, édition, mise en page, prospection auprès des libraires, distribution… « Nous essayons de moins publier,ajoute Alain Gorius,mais c’est très difficile. Que voulez-vous, il y a trop de gens intéressants et de livres merveilleux ! »

Depuis quatre ans, cet enseignant à la retraite est le président de l’association L’Autre Livre, qu’ont créée, en 2002, Francis Combes et Gérard Cherbonnier. Chaque année, l’association, qui compte 280 adhérents, organise, en novembre, à l’Espace des Blancs-Manteaux, dans le 4earrondissement de Paris, un salon – L’Autre Livre, justement – qui est devenu le lieu de ralliement des indépendants, des autonomes, des petits (il n’y a pas de nom sûr pour les désigner), lesquels s’arrachent les stands mis à leur disposition pour une somme modique.

À tel point qu’un deuxième rendez-vous parisien a été établi en 2018. Lui se tient en mars, au Palais de la femme, institution d’accueil tenue par l’Armée du salut, rue de Charonne, dans le 11e. La proximité de date avec Livre Paris lui a valu de s’appeler « L’Autre Salon ».La nouvelle édition s’est tenue du 8 au 10 mars. Elle a réuni 115 exposants (contre 150, en moyenne, aux Blancs-Manteaux, salle plus grande) et, dira le président de L’Autre Livre le soir de la clôture, « quelques milliers de visiteurs ». Difficile d’être plus précis, l’entrée étant libre. On ne peut que témoigner de la présence constante, durant les trois jours, d’une foule dense, et de la joie, à la fin, de beaucoup des éditeurs rencontrés.

Une même famille d’esprit

Parmi eux, des maisons anciennes et d’autres qui viennent de naître, des gens qui ont un métier supplémentaire, ou plusieurs, des retraités, et d’autres qui ont besoin de cette activité pour gagner leur vie. Autre différence, fondamentale : entre les éditeurs diffusés (leurs livres sont promus auprès des libraires par les équipes commerciales d’une grande structure) et ceux qui se diffusent eux-mêmes – à peu près 60 % des adhérents de L’Autre Livre.

Pourtant, au fil des discussions avec les exposants de L’Autre Salon, et certains habitués du rendez-vous des Blancs-Manteaux, il devient vite évident qu’ils appartiennent à une même famille d’esprit. Pas nécessairement celle, très politique, dont se réclament les fondateurs de l’association, liés au Parti communiste (dont Francis Combes fut un élu). Mais une même passion pour l’autonomie, une même liberté jalouse, radicale, les unit manifestement.

C’est le cas de Julia Curiel et Stéfani de Loppinot, cofondatrices des Editions des Grands Champs, qui publient de la littérature liée aux sciences et à la nature – huit titres parus à ce jour, en comptant le dernier, tout juste sorti, Le Logis,de Julien Nouveau (88 p., 16 €). Stéfani de Loppinot raconte : « À l’époque où Julia travaillait dans une maison d’édition, je l’ai vue, un soir, complètement déprimée. Après quelques verres, on a décidé de créer une maison pour publier des auteurs morts. Elle parce qu’elle n’en pouvait plus de gérer les sautes d’humeur des vivants, moi parce que j’aime les choses du passé. »Sa consœur ajoute : « Depuis, nous avons publié quelques auteurs contemporains… Mais, ce soir-là, nous avons compris que nous avions envie de faire nos propres choix, et uniquement eux. »

Pour vivre, chacune a continué ses activités, Stéfani de Loppinot comme graphiste free-lance, Julia Curiel en rejoignant bientôt une autre maison indépendante, de taille plus importante, les Editions du Sandre, appuyées sur l’activité de libraire d’ancien de son fondateur, Guillaume Zorgbibe. « Il n’a jamais été prévu de faire bouillir la marmite avec les Grands Champs,s’amuse Julia Curiel,sans quoi on serait mortes de faim. C’est ce qui nous permet d’être totalement libres. On se fait plaisir, on rit, c’est stimulant. C’est chouette de faire des choses pour rien, parfois. »

« L’idée de ne rien gagner avec ce que j’aime faire me plaît assez »

Claire Paulhan, créatrice de la maison qui porte son nom, spécialisée dans l’histoire littéraire, partage cet avis : « J’ai longtemps travaillé à l’IMEC[Institut Mémoires de l’édition contemporaine],et maintenant je suis à la retraite. Je n’ai jamais vécu sur la maison d’édition. L’idée de ne rien gagner avec ce que j’aime faire me plaît assez. Ça doit être mon côté protestant. »Depuis le premier livre publié en 1997, le Journal,de Catherine Pozzi (1882-1934), l’éditrice a publié 57 titres, édités, promus et distribués seule, hormis l’aide ponctuelle de correcteurs ou de maquettistes – parmi ses auteurs, son grand-père, Jean Paulhan, mais aussi Valery Larbaud, Jacques Copeau, Michel Leiris, François Mauriac, Mireille Havet…

Comment un catalogue aussi prestigieux a-t-il pu ne pas exciter la convoitise de maisons plus importantes ? « Détrompez-vous, répond Claire Paulhan, ces textes n’intéressent pas grand monde dans le métier. Ce que j’aurais beaucoup aimé, c’est que Gallimard en reprenne certains en poche. Ce n’est jamais arrivé. Ce sont les éditions Pocket qui commencent à le faire, avec les Agendas (1926-1971), de Jean Follain[2018]. Mais vous savez, si j’ai décidé de créer ma maison sous cette forme, c’est que je tenais beaucoup à être seule. Et j’entends le rester. »

Que disent d’autre Sophie Saulnier, qui a fondé il y a deux ans Le Lampadaire (trois livres publiés à ce jour), Virginie Symaniec, à la tête du Ver à soie, fondé en 2013 (23 titres), ou Florian Balduc, des éditions Otrante, lancées en 2015 (15 titres) ? Rien n’est plus divers que ces trois maisons. Aucun rapport, sauf cet engagement opiniâtre et solitaire. La première enseigne les lettres en classe préparatoire. Mais, dit-elle, « je m’ennuyais un peu. Il me fallait autre chose en plus, qui m’amuse davantage ». Elle a vendu 300 exemplaires d’un gros livre savant, le collectifLectures de prison (2017), avec des textes de Philippe Claudel, Jean-Louis Fabiani, Philippe Artières… C’est un score encourageant pour un ouvrage de ce type, qui la pousse à continuer.

Etre diffusée par un groupe ? Pas question

Virginie Symaniec publie quant à elle, au Ver à soie, de la poésie, des livres jeunesse, des romans et récits d’auteurs albanais, biélorusses ou slovaques, telle Svetlana Zuchova, dont elle fait paraître deux livres ces jours-ci, Voleurs et témoins etScènes de la vie de M., Prix de littérature de l’Union européenne en 2015 (respectivement 206 p., 18 €, et 140 p., 15 €). La différence avec beaucoup de ses camarades est qu’elle n’a pas d’autre activité. « Je suis obligée d’en vivre, alors je fais des choix radicaux »,résume-t-elle. Elle sillonne la France toute l’année : salons du livre, mais aussi marchés de toutes sortes – de Noël, artisanaux, aux fleurs… Etre diffusée par un groupe ? Pas question. C’est toujours la même antienne : elle tient trop à son indépendance. Et puis, « les marchés, ça permet d’avoir des retours directs des gens. Vous savez ce qui plaît. Vous pouvez évoluer, corriger, progresser. Pour moi, c’est irremplaçable ».

Chaque indépendant explore en somme un aspect de l’édition, vu de très près. Pour Florian Balduc, des éditions Otrante, par ailleurs libraire d’ancien, la recherche de textes introuvables est cruciale. Il a ainsi publié le recueil mythique de nouvelles fantastiques du XIXe siècle Fantasmagoriana,ou Memento mori, une anthologie de textes, toujours du XIXe siècle, autour des danses macabres. Il vient de faire paraître une étude dont il est l’auteur, De Faust au Golem(334 p., 29 €), réflexion sur les mythes et le contemporain, qui donne la clé de ce catalogue en apparence consacré aux littératures de l’imaginaire. « Je n’aurais pas fait ces livres si le monde dans lequel on vit ne ressemblait pas à ça,dit-il derrière son stand. Le monde est terminé. C’est un golem, une machine créée à notre image, et devenue incontrôlable. »

« L’édition est par nature un métier de joueurs »

Qu’est-ce qui pousse tant d’éditeurs à se lancer, à continuer, à affronter sans relâche la précarité ? Guillaume Zorgbibe, le fondateur, en 2002, des Editions du Sandre, qu’il anime aujourd’hui, comme on l’a dit, avec Julia Curiel – environ 150 titres, « sous l’influence du romantisme, du surréalisme, du goût de la fantaisie et de l’étrange »–, donne sans doute une réponse que beaucoup, dans les allées de L’Autre Salon, pourraient faire leur : « Nous n’avons pas le sentiment de travailler contre les groupes éditoriaux, mais plutôt de jouir de ce qui nous sépare d’eux : la légèreté de nos structures nous autorise des prises de risque qui leur sont souvent impossibles. Je crois que les indépendants se rappellent parfois mieux que d’autres que l’édition est par nature un métier de joueurs. »

Le dimanche soir, alors que le salon s’apprête à fermer, dans un remue-ménage de livres, de cartons, de chariots qui ont du mal à passer les portes, on tombe sur Serge Safran, cofondateur et ancien directeur littéraire des éditions Zulma ? petite maison devenue grande, qui a aujourd’hui son stand à Livre Paris –, quittées en 2011 pour créer une maison à son nom (près de 70 livres parus depuis).

Il s’enthousiasme : « C’est une nouvelle jeunesse ! Ce monde, c’est celui de Zulma à ses débuts. Je retrouve des gens que je connais depuis quarante ans. » Un silence et, plus bas : « J’ai mis du temps avant de venir ici. Mais j’ai fini par assimiler le fait qu’avec dix titres par an, je suis un petit éditeur, même si je suis diffusé par Les Belles Lettres, qui me permettent… »Il voudrait développer, mais la phrase reste en suspens. Un jeune homme lui rapporte un rouleau de Scotch. Il y a du travail, il faut y retourner.

Florent Georgesco

 


 

 

180 éditeurs indépendants de tous styles – romans, essais, jeunesse, poésie (Les petits Platons, La Délirante…), ont rendez-vous au Palais de la Femme durant trois jours. Car il n’y a pas que Livre Paris. Le salon L’autre livre, une semaine avant la grande messe commerciale, fait figure de défricheur. On y rencontrera des auteurs comme Philippe Torreton, Perrine Le Querrec ou Leïla Sebbar. Entre les dédicaces et les lectures, on pourra boire un verre et grignoter sur place en toute convivialité. Un off à échelle humaine bienvenu.

 


 

 

 

L'association l’autre livre, créée en 2002, s’attache à résister à la marchandisation du livre et défend l’exception culturelle, la pluralité et la diversité face à la concentration croissante de l’édition et de la distribution dans des groupes industriels et financiers, et face à l’arrivée de géants mondiaux du numérique dans la chaîne du livre.

Elle rassemble plus de 250 éditeurs indépendants et organise depuis 2008 un salon, rendez-vous incontournable de l'édition indépendante.

 


 

 


 

Du 8 au 10 mars 2019 - Palais de la Femme

Le salon revient pour une deuxième édition au Palais de la Femme, cette magnifique salle qui se prête parfaitement aux événements d’exception. Découvrez le livre autrement !

Depuis sa création en 2002, l’association l’autrelivre s’attache à résister à la marchandisation du livre et défend l’exception culturelle, la pluralité et la diversité face à la concentration croissante de l’édition et de la distribution dans des groupes industriels et financiers, et face à l’arrivée de géants mondiaux du numérique dans la chaîne du livre.Cette situation, les éditeurs indépendants la vivent chaque jour, tout en résistant pour assurer leur survie—et, par-delà, la survie de la littérature et de la création.Cette résistance, les éditeurs indépendants ont estimé que, tout en conservant chacun ses particularités, sa personnalité, sa différence, ils seraient mieux à même de l’assurer en se regroupant dans l’association l’autrelivre.

L’association a organisé les états généraux de l’édition indépendante, et entrepris des actions, parfois en concertation avec des groupements de libraires, d’auteurs, pour défendre le prix unique du livre, un tarif postal spécial livre, etc. l’autre LIVRE regroupe aujourd’hui près de 280 éditeurs indépendants.

 

PALAIS DE LA FEMME
Du 8 au 10 mars 2019 

94 rue de Charonne, 75011 - M° Charonne (9)
Ven. 14h à 20h - Sam. 11h à 20h - Dim. de 11h à 19h - Entrée libre

 


 

 

 

 

 

 

« Ce salon met en valeur une édition alternative, plurielle et créative : l’édition indépendante. »

 


 

édition du 15.02.2019


 


 

26.09.2018

Tribune - Salon L'autre livre - éditeurs indépendants salon - vraie bibliodiversité éditeurs

 

Du 16 au 18 novembre se déroulera le salon l’autre LIVRE, réunissant des éditeurs indépendants – depuis maintenant seize années. Un instant de partage qui « cultive la bibliodiversité » et une réflexion profonde sur la société. 

 

Alain Gorius, président de l’association des éditeurs indépendants, démontre, dans un texte diffusé par ActuaLitté, tout l’enjeu de cette manifestation.

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Dans le n° 112 de la revue Brèves

 

 

 


 

RADIO RCJ : Être indépendant aujourd'hui

Diffusé en direct le 29 mai 2018

Invités : Philippe Magnani, président d'EDITindé, Gilles Rozier, fondateur et directeur des éditions de l'antilope, Viginie Symaniec, editions ver à soie et Berangère Pont, l'Ire des marges

 


 

Clara Calvet (poète) et Françoise Favretto (Atelier de l'agneau), interviewées sur le stand de l'autre LIVRE à la librairie éphémère de la mairie du Ve arrondissement (24 mai 2018)

 

 


 

Quartier du livre à Paris : «Les gens cherchent ici ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs»

Le Parisien du 22 mai 2018

A partir de mercredi, le festival Quartier du Livre se tient dans le Ve arrondissement. Un événement littéraire idéal pour découvrir des auteurs méconnus.

« On a bien besoin de festivals comme ça, explique Françoise Favretto. Il y a d’autres événements, comme le Salon du livre à Porte de Versailles, mais nous, les petits éditeurs, on est perdus dans la masse là-bas. » 

Cette directrice de la maison d’édition spécialisée dans la poésie, l’Atelier de l’agneau sera présente, pour cette quatrième édition du festival Quartier du Livre, organisé dans le Quartier latin (Ve), afin de faire découvrir ses auteurs au grand public.

250 événements en une semaine

« On voit toujours un peu les mêmes écrivains, ceux portés par des grandes boîtes d’édition, qui font le tour des plateaux télé et des radios, assure-t-elle. Ici, le lecteur prend plaisir à découvrir par lui-même des livres, sans qu’on lui dise ce qu’il doit lire. »

Pendant une semaine, près de 250 événements sont ainsi organisés, dans les librairies, les rues ou encore les bibliothèques de l’arrondissement pour réunir les passionnés de lecture. Plus de 130 écrivains seront ainsi présents. Un festival à part, où parfois, « on sort de la page », pour écouter un texte déclamé au détour d’une balade littéraire.

Si le parrain de cette 4e édition est David Foenkinos, l’auteur de romans à succès, l’objectif de ce festival reste avant tout de « sortir des sentiers battus », selon l’association L’Autre Livre associée à l’organisation.

 

Des genres littéraires moins représentés

« Une vingtaine de maisons d’édition indépendantes seront présentes, souligne Marc Vieillard, de l’association L’Autre Livre. C’est une ouverture vers d’autres univers littéraires, les gens viennent chercher ici ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. »

Cet écrivain égrène alors les différents types d’ouvrages présentés lors de l’événement : des livres pour enfants, de la philosophie, de la poésie, « sous-représentée dans les grandes maisons d’édition, car c’est moins vendeur » ou encore des livres d’artistes « qui mélangent poèmes et peinture ». En 2017, près de 20 000 visiteurs avaient été comptabilisés dans tout le quartier Latin, à l’occasion de la précédente édition du festival, « et on en attend plus cette année ! ».

Du 23 au 30 mai dans le quartier Latin. Entrée libre. Pour plus d’informations sur le programme : https ://quartierdulivre.fr

 


 

     Édition, investigation  et débat d'idées

 

L’Autre livre : le salon anti-marchandisation

En même temps que Livre Paris, s’est tenu au Palais de la Femme à Paris le Salon de l’Autre livre, organisée par l’association internationale d’éditeurs indépendants du même nom.

Du 16 au 18 mars, l’Autre livre a donc été le off de la grande manifestation commerciale qui se tenait Porte de Versailles, pour faire entendre « une autre logique que celle de la marchandisation ».

Les explications et le plaidoyer d’Alain Gorius, président de l'autre LIVRE, pour une politique en faveur de l’édition indépendante.

 

 


 

Michel Puche

 

Au palais de la Femme, à Paris, en même temps que Livre Paris, la première édition de l'autre SALON a réuni, du 16 au 18 mars, une centaine de petits éditeurs indépendants.

Une centaine de petits éditeurs indépendants se sont retrouvés du 16 au 18 mars, au palais de la Femme, à Paris, pour la première édition de L'Autre Salon, une manifestation organisée par l'association L'Autre Livre. L'initiative était d'autant plus attendue que ce nouveau rendez-vous se déroulait en même temps que Livre Paris, au rez-de-chaussée de l'immeuble de l'Armée du salut, rue de Charonne.

Parmi les maisons présentes, on notait la présence de al Manar, Claire Paulhan, La Délirante, Lunatique ou Le Vampire actif. Dès l'ouverture, vendredi, « le public était au rendez-vous, dans un lieu agréable et une très bonne ambiance », se félicitait Jean-Charles Domens, des éditions Domens, à Pézenas (Hérault).

 

Amitié et solidarité

Dimanche après-midi, Hugues Beesau, directeur de la maison Le Vampire actif, à Lyon, qui présentait notamment une de ses nouveautés (L'Enfer de Verdun, de Félicien Champsaur), jugeait cette première « très positive » et se disait prêt à revenir l'an prochain. Aux éditions du Paquebot, spécialisée dans la poésie et installée à Paris, Martine Lemire ne boudait pas son plaisir d'être là et insistait sur « les rapports d'amitié et de solidarité » qui unissent les petits éditeurs présents.

Certains, comme Claire Paulhan, se sont partagés, le temps du week-end, entre la Porte de Versailles et le Palais de la Femme. « Mais ce n'est pas du tout le même public », précise l'éditrice. Des éditeurs étrangers étaient aussi présents, belges et suisses.

Discrets sur leurs ventes, ces petits éditeurs, dont certains sont des familiers du salon de l'autre LIVRE, organisé aux Blancs Manteaux, dans le Marais, à l'automne, semblent unanimes pour dire au moins leur plaisir de se retrouver dans ce nouveau lieu. Alain Gorius, président de la manifestation (éditions Al Manar), est désormais assuré, fort du succès de cette première, d'y revenir l'an prochain et à la même période. Restera à fixer une date. Encore une fois en même temps que Livre Paris ? Cela reste à débattre, mais en « off Versailles », assurément.

 

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Michel Puche

 

L'Autre Salon se positionne en « off Versailles»

Au Palais de la Femme, Paris 11".

Du 16 au 18 mars.

L'autre SALON sera la manifestation de printemps de l'association l'autre LIVRE, qui organise déjà en novembre depuis 2008 à la halle des Blancs-Manteaux, à Paris, le salon L'Autre Livre, ou Salon international de l'édition indépendante. « Nous ne pouvons plus accueillir tous nos adhérents aux Blancs-Manteaux », explique Alain Gorius, président de L'Autre Livre, et directeur des éditions Al Manar. C'est pourquoi nous lançons un deuxième salon, au palais de la Femme, rue de Charonne, et tous ceux qui n'ont pas pu participer au salon de novembre y seront prioritaires. »

Pour cette première, l'autre SALON se présentera comme une version allégée de l'autre LIVRE, sans conférences ni lectures. Les tarifs sont simplifiés aussi. avec deux modules proposés: une table (1.80 m) à 200 euros, deux tables (3,60 m) à 400 euros. 80 % du linéaire est déjà réservé. Le piquant de cette initiative, c'est la date de programmation : en même temps que Livre Paris 2018. Les organisateurs de l'autre SALON avaient, longtemps à l'avance, réservé le palais de la Femme, pensant se positionner une semaine avant Livre Paris, qui cette année se déroulera plus tôt, en mars. De ce « hasard du calendrier » (sic), l'autre SALON, gratuit pour le public, tire aujourd'hui un élément fort de promotion, et la manifestation se positionne comme le «off Versailles », avec un argumentaire résolument anti-Reed Expo.

 

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Edition. Les éditeurs indépendants créent leur propre salon à Paris

Après 20 ans au Salon du livre de Paris, l'association l'Autre livre, dont le président d'honneur, Gérard Cherbonnier est installé aux Garennes-sur-Loire (Maine-et-Loire), dit stop à ses coûts exorbitants et crée son salon.

Son nom est d'une simplicité confondante : l'Autre salon du livre de Paris. Un nom comme un pied de nez pour ce contre salon !

Au fil des années, le monde des éditeurs indépendants n'y trouvait plus son compte, au sens propre comme au figuré. Les contraintes financières du Salon du livre, organisé par Reed exposition, sous l'égide du syndicat national de l'édition, n'étaient plus supportables.

Gérard Cherbonnier, vient de Saint-Jean-des-Mauvrets. Il est membre fondateur et président d'honneur de l'association l'Autre livre. « L'édition indépendante a servi progressivement de faire-valoir à ce salon, tout en augmentant les tarifs des stands et en réduisant leur superficie pour les petites structures éditoriales. Et, surtout, il ne reste plus aucune place médiatique pour le pluralisme éditorial que nous représentons. », précise-t-il, amer.

Émancipation

Il est vrai que, sur les 300 éditeurs présents à ce Salon du livre, le tiers d'entre eux était indépendant et fédéré dans l'association l'Autre livreCelle-ci organise, depuis 2008, au mois de novembre, un salon international de l'édition indépendante, qui ne permet plus d'accueillir tous ses adhérents.

Le savoir-faire acquis dans l'organisation de cette manifestation a émancipé l'association de la tutelle de Reed exposition, pour aller s'installer au Palais de la Femme, à Paris.

La seule date libre dans ce nouveau lieu positionnait la tenue de L'Autre salon du livre une semaine avant le Salon du livre ! Sauf que ce dernier a été avancé d'une semaine. Ce qui créé une confusion des deux salons.

Et le patron du Petit Pavé d'enfoncer le clou : « Le Salon du livre de Paris ne peut exister que grâce aux subventions publiques et aux achats d'espaces par les régions, les ministères ou autres institutions. L'Autre salon du livre, lui, ne reçoit aucune subvention de collectivités ou institutions. »

Puis, il souligne d'un ultime argument les points forts de l'Autre salon du livre, si vertueux : « Outre la bibliodiversité qu'on peut y trouver, c'est la gratuité de son entrée, par rapport aux tarifs de 8 € à 29 € pour un accès au Salon du livre. »

Du vendredi 16 au dimanche 18 mars, l'Autre salon du livre de Paris, au Palais de la Femme, 94, rue de Charonne, Paris 11e. Entrée gratuite.

Une association d'éditeurs indépendants

Créée en 2003, l'association L'Autre livre fédère, en 2018, plus de 200 maisons d'éditions indépendantes de France, mais aussi de pays francophones. Elle défend l'exception culturelle, la pluralité et la diversité.

Face à la concentration croissante et à l'arrivée de l'industrie informatique dans la chaîne du livre, elle entend résister en mutualisant ses moyens, avec l'esprit syndical de ses fondateurs. En 2012, devant l'absence de prise en compte de ses particularités par son syndicat national de l'édition, l'association est devenue unealternative pour les indépendants qui n'adhèrent plus au syndicat national de l'édition.

Contact : www.lautrelivre.fr

 


 

 

Claire Chouraqui

 

Bien plus qu'une librairie ! 

l’autre LIVRE, la librairie des éditeurs indépendants

C'est en 2003 que l'association L'Autre Livre voit le jour, dans l'objectif de défendre l'exception culturelle face à la mondialisation de l'industrie du livre. Elle réunit aujourd'hui plus de 150 éditeurs indépendants et leurs 400 écrivains. Tous se réunissent pour multiplier leurs forces et protéger leur singularité et la diversité culturelle. L'Autre Livre a aussi pour vocation de sensibiliser le public à la situation actuelle du monde du livre et de solliciter leur aide grâce à un salon, tenus chaque année sur 3 jours, qui met en avant le pluralisme culturel et réunit toutes les personnes touchées de près ou de loin, professionnels ou non, par cette cause.

La caverne d'alibaba des livres rares

Qui dit éditeurs indépendants dit petites trouvailles superbes ! On trouve ici des ouvrages qu'on ne voit rarement ailleurs. Les passionnés des belles lettres liront ici entre les lignes : bien plus qu'une librairie, cet espace est aussi un lieu de rencontres et d'échanges avec des auteurs menant une véritable lutte culturelle et littéraire.

Budget moyen

Pour tous les budgets.

 

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Les petits éditeurs en quête de visibilité 

25/11/2013 Fanny Taillandier

Le succès de ce salon organisé par l’association L’Autre livre reflète le dynamisme des petites structures éditoriales. « L’association s’est créée sur un modèle syndical, même si c’est avant tout pour le salon que les éditeurs adhèrent,explique Juliette Combes-Latour. Elle a été à la fois le miroir et le catalyseur du boum de créativité des petits éditeurs dans les dix dernières années, ce qui a mené à l’organisation d’états généraux de l’édition indépendante, en 2005 et 2008. »

Il s’agit de contrer l’action envahissante des grands groupes internationaux en proposant des outils et ressources aux éditeurs adhérents et de soutenir la « bibliodiversité ». « Ce qu’on voit au salon de l’édition indépendante, se réjouit Stéfani de Loppinot, ce sont des livres d’une variété impressionnante, tant par le format que sur le fond. Cela ne ressemble pas à l’image qu’on se fait d’une librairie.»

Travail d’illustration, de reliure, de traduction, de réédition… Les petits éditeurs sont des bibliophiles avant d’être des marchands. Les visiteurs du Salon du livre de Colmar pouvaient aussi le découvrir les 23 et 24 novembre dans « L’autre salon », un espace entièrement dédié à la microédition depuis trois ans. Définie par la pratique de tirages limités, n’excédant pas 2000 exemplaires, la microédition est souvent le lieu d’un travail de création important sur l’objet livre. De la sérigraphie à la BD, le fond et la forme sont traités comme une œuvre unique. Bien loin des formats Epub et de la vente en ligne.

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l’autre LIVRE, côté revues…

14/11/2016 Léo Byne

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          l’autre LIVRE s’offre une librairie

          11/12/2015 Cécile Charonnat Lire l'article

 


 

l’autre LIVRE : les éditeurs indépendants ouvrent leur librairie à Paris

02/12/2015 Julie Torterolo

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07/11/2016 Laurence Ducournau

 


 

12/10/2016

 


 

Salon entièrement consacré à l’édition indépendante, L’autre livre s’ouvrira aux Blancs Manteaux mi-novembre. Alain Gorius, Président de l'autre LIVRE, signe un éditorial intitulé « De nouveaux défis », présentant cette prochaine édition.

06/10/2016 Victor De Sepausy

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l’autre LIVRE, le salon de l'édition indépendante, revient en 2016

06/10/2016 Pierre Georges

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04/11/2017 Denis

"Le salon de l’Autre Livre, devenu depuis quelques années « le salon international de l’édition indépendante », est aussi l’un des rendez-vous incontournables d’échanges entre les éditeurs indépendants : sur leur situation, celle du livre, de la lecture et de la marchandisation des biens culturels.

Ce salon permet aux lecteurs de découvrir, sur 1000 m² au cœur de Paris, les livres d’éditeurs français ou étrangers dont la production originale contribue activement à la « bibliodiversité ».
Vous pourrez rencontrer des centaines d’auteurs en dédicace, tous genres confondus : jeunesse, essais, nouvelles, poésie, témoignage, romans...
Rencontres, échanges, débats, découvrez les éditeurs et leur stand."

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            11/11/2016

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"Les éditeurs indépendant sont une des conditions à l'existence de la liberté d'expression par un moyen d'expression qui reste le meilleur outil de la réflexion et du débat intellectuel : le livre."

12/11/2016

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