l'autre LIVRE

Essais

Tisser

Tisser

de Jean-Luc RAHARIMANANA

Récit (MÉMOIRE D'ENCRIER) | Paru le 08/04/2021 | 14,00 €

Tisser les mémoires. Tisser les vies. Tisser l'utopie.

Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l’Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l’humanité.

Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu’à l’âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s’engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

Thermodynamique de l’évolution

Thermodynamique de l’évolution

de François RODDIER

CURIEUX PAR NATURE (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 30/03/2021 | 19,00 €

Ils ne sont pas nombreux les livres qui nous donnent la vie. Celui-ci en est un. Il nous donne la vie parce qu’il va nous permettre d’éclairer l’avenir de l’humanité, si celle-ci veut survivre. Pour son auteur, le savant François Roddier, « Ce livre adresse un message aux générations actuelles et futures. L’Histoire montre que chaque fois qu’une société est en crise, elle cherche des coupables et désigne des boucs émissaires. Ce livre désigne le vrai coupable?: les lois de la mécanique statistique contre lesquelles nous sommes individuellement impuissants. Howard Bloom parle d’un principe de Lucifer sans savoir qu’il s’agit des principes fondamentaux de la thermodynamique. Nos souffrances sont dues à l’entropie liée à notre méconnaissance des lois de l’univers. Lorsque ces lois seront universellement reconnues et comprises, cette entropie aura été évacuée. L’humanité sera enfin capable de prendre en charge son destin et d’atténuer ses souffrances. »
Ce livre n’est pas facile à lire. Pourtant, il est génial?: il nous donne l’intelligence de comprendre une myriade de choses dont le sens nous échappait. Nous comprenons même de façon intuitive ce que nous ne comprenons pas. C’est jubilatoire.
Certes, on peut continuer à vivre sans avoir lu ce livre qui pourtant ne donne pas de réponses toutes faites. Il faut alors accepter de souffrir en se demandant où va l’humanité. Certes, ce livre fait partie du débat entre savants qu’ils soient physiciens, biologistes ou sociologues. Mais l’avenir de l’humanité appartient à tous et nous avons le devoir de nous mêler de nos affaires. Comme tous les livres qui nous donnent la vie, celui-ci exige une petite révolution qui dérange les habitudes, les certitudes, les aveuglements, les chapelles. Mais quel bonheur de sortir à la lumière en regardant les choses sous un autre angle.

Abandon

Abandon

de Joanna POCOCK

Récit (MÉMOIRE D'ENCRIER) | Paru le 18/03/2021 | 22,00 €

Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c’est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d’évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, nous abandonner à l’essence qui est au centre de notre être.
 

Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l’Amérique indomptée et ses paysages sauvages. A l'aube de la cinquantaine, l’auteure Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l’imaginaire frontalier de l’Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe… Consciente de ce que l’humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l’écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c’est que vivre. En restituant l’Amérique dans sa démesure, Abandon aide à respirer.

Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création liittéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

Blanche

Blanche

de Catherine BLONDEAU

Récit (MÉMOIRE D'ENCRIER) | Paru le 04/03/2021 | 19,00 €

Blanche est l’histoire d’une femme qui découvre un jour qu’elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu’on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s’interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu’il va ? Elle arpente l’univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d’humanité.

Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige un théâtre. En 2019, elle a publié chez Mémoire d’encrier son premier roman Débutants.

Kaléidoscopique Brenda Blethyn

Kaléidoscopique Brenda Blethyn

de Catherine Renée LEBOULEUX

calisto-235 (CALISTO-235) | Paru le 21/11/2020 | 20,00 €

Catherine Renée Lebouleux nous fait découvrir ou redécouvrir l’étonnante filmographie de l’actrice anglaise Brenda Blethyn, l’inoubliable Cynthia Purley dans le film de Mike Leigh, Secrets et mensonges, qui lui valut le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes en 1996. Depuis les tous premiers rôles de l’actrice pour le cinéma, avant qu’elle incarne Vera Stanhope dans la série télévisée britannique Vera (diffusée sur France 3 sous le titre Les Enquêtes de Vera) et lui donne son imposante stature télévisuelle, nous déambulons à travers une carrière cinématographique riche, éclectique et dense. L’autrice nous permet d’en apprécier la peu conventionnelle spécificité et de mettre en perspective le travail de l’actrice dans ses rapports aux oeuvres et aux personnages.

Chef de projet pour calisto-235, association culturelle et artistique qu’elle fonde en 2007, Catherine Renée Lebouleux partage son temps entre recherche, écriture et médiation culturelle. Titulaire d’un Master Recherche en « cultures, humanités et sciences des sociétés », Catherine Renée Lebouleux est l’autrice de plusieurs articles et ouvrages.
De 2008 à 2017, au sein de calisto-235, elle crée et dirige le festival « NOMADE, musiques en liberté ».
Elle s’est engagée dernièrement dans un projet éco-durable alliant protection de la biodiversité et action culturelle en Charente maritime (Azienda La Callisto).

Avant sa formation d’acteur à la London Academy of Music and Dramatic Art, Ian Ricketts a acquis une expérience marquante en agro-foresterie. Il enseigne en marge de son métier d’acteur dans de nombreuses universités en Angleterre et aux États-Unis (Portland, Oklahoma). Il enseigne principalement à la Guildford School of Acting de l'Université du Surrey. Dans la pratique théâtrale, il attache une importance particulière à la reconnaissance de l'être sensoriel dans sa capacité à percevoir le monde de façon irrationnelle.

La douceur de l'anisette

La douceur de l'anisette

de Rosa CORTéS

D'un espace, l'autre (CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE) | Paru le 12/11/2020 | 17,00 €

C’est au temps de la Toussaint rouge et bien après la défaite des Républicains espagnols que se situe l’intrigue de ce livre. L’héroïne, une adolescente qui a suivi ses parents dans leur exil vers l’Algérie, raconte les péripéties qui ont jalonné sa vie, et celle de sa famille, durant les années cinquante. Voguant entre exaltations de la jeunesse et découvertes multiples, elle nous entraîne dans un Alger illuminé de mille soleils qui, pourtant, n’éteignent pas l’écho des drames à venir.

Cette tranche de vie et d’Histoire, qui va de 1956 à 1962, mêlée aux évènements décisifs et sanglants qui secouent le pays, nous est relatée par l’adolescente dans un récit drôle et poignant à la fois, servi par une écriture passionnée qui éclaire aussi bien la chute et la désespérance d’un peuple que l’émergence et les espoirs impatients de l’autre.

L’après-midi, je me réfugiais sous la tonnelle sur une chaise en fer ouvragé posée devant une table ronde aux pieds en esses. Tout était peint en vert et s’harmonisait étrangement avec la pâleur violacée des grappes de glycine qui croulaient de tous côtés quand elles fleurissaient. Ma mère s’inquiétait des abeilles par l’odeur alléchées mais mon père la rassurait. Et moi je m’immergeais sous la fraîcheur capiteuse de cet abri qui me paraissait idéal pour la lecture et la méditation. Je devenais une sève palpitante dans les lourdes senteurs vespérales.

Leçons d'indifférence

Leçons d'indifférence

de Nancy HUSTON

MAIN DE FEMME (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 20/09/2020 | 10,00 €

Chaque jour de notre vie, sans s’en douter, nous prenons des leçons d’indifférence. Pourquoi les massacres d’hier et d’aujourd’hui ne nous touchent-ils si souvent que de loin, et même de très loin ? Quelle est la nature de cette « empathie suspendue » qui, nous paralysant, peut nous rendre complices voire acteurs des pires horreurs ? Dans cet essai, bourgeon inattendu du roman qu’elle a consacré à la fabrication du « monstre » Pol Pot (Lèvres de pierre, 2018), Nancy Huston nous invite à réfléchir aux mécanismes qui favorisent la cruauté humaine et à ceux pour s’en sortir !…

0,03 % ! Pour une transformation du mouvement humanitaire international

0,03 % ! Pour une transformation du mouvement humanitaire international

de Pierre MICHELETTI

CURIEUX PAR NATURE (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 15/09/2020 | 19,00 €

Une très large proportion de l’action humanitaire est consacrée à des zones de conflit. Chaque année, sur tous les continents, entre 100 et 200 millions de personnes dépendent d’une aide extérieure vitale pour leur survie.

La solidarité internationale d’urgence se déploie au nom du principe fondamental d’une commune humanité entre les aidants et les aidés. Elle se débat pourtant face à des difficultés qui l’exposent à la paralysie. Elle n’arrive pas à réunir les ressources financières annuelles qu’il conviendrait de mobiliser. Les équipes sont confrontées à la suspicion voire à la violence des belligérants. Les lois antiterroristes ne tiennent pas compte des réalités auxquelles sont confrontés les humanitaires, et alimentent leur insécurité.

Après avoir démêlé l’écheveau complexe des différents acteurs, puis analysé les ambiguïtés qui hypothèquent désormais la démarche humanitaire, Pierre Micheletti dresse une liste de 10 propositions pour préserver une capacité à agir et éviter le risque d’instrumentalisation par les grandes puissances.

Dans le sillage de la pandémie Covid-19, et de ses graves effets sur la situation économique mondiale, la première de ces propositions concerne un changement radical dans le financement des secours. Un chiffre la résume, qui donne son titre à cet essai : 0,03 %…

L'homme n'est grand que dans la paix - Il faut tuer la guerre

L'homme n'est grand que dans la paix - Il faut tuer la guerre

de CHEIK OUMAR SISSOKO

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 07/08/2020 | 5,00 €

L’homme n’est grand que dans la paix. Il faut tuer la guerre ! *

 

Salif KEITA (Extrait de la préface) :

    [...] Parce qu’il est difficile voire impossible pour quiconque aime son pays et son Peuple de se taire devant tant d'humiliations, tant de crimes et de mensonges de la classe politique et de l'armée française sur notre sol. Il est tout aussi difficile de se taire devant l'abandon de souveraineté de l’État du Mali et le mutisme de la classe politique malienne.
    [...] Pour me discréditer, une campagne orchestrée par les Autorités françaises tente de faire croire aux opinions publiques que je suis anti-français et travaille à propager ce sentiment au Mali et au Sahel. Quelle allégation fallacieuse! Les faits sont éloquents: tout mon parcours, mes liens familiaux et mon réseau relationnel montrent que, comme la quasi-totalité des Maliens, je ne suis pas anti-français et ne l’ai jamais été. Il est de notoriété publique que mes enfants sont Français et que beaucoup de Français aussi comptent parmi mes meilleurs amis.
    [...] Nos États sont mis sous tutelle, vassalisés. Nos dirigeants, dociles, béni-oui-oui, se mettent à plat ventre devant la France et les autres puissances étrangères alliées dans cette entreprise de recolonisation sauvage.

 

Cheick Oumar SISSOKO :

    [...] Comment nous en sommes arrivés là ? nous Peuples du Sahel à l’histoire pétrie des valeurs de solidarité, d’amour, de tolérance et de respect de notre riche diversité culturelle. Elle nous taraude tellement l’esprit, cette question, que nous n’en dormons plus. En fait nous sommes désemparés de ne pas pouvoir imaginer des solutions de sortie de crise. Terrible situation !
    [...] en plus des certitudes déjà établies sur l’existence et l’immensité de richesses du sous-sol sahélien et saharien, dont certaines sont connues depuis la période coloniale, les nouvelles technologies révèlent que tout notre territoire national possède un sous-sol aux potentialités minières, hydrauliques énormes, fabuleuses que la France convoite et qu’elle ne veut pas céder aux autres pays très présents au Mali : la Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil, la Turquie et l’Afrique du Sud, pays émergents aux dents tout aussi longues pour dépecer nos pays. Ne céder ni les terres, ni les marchés, ni les produits du sous-sol, ni l’immense étendue d’eau douce sous le Sahara et encore moins la base stratégique de Tessalit, qui permet de contrôler les routes maritimes des mers et océans autour de l’Afrique, plus d’autres régions riches de ce continent comme l’Afrique centrale, voilà les objectifs de la France néocoloniale et du capital financier international en perte de vitesse [...]
    [...] Au 19e Siècle, le développement du capitalisme avait eu ses exigences: trouver, après la traite négrière, des marchés et des matières premières. La mission «civilisatrice» de l’Europe et de l’Église, argument fallacieux pour tromper leur opinion publique, a conduit dans le feu et le sang la politique de colonisation de nos terres. Au 21e Siècle, le déclin des anciens empires coloniaux a aussi ses exigences: maintenir en Afrique, devenue le coffre-fort du monde de par ses potentialités, leurs « PROPRIÉTÉS DE FAIT », et dessiner une nouvelle géopolitique. La nouvelle mission, cette fois «humanitaire», est en train de conduire, comme la première mission, dans le feu et le sang leur politique de recolonisation qui passe par la stratégie du chaos mise en place depuis la fin du 20e siècle. [...]
    [...] Le Peuple du Mali, mobilisé partout, et debout sur les remparts, peut et doit:

a) Faire la mise en demeure à la France, aux Nations unies, au Qatar, à la Mauritanie et à l’Algérie devenue amnésique, d’arrêter leurs jeux de soutien aux rebelles qui font corps avec Iyad Ag Ali, et ils le savent.

b) Exiger la transparence sur les dépenses militaires, les équipements militaires, les recrutements de soldats. La Société civile et l’Assemblée Nationale doivent y veiller.

c) Exiger la révision sur le territoire Malien de l’Accord d’Alger, le désarmement et le cantonnement des rebelles, et, bien sûr, la révision du Traité de coopération en matière de défense avec la France. Nous avons certes besoin d’aide et de soutien militaire, mais nous n’avons pas besoin des bases militaires étrangères sur notre sol. Nous avons un État qui doit s’assumer. [...]
    
    Dans la lettre ouverte Cheick Oumar Sissoko mentionne une autre figure importante de l’Histoire de l’Indépendance du Mali : Modibo Keita qui déclarait le 21 août 1964, lors d’une conférence de presse : « Nous sommes persuadés que ce qui sera mortel pour l’Afrique, donc pour nous tous, ce sera le développement de l’intervention étrangère. Or, nous savons qu’aucun peuple ne peut accepter d’être humilié, de se sentir chaque fois sous la domination d’une puissance étrangère, d’un autre peuple. C’est le cas actuel du Congo. Personnellement, je dois vous dire que je suis très inquiet de cette situation, non seulement pour le Congo lui-même, mais aussi pour les États voisins et plus tard pour nous tous ».


Cheick Oumar Sissoko s’adressait à Emmanuel Macron dans une lettre le 8 déc. 2019

Monsieur le Président de la République française,
    Vous vous offusquez des voix africaines qui s’élèvent contre votre État dans la partition qu’il joue dans la tragédie que les populations du Sahel vivent. Vous exigez de vos homologues africains qu’ils fassent taire ces voix, au moment où l’expression plurielle des Français se fait entendre dans vos rues contre votre politique. Cette liberté chèrement acquise par le Peuple de France vous contraint au dialogue avec la société civile. La société civile africaine selon votre philosophie de ce continent ne mérite que la chicotte comme sous le colonialisme. [...]
    [...] Les dirigeants français et européens manquent-ils de vision et d’intelligence? Ils ne comprennent toujours pas le mieux qu’ils peuvent tirer de bonnes relations avec notre continent assurément le plus riche et le plus proche de vous par la culture et la distance. Vous avez les finances, la science et les technologies dont nous avons besoin. Nous avons les ressources humaines (70% de nos populations ont moins de 35ans), la terre, l’eau et d’énormes potentialités dans le sous-sol toutes choses qui font de notre continent le coffre-fort du monde
Comment ne pouvons-nous pas coopérer dans des échanges mutuellement avantageux et dans le respect de l’un et de l’autre. Nous ne sommes plus en 1885. [...]

 

de Jean Ziegler (Extrait de la postface) :

    [...] Cheick Oumar Sissoko fut un des leaders majeurs de l’insurrection populaire des journées de mars 1991 qui renversa le régime dictatorial du Général Moussa Traoré et permit l’avènement de la démocratie au Mali. C’est lui qui prit alors l’énorme risque physique de filmer avec une équipe de cameramen les événements émaillés de massacres perpétrés par le pouvoir. Il réunit les associations et organisations démocratiques à la Bourse du Travail à Bamako (le vendredi 22 mars à 12h ) pour créer un front uni afin de faire face collectivement et avec efficacité à la répression sanglante. Son initiative aboutit à la création de la « Coordination des Associations et Organisations démocratiques », qui devint, par la suite, la composante essentielle du CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple), l’organe dirigeant du Mali jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions suite aux élections libres et démocratiques tenues en juin 1992. [...]
    [...] Cheick Oumar Sissoko nous adresse dans la Lettre un message de colère mais à la manière d’un homme d’État. Je m’y retrouve dans ce cri comme son frère de l’âme. Il persévère et continue de défendre contre vents et marrées l’idée de démocratie, les principes régulateurs de la véritable république et les droits de l’homme malgré l’expérience amère de l’histoire, parsemée de crimes, de racisme, de mensonges, de duperies politiques, de cynismes et de brutalités. [...]
    [...] Dans ces conditions les pays africains souverains au sous-sol richissime, pourraient faire jouer la concurrence et ne vendre leurs matières premières qu’aux plus offrants. C’est pourquoi, la France, l'Europe et son allié les USA estiment qu’ils doivent utiliser la violence armée pour se repositionner dans leurs anciennes zones d’influence et en acquérir de nouvelles afin d’en contrôler l'accès, décider des conditions d’exploitation et s’offrir des marchés préférentiels et des situations de rente garanties
    Pour les Africains démocrates, ce sont des opérations de reconquête coloniale et des agressions néocolonialistes aux conséquences dévastatrices. [...]


* Co-édition : Éditions EBENA, Éditions À plus d’un titre, Éditions du MANDÉ.
avec le soutien de :
Écosociété,  Éditions Yves Michel,  Éditions HOP-FROG,  % attac, afrique-europe-interact (ae act) et Forum Civique Européen.

Le pain, le levain et les gènes

Le pain, le levain et les gènes

de François RODDIER

CURIEUX PAR NATURE (EDITIONS PAROLE - GROUPE ALTERMONDO) | Paru le 15/07/2020 | 13,00 €

Il est rare qu’un livre arrange mille fois plus qu’il ne dérange. Si Le pain, le levain et les gènes peut bousculer certains dans leurs certitudes sur l’alimentation, le pain, le gluten, la décroissance, l’évolution, il nous apprend plein de choses que nous aurions rêvé de savoir plus tôt. À partir de ses problèmes personnels de santé, le savant François Roddier nous apprend comment l’humanité a réussi à domestiquer les céréales en neutralisant les poisons que celles-ci fabriquent pour se défendre. Pour expliquer le rapport qui existe entre alimentation et santé, il nous fait remonter aux origines de l’humanité. Puis, il nous entraîne sur une approche de l’évolution de l’univers tout à fait innovante. Passant des gènes aux « mèmes », il nous fait découvrir que notre société humaine s’inscrit dans une loi de la thermodynamique qui l’amène à disperser de plus en plus d’énergie. Il pense qu’elle est vouée à disparaître si une espèce « mémétique » nouvelle ne prend pas conscience de la nécessité de réduire ses dépenses d’énergie à l’échelle de la planète. 

Comme un vrai cadeau ne vient jamais seul, François Roddier nous livre ses recettes de levain et de pain pour tous ceux qui n’ont pas encore muté et qui souffrent des céréales à gluten. Des recettes que l’on a immédiatement envie de partager avec ceux que l’on aime.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10