l'autre LIVRE

Poésie

Chiens de lune

Chiens de lune

de Marc GRATAS

Recueil de poésie (ENVOLÉMOI ÉDITIONS) | Paru le 26/07/2021 | 12,00 €

Marc Gratas écrit comme il est, avec discrétion et élégance, avec la permanence d’esprit du temps et du sensible. Chacun de ses poèmes est à la fois une fin et son éclosion, le verbe et son silence, un regard et son émotion révélée, un élan et le fruit achevé d’une méditation.

Avec lui, les mots prennent corps dans l’humilité et la précision du langage, pour «ne pas obvier à ce qui advient».

Ici, entre les vers, des interrogations essentielles affleurent, dévoilées par la quiétude de l’effacement, la lumière des objets, le vertige du quotidien.

Là, le clair-obscur, le seuil de la nuit et les Chiens de lune appellent notre conscience de l’aube, et cristallisent l’instant fragile qui nous habite.

En réalité, Marc Gratas va au-delà du geste d’écriture poétique, il vit les mots et voyage sur le papier à la recherche de ce qui fait sens en nous, parfois même jusqu’au toucher de l’âme.

V. Gabralga

 

"On reconnaît le poète à la rareté de sa parole. Non seulement il n’est pas bavard, mais ce qu’il écrit est clairsemé. On est dans l’inouï. Marc Gratas est cet individu devenu introuvable, un poète." Amélie Nothomb

Les hommes en moins

Les hommes en moins

de Pascal TÉDES

Théâtre (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 11/06/2021 | 16,00 €

Rwanda. 7 Avril-17 juillet 1994. Trois mois de génocide des Tutsis. Plus tard, la justice rwandaise instituera des commissions de justice et de réconciliation à la suite desquelles les meurtiers reviendront au village...
C’est à ce moment que se situe la pièce de Pascal Tédes. « Les hommes en moins » traite de cette insupportable situation où les autorités appellent au pardon et où bourreaux et victimes doivent faire front commun à la reconstruction d’une nation…
Au cœur de la question, une figure magnifique de femme, restée debout malgré les atrocités : « La peur c’est ce qu’on offre au vainqueur pour le remercier d’être encore vivant », lance-t-elle à la fin de la pièce.

Le dernier lointain : poèmes choisis

Le dernier lointain : poèmes choisis

de Aaron ZEITLIN

Zeitlin (EDITIONS BIBLIOTHÈQUE MEDEM) | Paru le 31/05/2021 | 20,00 €

Aaron Zeitlin (1898-1973), auteur majeur de la littérature yiddish, a écrit plus de huit cents poèmes. Dans le présent volume en sont présentés cent cinq, placés en vis-à-vis des traductions inspirées de Batia Baum.

Ils illustrent les principales facettes d’une œuvre enracinée dans la mystique juive. Érotisme cosmique, perte et reconquête de la foi, motifs de la kabbale, espoir messianique et négation de la mort sont les éléments fondamentaux de sa vision du monde où transparaît une critique, parfois très âpre, de la vie intellectuelle et spirituelle de ses contemporains. Le génocide nazi, pressenti dès les années 1930, et lors duquel Zeitlin a perdu toute sa famille, hante ses poèmes d’après-guerre.

L'étiage des bêtes

L'étiage des bêtes

de Odile FIX

Textes Courts (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 26/05/2021 | 5,00 €

Odile Fix écrit et dessine un paysage familier inondé de lumière, une lumière qui traverse les corps.

Le cheminement est incertain "on ne sait  ce qui de nous / chemine dans / l’étiage des bêtes."

L’horizon même disparaît.

Les mots sont ici de cette langue silencieuse qui questionne autant qu'elle sculpte et abreuve.

22 h du mat'

22 h du mat'

de Max ZOUIC

Poésie (LE CHAT POLAIRE) | Paru le 06/05/2021 | 12,00 €

éparpiller la peau

éparpiller la peau

de Emma FILAO

Poésie (ROSA CANINA EDITIONS) | Paru le 20/04/2021 | 22,00 €

Le recueil d'Emma Filao est une incursion par-delà l'épiderme : abandonner l'enveloppe protectrice, s'extraire de la gangue délétère pour incarner à vif, déceler sa résonance propre et celle de l'autre, devenir geste et manifester l'indicible. L'auteure érode la langue sur les aspérités du monde, sonde la perméabilité de l’apparence, avise à éparpiller la peau.

                                         toi

de quel côté de la peau es-tu

et si tes paroles s'accrochent à mes épines

comment alors n'es-tu pas sur ma peau à moi

je me retrouve dans ton oubli

tu déambules dans ma mémoire

est-elle seulement la mienne

 

qu'est-ce donc que cette vie sous le mot

                             parler

                                        se parler

comme on s'existe (...)

Désir

Désir

de COLLECTIF

Textes Courts (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 10/03/2021 | 10,00 €

Ou je coule

Ou je coule

de Christine CAILLON

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 14,00 €

« Tu me regardes avec les yeux d’un nouveau-né qui m’envisagerait pour la première fois, comme si tu découvrais notre ressemblance au travers d’une vitre : tu n’as pas l’air contente de ce que tu vois. Pourtant, la vitre est plate et tranquille : regarde de plus près. »

Dis solution, maman, dis

Dis solution, maman, dis

de Cyril LAUCOURNET

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 14,00 €

« Ma mère me dit que dans la vie l’important est de faire son trou. Que c’est le but de l’homme faire son trou. Que tout est une histoire de trou. Que l’on vient d’un trou et que l’on finit dans un trou. Elle me dit ça ma mère que tout est une histoire de trou dans la vie. Que si elle devait la résumer la vie ma mère, elle dirait ça, la vie c’est une histoire de trou. Que nous avons les humains la nécessité de le trouver notre trou. Que nous avons le devoir de le faire. Que moi aussi je devrais le faire mon trou. Qu’il sera bientôt temps que je le fasse mon trou. Qu’il sera bientôt temps que je me démène pour le faire. Que je ne pourrais pas constamment vivre ici avec elle dans son trou à ma mère. »

PQR (poèmes quotidiens rennais)

PQR (poèmes quotidiens rennais)

de Ian MONK

Présent (im)parfait (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/03/2021 | 16,00 €

« 13/10/18


Contrairement à Rennes où, comme en principe plutôt partout en
France on cherche à s’arranger de manière civilisée, quoique…
pour s’occuper de ses défunts (mettant sous le menhir
la cendre du Brave), à

Détroit, un gentil directeur de pompes funèbres proposait aux pauvres
de stocker leurs chers disparus dans un garage non réfrigéré
et surtout de faire gésir leurs bébés dans des cartons
placés dans un faux plafond »

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