l'autre LIVRE

Poésie

En corps et en corps

En corps et en corps

de Adeline YZAC

Poésie (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 18/12/2019 | 13,00 €

Adeline Yzac nous offre ici une gourmandise de la langue et du mot. Le poème est sonorité, langue parlée, entendue… celle de l’autre. Parole du corps. Les mots se croisent, se déconstruisent, donnent à entendre au-delà de…

Ephémères

Ephémères

de Annie PEREC MOSER

COUDRIER (LE) (COUDRIER (LE)) | Paru le 07/11/2019 | 18,00 €

Tout est dans la présence, le ressenti et la fidélité dans la durée.

Le souci du détail renforce la perception du vécu. L’émotion prend corps, surprise entre ouverture, discrétion, mémoire et repères symboliques. Autour de la poète s’incarne un univers personnel de proximité, de rêve, avec parfois la conviction prémonitoire que « l’incertain de la nuit fait trembler les hublots ».

(Extrait de la préface de Patrick Devaux)

 

La plume est si légère et leste à la fois qu’elle ne semble pas inscrire, mais papillonner à loisir entre les vers tressés.

Il semble que, se référant à l’antique, à des amours mythiques, l’auteure nous souffle qu’il n’est d’éternel que ce qui se renouvelle, de présent aussi prégnant qu’à l’écho d’antécédents.

La poète invoque plus qu’elle n’évoque, comme des mantras que la mémoire nous répète, ces fragments de texte qui, d’entre les vers oubliés continuent de nous parler, comme des tables tournantes, des ronds dans l’eau au ricochet des anges, l’écume que soulève une plume.

La misère est évoquée et les sorts implacables auxquels la mort seule est pitoyable. Sur cette fin, s’achève le recueil, cependant que la poète, en refusant l’anéantissement, ne veut y voir qu’une disparition à l’horizon de nouveaux proches.

(Extrait de la postface de Jean-Michel Aubevert)

Si vous croyez que l'amour a donné son dernier baiser

Si vous croyez que l'amour a donné son dernier baiser

de Emmanuelle MENARD

COUDRIER (LE) (COUDRIER (LE)) | Paru le 23/10/2019 | 16,00 €

Les mots couleur du temps pour une valse à mille temps, on dirait qu’Emmanuelle s’avance sur les traces de Brel, fuyant un Bruxelles au morne quotidien pour la Ville Lumière et les Tropiques solaires, surtout maritimes. Comme si elle exprimait par là le tropisme d’une naissance aux centuples rivages. La mer ouvre l’horizon à ses bords, à l’inverse de la pluie dont le rideau semble achever de refermer la vue qu’on a de la rue, interrompre l’élan qui porte le regard à l’horizon, aux lointains.

Le sens qui n’en a pas, c’est la vie même, danse à mille pas, portée par la vague dans la circulation des flux et la respiration des vents sous la voussure du large, le mot qu’on note, celui qu’on profère, celui qu’on rencontre, celui qui vous rencontre.
Au fil de son verbe, vibre, chair, la poète, sur les touches d’ivoire, l’ivoire de ses ongles, de ces dents qu’on se fait sur le langage, le phrasé des voix.

(Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)

Pierres de vie

Pierres de vie

de Annie PREAUX

COUDRIER (LE) (COUDRIER (LE)) | Paru le 23/10/2019 | 18,00 €

Annie Préaux a toujours été passionnée par le travail de la pierre, que ce soit celui des arts premiers ou les créations de l'homme qui partage sa vie.

La pierre, ses failles, sa peau brute, la forme plus ou moins élaborée, utilitaire ou artistique, qui lui est conférée par l'intention et l'art du tailleur ou du sculpteur. La pierre, symbole de densité de la matière, de résistance, de permanence... Ses liens avec le cosmos, le temps long... La pierre qui peut être roc ou sable. La pierre noire, bleue ou blanche. Ou blonde. La pierre, celle que nous portons en nous, taillée, brisée, trouée de lumière et qui « sait tout le vrai de l'être au monde ».

Celle que nous polissons notre vie durant.

Ingmar

Ingmar

de Paul BÉHERGÉ

Les Mots-Cœurs (LUNATIQUE) | Paru le 22/10/2019 | 6,00 €

Viens !

Viens !

de Irina DOPONT

Texte Court (MUSIMOT ÉDITIONS) | Paru le 15/10/2019 | 5,00 €

Croiser une fois l’amour dans une vie est déjà un cadeau. Le retrouver lorsque tout semblait perdu tient alors du miracle… Miracle de la musique redécouverte, dans un corps-à-corps d’une harmonie ré-enchantée.
 

        « Viens ! »
        Est-ce l’amour qui appelle ?

 

Avec l’injonction de cet impératif, s’offre la plus belle des promesses, accompagnée par les spectaculaires photos aquatiques de Marie-Pierre Forrat. Comme un élan de vie, foisonnant, tourbillonnant, une force tellurique et poétique entraîne le lecteur.
cette ivresse, bien plus qu’un souvenir …

Le violon pisse derechef sur son powète

Le violon pisse derechef sur son powète

de Eric DEJAEGER

Pousse-Café (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 07/10/2019 | 6,00 €

Quand les poètes penseront aux lecteurs plutôt qu’à leur nombril, la poésie s’en portera mieux.

Moins le poète trouve à écrire, plus il va à la ligne.

La poésie survit dans un bocal dont l’eau est rarement changée.

On discourt sur la poésie depuis quelques siècles. Mieux vaut en discouRIRE !

Promeneur tardif

Promeneur tardif

de Yves NEYROLLES

Cahiers de poésie (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 01/10/2019 | 15,00 €

Pluie

 

Il pleut sur la ville,
sur la prison,
sur le ventre de la femme que l
enfant à naître arrondit.

Autour, lon passe,
l
on court au long du mur sans faille ni volet,

lon saute par-dessus les petites mares que lorage invente là-devant.

Elle, debout, immobile,
reste devant la double porte.

Leau ruisselle de partout,
l
enfant navigue par les mers chaudes de son ventre,

senvole et plonge doucement.
Elle le tient bien enfermé devant le jour qui dégouline,

comme elle sobstine
à retenir le fardeau qu
elle porte au bout de ses bras,

contre sa jupe : cette provision de soleil et de braise, confectionnée durant la nuit,
qu
elle apporte à celui vers lequel ses yeux tremblent, traversant leau,
puis l
écran des gardes, les couloirs ponctués de clefs, le souffle coupé des hommes,
puis le déferlement des mots,
plus fort que la pluie sur les toits,
et le silence plus évidant,
à la recherche d
un visage, brêve escapade, immobile, les corps seffleurent,
une main caresse son enfant.

Il pleut sur la ville. Il pleut longtemps. Sur lenfant à naître.

 
Je suis Maurice de Vlaminck

Je suis Maurice de Vlaminck

de Odile NGUYEN-SCHOENDORFF & Pierre WIDMAN

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 01/10/2019 | 10,00 €

Nous les Fauves (Extrait du texte)

Au XXIe Salon dautomne de 1905, aux yeux des critiques, majoritairement hostiles, qui nous accusent de mépriser le public, de juxtaposer au hasard « deffroyables empate-ments docre, de rouge, de chrome, de violet et dorange », nous représenterons, avec Henri Matisse, Andre Derain et Raoul Dufy, ce que le critique Vauxcelles nomme la  Cage aux fauves. Nous nous emparons de cette boutade et assumerons l’étiquette de Fauvisme. Mais le scandale causé par notre présence est tel que le président de la République Émile Loubet refuse d’inaugurer le Salon !

On peut dire que cest Henri Matisse qui nous porte surles fonts baptismaux. Cest grâce à lui que nous pouvons exposer au Salon. Il est le spécialiste de la forme, et moi lamoureux de la couleur. Mais loriginalité du mouvement consiste à faire naître lune de lautre, à faire surgir lobjet de la couleur. Pour moi, la couleur passe avant tout. On
en
finit avec les nuances et les délicats jeux de lumière des Impressionnistes.