l'autre LIVRE

Curiosa

Les lois du monde intérieur

Les lois du monde intérieur

de Stéphane SOLOTAREFF

Littérature "L" (MONT-AILÉ) | Paru le 10/09/2018 | 12,00 €

Comment pénétrer les ramifications et les racines de notre psyché ?
Cet ouvrage traite des lois de notre fonctionnement psychique et nous ouvre la porte de notre extra-conscient.
La science psychologique s'y associe au langage des dessins.

Ce petit traité mis en pratique peut participer à l'amélioration de notre bien-être.

Le pas-comme-si des choses

Le pas-comme-si des choses

de Virginie POITRASSON

Alimage (ATTENTE (L')) | Paru le 21/08/2018 | 16,00 €

Ce récit en fragments intériorisés explore la façon dont le corps se déploie dans l’espace, s’absente, se dissout ou se disperse dans les éléments qui l’entourent, et fait l’expérience de lui-même à travers la langue. Une aventure intime conduisant à la rencontre troublante de « l’autre de soi ». Le pas-comme-si des choses aborde ces territoires où les ambiguïtés de la perception touchent à l’indicible, voire au fantastique.

Œuvres presque accomplies

Œuvres presque accomplies

de Guy BENNETT

Propos poche (ATTENTE (L')) | Paru le 18/07/2018 | 11,00 €

"À quoi bon exécuter des projets, demande Baudelaire dans les Petits poëmes en prose, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante ?"
Passant en revue une série de projets qu’il a conçus mais jamais menés à bien, Guy Bennett démontre la justesse de cette question. Œuvres presque accomplies interroge la notion d’œuvre littéraire de l’intérieur, dans la lignée des Poèmes évidents et de Ce livre, qui l’ont précédé dans la même collection.

Le passé du futur est toujours présent

Le passé du futur est toujours présent

de Alain JOUBERT

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 15/06/2013 | 12,00 €

L’auteur : Alain Joubert est né à Paris en 1936, où il vit
toujours. Il a participé à l’aventure du groupe surréaliste dans les
années 1950 jusqu’à son autodissolution en 1969. Parmi ses principales
publications : Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de l’histoire (2001) et Une goutte d’éternité (2007), chez Maurice Nadeau ; Huit mois avec sursis avec Marc Pierret, Georges Sebbag et Paul Virilio (Dauphin, 1978), Treize à table (plus deux) illustré par Jean Terrossian (L’Écart absolu, 1998), L’Effet Miroir avec Nicole Espagnol et Roman Erben (Ab Irato, 2008), et plus récemment Robert Lagarde, du geste à la parole (Éditions Des deux corps, 2013).

Les illustrations sont de Barthélémy Schwartz.

Extrait
La pratique du nu intégral est devenue monnaie courante chez les baigneuses, dès l’apparition du premier rayon de soleil. Ainsi, la piscine Deligny ressemble-t-elle maintenant davantage à un camp de nudistes qu’à un établissement de bains traditionnel. Mais la nouveauté du jour, c’est d’un homme qu’elle vient. Un grand gaillard aux muscles longs s’avance avec souplesse sur les planches du solarium, apparemment nu comme une table. Entre ses cuisses, on distingue très nettement une verge fort longue qui se balance doucement comme un palmier sous les vents chauds. Toutefois, si le regard prend la peine de s’attarder quelque peu sur cette partie de son anatomie, il constate alors avec intérêt que la mode de l’étui pénien vient de naître. À coup sûr, cette manière d’encapuchonner les attributs rencontrera un grand succès cet été.

Presse :

Notes et chnoniques (novembre 2013)

 

L'Effet miroir

L'Effet miroir

de COLLECTIF

Abiratures (AB IRATO) | Paru le 01/09/2008 | 8,00 €

A propos du livre
En 1968, à l’occasion du Printemps de Prague, des surréalistes tchèques se rendent pour la première fois en France rencontrer leurs « homologues » français. Peu après leur retour en république tchèque, les chars russes entrent dans Prague et mettent fin brutalement au Printemps de Prague. Roman Erben restera quelques années à Prague avant de s’exiler en Allemagne. Avant de partir, il lance une bouée de sauvetage poétique, Neilustrace, un recueil de poèmes et dessins, qu’il fait parvenir à quelques amis tchèques et français, dont Alain Joubert et Nicole Espagnol. Ces derniers ne parlent pas tchèque mais sont poètes, ils se lancent dans une « traduction optique » qu’ils envoient aussitôt à Erben qu’ils ne reverront pas. Quarante ans plus tard, (Nicole Espagnol est décédée en 2006), L’Effet miroir, a été l’occasion pour Joubert et Erben de renouer à nouveau contact, l’un à Paris l’autre retourné à Prague en 2008. Le livre publie en « Lettre-préface » et en « lettre-postface » le premier échange après quarante ans de ces deux poètes.

Prétexte
Une plaquette de ses dessins et poèmes en tchèque, Neilustrace, que leur envoie de Prague leur ami surréaliste Roman Erben ? Il n’en fallait pas plus pour que Nicole Espagnol et Alain Joubert élaborent un nouveau jeu surréaliste : la traduction OPTIQUE. «Te dire exactement comment nous pratiquâmes est impossible ; sans doute chacun de nous devait-il proposer un mot, un membre de phrase, une image, que l’autre s’appropriait pour en modifier le sens, et réciproquement, jusqu’à ce que l’accord se fasse et que le poème optique de langue française prenne finalement forme à notre convenance. Nicole et moi éprouvâmes un grand plaisir à cet exercice, lequel nous permit de pouvoir enfin lire ce qui, dès lors, s’exprimait dans ta plaquette, à ton insu bien entendu ! »

Sur les auteurs
Roman Erben – Né à Prague en 1940, poète, plasticien et photographe, vit à Munich. Dès la moitié des années 1960, il participe aux activités du groupe surréaliste pragois. Dans les années 1970, il travaille comme artthérapeute à l’Institut de recherches psychiatriques de Prague. Il publie dans de nombreuses revues littéraires, édite les « bibliophilies » Charbon * (1967), Bois * * (1971), Pierraille * * (1971), Bougainvillée * * * (1972), La maisonnette calmarienne * (1971), puis les recueils de poésie Artychauts du Khan Koutchoum * (Torst, 1995) et La poursuite du salon * (Concordia, 2004). Au début des années 1990, il anime la revue Humus dont il est également le directeur. (* texte en tchèque ; * * en tchèque et français, * * * en français).
Nicole Espagnol – Née à Paris en 1937, elle quitta la vie en 2006 dans les bras de son compagnon de toujours, Alain Joubert. Après leur rencontre, elle le rejoignit, en 1959, au sein du Groupe surréaliste, où elle s’activa jusqu’à son autodissolution (1969). André Breton publia ses premiers poèmes dans la revue La Brèche (1964), et Jorge Camacho accompagna de quatre lithographies son recueil, Little Magie, en 1983. Suivront, au fil du temps, d’autres publications, poèmes et textes divers, notamment Suis-je bête aux éditions L’Oie de Cravan (2002), et ses nombreuses photographies qui révèlent une approche singulière du monde et des choses, où l’acuité de son regard dérange par son humour décalé.
Alain Joubert – Né à Paris en 1936, où il vit toujours. Découvre le Surréalisme en 1952 et, trois ans plus tard, rencontre André Breton. Participera dès lors à toutes les activités surréalistes jusqu’à l’autodissolution du Groupe décidée par la déclaration SAS, rédigée en 1969 à son initiative. Il rendra compte de ces épisodes décisifs dans son livre Le Mouvement des surréalistes ou le Fin mot de l’histoire, chez Maurice Nadeau (2001), où il publiera également, en 2007, Une goutte d’éternité, à la fois témoignage, récit, essai et provocation poétique portant sur sa vie avec Nicole Espagnol, comme sur les conditions particulièrement radicales de sa disparition.