l'autre LIVRE

Théâtre

SARA JEVO

SARA JEVO

de Veronika BOUTINOVA

Théâtre (PAR AILLEURS) | Paru le 21/04/2022 | 17,00 €

Snipée. Qui l’a snipée ? C’est ce que cherche à savoir Sara Jevo, incarnation fantomatique de la guerre des Balkans, assassinée d’une balle dans la tête pendant le Siège de la capitale de Bosnie. Une nuit, elle demande l’aide de Mata, metteure en scène venue à Sarajevo créer au plateau Jelena, juste une fois !, un texte relatant l’attentat commis par Gavrilo Princip contre François-Ferdinand d’Autriche le 28 juin 1914.

Dans la pièce, comme dans le texte qui suit, l’autrice jongle avec les anachronismes pour mieux créer des ponts entre les événements historiques et les lier dans une même temporalité.

Évoquer Sarajevo et les nationalismes des années 1900, des années 1990 n’a pas à voir qu’avec l’Europe, n’a pas à voir qu’avec le passé : rien n’est réglé à Sarajevo, rien n’est réglé dans les Balkans et rien n’est réglé en Europe aujourd’hui.

La guerre a débuté le 25 juin 1991. Le Siège de Sarajevo le 5 avril 1992. Il y a trente ans.

 

L'auteure

Après un doctorat sur la littérature tchécoslovaque, Veronika Boutinova affirme son européanité, continue ses recherches sur les dramaturgies contemporaines européennes, le In-yer-face drama et enseigne le théâtre.
Autrice qui «reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps» (Agamben), interpellée par la Violence, elle éprouve le besoin d’en gratter l’os.
Performeuse, plasticienne, photographe qui garde trace de la situation migratoire dans la ville-frontière de Calais, elle parle de son travail dans l’émission «Metropolis» d’Arte (mars 2016).

 

Les rescapés de l'aube

Les rescapés de l'aube

de Isabelle BIELECKI

SORTILEGES (COUDRIER (LE)) | Paru le 18/03/2022 | 20,00 €

Voix révoltées, passions violentes, saisons en enfer et au désert, les destins tourmentés de Camille Claudel et d'Arthur Rimbaud ne se sont pas croisés mais se dévoilent ici sur scène, sous la lumière crue d'une écriture à la fois théâtrale et poétique.
Isabelle Bielecki leur prête un rôle parallèle, celui du génie sacrifié, livré dans la douleur et la solitude, à une gloire vaine et lointaine qu'ils n'auront pas goûtée durant leur trop bref vivant.
Poète, auteur dramatique et romancière, elle réunit dans ces vibrantes évocations le corps et l'âme de deux hautes figures de l'art.
                                                                                                                                  Michel Ducobu

Les hommes en moins

Les hommes en moins

de Pascal TÉDES

Théâtre (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 11/06/2021 | 16,00 €

Rwanda. 7 Avril-17 juillet 1994. Trois mois de génocide des Tutsis. Plus tard, la justice rwandaise instituera des commissions de justice et de réconciliation à la suite desquelles les meurtiers reviendront au village...
C’est à ce moment que se situe la pièce de Pascal Tédes. « Les hommes en moins » traite de cette insupportable situation où les autorités appellent au pardon et où bourreaux et victimes doivent faire front commun à la reconstruction d’une nation…
Au cœur de la question, une figure magnifique de femme, restée debout malgré les atrocités : « La peur c’est ce qu’on offre au vainqueur pour le remercier d’être encore vivant », lance-t-elle à la fin de la pièce.

La mélodie sans les paroles

La mélodie sans les paroles

de Catherine BENHAMOU

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 03/06/2021 | 12,00 €

Librement inspirée par la vie d’Emily Dickinson (1830-1886), aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes poétesses anglo-saxonnes, La mélodie sans les paroles retrace le parcours d’une créatrice au XIXe siècle, en Amérique, alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de vote et appartenaient corps et âme à leur mari. Consciente de son génie, elle va s’enfoncer dans la claustration et le silence. Autrice d’environ 1 800 poèmes et plus de 1 000 lettres, Emily Dickinson n’a pas été publiée de son vivant. Pourtant, son premier recueil connut immédiatement un succès phénoménal.

« Je suis dix – ma force est décuplée – alors je retiens tout et j’observe par l’entrebâillement – c’est à ce moment-là que les mots arrivent – il faut juste leur obéir – c’est comme un torrent qui recouvre tout – les mêmes mots qui ont allumé le feu se transforment en torrent pour le contenir – vous voyez je le savais je ne dois pas en parler – ça vous inquiète » C. B.

Bruno Boëglin, une vie dans le désordre des esprits

Bruno Boëglin, une vie dans le désordre des esprits

de Collectif A.A.B.B. & Jean-Pierre LEONARDINI

hors collection (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 15/01/2021 | 20,00 €

Il n'a pas d'âge. Un éclat d'enfance l'en protège. Il fait du théâtre depuis l'adolescence. Son talent est tissé d'humour et de poésie voyageuse. Son caractère aussi fantasque qu'obstiné l'ont écarté d'un parcours balisé par l’institution. Il a longtemps dirigé l'Eldorado à Lyon, théâtre aux allures de music-hall décrépi, où il a monté Malcolm Lowry, Shakespeare, Dostoïevski...

Puis, entre les œuvres originales présentées dans les plus grandes institutions, il s'est tourné vers ses projets nicaraguayens, jouant le long du Rio Coco pour les indiens Miskitos et dans les casernes Sandinistes, il n’a ainsi cessé de brouiller les pistes. Ami de l’écrivain Bernard-Marie Koltès, Bruno Boëglin est le premier à lui commander l’écriture d’une pièce : Sallinger qu’il crée en 1977.

En 1991, il créera sa pièce posthume Roberto Zucco qui va déclencher une polémique dont dit-il « je me serais bien passé... » Parmi ces mises en scène Pan Theodor Mundstock , un spectacle splendide, adapté du roman de Ladislas Fuks, récompensé par le prix du meilleur spectacle créé en province en 1994, décerné par le Syndicat de la critique dramatique.

« Son œuvre quoique dérangeante pour certains, a contribué à l’évolution du théâtre moderne autant en France qu’à l’étranger. »

Depuis quelques années il se consacre à la peinture. Là aussi il revisite les œuvres de ses semblables : il met en scène ce qu’il trouve chez les autres, « voleur » et bricoleur d’images il révèle par un regard énigmatique ce que nous n’avions pas vu. Sur bois, sur papier, sur tissu, il aime les petits formats, et pour chacun si vous l’interrogez il vous racontera une histoire.

 

Cheveux Rouges

Cheveux Rouges

de Caroline BOUCHOMS

Coudraie (COUDRIER (LE)) | Paru le 07/11/2019 | 20,00 €

Une jeune femme reçoit en héritage les enseignements de sa grand-mère préférée, Nina, aujourd’hui disparue...

Résistante juive et prisonnière politique durant la seconde guerre mondiale, Nina s’était donné pour mission de libérer le monde des monstres. Trouver la force pour continuer à aimer, vivre et résister.

Entre documentaire et fiction, « Cheveux Rouges » est un millefeuille aux couleurs de la transmission, du devoir de mémoire et de l’amour comme acte de libération de la vie.

 

Ce texte a été présenté au Théâtre des Doms, en Avignon, lors de la soirée Pecha Kucha organisée par la SACD-SACM, le 13 juillet 2013.

 

Le spectacle qui en découle a été créé au Théâtre National de Belgique dans le cadre du Festival Noël au Théâtre en décembre 2013. Il a été présenté aux Rencontres de Huy 2014.

Le texte a été adapté et mis en scène par Didier de Neck. Caroline Bouchoms (la narratrice) était accompagnée par Joëlle Strauss (la violoniste) et par Cécile Balate (la régisseuse).

 

La déligature

La déligature

de Christine BONDUELLE

Théâtre (TITULI) | Paru le 07/10/2017 | 14,00 €

Théâtre symboliste en quatre actes mettant en correspondance le songe d'Abimélek, roi de Ghérard, avec l’intervention de l'ange lors du sacrifice d'Isaac sur le mont Moriah. Les dialogues réels ou phantasmés entre protagonistes ouvrent un espace d'attente au plus près des corps, depuis l'inexprimé trouvant à se dire dans le geste, l'habit, la métaphore.

Le Chant de l'Odyssée

Le Chant de l'Odyssée

de HOMÈRE & Bruno DE LA SALLE

Littérature Orale (KANJIL) | Paru le 11/11/2016 | 35,00 €

Bruno de La Salle  raconte et chante L'Odyssée d'Homère

(extraits choisis).

 

Bruno de La Salle se consacre avec passion aux grands récits depuis 50 ans. En adaptant pour les dire les vers de l’Odyssée d’Homère, il met ce chef d’œuvre de Littérature Orale à la portée de tous, sans trahir sa dimension épique et poétique. 

Cette performance inoubliable, enregistrée durant trois nuits au Festival d'Avignon pour France Culture en 1991, immortalise un grand moment d’émotion partagée avec un maître de la littérature orale : près de 4000 vers de d'Homère scandés, psalmodiés comme au temps des antiques aèdes par un Maître de la Littérature Orale qui s'accompagne d'un cristal Baschet, en compagnie de 3 musiciens : Jean-Paul Auboux (flûte de l'Inde du Sud), John Boswell (percussion, tablas...), Alain Kremski (gongs, cloches, bols).

C’est d'abord pour la qualité orale et musicale des alexandrins, qu'il a choisi la traduction de Victor Bérard pour raconter les aventures d’Ulysse. Scandé, psalmodié, chanté à la manière des antiques aèdes, dans un espace musical qui amplifie sa puissance poétique (cristal Baschet vibrant sous les doigts du conteur, flûte indienne empreinte de spiritualité orientale, gongs, cloches, tabla), cet entegistrement du grand récit d'Homère embarque l'auditeur aux côtés du héros d'endurance, quel que soit son âge et ses origines.

 

Coffret 4 CD audio. Pour tous dès 10 ans.

Durée 4 heures,13 minutes.

Production KANJIL, 2009.  Nouvelle édition 2016.

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