l'autre LIVRE

Romans

Les enfants du printemps

Les enfants du printemps

de Wallace THURMAN

Roman (MÉMOIRE D'ENCRIER) | Paru le 08/07/2019 | 19,00 €

Il s’en passe des choses au nord de Manhattan, en ces années d’après-guerre. Le blues a envahi les têtes et les corps, les hommes et les femmes ont soif de liberté et de mauvais gin. Raymond Taylor, un écrivain à l’ambition débordante, habite avec ses amis artistes dans un immeuble de Harlem qu’ils ont baptisé le manoir Niggeratti. Mais que faut-il pour écrire un chef-d’oeuvre ? Oeuvre à la fois puissante et effarouchée, pleine de bruit et de fureur, débordante d’un mélange d’enthousiasme et de cynisme, qui ravage tout sur son passage, "Les enfants du printemps" se lisait et se lit encore aujourd’hui comme on prend une douche froide : pour dégriser.

Le mot de Daniel Grenier, traducteur : "Voici un réquisitoire en bonne et due forme d’un moment historique et social particulier, où Harlem et les artistes afro-américains ont été à la mode autant chez les intellectuels iconoclastes que chez les bien-pensants. Rien ni personne n’y est épargné, alors que Thurman tire à boulets rouges sur ses compatriotes écrivains, sur les radicaux blancs profiteurs, sur l’intelligentsia noire, sur les classes moyennes, sur les lèche-bottes et les lèche-culs."

LE GRAND PIED DE BERTHE

LE GRAND PIED DE BERTHE

de José HERBERT

Roman (ANNICKJUBIEN) | Paru le 19/06/2019 | 19,90 €

José Herbert est né à Aniche en 1944, il a mené une carrière d’instituteur à Wambaix avant de devenir directeur d’école tout en assurant des fonctions de secrétaire de mairie dans ce petit village du Cambrésis. Il vit maintenant à Loos en Gohelle. À la retraite, il se lance dans l’écriture et publie cinq ouvrages, deux témoignages et trois romans tout à fait burlesques. Ses romans sont calqués sur des situations réelles, avec une touche historique, notamment médiévale, puisqu’il fut jadis chercheur passionné en histoire locale. LE GRAND PIED DE BERTHE prend une place privilégiée dans l’œuvre de l’auteur qui est un des meilleurs auteurs français du roman loufoque.

   Qui était Berthe au grand pied, de son vrai nom Bertrade de Laon ? Notre mémoire, fidèle à nos souvenirs d’écolier, la sait mère de Charlemagne et épouse de Pépin dit le bref. Elle vécut au 8e siècle, eut de son mari 8 enfants, dont l’aîné est le plus connu, puisqu’il s’agit de Carolus Magnus, ou Charles le Grand, Charlemagne, dont une chanteuse a prétendu un jour qu’il aurait inventé l’école. Pfff ! L’affaire n’est pas si simple. On ne sait pas grand-chose de Bertrade, et les hypothèses vont bon train. Avait-elle vraiment un grand pied ? C’est pas sûr ! Une légende prétend que oui, que sa « dissymétrie déambulatoire » fut avérée dans le but de sacraliser la puissance de Charlemagne, car à l’époque, avoir un grand pied signalait un être aux pouvoirs exceptionnels.

Dans "LE GRAND PIED DE BERTHE", José Herbert s’inspire de cet épisode historique surprenant pour signer un grand roman historico-loufoque.

Lettres à Diane

Lettres à Diane

de Elaura STAINCY

Roman (TITULI) | Paru le 05/06/2019 | 17,00 €

Lettres à Diane est la biographie d’un désir unilatéral confinant au délire, conçue et vécue à travers le personnage principal, sous forme de lettres, d’extraits de théâtre et de récits à la troisième personne. Didier, jeune thésard, écrit à Diane. En tentant d’appréhender ce qu’il considère comme un délire amoureux, il passe par différents stades de son rapport à la réalité, de la conscience qu’il a de lui-même.

Le non-partant

Le non-partant

de Christophe SAINZELLE

Dépendances (ETT/ÉDITIONS TERRITOIRES TÉMOINS) | Paru le 03/06/2019 | 17,00 €

Éric Debussy n’est jamais là où on l’attend. Il s’échappe, à la merci de passions-hallucinations-dérives, dans un espace-temps bien à lui. Parieur compulsif, il a failli rater l’heure de son mariage avec Cécile, pourtant la plus belle femme du monde. Plus tard il décide de composer une symphonie, comme Claude, fameux cousin. Il s’évade alors dans sa chambre d’enfant où son cheval à bascule l’attend puis dans une grange où il perd la notion du temps.

« Il a perdu tous ses repères temporels. Et s’il était 21 heures, mais d’un autre jour ? Ou d’un autre mois ? Ou pire encore, d’une autre année ? La dernière fois qu’il a ressenti cette impression de décalage, il sortait des toilettes de l’hippodrome de Vincennes. Ce n’est pas vrai, pense-t-il. Cela ne peut pas recommencer. »

Dans ce roman tendre, drôle et nostalgique, passé et présent se confondent au gré de la fantaisie d’un personnage touchant et résilient.

Christophe Sainzelle est né à Epernay où il réside. Le non-partant est son second roman.

Voyage en Aplostan

Voyage en Aplostan

de Robert NOTENBOOM

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 28/05/2019 | 16,00 €

Serge Wellens, dans sa correspondance avec Robert Notenboom, écrivait : « Je découvre une écriture limpide et lumineuse… J’aime cette transparence, cette absence d’emphase, cette liberté de chacun de vos poèmes qu’il faut lire à haute voix pour en ressentir toute la charge émotionnelle. » « La simplicité n’est pas un but dans l’art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s’approchant du sens réel des choses », disait Constantin Brâncusi , un des plus grands sculpteurs du siècle dernier. La poésie de Robert Notenboom, pour qui « tout mot qui n’est pas indispensable est nuisible », relève précisément de cette simplicité essentielle. Ce sera comme un sommeil Dont peu à peu les rêves Se seront retirés Ce sera comme une mer étale Par très beau temps.

Doppelbruder

Doppelbruder

de Violaine BéROT

livres allemands (ED. PEARLBOOKSEDITION) | Paru le 28/05/2019 | 22,00 €

Ich fühlte mich richtig gut. Eines Morgens wurde es Zeit, in die Klinik zu gehen und auf einem Bildschirm das süße Gesicht meines Sohnes anzuschauen. Ich verbrachte eine ganze Weile im Bad, um mich für unser Treffen hübsch zu machen. Mein kleiner Bub war der erste Typ, für den ich schön sein wollte.

La parole

La parole

de Séverine MAYER

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 23/05/2019 | 18,00 €

La parole est un témoignage, le récit des violences subies par une petite fille de la part d’un pédocriminel qu’elle devait appeler « papa ». Un récit, sans haine, dans le but de dire ce qui s’est passé. C’est un livre de souvenirs, de ressentis et d’analyses, avec l’espoir de faire comprendre ce que vit un enfant incestué et condamné au silence. C’est dire avec quelles difficultés on devient un adulte amoché quand on n’a pas eu d’enfance, lorsque l’on a grandi dans la honte, la culpabilité et le mensonge.

C’est un moyen de se rendre justice, car quand il n’y a plus rien à espérer de ceux qui auraient dû demander pardon, que l’on vous jette la pierre pour avoir osé exprimer de la colère, de la douleur : c’est que le moment est venu de vider son sac et de plus être enchaîné au silence.

EN LAISSE

EN LAISSE

de Stéphanie SALIÈGE-NEZZAR

Roman (ANNICKJUBIEN) | Paru le 15/05/2019 | 19,00 €

 Déborah, une femme d’affaire, avide de pouvoir et sans scrupule, meurt brutalement. Elle se retrouve plongée dans une forme de Néant. Seule une voix s’adresse à elle. C’est la voix du « Passeur ». Il lui apprend qu’elle est condamnée à l’Errance. Un monde en apesanteur, où elle n’aura ni corps, ni perception. Elle entendra ses propres pensées, seule, éternellement. En bonne négociatrice, Déborah parvient à obtenir un sursis, une faveur du Passeur. Elle sera réincarnée.

Sa seule échappatoire, afin de mériter cette autre vie, est d’accéder à la rédemption. Au cours de son périple, dans sa nouvelle enveloppe, celle d’une chienne Dobermann, elle devra se souvenir de son passé.

Parviendra-t-elle à comprendre qui elle a été et qui elle aurait pu être ?

Pourra-t-elle dés lors devenir un autre elle-même ?

 

Stéphanie Saliège-Nezzar est née en 1975 a? Besançon. Elle est infirmière en  psychiatrie. Dès 4 ans, elle suit des études de piano au conservatoire international de Paris. À 16 ans, elle obtient son diplôme de fin d'études de piano.  Elle. Depuis quatre ans elle travaille quotidiennement sur des fictions. « En Laisse » est son premier roman. 

L’Évangile bleuNUIT

L’Évangile bleuNUIT

de Christian EDZIRÉ DÉQUESNES

Z4 Editions (Z4 EDITIONS) | Paru le 24/04/2019 | 12,00 €

C’est un texte hérissé, t’sais ? hirsute, tout héru (hirsute). Qui crisse sous l’œil, hein, tu l’entends ? Texte mal rasé, et ce qui lui pousse, c’est du poil de leuwairou (loup-garou). – Non, il faut qu’il continue son errance, sa traversée de la nuit. Et c’est récit brut, chantier et charnier. « Mécrit », disait quelqu’un-chchaipuqui. – Ton charnier, du Char nié, ah ! ah ! ah non ce n’est pas de la belle poésie !… C’est l’ossuaire qui se moque de la Sorgue ! Et ton chantier : mais de chantier à chant il n’y a pas qu’un pas, fieu****. Il y a une allure à trouver, une façon de se glisser, de se faufiler mais parfois de passer en force, et puis un tempo à trouver, battement. – Ce texte n’a pas encore trouvé ses aises dans son cours, son vautrement. Il faut trouver une fluidité dans ses cahots, son brinquebalement, ses embardées, ses emballements. Une fluidité, oui : c’est le chant. Texte qui a besoin de bouger encore, de « mousser », des se trémousser dans sa propre écume : c’est un grand chant qui n’a pas fini de se couler et de se caler, de se carrer, dans son propre espace.

Ivar Ch’Vavar, lettre à Christian Edziré Déquesnes