l'autre LIVRE

Actualités

l’autre LIVRE prend ses quartiers

Les 17 et 18 mai 2019, de 14 à 21 heures rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris, 

l’autre LIVRE a pris ses quartiers

Rencontres, lectures, dédicaces dans la rue pour découvrir l’édition indépendante autrement

Du blues dans les couleurs

Retour sur la présentation des dernières aventures de Thélonius Frog, une histoire de et illustrée par Sophie Koechlin (Kanjil éditeur)

Le Prix 2018-2019 Saint-Quentin-en-Yvelines des Collégiens lecteurs de poésie d’aujourd’hui

Le Prix 2018-2019 Saint-Quentin-en-Yvelines des Collégiens lecteurs de poésie d’aujourd’hui attribué à LYDIA PADELLEC, pour son recueil CICATRICE DE L’AVANT-JOUR, paru aux éditions AL MANAR.

Collectés auprès de 14 classes et 1 groupe de collégiens regroupant quelque 350 élèves, les résultats des votes montrent une grande diversité dans les préférences, ce qui a donné des résultats très serrés.

La remise du prix aura lieu en présence de nombreux collégiens le mercredi 22 mai, 10h, au Théâtre Alphonse Daudet de Coignières (Yvelines).

Bravo aux Itinéraires poétiques de Saint-Quentin-en-Yvelines, bravo Lydia ! Nous nous réjouissons avec son éditeur Al Manar !

 

Friends chips and dedicaces

Le 10 avril s’est déroulée à l’espace l’autre LIVRE une soirée Friends chips and dedicaces à l’occasion de la parution du n° 12 de la revue Le Cafard hérétique.

 

Avec

Alexandre Nicolas

Antonin Crenn

Bruno Lus

Jacques Cauda

Julien Boutreux

Mickaël Auffray

Romain Paris

Sandra Bechtel

Yan Kouton

et leurs amis

 

Musique additionnelle : Hot Rail, Calexico

Salon Page(s de printemps 2019

Livres d'artistes et bibliophilie contemporaine

Le salon Page(s de printemps s'est tenu les samedi 13 avril de 14h à 20h et dimanche 14 avril de 10h à 19h au Bastille Design Center 74, boulevard Richard Lenoir 75011 Paris

 

Tarif Livres & Brochures : une grille tarifaire de plus en plus restrictive

Tarif Livres & Brochures : une grille tarifaire de plus en plus restrictive

Edition - Economie - poste tarifs colis - tarifs Livres Brochures - Franck Riester

Nouvelle tentative des parlementaires, pour obtenir des réponses : la hausse du prix d’envoi des livres en France, et désormais à l’étranger, secteur encore protégé, met les professionnels à mal. Dans le second cas, un tarif livres et brochures existait, mais La Poste en a sérieusement revu et corrigé les modalités.

Le tarif Livres et Brochures permet depuis des années aux professionnels de diffuser le livre en langue française à l’étranger. Un outil bienvenu, qui était indexé sur des barèmes de poids. Or, la hausse des tarifs, survenue à la rentrée 2018, a réduit le poids minimum admis, passant de 5 kg à 2 kg. Et si l’on franchit cette limite, on bascule sur le tarif supérieur, sans plus tenir compte du poids réel.
 

Un coût abordable ou débordant ?


Répondant au député Michel Larive (France Insoumise — Ariège), le ministre de la Culture, Franck Riester avait déjà apporté quelques éléments d’explication. La Poste aurait en effet pratiqué par le passé un tarif qui contrevenait au règlement d’application de la Convention postale universelle.

Et de souligner qu’il s’agissait avant tout d’une mise en conformité, par laquelle « les prix demeurent très abordables ».

Mais la réponse fournie aux membres de l’Assemblée nationale, ne satisfait pas : le sénateur Jean-Pierre Sueur (SOCR — Loiret), enfonce le clou. Pour lui, « les grilles tarifaires pour ce service [Livres et Brochures] sont de plus en plus restrictives ». 

Et d’ajouter : « Déjà affaiblis par la concurrence de grands groupes de distribution en ligne, les éditeurs français sont pénalisés par cette remise en cause progressive du tarif “livres et brochures”. » Le sénateur interroge donc Franck Riester sur les mesures qu’il compte prendre, auprès de La Poste, pour que le tarif revienne à sa véritable mission.
 

Un concours épistolaire est lancé


Un éditeur, qui n’avait pas encore fait face à la hausse de ces tarifs nous indique que « les guichetiers ont reçu de nouvelles instructions : non seulement les paquets doivent être ouverts, mais ils doivent pouvoir vérifier si les livres sont écrits en français ». Nous ne sommes pas parvenus à confirmer ces éléments, mais les critères semblent étonnants.

Un autre éditeur, Gilbert Trompas, fondateur de Corsaire Editions, agacé, a décidé de lancer un concours épistolaire, mi-parodique mi-critique : 

« Le règlement est simple : le sénateur Jean-Pierre Sueur a posé la question ci-dessous au ci-devant ministre de la Culture. Celui-ci répondra dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Vous devez imaginer la réponse du ministre de la Culture. Les meilleures seront récompensées. Seront pris en compte la richesse de la langue, l’esprit et la défense de la libre circulation des lettres françaises à travers le monde, qui est une mission du Ministère. »

Si le sujet vous amuse, il n'y a rien à gagner, mais c'est ici : 

 

Source Actualitté

 

Presses pour L'homme que j'aime"

L'homme que j'aime

Des articles de presse pour le nouveau recueil d'Eva Kavian et Marie Campion "L'homme que j'aime" 

L'homme que j'aime. Eva Kavian. Illustrations Marie Campion. 4e de couverture Francesco Pittau. Les Carnets du Dessert de Lune, collection Dessert à l'italienne. ISBN : 9782930607597. 66 pages.12,00 €

Concentré d'amour. J’ai découvert le talent d’Eva Kavian il y a tout juste un an après avoir acquis un de ces précédents recueils à la Foire du livre de Bruxelles. Dans ce texte datant de plusieurs années, elle parle d’amour, d’« Amour en cours, amour qui court, amour au secours, amour discours, amour toujours, amour trop court, amour, amours, toujours, toujours, trop court, trop courts, amours qui rient, amour en larmes, attente, attente trop souvent, départ encore, encore et encore ». Elle confesse dans le titre qu’elle est « Amoureuse » mais on devine qu’elle n’a pas encore déniché celui qui saura la garder avec son amour pour toujours. Aujourd’hui, je sais que Cupidon a visé juste, ses flèches ont atteint la cible qu’elle visait depuis un temps certain déjà, elle a trouvé « L’homme que j’aime », celui qui a su capter tout l’amour qu’elle a à donner, même s’il ne fait pas la cuisine, ni même la vaisselle pendant qu’elle écrit des vers. Dans ce nouveau recueil Eva Kavian utilise la poésie en vers, elle écrit des tout petits poèmes construits avec de tout petits vers, juste quelques mots mais des mots extrêmement choisis, toujours très justes pour dire toute la force de l’amour qu’elle a « à offrir en partage » comme chantait Jacques Brel. Ces poèmes sont un véritable concentré d’amour trop longtemps thésaurisé, trop longtemps tu, trop longtemps gardé par devers elle. Ces mots ont une telle puissance d’évocation que les hommes qu’elle choisis d’aimer ne doivent pas résister longtemps à la puissance de son amour, à la séduction de ses mots, au chant de ses vers. Et pour que ses poèmes aient plus de force encore, elle n’hésite pas à manier l’ironie et un brin de moquerie destiné à titiller celui qu’elle a choisi d’aimer. Eva, c’est une enjôleuse, elle provoque, elle cajole, elle charme, elle séduit… Mais, elle sait aussi jouer avec la mise en scène de ces textes, elle sait retenir la chute d’un poème, laissant le lecteur en expectative, avant de lui livrer sur une autre page, en vis à vis ou au verso, le message caché au fond de ses vers. Ils sont certainement nombreux les amoureux des mots, et les même les amoureux tout court, qui feraient la cuisine et la vaisselle pour lire des vers comme ceux-là débordants d’amour dans le joli décor planté par Marie Campion l’illustratrice. © Denis Billamboz in http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/55361

La romancière belge Eva Kavian est une grande amoureuse. On le sait grâce à plusieurs de ses livres précédents. Mais l'amour n'est-il pas au cœur de l'existence ? De la littérature ? De la poésie ? Bien sûr, l'amour peut donner lieu à des poèmes riquiquis, idiots, sirupeux, voire carrément mauvais. Il peut aussi engendrer un texte merveilleux comme celui de «L'homme que j'aime», écrit par Eva Kavian, illustré par Marie Campion. D'une simplicité analogue à sa force. D'une lucidité égale à sa fantaisie. Jouant sur l'expression «Ciel mon mari», Eva Kavian la détourne à 180° pour en faire un chant d'amour à l'homme qu'elle aime. Bien sûr, ils n'ont plus vingt ans. Bien sûr, ils ne sont plus des perdreaux de l'année. Et alors ?, nous glisse-t-elle à l'oreille. On a encore le droit d'être heureux, le droit d'être amoureux. On est peut-être un peu plus sages, un peu plus réalistes. On sait peut-être un peu plus que les choses ont une fin, y compris le bonheur. Ses phrases s'inspirent du quotidien pour chanter son amour pour cet homme, dont elle répète qu'il est «son mari». Un amour qui sait de quoi les nuits et les jours sont faits mais qui n'oublie pas d'aussi s'enthousiasmer pour tous ces riens qui tressent un lien. On chemine avec ravissement dans ses mots, si justes, si doux, si peu attendus parfois, jusqu'à sa sublime conclusion.

Marie Campion ponctue le texte posé en courtes lignes sur les pages d'une série de dessins en noir et blanc qui saisissent l'essentiel des propos et les transposent dans cette autre dimension qu'est l'image. ©Lucie Cauwe in lu-cieandco.blogspot.com, 7 mars 2019.

L’édition « italienne » de ce petit carnet de confidences amoureuses tire profit des belles vignettes  en noir et blanc de la Brainoise Marie Campion, qui allie à son graphisme « élémentaire » (au sens des quatre éléments) une once de tremblé qui n’est pas pour déplaire. Les textes du « tu » au « nous » égrènent le passé fusionnel, les tâches ménagères, « la main qui caresse », le monde virtuel et le monde tout court des émotions, des regrets, des partages, le « silence » de l’autre, bien « éprouvant ». « J’ai peur parfois/  de te perdre » sonne comme un bel aveu. Un humour délicat, des sentiments à vif colorent ce recueil léger, quotidien, aux inflexions un brin chagrines, à cause des absences, séparations et autres réseaux parallèles. Parfois, les gens vivent sur des rails, et il n’y a pas trop d’aiguillages pour croiser leurs ferveurs. La « vie ordinaire » pour reprendre un titre célèbre traverse ces poèmes. © Philippe Leuckx in www.areaw.be

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