l'autre LIVRE

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Éditer un artiste ?

Vendredi, à l'espace l'autre LIVRE, se réunissaient les éditions Pearlbooksedition, Qupé et Lunatique pour répondre à la question : "Comment éditer un artiste ?"

 

Ce fut un moment rare 
- d'écoute attentive et d'échanges,

- de partage de connaissances, quand il fut question de la réalisation du prochain livre de Sylvie AbélanetLe Cantique des Oiseaux, de Farïd od-dïn 'Attâr ; 



- de lecture (Yan KoutonAlexandre NicolasFabien Maréchal, le duo improvisé Peter Schaer/Sandra Bechtel, pour Le Cafard hérétique, et Corine Pourtau pour All The Things You Are) ;

- d'émotion à peine contenue grâce à Brigit Wettstein des éditions Pearlbooksedition, et Demosthenes Davvetas, qui ont eu la chance de côtoyer Martin Disler et ont su restituer le portrait d'un artiste aussi fougueux que généreux, instinctif que réfléchi, génial et pourtant si humain ; un être rare, dont on ne finit pas de déceler, encore et toujours, la prégnance dans l'art contemporain.
Grâce aussi à Milomir Kova?evi?, dont Hana et Federico de Qupé éditions nous ont présenté le très beau livre, Sarajevo au cœur de Paris.

 

 

Prix Boccace 2018, attribué à Marie Frering pour L'Heure du poltron

Lauréate 2018 : Marie Fréring

C’est lors de cette fête que le huitième Prix Boccace, créé par « Tu Connais la Nouvelle ? » et soutenu par le Conseil départemental du Loiret a été décerné à MARIE FRERING pour L’heure du poltron, recueil de nouvelles publié auxéditions Lunatique.

Marie Frering a reçu le prix (doté de 2500 euros) des mains de Frédéric Néraud, vice-président du conseil départemental du Loiret et Mercedes Deambrosis, présidente du jury et Sylvie Dubin, lauréate 2017 

 

 

L’Heure du poltron

Dix récits étonnants, poétiques, biens ficelés, érudits et bien écrits.

Dix récits, en époques et lieux différents, où tremblent les destins des personnages, où les événements franchissent en transfuges les frontières de l’intérieur et de l’extérieur, où le réel et l’irréel sont poreux, où les vies s’écartent de ce qui semblait être leur trajectoire.

Dans chaque nouvelle on retrouve des poètes, des peintres, des écrivains bien réels qui se glissent insidieusement entre d’autres histoires et ne nous quittent plus.

On pénètre dans le l’heure du poltron avec La Renarde. Un personnage de femme poète qui vit avec une intense présence dans ces quelques pages. Une vraie rencontre.

Dans chacune des nouvelles, on perçoit un engagement d’écriture, une profondeur.

  • Il y a Youri, le champion de course de fond qui quittera clandestinement l’URSS lors des jeux olympiques d’Helsinki… Il courrait pour fuir. C’est ce que lui avait martelé la vie. Quand il court il sent les mâchoires du loup claquer derrière ses mollets…

  • Il y a Cornélius qui garde en lui la lettre d’un jeune marin qui ne lui était pas adressée et qui, pourtant va l’emporter dans un amour fou…

  • Il y a Clément qui partira à Prague, derrière le Rideau de fer, pour rencontrer un artiste photographe qu’il ne connaît que par son travail et qui vit dans la clandestinité.

  • Il y a Axel Lheutre, voyageur de commerce qui va mélanger sa vie avec Dostoïevski

  • Il y a Thaddée qui est en train de mourir et qui mélange les gares…

  • Il y a Gozo, survivant du bombardement atomique de Hiroshima…

  • Il y a Duncan, poète anglais, qui va s’engager dans la guerre de 14. On le connaît à travers les lettres qu’il envoie à son ami John qui vit à New-York…

  • Il y a le manteau de Mandelstam…

 

Marie Frering

Marie Frering est née en 1960 à Strasbourg. Son parcours est celui d’une autodidacte. Comédienne au théâtre, metteur en scène, réalisatrice radio, puis trois années à travailler dans l’humanitaire pendant la guerre en Bosnie et dans la reconstruction économique après la guerre, ses activités aujourd’hui sont plus tournées vers l’écriture et la dramaturgie pour des films documentaires. Elle a vécu à Sarajevo de 1994 à 1997. Elle est l’auteur de Désirée et de L’Ombre des montagnes (tous deux parus chez Quidam Éditeur, 2008), et des Souliers rouges (Lunatique, 2017).

 

http://www.livreshebdo.fr/prix-litteraires/tous-les-prix/prix-boccace

Des articles de presse pour "Visions of Basquiat"

Yves Budin - Visions of Basquiat. Exemplaires numérotés. Collection Pièces Montées. Les Carnets du Dessert de Lune, 2018. ISBN 9782930607740. 20 €

Jean-Louis Massot a assurément le sens de la pertinence éditoriale. Après avoir accompagné Yves Budin dans ses aventures graphiques consacrées à Miles Davis, à Jack Kerouac et à David Bowie, voilà que les deux hommes franchissent, dans un volume saisissant, un nouveau pas. Les Carnets du Dessert de lune s’ouvrent cette fois à Jean-Michel Basquiat, cet artiste d’origine haïtienne dont les gestes fulgurants ont traversé New York pendant quelques années: il a couvert les murs de Manhattan de graffitis, il a collaboré avec Andy Warhol, avec Keith Haring et avec Francesco Clemente puis s’est mis à exposer plusieurs centaines de tableaux dans différentes galeries…        

C’est entre la fin des années 1970, avec les gestes graphiques dans les rues, et les années 1980 avec son entrée fracassante dans le milieu de l’art contemporain qu’Yves Budin saisit Basquiat, dans une ville ruinée, violente et déchirée. Il y plonge avec lui, le suit dans les rues, entre dans son atelier, est à côté de lui quand il peint, et l’écoute…

Entre la mise en page de la bande dessinée et l’explosion graphique de Basquiat, il dessine et peint sa vie; il ne donne là ni une analyse ni une restitution, il ramène des traces à la surface de la page, dans un noir et blanc somptueux qui rappelle les maîtres Hugo Pratt et Alberto Breccia et quelques explosions de couleurs aussi impressionnantes que celles  que provoque le peintre avec ses marqueurs et ses acryliques.

Tout au long, il fait courir une parole suspendue, faite de bouts de phrases, de citations, d’énumérations :

J’assure

Je sature

Je suture

Je rature

Je hachure

Je fulgure

Surtout, il nous met face à Basquiat qui nous regarde. On ne peut lui échapper : « Regardez-moi, maintenant… »

Et ces visions nous laissent K.O. Un coup de poing dans le cœur ! © Thibault Carion

C’est une BD. Et un livre impressionnant et superbe. Yves Budin a déjà publié chez le même éditeur trois livres de la même veine : Visions of Miles, Kerouac et Bowie. Un musicien, un écrivain et un chanteur, il y ajoute un quatrième artiste, le peintre Basquiat. Tout aussi réussi que les précédents. La force du livre tient à ce qu’il ne parle pas d’un homme qui s’appelle Jean-Michel Basquiat, Yves Budin est Basquiat. Il est tellement imprégné de sa vie et de ses œuvres qu’il peut dire je, après avoir planté le décor, la ville, New-York, l’ambiance de l’époque un peu glauque, et on entre directement dans le personnage hors norme avec lui. Dix ans, les dix dernières années de sa vie sont narrées entre textes et dessins avec la même fulgurance que leur passage lui-même. Des graffitis aux expositions internationales, de l’anonymat à l’explosion et à la reconnaissance de son talent unique, Yves Budin dessine une magistrale biographie à la hauteur de l’artiste, avec la densité, la profondeur et l’intensité que peut revendiquer un pareil génie et les thèmes inhérents à la vie américaine à la fin des années 80. © Jacmo (in Décharge)

«1979. New York …. J’ai bientôt vingt ans …. Je glisse dans tes rues, je coule dans tes veines… ». Jean-Michel Basquiat s’est embrouillé avec Al Diaz, « SAMO IS DEAD » fleurit sur les murs de SoHo, ses aphorismes n’ornent plus les murs de Lower Manhattan, il vend des cartes postales dans downtown ManhattanAndy Warhol lui en achète une. Yves Budin commence la biographie de l’artiste à partir de cette date, il a saisi son marqueur noir, le plus gros, un gros marqueur noir pour dessiner la vie fulgurante de Basquiat dans la ville noire, « New York est une truie qui a des pertes… », des pertes noires, « New York est une ruine, une déchirure qui suinte la pisse et l’héroïne ».

Après Visions of MilesVisions de KerouacVisions of Bowie, Budin a décidé de visiter Basquiat, Jean-Michel Basquiat le fils d’un Haïtien et d’une Portoricaine qui, en un temps record, est passé du statut de zonard tagueur dans Manhattan à celui de monstre sacré de l’art contemporain, ses toiles atteignent des prix extraordinaires. Budin raconte en une soixantaine de planches la vie christique de cet artiste météorique qui a traversé New YorkManhattanle Pop Art, les eighties, le marché de l’art comme une fusée interstellaire.

Yves Budin raconte ce parcours météorique en noir, un deux ou trois dessins par planches, du noir, du noir partout pour planter le décor, la ville qui a vu naître le héros, le héros comme un christ noir, comme la mort noire qui hante la ville et les salles des ventes. Des dessins noirs frappés d’une touche rouge comme une plaie qui saigne, qui saigne comme la souffrance de l’artiste. Et brusquement, une deux ou trois peut-être planches en couleur pour évoquer, certainement, l’œuvre de Basquiat. Et, un fil noir, pour fil rouge, des légendes aussi fulgurantes que la carrière de l’artiste : « La truie couine … Le cœur pompe et le sang n’est pas sain… », « Fractures, lésions internes, ablation de la rate … », « Il faut se transformer, se créer, s’inventer » …

Je ne vais pas vous raconter la vie de Basquiat vue par Budin, il faut la voir, la découvrir, la sentir, la ressentir dans les dessins, dans le texte. C’est une BD, plus qu’une BD, un coup de poing, un uppercut à la Cassius Clay, un document collector, l’expression d’une douleur, d’une souffrance, la trace noire laissée par un môme décédé à vingt-sept ans, la queue d’une comète noire ayant déchiré le ciel de Manhattan pendant une petite décennie, le temps de devenir une légende.

J’ai découvert Budin en 2016 dans l’évocation de Kerouac, aujourd’hui je découvre la légende de Jean-Michel Basquiat sous les traces de ses gros marqueurs noirs. Merci Yves pour cette évocation qui en appelle d’autres, d’autres légendes qui ont illuminé le ciel de notre jeunesse, de notre adolescence, de notre vie quand elle était plus jeune…. JImmy, Janet, Curt, James et bien d‘autres dorment bien trop paisiblement au paradis des légendes. © Denis Billamboz in http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2018/02/12/visions-of-basquiat-yves-budin/

Quartier du Livre 2018

Ça s'est passé le mois dernier, dans le V° arrondissement

Des extraits sur Youtube

Pour voir et entendre sur Youtube des vidéos d'extraits de livres des éditions Les Carnets du Desert de Lune et même pour s'abonner à la chaine c'est sur https://www.youtube.com/channel/UC60V_TqermrmrkLtrMqVUgQ … qu'il vous faut vous rendre, si vous le souhaitez et, pourquoi pas, vous abonner pour découvrir les suivantes au fil du temps.

Mais c'est vous qui voyez...

Voix éclatées (de 14 à 18)

Anneau fabriqué par un Poilu

Patrick Quillier a été désigné lauréar du Prix Kowalski – Prix de poésie de la Ville de Lyon 2018    pour son ouvrage  Voix éclatées (de 14 à 18).

La remise du prix aura lieu le vendredi 15 mars 2019.

Sur le fleuve, un livre numérique offert aux visiteurs du salon de L'Autre Livre

Les éditions Dystopia, que vous pourrez retrouver au salon de L'Autre Livre ce week-end sur le stand A51, seront heureux de vous présenter leur deux nouveautés : Cru de luvan et Sur le fleuve de Léo Henry et Jacques Mucchielli.

Nous serons heureux d'offrir à tous les visiteurs qui viendront nous rendre visite un exemplaire numérique gratuit du roman Sur le fleuve, sous la forme d'un coupon donnant droit au téléchargement, à partir du vendredi 15 novembre à 19h, jusqu'à épuisement des stocks.

Attention ! Le nombre d'exemplaires offerts étant limité à une centaine, les premiers arrivés seront les premiers servis.

Les Soldats de la mer et autres projets

Yves et Ada Rémy (Photo : Imaginelf)

Les Soldats de la mer d'Yves et Ada Rémy existe en version numérique depuis quelques semaines ici-même.

Dystopia va publier le mois prochain ce qui constituera la cinquième édition papier de cette merveille. Elle sera enrichie d'une préface inédite d'Anne-Sylvie Homassel (qui vient de rejoindre l'équipe) et de la préface de la première édition parue chez Julliard en 1968.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, nous poursuivrons avec la publication d'un (gros) roman inédit : Le Mont 84, qui n'est pas à proprement parler une suite aux Soldats de la mer mais qui se situe dans un avenir très lointain d'une des fédérations croisée dans ce recueil.

Puis nous rééditerons La Maison du Cygne, épuisé depuis environ un quart de siècle.

Tous seront bien entendu illustrés par Corinne Billon et Laure Afchain et disponibles en version numérique et en version papier.

Nous sommes joie. Et impatience.

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