l'autre LIVRE

ET LE BRUIT DE SES TALONS

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand A01-A03

et le bruit de ses talons éditeur, qui est dirigée par Antoine de Kerversau fait suite à Antoine de Kerversau Imprimeur, Atelier Alpha Bleue, Baleine et Les Contrebandiers.

Nous publierons toujours de la littérature contemporaine, du Polar, de la BD et des livres d'artistes.

 

Pour Antoine

Et le bruit des talons qu’il entend.

Elle s’appelle obsession. C’est une idée non fixe, voyageuse, qui parcourt les chemins sauvages de mon cerveau, leurs rues grises et rouges, entre les murs fantômes d’autres pensées. J’entends le bruit de ses pieds durs et nus, l’écho de ses talons dans ma tête.

L’obsession est affamée et sans repos, jamais, sans pitié, jamais. On ne peut ni la calmer, ni la tuer : elle marche, et court, et tape du pied, use la patience jusqu’à l’os et recommence, encore, à marcher et courir, encore, et taper du pied, encore, encore, jusqu’à ce que je n’écoute plus qu’elle.

Et le bruit de ses talons, détestable, excitant, est le son unique qui emplit mon crâne et rythme mes mots.

Ève Derrien, Auteur.

 

Adresse : 12 rue des Patriarches

75005 Paris
Téléphone :06 72 78 10 41
Site web :http://etlebruitdesestalons.fr
Courriel :nous contacter
Diffusion :AMALIA DIFFUSION
Distribution :Amalia diffusion et librairie l'autre livre
Représentant légal :Antoine de Kerversau
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978-2-37912
Nombre de titre au catalogue :4
Tirage moyen :200
Spécialités :Littérature contemporaine BD Polar livres d'artistes
ON A BRÛLÉ LES RUCHES BLANCHES

ON A BRÛLÉ LES RUCHES BLANCHES

de Bénédicte HEIM

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 15/03/2018 | 20,00 €

Pourquoi, face à elle, la sensation me revient d’être un débris de fille ou de femme ? Une violence océanique dans la poitrine, un soulèvement monstre. Dans la bouche, un goût de métal, de sel et de neige carbonique. Le cerveau incendié, le corps en vrac, azimuté, une horreur meurtrière, absolue, pour les mains qui feuillettent mon corps. J’insulte le ciel et Dieu, je porte un masque de loup, je ne compte plus les tangentes prises, je veux dépecer presque tous les hommes qui m’entourent et certaines femmes. Mon corps est un poids diaphane, une présence froide. Il y a trop d’enclumes encore, sur ma poitrine, d’enclumes de chair que je veux pulvériser. Je veux des océans de temps sans hommes qui me pressent et pèsent leur éternité sur moi. Je vise le fier feu futur dont la flambée se profile. Je déteste souverainement. Je suis en état de guerre et en régime d’exception. Je dégage une odeur de tapin et de bête presque crevée mais je me relèverai. Une lampe à haute tension brûle dans mes fibres, mon corps est une mesure d’urgence, un plan d’évacuation. Je suis un ciel en flammes, un baiser de sorcière, je déferle dans les nuits de cristal et personne ne me voit. Personne ne sait le triangle de lumière dangereuse qui s’allume sous ma peau quand on me touche. Je ne sais pas ce que disent les cristaux qui crépitent sous mon sein. Rien n’est réparé.

NINJACOLOR

NINJACOLOR

de Bénédicte HEIM

COLLEGE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 20,00 €

Ce recueil est le fruit d’une année inouïe. Il est l’œuvre d’un groupe d’élèves dont la créativité, l’imagination débridée, l’esprit d’initiative et d’entreprise n’ont cessé de me surprendre. Pendant un temps, pour inciter les enfants à écrire, je lançais des amorces, je lisais des textes, je fournissais des éléments et des aliments pour nourrir leurs récits. Mais, assez vite, il s’est produit une manière de prodige, à savoir que les élèves se sont mis à écrire spontanément, abondamment, sans que j’intervienne en amont, sans que soit nécessaire aucune incitation ou exhortation de ma part. Chaque semaine, et bientôt chaque séance, était riche de nouvelles moissons textuelles. En outre, les enfants ont rapidement pris l’habitude de travailler en groupe et de façon autonome, si bien que l’émulation (et l’émulsion créative) ainsi générée incitait chacun à donner sa pleine mesure. Ainsi se sont conjugués, pendant des mois, l’inventivité bouillonnante, les dons protéiformes, l’humour incisif et l’esprit décapant de ces talents précoces. 

Le résultat illustre on ne peut mieux le fameux adage : « La valeur n’attend pas le nombre des années » et prouve que nos élèves recèlent des mondes et des merveilles. 

Quant à moi, je ne peux que m’incliner devant ce joyau qui me remplit d’admiration et de gratitude. 

 

Bénédicte HEIM

LA FILLE DE JUIN

LA FILLE DE JUIN

de Laurent MAILLARD

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 15/03/2018 | 15,00 €

Quelque part dans les Cévennes, un couple de retraités sauvagement assassiné sans mobile apparent…

            À quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants.

            Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « Huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « Croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée.

            Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins  étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…