l'autre LIVRE

ET LE BRUIT DE SES TALONS

et le bruit de ses talons éditeur, qui est dirigée par Antoine de Kerversau fait suite à Antoine de Kerversau Imprimeur, Atelier Alpha Bleue, Baleine et Les Contrebandiers.

Nous publierons toujours de la littérature contemporaine, du Polar, de la BD et des livres d'artistes.

 

Pour Antoine :

Et le bruit des talons qu’il entend.

Elle s’appelle obsession. C’est une idée non fixe, voyageuse, qui parcourt les chemins sauvages de mon cerveau, leurs rues grises et rouges, entre les murs fantômes d’autres pensées. J’entends le bruit de ses pieds durs et nus, l’écho de ses talons dans ma tête.

L’obsession est affamée et sans repos, jamais, sans pitié, jamais. On ne peut ni la calmer, ni la tuer : elle marche, et court, et tape du pied, use la patience jusqu’à l’os et recommence, encore, à marcher et courir, encore, et taper du pied, encore, encore, jusqu’à ce que je n’écoute plus qu’elle.

Et le bruit de ses talons, détestable, excitant, est le son unique qui emplit mon crâne et rythme mes mots.

Ève Derrien, Auteur.

 

Adresse : 12 rue des Patriarches

75005 Paris
Téléphone :06 72 78 10 41
Site web :http://etlebruitdesestalons.fr
Courriel :nous contacter
Diffusion :AMALIA DIFFUSION
Distribution :Amalia diffusion et librairie l'autre livre
Représentant légal :Antoine de Kerversau
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978-2-37912
Nombre de titre au catalogue :18
Tirage moyen :200
Spécialités :Littérature contemporaine BD Polar livres d'artistes
Jamais tout est perdu

Jamais tout est perdu

de Frédéric CASTAING

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 20/10/2021 | 23,00 €

Le Manchot avait les yeux dans le vague. Pourquoi tous ces malheurs, je sais pas Benjamin… Mais continuer, j’vois qu’ça petit…Faut garder confiance, être optimiste, Benjamin…Le monde de d’main, petit, une société allégée…Pas rester en rade de c’grand mouvement, c’est ça l’truc… S’adapter, accompagner, partager les efforts…Et puis le vivre ensemble ! Le vivre ensemble, Benjamin !…Tu t’décourages un peu vite…Et la planète ! Tu y as pensé à la planète!…Faut avoir la foi, petit, croire au miracle !…

Là, je me suis souvenu de grand-père. Le matin où j’étais parti. Il m’avait entraîné sous le mûrier… Benjamin, écoute-moi bien…Oui Grand-père…Celui qui te parle de miracle…Oui Grand père…Celui-là tu le laisses jamais stationner plus de cinq secondes dans ton dos…Pas plus de cinq secondes dans mon dos, oui Grand-père…Et encore, Benjamin, cinq secondes c’est trop !…Oui Grand-père, c’est trop…

Depuis des mois que j’l’écoutais, le Manchot…Fausse route, Monsieur, nous avons fait fausse route…Il a agrippé mon blouson et m’a collé au mur…Répète jamais ça fils ! Compris !…J’ai arraché son poignet, je me suis dégagé et Pam je lui ai écrasé mon poing sur la figure...Pardon Monsieur mais c’est plus fort que moi...

Mais les chiens ne l’aimaient pas

Mais les chiens ne l’aimaient pas

de Ève DERRIEN

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 10/11/2020 | 15,00 €

Nous, tout ce qu’on a vu d’abord, c’est Sam qui courait sur la crête, comme s’il croyait avoir retrouvé son corps de jeune chien, et ça marchait : il allait comme le vent. Et Non qui courait derrière lui. On la voyait de dos, d’assez loin, mais on sentait qu’elle y mettait tout ce qu’elle avait dans le ventre. Sam était vieux, Sam était aveugle d’au moins un œil et demi, Sam était son préféré. Ça faisait un bon moment déjà qu’il n’y voyait plus du tout d’un côté, et à peine de l’autre, et, pour le faire manger, Non posait la main sur sa tête pour le guider, sinon il essayait de manger à côté de sa gamelle, là où il n’y avait rien.

Ce jour-là, il courait comme s’il y voyait, et il courait sur la crête, au-dessus de la vallée, là où les autres bêtes n’allaient jamais, sauf les chèvres, mais les chèvres on ne pouvait rien y faire. La crête était large, ça oui, justement, assez large pour qu’il y ait un puits ou une cheminée ou juste un gros trou tous les trois mètres, ou moins, sans compter tous les cailloux. Alors, en plein milieu de sa course, Sam est tombé.

Nous, on était sur les remparts, tout au bout, et on était trop loin pour voir dans quoi, si c’était profond ou pas, seulement on l’a entendu crier. Pas un cri de surprise, pas un cri de douleur, mais le mélange des deux dans sa voix de chien, et ça a traversé le ciel, la plaine, le plateau, et ça les a déchirés.

Molosses

Molosses

de Ève DERRIEN

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 14/12/2020 | 20,00 €

On dit qu’une bonne vie se mesure au nombre de vies de chiens et de chats qu’elle a contenues. Ma vie est trop longue.

Ma sœur dit que je suis bizarre, moi qui mets mes chats à la poubelle quand ils sont morts alors que je les aime vraiment, au lieu de leur faire une petite tombe fleurie dans le jardin. À quoi je réponds « Certes, mais je les mets d’abord au congélateur en attendant le jour des boueux, et va donc vivre trois jours avec Mimi dans le deuxième tiroir, au-dessus des brocolis. ».

Comme si on s’aimait vraiment

Comme si on s’aimait vraiment

de Vanessa FUKS

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 29/04/2021 | 17,00 €

Une femme disparaît, une inconnue ou presque. Un fait divers, même pas, une diversion ou plutôt une digression à tout ce que le monde attendait d’elle. Maria a disparu.

Dans la vie linéaire de Jean, cette disparition est une fracture qui devient un gouffre dans lequel il va plonger avec effroi, mais sans crainte.

Le monde d’avant et celui d’après, à travers un vieux continent qui peine à comprendre ce qui lui arrive, sur une Méditerranée salvatrice ou cimetière, à l’heure des virus et des opprimés, Jean court après une trace devenue certitude.

Quand les pas que l’on suit finissent par créer un propre sillage, et peut-être, l’ébauche du chemin qui pourrait être celui de chacun d’entre nous.

Corde à gauche

Corde à gauche

de Vanessa FUKS

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 17,00 €

Un homme qui a tout et a perdu l’essentiel, la mémoire.

Pour survivre, il s’accroche à des bribes volatiles et s’enfonce dans un rituel cadencé par la folie.

Une femme va entraver sa route, ni amoureuse, ni convaincue. Une femme qui vit dans un autre monde là où la félicité s’arrache en quelques secondes, le long de la corde, juste avant la ligne d’arrivée.

EXTÉRIEUR JUNGLE

EXTÉRIEUR JUNGLE

de Vanessa FUKS

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 15,00 €

Ce qu’il avait voulu, c’était quoi ? Être un artiste, être aimé, se voir, qu’on le voit ? Mais qu’on le voit tel qu’il était ou tel qu’il voulait être ?

Oui, il voulait son nom en gros sur les affiches, ou cette femme si belle, si talentueuse à son bras. Il avait voulu tout cela si fort et pourtant tout avait disparu. Mais n’était-ce pas justement cela l’essence de l’Art ? Toucher le fond de l’abîme pour y trouver l’artiste…

Tristan est un acteur, du moins il le croit. Il croit que le vide qui l’habite peut s’emplir de la vision d’un autre et rayonner au-delà de sa propre existence. Et tant pis si cette vision ressemble plus à un gouffre sans fond qu’à une aura. Qu’a-t-il  à perdre à présent, à part le peu de lui-même qu’il lui reste.

NINJACOLOR

NINJACOLOR

de Bénédicte HEIM

COLLEGE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 20,00 €

Ce recueil est le fruit d’une année inouïe. Il est l’œuvre d’un groupe d’élèves dont la créativité, l’imagination débridée, l’esprit d’initiative et d’entreprise n’ont cessé de me surprendre. Pendant un temps, pour inciter les enfants à écrire, je lançais des amorces, je lisais des textes, je fournissais des éléments et des aliments pour nourrir leurs récits. Mais, assez vite, il s’est produit une manière de prodige, à savoir que les élèves se sont mis à écrire spontanément, abondamment, sans que j’intervienne en amont, sans que soit nécessaire aucune incitation ou exhortation de ma part. Chaque semaine, et bientôt chaque séance, était riche de nouvelles moissons textuelles. En outre, les enfants ont rapidement pris l’habitude de travailler en groupe et de façon autonome, si bien que l’émulation (et l’émulsion créative) ainsi générée incitait chacun à donner sa pleine mesure. Ainsi se sont conjugués, pendant des mois, l’inventivité bouillonnante, les dons protéiformes, l’humour incisif et l’esprit décapant de ces talents précoces. 

Le résultat illustre on ne peut mieux le fameux adage : « La valeur n’attend pas le nombre des années » et prouve que nos élèves recèlent des mondes et des merveilles. 

Quant à moi, je ne peux que m’incliner devant ce joyau qui me remplit d’admiration et de gratitude. 

 

Bénédicte HEIM

NINJACOLOR 2

NINJACOLOR 2

de Bénédicte HEIM

COLLEGE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 02/01/2019 | 12,00 €

J’ai entre douze et quinze ans, et j’écris...

« Ce résultat illustre on ne peut mieux

le fameux adage  

la valeur n’attend pas le nombre des années

et prouve que nos élèves recèlent

des mondes et des merveilles »

 

Bénédicte Heim

Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir

Tu n’es plus ce bolide qui fonce dans le noir

de Bénédicte HEIM

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 30/04/2021 | 22,00 €

Une femme regarde les hommes de sa vie. Elle les interpelle, les épelle, les transpose et les transfuse dans sa langue. Singulière, heurtée, presque hallucinée.

Il y a l’artiste, le garçon monté en graine et puis l’homme, sans autre dénomination ni qualificatif car il est le noyau, le cœur nucléaire du désir.

Celle qui parle décline les hommes, leurs gestes, leurs façons, leurs dires. Pour chacun d’entre eux, elle adopte et invente une langue spécifique, distincte, une langue sui generis. Celle qui parle apostrophe les hommes, elle les invoque, les enlace, les prend, les expulse et les maudit tour à tour. Avec ses mots et avec son corps. Elle en avale certains, se les incorpore, en recrache d’autres.

Et puis il y a le père de qui tout procède. Le père qui est l’origine et la blessure du désir. Le père qui appelait un dire à part. Et dont les apparitions scandent et coupent le récit.

C’est une généalogie, une ontogonie, c’est tout une histoire.

On a brûlé les ruches blanches

On a brûlé les ruches blanches

de Bénédicte HEIM

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 15/03/2018 | 20,00 €

Pourquoi, face à elle, la sensation me revient d’être un débris de fille ou de femme ? Une violence océanique dans la poitrine, un soulèvement monstre. Dans la bouche, un goût de métal, de sel et de neige carbonique. Le cerveau incendié, le corps en vrac, azimuté, une horreur meurtrière, absolue, pour les mains qui feuillettent mon corps. J’insulte le ciel et Dieu, je porte un masque de loup, je ne compte plus les tangentes prises, je veux dépecer presque tous les hommes qui m’entourent et certaines femmes. Mon corps est un poids diaphane, une présence froide. Il y a trop d’enclumes encore, sur ma poitrine, d’enclumes de chair que je veux pulvériser. Je veux des océans de temps sans hommes qui me pressent et pèsent leur éternité sur moi. Je vise le fier feu futur dont la flambée se profile. Je déteste souverainement. Je suis en état de guerre et en régime d’exception. Je dégage une odeur de tapin et de bête presque crevée mais je me relèverai. Une lampe à haute tension brûle dans mes fibres, mon corps est une mesure d’urgence, un plan d’évacuation. Je suis un ciel en flammes, un baiser de sorcière, je déferle dans les nuits de cristal et personne ne me voit. Personne ne sait le triangle de lumière dangereuse qui s’allume sous ma peau quand on me touche. Je ne sais pas ce que disent les cristaux qui crépitent sous mon sein. Rien n’est réparé.

Nues

Nues

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 22,00 €

Soit quatre personnages en quête non d’auteur mais de sens. Quatre personnages requis.

Diversement, mais au même degré extrême par la beauté.

Deux hommes, deux femmes. Un peintre, un photographe, une dramaturge anciennement mannequin star, et une très jeune top model.

Ensemble, ils vont expérimenter, l’espace de quelques séances de pose, et jusqu’au vertige, les tournoyantes figures du désir et l’hypothèse de l’amour.

Chacun surgira définitivement autre de cette friction décisive à l’altérité. Chacun sera, à un moment donné, corps et âme intégralement mis à nu.

Une exploration minutieuse, poussée dans ses plus infimes et improbables ramifications, des combinaisons et des possibilités offertes par le désir. Par le choc pris dans la double aspiration de l’art et de la nudité.

Un texte troublant, aussi magistralement sensuel que cérébral. Une plongée hypnotique dans l’opacité des êtres, dans les arcanes du désir et de la création.

Tu ne mourras pas

Tu ne mourras pas

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 17,00 €

Une jeune fille. Un enfant.

Déjà, elle s’enlise

dans une existence trop plane.

Il est débordé par sa singularité.

Ils vont se rencontrer,

s’espérer, se rejoindre.

Au-delà de ce qui est admis et supportable.

Pour quelques saisons en paradis,

quelques saisons en incandescence.

Jusqu’au drame.

Car la jalousie du monde profane veille…

Soleil cou coupé

Soleil cou coupé

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 20,00 €

Elle a 14 ans. Elle tombe follement amoureuse. Jusqu’ici, tout va bien. Mais c’est d’une femme. Elle a 32 ans. Elle est prof. Comment attirer l’attention de l’aimée qui ne soupçonne rien de ce qu’elle a déclenché ? Comment s’en sortir quand l’amour dont on ignorait tout, le tout premier amour, se mue en passion dévorante et coupable puisqu’il s’adresse à une figure interdite qui n’entend pas donner son consentement ? Existe-t-il une autre voie que de se laisser mourir, de jouer avec sa propre vie jusqu’à éveiller enfin l’intérêt de la seule personne qui importe au monde ? Peut-on trouver une issue quand on heurte l’impossible de plein fouet.

Tu fais pleurer tes fées marraines

Tu fais pleurer tes fées marraines

de Bénédicte HEIM

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 22,00 €

Une femme navigue entre des hommes élus. Elle se frotte à eux, s’invente au contact de leurs peaux, de leur langue, de leurs histoires. De leurs silences aussi.

Il y a l’artiste, fantasque, histrionique, qui la régale de mille et une nuits récitatives.

Il y a l’amant perpétuel, lunaire, décroché, qui redresse le monde et établit le socle sûr d’un amour indéfectible.

Il y a l’homme. Sans autre nom possible car il est aussi la figure de l’inconnu, de l’inconnaissable, il est l’autre absolu, qui se dérobe à la prise et creuse un désir incendiaire.

Quelques silhouettes féminines traversent également le paysage et y déposent leur empreinte, délicate ou éruptive.

À travers ces portraits, sans cesse repris et brodés avec un point différent (plus serré, affiné, ou qui tente un angle d’approche inédit), Bénédicte Heim crée une langue, hypnotique, presque médiumnique, qui s’attache à dire les sensations au plus près de la vérité du désir, de ses embardées, sa violence, ses métamorphoses, son retrait.

« Elle est dans un habitacle aveugle, ses mains appellent une force qui ne vient pas, un souffle rauque, une silhouette furtive. Ses gestes se déclinent, détimbrés, en litanie morte. Elle a perdu le goût des contes d’épées, des combats gratuits. Il y a des caillots et un air qui s’efface, une mélopée presque éteinte, dans sa voix. Elle ne sait plus que contenir le froid, elle crache du sable sans reflets, s’enlise même dans le soleil, a besoin de procurations pour tout, ne sait plus ce que c’est être jeune de peau. Cristal cassé, dans la voix et sur la veine en sang. Elle oublie de se nouer à la main tutrice, le moyeu autour duquel tourne la roue du temps. Son âge est toujours le même avec l’amant perpétuel. Ils ont ensemble la candeur de marcher en liberté, de se lever avec toutes les saisons. Il a tous les yeux pour la voir, pas seulement ceux de la secousse physique, il peut prendre son visage dans ses mains avec violence et prendre de la vitesse même avec le soir. Il sait se planter au beau milieu de sa folie. Se planter et rester droit. Il est un rêve de colosse un peu buté, transpercé de sabliers roses. Il recoud le maillage des rêves déchirés, lui apprend à tenir entre les sauts des voix cahoteuses bohèmes. Et aussi quand le flux phrasé de la foule battante se rompt, il la repique à la base du souffle, pour qu’elle oublie l’éclipse des enseignes pimpantes et des reflets fauves. Et l’invite absentée, il la fond dans le cœur lisse, très rouge, d’une pivoine. Cet homme sécrète, dans le velours de sa voix, dans le secret de ses gestes de fleur, la charpente du monde futur. »

HAUTES COUTURES

HAUTES COUTURES

de Bénédicte HEIM

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 20,00 €

Mais alors dit-elle, en renouant ses lacets, si on ne peut pas tenir ensemble le soleil et la lune, comment on fait ? Elle levait un visage navré par endroits. Le ciel s’emplissait d’un air léger et délicat et l’homme, à ses côtés, cherchait une réponse qui ait valeur de poudre d’or. L’or qui poudrait le regard de cette fille. Elle sentait la cire d’abeille et la fleur de sureau, il ne la connaissait pas assez, mais il se dit qu’elle aurait pu allumer un feu avec les plus menues brindilles. Elle le défiait de son regard de nuit, le visage ouvert comme une genèse. Il calcula ses chances en cas de vérité arithmétique mais il fallait faire vite alors il dit : On ne peut pas en principe mais toi tu peux essayer. Il dit, Toi tu peux essayer et alors elle fit battre un tambour de lumière dans ses yeux. Ils marchaient dans le soleil, elle regardait toujours la fourche des arbres, parfois elle chassait l’air avec ses mains comme les chats, et quand elle parlait, il avait envie de dessiner les mouvements de sa bouche. Quand il regardait son visage, il voyait un pays autre que celui qu’ils traversaient. Elle y avait méthodiquement tracé le trajet des larmes et elle souriait comme un chat déchire une chemise. Elle sentait les vents dont la langue fourche avec une pointe de noix de muscade. Le soleil délavait ses traits, ses gestes se disloquaient à mi-parcours et son sourire était un feu qui saute. Une archère malhabile, une anémone qui pointe dans une marée d’étincelles.

N° 24

N° 24

de Lou MAËLLE

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le | 15,00 €

Elle est de celles qui ingèrent le dégoût et qui en jouissent.

Elle.

Elles dévorent la passion, en mordent la chair et se jettent en son abysse. Déforment le désir, le goûtent et fléchissent. Elles sucent l’abject, embrassent l’aversion et recrachent un vertige. Elles avalent l’inconnu, lèchent ses mains nues : se régalent d’une bavure et dégustent la souillure. 

Elle.

Elles traquent l’adrénaline, se penchent au balcon, jouent à se faire peur et traversent le risque. Elles cèdent à la pulsion. S’embrasent, forcent l’orgasme et se noient dans les spasmes.

Elle.

Elles rentrent fatiguées, bercées de vague à l’âme et bordées de nausée. Elles câlinent un tourment. Elles ne crient pas, elles chuchotent. Alternent ombre et lumière. S’ouvrent et se ferment. 

Elles violent un cauchemar, étreignent un souvenir, l’enserrent et l’étouffent. Enfin, elles respirent. 

Entre ces pages,son souffle.

Quand rôde la bête

Quand rôde la bête

de Laurent MAILLARD

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 28/10/2021 | 15,00 €

Vivant reclus dans un vieux wagon sur une voie désaffectée, celui que l’on surnomme le Prêcheur affirme à qui veut l’entendre, que la Vierge lui est apparue sous les traits d’une jeune femme se faisant appeler Amandine.

Tandis qu’un monstre en liberté commence à terroriser la région parisienne, Amandine confie au Prêcheur, la mission de veiller sur un étrange personnage. Celui-ci bientôt identifié, les enquêteurs s’étonnent de se retrouver en présence d’un ex-juge à l’état de cadavre ambulant, disparu depuis deux ans.

Lorsqu’Amandine est à son tour victime de la mystérieuse créature, le capitaine Marina Ferreira qui s’apprête à mettre un terme à sa carrière d’officier de police, décide de s’impliquer une dernière fois afin d’élucider ce meurtre. Dans un périple qui la mènera d’un fort abandonné de Seine-Saint-Denis aux confins du Lot, Marina se retrouvera rapidement confrontée à Renaissance ?, obscur groupuscule aux ambitions démentes.

Six jours à tuer

Six jours à tuer

de Laurent MAILLARD

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 01/06/2020 | 15,00 €

Qui est vraiment Marc Stentforgue, dit « L’Américain », auteur à succès dont les livres s’arrachent ? Mais que personne n’a jamais vu. Et dont les détracteurs en viennent même à douter de l’existence.

Alors qu’elle cherche toujours à se faire oublier des autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root vit depuis plus d’un an en banlieue parisienne, sous la fausse identité de Marlène Gauchet, simple traductrice dans une petite maison d’édition. Un soir, son passé la rattrape lorsqu’elle porte secours à Gwenaëlle Madreau, jeune cadre du milieu de l’édition, mais surtout, correctrice attitrée du célèbre Stentforgue. En échange d’une jolie somme d’argent et sans bien savoir à qui elle a affaire, Gwenaëlle, menacée par des inconnus, recrute Aurélie Van-Root pour l’accompagner dans une petite ville vendéenne, où Stentforgue mène derrière les murs d’une vieille propriété, une vie de reclus. En tant que seule habilitée et selon un rituel bien établi, Gwenaëlle doit y corriger « Vory », la dernière œuvre du Maître, dont les Èditions Deleparc assurent la publication. Mais le séjour chez le célèbre écrivain vire peu à peu au cauchemar. Des événements inquiétants ne tardent pas à se produire et Aurélie découvre que Stentforgue qui porte un intérêt suspect à la Gran Guerre de 1793 dissimule en fait un terrible secret autour duquel l’écriture et la mort semblent faire bon ménage.

Le baiser Mustang

Le baiser Mustang

de Laurent MAILLARD

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 01/12/2020 | 15,00 €

Afin d’assister sa mère France-Catherine, octogénaire irascible et fortunée, Hélène Mongier se doit de recruter une nouvelle aide-soignante. Dans sa précipitation à sélectionner une candidate, Hélène ignore qu’elle vient d’embaucher sous une fausse identité, la redoutable Aurélie Van-Root, tueuse en cavale, inlassablement traquée par les autorités.
Aurélie qui a l’obligation d’être présente 24 heures sur 24 auprès de France-Catherine, va remplacer Fatou qui n’hésite pas à l’avertir que « le mauvais œil » plane sur l’appartement de la famille Mongier. Effectivement, à peine installée, une succession d’éléments inquiétants ne tarde pas confirmer les dires de Fatou.
Entraînée dans un engrenage mortel, mais déterminée à ne pas attirer l’attention de la police, Aurélie n’entend pas se laisser dépasser par les événements et tente d’éviter le pire en menant sa propre enquête : ultra violent complot de famille ou pire encore ?
Enfermée dans un implacable rouage meurtrier, Aurélie en vient rapidement à soupçonner comme acteur principal de cette affaire, Ameline, étudiante en droit et petite fille très protégée de sa grand-mère France-Catherine.
Et pourtant…
La fille de juin

La fille de juin

de Laurent MAILLARD

NOIRE (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 15/03/2018 | 15,00 €

Quelque part dans les Cévennes, un couple de retraités sauvagement assassiné sans mobile apparent…

            À quelque temps de là toujours traquée par les autorités, l’ex-tueuse Aurélie Van-Root se retrouve en cavale non loin des lieux du drame et se voit bientôt contrainte de fuir aux côtés de Julie Massol, une jeune artiste impliquée dans une sordide affaire de stupéfiants.

            Alors que dans un premier temps, Julie propose à Aurélie de la guider à travers la région en échange de sa protection, leur association vire rapidement au cauchemar. Malgré les avertissements du « Huguenot », pour échapper aux trafiquants et aux forces de l’ordre les deux femmes se réfugient au Havre, un domaine hébergeant les membres d’une secte. Accueillies par un groupe de druides régnant sans partage sur ce microcosme médiéval totalement reclus du reste du monde, les fugitives découvrent que sous le vernis d’un communautarisme idyllique, leurs hôtes vivent dans la terreur permanente du « Croquelat », un mystérieux tueur qui terroriserait la contrée.

            Face au comportement de Julie qui semble de moins en moins  étrangère à ses déboires, le doute s’installe bientôt chez Aurélie. Et lorsque cette dernière découvre que dans une cave, les fidèles vénèrent également pour ses prétendues vertus, « une chose tombée du ciel », il y a vraiment de quoi devenir dingue…

D’un fils d’alligator et d’une fille d’esclave

D’un fils d’alligator et d’une fille d’esclave

de Jean-François ROUZIÈRES

Blanche (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 17/06/2021 | 17,00 €

Un château, une campagne désertée, une île de l’atlantique. Des adultes absents ou violents. Deux enfants à l’orée de l’adolescence. Tom admire son père, riche, puissant, brutal. Sa rencontre avec Adèle, jeune fille farouche et tenace, changera sa vie. Des années plus tard, il se souvient et révèle ce qui aurait dû rester secret. C’est le prix à payer pour retrouver son paradis…
Aux jeux de la sauvagerie, les gagnants ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
D’un fils d’alligator et d’une fille d’esclave est le roman d’enfants pas sages.