l'autre LIVRE

Les Contrebandières

Mais les chiens ne l’aimaient pas

Mais les chiens ne l’aimaient pas

de Ève DERRIEN

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | Paru le 10/11/2020 | 15,00 €

Nous, tout ce qu’on a vu d’abord, c’est Sam qui courait sur la crête, comme s’il croyait avoir retrouvé son corps de jeune chien, et ça marchait : il allait comme le vent. Et Non qui courait derrière lui. On la voyait de dos, d’assez loin, mais on sentait qu’elle y mettait tout ce qu’elle avait dans le ventre. Sam était vieux, Sam était aveugle d’au moins un œil et demi, Sam était son préféré. Ça faisait un bon moment déjà qu’il n’y voyait plus du tout d’un côté, et à peine de l’autre, et, pour le faire manger, Non posait la main sur sa tête pour le guider, sinon il essayait de manger à côté de sa gamelle, là où il n’y avait rien.

Ce jour-là, il courait comme s’il y voyait, et il courait sur la crête, au-dessus de la vallée, là où les autres bêtes n’allaient jamais, sauf les chèvres, mais les chèvres on ne pouvait rien y faire. La crête était large, ça oui, justement, assez large pour qu’il y ait un puits ou une cheminée ou juste un gros trou tous les trois mètres, ou moins, sans compter tous les cailloux. Alors, en plein milieu de sa course, Sam est tombé.

Nous, on était sur les remparts, tout au bout, et on était trop loin pour voir dans quoi, si c’était profond ou pas, seulement on l’a entendu crier. Pas un cri de surprise, pas un cri de douleur, mais le mélange des deux dans sa voix de chien, et ça a traversé le ciel, la plaine, le plateau, et ça les a déchirés.

Corde à gauche

Corde à gauche

de Vanessa FUKS

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | 17,00 €

Un homme qui a tout et a perdu l’essentiel, la mémoire.

Pour survivre, il s’accroche à des bribes volatiles et s’enfonce dans un rituel cadencé par la folie.

Une femme va entraver sa route, ni amoureuse, ni convaincue. Une femme qui vit dans un autre monde là où la félicité s’arrache en quelques secondes, le long de la corde, juste avant la ligne d’arrivée.

Nues

Nues

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | 22,00 €

Soit quatre personnages en quête non d’auteur mais de sens. Quatre personnages requis.

Diversement, mais au même degré extrême par la beauté.

Deux hommes, deux femmes. Un peintre, un photographe, une dramaturge anciennement mannequin star, et une très jeune top model.

Ensemble, ils vont expérimenter, l’espace de quelques séances de pose, et jusqu’au vertige, les tournoyantes figures du désir et l’hypothèse de l’amour.

Chacun surgira définitivement autre de cette friction décisive à l’altérité. Chacun sera, à un moment donné, corps et âme intégralement mis à nu.

Une exploration minutieuse, poussée dans ses plus infimes et improbables ramifications, des combinaisons et des possibilités offertes par le désir. Par le choc pris dans la double aspiration de l’art et de la nudité.

Un texte troublant, aussi magistralement sensuel que cérébral. Une plongée hypnotique dans l’opacité des êtres, dans les arcanes du désir et de la création.

Tu ne mourras pas

Tu ne mourras pas

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | 17,00 €

Une jeune fille. Un enfant.

Déjà, elle s’enlise

dans une existence trop plane.

Il est débordé par sa singularité.

Ils vont se rencontrer,

s’espérer, se rejoindre.

Au-delà de ce qui est admis et supportable.

Pour quelques saisons en paradis,

quelques saisons en incandescence.

Jusqu’au drame.

Car la jalousie du monde profane veille…

Soleil cou coupé

Soleil cou coupé

de Bénédicte HEIM

Les Contrebandières (ET LE BRUIT DE SES TALONS) | 20,00 €

Elle a 14 ans. Elle tombe follement amoureuse. Jusqu’ici, tout va bien. Mais c’est d’une femme. Elle a 32 ans. Elle est prof. Comment attirer l’attention de l’aimée qui ne soupçonne rien de ce qu’elle a déclenché ? Comment s’en sortir quand l’amour dont on ignorait tout, le tout premier amour, se mue en passion dévorante et coupable puisqu’il s’adresse à une figure interdite qui n’entend pas donner son consentement ? Existe-t-il une autre voie que de se laisser mourir, de jouer avec sa propre vie jusqu’à éveiller enfin l’intérêt de la seule personne qui importe au monde ? Peut-on trouver une issue quand on heurte l’impossible de plein fouet.