l'autre LIVRE

Olivier APERT

Babillages

Babillages

de Guillaume DECOURT & Olivier APERT

COUDRIER (LE) (COUDRIER (LE)) | Paru le 02/05/2019 | 16,00 €

Ecrivains côtoyant la médecine ? Médecins se piquant de littérature ? En tous cas, deux spécialistes nous livrent ici le premier volume de leur correspondance privée.
Le Dr. Aperstein et le Dr. Decourtsberg ont hier suivi leurs études à Wien (Autriche) et se sont reconnus quelques années plus tard au hasard d’un colloque parisien.

Julien Cavalier qui les a consultés tous deux a pu d’un trait résumer leur relation :
« 5 soirs par semaine le Dr A. et le Dr D. se retrouvent dans un obscur petit restaurant chinois de la rue Boyer-Barret […] Nous pourrions croire que le Dr D. et le Dr A. s’apprécient étant donné la nature de leurs échanges et la fréquence de leurs entrevues mais cela constituerait une grave erreur. Ils se vouent réciproquement un mépris très particulier. »

C’est au lecteur maintenant de participer à cette heureuse et stimulante détestation.

La Nue du fond

La Nue du fond

de Odile MASSE

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 19/04/2018 | 20,00 €

Quand on habite le monde, il arrive que ses désordres traversent le corps.
Il arrive que le corps en soit engrossé.
Il arrive qu’alors les humains croissent et multiplient à la surface du corps, qu’ils y creusent des trous, y mènent grand tapage, criant, bataillant, cavalant avec entrain, et ça fait mal au ventre, oui. Mais ce sont de tout petits humains en vérité, de tout petits humains très effrayés, qui tremblent de peur au fond du monde qui les porte.

n°15 - UNE FOIS

n°15 - UNE FOIS

de COLLECTIF

Revue Sarrazine (AICLA/SARRAZINE) | Paru le 07/12/2016 | 16,00 €

Il n'est ni vie ni mort (poésie complète)

Il n'est ni vie ni mort (poésie complète)

de Mina LOY

NOUS (NOUS) | 24,00 €

De la poésie de Mina Loy se dégage une rare véhémence vis-à-vis de la société bourgeoise, de la morale sociale et religieuse, et en particulier des conventions qui règlent les rapports hommes-femmes et empêchent l'autonomie du sujet. Ces poèmes, écrits dans une langue enragée, sont aussi impregnés d'un humour fin, cruel, subtilement euphorique, qui interdit la vacuité du dépit et de l'amertume. « La poésie anglo-américaine a connu peu de pareilles créations, qu'il s'agisse des motifs manifestes ou latents, et surtout de la fabrication d'un instrument langagier - scalpel, loupe - aussi précis de manipulation qu'exact de vision : la chirurgie verbale (coupes, coupures et liens) s'articule étrangement avec une polyscopie métaphorique (détail, grossissement, hypertrophie), au coeur de ce laboratoire cérébral destiné à produire une beauté résolument moderne ». (Olivier Apert) Oh Dieu est-il possible/que les hommes et les femmes/déterminés à se vaincre l'un l'autre/s'enferment/dans des boîtes infernales et engendrent/des esprits de proie/sans cesse/aux aguets dans leur intimité cruelle//Saisissant l'occasion/de paralyser la personnalité//afin d'éprouver la loi du plus habile à survivre//selon cette volonté innée d'emporter la victoire/présente dans toute entreprise humaine//jusqu'à ce qu'enfin le vaincu meure/transformé (extrait du poème Boîtes du mariage)