l'autre LIVRE

Nikos KAVVADIAS

Journal d'un timonier

Journal d'un timonier

de Nikos KAVVADIAS

Des villes et des vies (SIGNES ET BALISES) | Paru le 20/06/2018 | 0,12 €

“Aujourd’hui nous traversons la partie la plus redoutable de l’océan Indien… Nous avons laissé derrière nous les îles Laquedives. C’est là qu’un jour notre voilier a été pris dans un typhon et que nous avons tourné sur nous-mêmes trois journées entières… Lorsque le vent est tombé, de véritables loques pendaient à la place des voiles et au moment où le capitaine nous a réunis pour nous compter, quatre hommes manquaient à l’appel…
Un voilier… Personne ne peut comprendre ce que représente un voilier… Ceux qui vivent à terre en sont jaloux quand ils les voient voguer par bon vent ou rentrer au port, tout blancs et pleins de ? erté… J’ai voyagé huit mois d’affilée sur un voilier…”

Nikos Kavvadias est né en 1910 en Mandchourie, de parents grecs originaires de l’île de Céphalonie. La famille revient vivre en Grèce alors qu’il est enfant. Il écrit très tôt ses premiers poèmes, tout en se destinant à une carrière de médecin. Mais les di? icultés ? nancières l’obligent à travailler : devenu marin (radiotélégraphiste), il parcourt les mers sans jamais cesser d’écrire, jusqu’à sa mort en 1974. Son unique roman, Le Quart (1954), ses nouvelles et ses poèmes en font l’un des plus grands écrivains grecs du XXe siècle.


Françoise Bienfait a traduit plusieurs romans de Dimitris Sotakis, ainsi que l’œuvre de Gazmend Kaplani.

Entre proses, poèmes, essais et carnets, Gilles Ortlieb est l’auteur d’une vingtaine de livres, parmi lesquels Tombeau des anges (L’Un et L’Autre/Gallimard, 2011), Et tout le tremblement (Le bruit du temps, 2016) ou Ângelo (Finitude, 2018). Il a également traduit, du grec moderne, Constantin Cavafy, Thanassis Valtinos ou Georges Séféris.



 

Le quart

Le quart

de Nikos KAVVADIAS

Folio (FOLIO) | Paru le 14/11/2008 | 8,40 €

Le quart

Le quart

de Nikos KAVVADIAS

& d'ailleurs (DENOËL) | Paru le 08/06/2006 | 20,30 €

Je voudrais qu'on oublie aussi mes ossements, mais dans un bordel. Et que les femmes s'en servent comme canules pour leurs bocks, comme fume-cigarettes, comme sifflets.

 

Chef-d'œuvre publié en 1954, Le Quart, roman du poète grec Nikos Kavvadias, est une odyssée moderne d'une noirceur totale.

On y suit les errements d'une embarcation sans âge, en route vers la Chine. Cercueil flottant, le cargo et son équipage voguent sans cesse vers d'autres ports, d'autres maraudages, d'autres bordels et d'autres putains. Entre deux escales, les marins grecs qui se trouvent à bord nous livrent sans pudeur leurs misérables existences ; ils ressassent leurs aventures, leurs amours, leurs échecs, avec une amertume et une mélancolie abyssales.

À travers la voix de ces hommes de quart qui ne nous épargnent rien de la cruauté et de l'obscénité de leur univers, Kavvadias parle de l'absurdité humaine mais aussi et surtout de la mer, ce lieu mythique que, de Conrad à Cendrars, nul n'a si bien décrit que lui.