l'autre LIVRE

Mathias LAIR

L'Amour hors sol

L'Amour hors sol

de Mathias LAIR

Serge Safran (SERGE SAFRAN ÉDITEUR) | Paru le 01/09/2016 | 15,90 €

Alexia et Frédéric se retrouvent vingt ans après. Ils s'étaient dit qu'une fois les enfants partis, le conjoint aussi, ils pourraient enfin s'aimer pleinement. 

Comme au temps de l'adultère, ils décident de s'aimer à l'hôtel. Dans le règne de l'ici et maintenant, le plaisir et la joie de l'instant. 

D'hôtel en hôtel, de Paris aux châteaux de la Loire, ils vivent le bouleversement de la première fois, les jeux de petite perversité, la réinvention de l'amour. 

Mathias Lair nous plonge au cour des méandres du désir charnel pour tenter d'éclaircir les mystères du sentiment amoureux. 

Il y a poésie

Il y a poésie

de Mathias LAIR

120° (ISABELLE SAUVAGE) | Paru le 01/06/2016 | 17,00 €

Mathias Lair cherche une voie à la poésie aujourd’hui. Il le fait abruptement, avec humeur. Sans doute est-ce dû à la forme de ce livre, courts textes qui étaient à l’origine des chroniques écrites pour la revue Décharge, privilégiant souvent les formules lapidaires, non dénuées d’humour, ici regroupées suivant un ordre plus logique que chronologique. Et sa méthode (si ce mot peut correspondre) est simple : prenons une idée qui prévaut par son évidence et décortiquons-la. Qu’en reste-t-il ? Comme une compromission à l’air du temps, à un moment contemporain qui se confond avec le libéralisme… à ce temps d’aujourd’hui, si dépourvu des quelques repères nécessaires à reconnaître que poésie, il y a. Car Mathias Lair ne raisonne pas la poésie en vase clos, il n’éloigne pas ce qui se fait (ou pas) en poésie avec ce qui se passe dans l’art (notamment plastique) ou avec l’état désastreux de notre société.

L’auteur recherche donc ce qui peut faire poésie, à « l’étroit », entre ce qui serait un retour au moderne (mais mieux vaut sûrement cela, même s’il ne s’agit que de continuer « à susurrer, dans la nostalgie des bouts rimés »…) et une illusion contemporaine où règne l’éphémère, où n’existe plus que l’expérience d’un moment sans poème…