l'autre LIVRE

Lambert SCHLECHTER

Lupercales

Lupercales

de Jean-Pascal DUBOST

Littérature (ATELIER CONTEMPORAIN (L')) | Paru le 11/02/2019 | 20,00 €

Lupercales, qu’est-ce à dire ? À Rome, une fête païenne consacrée à la déesse-louve Luperca, qui allaita à sa mamelle Romulus et Rémus ; une procession de prêtres enthousiastes vêtus d’une peau de bouc, flagellant les passantes pour les rendre fertiles. Mais ici ? Lupercales ? Une « mythobioérotique », une « automythobiofiction », un « conte de Faits Érotiques irréellement passés en temps du jour d’huy », un « conte de fée érotique, conte de fesses érotiques, conte de féesses érotiques ». Où le lecteur suivra donc avec gourmandise, d’emboutissement en emboutissement, les lutines aventures de Lupercus et Luperca en forêt de Brocéliande. Un X-ième récit érotique ? Dyable non, car ce fatrassier de fragments amoureux, loin de toute crudité bête et basse, possède à la fois « queue et tête », ne promulgue « nul divorce entre esprit et corps », accouple avec pareille vigueur débauche du corps et débauche du verbe, dans un festin où « figures du corps et figures de style s’enlacent sur le lit de la syntaxe ». Les Lupercales, donc ? « Un foutrassier, foutredieu ! » Amis de Rabelais, vous êtes ici chez vous.

L'Intranquille n° 15

L'Intranquille n° 15

de COLLECTIF

L'INTRANQUILLE (ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR) | Paru le 09/11/2018 | 16,00 €

La pivoine de Cervantes

La pivoine de Cervantes

de Lambert SCHLECHTER

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 15,00 €

Rien n'a encore été dit, rien, sur des milliers de pages rien n'a encore été dit, soudain je m'en rends compte, alors que je le sais depuis toujours, et je prends un élan pour me mettre à dire, me mobilise, en appelle à toutes les ressources que je sens en moi, au plus profond de moi, je me rince l'âme & le cœur avec de la braise ardente, pour me préparer, pour m'ouvrir, me rendre disponible, laisser monter les mots décisifs, mots qui ne sont jamais montés, mots, me semble-il qui sont là depuis toujours, mais enfouis, mais cachés, mots tout simples mais qui n'arrivent pas à se détacher, mots qui restent englués, rien n'a encore été dit, et sans cesse je continue à dire, pour me rendre compte sans cesse que rien n'a encore été dit, alors j'ouvre mon cahier, et continue à écrire mes proseries.