l'autre LIVRE

Jean-Claude CARRIERE

Le petit Napoléon illustré

Le petit Napoléon illustré

de Pierre ETAIX & Jean-Claude CARRIERE

Les Iconoclastes (WOMBAT) | Paru le 20/02/2015 | 13,00 €

Empereur de 1804 à 1815, Napoléon a légué à la France l’Arc de triomphe, le code civil, le baccalauréat, Napoléon III et la betterave à sucre. Ce n’est certes pas rien. Mais qui était vraiment l’homme sous le bicorne ? Un despote solitaire, un grand romantique ou un facétieux petit plaisantin ?

Cette histoire en images iconoclaste lève le voile sur un Napoléon intime, à la vie sentimentale fort agitée, et répond entre autres à la question que tous les Français, petits et grands, se posent : mais pourquoi diable glissait-il la main sous sa redingote ?…

Délicieusement impertinent, Le Petit Napoléon illustré est un sommet de drôlerie spirituelle et d’humour « à double détente » (on sourit, puis l’on re-sourit). À l’instar des plus grands cartoonistes (on pense à Thurber, Steinberg, Chaval…), la désarmante simplicité du dessin de Pierre Étaix, d’une rigueur savoureuse, fait mouche à tous les coups.

Paru à l’origine en 1963, ce « roman graphique » avant l’heure, pétillant d’esprit, d’humour et de finesse, n’avait jamais été réédité.

Le Clou brûlant

Le Clou brûlant

de José BERGAMÍN

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 02/02/2010 | 14,50 €

Le Clou brûlant (divisé en deux parties : « Le Pain dans la main » et « La Main dans le feu ») fut son premier titre majeur traduit en français. Épuisé depuis de nombreuses années, notre édition rétablit le texte original puisque la version antérieure contenait une coquille modifiant totalement le sens du livre ! Comme le raconte J.C. Carrière dans son avant-propos, l’oubli d’un s transforma la citation de Calderón en « Ce qui te reste e(s)t ce qui ne te reste pas ». Informé de la bévue, Bergamín déclara : « Modifier le sens d’un livre avec une telle économie de moyens est bien une preuve de l’existence de Dieu ». De foi, il est pleinement question dans ces pages (« La foi, ce n’est pas vouloir croire, mais qu’au contraire, c’est croire sans vouloir. ») ; à partir d’anecdotes et d’auteurs (Calderón et son théâtre des songes, Rubén Darío et le diable dans l’Église, Goethe et son Faust, Nietzsche et le surhomme, et, bien sûr, le Don Quichotte), Bergamín explore « le mystère central du christianisme, le mystère de la foi » et donc le mystère de l’Espagne. Dans la continuité dialectique et rhétorique de son maître Unamuno, il joue avec les idées et les mots, les retourne et les oppose, quitte à être à son tour emporté par le doute. Adepte de la déraison, José Bergamín se considérait comme un fantôme en quête des vérités sous couvert de moqueries et de masques.