l'autre LIVRE

Jean-Claude BOUSQUET

Le Maître de la désolation

Le Maître de la désolation

de Joseph FULLER

Mémoire d’homme (GINKGO) | Paru le 01/09/2009 | 20,00 €

Joseph J. Fuller (1839-1920) fut un capitaine baleinier célèbre en son temps. Durant plus de trente-cinq ans, il consacra sa vie à la chasse à l’éléphant de mer dans les mers australes et principalement dans l’océan Indien, aux îles Heard et Kerguelen.
C’est sur les côtes déchiquetées de cette dernière qu’il fit naufrage en 1880 et passa un an dans des conditions dramatiques, avec un équipage en révolte.
Ce livre est le passionnant récit de cette vie d’aventure, des nombreux périls affrontés et de cette expérience éprouvante qui fit du capitaine Fuller le « Maître de la Désolation », nom donné à l’époque aux îles Kerguelen.
À travers ses mémoires, Fuller témoigne du rude quotidien des marins baleiniers et porte un regard éclairé sur une industrie, ses enjeux, ses dangers et indirectement sur le désastre écologique qu’elle provoqua dans cette région du monde.

Une expédition de chasse à la baleine aux îles Kerguelen, 1851-1853

Une expédition de chasse à la baleine aux îles Kerguelen, 1851-1853

de Jean-Claude BOUSQUET

Méandre (PÉTRA) | 23,00 €

Nathaniel W. Taylor fait ici le récit d’une expédition de chasse à la baleine et aux phoques dans l’océan Indien du Sud, non loin des côtes antarctiques, à bord du navire Julius Caesar : l’auteur, âgé de 28 ans, y participait en qualité de médecin. Le bateau partit de New London (Connecticut) en 1851 et y revint au terme d’un voyage de vingt et un mois. Kerguelen en était la destination : cet archipel, français depuis sa découverte en 1772, fut particulièrement visité et exploité par les chasseurs anglo-américains tout au long du XIXe siècle. Il s’agit là d’un témoignage rare sur une industrie mal connue qui contribua jadis à la prospérité de nombreux armateurs, mais fit des ravages considérables dans les populations de baleines et de phoques des régions antarctiques et subantarctiques. L’auteur relate, souvent avec humour, la vie rude de ces marins en quête d’huile pour l’éclairage des grandes villes occidentales. Il nous fait revivre tous les aspects de ces lointaines et dangereuses campagnes : le recrutement des équipages, le long voyage vers les zones de chasse, les escales et les rencontres, les conditions extrêmes et le travail harassant. La flore et la faune sont minutieusement décrites et l’on y trouve un fidèle tableau de la nature et des paysages qui, aujourd’hui encore, fascinent tant ceux qui y séjournent. À côté de descriptions souvent féroces de massacres et de dépeçages de baleines ou d’éléphants de mer, de nombreux passages apportent un charme particulier à l’ouvrage. Tel est le cas des descriptions de la vie familiale des officiers : lors de ces longues expéditions, nombre de capitaines emmenaient avec eux leurs épouses et même, quelques-uns, leurs enfants.