l'autre LIVRE

Ella BALAERT

Le Contrat

Le Contrat

de Ella BALAERT

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 03/02/2022 | 20,00 €

Le Contrat est un roman baroque, à multiples facettes, miroirs, chausse-trappes et faux semblants, qui poursuit la réflexion de son auteure sur le statut du réel.
Qui signera ? Qui tire les ficelles ? Qui mourra ?

« Impossible, le corps n’oublie rien, mon petit : il accumule les expériences et superpose leurs traces, il sédimente, se stratifie comme les couches géologiques d’une montagne ou se grave comme les écritures successives d’un palimpseste, mais il n’oublie pas. Ceci dit, on peut toujours écrire sur sa peau une histoire qui en recouvre une autre plus ancienne. » E. B.

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces

de Ella BALAERT

Hors Collection (LES ÉDITIONS DES FEMMES - ANTOINETTE FOUQUE) | Paru le 08/10/2020 | 15,00 €

Préface de Georges-Olivier Châteaureynaud

Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces rassemble des nouvelles qui se présentent sous la forme d’un bestiaire dans lequel le fantastique entraîne moins le lecteur/la lectrice sur les voies du surnaturel, qu’il ne déchiffre les pulsions secrètes et les recoins obscurs du cœur humain.
Dans cet autre monde qui s’ouvre, on explore en réalité ce monde-ci, traversé de féroces conflits puissants/pauvres, femmes/hommes, enfants/adultes, racismes, guerres.
Mais notre monde y est augmenté de sa face obscure, où l’humour est noir, où les êtres sont hybrides et les frontières poreuses entre l’humain et l’animal, le rêve et la réalité, le moi et l’autre, la vie et la mort.
Au sein de ce dispositif, qu’Ella Balaert mène de bout en bout avec brio, la place du langage se veut paradoxale : malgré la nomination patiente des êtres et des choses (dans les nouvelles L’oieLe bernard-l’ermiteLa 6ème amibe, entre autres) il échoue à ordonner ce monde. Quoiqu’on en dise, il y reste de l’innommable, facteur de désordre, de chaos, si possible dérangeant et c’est tant mieux, car telle est la vertu de l’art de désordonner, de déranger, de poser au lecteur ou à la lectrice, tel un sphinx, l’énigme à laquelle il lui appartiendra de répondre, librement.

« Ensuite elle ôte ses vêtements un à un et elle entre dans la mer. Hors saison, hors temps, elle ne sent pas les morsures du froid. Elle nage vers les oiseaux silencieux, elle nage sous les flots bleus et parmi les flocons ailés blancs, piquetés de noir au bout de la queue et le bec rouge sang. Elle se baigne parmi les mouettes, majestueuse. Mieux : royale. Elles se posent sur ses épaules, sur ses mains. Une ou deux lui picorent le bout des seins. Elle rit. La mer lèche ses plaies. » E.B.
« Je tiens que le réel est présent dans chacune des nouvelles fantastiques d’Ella Balaert avec une acuité et une prégnance qui font défaut à beaucoup, sinon à la plupart des auteurs réalistes. » G-O.C.