l'autre LIVRE

Daniel SYGIT

Quatorze horizons carboniques

Quatorze horizons carboniques

de Daniel SYGIT

Poésie (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 07/04/2010 | 12,00 €

 

«  Les mots de Daniel Sygit...
Des mots qui savent à l'avance l'inutilité de dire et qui disent cependant. L'extrême nécessaire déposé en petites touches, avec grâce, avec la plus parfaite élégance sur une page qui semble respirer en même temps que la phrase. La poésie de Daniel Sygit est plus que belle, elle brûle d'un feu, d'une ardeur et d'une nudité qui ne s'entrevoient que l'espace d'un éclair. Une poésie qu'il faut goûter dans chaque recoin de sa musique et de ses respirations pour ne pas manquer de l'apercevoir. Deuxième ouvrage de cet auteur dans la collection Poésie des éditions À plus d’un titre, après Boeings Laboureurs, Daniel continue son exploration du monde et de sa marche, en formes courtes et très fortement narratives. À l’affût de chaque trace de poésie perdue, dans les paysages, les topographies, mais également dans les objets industriels les plus inattendus — navires super-tankers, satellites, écrans verts des radars aériens… — Daniel Sygit recrée dans ce livre des géographies et des destins, et joue avec la réalité quand des lieux et des personnages savamment imaginaires en côtoient de bien réels. » 

Anne Monteil-Bauer

 

 

REGARDE

 

Regarde 

Coccinelle

qu’on dit 

“ bête à Bon Dieu ”!… 

 

Regarde 

mois de Mai 

qu’on dit 

“ mois de Marie ”!…

 

Et mon frère 

protégé par le blanc

et le bleu…

 

Et ma sœur 

qui fredonne 

l’air de Rina Ketty !

(extrait)

 
Boeings Laboureurs

Boeings Laboureurs

de Daniel SYGIT

Poésie (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 01/03/2005 | 12,00 €

 

Ainsi fulgurent-ils, par impact...

Boeing Laboureurs Sygit ne creusent pas dans un sol originaire des sillons rectilignes connus, mais de l'autre côté des horizons, ils inventent l'espace illimité et neuf pour une constellation des fragments poétiques. Chaque fragment est comme le relief en surplomb d'un grand mouvement traversier nous mettant, selon un angle variable d'ouverture, en relation plurielle avec le monde. En chaque fragment viennent battre des forces du cosmos, des forces de la terre... En chaque fragment viennent se répercuter des forces du politique et des forces émotionnelles. Ces forces conjuguent les conditions sous lesquelles et avec lesquelles Sygit parle les corps et les espaces qu'il parcourt. C'est pourquoi cette voix de Sygit multipliée libère le son polyphonique d'une cavalcade musicale particulière : celle d'une camaraderie des minoritaires qui avançant sur leur ligne de bordure en diluant les fantômes d'un désastre possible, se comprennent de vertige à vertige dans le saut et par l'ellipse.

Joël Couve