l'autre LIVRE

Jean-Louis MASSOT

Carnet d'un dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la Mer du Nord

Carnet d'un dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la Mer du Nord

de COLLECTIF

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/11/2005 | 12,80 €

Ouvrage collectif pour fêter dix ans d’édition - Textes inédits de :

Pierre Autin-Grenier/Jean-Christophe Belleveaux/Pascal Blondiau/Odile Bonneel/Hervé Bougel/Michel Bourçon/Richard Brautigan/Georges Cathalo/Nicolas Chevalier/Fanny Chiarello/Chantal Couliou/Michel Dehoux, Éric Dejaeger, Eddy Devolder/Paule Marie Duquesnoy, Christian Duray/Daniel Fano/Sylvain Farhi/Ghislaine Fendler/Dan Ferdinande, Jean-Marc Flahaut/François Garnier/Jean-Pierre Georges/Alain Germoz/Nicole Goffette/Paul Hermant/Jean-Pierre Jacquemin/Jean-Louis Jacquier-Roux/Dan Kaminski/Francis Krembel/Roger Lahu/Freddy Malonda/Marcella/Amandine Marembert/Jean-Claude Martin/Hervé Merlot, Jacques Morin/Jacques Norigeon/Mohamed Omari/Antonello Palumbo/Phan Kim Dien/Robert Piccamiglio/Frédéric Saenen/Gérard Sendrey/Roland Tixier/Vincent Tholomé. Illustration de couverture : Gérard Sendrey - Illustrations intérieures : Claudine Goux, Martine Lamy et Bernard Privat.

Le livre : Quand au bout d’une décennie, 46 auteurs tentent de percer le mystère du Dessert de Lune inventé un beau jour de février 1995 et à propos duquel il y aurait autant de définitions qu’il y a de moyens de se perdre dans les rues de Venise, cela donne 46 versions très originales.

46 versions où l’on peut se reconvertir au tricoté laine, chanter, sauter dans un fourgon en ribote, déguster un gratin de sauterelles au basilic, se souvenir des dimanches, regarder les géraniums au balcon prendre leur bain de minuit, voir le désir dans ses yeux, assister à la finale de la Coupe du Monde de Poésie, se hâter, faire des confitures, voir un croissant de lune terminer sa nuit, prendre son pied, patienter jusqu’à l’apéro mais pas jusqu’au dessert, rencontrer Midas, alunir sur la Mer de Nectar, rester poète, ne pas demander la lune, entendre la mer, croiser Zerbin Buller, aimer les histoires de chiens, ne pas trop aimer les desserts sucrés, ne plus être inspiré par la moindre des choses, entendre résonner la blue note, être cette tache blanche, attirer l’attention sur le fait qu’un monde plus sûr ne fait pas un monde certain, correspondre, attendre la fin de la nuit ou une brève éclipse entre la poire et le fromage, se relier au monde, préférer les fromages aux desserts, ramasser les rêves usés, manger son unique regret, noircir des calepins au clair de la terre, rester seul sous la hune, broyer du noir, offrir un gâteau à base de crème de marrons sur un lit de frites, articuler les Carpathes du délire de Jules, aller au bieçe guinguette, imaginer L’ouvreuse, tester la collection de délices sucrés du prochain trimestre, traquer les anges taciturnes, étêter, sucer les sucettes de Pierrot Gourmand du magasin d’esprit et de lumière, ne plus croire aux beaux jours, recevoir un courrier d’Islande où un cosmonaute hurle comme un chien à la lune. Cela valait bien la peine d’attendre dix ans en compagnie de ce Dessert de Lune qui continue à croire que dans l’imaginaire de chacun il y a place pour l’aventure d’une utopie, l’utopie d’une aventure. Embarquez !