l'autre LIVRE

Méandre

Coma

Coma

de Nathanaël VUILLARD

Méandre (PÉTRA) | Paru le 24/02/2020 | 18,00 €

Il y a maintenant plus de dix-huit ans de cela, Nathanaël Vuillard achevait un roman qu’il intitulait Coma. Ce texte qui narrait la genèse et le déploiement d’une amitié jusqu’à sa terrible issue était, en dépit de l’absence de tout caractère directement autobiographique dans le récit lui-même, révélateur d’une belle sensibilité, exacerbée dans son enfance par la mort brutale de sa mère et par une maladie de sa soeur jumelle qui avait même donné lieu à un épisode de coma dont le titre du livre renvoyait déjà un écho. Mais Nathanaël Vuillard ne pouvait alors pas deviner que sa propre vie, marquée ultérieurement par une succession d’épreuves, dont la mort prématurée de cette soeur, devrait se conclure par un brusque geste de désespoir débouchant sur son propre coma et sur sa mort, à 45 ans.

La préface rédigée par l’ami témoin de ce drame et chez qui le tapuscrit du roman était demeuré enfoui pendant près de deux décennies revient sur la succession d’événements, petits et grands, déclencheurs à divers titres de ce destin tragique. Elle est l’occasion de s’interroger, au-delà de ce cas forcément particulier, sur la capacité que nous aurions ou pas, au fil de nos existences et de celle de nos proches, de faire dévier le cours des choses et renvoie à l’universelle problématique de la culpabilité, sous-jacente dans le roman.
« Il vivra » sont les deux mots sur lesquels ce dernier se clôt, non sans ambiguïté. Gageons que cette publication offre à Nathanaël Vuillard, qui était malgré tout bien loin d’ignorer le plaisir de vivre, une forme de nouvelle vie.

Ma part de soleil (roman)

Ma part de soleil (roman)

de Sandrine VERMOT-DESROCHES

Méandre (PÉTRA) | Paru le 29/08/2019 | 14,00 €

D'abord, il y a Émeline, son amputation, puis il y a Jérôme qui suit les femmes dans la rue. Deux patients d'Anna Deltour, neuropsychiatre de renom. Dans une sorte de huis clos, les trois destins d'Émeline, de Jérôme et d'Anna se rencontrent jusqu'à faire remonter l'histoire de chacun. Jusqu'à ce que la psychiatre aguerrie dont le couple se délite plonge dans son propre passé. Celui de ses racines inconnues et que la trinité de femmes modestes qui l'ont élevée a voulu garder secrètes.

Survivre à Paris. Petit traité du partage

Survivre à Paris. Petit traité du partage

de Jean-Roger GEYER

Méandre (PÉTRA) | Paru le 29/04/2019 | 12,00 €

Survivre  à Paris. Petit traité du partage fait suite à L’Art de vivre au maximum avec le minimum, paru il y a quelques années. Mais, cette fois, il s’agit d’un témoignage plus urgent, d’une ascèse vécue jusqu’à l’extrême, répondant à une philosophie de la vie. Presque d’un manuel de survie. Comment tenir avec presque rien, voire rien, en vivant essentiellement de la rue, y glanant tout ce qu’elle offre ? Jean-Roger Geyer apporte un témoignage vibrant sur « sa mère nourricière », s’efforçant de trouver un sens à vivre en homme libre, dans la lignée de Henri David Thoreau, mais aussi en homme de partage.

Dans sa préface qui éclaire l’universel à travers le particulier, Virginie Milliot remarque notamment que « tout au long de l’ouvrage, Jean-Roger Geyer nous fait partager avec beaucoup de sensibilité les questions que lui pose la dif? culté ressentie à expérimenter le don. Il est dif? cile de demander de l’aide sans se perdre, de ne pas être rendu servile par la charité, de recevoir sans se sentir redevable, d’être aidé sans être humilié. Comme il est dif? cile de donner vraiment, sans rien attendre en retour, sans produire une asymétrie ». Elle poursuit : Jean-Roger Geyer « rêve de liens renoués dans le partage d’une société de troc capable de déjouer le pouvoir de l’argent », rejoignant le rêve des freegans.

Les disloquées. Un autre visage de l'émigration portugaise

Les disloquées. Un autre visage de l'émigration portugaise

de Joëlle NASCIMENTO

Méandre (PÉTRA) | Paru le 10/04/2019 | 16,00 €

Disloquées, extirpées de leurs origines, Milène et Edite ont subi enfant les décisions du clan familial avec violence. L'une a accepté d'être arrachée à son pays, le Portugal; l'autre s'y est refusée et a renoncé alors à sa mère. Bien des années plus tard, malgré une génération d'écart, elles portent encore les stigmates, plus ou moins conscients, de cet écartèlement. Leur rencontre, sous forme de miroir inversé, va propulser les deux héroïnes dans de profonds questionnements identitaires.

Un regard contemporain sur l'émigration portugaise au féminin qui bat en brèche bon nombre de clichés sur les Portugais de France. Dans l'entrelacs des parcours et des désirs singuliers de ces deux femmes, se dessine une histoire commune, un tissage dans lequel tout exilé, quel que soit l'exil, saura se reconnaître aujourd'hui.

Dé-sol-ation

Dé-sol-ation

de Marie-Christine NAVARRO

Méandre (PÉTRA) | Paru le 25/03/2019 | 25,00 €

60 PHOTOGRAPHIES N&B + 2 COULEUR

J’écris toujours pour les morts et pour ceux qui ne sont pas encore nés. Les vivants qui veulent garder les yeux ouverts y trouveront peut-être leur nourriture. Pourquoi la Grèce ? Parce que mes récits écrits et publiés jusqu’ici y font référence. Parce que j’ai la Grèce au cœur depuis l’enfance et que je m’y rends régulièrement chaque année. Parce qu’il m’est indispensable dans cette quête, d’être moi-même étrangère en terre étrangère, a?n d’éviter le plus possible d’être en surplomb par rapport aux réfugiés, ces Xeni Paraxeni, ces étranges Étrangers par excellence de notre société sans pitié. La Grèce est un des personnages centraux de ce livre. Elle l’irrigue malgré elle.

Ceci n’est donc pas un livre sur les réfugiés, mais avec eux. C’est un carnet de route où une voix chemine aux côtés des voix des exilés et de ceux qui en prennent soin, se mêlant à elles.

Un oratorio pour les temps sombres que nous vivons. Pourquoi écrire un tel livre ? Parce que je ne pouvais pas faire autrement. C’est la seule justi?cation qui me vienne à l’esprit à l’instant où j’y mets provisoirement un terme.

Archéologue. Hasard et destinée

de Jean-Paul LE BIHAN

Méandre (PÉTRA) | Paru le 14/03/2019 | 23,00 €

2 cahiers noir et blanc totalisant 32 pages et 66 photo

L’archéologie s’est saisie d’un homme…. Avec sérieux, lucidité, mais également humour, l’archéologue JeanPaul Le Bihan raconte comment cette discipline s’est, tout à fait par hasard, emparée de lui ; comment il s’est peu à peu formé, a accepté des responsabilités et des missions de plus en plus importantes, se laissant envahir par une activité rapidement vécue comme une nécessité personnelle, mais surtout citoyenne. Entre 1970 et 1990, les premières années de sa carrière s’inscrivent dans une période exceptionnelle de l’histoire de l’archéologie contemporaine, à la charnière entre ses pratiques élitistes et traditionnelles et la révolution qu’elle subit alors : mécanisation, professionnalisation, juste avant l’informatisation. Ainsi, le récit, souvent chatoyant, se transforme en documentaire tout à fait révélateur d’une époque sans doute révolue.

L'amour a vaincu la mort

L'amour a vaincu la mort

de Philomena FRANZ

Méandre (PÉTRA) | Paru le 15/01/2019 | 22,00 €

Cet ouvrage a bénéficié du soutien de l'Institut Goethe.

Le présent ouvrage est composé, par ordre chronologique de parution, de :

1.    Contes.
       Zigeunermärchen, Bonn, Europa-Union, 1982. Rééd. en poche en 1989. Traduit par Aïka Mittler.

2.    Entre amour et haine. Une vie tsigane
       Zwischen Liebe une Hass. Eine Zigeunerleben, Freiburg im Breisgau, Herder, 1985. Plusieurs rééditions. Traduit par Aïka Mittler, avec la collaboration de Muriel Weiss.

3.    Poèmes. Si tu portes dans ton cœur une branche fleurie, il y aura toujours un oiseau pour venir y chanter.
       Tragen wir einen Blütenzweig im Herzen, so wird sich immer wieder ein Singvogel darauf niederlassen, Norderstedt, Books on Demand, 2012. Traduit par Jean-Pierre Siméon avec la collaboration de Sidona Bauer.

4.    Des mots : clés.
       
Stichworte, Norderstedt, Books on Demand, 2017. Traduit par Albane Gellé, Aïka Mittler, Sidona Bauer et Jean-Pierre Siméon (poèmes).

 

« J’ai parcouru l’enfer de l’inhumanité, les camps effroyables du système national-socialiste. La plupart d’entre nous n’ont pas survécu. Nous, les survivants, sommes marqués à jamais. Mais la vie m’a enseigné une chose : lorsque nous haïssons, nous perdons. Lorsque nous aimons, nous devenons plus riches. Nous avons tous le droit, aujourd’hui encore, d’évoquer nos souffrances. Pour nous retrouver, pour honorer les victimes, pour dire aux jeunes : c’était ainsi. Cela ne doit jamais se reproduire. J’ai écrit ce livre en tant que Tsigane, Tsigane du groupe des Sinti. Et en tant que femme qui a grandi dans ce groupe. Je souhaite donner à d’autres un signe de vie. Si j’ai le droit d’écrire quelque chose sur l’amour, quelque chose qui peutêtre paraîtra trop simple à certains, c’est parce sous le régime national-socialiste, j’ai fait l’expérience de son opposé absolu.  Je ne veux pas porter d’accusation. Je souhaite garder vivante une mémoire. À partir de ce que j’ai vécu. Et après une longue lutte avec le passé. Ceci est l’Holocauste et l’Holocauste de mon peuple. Nous Tsiganes n’avons pas l’esprit de vengeance. Mais nous avons nous aussi droit à ce que nos souffrances trouvent une place dans l’histoire. Et nous avons l’espoir que la paix viendra sur terre. Personne n’a le droit de répondre au mal par le mal. »
(Extrait de la préface de Entre amour et haine)

Quéménès, ô Kemenez. Mon île, ma vie... Et comment je largue les amarres!

Quéménès, ô Kemenez. Mon île, ma vie... Et comment je largue les amarres!

de Marie-Thérèse DARCQUE-TASSIN

Méandre (PÉTRA) | Paru le 10/08/2018 | 25,00 €

30 pages de photographies noir et blanc et couleur.

Cet ouvrage est une sorte de saga, rassemblant trois livres dont deux publiés et désormais épuisés, qui relate trois histoires d'amour avec l'île de Kemenez, à quelques encablures des côtes bretonnes, entre Le Conquet et Ouessant.

La première est celle de la famille Tassin qui y vécut tels des Robinson. C'est un hommage au père de l'auteure, mais aussi à la mer et au mode de vie îlien, une vie laborieuse empreinte de liberté et de poésie (Un bout de vie... sur l'île de Quéménès).

Cette histoire d'amour se poursuit avec José, le gendre de Henri Tassin, qui prend le relais en 1993, après le décès de ce dernier et s'efforce de poursuivre son oeuvre. Même lorsque l'île est vendue au Conservatoire du littoral en 2003, il lutte de toute son âme pour maintenir l'île et ses bâtiments en l'état, jusqu'à l'installation de "locataires" chargés par le Conservatoire de valoriser les produits agricoles et de s'occuper de chambres d'hôte. Mais l'absence de reconnaissance de l'administration conduira cet être fier et perfectionniste à rejoindre un ailleurs où il repose désormais en paix (L'île de Quéménès, mon paradis désenchanté).

Le troisième livre, L'île de Kemenez, comment je largue les amarres, est celui d'une rupture amoureuse très douloureuse, lorsque le conservatoire du littoral refuse de renouveler à l'auteure et à son fils la jouissance de l'île et d'une minuscule maison, leur penty. Le pot de terre doit-il continuer sa lutte contre le pot de fer, u risque d'y laisser sa santé déjà ébranlée par les désillusions et la maladie de Lyme, et alors que sa mère vient de décéder? Sagement, Marie-Thérèse Darcque-Tassin, soutenue par son fils Quentin, décide malgré son affliction de tourner la page et d'essayer de vivre désormais sans son île bien-aimée.

Damnatio memoriae

Damnatio memoriae

de Marie PERETTI-NDIAYE

Méandre (PÉTRA) | Paru le 31/05/2018 | 18,00 €

Palerme, début du XXIe siècle. Deux journalistes réalisent un documentaire sur les migrants. En déambulant dans les rues surchauffées de l’île, ils lient connaissance avec Youngest Son. Arrivé depuis peu en Italie, le musicien accepte de dérouler le ?l de son récit migratoire face caméra. Chrétien originaire du Nord du Nigéria, Youngest Son a traversé le Sahel puis une partie de la Méditerranée pour fuir les tensions à l’œuvre dans sa région. En Sicile, il est confronté à la précarité, au racisme et à la violence. Tous ses espoirs reposent désormais sur Abigail, sa sœur installée en Espagne depuis peu.

Cette rencontre conduit les deux journalistes de Palerme au quartier Son Gotleu de Palma puis dans les caboulots de Bastia à la recherche d’Abigail.

Dans ces trois îles méditerranéennes, proches et pourtant dissemblables, leur enquête sera rattrapée par le réel.

Sabino, ou les tribulations d'un soldat portugais dans la Grande Guerre

Sabino, ou les tribulations d'un soldat portugais dans la Grande Guerre

de Nuno GOMES GARCIA

Méandre (PÉTRA) | Paru le 16/05/2018 | 18,00 €

Casimiro Sabino est né un 29 février, signe selon lui de son anormalité. En parcourant le journal de son arrière-grand-père, négrier, il comprend qu’il souffre d’une malédiction familiale qu’il doit s’efforcer de cacher (« Sois ce que tu veux que l’on pense de toi ») jusqu’à ce qu’il ait trouvé l’antidote, à travers la mort in?igée aux autres. Cette recherche mortifère l’amène à fréquenter des lieux où règnent la mort et le chaos, que ce soit le régicide de Lisbonne en 1908, la révolution du 5 octobre 1910 qui instaura la République portugaise, sa contre-révolution, les guerres dans les colonies africaines, en passant par la Première Guerre mondiale et le Corps Expéditionnaire Portugais à Brest, en 1916, ou la bataille de La Lys, en 1918. À travers les tribulations de Sabino, tour à tour marchand de fruits, libraire ambulant, révolutionnaire, banni, déserteur, employé à la morgue, soldat, et le discours acerbe et sarcastique de son héros, c’est toute l’horreur d’un début du XXe siècle de violence que nous relate Nuno Gomes Garcia, mais aussi son amour pour tous ces villageois broyés par des guerres et des enjeux stratégiques qui leur sont totalement étrangers.

1 2 3 4