l'autre LIVRE

Pleine Lune

Au prochain arrêt je descends

Au prochain arrêt je descends

de Daniel SIMON

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 07/02/2019 | 14,00 €

Voilà un poète qui va toujours plus loin en amont. Vers l'enfance. Pas forcément la sienne. Toujours celle du monde. Sa parole, comme la musique, n'explique pas, elle implique. Elle dépasse les significations pour atteindre le domaine du sens et de la mémoire, elle accompagne et nomme les choses dans leurs mouvements.

Voilà un poète au travail, une poésie en travail, langue intempestive, radicale, chuchotis à dire puissamment, recherche du chant perdu, refus de servir ceux qui veulent effacer la part d'humanité qui habite encore en nous – on est loin de l'imposture publicitaire généralisée. © Daniel Fano

La quincaille des jours

La quincaille des jours

de Francesco PITTAU

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 29/10/2018 | 14,00 €

Un recueil de poèmes brefs, posfacé par Gil Jouanard, par l'auteur du roman Tête Dure finaliste du Rossel 2015 et auteur de nombreux livres jeunesse avec Bernadette Gervais chez Gallimard, Le Seuil, Albin Michel et chez d'autres éditeurs, pour dire furtivement le quotidien, la vie qui passe, "la vie, telle qu'en poésie l'instant furtif la change".

(...) ce Gallo--Siculo-Sicane a nourri sa verve lectrice de la saveur naturelle et cependant subtile qui se dégage des merveilles inépuisables enchâssées dans le corps des textes sans chichi ni envolées lyriques d’un Reverdy, d’un Follain et d’un Godeau, géniaux poètes dédaigneux vis-à-vis de toutes les modes de passage.

Dans la gueule d’atmosphère de cette poésie-pour-tous (à l’exception de ceux qui ne savent la déguster que coupée de tranches de prouesses lexicales aromatisées au parfum d’esperluette) on peut même reconnaître le tendre et dangereux visage de l’amour, et celui de la Barbara de cette Brest, dont il ne reste rien.

Du coup, avec le bienveillant sourire gouailleur de Prévert, on peut entendre, au loin c’est-à-dire tout près de notre oreille interne

                      Ce grand cet immense / silence des villes / sous la pluie

dont Francesco nous gratifie. Tendons l’oreille : on y reconnaîtra la vie, la vie, telle qu’en poésie l’instant furtif la change. Gil Jouanard (extrait de la postface)

Trente cette mère - maintenant -

Trente cette mère - maintenant -

de MARCELLA

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 12,00 €

Être mère à petites touches. Pourtant, être entièrement mère. Aimer, bien sûr, et donner toute la mesure de son amour entre l'odeur simple du pain et de gigantesques ravissements.Ces moments d'être mère, Marcella nous les donne comme autant de notes dont on peut tirer, au choix, une sonate ou une symphonie, une petite musique de nuit ou une ode à la tapisserie complexe de l'univers. D'un idéogramme habité, Pépée enlumine une phrase puis une autre ; elle adosse aux mots quelques traits de plume qui font tout le lien de la mère au monde. Être mère à petits doutes. Pourtant, être entièrement mère - et admirative. © Pascal Blondiau

 

 

 

Et aussi les arbres

Et aussi les arbres

de Bonat-Luciani ISABELLE & Manuel PLAZA

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 13,00 €

Le livre : (...) Les arbres ne sont là pour personne, croit-on. La fascination sylvestre sait pourtant résister au brasier adolescent, et à son extinction. Ça s’est déjà vu. Les arbres sont un absolu. Au détour d’une page, puis d’une autre, un paysage forestier détrempé peut s’inviter sans qu’on le sonne. Les arbres sont des fantômes comme les autres. Comme ce vieux marin pêcheur debout sur la plage qui ravive le souvenir d’un autre homme. Il disait le bois. Il disait je vais dans le bois comme on dirait je vais dans la terre ou je vais dans le schiste. Sans ajouter ce que chacun entendait pourtant : ne venez pas m’y chercher. Au diable, l’interdiction muette. Dans le bois, la boue ou l’obscur, aller le chercher, toujours. Sans se retourner, parce qu’on sait bien ce qu’il en coûte. Était-il fait du même bois que ces arbres auxquels il livrait une guerre sans répit ? Cognée, tronçonneuse, milliers d’échardes sous la peau. Il fallait bien aller voir à quoi ressemblait sa guerre. Les arbres se tiennent droit, le plus souvent, et c’est peut-être pour cette raison qu’ils font penser aux hommes que sont les pères. Le vide et le silence juste après la chute d’un arbre sonnent comme la menace d’une paix épouvantable. Le vide et le silence juste après la chute de l’arbre imitent la nuit. L’humus appelle. (...) ?Extrait de l'avant-propos de Manuel Plaza

Faute de preuves

Faute de preuves

de Serge PRIOUL

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 23/10/2017 | 14,00 €

Le livre : (…) Ses poèmes courts et concis ne s'écartent jamais du motif qui les as fait naître. Faute de preuves fourmille de scènes brèves, de propos entendus et judicieusement repris, de moments particuliers, de fragments de mémoire intime ou collective, de portraits ciselés, de retours sur soi, de dédicaces aux proches, d'adresses au monde ouvrier et en particulier à ses père et grand-père qui furent tous deux tailleurs de pierres. Attentif à la présence des êtres et des choses, Serge Prioul avance en collectant des bribes de réalité qu'il met en forme dans ce livre de bord très intuitif et profondément humain.

Extrait de la préface de Jacques Josse

Les auteurs : Serge Prioul vit dans l’est Bretagne, à Louvigné-du-Désert près de Fougères où il est né en 1955. Issu d’une famille de tailleurs de pierre, les fameux picaous du pays Gallo, il est toujours resté très attaché aux valeurs simples de la terre. Comme un complément logique à l’écriture, Serge Prioul en passionné, s’adonne à la photographie, et cherche à fixer auprès des paysans du Portugal, comme son ami et maître en la matière Gérard Fourel, ce même quotidien de la terre qu’il chante dans ses poèmes.

Marie Christine Thomas-Herbiet vit dans l'est Bretagne à Mellé, près de Fougères, après avoir vécu en région Paca, à Grasse cité des parfums puis en région Parisienne où elle est née en 1950.Unique enfant d'un père architecte-décorateur et d'une mère modiste, elle grandit dans un univers créatif. Dessiner, colorier, peindre, créer de ses mains, photographier et écrire furent l'essentiel de son évolution et demeurent essentiels et incontournables.

 

 

Les samedis sont au marché

Les samedis sont au marché

de Thierry RADIÈRE

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 12/10/2017 | 12,00 €

Le livre : (…) La merveille, on n’a pas besoin de la traquer, elle vient à vous. Il suffit d’oublier votre but, la liste des courses pour qu’elle surgisse. Cette irruption dans votre quotidien ne provoque ni stupeur ni effroi. « La chasse est gentille. » Et cela vous rend aimable, incroyablement humain.

« Les marchés le samedi matin avec toi sont des attendrisseurs : ils font venir au fond de ma gorge un goût de partage que je ne connaissais pas. »

Qu’est-ce qui nous aimante ici ? « Mais que cherchons-nous au juste ? »

Nous n’aurons pas la réponse. Nous ne pourrons que constater. Le rayonnement : « il nous porte à bras le corps hors des frontières et nous laisse retomber au milieu des vestiges d’une guerre en cours que nous menons à petits pas contre les certitudes et la folie des grandeurs. » Extrait de la préface de Denis Montebello

Les auteurs : Thierry Radière vit et travaille comme professeur d’anglais à Fontenay-le-Comte en Vendée. Poète, romancier, nouvelliste, il est publié dans de nombreuses revues et a plusieurs livres à son actif. Il tient un blog littéraire : http://sbns.eklablog.com

Après s’être rêvé étudiante aux Beaux-Arts, Viriginie Dolle aborde aujourd’hui des questions de fond telles que « La confiture de ta mère est-elle trop acide ? » ou encore « Doit-on retirer le droit de vote aux youtubeuses ? ». Elle est également graphiste, même si « c’est pas facile tous les jours. »

Sans Abuelo Petite

Sans Abuelo Petite

de Cécile GUIVARCH

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 15/05/2017 | 13,00 €

Le livre : Cécile Guivarch, « la petite fille aux questions », sonde encore une fois la mémoire familiale. Entre les questions sur sa langue, ses langues, la française et l’espagnole, la paternelle et la maternelle, elle évoque un secret de famille, un grand-père inconnu puisque le grand-père qu’elle a toujours connu n’est pas son grand-père. Le vrai c’était un autre, exilé, qui n’est jamais revenu. Elle pleure cet absent-là et s’adresse à lui pour lui redonner chair. Elle pose les questions à travers les époques troublées de la guerre, de la faim, de la pauvreté, des choix politiques de ceux qui gouvernent et manipulent les peuples.

Elle écrit l’énigme de ces temps retrouvés dans cette histoire passée qui lui arrive par les révélations de sa mère. Elle écrit l’invention du souvenir en poèmes courts et denses pour l’abuelo, entrecoupés de souvenirs d’enfance en petites proses simples et familières. (Extrait de la préface de Luce Guilbaud)

Les auteurs : Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen. Elle vit à Nantes où elle anime le site de poésie contemporaine Terre à ciel. Ses premiers recueils, Terre à ciels, Te visite le monde, et le « Dessert » C’est nous aujourd’hui ont été publiés par les Éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Né en 1973, Jérôme Pergolesi vit actuellement à Strasbourg où il se consacre aux arts plastiques et numériques ainsi qu’à l'écriture. Il est également responsable de la revue de poésie contemporaine, 17 secondes. Site : www.jpergolesi.com

Bad Writer

Bad Writer

de Jean-Marc FLAHAUT

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 15/05/2017 | 12,00 €

Jean Marc Flahaut (de son véritable nom « Kevin Smith », patronyme qu’il a dû abandonner dans une mine de sel sur les conseils de Jean-Pierre Siméon) n’a pas voté « Trump » aux dernières élections américaines. Pour plusieurs raisons. Déjà, il est Ch’ti, pas redneck. Puis, il a d’autres choses à faire.

Jean Marc Flahaut collectionne les V.H.S. Les cassettes vidéo. Pas n’importe lesquelles. Il possède quelques pièces rares. Sur l’une d’elles, on voit Charles Juliet faire du surf avant de vanter une marque d’orange californienne. Sur une autre, comme filmé par un Wes Craven débutant, on reconnaît distinctement (le grand) Yves Martin en train de se branler au fond d’une salle porno des années 70. Jean Marc Flahaut dispose de quelques preuves : le faux suicide-véritable assassinat de Richard Brautigan filmé sous trente-six angles par Brian de Palma, un scopitone dans lequel Bukowski roule un patin à Patty Hearst, etc.

Pour toutes ces raisons, « Jim » Flahaut ne compte pas que des amis dans le milieu poétique. Mais son nom ne pourra pas éternellement être passé sous silence. © Frédérick Houdaer

L’auteur : Jean Marc Flahaut est né en 1973, à Boulogne-sur-Mer. Influencé par les auteurs de la contre-culture américaine des années soixante et soixante-dix, son univers se décline sous la forme de textes courts ou de micro-fictions aux croisées du roman noir et de la poésie. Il vit à Lille où il anime des ateliers d’écriture créative auprès de différents publics. Ses livres ont été publiés aux Carnets du Dessert de Lune, au Pédalo Ivre et aux États Civils.

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

de Roger LAHU

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 15/05/2017 | 14,00 €

Le narrateur dont Roger Lahu rapporte les propos tue le temps qui lui reste en parlant sans trêve, un rien le fait changer de sujet (minute – une mouche qui revient obstinément n’est sûrement pas anecdotique, il se pourrait même qu’elle soit en train de signifier quelque chose, ce ne serait pas la première fois), il multiplie les incursions dans son passé, y retrouve ses grands-parents, les confitures de sa grand-mère, les parties de pêche avec son grand-père (ici, le préfacier est interrompu par un courriel de l’auteur qui lui annonce qu’il a « chopé un très gros chevesne, une petite carpe et une truite » et qu’il vient de les vider). Il ramasse les détails infimes, les épiphanies qui, d’un siècle à l’autre, ont pris tellement d’importance. Il n’est pas désespéré, il se sent simplement libre de dire ce qu’il veut comme il veut, ce n’est pas morbide, c’est même énergisant, on est en pleine célébration de la vie.(Extrait de la préface de Daniel Fano)

Les auteurs : Roger Lahu est né en 1953. Il est père de deux enfants. Vit désormais perché sur une colline en Sud Bourgogne dans le pays clunisois. A éparpublié une vingtaine de livres, plaquettes et autres opuscules chez divers éditeurs et en revues.

Marie Bateau-Lahu est diplômée des Beaux-Arts (gravure). Ses matériaux désormais exclusifs : papiers divers, encres, gouaches.

Légende de Zakhor

Légende de Zakhor

de Pierre AUTIN-GRENIER

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 25/11/2016 | 13,00 €

Paru en 1996 dans la revue l'Arbre à Paroles, puis en 2000 aux éditions en Forêt/ Verlag Im Wald, traduit en allemand par Rüdiger Fisher, en italien par Fabio Scotto, cette nouvelle édition revue et corrigée est traduite pour la première fois en anglais par Derek Munn (pour d’éventuels lecteurs du Montana ou des kangourous de Sydney). On retrouve dans ces dix textes composant Légende de Zakhor, ce rythme et ce style si particulier de l’auteur de « Chroniques des faits » qui, en quelques mots, quelques phrases limpides nous entraine dans un monde où le fantastique se mêle aux rêves, folie côtoie sagesse, où le silence succède aux tempêtes, les paroles porteuses d’espoir à l’indifférence, la révolte à l’asservissement et sans cesse cette fidèle utopie d’un monde où le bleu ne serait plus une espérance mais un pays.
 

L’auteur : Pierre Autin-Grenier est né un 4 avril du siècle dernier, à Lyon. Il vivait entre sa ville natale et Carpentras avant d’aller, le 12 avril 2014, voir si l’éternité est bien inutile. Prince de la chose brève et du désenchantement comme l’avait surnommé Martine Laval, ses livres ont paru chez L’arbre éditeur, L.O Four, Syros, Le Dé Bleu, Les Presses du Languedoc, Gallimard (L’Arpenteur), L’Arbre à Paroles, éditions du Ricochet, La Dragonne, éditions en Forêt/Verlag Im Wald, éditions du Chemin de Fer, Cadex, Finitude. Chez le même éditeur « Le poète pisse dans son violon », « Chroniques des faits », « Le poète pisse encore dans son violon ».

Le peintre : Né au Caire en 1929, Shahda y étudie les Beaux-Arts. Il arrive à Paris en 1955, puis s’installe dans le Vaucluse en 1956. Il expose à Marseille, Avignon, Paris. Première rencontre avec Pierre Autin-Grenier en juin 1974. En 1975 la vie de Shahda est bouleversée par la maladie. D’alerte en répit, Shahda construit son œuvre. Il s’éteint à l’hôpital d’Aix-en-Provence le 28 août 1991.