l'autre LIVRE

ATHISMA

Toute la terre

Toute la terre

de Saùl IBARGOYEN

ATHISMA (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 16/10/2013 | 22,00 €

 

Toute la terre embrasse trois générations d’une famille, dont elle fragmente et reconstitue l’histoire par une polyphonie de voix. Témoignant poétiquement de sa fondation métissée et heureuse, de son apogée imparable et trouble, et de sa fin perverse et brutale, ce roman nous la fait traverser d’un seul souffle. Saúl Ibargoyen est né à Montevideo, Uruguay, le 26 mars 1930. Engagé politiquement, il a été emprisonné et torturé sous la dictature militaire. Il s’est exilé et installé au Mexique depuis de nombreuses années, et il a obtenu la nationalité mexicaine en 2001. Il est poète, romancier, nouvelliste, traducteur et essayiste.

 

Rivamento est le toponyme inventé par Saúl Ibargoyen pour interpréter la ville bien réelle de Rivera/Santana do Livramento de la frontière urugayo-brésilenne. Il traite la frontière comme zone culturelle du métissage en lutte avec celle de la dé-marcation propice aux exclusions et à la violence. Parmi les métissages que les péripéties de l’histoire favorisent, le portugnol rivamentin, qui trouve ici sa première expression littéraire, est à la fois l’objet d’une création poétique et le moyen de la réappropriation de l’histoire dont les forces politiques centripètes voudraient priver la périphérie.
 

Tradition et dissidence

Tradition et dissidence

de Juan GOYTISOLO

ATHISMA (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 25/09/2012 | 18,00 €

« Pour Goytisolo, métisser, c’est cervantiser, et cervantiser c’est islamiser et judaïser. C’est embrasser à nouveau tout ce qui a été expulsé et pourchassé. C’est retrouver la vocation de l’inclusion et transcender le maléfice de l’exclusion. »

Carlos Fuentes

La pensée de Juan Goytisolo continue de traverser les circonstances en toute indépendance critique. Elle récuse les approches convenues ou édulcorées de notre propre culture, ravive la dimension subversive des grandes œuvres et de leurs sources, écrites ou orales, et nous rappelle au devoir universel de l’exercice de la liberté.

L'Espagne et les Espagnols

L'Espagne et les Espagnols

de Juan GOYTISOLO

ATHISMA (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 25/09/2012 | 20,00 €

 

Ce livre sur l’Espagne a été publié pour la première fois en allemand en 1969, à une époque où l’Espagne franquiste exécutait encore par le garrot, et où, selon les mots de l’auteur, « devant l’impossibilité matérielle d’affronter l’appareil répressif institutionnalisé par Franco, nous nous sommes tous vus acculés, à un moment ou à un autre de notre vie, à ce dilemme : émigrer ou transiger avec une situation qui exigeait de nous silence et dissimulation, quand ce n’était pas l’abandon suicidaire de nos principes, la résignation castratrice, l’attitude cynique et désabusée. » Ce livre propose, au fil de l’histoire, une réflexion libératrice sur les questions centrales du mythe identitaire, de l’Autre, de la force subversive des classiques occultée par la censure et l’autocensure, du rapport des Espagnols à la modernité. Selon Ana Nuño, lire ce bilan, réalisé nel mezzo del cammin, sur l’arrière-plan que l’œuvre de Juan Goytisolo prétend travailler, c’est accéder, avec le recul, à la dimension nouvelle d’une discrète auto-analyse.

Les Antipodes et le Siècle

Les Antipodes et le Siècle

de Ignacio PADILLA

ATHISMA (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 07/02/2011 | 16,00 €

 

Les personnages des douze nouvelles des Antipodes sont des aventuriers malgré eux, des soldats amnésiques, des géographes perdus, des diplomates emportés par le tourbillon des empires coloniaux finissants, des êtres exclus de leur propre vie mais à qui leur condition permet d’entrevoir plus d’un gouffre insolite, de faire tinter jusqu’à nous plus d’une fêlure de l’âme humaine.

Un auteur mexicain...

Parmi les très nombreux prix reçus par Ignacio Padilla, signalons le Prix Gilberto Owen pour Las Antípodas y el siglo, le prix Primavera du roman en 2000 ; en 1994, le Prix National Juan Rulfo (l’un des plus importants en Amérique latine) pour son premier roman, La catedral de los ahogados. Il vient de recevoir le 3e Prix Iberoamericano d’Essai, attribué en 2010 (par l’éditeur espagnol Debate et la désormais très officielle Casa de América) pour son œuvre La isla de las tribus perdidas. La incógnita del mar latinoamericano

Le combat & autres nouvelles

Le combat & autres nouvelles

de Ednodio QUINTERO

ATHISMA (A PLUS D'UN TITRE) | Paru le 07/04/2010 | 20,00 €

 

 

L’idée de cette anthologie, Le Combat et autres nouvelles, n’est pas de faire une édition des meilleures nouvelles : beaucoup sont susceptibles d’être éditées plus tard pour le même bonheur du lecteur.

Il s’agit plutôt de mettre en perspective une esthétique de la densité, de la musicalité, du rythme et de montrer comment elle peut s’inscrire dans l’extension, sans proliférer mécaniquement.

 

Une partie non négligeable de l’œuvre semble appliquer à la lettre le principe borgésien selon lequel la réalité n’est qu’une modalité du rêve. Il ne s’agit pas, ici, d’une spéculation abstraite donnant lieu à une littérature conjecturale, mais de la matière même de ses nouvelles et romans.

 

Averti ou non, selon les cas, le lecteur est attrapé dans une représentation qui peut prendre des formes multiples, à la frontière entre rêve et réalité, et qui constituent la dimension essentielle du personnage.

 

L’espace-impasse. Quintero reprend à son compte la rêverie en tant que propriété du « moi », où le narrateur découvre ce qu’il est, plus fortement encore que par le réel. « Partie de chasse » est un exemple, où certains verront une influence de Cortazar, de ce que la catégorisation espace/temps prête le flan à la critique par la découverte de porosités inattendues.

 

Cette circulation ne se fait pas seulement dans l’opposition rêve/réalité, mais aussi dans l’opposition des époques (XIIIe /XXe siècles). « Partie de chasse »

Les fictions quintériennes offrent le plus souvent des narrateurs masculins, guerriers ou chasseurs, sur le statut desquels il est permis de s’interroger : héros ou héros dégradés, voire anti-héros. Le fait est qu’ils sont rarement situés dans un contexte socio-politique trop défini, qui briderait la dimension onirique. En conséquence, les personnages féminins, nombreux et contrastés, occupent une place de choix sur des registres allant de  la tendresse à l’érotisme et de la soumission à la tyrannie.