l'autre LIVRE

L'Espace L'Autre Livre

Depuis le mois de décembre 2015, « L’Autre Livre » s'est doté d’un nouvel outil au service de l’édition indépendante : un local commercial, situé au 13, rue de l’Ecole Polytechnique, qui permet à l’association de défendre tout au long de l’année les catalogues de ses adhérents. Lieu d’exposition, de vente de livres, mais aussi de lectures, de rencontres avec les auteurs… l’Espace de L’Autre Livre ouvre du mardi au samedi, de 11 à 19H…  TEL: 09 54 38 21 65

  Programme des rencontres et lectures sur:

https://www.facebook.com/espacedelautrelivre/?fref=ts)

 

 

 

 

 

 

Le Salon L'Autre Livre connaît chaque année un succès croissant. C'est autant un lieu de rencontre entre lecteurs et éditeurs qu'une scène de débats sur l'avenir du livre. Gérard Cherbonnier, président de l'Association des Editeurs indépendants, organisatrice de l'évènement, répond à nos questions.

 

François Couthon : L’Association l’Autre Livre organise en novembre le 12è salon de l’Edition Indépendante. C’est quoi l’édition indépendante ?

 

Gérard Cherbonnier

Pour répondre à votre question, remettons-nous dans l’observation générale de la situation du livre actuellement. L’individu qui pénètre aujourd’hui dans une librairie a le sentiment logique que l’édition en France se porte bien, qu’elle est riche et diverse.  Cette impression est renforcée par le fait que l’industrie du livre en France regroupe différentes marques éditoriales qui sont de fait entre les mains de quelques groupes industriels ou purement financiers, comme les fonds de pension, et dont le seul objet est le retour sur investissements, le livre ne représentant généralement qu’une faible partie de leur activité.

Un éditeur indépendant, c’est donc, à l’inverse, une structure sous forme associative, individuelle ou de société dont le seul objet est l’édition. Un éditeur indépendant n’a de compte à rendre qu’à lui-même et non à un groupe industriel ou financier.

 

 

François Couthon

Donc, aucune notion du mot « indépendant » dans le sens philosophique ou politique.

 

Gérard Cherbonnier

Détrompez-vous, même si c’est par une conséquence de cette situation économique, l’éditeur indépendant, à la différence des directeurs de collection des grandes maisons, ne dépendant que de lui-même est libre de ses choix éditoriaux, l’industrie du livre ne peut en dire autant. L’industrie du livre est loin de toute logique éditoriale et culturelle, ce qui n’est pas le cas pour les éditeurs indépendants, non pas parce qu’ils sont meilleurs ou plus intègres, mais parce que le « Marketing » les outils de « médiatisation et de marchandisation du livre » ne sont pas au centre de leurs préoccupations. Ils ne publient en conséquence qu’en fonction des textes qu’on leur propose. D’où la nécessité que l’édition indépendante existe et de la défendre pour préserver le pluralisme éditorial, en particulier pour la poésie et les sciences humaines, deux secteurs qui seraient en voie de disparition sans les indépendants.

 

 

 

François Couthon

Mais on parle des libraires indépendants, mis à mal par des rivaux comme Amazon et par l’émergence du numérique, et jamais personne ne s’inquiète de l’état de l’édition indépendante.

 

Gérard Cherbonnier

D’où la nécessité d’un salon comme celui que nous organisons pour que les regards se tournent vers nos éditions, car il est évident que pour que les libraires surtout les indépendants, puissent continuer d’exister et vendre des livres, il faut des éditeurs qui donnent vie à « d’autres livres » que ceux ultra médiatisés, ces derniers n’ayant effectivement pas besoin des libraires traditionnels pour être vendus. Les sites marchands et grandes surfaces sont suffisants. Mais tous les libraires n’ont pas encore fait ce constat. C’est vrai qu’il est plus facile de vendre un livre passé à la télé.

 

François Couthon

Pour compléter, que pouvez-vous nous dire quel est le poids de l'édition indépendante dans le paysage éditorial français ?

 

G .C.

Avant tout, pour élargir sur le plan des chiffres, il faut savoir qu’il se publie en France de l’ordre de 60.000 titres par an (dans les années 90, c’était 40.000). La progression du nombre de titres publiés semble ces dernières années se stabiliser. La fuite en avant de l’industrie du livre, toujours publier plus pour augmenter son chiffre d’affaires, et donc augmenter la facturation aux libraires par les envois d’office, a eu les limites du nombre de lecteurs potentiels. Comme dans les autres domaines industriels, aujourd’hui l’industrie du livre est passée à la concentration avec rachat d’autres maisons d’édition pour former des groupes toujours plus importants et donc accroître sa part de marché et de bénéfices. Certaines structures d’éditions indépendantes se retrouvent d’ailleurs depuis quelques années rachetées par des majors de l’édition. Selon les derniers chiffres connus, la France compterait environ 3 000 maisons d’édition (toutes marques confondues). Ce chiffre met en lumière, avec moins d’une centaine de maisons connues du grand public, la différence de structure et de moyens de plus en plus importante qui caractérise le monde des livres et les conséquences que cela a pour l’exercice de l’activité des éditeurs indépendants, mais aussi pour les auteurs, les lecteurs. Au-delà de ce cadre général, il est très difficile d’obtenir des organismes habilités des chiffres particuliers pour l’édition indépendante, que ce soit en termes de volumes de vente ou de chiffre d’affaires. Il faut bien reconnaître que peu d’éditeurs indépendants donnent leurs chiffres, parfois peut-être ne les connaissent-ils pas eux-mêmes, cela n’étant pas selon eux le but de leur activité, et puis cela arrange beaucoup de monde car si l’on s’apercevait que l’édition indépendante représente des ventes de livres non négligeables, avec des impôts payés, des charges sociales, parfois des salariés et donc un poids dans l’économie, peut-être que ces mêmes éditeurs seraient en droit de demander la même place chez les libraires subventionnés par l’impôt que l’industrie du livre, la même place dans les médias du secteur public que l’industrie du livre, etc.

 

François Couthon : Et son état de santé ?

Pour en revenir à l’état de santé de l’édition indépendante, je ne connais pas pour ma part d’éditeur adhérent à l’Autre Livre qui ne soit en difficulté financière ou qui ne puise dans ses revenus obtenus par ailleurs pour poursuivre son activité d’éditeur, cela lui permet avec ces sacrifices de traverser les difficultés économiques et financières. Mais je me dois de préciser que les profits faits par l’industrie du livre passent aussi par l’exploitation des salariés de ces grosses maisons d’édition qui, comme nous « petits éditeurs », ont le plus souvent gardé l’amour du livre, ce qui d’ailleurs permet, même inconsciemment, de présenter l’industrie du livre sous un visage pseudo culturel et de vanter l’exception culturelle française.

J’ai déjà par ailleurs évoqué parfois le rachat de ces « petites maisons » par de grands groupes, mais ce qui me préoccupe davantage aujourd’hui, c’est la transmission de ces maisons indépendantes actuellement animées par des équipes qui arrivent à 60 ans, peu trouvent des repreneurs. Les quelques exemples que je connais, sauf peut-être lorsque cela se fait dans le cadre d’une transmission familiale, ont été des échecs, ce qui a surtout pour conséquence la disparition de leur fonds éditorial et donc le pluralisme que nous défendons. Il y a là un gros chantier à entreprendre pour notre association, car la solution de numérisation de tous les livres n’est pas une solution pour faire vivre des textes méconnus, seul un éditeur motivé peut le faire.

 

François Couthon

Justement, avec ce recul qui est le vôtre, que pouvez-vous nous dire sur l’évolution de votre activité d’éditeur ? Est-il plus dur de publier des livres aujourd’hui qu’il y a vingt ans par exemple ?

 

Gérard Cherbonnier

Bien sûr il est plus difficile de publier des livres aujourd’hui qu’il y a vingt ans, mais la société n’est-elle pas plus dure aussi qu’hier ? Ce qui est contradictoire, c’est qu’il est plus aisé aujourd’hui qu’hier de produire des livres en raison de l’informatique, du numérique, mais plus difficile de les diffuser. Mais c’est le cas aussi dans l’industrie, il faut moins de temps par exemple pour produire une voiture, mais on demande à l’ouvrier de travailler plus, plus longtemps et de gagner moins... Le livre, contrairement à ce que pensent souvent les auteurs, comme les jeunes éditeurs, n’est pas en dehors du système et des contraintes qu’ils subissent dans leur vie de citoyens. Le livre a les deux pieds dans notre société libérale, inégalitaire et de marchandisation.

Nous avons effectivement à l’Autre Livre des revendications pour défendre aujourd’hui l’activité de l’édition indépendante, mais il faut être réaliste, il ne peut y avoir de véritable changement pour l’édition indépendante, ses auteurs, sans changement de type de société.

 

François Couthon

A ce propos, quels sont les buts de votre association L'Autre Livre ?

 

Gérard Cherbonnier

L’Autre Livre existe depuis 2003, nous étions à l’époque à peu près les seuls à nous revendiquer de l’édition indépendante. A été évoquée aussi à cette époque, pour désigner le petit groupe d’éditeurs que nous étions, « l’édition alternative », voire « la Nouvelle édition ».

A ce titre de représentant « d’une nouvelle édition », nous avons eu comme première volonté de présenter au public, mais aussi à la profession, notre production, d’où la création du salon de l’Autre Livre, connu depuis ces dernières années comme le salon des éditeurs indépendants.

Mais déjà, à cette époque, il n’était pas possible pour nous de dissocier la présentation de nos livres à un salon une fois l’an avec l’inégalité de traitement, tout le long de l’année, entre nos livres et ceux de l’industrie du livre. C’est notamment ainsi que nous avons organisé, sous l’impulsion de Francis Combes, président de l’époque de l’association, en 2005 puis en 2008 des états généraux de l’édition indépendante, qui ont débouché, pour les premiers, sur un livre blanc de l’édition indépendante qui reste aujourd’hui encore le seul document d’état des lieux de l’édition en France et de ce qu’il faudrait faire pour y conserver le pluralisme éditorial. Les seconds états généraux, avec la crise économique ouvertement déclarée, nous ont permis d’établir un projet de défense de l’édition indépendante.

 

François Couthon : Et où en êtes-vous aujourd'hui ?

Gérard Cherbonnier

Même si nos revendications n’ont pas abouti, malgré des demandes spécifiques comme pour un tarif postal spécial pour le livre malgré une pétition largement signée à l’époque - mais quel syndicat en ces périodes peut se prévaloir d’avoir obtenu des avancées - cela nous a permis néanmoins d’être entendus et reconnus comme interlocuteurs et partenaires auprès des institutions du livre et des collectivités. Malheureusement, les difficultés en particulier de diffusion au cours de ces dix dernières années, du fait d’une marchandisation toujours plus importante du livre, n’ont fait qu’empirer. Notre association, à la demande d’un grand nombre d’adhérents, envisage désormais des projets de mutualisation pour résister à la marchandisation du livre. La grande difficulté, mais aussi la richesse, c’est la grande diversité de nos maisons d’édition, il faut donc des microprojets et des projets fédérateurs.

Mais nous n’abandonnons pas nos revendications immédiates, et plus nous serons nombreux comme éditeurs adhérents à l’Autre Livre, plus celles-ci auront du poids. Nous étions 30 adhérents en 2003, nous sommes plus de 160 aujourd’hui. Il nous faut continuer de fédérer les éditeurs indépendants, le mot d’ordre peut sembler fort mais c’est un peu tout de même « s’unir ou mourir », c’est d’ailleurs le thème de notre débat du samedi de notre 12ème salon.

Le dernier point plus personnel, c’est que cette association, qui doit beaucoup à son premier président Francis Combes et à des éditeurs comme Jean Ferreux, se prenne désormais en charge collectivement et pour cela elle doit changer régulièrement de président, ce n’est ni une info de ma part ni un appel à candidature, c’est une nécessité démocratique pour une association devenue aussi importante.

 

François Couthon

A ce propos, le ministère de la culture a depuis quelques semaines une nouvelle ministre pour porter l’exception culturelle française. Avez-vous un commentaire ?

 

Gérard Cherbonnier

Cela me donne déjà l’occasion de bien préciser que notre association, de par la diversité de ses adhérents, n’a pas de préférence politique. Même si on le sait la culture (et donc nos livres) est par tradition, mais aussi par son essence même, à la fois trublion, rebelle, insoumise et ouverte à l’autre.

En conséquence, pour en revenir à votre demande de commentaire, nous ne retenons que la baisse sans précédent du budget de la culture de l’ordre de 2 % de perte par année depuis cinq ans de sarkozisme et deux ans de hollandisme. Nous ne voyons pas comment cela pourrait encore s’aggraver sans des conséquences bien au-delà de la culture. N’oublions pas que la culture sert aussi de lien social. Les enjeux sont donc bien au-delà de savoir qui a le portefeuille de la culture. Mais pour en revenir à la nomination elle-même, nous savons l’attachement de la nouvelle ministre à l’anglicisme et au numérique, deux domaines aux antipodes de notre démarche/ sans faire de procès d’intention nous serons vigilants à ce que nous considérons comme des dérives. Mais vigilants, nous le sommes toujours.

 

François Couthon

Pour terminer, comment voyez-vous avec l’arrivée des nouvelles technologies l’avenir du livre papier, et de celles et ceux qui, comme vous à l’Autre Livre, se battent quotidiennement pour le faire vivre ?

 

Gérard Cherbonnier

Pardon de me répéter, mais à titre personnel je ne peux le voir autrement que comme citoyen qui souhaite un autre type de société où le pluralisme des idées, des pensées, même du plaisir, pourrait s’épanouir et où pour cela le livre, peu importe sa forme, aurait toute sa place.

Nous ne sommes pas corporatifs, le livre a toujours été dans son histoire à l’avant-garde des nouvelles technologies, et l’édition indépendante a accompagné plus que d’autres professions l’arrivée de l’informatique puis du numérique, que ce soit dans sa gestion, dans la réalisation et impression ou dans la promotion. Mais si l’avenir c’est le virtuel - les amis virtuels, l’argent virtuel, le livre virtuel, indépendamment d’une réflexion philosophique que l’on doit avoir sur une société du tout virtuel - et en restant sur l’aspect pratique d’outil de lecture, il me semble clair que le seul objectif ne porte pas sur la connaissance, le développement de soi par la lecture, mais sur la vente de « liseuses » ou autres écrans importés d’Asie au profit de multinationales exploitant le dumping social de pays émergents.

 

François Couthon : En fait, vous supputez une démarche politique plus perverse derrière cette évolution ?

En effet, je pense que ceci n’est qu’un premier temps. Le deuxième, même pas caché par nos dirigeants politiques et financiers, est le dispositif d’aliénation et de soumission à l’hémogénie d’un « marché virtuel mondialisé » pour asseoir une pensée unique et servile. Alors que la finalité de « l’outil » dans l’histoire de l’humanité depuis son origine fut de faciliter et améliorer l’activité de l’homme pour permettre dans toute sa diversité l’épanouissement de l’être social et non sa destruction intellectuelle.

Mais pour terminer sur une note futuriste mais positive et pour vous inviter à participer à notre débat du dimanche à notre 12ème salon sur le thème :« Résister », même si cela arrive il y aura toujours quelques éditeurs indépendants endettés jusqu’au cou, peut-être sous l’appellation de l’Autre Livre, qui, avec les moyens du bord (certainement seront-ils redevenus éditeurs-imprimeurs) résisteront et publieront sous le manteau (référence à l’époque 39/45 où les plus beaux textes de poésie ont été écrits, imprimés et édités bien censurés) quelques livres pour des lecteurs insoumis.

Télécharger L'Autre Journal, édition de novembre 2013

 

 

« Appel au rassemblement de tous les mouvements et structures concernés par la défense de l’édition indépendante et le pluralisme éditorial » 

 

Notre association a été créée en 2003, c’est donc notre 10ème année d’existence. Il n’est donc pas inutile de rappeler que nous étions il y a dix ans à peu près les seuls à nous revendiquer de l’édition indépendante. A été évoquée aussi à cette époque, pour désigner le petit groupe d’éditeurs que nous étions, « l’édition alternative », voire « la Nouvelle édition ».  Ace titre de représentant « d’une autre édition », nous avons eu comme première volonté de présenter au public, mais aussi à la profession, notre production, d’où la création du salon de l’Autre livre, connu depuis ces dernières années comme le salon des éditeurs indépendants. Mais, déjà à cette époque, il n’était pas possible pour nous de dissocier la présentation de nos livres à un salon une fois l’an avec l’inégalité de traitement, tout le long de l’année, entre nos livres et ceux de l’industrie du livre. C’est notamment ainsi que nous avons organisé en 2005, puis en 2008, des états généraux de l’édition indépendante, qui ont débouché, pour les premiers, sur un livre blanc de l’édition indépendante qui reste aujourd’hui encore le seul document d’état des lieux de l’édition en France et de ce qu’il faudrait faire pour y conserver le pluralisme éditorial. Les seconds états généraux, avec la crise économique ouvertement déclarée, nous ont permis d’établir un projet de crise de défense de l’édition indépendante.

Même si nos revendications n’ont pas abouti, malgré des demandes spécifiques comme pour un tarif postal spécial pour le livre malgré une pétition largement signée à l’époque – mais quel syndicat en ces périodes peut se prévaloir d’avoir obtenu des avancées – cela nous a permis néanmoins d’être entendus et reconnus comme interlocuteurs et partenaires auprès des institutions du livre et des collectivités. Notre association dans la dernière période, pour répondre à la demande et aux besoins d’un grand nombre d’adhérents, recherche à développer des projets de mutualisation, tels que l’hôtel du livre, stockage collectif, site internet, etc. Ceci parallèlement à un salon où les participants exposants sont passés de 30 en 2003 à 150 ces dernières années, avec une liste d’attente de plus en plus longue. Après cette courte et incomplète rétrospective de nos dix ans passés, quel constat pouvons-nous faire aujourd’hui pour préparer notre 11ème année d’activité ? Déjà, nous pouvons constater que nous ne sommes plus les seuls à revendiquer pour l’édition indépendante et pour la bibliodiversité. Beaucoup de groupements d’éditeurs, de pétitions auteurs-éditeurs, voire de syndicats sectoriels d’éditeurs, se forment aujourd’hui avec souvent le même discours que le nôtre. Bien sûr certains n’existeront peut-être plus dans dix ans, car être « indigné » est très tendance aujourd’hui. Néanmoins, le fond est juste, et nous devons éviter la dispersion pour être entendus. Nous avions d’ailleurs senti le vent venir après nos seconds états généraux en lançant « l’observatoire de la chaîne du livre », dont l’objet était justement de coordonner, si ce ne sont les mouvements, au moins les revendications. Dans cet esprit, nous avons participé, depuis le début 2013, au rassemblement des 451 à Montreuil, à la rencontre à l’initiative de l’association ADML avec la commission des finances de l’Assemblée nationale. Il est donc souhaitable d’organiser maintenant de nouveaux « états généraux ». D’une part, la crise est devenue financière, sociale et culturelle, un nouveau gouvernement a été élu, et d’autre part les esprits semblent plus acquis aux indignations et aux revendications. Mais si cela était facile en 2005 et 2008, étant encore une fois les seuls à nous revendiquer de l’édition indépendante, autant aujourd’hui pour que cela ait vraiment un sens, nous ne devons pas le faire seuls. Nous lançons un appel à toutes les structures et mouvements concernés par l’édition indépendante et le pluralisme éditorial à se concerter pour préparer ensemble, sans hégémonie des uns et des autres, des états généraux de l’édition indépendante. Notre association reste disponible à tout moment en vue d’échanger, de construire, avec ceux qui le souhaitent. 

Gérard Cherbonnier
Président de l’autre Livre

 

 

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