l'autre LIVRE

Victor SEGALEN

L'Intranquille n° 15

L'Intranquille n° 15

de COLLECTIF

L'INTRANQUILLE (ATELIER DE L'AGNEAU ÉDITEUR) | Paru le 09/11/2018 | 16,00 €

Ar-Dreuz et Dans un monde sonore

Ar-Dreuz et Dans un monde sonore

de Victor SEGALEN

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2014 | 6,00 €

An Dreuz an Arvor est non seulement le premier texte connu de Victor Segalen, mais il est également l’un des rares qu’il ait consacré à sa Bretagne natale. Récit d’un périple en bicyclette entrepris à l’été 1899 dans le Finistère, on sent percer toutes les thématiques qui habiteront son œuvre : la recherche d’un passé enfoui, légendaire, païen, dans lequel il a voulu trouver une forme de vérité qui n’ait pas été gâtée par le catholicisme.
Dans un monde sonore se présente comme une version moderne du mythe d’Orphée. L’ami auquel le narrateur rend visite vit dans un univers exclusivement sonore, grâce à une pièce aménagée spécialement avec des appareils sophistiqués. Malgré le bonheur suprême qu’il y trouve, il lui faudra redescendre dans les Enfers du monde d’ici-bas, où l’oblige à retourner sa femme, nouvelle Eurydice qui ne l’entend pas de cette oreille…

Essai sur soi-même et autres textes

Essai sur soi-même et autres textes

de Victor SEGALEN

Les cahiers de curiosités (MARGUERITE WAKNINE) | Paru le 01/04/2013 | 9,00 €

Le plus souvent vaguement répertorié comme une sorte d’écrivain voyageur, exotique, voire anthropologue (la Chine et l’Océanie constituant dès lors la matière première de son œuvre), Victor Segalen (1878-1919), pour échapper enfin à ce stéréotype, se doit avant tout, justement, d’être considéré comme un écrivain véritable, multiple, avide, découvreur, auquel nul domaine de semble échapper. Ainsi, dans ce cahier, les regards portés par Victor Segalen sur la musique (Dans un monde sonore, nouvelle qui nouera l’amitié entre Segalen et Claude Debussy), sur la peinture (Paul Gauguin et Gustave Moreau), sur la poésie (Arthur Rimbaud), et, plus encore, sur Victor Segalen lui-même, dans un essai troublant et peu connu, dont l’objet précisément semble être ce mystère intense que peut représenter pour quiconque sa propre présence au monde, à ses lumières et ses ténèbres, comme s’il pouvait y avoir bien plus d’ailleurs encore dans ce rapport à soi que dans tous ceux que nous pouvons connaître avec tous les confins et tous les bouts du monde.

Hommage à Gauguin

Hommage à Gauguin

de Victor SEGALEN

Traces & Fragments (MAGELLAN & CIE) | Paru le 01/07/2003 | 19,90 €

« Voici la maison : une minime chambre ouvrant sur l’atelier dont tout le pignon bée à la lumière. Mais le portrait ornementé retient : il s’entoure de scènes frustes et précises, expliquées de légendes et frottées de couleurs mortes ; en tête : la Maison du Jouir. À gauche et à droite deux panneaux où procèdent des figures d’ambre aux lèvres de chair bleutée, en des poses convulsées ou lentes, et qui enseignent en lettre d’or : “Soyez amoureuses et vous serez heureuses. Soyez mystérieuses et vous serez heureuses.” »
Tahiti et les Marquises ont été à la fois le refuge et l’inspiration colorée de Paul Gauguin (1848-1919). Une riche iconographie inédite de ces lieux apparemment idylliques permet de le resituer dans ce décor qu’il a cherché et trouvé pour aller jusqu’au bout de lui-même, fuyant la vie parisienne qui ne comprenait guère sa recherche picturale sans concession.
Victor Segalen (1878-1919), l’incomparable auteur des Immémoriaux, de passage dans l’archipel quelques mois après la mort de Gauguin, a été le premier héritier de l’œuvre sauvage de cet artiste colossal.
Ce livre reprend les textes exceptionnels qu’il a consacrés à Paul Gauguin, expression d’une filiation et de cœur et de raison, et ouvre les portes de l’intimité du peintre du Jouir : Hommage à Gauguin, Le Maître-du-Jouir, Gauguin dans son dernier décor.
Jean-Luc Coatelem, auteur de Je suis dans les mers du Sud, sur les traces de Paul Gauguin (Éditions Grasset), signe une préface personnelle et inspirée.

René Leys

René Leys

de Victor SEGALEN

Folio (FOLIO) | Paru le 14/03/2000 | 9,50 €

Peintures

Peintures

de Victor SEGALEN

L'Imaginaire (GALLIMARD) | Paru le 05/11/1996 | 6,20 €

De même que, dans Stèles, Victor Segalen décrivait des stèles imaginaires, Peintures invente des peintures chinoises, « de longues et sombres peintures soyeuses, chargées de suie et couleur du temps des premiers âges ».

« Laissez-vous donc surprendre par ceci qui n'est pas un livre, mais un dit, un appel, une évocation, un spectacle. Et vous conviendrez bientôt que voir, comme il en est question ici, c'est participer au geste dessinant du Peintre ; c'est se mouvoir dans l'espace dépeint ; c'est assumer chacun des actes peints. [...] Vous voilà devenus mes comparses, mes complices. Vous pouvez tout voir, désormais. Regardez donc : je déroule la première de ces Peintures, la Première Magique. »

Equipée

Equipée

de Victor SEGALEN

L'Imaginaire (GALLIMARD) | Paru le 22/02/1983 | 6,60 €

« Équipée est le journal de route "au pays du réel", sans doute élaboré, mais dont la publication est posthume. Dans tous les chapitres de l'aventure, aux visages variés, s'affrontent ce réel et cet imaginaire qui ne peuvent s'entendre - et (note Segalen) "gardent leurs positions imprenables, restent différents. » Pierre Jean Jouve.

René Leys

René Leys

de Victor SEGALEN

L'Imaginaire (GALLIMARD) | Paru le 22/09/1978 | 7,10 €

« René Leys vous donne le ton exact de certains Moments chinois, qui durèrent parfois des mois entiers ; ces journées qui s'ouvraient dans le lever de la paupière de l'aube... de bons chevaux attendant dans la cour où crevaient tous les matins les fleurs de Lotus de la grande vasque... Retour vers dix heures, après la conquête toujours nouvelle de la plaine impériale. Puis l'après-midi studieuse sur les caractères et les textes ; le crépuscule sur la Muraille qui possède la ville. Je me souviens d'un Certain Ciel qui entra tout entier dans mon cœur. Et l'arrière-soir, une partie de la nuit, se passait bien véridiquement à Ts'ien-men-waï, dans le tohu-bohu des couleurs de lumière, le turbulent mystérieux des cours compliquées, des théâtres, de la scène et de ce qui se passe derrière toute la scène du monde...

Le lendemain était pur, renouvelé ; un goût de jour neuf dans la bouche. »

(Lettre de Segalen à Hélène Hilpert, avril 1919.)