l'autre LIVRE

Vedrana DONIC'

L'AMANT DE SAINT-JEAN

L'AMANT DE SAINT-JEAN

de Vedrana DONIC'

Collection du Chapeau (VEDRANA ÉDITIONS) | 18,00 €

Le livre L’Amant de Saint-Jean est un recueil amoureux. Il évoque des sentiments difficiles à exprimer : La passion présente constituant deux êtres, le quotidien du couple, l’instant, et l’émotion unique. C’est un travail de forme, représentant une femme et un homme aux corps démesurés sans recherche d’esthétique particulière, des couleurs qui débordent des traits, des corps grossièrement dessinés, des collages de matériaux récupérés au jour le jour, de petites phrases sensibles telles des images à part entière. Ce sont des moments personnels et communs à chacun à la fois.

LA VIE EN ROSE

LA VIE EN ROSE

de Vedrana DONIC'

Collection du Chapeau (VEDRANA ÉDITIONS) | 18,00 €

La Vie En Rose est un livre audio qui intègre et s’inscrit dans la Collection du Chapeau, telle une suite logique du premier recueil amoureux L’Amant de Saint-Jean.
Comme son prédécesseur, ce livre aborde la vie sentimentale d’un couple, mais développe aussi l’aspect problématique de leur vie à deux.
Les séparations, les distances, les attentes, les déceptions, les mots et maux…
Chaque page correspond à une humeur, tantôt heureuse, tantôt morose.
En parallèle, on parle de joie et de mélancolie, de doutes et de certitudes, de complémentarités et d’oppositions.

Ce sont des images d’une femme et d’un homme captant des émotions inattendues du quotidien : Des moments de vie qui semblent insignifiants et qui sont porteurs de l’essentiel aux yeux de l’auteure.
Une succession de rien du tout. Des détails flous qui leurs sont propres et qui invitent à la lecture et relecture.
Le sens des images est parfois suspendu, accrochées au texte qu’elles poursuivent. C’est un livre poétique et graphique. Une poésie avec ou sans rimes, mais pas sans musique.
Un travail du trait sans artifices, auquel s’ajoute divers collages.
Les corps sont définis de manière imprécise parfois. Parfois non.
Le tout crée une ambiance, un climat, une impression, retranscrit un sentiment dans le dénuement, transmet une fragilité et une émotion simplement en se livrant. Une envie, un désir, une sensualité, un parfum, un son.

Cet ouvrage renvoie à quelques chansons et chanteurs populaires (Summertime, Otis Redding, Bourvil, Nat king Cole etc), ainsi qu’à des comptines pour enfants ré-adaptées. Tout le monde les identifiera et les interprétera à sa manière car elles font appel aux échos lointains, aux vécus et souvenirs que chacun peut associer à ces chansons.

Ce livre est accompagné d’un cd qui s’accorde parfaitement au livre. Ce sont des ambiances musicales très personnelles et d’une sensibilité impressionnante, à base de sons récupérés telle la pluie, une roue de vélo, un message de répondeur etc, réalisées par le musicien David Schuman. Utilisant des instruments et des objets, il appuie les sensations d’apesanteur, de cadence à 3 temps, de souffle, de matière aérienne, de légèreté incrustée dans du sable. Il trouve une justesse qui fait ressentir l’enchaînement des humeurs du couple.

LE PROBLEME

LE PROBLEME

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Le Problème conte l’histoire d’un oiseau nommé Léon qui a un souci de couinements. Les autres oiseaux le tournent donc en ridicule en l’appelant le Vilain Petit Canard. Léon vit alors seul et déprimé.

Durant une semaine, tous les jours, il rencontre des personnes qui ont aussi un problème et qui tentent de trouver une solution au sien.
Seulement, le problème n’est peut-être pas là où on le pense ?
On devrait se poser les bonnes questions.

Il rencontre Clémentine l’étudiante qui a mal aux pieds. Jeannot le fermier qui ressemble au Diable avec sa fourche, déclenchant ainsi les moqueries des enfants. Lucien le poète qui n’écrit plus une ligne. Madame tête de poisson qui est prisonnière de son passé et qui, en conséquence, ne peut plus nager librement. Et Louis qui vient de rompre avec sa femme.

Chaque personnage lui propose une aide. Un Arbre à Souhaits, une soupe aux coquelicots, de la poudre d’Amour, une transformation en poisson, un saut en parachute.
Seulement rien ne marche et Léon part voler autour du monde pour s’aérer.

Un an plus tard, il revient, chacun a résolu son problème grâce à un autre.
Quant à Léon, il s’est trouvé une petite amie, bien qu’il fasse toujours Coincoin.

Le problème n’était peut-être pas là où on le pensait ?
On aurait du se poser les bonnes questions.

C’est un conte rythmé qui traite de différences, de normes imposées, dans un ensemble imagé. Ce sont des histoires croisées, un récit en mosaïques où se mêlent et s’entremêlent les petites histoires de chaque personnage.

Les images d’Alice Richard sont des interprétations à la fois légères, aériennes et poétiques du texte. Le traité en noir et blanc leur donne à la fois force et finesse, ainsi qu’un caractère spontané. Des personnages aux allures naïves et surréalistes se croisent, se rencontrent, à l’intérieur d’un seul et même univers au service du texte.

L’HOMME À LA TETE EN FORME DE MACHINE À LAVER

L’HOMME À LA TETE EN FORME DE MACHINE À LAVER

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Ce livre raconte l’histoire d’un homme qui avait une tête en forme de machine à laver, et qui désirait redevenir entièrement humain.
On l’utilisait souvent pour essayer de laver un coeur abandonné ou du linge sale. Les mauvaises rencontres de la vie (les gens en carton, les hommes à la tête de loup et de serpent) l’avaient rendu plutôt triste.

Un jour, un drap de voilier fut lavé dans son tambour, et lui décrivit la mer. Le coeur lourd de l’homme à la tête en forme de machine à laver fut tellement apaisé, qu’il décida de découvrir la mer.
Alors, avec sa soeur qui a une tête en forme de tiroir (elle doit y enfermer tous les problèmes des autres, les mots tordus, les mots lassons, les mots lusques), il partit.

Durant ce voyage, il rencontra l’homme à la tête en forme de boite à musique. Ce dernier était parti sous la pluie promener son chien au coeur de glace qui devenait verre. Il marcha jusqu’à ce que la pluie cesse.
Il ne parlait pas beaucoup, cependant lorsqu’il parlait, il faisait du bien à l’homme à la tête en forme de machine à laver (À rien ne sert de fuir ses problèmes car on les emmène avec nous, pour faire un voyage il faut déjà faire le tour de soi-même).
Ils ont avancé tous ensemble durant plusieurs mois.

Jusqu’au jour où il aperçut une voile…

L’homme à la tête en forme de machine à laver est le premier livre publié de Nadine Grenier.
Ses images sont très graphiques, très précises (par exemple, les motifs d’habits), détaillées, et justes.
Elle manie extrêmement bien son trait, les pleins et les vides, ainsi que le noir et blanc.

OLIVIER LE REPARATEUR DE COEURS

OLIVIER LE REPARATEUR DE COEURS

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Ce livre raconte l’histoire d’Olivier, le réparateur de coeurs. C’était le seul réparateur de coeurs de sa ville car c’était le seul à avoir un coeur en bois depuis sa naissance. Ses parents ne savaient pas pourquoi car ils avaient des coeurs en verre qui se brisaient à chaque déception. Cela ne voulait pas dire qu’Olivier ne pleurait jamais, seulement qu’il n’était pas touché de la même façon. Cela lui permettait donc d’aider les coeurs plus fragiles : Il les réparait, les regonflait avec sa pompe, leur soufflait des mots doux, leur prêtait son oreille, les réfugiait sous son bras et les bordait.

Il n’était pas marié, il était bien trop occupé et toutes les filles pensaient que les souffleurs de coeurs ne ressentaient rien.

Un jour, il alla voir Madame Ombre qui souffrait. Elle aimait Monsieur De Fontaine, le fleuriste, mais ce dernier était attiré par une danseuse. Il tapissait le sol de lys et de pivoines à son passage.
Olivier proposa à Madame Ombre de laisser son coeur son sous oreiller cette nuit là pour le réparer.
Madame Ombre hésita Et si la petite souris passait ? C’est peut-être un de ces voleurs de coeur ! Une de ces personnes qui le prennent avec un regard ou un sourire, et qui l’emprisonne une fois qu’ils y sont entrés ! , puis le déposa en se disant Après tout !
Olivier passa, parla au coeur en lui versant du jus de fraise pour qu’il retrouve sa couleur originelle, et le répara.
Dès le lendemain matin, Madame Ombre repris son coeur rassasié, et sentit la paix d’esprit que son coeur neuf lui avait apporté.

Un jour de printemps, une femme dit à Olivier que c’était un homme de coeur.
Ce simple mot le toucha tellement que son coeur de bois devint un coeur tout court.
Maintenant, on ne sait pas si Olivier est encore réparateur de coeur, mais on sait qu’il souffle de belles paroles à l’oreille de cette femme.

À LA RECHERCHE DE LA SIRENE

À LA RECHERCHE DE LA SIRENE

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Ce livre raconte l’histoire d’un musicien de Jazz qui habitait sur une plage depuis longtemps. Il voulait y rencontrer une sirène.
Il attendait, seulement rien. Alors un jour, il partit en voyage avec sa contrebasse.
Il rencontra un trompettiste et un clarinettiste qui lui apprirent l’existence d’une boite à musique sur l’Île aux pirates, elle renferme un chant de sirène…

L’HOMME QUI MARCHAIT SUR SES MAINS

L’HOMME QUI MARCHAIT SUR SES MAINS

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

C’est l’histoire d’un petit garçon qui aimait très fort sa voisine.
Malheureusement, elle devait déménager avec ses parents.
Apprenant la nouvelle, un soir de tristesse, il souffla sur sa main un baiser qui devait aller jusqu’à son amoureuse.
Mais à cause de la vitre du camion de déménagement, le baiser ne l’atteignit pas.
Son souffle se transforma en vent, puis en tempêtes et tourbillons, se promenant entre les feuilles des chênes et les champs de pivoines.
Finalement le vent est resté, a continué à souffler, et ce vent symbolise leur amour perdu.
Depuis le vent court partout à la recherche de cette fillette.

Ce garçon, car il en a eu le coeur retourné, a été atteint par une malédiction bien singulière : Tête en bas, pieds en haut, il marche sur ses mains depuis son départ.
Il ne le faisait pas exprès, c’était devenu ainsi.

Il devait faire attention où il mettait ses mains…

S’en suivront une rencontre, un passage au cirque, et même une métamorphose !

LA DAME DE COEUR

LA DAME DE COEUR

de Vedrana DONIC'

Collection Porte-Manteau (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Prune, une jeune femme sans attaches, rencontre une femme qui deviendra son amie et lui apportera beaucoup. Cette femme a des yeux absolument magnifique de la couleur vert anis, comme une aquarelle, ce qui lui vaudra le surnom de Yeux Verts.
Yeux Verts et Prune s’entendent bien jusqu’au jour où Yeux verts coupe les ponts. Prune est attristée.
Heureusement, l’histoire ne se finit pas là !
Une belle rencontre et des retrouvailles se profilent !

Entre mélancolie et poésie, ce conte évoque la rupture amicale, parfois presque aussi douloureuse qu’un chagrin d’amour, la disparition et le manque d’un être cher.

Extrait :

Un jour, en allant s’asseoir dans un parc, pour se changer les idées, elle écouta Otis Redding. C’est alors qu’elle rencontra une femme avec des yeux vert anis, telle une aquarelle. Une couleur tellement magnifique qu’on ne l’oublie pas. La lumière s’y déposait sans retenue dans une caresse impudique. Elles se mirent à parler de leurs voyages respectifs, on voyait tous ces pays dans le fond de ses yeux verts. Elles sympathisèrent et se donnèrent rendez-vous le vendredi qui suivit.

(…)

Elle se mit à la chercher dans tout le parc, mais ce fut en vain, elle n’avait laissé aucune trace, rien, juste un vide indicible en Prune.
Prune avait l’impression d’avoir perdu une partie d’elle-même.
Comme au poker, Prune a joué, a misé ses jetons sur la table verte, a été bluffé, et a finalement tout perdu, même son coeur.
Elle a d’abord parlé en espérant que le vent apporterait ses paroles aux oreilles de Yeux Verts, mais le vent les a égaré.
Prune pensa alors : « Ca serait si simple si mon coeur était là, que je pouvais lui parler, et lui dire d’arrêter de penser à cette amie, mais il ne m’écoute pas, c’est un obstiné ».

Puis elle songea :
« Que cette journée soit douce,
Comme la couleur de tes yeux.
Que tu aies le coeur joyeux,
Comme lorsque l’on est amoureux.
Nous côtoyons le même quartier,
Cent fois j’ai cru apercevoir tes yeux dans la foule,
Et cent fois je fus triste que ce ne soient pas les tiens. 
Tu restes ma dame de coeur,
Et je pense à tes yeux cajoleurs. »

LA CINQUIEME SAISON

LA CINQUIEME SAISON

de Vedrana DONIC'

HORS COLLECTION (VEDRANA ÉDITIONS) | 7,00 €

Une Juliette fantasque. Un Roméo contrebassiste.
Juliette emménage dans une nouvelle ville. Après une déprime, elle rencontre Roméo.
Nous suivons le quotidien de Juliette puis celui du jeune couple. Ensemble, ils découvrent petit à petit leurs voisins : Une espèce de concierge pénible avec des pinces de crabe à la place des mains, Monsieur Pas de Publicité SVP qui porte un smoking et des fleurs tous les jours, l’homme à la tête en forme de tableau, Vingt Mille Cent Douze qui noie son chagrin dans le bar du coin, Bob le distributeur de préservatifs, Bonnie et Clyde…
Évoluant dans un univers surréaliste, les amoureux essayent de comprendre la vie et les soucis de leurs étranges voisins.

Le récit est ponctué par certaines chansons qui apparaissent telles des musiques d’ambiance (Cat Power, Charles Mingus, Henri Mancini etc…), et fait référence à certains contes populaires (Pinocchio, la Belle et la Bête, le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge etc…).

Un roman poétique, absurde. Un brin d’érotisme. Un regard féminin. Un humour décalé.

Quelques extraits :

—->Le corps de Juliette était devenu la ville de Roméo. Il promenait son regard sur le paysage, balayait des yeux le lac de sa chevelure, se baladait sur la grande avenue de sa nuque, prenait le temps de déjeuner sur la terrasse de son torse, s’abritait à l’ombre dans son nombril pour y faire une petite sieste, passait la porte du plaisir et en goûtait le fruit velouté, puis il admirait la fontaine. Il prenait ensuite un virage à gauche, sillonnait de sa main la courbure de son bassin, visitait lentement, descendait et arrivait à une impasse, infranchissable avec une muraille autour. Alors il la survolait, et remontait pour poster une lettre de mots doux à l’angle de son oreille, parcourait le tour de son visage en sautillant au-dessus de ses grains de beauté, se désaltérait à la source de ses lèvres, pendant que ses doigts lisses coulaient le long du boulevard de ses hanches. Il rebroussait chemin, gravissait la colline de ses omoplates, prenait un grand tournant, grimpait la montagne de ses seins
avec sa bouche, arrivait au pic de son téton, le contournait avec sa langue, y reposait sa tête quelques instants, s’y installait enfin de compte, et y dressait son temple.

—->Elle habitait une rue piétonne, calme la nuit, active durant la journée. Dans une rue perpendiculaire, il y’avait un marchand de confiseries et de glaces qu’elle avait de suite repéré. C’était une ville qui apprivoiserait Juliette, et non une de ces villes que l’on apprivoise. Juliette aimait cette ville, son insolence, son impatience, son impudence, l’anonymat qu’elle offrait, et le temps pluvieux qu’il y faisait.

—->Si elle inspirait, il expirait. Si elle se cognait le genou, il avait un bleu. Si elle mangeait un piment, il avait la gorge en feu. Si elle avait froid, il avait un frisson. Si elle était enrhumée, il éternuait. Si elle se penchait à la fenêtre, il avait le vertige. Elle était amoureuse et il avait le cœur qui battait.

—->C’était comme un jardin naturel foisonnant de fleurs et plantes tropicales qu’on aurait laissé pousser en liberté sous le soleil poudroyant de l’Équateur, une petite jungle particulière à son logement qui prospérait dans cette déferlante bordélique. Lorsque Juliette rangeait, vêtue seulement d’un vieux maillot et d’une petite culotte, le désordre revenait toujours comme une marée amenant et abandonnant au bord de la plage de nouveaux coquillages et de nouvelles épaves qu’elle croyait disparues depuis longtemps. Le parquet tapissé d’objets, attrapait les objets de ses doigts bruns, les ramenait contre son torse, les engloutissait en sa bouche, et d’un geste brusque les repoussait et les abandonnait au large. Les tentures indiennes couvrant les murs assourdissaient le bruit des vagues.

—->C’était un cirque à lui tout seul : Il se prenait pour un prestigieux magicien, alors que c’était un clown. De même, il se prenait pour le roitelet du bar, alors que c’était un simple bouffon, voire la plus grosse pouffiasse du périmètre. Il lécha son petit doigt avec sa langue pour l’humidifier, et le passa ainsi sur sa moustache courte, comme pour la coiffer. Il s’approcha tellement de Juliette qu’elle se demanda s’il allait s’asseoir sur ses genoux. C’était une chose de plus dont Juliette n’avait pas besoin. Il l’alluma, elle le fuma et le grilla. Il commença à parler, et étrangement, n’entama pas la conversation en parlant de problèmes de calvitie ou de prostate :

« – Ca va Poupée ? dit-il le menton levé, en bombant le torse.
– Bien, merci…, répondit Juliette.
– T’es trop sexy quand tu manges des cacahuètes !
– …»

—->« Parfois, j’ai la tête lourde.
Parfois, les gens se plantent devant moi et me fixent avec insistance.
Parfois, des inconnus se posent des questions sur moi.
Parfois, on ne comprend pas ce que je veux dire.
Parfois, la lumière change, les couleurs de mon visage semblent disparates, et on me regarde différemment.
Parfois, on considère que je joue sur plusieurs tableaux.
Parfois, on essaie de me faire sortir du cadre.
Parfois, on me brosse des tableaux de la vie dans lesquels je ne me reconnais pas.
Parfois, dans les bars, les hommes me parlent fièrement de leurs tableaux de chasse.
Parfois, on me dit que je suis un tableau vivant.»

—->Juliette s’imaginait aisément qu’elle s’effondrait au moindre obstacle, qu’elle se laissait aller au fond de sa cuisine remplie de boîtes de conserve à réchauffer. Des raviolis, des choucroutes, et des cassoulets qui rendaient ses cheveux rêches.
Sa vie était devenue comme ces boîtes de conserves : Fade, sans saveur, qui donnait envie de vomir et filait la diarrhée.