l'autre LIVRE

Miguel HALER

Le dernier voyage à Venise

Le dernier voyage à Venise

de Miguel HALER

Lettres d'ici (GINKGO) | Paru le 12/09/2019 | 15,00 €

Troubadour des temps modernes, issu de la culture des gens du voyage, Miguel Haler fait partie de la race lunaire des raconteurs d’histoire. Dans un récit bouillonnant, où le cocasse côtoie le tragique, mêlant poésie vagabonde des gitans et accents populaires du monde ouvrier, il nous emporte dans une bouleversante histoire d’amour, entre un grand-père et son petit-fils.

Sylvano , émigré gitan, guitariste amateur, soixante-treize ans, au bout de son parcours, mi-brocanteur, mi-chiffonnier, vit dans une masure au milieu d’un campement de Tziganes et d’étrangers divers , entouré d’un terrain vague... Son petit-fils, guitariste aussi, un peu paumé, ne trouvant pas sa place dans une société trop hiérarchisée et qui vient de se faire renvoyer de l’usine où il travaillait, arrive pour partager l’existence du vieil homme. S’ensuit une complicité touchante et drôle à la fois, où l’ancien transmet au jeune ses valeurs sur la vie, tandis que ce dernier l’aide dans son travail de chiftir.

Mais l’histoire des gens interlopes, qui vivent d’expédients précaires, est incertaine, voire fragile. Sylvano et la communauté de Tziganes sont chassés de leur terrain vague par la force publique pour satisfaire à un projet immobilier...

Sylvano, tel un vieux renard, a plus d’un tour dans son sac, la chance lui sourit, etil saura tirer son épingle du jeu.

Mais, comme tout être humain, il a ses faiblesses. Il va trop loin et fait un faux pas. C’est ainsi que nous retrouvons notre duo « grand-père petit-fils » sur les routes, dans un road movie cocasse entre Venise et la France, où, jouant de la guitare aux terrasses de café pour survivre, nos deux compères, devenus "hors la loi", doivent déjouer les pièges de la police qui les recherche.

Ce livre, plein de musicalité rythmée par les guitares flamencas, est beaucoup plus qu’une belle et drôle d’histoire.

Il parle avec justesse de la profondeur des sentiments, du sens de la vie et de la mort et du but final de l’existence de l’homme. ... Péripéties vagabondes d'hommes pas très ordinaires qui croient en l'homme et qui nous disent comment rencontres, amitiés et amours les ont amenés à considérer à la fois la beauté et l'éphémère de  l'existence.

Moi, Joseph l’Alsacien

Moi, Joseph l’Alsacien

de Miguel HALER

Mémoire d’homme (GINKGO) | Paru le 01/10/2014 | 15,00 €

La Grande guerre comme on l’a appelée, fut l’immense boucherie que l’on sait, véritable suicide de l’Europe dont l’Europe se souvient et qu’elle marque par de nombreuses commé-morations encore un siècle après.

À cette occasion paraissent de nombreux livres, essais, réflexions, ouvrages historiques de fond, mais aussi les récits, de nombreux récits, écrits au fond des tranchées, ou plus tard, parfois bien plus tard, hors de la boue, de la saleté et de la fureur des batailles. Récits de morceaux de vie, de vies partagées, parfois souriantes, souvent souffrantes ; exemples quotidiens d’un quotidien de guerre, d’appel au clairon, d’attentes, de marches, de souvenirs terribles de sang, de corps démembrés ou brûlés, de copains disparus ; mais aussi de retour à l’arrière, de repos, de retrouvailles des êtres chers, d’oubli relatif du feu en redoutant les prochains combats, car la vie et le besoin de bonheur sont les plus forts.

Encore un récit de voyage dirons-nous, et pourquoi puisqu’il y en a tant ?

Miguel Haler est écrivain et artiste. Deux termes indissociables pour lui, né de la croisée de deux cultures : celle, maternelle, des gitans nomades italiens ; celle, paternelle, des sédentaires français de la vallée du Rhône. Gitan lui-même, Miguel Haler est guitariste, troubadour d’aujourd’hui devrions-nous dire. Il sillonne la France pour donner des concerts et se produit également chaque année, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, lors du pèlerinage des Gitans : arrêt incontournable et sacré.
C’est dans le grenier de la maison familiale, au fond d’un coffre fermé depuis bien longtemps et oublié que Miguel et les siens ont



découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand père paternel, pendant les années de guerre, sur le front, et précieusement gardés en mémoire des années sombres et pour les générations futures. Ces carnets rassemblent les souvenirs, mieux encore les témoignages pris sur le vif d’un Poilu issu d’une famille d’Alsaciens originaires de Willer-sur-Thur, qui, après la défaite de 1870, pour rester française et par convictions politiques républicaines, s’était établi dans le mince pays de Belfort.
Ces textes ont été confiés à Miguel, le petit-fils, l’écrivain : « L’âme emplie d’émotion, j’ouvre le premier carnet. Il accueille mon regard, avec ses feuilles jaunies par le temps, d’une belle écriture, penchée, lisse, à l’encre violette, comme on a appris à la styliser dans les écoles de la République du début du vingtième siècle avec une plume Sergent major. »

Retrouvant ainsi son grand-père, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l’écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits sans fioritures par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l’indicible, ont été ici repris par l’écrivain, son descendant.
Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, (Miguel a mené une véritable recherche historique), se glissant ainsi dans la peau et l’esprit de celui qui combat et souffre.

Moi, Joseph, l’Alsacien est devenu ainsi, non pas un roman, ni même un récit romancé, mais la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement « Pépé piquant »

Le Guitariste nomade

Le Guitariste nomade

de Miguel HALER

Mémoire d’homme (GINKGO) | Paru le 01/10/2010 | 15,00 €

Troubadour des temps modernes, Miguel Haler est né en 1951 dans une famille à la croisée de deux cultures : nomade par son grand père maternel d’origine gitane, sédentaire par son père, cheminot à Villeurbanne.
Dans un récit bouillonnant, mêlant poésie vagabonde des gitans et accents populaires du monde ouvrier, il raconte comment il a décidé et réussi à ne vivre que de sa guitare.
Dans un « on the road » musical à l’européenne où le cocasse côtoie souvent le tragique, l’auteur, croquant sa jeunesse à pleines dents, retrace avec verve et truculence ses longues années de bohème et nous nous emporte dans un périple audacieux.
Chronique des gens du petit peuple, Le Guitariste nomade est la description d’une errance, d’une quête, d’un art de vivre avec une guitare, pour elle et par elle, comme le font certains gitans. Mais c’est beaucoup plus, c’est l’histoire de jolies amitiés, de belles rencontres amoureuses, de déceptions fabuleuses, de joies intenses, de tristesses profondes.
En deux mots ce sont les péripéties vagabondes d’un homme pas très ordinaire qui croit à son destin, en l’homme et qui nous dit comment rencontres, amitiés et amours l’ont amené à considérer à la fois la beauté et l’éphémère de l’existence, et à avoir toujours plus de compassion pour une humanité en souffrance.
Un livre drôle et émouvant
Âgé de 59 ans, Miguel Haler est marié et père d’un enfant. Son port d’attache se trouve près de Toulon. Guitariste, toute l’année, il sillonne la France pour donner des concerts dans les écoles, les centres culturels, les prisons, les hôpitaux, les maisons de retraite. Il se produit également chaque année aux Saintes-Maries-de-la-Mer, lors du pèlerinage annuel des gitans.

La Route des Gitans

La Route des Gitans

de Miguel HALER

Lettres d'ici (GINKGO) | Paru le 01/01/2008 | 15,00 €

Dans une Pologne exsangue et dévastée par la guerre, une Allemagne en proie aux bombardements alliés, où la délation est monnaie courante, Sara la petite danseuse gitane et Franz le déserteur sont pourchassés par la Gestapo. Relatant des faits réels, La Route des Gitans est l’histoire bouleversante de Franz et de Sara, l’histoire de leur fuite éperdue et d’une passion tragique.
Les différents protagonistes de ce récit ont vraiment existé et Miguel Haler avec émotion nous livre ici leur « presque » testament.
Issu de la culture des « Gens du voyage », Miguel Haler nous emporte dans cette époque déjà lointaine où les Gitans du nord de l’Europe parcouraient les routes dans des roulottes de bois tirées par des chevaux. Des Saintes-Maries-de-la-Mer (lieu du fameux pèlerinage), jusqu’aux confins de la Prusse orientale, nous découvrons la tribu du vieux Bolochka, avec ses coutumes, ses croyances, sa musique et sa façon de vivre au jour le jour. L’arrivée du nazisme en Allemagne va faire basculer dans l’horreur le destin de Sarah et de sa famille, contrainte de fuir et de se cacher.
Il existe peu de témoignage du « Génocide oublié »
Celui des Tziganes et des Gitans qui fut perpétré par le régime nazi entre 1938 et 1945.
Ce livre nous en parle avec justesse et passion. Hommage rendu aux « Gens du voyage » et acte de mémoire, il décrit les errances, les peines mais aussi les joies de ces gens qui le plus souvent connurent une fin atroce.
Miguel Haler est né en 1951 à la croisée de deux cultures, nomade par son grand-père maternel, sédentaire par son père. Dans Le Guitariste nomade son premier livre il raconte comment il a décidé et réussi à ne vivre que de sa guitare. Marié et père d’un enfant, Il sillonne la France pour donner des concerts. Il se produit également chaque année aux Saintes-Maries-de-la-Mer, lors du pèlerinage annuel des gitans.