l'autre LIVRE

José REVUELTAS

Dormir à terre et autres nouvelles

Dormir à terre et autres nouvelles

de José REVUELTAS

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/05/2008 | 19,00 €

«JOSÉ REVUELTAS FUT UN MAÎTRE DE LA NOUVELLE DONT IL FOURNIT,
À L’ÉGAL DE JUAN RULFO ET DE JUAN JOSÉARREOLA, QUELQUESUNES
DE SES PIÈCES MAJEURES. »
JOSÉ AGUSTÍN

Dormir à terre et autres nouvelles est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l’auteur.
Elle offre un éventail représentatif de l’art révueltien de la nouvelle, dont le petit chef-d’oeuvre Dormir à terre donne une idée. Elle privilégie un tant soit peu les textes les plus récents, leur facture étant souvent originale
et même parfois franchement audacieuse : c’est le cas de Hegel et moi, qui met en scène, en prison, un truand assimilé au philosophe allemand par sa manière de discourir ; de Lit numéro onze, qui associe l’autobiographie à la fantasmagorie ; de Ézéchiel ou le massacre des innocents, qui transmet une impression obscure de découragement mais laisse entrouverte une porte étroite à la lutte, car il est bien précisé dans les dernières lignes que le personnage « franchit la confusion des vitres pour entrer dans le bois du monde ».
Métaphore kafkaïenne de la prison dans laquelle l’être humain se débat, cette oeuvre est un témoignage extrêmement précieux du combat déchirant, mais en dernière instance, de José Revueltas.

L’oeuvre de José Revueltas (1914-1976) est l’exemple même d’une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Éternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme…
Plongée au plus profond des méandres de l’âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans une religiosité dostoïevskienne que dans l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain.

Les jours terrestres

Les jours terrestres

de José REVUELTAS

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/05/2008 | 20,00 €

«UNE PLACE À PART ET UNIQUE DANS LA LITTÉRATURE MEXICAINE.»
OCTAVIO PAZ

Lors de la publication en 1949 de ce troisième roman de José Revueltas, l’enthousiasme de la critique de droite s’éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des « compagnons de route»
de l’auteur. Le livre fut retiré des librairies à sa demande, suite à la polémique qu’il suscita, et, naturellement,
« réhabilité » dans les années soixante.
Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s’opposent
à d’autres militants dont le manque d’ouverture idéologique et l’éthique erronée causent équivoques et tragédies.
Mal interprété par certains idéologues de l’époque, ce texte, à la fois philosophique, poétique et méditatif
traite des relations entre l’art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique postrévolutionnaire des années trente dont il recrée l’univers. Il présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l’engagement politique et du destin personnel.

L’oeuvre de José Revueltas (1914-1976) est l’exemple même d’une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Éternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme… Plongée au plus profond des méandres de l’âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans
une religiosité dostoïevskienne que dans l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain.