l'autre LIVRE

Jean-Paul ENGELIBERT

Un si doux visage

Un si doux visage

de Jean-Paul ENGELIBERT

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/12/2017 | 5,00 €

Frank a-t-il aimé Diane ? 

"Il n’en est plus si sûr. Elle l’a attendri. Elle l’a séduit. Mais y avait-il de l’amour dans ses gestes ? C’est peut-être une question qu’il ne devrait pas se poser. Maintenant, il en est certain, s’il l’a aimée un jour, il ne l’aime plus. Sa petite personne est trop sûre d’elle et trop folle. Elle est capable de tout sur un coup de tête. Son procès ne l’a pas guérie. Il faut fuir. Tant que des milliers de kilomètres ne les sépareront pas, Frank ne pourra pas refaire sa vie. Ce n’est pas seulement qu’il ne pourra pas refaire sa vie, c’est bien pire que cela : il ne se sentira pas en sécurité."

Jean-Paul Engélibert enseigne la littérature comparée à l’université Bordeaux-Montaigne. 

Il s’intéresse notamment aux catastrophes, aux fictions de la fin du monde et aux utopies.

Il a publié La lumière de Tchernobyl en 2016 aux éditions L’Ire des marges.

La lumière de Tchernobyl

La lumière de Tchernobyl

de Jean-Paul ENGELIBERT

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

« Peut-être suffit-il d’entrer dans le monde sur la pointe des pieds
 et de s’arrêter sur le seuil ? »

Svetlana Alexievitch, La Supplication

Une photographie représente une femme à sa fenêtre, baignée par une lumière pâle, dans une grande pièce nue. Natalia détourne la tête, de sorte qu’on ne voit pas son visage, mais sa chevelure seule. On ne sait pas si elle le dérobe délibérément ou si elle est saisie à l’instant où elle s’écarte de la fenêtre. Une inquiétude sourd de cette image et de son hors-champ. À partir de là, peut s’imaginer une histoire et s’élaborer une méditation sur la photographie et la mort.