l'autre LIVRE

Ilse JORDAN

Derrière les portes de l'Extrême-Orient

Derrière les portes de l'Extrême-Orient

de Ilse JORDAN

Récit de voyage (ARTISANS VOYAGEURS) | Paru le 09/03/2018 | 21,50 €

« Des jours et des nuits déjà que nous filons à travers la Russie. Nuits sombres pendant lesquelles vous vous réveillez dans le train et le bruit des roues qui tournent et vous répètent, encore et encore : « Vers l’est ! Vers l’est ! ». Seconde après seconde, chaque tour de roue engloutit un peu plus votre chez vous et vous ouvre les portes d’un lointain sans limites. Votre environnement familier s’estompe et vous vous enfoncez dans l’obscurité de la nuit et dans celle, plus profonde encore, de l’inconnu. Moment inoubliable que celui où éclot pour la première fois dans la bouche d’un compagnon de voyage le mot Pékin, chargé de mystère comme aucun autre. Je l’entends encore aujourd’hui ce mot, de même que je perçois toujours le frisson qui m’a parcourue à cet instant-là. Entendre dans la nuit Pékin et me dire que c’est là-bas que je vais !... Cette destination était si ahurissante que j’aurais dû défaillir, mais si ahurissante aussi que j’en étais comme anesthésiée. 
 
Cet ouvrage n’avait jamais, à ce jour, été publié en français. Nous en devons la traduction
à Jean-Louis Spieser
c'était Shanghaï 1926-1931

c'était Shanghaï 1926-1931

de Ilse JORDAN

les géonautes (ARTISANS VOYAGEURS) | Paru le 07/01/2017 | 14,50 €

Présenté et traduit par Jean-Louis Spieser

En 2003, Jean-Louis Spieser dénichait quelques feuilles d’un manuscrit en langue allemande sur un marché aux puces alsacien. Après une longue enquête il découvrait qu’il s’agissait d’un récit de voyage en Asie et en Micronésie durant les années 1920. Signé Ilse Jordan, l’ouvrage fut publié en Allemagne en 1939. Dès lors, Jean-Louis Spieser s’attaquait à la traduction du texte que nous publiions en 2013 sous le titre Derrière les portes de l’Extrême Orient. À quelques jours de la présentation du livre dans l’enceinte de la médiathèque de Colmar, une dame annonçait par téléphone au traducteur que le piano d’Ilse Jordan se trouvait dans son garage depuis des décennies ! [...] Elle possédait aussi des meubles, des « papiers » ainsi qu’une robe lui ayant appartenu. Parmi ces objets miraculeusement réapparus tout près de chez Jean-Louis Spieser se trouvait le journal d’Ilse Jordan que nous publions trois ans après ces nouvelles découvertes.

Oublions maintenant la rocambolesque aventure du traducteur pour nous plonger dans ce passionnant journal rapportant avec précision le quotidien d’Ilse Jordan à Shanghaï, entre 1926 et 1931. Un quotidien fortement troublé par des évènements qui bouleverseront d’abord la géopolitique de l’Extrême-Orient, puis celle du monde.