l'autre LIVRE

Françoise BIENFAIT

Le Pays des pas perdus

Le Pays des pas perdus

de Gazmend KAPLLANI

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 21/08/2019 | 17,00 €

 Karl et Frederick, deux frères que tout oppose nés dans une même ville d’Albanie, se retrouvent à la mort de leur père après plus de deux décennies de séparation. Brutalement confrontés à leurs différences, le nationaliste enraciné et l’écrivain cosmopolite vont devoir faire face au passé de leur famille et de cet étrange territoire, cristallisant à travers leur confrontation l’histoire chaotique des Balkans et de l’Europe des XXe et XXIe siècles.

 Gazmend Kapllani a composé avec Le Pays des pas perdus un roman à couper le souffle qui illustre brillamment les dilemmes individuels et collectifs traversant l’Europe d’aujourd’hui.

Une famille presque parfaite

Une famille presque parfaite

de Dimitris SOTAKIS

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 18/01/2019 | 17,00 €

 

 

Zerin est un rentier cultivant une passion unique, dévorante et inexplicable pour tout ce qui a trait à la Roumanie. 

Le jour où il apprend qu’une famille roumaine s’est installée en ville, il s’empresse de tisser des liens avec les nouveaux arrivants. 

Bientôt, l’ami de la famille devient si incontournable par ses largesses que c’est une nouvelle cartographie familiale qui se dessine, dont les contours sont de plus en plus évidents.

Dimitris Sotakis est passé maître dans l’art de manier l’absurde comme le tragi-comique. Son sens de l’allégorie et la façon dont il joue avec le lecteur font de ses romans des délices d’humour noir. 

Journal d'un timonier

Journal d'un timonier

de Nikos KAVVADIAS

Des villes et des vies (SIGNES ET BALISES) | Paru le 20/06/2018 | 0,12 €

“Aujourd’hui nous traversons la partie la plus redoutable de l’océan Indien… Nous avons laissé derrière nous les îles Laquedives. C’est là qu’un jour notre voilier a été pris dans un typhon et que nous avons tourné sur nous-mêmes trois journées entières… Lorsque le vent est tombé, de véritables loques pendaient à la place des voiles et au moment où le capitaine nous a réunis pour nous compter, quatre hommes manquaient à l’appel…
Un voilier… Personne ne peut comprendre ce que représente un voilier… Ceux qui vivent à terre en sont jaloux quand ils les voient voguer par bon vent ou rentrer au port, tout blancs et pleins de ? erté… J’ai voyagé huit mois d’affilée sur un voilier…”

Nikos Kavvadias est né en 1910 en Mandchourie, de parents grecs originaires de l’île de Céphalonie. La famille revient vivre en Grèce alors qu’il est enfant. Il écrit très tôt ses premiers poèmes, tout en se destinant à une carrière de médecin. Mais les di? icultés ? nancières l’obligent à travailler : devenu marin (radiotélégraphiste), il parcourt les mers sans jamais cesser d’écrire, jusqu’à sa mort en 1974. Son unique roman, Le Quart (1954), ses nouvelles et ses poèmes en font l’un des plus grands écrivains grecs du XXe siècle.


Françoise Bienfait a traduit plusieurs romans de Dimitris Sotakis, ainsi que l’œuvre de Gazmend Kaplani.

Entre proses, poèmes, essais et carnets, Gilles Ortlieb est l’auteur d’une vingtaine de livres, parmi lesquels Tombeau des anges (L’Un et L’Autre/Gallimard, 2011), Et tout le tremblement (Le bruit du temps, 2016) ou Ângelo (Finitude, 2018). Il a également traduit, du grec moderne, Constantin Cavafy, Thanassis Valtinos ou Georges Séféris.



 

Comment devenir propriétaire d'un supermarché sur une île déserte

Comment devenir propriétaire d'un supermarché sur une île déserte

de Dimitris SOTAKIS

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 08/02/2017 | 19,90 €

Un journaliste d’une petite ville de Nouvelle-Zélande fait naufrage et échoue sur une île déserte au milieu du Pacifique. Très vite, ce Robinson du XXIe siècle voit dans cette péripétie l’occasion rêvée de donner libre cours à ses aspirations profondes. Mû autant par l’obsession de la réussite que par une naïveté à toute épreuve, déterminé à atteindre à tout prix le bonheur et la reconnaissance, il décide d’édifier… un supermarché.

Une comédie désopilante sur les ambitions et les désirs au XXIe siècle. Un roman sur la solitude, la vanité, et surtout sur les illusions après lesquelles nous courons tous.

En transposant dans le temps et dans l’espace le Robinson de Daniel Defoe, Dimitris Sotakis revisite les valeurs idéologiques, sociales et esthétiques de Robinson Crusoé, proposant une version particulièrement subversive de ce mythe littéraire.
Actant en quelque sorte le passage de l’homo economicus à l’homo consumptor, s’appuyant aussi sur une lecture originale de Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier ou encore de Robur le Conquérant de Jules Verne, Sotakis compose une fable hilarante et profonde à la fois où l’absurde le dispute au réalisme.

Ce n’est plus la survie mais la créativité et le besoin de reconnaissance qui guident le personnage de Sotakis. Celui-ci n’arrive pas sur son île déserte avec les outils de sa civilisation comme chez Defoe mais avec une mentalité, des conceptions, et des modèles qui sont ceux de la société de consommation moderne. L’auteur s’amuse aussi à jouer avec bon nombre de topoï littéraires et de conventions narratives, au point qu’on peut aussi voir dans cette fable un questionnement drôle et subtil sur l’ambition de l’écrivain lui-même.
Finalement, la recherche du bonheur ne nous fait-elle pas courir les plus grands dangers qui soient ?

La Dernière Page

La Dernière Page

de Gazmend KAPLLANI

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 15/05/2015 | 15,00 €

1943, Thessalonique.
Les Allemands regroupent les Juifs grecs dans le ghetto, organisant des rafles et les premiers convois vers les camps en Allemagne. Léon, qui travaille dans la librairie française de Thessalonique, s’enfuit avec sa famille en Albanie sous de fausses identités. À la fin de la guerre, devenu fervent communiste, il renie ses origines grecques et juives. Son fils Isa, le « crypto-juif », suit les traces de son père comme bibliothécaire, mais se trouve bientôt pris dans l’engrenage de la surveillance et des suspicions du régime.

2011, Tirana.
Melsi, journaliste et écrivain albanais vivant en Grèce depuis 20 ans, est rappelé d’urgence car son père vient de mourir. Un père avec qui il a pris ses distances depuis la mort de sa mère et dont il ne sait plus grand-chose, sauf que son décès a eu lieu à Shanghai. Mais que faisait-il en Chine ? Pendant les vingt-deux jours nécessaires au rapatriement du corps, il s’attache à surmonter les tracasseries administratives dont l’Albanie a le secret et à passer au peigne fin l’appartement de son père, où les objets lui semblent des fantômes muets. La découverte d’un cahier marron va pourtant lui dispenser quelques indices sur ce que fut la vie de ce père, dans ce quartier populaire de Tirana où lui-même a passé son enfance, sans se poser de questions ni jamais en poser à ses parents sur leur passé.

Je m’appelle Europe

Je m’appelle Europe

de Gazmend KAPLLANI

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 14/06/2013 | 19,00 €

Je m’appelle Europe témoigne de la vie apparemment ordinaire d’un immigré qui s’immerge dans une nouvelle culture.

C’est le roman d’une renaissance : découverte d’une autre langue, initiation aux sens cachés derrière les mots et expressions les plus banals, exploration de l’étrangeté fondamentale du statut d’immigré dans une société en proie à de nombreux démons, apprivoisement de l’autre au moment de nouer les premiers liens affectifs dans une nouvelle patrie.

Une curiosité insatiable envers tous ceux qui, comme lui, ont dû s’inventer un nouveau moi, un nouveau présent, amène le narrateur à laisser parfois la parole à d’autres migrants, venus des quatre coins du monde, et qui racontent leurs parcours souvent extravagants, la manière dont ils essayent de se retrouver dans leur histoire personnelle, pleins de désespoir, de résignation ou d’énergie. 

Les pages de ce roman comptent parmi les plus subtiles qui aient été écrites sur cette expérience si particulière consistant à changer de langue. Je m’appelle Europe confirme tout le talent que la critique française et étrangère a reconnu à Gazmend Kapllani. Un talent qui fait de lui l’une des voix les plus précieuses de la littérature européenne contemporaine.

Petit journal de bord des frontières

Petit journal de bord des frontières

de Gazmend KAPLLANI

INTERVALLES (INTERVALLES) | Paru le 23/03/2012 | 19,00 €

Après une enfance albanaise durant laquelle les minijupes des animatrices de la télévision italienne résument à ses yeux la vie en Occident, Gazmend Kapllani franchit un jour la frontière grecque dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais la Terre Promise ne lui réserve pas l’accueil amical auquel il s’attendait : nulle speakerine légèrement vêtue en signe de bienvenue, et pas la moindre trace d’un sourire bienveillant sur le visage des autochtones. 

Parqué dans un centre de rétention pour immigrés, il commence à entrevoir la dure réalité de la condition qui sera désormais la sienne. Lui et ses camarades albanais bâtissent dans leurs rêves un futur en Grèce où le travail leur apporte succès et fortune, un futur qui restera à l’état de chimère pour la plupart d’entre eux. L’absurdité de ces châteaux en Espagne comme celle de leur condition n’en rend leur quotidien que plus cruel.

Avec autant de recul que d’engagement, d’humour que d’indignation, Kapllani mêle le récit de son expérience à une méditation sur ce qu’il appelle « le syndrome des frontières » pour composer un premier livre d’une acuité et d’une vigueur extraordinaires.