l'autre LIVRE

Etienne Gilbert Eugène DE SARTIGES

La Cour de Téhéran

La Cour de Téhéran

de Etienne Gilbert Eugène DE SARTIGES

L'ASIATHÈQUE (L'ASIATHÈQUE) | Paru le 12/06/2019 | 24,50 €

On suit ici pas à pas l'enquête littéraire pleine de rebondissements à laquelle s'est livré Nader Nasiri-Moghaddam. Découvrant dans un numéro de la Revue des Deux Mondes la pièce « La Cour de Téhéran ou Ne réveillez pas le chat qui dort » signée « Haçan Méhémet-Khan », de toute évidence un pseudonyme, il se livre à toutes sortes d’hypothèses sur son auteur, ce qui le mène vers le premier enseignant du français à l’École Polytechnique de Téhéran, Jules Richard. Celui-ci a écrit un journal intime, malheureusement perdu, et dont on ne possède plus que des fragments dans sa traduction en persan. Dans ce journal, Nader Nasiri-Moghaddam trouve certaines similitudes avec le contenu de la pièce de théâtre. Persuadé d'avoir résolu l'énigme, il se rend à la Bibliothèque Sainte-Geneviève pour consulter à nouveau le tome VII de la Revue des Deux Mondes contenant la pièce, mais on lui remet par erreur le tome qui contient la table générale de ladite revue pour la période de 1831 à 1874. Et là, surprise, il découvre que le véritable auteur de la pièce est Etienne Gilbert Eugène de Sartiges.

La pièce est donnée en français, en édition commentée, et dans sa traduction en persan. Figure aussi dans l’ouvrage le fac-similé de son édition dans la Revue des Deux Mondes. Nader Nasiri-Moghaddam complète la vision du lecteur sur l’époque, celle de Mohammad Shah Qâjâr (1834-1848), en lui donnant à lire dans sa traduction en persan, et dans sa version française reconstituée, le Journal de Jules Richard. L’introduction générale de l'ouvrage est aussi traduite en persan. La première partie du livre est consacrée aux textes en français et la seconde (à lire en sens inverse) aux textes en persan.