l'autre LIVRE

Daniel Alfonso CASTELAO

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

de Daniel Alfonso CASTELAO

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 12/10/2011 | 12,00 €

Véritable hymne à l’humour noir, ce récit, illustré des dessins de l’auteur, se prolonge par une lecture-conférence sur l’humour et la caricature donnée en 1920.

LE LIVRE
« Derrière l’humour se cache toujours une grande douleur, c’est pourquoi il n’y a pas d’humoristes au paradis. » Avec cette citation de Mark Twain, Castelao débute ce récit dans lequel un squelette nous ouvre ses mémoires. Il ajoute : « Un squelette se doit d'être humoriste, et un squelette galicien à bien plus forte raison. Un Galicien est toujours coquin ou humoriste, et la coquinerie est l’humour des incultes, tout comme l’humour est la coquinerie des gens cultivés. »
Un oeil de verre est un récit d’humour macabre. Même s’il ne s’agit pas proprement d’un récit, mais plutôt d’une somme de très brèves histoires, dont l’unité est simplement le lieu et la trame. Les Mémoires d’un squelette, contés par ce dernier à la première personne, sont complétés d’un prologue et d’un épilogue, dans lesquels l’auteur, médecin et ex-étudiant de Compostelle, c'est-à-dire Castelao lui-même, parle également à la première personne. L’oeuvre est parsemée d’allusions satiriques à la politique et sur la société, et dotée d’une fin clairement anti-cacique. Mais c’est aussi un essai théorico-pratique sur l’humour, en particulier replacé dans son contexte d’origine : une conférence sur l’humour et la caricature, reproduit également dans cette édition.
Des gravures de Castelao parsèment le récit.


L’AUTEUR
Alfonso Daniel Rodriguez Castelao (1886-1950), écrivain, dessinateur, caricaturiste et homme politique, est considéré comme l’une des figures clés du nationalisme galicien du XXe siècle. Élu député en 1931 lors de l'avènement de la Seconde République il participe à la constitution du Parti galicien dont les principales revendications sont l'autodétermination et la reconnaissance de la langue à égalité avec le castillan, la réforme agraire, l'égalité homme-femme. Le 18 juillet 1936 survient le coup d'État franquiste. Castelao est alors à Madrid où il doit faire approuver le statut de la Galice par la Chambre des députés. En 1940 il s'exile à New-York puis à La Havane avant de s'installer à Buenos Aires où il participe à de nombreuses initiatives culturelles, déploie une intense activité pour fédérer la résistance antifranquiste en exil.