l'autre LIVRE

Benjamin TAÏEB

Classe de mer

Classe de mer

de Benjamin TAÏEB

romans (LUNATIQUE) | Paru le 16/09/2019 | 6,00 €

Je ne dis rien au personnel encadrant. Je me doute bien que mes meilleurs amis seraient punis et je ne veux pas qu’ils soient punis à cause de moi. J’ai le pressentiment que si je parlais la situation empirerait. J’ai peur qu’on me traite de « mouchard » ou de « balance ». J’envoie à mes parents des cartes postales sur lesquelles j’écris Tout va bien, la colo est super, on va à pied pêcher des moules. J’écris de ma plus belle écriture, je fais attention à ne pas faire de fautes d’orthographe. Nous avons des enveloppes timbrées pour écrire à la maison. Le téléphone ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence.

 

Récit de l’incompréhension et de la douleur, Classe de mer retrace le calvaire d’un jeune garçon confiant en ses « meilleurs amis ». Trente ans plus tard, la rancoeur est toujours là, tenace, et gronde la colère à l’encontre de ces adultes, parents, institutrices, moniteurs et pompiers, qui, indifférents ou indolents, n’ont jamais rien vu, ne sont jamais intervenus. Ce ne sont que des enfants.

Oui, mais « ensemble, ce ne sont plus des enfants ».

Ma déconversion au judaïsme

Ma déconversion au judaïsme

de Benjamin TAÏEB

Parler debout (LUNATIQUE) | Paru le 14/01/2017 | 14,00 €

Né d’un père juif et d’une mère non juive, j’étais, enfant, considéré comme juif par les non-Juifs, car je porte un nom juif, et non-juif par les Juifs : la religion juive se transmet par la mère. C’est sans doute pour mettre fin à cette contradiction que mon père a souhaité que je sois converti au judaïsme.

Avec sincérité et humour, Benjamin Taïeb raconte en détail son immersion dans le judaïsme, afin de mieux nous faire comprendre ce qui, aujourd’hui, motive son choix d’en sortir. Fort réjouissant, cet ouvrage n’en est pas moins instructif et documenté.

Une Nuit pour mon oncle

Une Nuit pour mon oncle

de Benjamin TAÏEB

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 30/10/2015 | 5,00 €

 

 Présentation

Une nuit, une nuit à écrire. Une nuit à hoqueter de chagrin, une nuit à bégayer de trop d’émotion. Les souvenirs se bousculent, s’emmêlent, les mots affluent, se répètent, s’entrechoquent : « je veux crier c’est un cri que je lance un cri sourd un cri quand même un cri étouffé ça reste un cri oui un cri de douleur pourquoi écrire je me demande ce besoin irascible irrépressible d’écrire ce besoin mégalomaniaque d’écrire pourquoi pour qui ? » Question universelle à tous ceux qui écrivent. Pas de réponse donnée ici, mais un flot tempétueux, impétieux, qui emporte le lecteur jusqu’au bout de la nuit.

L’auteur

Benjamin Taïeb est né à Paris et vit à Nice, où il apprend le métier d’éditeur. Il écrit depuis plusieurs années, essentiellement du théâtre. Journal d’un foetus, son premier roman, est paru aux éditions Lunatique.

Journal d’un fœtus

Journal d’un fœtus

de Benjamin TAÏEB

romans (LUNATIQUE) | Paru le 17/06/2014 | 6,00 €

Même la bouche pleine de liquide amniotique, ce fœtus ne peut s’empêcher de l’ouvrir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que, dépourvu encore de sa première dent, il ne manque pas de mordant. Monologue intérieur — et pour cause —, ce court roman dresse un portrait sans complaisance d’une société de consommation où le bonheur s’achète à crédit sur 20 ans, pourvu qu’on fasse illusion. De sa « caverne » utérine, le fœtus semble bien être le seul à porter un regard lucide sur ce monde où il n’est pas encore né.

Vivifiant et méchamment drôle, Journal d’un fœtus apporte une bouffée d’oxygène quand il se lit d’une traite.