l'autre LIVRE

TRANSBORÉAL

C’est lors d’une traversée solitaire sous les latitudes boréales de l’Alaska qu’Émeric Fisset, déjà auteur de plusieurs vastes voyages pédestres, éprouva le désir de fonder les éditions Transboréal : il voulait fédérer les voyageurs au long cours, animés comme lui par l’esprit d’aventure des pionniers de jadis. Depuis 1998, il a à cœur de publier, avec la même exigence d’honnêteté et d’excellence, le meilleur du récit de voyage.

Située 23 rue Berthollet, dans le Ve arrondissement de Paris, la librairie Transboréal est devenue, année après année, le lieu de rencontre et d’échanges privilégiés des voyageurs au long cours et de leurs lecteurs.

Chacune des aventures Transboréal vous emmènera dans le sillage d’hommes et de femmes d’exception qui ont rapporté un savoir et une expérience forgés au vent des grands espaces ; par l’écriture et l’image, ils témoignent de leur découverte avec sincérité et profondeur. De la rigueur du Grand Nord aux jungles équatoriales en passant par les Andes ou les steppes sans fin d’Asie centrale, chaque récit, imprimé en France, est réalisé avec soin dans la grande tradition des métiers du livre.

Dans un fauteuil ou loin de toute terre habitée, répondez à l’appel du grand dehors : laissez-vous emporter par le souffle du voyage au long cours !

Le Tour du monde

Le Tour du monde

de Romain TUILIER

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/02/2019 | 8,00 €

Depuis les confins russes traversés à bord du Transsibérien jusqu’au désert californien et à la nuit de Los Angeles, en passant par l’Asie méridionale et les atolls perdus du Pacifique, l’auteur est parti autour du monde poussé par l’urgence de tout voir ainsi que par soif d’aventure. Il rapporte de son année de voyage une réflexion parfois désabusée sur la possibilité d’établir un rapport authentique à l’autre.

Faite de découvertes de lieux incontournables autant que de rencontres pittoresques ou pathétiques, son expérience alimente une réflexion sur ce que nous parvenons à comprendre du monde. Au-delà d’un émerveillement touristique réel, l’auteur affronte la nécessaire distance qui sépare le globe-trotter de peuples parfois relégués au rang de figurants dans le panorama mondial qu’il rêve d’embrasser.

D’hôtels bon marché en sites touristiques, de bus précaires en trains bondés, l’odyssée routarde se révèle, sur les itinéraires que ressassent les guides, un peu trop commune. Conscient de la tension instaurée entre la tentation de se laisser aller à la facilité du tourisme et la réalité du monde qui, derrière les sourires, est néanmoins impitoyable, l’auteur cherche la juste place du voyageur. Quelle posture morale devons-nous adopter face à des pratiques injustes et révoltantes ? Et quel sillage laissons-nous, durant la grande boucle, dans les pays souvent trop vite visités ?

Ivre de steppes

Ivre de steppes

de Marc ALAUX

Sillages (TRANSBORÉAL) | Paru le 08/11/2018 | 19,90 €

Les montagnes de l’ouest de la Mongolie abritent les yourtes des éleveurs nomades bayad. Dans le campement d’une famille modeste, Marc Alaux s’est retiré le temps d’un hiver pour s’initier au métier de berger et se nourrir de silence et d’espace. Le temps s’étire calmement sur la ligne pure de la steppe enneigée, mais le froid et les loups accablent les troupeaux. Et la vie dans cette nature libre impose de renouer avec les tâches manuelles, qui disent ce qu’on vaut réellement. Au face-à-face avec soi-même s’opposent heureusement l’intimité fraternelle de l’hivernage ainsi que les visites, les chants, les rituels et les festivités du Nouvel An. Écho d’une existence à l’inverse de la demi-mesure, ce récit vibre de l’expérience accomplie et rappelle que seule la passion guide l’homme dans l’immensité.

Le Pèlerin de Shikoku

Le Pèlerin de Shikoku

de Thierry PACQUIER

Sillages (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/11/2018 | 19,90 €

Vêtu de la blanche tunique du pèlerin, Thierry Pacquier s’élance seul et à pied sur les chemins sacrés du Japon, à Shikoku. Tout au long des 1 200 kilomètres du légendaire pèlerinage des 88 temples, il s’initie aux rituels bouddhistes ainsi qu’au mode de vie insulaire nippon sur lequel il apporte un témoignage original.
Animé par un besoin de renouveau et de lâcher prise, l’ascète avance vers l’éveil. Sa quête spirituelle à travers la nature sauvage l’entraîne d’ailleurs dans les pas du poète Taneda Santoka, chantre du dépouillement et de la vie errante. Ainsi, en ouvrant d’autres horizons, le « chemin de Compostelle japonais » tiendra toutes ses promesses. La vie du marcheur en sera changée. Cette métamorphose achèvera de faire de lui un vagabond, qui parcourt le monde pour mieux le comprendre.

Le Pianiste d’Éthiopie

Le Pianiste d’Éthiopie

de Luc DE REVEL

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 20/10/2018 | 13,90 €

En Éthiopie, les élections de 2005 font vaciller un pouvoir autoritaire, alors que Netsa rêve de jouer sa musique là où aucun piano ne s’est jamais aventuré. Il rêve de Chopin à l’ombre de Rimbaud dans la cité d’Harar ou de Brahms au pied des obélisques de l’antique Axoum ; il rêve d’une sonate à Badmé, ce village sur la frontière avec l’Érythrée où tant de milliers d’hommes moururent. Il embarque ses amis et son piano dans un périple musical aux quatre coins du pays, des confins somaliens aux montagnes du Siémen, des sables du Tigré jusqu’au lac Tana que chanta Ptolémée. Quatre ans plus tard, Arnaud revient à Addis-Abeba et Netsa a disparu. Ni la belle Amareche ni personne d’autre ne sait où se trouve le pianiste, ni même s’il est vivant.

Le Pianiste d’Éthiopie est le récit d’un rêve et d’une tragédie. Entre amour et amitié, il est la quête de l’ami disparu tout autant que celle de l’identité d’un farendj (un « étranger ») sur cette terre qui ne se préservera du monde qu’en s’enfermant sur elle-même. Des hauteurs d’Entoto où Ménélik faisait des rêves d’empire aux palais de Gondar, des monastères de l’Amhara aux rues d’Addis-Abeba pleines de la fureur d’une élection volée, remonte le souvenir d’un pianiste déchiré entre sa musique et son opposition au pouvoir. Rechercher Netsa avec Arnaud et Amareche, c’est plonger dans le passé d’un empire où le Nil prend sa source et où se cache l’arche d’alliance, c’est vivre le présent d’une nation qui s’éveille et sur laquelle règne un Premier ministre à la poigne de fer.

L’Extase du plongeur

L’Extase du plongeur

de Anne-Lise BLANCHET

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 10/10/2018 | 8,00 €

Anne-Lise Blanchet, conférencière, célèbre toute la splendeur des mondes sous-marins. En plongeant, d’un coup de palmes, l’homme expérimente l’apesanteur ; il pénètre dans un paradis insoupçonné ; il devient corail, tortue ou poisson, les sens bouleversés par une étrange et extraordinaire métamorphose.

La Fièvre des volcans

La Fièvre des volcans

de Patrick MARCEL

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 10/10/2018 | 8,00 €

Patrick Marcel, volcanologue amateur, dit sa passion pour les montagnes de feu et le magma des origines. Fruits de convulsions incandescentes, les volcans, qui ravagent puis fertilisent la terre, émerveillent par leur puissance. Aussi redoutés que vénérés, ils transforment à jamais ceux qui les approchent.

Voyage en Mongolie et au Tibet

Voyage en Mongolie et au Tibet

de Nikolaï PRJEVALSKI

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 10/10/2018 | 13,90 €

Au retour d’un premier voyage en Sibérie, Nikolaï Prjevalski, officier russe né à Smolensk, émet l’idée d’explorer les steppes mongoles et le Tibet. Soutenu par la Société russe de géographie, il se met en marche à la fin de l’année 1870. Depuis le lac Baïkal, il rallie Ourga avant de rejoindre Pékin et d’entreprendre plusieurs expéditions à pied, à cheval et à chameau jusqu’au fleuve Bleu, sur le plateau tibétain. Son retour à travers le désert de Gobi se fait dans des conditions effroyables, aussi l’expédition est-elle saluée par le monde scientifique. Le récit de Prjevalski permet de découvrir un personnage hors du commun : cartographe, naturaliste, le Russe se fait aussi aventurier en déjouant les attaques des brigands, la menace des insurgés musulmans ou la ruse des fonctionnaires mandchous, et écrivain lorsqu’il détaille ses aventures et les moeurs des populations.

Madère

Madère

de Anne CAUFRIEZ

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/05/2018 | 10,90 €

Au large des côtes marocaines, Madère, l’île fleurie, et Porto Santo, l’île saharienne, forment l’un des archipels les plus merveilleux de l’Atlantique, réputé pour son climat, ses canaux à flanc de montagne (les levadas) et ses demeures aux jardins fabuleux (les quintas). Cette atmosphère si douce cache pourtant de nombreux secrets et une histoire méconnue que Madère, Un jardin sous les alizés révèle au lecteur. À travers un récit sensible qui remonte à la découverte de l’archipel, en 1418, Anne Caufriez brosse par touches successives le portrait d’une terre enchanteresse – églises tapissées d’azulejos, marchés aux fleurs, etc. –, dont l’histoire recoupe aussi bien celle des grands empires, des pirates et de l’esclavage, que celle, plus intime, de Winston Churchill, de l’impératrice Sissi ou du père d’Oscar Wilde, pareillement saisis par les mille et une beautés de cette retraite insulaire.

La Tentation du jardin

La Tentation du jardin

de Xavier MOUGINET

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/05/2018 | 8,00 €

Xavier Mouginet, éditeur, dit les délices du jardin, l’attrait que la nature cultivée exerce sur l’individu. Depuis sa plus tendre enfance et sa découverte du monde et du vivant jusqu’au havre de ses vieux jours, l’homme y éprouve un doux sentiment de liberté, de sérénité et d’émerveillement.

La Vie à la campagne

La Vie à la campagne

de Philippe LUTZ

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/05/2018 | 8,00 €

Philippe Lutz, agrégé de lettres, décode la vogue du retour à la campagne et les mutations de nos territoires ruraux. Havre au milieu des champs ou en lisière des villes, le village constitue-t-il un idéal de communauté humaine ? Si le bonheur n’est plus toujours dans le pré, il n’en paraît jamais très éloigné.

Passage du Mékong au Tonkin

Passage du Mékong au Tonkin

de Auguste PAVIE

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/03/2018 | 13,90 €

Parti de Bangkok, où il était vice-consul de France, Auguste Pavie a pour mission de rejoindre Luang Prabang, la cité royale du Laos, et d’y implanter une délégation diplomatique. Arrivé à destination au début de l’année 1887, il entreprend de découvrir seul, sans escorte, une voie de communication entre le Mékong et le Tonkin, et effectue ainsi la première reconnaissance des territoires situés aux confins du « pays du Million d’éléphants ». Ce voyage long de deux années, semé d’embûches et de contretemps liés aux manœuvres du Siam pour entraver l’extension de l’influence française en Asie du Sud-Est, révèle l’un des personnages les plus attachants de l’exploration qui n’a de cesse, en route, de dépeindre la beauté des paysages et de témoigner des coutumes et de la vie des populations d’Indochine.

Ambiance Kinshasa

Ambiance Kinshasa

de Victor MULLER

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/03/2018 | 9,90 €

Au cœur de l’Afrique, Kinshasa, mégapole de quelque 17 millions d’habitants, grouille d’une vie intense et surprenante. Oubliée des voyageurs occidentaux, la capitale de l’immense République démocratique du Congo est une ville-monde où se mêlent les expériences les plus contrastées : musique, spectacles et créativité côtoient débrouille, misère et tracasseries. À travers une quinzaine de récits courts et haletants, Victor Muller invite à découvrir la déconcertante vitalité quotidienne (et nocturne) de celle que l’on surnommait « Kin la Belle ». Concours de danse, pièges de la circulation, soirées improvisées, tentative de coup d’État… Rédigé sur le vif lors d’un séjour de plusieurs mois en RDC, Ambiance Kinshasa révèle avec humour les mille et une facettes d’une cité débordant de talents et animée par des « ambianceurs » pour qui la fête est un art.

Tu seras un homme

Tu seras un homme

de Vadim TOUMANOV

Sillages (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/03/2018 | 24,90 €

Dans les années 1940, un jeune matelot sillonne les mers sous pavillon soviétique. Il pratique la boxe, aime les poètes et rêve de devenir capitaine. C’est Vadim Toumanov. Devenu officier, il va réaliser son rêve quand la police politique l’arrête et l’envoie au Goulag, en Sibérie orientale. Les monts de la Kolyma représentent « le pôle de la férocité » selon Soljenitsyne. Braquage, mutinerie, évasions, camps disciplinaires, exécutions. « L’Enfer de Dante, à côté, c’est un hôtel cinq étoiles… » Toumanov n’en sortira qu’en 1956, après la mort de Staline. Il passera un demi-siècle à laver de l’or en créant des coopératives exemplaires d’efficacité et fréquentera les artistes moscovites. Son récit a le souffle du Papillon d’Henri Charrière. Un livre noir ? Non, car la résilience de Toumanov force le respect et son humanisme nous ramène toujours à la lumière.

Pyrénées

Pyrénées

de Christophe HOUDAILLE

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/11/2017 | 10,90 €


Christophe Houdaille emporte ici le lecteur dans sa découverte des Pyrénées. Durant cinquante jours, pour ses 50 ans, il va suivre le GR10 afin de relier, à pied, Hendaye et Banyuls-sur-Mer. Au gré de la marche, le lecteur suit ses rencontres, entrevoit ses doutes, partage sa solitude. Récit sur les beautés et les aspérités de la montagne, Pyrénées, La grande traversée est aussi une réflexion sur la place de l’homme dans la nature et sur la vie en l’absence de commodités. Fréquentant le moins possible les autres randonneurs, Christophe Houdaille a cherché à profiter pleinement de ce lien créé avec la chaîne pyrénéenne. Après deux mois à dormir sous la tente et à se laver à l’eau des rivières c’est un autre homme, en communion avec la nature, qui livre les leçons tirées de ses pérégrinations.

Sagesse de l’herbe

Sagesse de l’herbe

de Anne LE MAÎTRE

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2017 | 10,90 €

C’est à pied qu’Anne Le Maître aime arpenter la planète et la vie. Voyage au long cours, randonnée d’une journée ou simple promenade, tout parle, tout fait sens au gré des saisons. La marche étant refuge autant qu’évasion, il n’est pas de petite expérience du monde pour qui s’offre, nez au vent, la liberté de ralentir.
À la croisée des pistes et des pensées, on écoute Blaise Pascal ou La Fontaine, on s’émerveille de l’éclat de la nature, médite sur le passage du temps, assiste à la rencontre improbable d’une girafe et d’un campagnol et déchiffre des siècles d’histoire dans un paysage. Parce qu’un chemin est aussi un cheminement intérieur, ce plaidoyer pour le respect du vivant conduit, par la contemplation et le lâcher-prise, à la sagesse de l’herbe avec laquelle il est urgent de renouer.

Arctic Dream

Arctic Dream

de Éric LOBO

Sillages (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/11/2017 | 20,90 €

Cinq ans après son premier tour du monde à moto, Éric Lobo remonte en selle. Sans carte ni GPS, il va se risquer, seul, à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, sur les routes les plus isolées de la planète. Son objectif : atteindre l’océan Glacial Arctique grâce à la solidarité des « Anges de la route », et être le premier à rouler en Harley-Davidson sur la mer polaire ! Au-delà de l’endurance et de la détermination nécessaires au voyageur, l’homme et la moto devront se transformer, ne faire plus qu’un et devenir une machine à toute épreuve pour aller au bout de l’aventure. Road trip au rythme effréné mêlant audace, force et dangers, récit de résilience et de solidarité, ce nouveau tour du monde à moto est une plongée au cœur de l’univers et l’esprit bikers qui passionnera les amateurs d’espaces sauvages et d’échappées belles motorisées.

Le Voyage immobile

Le Voyage immobile

de Mario HEIMBURGER

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/11/2017 | 8,00 €

Face au battage médiatique et aux sollicitations du marketing, nous sommes soumis à une pression qui nous pousse à voyager, souvent en quête d’expériences novatrices mais au risque de nous retrouver en porte-à-faux avec les réalités locales et de peiner à reprendre notre vie quotidienne. Il convient de résister à cette rivalité mimétique et, plutôt que d’arpenter frénétiquement la planète – ce qui n’est pas sans conséquences pour ses écosystèmes et ses populations –, nous en forger une juste représentation, afin d’y trouver davantage notre place, humble et vertueuse.
Que ce soit à travers les formidables ressources d’Internet ou la pléthore de documents et de fictions, il y a toujours matière à questionnement. Ce dernier relève de l’aventure intérieure : explorer les mondes imaginaires pour expérimenter des alternatives, interroger les évidences sans écarter d’emblée les propositions les plus incongrues sont autant de jeux de l’esprit qui participent de la construction de sa propre identité.
En refusant par principe les travers de l’égoïsme et les injonctions néfastes du monde moderne, chacun aura avantage à alterner introspection et rencontres afin de développer un réseau local, de manière à recréer et entretenir un tissu amical enrichissant. Voyager sans bouger consiste alors autant à échanger des informations et des émotions qu’à ajouter des questions aux questions, à progresser avec émerveillement dans le champ de la connaissance et des réponses possibles aux désordres la vie contemporaine.

Sept sultans et un rajah

Sept sultans et un rajah

de Éric OLMEDO & Tangi CALVEZ

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/09/2017 | 11,90 €

L’histoire de la Malaisie est celle d’un dialogue ininterrompu avec l’extérieur qui la fait résister à toute compréhension simpliste. Sept sultans et un rajah ouvre grandes les portes de ce pays à la lisière des mondes en une fresque enlevée alliant la minutie scientifique à une légèreté narrative stimulante. Courant de la préhistoire aux revendications ethniques des années 1960 en passant par le royaume de Langkasuka ou le sultanat de Melaka et le colonialisme suivi de l’indépendance, le récit s’achève par un portrait de la diversité malaisienne, analysée par le biais des traditions alimentaires. Le tout illustré de cartes et ponctué de la relation de trajectoires individuelles singulières qui permettent une lecture discontinue. Le style engagé et la pédagogie accessible de l’ouvrage séduiront autant le voyageur que l’amateur d’histoire, le candidat à l’expatriation que le simple curieux assoiffé de connaissances.

Kalimera

Kalimera

de Nicole DUBOIS-TARTACAP

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/09/2017 | 13,90 €

Trop souvent uniquement considérée pour sa grandeur antique, la Grèce se dévoile sous son vrai jour. Quatre décennies d’incursions littéraires et d’explorations, île après île, ont donné à l’auteur une vaste connaissance de ce pays posé entre mer azur et montagnes arides. C’est par les transports locaux que Nicole Dubois-Tartacap voyage de l’Épire aux îles du Dodécanèse, de Thessalonique à Athènes, rapportant des anecdotes, relatant ses émotions et ses rencontres. Elle navigue entre histoire, traditions, langue et vie quotidienne pour donner à comprendre l’âme du pays hellène, tiraillé entre Orient et Occident, entre insularité et continentalité. Cherchant l’essence de ce pays complexe et paradoxal, elle entrelace, au détour des pages, la parole des poètes grecs contemporains au chant des aèdes et d’Homère.

L’Attrait des gouffres

L’Attrait des gouffres

de Marc BELLANGER

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/09/2017 | 8,00 €

Marc Bellanger, spéléologue, esquisse les contours esthétiques et sportifs de la spéléologie. Défier les ténèbres, s’engager dans des cavités et des siphons, chercher de nouvelles issues, cartographier les réseaux souterrains implique un engagement total pour vaincre ses frayeurs et chasser ses démons.

Henry Miller

Henry Miller

de Valentine IMHOF

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2017 | 14,90 €

Paradoxalement, peu d’écrivains semblent aussi méconnus qu’Henry Miller. On sait généralement qu’il est l’auteur d’une poignée de romans au contenu sexuel explicite et obscène, sa liaison torride avec Anaïs Nin a fait l’objet d’un film dans les années 1990, et on lui attribue, parfois, une paternité dans l’émergence de la Beat Generation et des mouvements de la contre-culture américaine des années 1960… Voilà à quoi semble se résumer Henry Miller, et cela quand on ne fait pas l’erreur de le confondre avec son homonyme Arthur… Or, ces quelques lieux communs, réducteurs et approximatifs, masquent l’une des figures majeures de la littérature américaine du XXe siècle dont la prose, éruptive et flamboyante, sait épouser les méandres et les contradictions d’un esprit original, subversif, cultivé et profondément humain.

Pour Henry Miller, tout commence par une immense déception. Nourri de Thoreau, Whitman et London, il rêve, adolescent, de nature et de grands espaces et souhaite se confronter à l’Amérique mythique et éternelle, celle des chasseurs de bisons, des trappeurs et des chercheurs d’or. Mais il a vite le sentiment d’être né trop tard, se sent exilé à New York, sans racines dans une ville grise et monstrueuse qui a pour lui la dureté et la froideur d’un cachot, et il ne voit pas où est sa place dans cette société du début du XXe siècle qui a pour valeurs réussite matérielle, production de masse, profit et consommation effrénés. Dès lors, convaincu de son inadéquation intrinsèque, d’un décalage irrémédiable, qu’il éprouve même au sein de sa famille, il refuse de devenir un rouage de la machine, un citoyen, un fils, un époux modèles et de se conformer aux attentes, d’où qu’elles viennent. Il n’assure pas la reprise de la boutique paternelle, rejette l’esclavage organisé qu’est pour lui le monde du travail et crache sur les promesses de faux bonheurs achetés à crédit et vantés par les enseignes. Et, un jour de 1922, « flemmard » autoproclamé, il décide, après plus de trente ans de désabusement et de dilettantisme professionnel – qui lui ont fait exercer des dizaines d’emplois précaires –, de devenir écrivain. Écrire, sinon rien, écrire coûte que coûte, puisque tout le reste a lamentablement échoué, écrire pour échapper à la folie et peut-être à la mort, écrire pour saisir le monde à bras-le-corps, écrire pour s’éprouver et tenter de comprendre qui il est.

Il se lance dans cette ultime échappatoire avec l’énergie et la rage du désespéré. L’écriture devient une lutte de chaque instant, un combat vital pour celui qui a associé de manière étroite « écrire » et « vivre ». Et la persévérance dont il fait preuve est alors admirable. Sa vie devient une course de fond, doublée d’un parcours du combattant, tant sont nombreux les obstacles qui contrarient l’accomplissement du destin qu’il décide de se forger.

Autodidacte, Henry Miller est avant tout un lecteur prodigieux, vorace. La compagnie des livres lui permet de chercher les écrivains dans leurs œuvres et de trouver sa place parmi eux, de s’inscrire dans une généalogie littéraire, de se constituer une famille, dont il choisit les membres, dans laquelle il peut avoir plusieurs pères, plusieurs frères et quelques sœurs, de tout âge, de toute époque, de toute culture et de tout continent, avec qui les affinités sont évidentes et tellement plus grandes que celles imposées par la filiation biologique. Mais il arrive aussi que ses enthousiasmes littéraires le submergent et que ses figures tutélaires (Proust, Hamsun, Dostoïevski, Rimbaud, etc.) l’écrasent et le laissent, désemparé, face à sa propre incapacité. À New York, l’écriture se refuse, ou du moins ne se donne pas tout de suite. Trop d’impatience, trop de frustrations affectives et matérielles, un trop grand besoin de reconnaissance immédiate. Il lui faut plus de dix ans de tâtonnements et surtout un départ à Paris avec quelques dollars en poche pour enfin trouver sa voix, ce « je » qui lance un défi tonitruant à la littérature, à l’art et à Dieu dès les premières pages de Tropique du Cancer. Henry Miller a alors 43 ans mais le combat ne fait que commencer parce qu’il doit ensuite batailler pour être édité et surtout lu. En effet, pendant plusieurs décennies, les censeurs condamnent ses œuvres pour obscénité, en interdisent la vente et contribuent à construire l’image du personnage sulfureux qu’il est encore.

Le mal est fait, du moins le malentendu car, d’une certaine manière, Miller ne s’est jamais réellement remis de ce succès de scandale, qu’il n’avait ni anticipé ni voulu, mais dont il avait, en revanche, pressenti les dommages : l’accent mis sur quelques pages de quelques ouvrages seulement l’a installé au rayon des écrivains licencieux pourvoyeurs de sous-littérature et a fait perdre de vue l’auteur, au plein sens du terme, et le caractère à la fois unique et multiple de son œuvre, qui compte des dizaines de romans, essais et nouvelles, sans mentionner sa correspondance.

Jusqu’au bout, on sent chez Henry Miller un besoin de reconnaissance et une fragilité, que ne vient pas combler sa notoriété soudaine qui arrive pour de mauvaises raisons et trop tard. Tout cela l’accable et ne répond pas à la question angoissée qui le taraude depuis ses débuts : « Suis-je vraiment un écrivain ? » Alors, lui qui s’est toujours révélé hors système, hors idéologie, hors establishment, tente à près de 90 ans, d’obtenir une légitimation en convainquant nombre de ses amis écrivains et éditeurs de se mobiliser pour contacter l’académie suédoise en sa faveur… Mais le prix Nobel de littérature 1978 lui échappe… Et Henry Miller meurt l’année suivante, deux jours avant la parution de son dernier livre, une somme sensible et éclairée sur l’écrivain anglais D. H. Lawrence, qu’il avait commencé à écrire à Paris, plus de quatre décennies auparavant…

Créateur infatigable et iconoclaste, Henry Miller a choisi de chanter la vie, de chanter sa vie, même dans ses manifestations les plus triviales. Sa voix singulière, son ton familier, sa verve érudite, sa faconde débridée, son entrain irrésistible séduisent et ses textes, empreints de sa présence généreuse et de sa bonne humeur communicative, semblent ne pas vieillir, surtout quand il s’agit de dénoncer les excès de notre société et de s’en indigner, certes, mais aussi de les rendre moins nocifs en leur opposant la force du rire et en conservant la capacité d’admirer les merveilles que recèle encore notre monde.

Chroniques de Roumanie

Chroniques de Roumanie

de Richard EDWARDS

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2017 | 12,90 €

Comment écrire sur la patrie de Cioran et d’Eminescu sans s’égarer dans l’extrême complexité de ce pays aux influences croisées ? Familier de Bucarest depuis deux décennies, Richard Edwards livre quatre-vingts chroniques savoureuses, qui ont rencontré un franc succès à la radio roumaine : des textes courts, vivants et drolatiques dans lesquels le lecteur francophone découvre et s’émerveille, et le lecteur roumain se retrouve et sourit. On y lit sur le raffinement de la gastronomie, le mariage et la condition des femmes, l’archéologie et les personnalités historiques, l’ours brun, l’hospitalité et l’alcool, Vlad l’Empaleur et les légendes, l’âpre poésie du bakchich, les chansons populaires, l’humour à l’époque communiste… Autant de sujets qui font de Chroniques de Roumanie un petit traité à l’usage du voyageur.

Nostalgie du Mékong

Nostalgie du Mékong

de Marie-Claire JACQ

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2017 | 11,90 €

En 1967, Marie-Claire Jacq rejoint son époux laotien à Vientiane, dont elle goûte la vie riche et bigarrée. Après l’émerveillement des premiers temps et l’apprentissage de la langue, la jeune femme se retrouve, au gré des mutations de son mari, dans l’ancienne cité royale de Luang Prabang. Se révèle alors un Laos plus secret, sur les bords du Mékong, rempli des bruits de la jungle et des échos de plus en plus rapprochés de la guerre qui sévit au Vietnam.
Récit intime d’une vie d’expatriée, Nostalgie du Mékong dit l’envoûtement et la fascination que suscite le Laos. Complété par le récit de voyages ultérieurs, le livre offre un témoignage sur les mutations qu’a connues le « pays du Million d’éléphants et du Parasol blanc » au cours des cinq dernières décennies.

Ermitages d'un jour

Ermitages d'un jour

de Sandra MATHIEU

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2017 | 10,90 €

Sandra Mathieu s’est accordé un an pour parcourir à pied les Préalpes de Grasse et d’Azur, qui plongent lentement vers la Méditerranée. Là, de Séranon à Vence et de Grasse à la cime du Cheiron, les vallées sont amples et les plateaux partagent généreusement une lumière somptueuse. Dans cette cathédrale de silence, la marche se fait lente, contemplative. Loin du tourisme de masse de la Riviera, la randonneuse foule avec émotion les traces d’un passé multiséculaire ; les sens en éveil, elle jubile et avance légère dans les fragrances de résine et de thym. Au fil des saisons, elle apprend à côtoyer ces terres avec patience, désertant les itinéraires balisés pour inventer son propre chemin. Pas à pas, elle s’inscrit dans cette région et redécouvre des sensations oubliées. Au terme de cette initiation : la solitude qui rend humble, la liberté qu’offre l’aventure et, au cœur de la nature, un émoi sacré…

La Mémoire de la Terre

La Mémoire de la Terre

de Pierre GEMME

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2017 | 8,00 €

Minéraux, fossiles et météorites constituent un grand livre ouvert sur la vie. Témoins du passé, les fossiles ne se réduisent pas aux vestiges d’animaux disparus, mais permettent d’esquisser la phylogénétique et les origines de l’humanité. Quant aux minéraux, ils deviennent dans nos mains tantôt des œuvres d’art, des objets de méditation ou des vecteurs de bien-être. Enfin, les météorites permettent d’entrouvrir les portes de l’avenir. À travers sa quête de spécimens, sur le terrain ou à l’occasion des salons spécialisés, le collectionneur lithomaniaque poursuit la recherche des origines de la vie sur Terre et, finalement, de l’unité du vivant et de sa propre identité. Des coprolithes, un quartz à bulles ou une météorite carbonée suffisent parfois à bouleverser son existence. Sa soif de savoir et d’aventure le conduit à visiter les endroits les plus reculés de la planète, des galeries des anciennes mines du Morvan au désert d’Oman. Partout, le glaneur au regard avisé vivra des expériences spirituelles rares. Chaque expédition, de l’Inde à l’Amazonie, en passant par l’Ouzbékistan et le Maroc, l’invite à repousser ses propres limites intellectuelles et physiques, prouvant à l’échelle individuelle que la pierre grandit l’homme, du silex préhistorique au tantale d’aujourd’hui. Sans les minéraux, les fossiles et les météorites, la mémoire de la Terre serait incomplète et l’humanité encore plus mystérieuse. Qui oserait encore prétendre que les pierres sont froides, inertes et à seul usage funéraire ?

Chaos khmer

Chaos khmer

de Michel-Cosme BIDEAU

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2017 | 14,90 €

Exotisme, guerre et volupté… Les nuits vénéneuses de Phnom Penh voient s’affronter à armes inégales mœurs asiatiques et convoitise occidentale, tout aussi impitoyables. En enquêtant sur l’adoption par des étrangers de bébés prétendument orphelins, Michael Reynaud vivra là-bas trois folles journées : celles du coup d’État qui, en 1997, mit en place Hun Sen, l’autocrate indéboulonnable du Cambodge. Le scribouillard candide court sous les bombes et va de surprises en révélations, passant des bas-fonds au luxueux milieu expatrié. Sur un rythme haletant, son enquête dévoile les rouages de la société khmère et explore la vie des reporters de guerre et la survie quotidienne des miséreux et des prostituées. Fiction à l’écriture incandescente, qui s’appuie sur des faits réels, Chaos khmer révèle la difficulté d’un amour durable entre des êtres que la culture oppose et fait la lumière sur la plus atroce exploitation Nord/Sud qui se puisse imaginer.

Unghalak

Unghalak

de Kim HAFEZ

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2017 | 12,90 €

Rêvant d’aventure et d’espace, Kim Hafez a traversé le Grand Nord canadien en canoë. Du Québec à l’océan Glacial Arctique, par les Grands Lacs et les rivières tumultueuses, il renoue, de maints rapides en moult portages, avec la tradition des « coureurs de bois ». Au long de 7 000 kilomètres, il apprend peu à peu, en compagnie des castors, des orignaux et des ours, la vie dépouillée du nomade. Une quête d’un an et demi qui témoigne d’une immersion dans le monde sauvage et de l’intensité des rencontres avec les autochtones, qui adoucissent la solitude du voyageur et lui offrent le modèle d’une vie respectueuse de la nature. À travers les épreuves du froid et de la faim ou dans le murmure d’une légende indienne, c’est aussi l’émouvante histoire d’un homme qui se découvre au fil de l’eau.

Pèlerin d’Occident

Pèlerin d’Occident

de François-Xavier DE VILLEMAGNE

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2017 | 13,90 €


Séduit par une Italie rêvée, c’est à pied que François-Xavier de Villemagne a choisi de rejoindre Rome, prenant son temps sur des voies buissonnières et dessinant une boucle jusqu’à l’extrême-sud du pays avant de rejoindre la Ville éternelle et la basilique Saint-Pierre, but du pèlerinage à la tombe de l’Apôtre. Un voyage de six mois et 4 000 kilomètres, de Paris à Rome, des glaciers du Cervin aux oliveraies des Pouilles, de Florence et des hauts lieux de la Toscane à Naples et à la terre âpre de la Basilicate, nourri de rencontres et de la découverte d’une Italie méconnue. De cette confrontation entre le pays d’aujourd’hui et le pays rêvé des artistes, des œuvres d’art et de l’épopée antique naissent un regard porté sur le monde et un cheminement intérieur forgé par les rudesses de l’existence vagabonde.

Souvenez-vous du Gelé

Souvenez-vous du Gelé

de Yves GAUTHIER

Voyage en poche (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/04/2017 | 13,90 €


1812 : un briscard de Napoléon est fait prisonnier sur la Bérézina en pleine retraite de Russie. Nicolas Savin ne reverra plus sa Normandie. Au terme d’une marche dans la faim et la froidure, les cosaques le laissent sur la Volga où il finira ses jours centenaire. Or, au soir de sa vie, « le Gelé » est redécouvert. La presse célèbre « une espèce de colonel Chabert ». L’opinion s’émeut de son fabuleux destin : le collège des Jésuites, les ateliers de David, toutes les guerres napoléoniennes de l’Égypte à Moscou, le convoiement de l’or de la Grande Armée, puis quatre-vingt-deux ans d’exil au fond de la Russie à enseigner l’escrime, le français et les beaux-arts… Un roman que sa vie ? Ou une vie romancée ? Même quand les faits réfutent la fable, ils nous montrent une authentique vieille moustache normande, émouvante, qui se russifia comme un buvard se mouille, par capillarité.

La Force du silence

La Force du silence

de Cristina NOACCO

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/01/2017 | 8,00 €

La quête du silence recèle une promesse pour qui cherche à se dépouiller de toute nuisance sonore : celle de trouver sa juste place dans l’harmonie de l’univers. Car le silence est à l’opposé de l’absence de mots, du manque, de la vacance, par lesquels on le pense généralement, en le meublant, le dénigrant ou l’évitant. Il s’établit en contrepoint du déferlement contemporain d’images et de sons, de sollicitations et d’agitation – reposant, il est la sieste du bruit. Grâce à l’écoute sensorielle, l’individu perçoit le bruissement du monde, ainsi que les intervalles qui séparent deux vibrations, comme deux notes ou deux pas de marche. En tant qu’animal social, il saisit le silence notamment en relation à la parole : lorsqu’il se tait – si la parole est d’argent, le silence est d’or, dit justement le proverbe –, il renonce, de manière volontaire ou non, à tout échange, ou bien il fait appel aux enjeux de la communication non verbale. En se taisant, il peut aussi engager un dialogue silencieux avec un auteur par le truchement de ses écrits, tout comme avec le passé par ses vestiges et la mémoire par le souvenir. L’écoute du cœur lui permet enfin de donner libre cours à son expression personnelle et de se sentir en communion avec le monde et avec le sacré : le silence est l’alpha et l’oméga, le trait d’union entre tout ce qui existe, la part d’éternel qui côtoie le murmure de la vie. Il est la clé de compréhension du mystère du réel, à garder secrète, afin que toujours il résonne en nous, dans le bruissement de notre passage.

Abbé Pierre

Abbé Pierre

de Thomas FRAISSE

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2017 | 14,90 €

On se souvient de la foule innombrable qui se réunit un froid matin de janvier 2007 devant l’hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où l’abbé Pierre venait de s’éteindre. Foule des anonymes et des « sans-voix », à qui il avait rendu la parole. On se souvient de la silhouette que Roland Barthes qualifia de mythique, des emportements et des coups de force de ce rebelle à tout ordre et toute étiquette. On se souvient de la légende. Mais va-t-on jamais plus loin ? Sait-on, par-delà l’histoire, qu’il fut un homme… tout simplement, qui n’hésita jamais à mettre sa vie dans la balance. Pour sauver les victimes des persécutions nazies d’abord, pour assurer un toit aux sans-papiers de Saint-Ambroise, en 1996, ensuite. Sait-on qu’il côtoya Chaplin, Einstein et Camus, qu’il fut le confident de De Gaulle et Mitterrand, et refusa le prix Nobel de la paix, au profit de Mandela ? Et qu’en 2004, trois ans avant sa mort, il demanda à être retiré de la liste des personnalités préférées des Français, dont il tint la tête dix ans durant.
Mais les légendes ne s’éteignent pas, elles se multiplient, et continuent incessamment à délivrer l’homme du doute et de l’abattement. Il a voulu qu’il en soit ainsi. Que, par-delà la mort, sa main tremblante continue, depuis son intervention sur RTL à l’hiver 1954, à nous indiquer la route et le chemin. Ceci grâce à ces mots si simples d’Emmaüs : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime. » Ces mots au creux desquels se renouvelle la possibilité d’un monde meilleur.
L’abbé Pierre, c’est cette promesse. La promesse de l’enfant turbulent, qui passa tour à tour pour un espion soviétique, un fervent soutien des Brigades rouges, ou un croyant sur le retour, lorsqu’il soutint le combat de Coluche et célébra ses obsèques. L’abbé Pierre, c’est donc l’histoire d’une liberté forcenée. Elle nous apprend que tout est toujours possible et que l’avenir sommeille dans le cœur et les mains des hommes. Si son souvenir vibre encore aujourd’hui, c’est pour nous enseigner une seule chose, le courage de vivre pleinement notre vie. Puisque demain n’attend que nous.

Chemins de halage

Chemins de halage

de Laurence VERRAND

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2016 | 15,00 €

« Devant le portail, à la sortie, Pompon rose masse le dos d’un de ses collègues. Il doit y avoir vingt ans entre eux. Et toute une tendresse silencieuse.
Le plus âgé m’adresse la parole :
— J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans dans la pomme de terre. Vingt-cinq ans.
— Ça en fait des années.
— Oui. Je portais les sacs. Fallait les empiler. Et j’ai eu un lumbago comme ça. Au début.
— Ça ne m’étonne pas.
— Alors depuis, j’ai mal au dos. C’est depuis ça.
— Et le travail au jardin, ça va ?
— Oui. Ça, c’est rien. J’ai travaillé dans les sacs de pommes de terre pendant vingt-cinq ans.
Le massage prend fin. Le petit monsieur sourit, debout. Il ne dit rien, tant ça fait du bien. »

Chemins de Halage présente des tranches de vie d’hommes et de femmes, ayant parfois été imprimeurs, commis boulangers, plongeurs, mécaniciens agricoles, vignerons, « de 20 à 60 ans qui ont tricoté la galère, qui ont connu le chemin tortueux et trop long de l’immigration, ou celui de la rue, souvent aussi de l’addiction, de la prison, ou du chômage interminable qui laisse au ban de tout, ou l’accident de trop… Ils avancent, sur leurs chemins, avec plus de volonté par semaine qu’il n’en faut à tout un chacun pour un an de vie pas trop salée. Ils reprennent pied en s’accrochant à tous les appuis possibles. Ici, ils apprennent à bichonner les espaces verts. Et encore, parmi ceux-là, ceux qu’on a souvent délaissés. Ils ont dans les yeux plus de chaleur à offrir, plus de tristesse à écoper. Ils ont déjà beaucoup donné. »
Pour les accompagner, des chefs de chantier, des conseillères, des formateurs, des administratifs, des bénévoles, aux parcours particuliers. En effet, « chez Halage, on entre et on travaille avec son identité, sa fibre sociale. On crée et on utilise ses outils, ses méthodes, comme on a fait son itinéraire, en suivant sa propre appréciation. On a une liberté d’agir et de créer qu’on trouve rarement ailleurs. »
Le carnet de voyage de Laurence, Damien et Valer raconte ces parcours, et toutes ces rencontres formidablement humaines qui débouchent souvent sur l’espoir. Espoir d’une vie meilleure, et dans le même temps espoir d’un vrai respect de la nature – même en ville.

Le Condor et la Momie

Le Condor et la Momie

de Julie BAUDIN

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2016 | 9,90 €

Le chamane Don Belisario est puissant et respecté. Il vit modestement et refuse l’exploitation vénale des bienfaitrices ressources de la forêt. Lorsqu’un étranger lui propose de l’argent pour s’initier à l’ayahuasca, il s’interroge : tout peut-il s’acheter ? Cette question anime aussi les personnages des neuf autres nouvelles : José le pêcheur, pilleur de tombes à ses heures, Pedro le paysan qui endette les siens pour célébrer le saint patron local, Nora la domestique en quête de réussite, Manolo l’agent immobilier cupide quoique attaché à la Vallée sacrée… Chacun se retrouve aux prises avec le même dilemme – prendre part au consumérisme ambiant ou rester fidèle aux valeurs ancestrales. Des revers du tourisme à l’hypocrisie sociale, ce recueil lève le voile sur un Pérou riche en nuances, depuis la glorieuse histoire inca jusqu’aux évolutions contemporaines.

Un parfum de mousson

Un parfum de mousson

de Matthieu DELAUNAY

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2016 | 9,90 €

Enfant, Sochea a fui le Cambodge qui l’a vu naître. Un matin, le réfugié devenu homme d’affaires rentre au pays pour renouer avec sa véritable identité… mais sa patrie est méconnaissable. Louise retrouve le décor paradisiaque du drame de sa vie, le tsunami de 2004. Nurgul le Ouïgour s’apprête à se faire exploser dans Bangkok. Une jeune voyageuse fait une mystérieuse rencontre lors d’un dîner dans le sanctuaire d’Angkor. De son lit d’hôpital, Titouan retourne en pensée sur le plateau des Bolovens… Tous ont le courage de prendre leur baluchon et de partir. S’ils se fracassent contre des mirages, au moins ont-ils tout abandonné pour suivre leurs chimères. Le temps peut-il alors devenir un allié ? Dans la jungle birmane, le ressac sur les plages de Phuket, les maquis viêtcongs ou les temples khmers, neuf destins – présentés dans autant de nouvelles – témoignent de leur cours imprévisible.

Nomade du Grand Nord

Nomade du Grand Nord

de Kim HAFEZ

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 13,90 €

Un beau matin de printemps, Kim Hafez fait monter son chien Unghalak dans un kayak biplace et se met à pagayer pour rejoindre le cap Nord de l’Europe, via la Finlande. Son but : vivre une existence de nomade, de voyageur authentique. Du Grand Nord, il veut faire son ermitage, des privations son ascèse et de la contemplation sa prière. Ayant gagné la Laponie qu’ils traversent à pied, les deux compagnons hivernent dans un élevage de chiens de traîneau. Ils doublent le cap Nord et poursuivent, d’archipels en fjords, leur périple en mer de Norvège avant d’atteindre les mystérieuses côtes du Groenland, dont ils goûtent à leurs dépens la froideur glaciale des eaux. Après 13 000 kilomètres à la pagaie, ils atteignent enfin, ivres de liberté, l’Arctique canadien, en baie d’Hudson.

Qat, honneur et volupté

Qat, honneur et volupté

de Sébastien DELEDICQUE

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 10,90 €

Isolé aux confins de la péninsule Arabique révolutionnée par l’afflux des pétrodollars, le Yémen demeure l’unique territoire fidèle à la culture arabe classique, une terre où la seule richesse qui vaille se mesure à l’aune du labeur agricole, des paysages alanguis et de la sagesse. Voici donc le pays qu’évoquent ces onze nouvelles habitées par des hommes rustiques, aux joues gonflées par le qat ou crevassées par l’opiniâtre pauvreté. Des oasis de l’Hadramaut aux hameaux perchés sur les crêtes du Djebel Harâz, des purs rivages de Socotra aux dunes de l’immense Rub‘ al-Khâlî, c’est ainsi un paradis perdu qui se dévoile au fil des pages, tiraillé entre l’honneur tribal et les tentations de la modernité.

L'Exploration de l’Australie

L'Exploration de l’Australie

de COLLECTIF

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 13,90 €

En 1861 est accompli l’un des plus audacieux voyages entrepris par voie terrestre dans l’hémisphère Sud : Robert O’Hara Burke et William John Wills, après des mois de marche et de privations, achèvent la première traversée sud/nord de l’Australie. L’exploit est toutefois terni par la mort des deux Britanniques lors du retour. L’année suivante, l’Écossais John McDouall Stuart réussit à son tour la traversée, selon un autre axe. De ces odyssées concurrentes, L’Exploration de l’Australie retient les moments remarquables, extraits des carnets de route de l’époque : la progression vers le « Centre rouge », la rencontre avec les Aborigènes, la faim, la soif, la solitude et l’absence d’échappatoire au milieu du bush, l’émotion, enfin, lorsque sont atteints les rivages de l’océan Indien. Une introduction d’Henri Blerzy précède ces aventures en les resituant dans l’histoire générale de l’exploration du sous-continent.
Le Prodige de l’amitié

Le Prodige de l’amitié

de Brian MATHÉ

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 8,00 €

D’abord pensée par Aristote, louée par Montaigne, célébrée avec une nostalgie poignante par Chateaubriand ou, sous une forme virile, par Hemingway et Kessel, l’amitié entraîne la recherche d’un semblable et s’enrichit par la différence. Elle s’épanouit dans un partage d’idées où la création et la construction communes trouvent un terreau pour fleurir sans limites. Cette alliance de fraternité et de solidarité sublime alors l’existence par la confiance qu’elle instaure et enjoint à imaginer par-delà l’horizon d’une seule conscience. Par la vertu du cercle de ses amis, l’individu voit ainsi ses propres limites questionnées, souvent repoussées, afin de répondre à la promesse d’une communion d’esprit susceptible de déboucher sur un projet collectif audacieux et excitant. Si les plus grandes aventures sont nées d’idées émanant d’un seul homme, elles ont souvent connu le succès grâce à la ferveur d’une équipe tenace. Successivement échange et refuge, par sa contribution à la réalisation personnelle qui n’empiète pas sur l’amour, elle interroge celui qui s’y livre et bouscule son ego pour l’ouvrir à l’altérité. École naturelle de respect et de tolérance, où l’on enseigne à vivre avec autrui, elle stimule et active la découverte de soi-même. Avant tout flamme intime à entretenir, dévorante parfois, l’amitié est le premier pas naturel de l’individu en tant qu’être social. En somme, elle illumine la vie de celui qui l’honore et s’en révèle digne.

Les Défis de la course

Les Défis de la course

de Sylvain BAZIN

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 8,00 €

Pratique des origines, la course à pied a sans doute, au temps des chasseurs-cueilleurs, contribué à notre construction d’homme moderne. Plus tard, avant d’être promue reine du stade, la course fut à usage militaire. Qu’on se souvienne de Marathon, d’où un Athénien rallia sa cité pour lui annoncer sa victoire sur les Perses ou des chasquis qui, se relayant sur une semaine, pouvaient atteindre à 2 000 kilomètres de là chacune des extrémités de l’Empire inca. La course fut aussi souvent utilitaire, à des fins pastorales pour les populations nilotiques, ou postales avec les running footmen dans l’Angleterre victorienne. Devenue populaire à partir des années 1970, elle est rebaptisée footing ou jogging, puis running et enfin trail. De nos jours, les dieux du stade ont quitté les couloirs pour conquérir l’asphalte et les sentiers. Les champions, mais aussi des athlètes amateurs passionnés, ont développé des capacités d’endurance telles qu’elles leur font effectuer le tour du massif du Mont-Blanc en deux jours ou traverser en autonomie sur 200 kilomètres les sables du Maroc en une semaine. La course à pied requiert un équipement, un entraînement, une alimentation voire un conditionnement en vue desquels le pratiquant consent les plus grands sacrifices. Pourvu qu’il arpente les pistes, qu’il connaisse l’ombrage des couverts ou l’ivresse des cols, il poussera toujours plus loin sa quête, jusqu’à pratiquer l’ultra-trail qui sait ? L’aller-retour Chamonix/mont Blanc en moins de dix heures ou un marathon en moins de trois feront fantasmer les plus mordus… D’autres se contenteront d’expérimenter plus modestement les sensations, l’effort et l’introspection d’une course autour du parc voisin. Mais qu’elle soit une démarche extrême en vue d’une performance physique et mentale, ou simple détente au sein d’une journée remplie, la course à pied ouvre à chacun la porte de perceptions nouvelles et d’une activité de l’esprit intimement liée à celle d’un corps en mouvement, au rythme de son souffle et de ses foulées.
L’ours est mon maître

L’ours est mon maître

de Valentin PAJETNOV

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2016 | 24,90 €

Assoiffé de nature et d’aventure, un enfant russe de l’après-guerre se prend pour Tom Sawyer, à Kamensk, sur les rives du Don paisible. Pour vivre sa passion, le petit Valentin fait l’école buissonnière, fugue, se gave de livres, fraie avec les voyous. Mais, cédant à l’appel de la forêt, il choisit bientôt sa voie en devenant chasseur dans la taïga de l’Ienisseï. Son récit, commencé comme une autobiographie, se mue en dialogue avec le monde sauvage. Que fait-il donc quand la chasse en vient à le désenchanter ? Valentin Pajetnov s’installe aux sources de la Volga pour se consacrer à l’étude des ursidés, court les bois avec des oursons orphelins, les accompagne dans leur vie sylvestre, retient leurs leçons. Ce livre est celui d’un berger à ours tout à la fois chercheur, observateur et conteur, singulière pastorale qui révèle le rapport intime et fusionnel à la nature d’un Dersou Ouzala moderne.

Pèlerin d’Orient

Pèlerin d’Orient

de François-Xavier DE VILLEMAGNE

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2016 | 13,90 €

Dans le labyrinthe des chemins qui conduisent à Jérusalem, François-Xavier de Villemagne a choisi les sentiers oubliés de l’Europe orientale, l’immense plateau anatolien et les déserts du Levant. Compagnon imaginaire des pèlerins de jadis, c’est à pied qu’il a tracé sa propre voie, en quête de paix intérieure. Depuis Paris, il a ainsi parcouru 6 400 kilomètres en huit mois, emporté par son élan vers la ville trois fois sainte. Un chemin riche de rencontres, et aussi une expérience de découverte de soi. Pourquoi partir ? Comment affronter la solitude et, de sédentaire, devenir passant ? Au fil des mois, les questions se précisent et des réponses se dessinent, tandis que se profile la terre des prophètes. Le lac de Tibériade et les oliveraies de Samarie seront les dernières étapes avant Bethléem, en Judée, que l’auteur atteint avec émotion la veille de Noël.

Vivre branchée

Vivre branchée

de Sabine EBELIN

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/03/2016 | 13,50 €

Pareille à un chat, la Guebwilleroise Sabine Ebelin a le bonheur d’avoir vécu plusieurs vies, malgré une maladie génétique rare confirmée en janvier 1985, après vingt-huit ans d’errance. Elle a toujours considéré juste pâtir d’« un souci mécanique » et tenu à mener une existence « comme les autres », même si cela devait lui prendre plus de temps, plus d’énergie et de courage. Grâce au corps médical, à son entourage et aux progrès dans le matériel de réanimation à domicile, elle est encore de ce monde, à 59 ans, dont plus de quarante-trois sous respirateur artificiel, de plus en plus vital.

Seule sur le Transsibérien

Seule sur le Transsibérien

de Géraldine DUNBAR

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2016 | 12,90 €

C’est par le légendaire Transsibérien que Géraldine Dunbar a choisi de renouer avec la Russie. Dans les gares où elle fait étape et lors de ses échappées dans la steppe ou la taïga, la voyageuse croise des gens d’horizons divers – cheminots, étudiants, militaires, chasseurs, pêcheurs, anciens déportés ou nouveaux riches –, tous réunis dans la vie du train, dont elle emprunte les trois classes. Après 10 000 kilomètres de l’Oural à l’Amour en passant par les rives du lac Baïkal, l’auteur atteint l’océan Pacifique. Quatre mois d’enchantement, à goûter les zakouskis et le charme des conversations, à contempler l’infini des paysages, à visiter les villes de Sibérie et à vivre sous le regard attentionné des chefs de wagon pour, enfin, faire siens les mots de Tolstoï : « Est seul vivant celui qui aime. »

Cette petite île s’appelle Mozambique

Cette petite île s’appelle Mozambique

de Jordane BERTRAND

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2016 | 10,90 €

Une île, le Mozambique ? Non, bien sûr, un pays d’Afrique australe baigné par l’océan Indien. L’île de Mozambique existe pourtant bel et bien, au nord de cette ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1975. Quatre ans journaliste à Maputo, Jordane Bertrand a souvent visité cette cité insulaire, capitale oubliée, où Vasco de Gama fit escale en 1498. Sous la voile des boutres, derrière les façades décaties des palais, auprès des femmes aux pagnes bariolés, elle a fait des rencontres, tissé des amitiés. Autant de voyages dans l’intimité des habitants qui dessinent le destin exceptionnel de ce carrefour de l’océan Indien où se mêlent Afrique, Europe et Asie. Moins connue que Zanzibar, l’île de Mozambique recèle pourtant une histoire tout aussi passionnante, témoin d’un continent ouvert depuis des siècles aux influences de l’ailleurs.

L'Odyssée amérindienne

L'Odyssée amérindienne

de Julie BAUDIN

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2016 | 20,90 €

Deux années durant, Julie Baudin et son compagnon ont arpenté le continent américain à la rencontre des peuples autochtones de seize pays. Accueillis dans ces sociétés traditionnelles en pleine mutation, ils s’intègrent à la vie communautaire et participent aux activités quotidiennes comme la pêche sous la glace, le filage et le tissage, ou encore la récolte de la coca. Inuit et Tlingit d’Alaska, Tarahumaras du Mexique, Guambianos de Colombie, Shuars d’Équateur, Quechuas du Pérou, Aymaras de Bolivie ou Mapuches du Chili : chacune des ethnies les initie à ses traditions spirituelles et culturelles, du potlatch à l’érection de totems, de la cérémonie du nouvel an à celle du mariage en passant par les séances de divination. Les peuples d’Amérique ont ainsi ouvert aux deux voyageurs les portes de leur existence, transmettant leur joie et leurs secrets mais aussi leurs inquiétudes à propos de l’évolution des sociétés contemporaines.

L'Âme du Gange

L'Âme du Gange

de Tanneguy GAULLIER

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2016 | 20,90 €

Tanneguy Gaullier a foulé sur 2 600 kilomètres les rives du Gange, de son delta jusqu’à ses trois sources sacrées. Immergé durant sept mois dans l’Inde traditionnelle, le jeune pèlerin s’est laissé envoûter par sa nature sauvage et ses villes surpeuplées comme Calcutta ou saintes comme Bénarès en passant par les hameaux déshérités du Bihar ou isolés des vallées himalayennes… Son intérêt pour les textes religieux et les écrits des maîtres spirituels, sa fréquentation des brahmanes, renonçants, sâdhus et yogis, en particulier à la Kumbha Mela, ont mué sa traversée de la plaine indo-gangétique en quête initiatique. Il témoigne à présent, dans un élan mystique émouvant, de sa passion pour l’Inde, ses croyances et leurs origines pour montrer toute la richesse d’une religion imprégnée de l’amour et de la poésie des Veda.
Les Routes de la foi

Les Routes de la foi

de Jamel BALHI

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2015 | 20,90 €

Jamel Balhi a remporté le pari fou de relier en courant les grandes villes saintes du monde. En quelque dix-huit mois, cet infatigable marathonien a parcouru près de 18 500 kilomètres du parvis de Notre-Dame de Paris à Lhassa en passant par Lourdes, Rome, Jérusalem, La Mecque et Bénarès. C’est à la découverte des grandes religions qu’il est parti. Pour traverser l’Eurasie, la route est longue mais jamais ne se répète. Des salons du Vatican à la prison tibétaine où les autorités chinoises le jettent pour être entré illégalement au Tibet, son itinéraire est jalonné de bonnes et de mauvaises surprises, de joies et de déceptions. Mais l’hospitalité et la solidarité de ses semblables ont raison de l’épuisement, de la lassitude, de la faim, du dénuement et des tracas administratifs aux frontières. Son récit haletant, qui croque avec autant d’enthousiasme que de lucidité les pays traversés, les hommes et leurs convictions religieuses, est une ode à la vie et au respect d’autrui.

Aborigènes

Aborigènes

de Eddie MITTELETTE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2015 | 20,90 €

Avec les récits d’ethnologie et d’expéditions pour unique boussole, Eddie Mittelette a parcouru 11 000 kilomètres en solitaire à vélo sur les pistes reculées de l’Ouest australien. Sa fascination pour la culture aborigène l’a mené auprès des Martu : les derniers acteurs du nomadisme traditionnel. En deux années passées sur l’île-continent, il a partagé la vie quotidienne des familles et s’est assis au coin du feu pour goûter aux nourritures ancestrales. Aux côtés des elders, il s’est aussi initié à la chasse et à la cueillette au cœur d’une nature âpre et magistrale, royaume d’une faune singulière. Avec réalisme, il porte ici un regard déférent sur une culture multimillénaire, qui a basculé en l’espace de cinquante ans d’un mode de vie parcimonieux à celui d’une économie matérialiste au sein d’une société qui ne cesse de se repenser.
Confidences cubaines

Confidences cubaines

de Claude MARTHALER

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/09/2015 | 11,90 €

C’est à vélo et sur 4 000 kilomètres que le Suisse Claude Marthaler a effectué sa révolution autour de Cuba. Désormais aux prises avec la mondialisation, à quoi ressemble donc le sanctuaire historique de Fidel Castro et d’Ernesto « Che » Guevara ? Désireux de s’affranchir du mythe, le voyageur s’immisce durant trois mois tant dans les ruelles de La Havane qu’au cœur des étendues de canne à sucre, au milieu des combats de coqs ou d’une centrale nucléaire désaffectée. Il s’imprègne des ambiances, dresse le portrait des gens simples qu’il croise – paysans, citadins, vendeurs ambulants – et recueille leurs confidences. Constat de la faillite d’une utopie autant que d’immenses espoirs latents, le récit de ce printemps cubain offre une vision pleine d’empathie de la plus vaste et célèbre île des Antilles.

Panaït Istrati

Panaït Istrati

de Jacques BAUJARD

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/09/2015 | 14,90 €

Routard céleste, éternel insoumis et conteur irrésistible, né à Braïla en 1884 et mort à Bucarest en 1935, Panaït Istrati fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route envoûtant.
Par son sens de la camaraderie, ses passions éclatantes et sa révolte organique contre toute forme d’oppression, sa vie et son œuvre – du Danube à la France et du Liban à l’URSS en passant par la Suisse, des Chardons du Baragan à Nerrantsoula sans oublier Kyra Kyralina – chantent son amour profond pour une humanité frappée par la misère. Rêveur insatiable de nouveaux horizons, Istrati avait pour bagage la littérature et pour flamme l’amitié vagabonde.
Avec cet essai biographique inspiré, accompagné de miscellanées ludiques, Jacques Baujard, libraire à Quilombo, vous invite à embarquer à folle allure au côté de Panaït Istrati, de rencontre en rencontre, et à découvrir l’immense talent de cet autodidacte, que Joseph Kessel qualifiait de « prince des vagabonds ».
Des déserts aux prisons d’Orient

Des déserts aux prisons d’Orient

de Donald CAMPBELL

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/08/2015 | 10,90 €

En 1781, Donald Campbell, quinzième laird de Barbreck et officier de cavalerie écossais, quitte l’Angleterre pour les Indes, afin de rétablir sa fortune et d’exorciser par le voyage tous les malheurs qui l’accablent en Europe.

L’aventure ne sera pas de tout repos. Après avoir renoncé à franchir l’isthme de Suez en raison de l’épidémie de peste qui sévit en Égypte, Campbell se lance dans une traversée spectaculaire du Moyen-Orient arabe, par un itinéraire jamais emprunté par aucun Européen avant lui. Alep, Diyarbakir, Mossoul, Bagdad, Bassora sont les principales étapes de son voyage.
Les Indes se rapprochent, mais une tempête en mer d’Arabie menace de le détourner à jamais de son objectif.
Naufragé sur la côte de Malabar, Campbell tombe alors dans les griffes d’Hyder Ali, le redoutable sultan du Mysore, en guerre contre la Compagnie britannique des Indes orientales. Plongé au cœur d’un conflit qui trouve son origine dans la rivalité entre la France et le Royaume-Uni pour la domination de l’Inde, il devient acteur d’une nouvelle et étonnante histoire qui transformera une entreprise au départ personnelle en véritable mission militaire et diplomatique.

Récit de voyage, roman picaresque, conte moral, l’histoire de Donald Campbell connut un immense succès au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Traduite et adaptée en plusieurs langues, elle évoque avec brio deux grands moments, classiques à l’époque, de la littérature d’aventure : naufrage et captivité, qui mettent à l’épreuve le courage des hommes. Elle rappelle enfin les exploits d’autres figures de l’exploration, telles que Richard Francis Burton ou Lawrence d’Arabie, comme seul le Royaume-Uni est capable d’en fournir.
Quatre hommes au sommet

Quatre hommes au sommet

de Hudson STUCK

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2015 | 12,90 €

Le Denali, qui signifie « celui qui est haut » en langue athapascane, est la montagne la plus élevée d’Amérique du Nord. Culminant à 6 168 mètres, son sommet n’a été gravi pour la première fois qu’en 1913, au cours d’une expédition menée par Hudson Stuck, dont le récit n’avait jusqu’à présent jamais été traduit en français. Quatre hommes au sommet est donc l’histoire d’une première, simple et merveilleuse, réalisée par un missionnaire « touché par la splendeur de la plus grande montagne » du continent nord-américain et désireux « de pénétrer ses mystérieux bastions ».

La situation du Denali, par plus 60 degrés de latitude nord, au cœur de l’Alaska, explique qu’il ait fallu attendre le début du XXe siècle pour que les alpinistes les plus méritants parviennent à en gravir le sommet. Si l’entreprise, comme le montre le récit d’Hudson Stuck, ne présentait pas de grandes difficultés techniques, les conditions météorologiques et l’accessibilité de la montagne constituaient les deux principaux obstacles à surmonter.
Mais c’est en connaisseur du Grand Nord, et accompagné d’une petite équipe de volontaires, que Hudson Stuck, qui méditait cette expédition depuis une dizaine d’années, se lança dans l’aventure. Nommé en 1904 archidiacre du Yukon et de l’Arctique, il connaissait non seulement la rigueur du climat, mais aussi l’isolement des lieux, pour les avoir affrontés à traîneau au cours de ses visites hivernales aux missions et villages d’Alaska.
Observateur attentif de la nature, esprit croyant et profondément soucieux du sort des Indiens d’Amérique du Nord, Hudson Stuck se fait, à travers ce récit, le chantre d’une montagne majestueuse qu’il révèle au lecteur au fil de son ascension.

Sur la forme comme sur le fond, Quatre hommes au sommet est à rapprocher des plus beaux textes de John Muir et continue à militer pour que la plus haute montagne d’Amérique du Nord retrouve son nom natif immémorial, Denali plutôt que McKinley.
Joseph Kessel

Joseph Kessel

de Marc ALAUX

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2015 | 14,90 €

Journaliste de métier, écrivain par vocation et homme d’action né en 1898 à Clara en Argentine et mort dans le Vexin en 1979, Joseph Kessel fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route mythique.
De l’émigré russe bagarreur à l’homme de lettres vedette de l’Académie, de Pigalle à Vladivostok en passant par Shanghai, le Yémen et la Patagonie, du Lion à L’Équipage sans omettre Les Cavaliers, s’affirme un homme assoiffé d’aventure. Mais au-delà de la légende, au-delà du résistant courageux, du bourlingueur et du noceur impénitent, se distingue un être touchant épris de liberté et débordant de passion pour les autres. Un homme assidu dans l’exercice de l’amitié et qui dévora la vie jusqu’au bout.
Avec cette biographie inspirée, accompagnée de miscellanées ludiques, Marc Alaux, éditeur et auteur notamment de La Vertu des steppes, Petite révérence à la vie nomade (Transboréal, 2010), vous invite à rencontrer « l’empereur » au fil de ses tribulations, à découvrir comment celui qui vécut aux quatre vents s’est nourri de ses origines pour conter les hommes avec l’indulgence et l’enthousiasme de la jeunesse.
La Promesse de l’envol

La Promesse de l’envol

de Germain CHAMBOST

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2015 | 8,00 €

Pousser la manette des gaz, s’élancer sur la piste, tirer sur le manche et, en un instant, s’affranchir du sol pour vaincre la pesanteur. Là, dans le frottement de l’air, redécouvrir la terre, à toute altitude, sous tous les angles. Le rêve d’Icare est devenu réalité, tout comme le sont devenus les ornithoptères de Léonard de Vinci : l’homme vole de ses propres ailes, à bord de toutes sortes de machines – vieux coucous, planeurs, avions de chasse, de fret ou de ligne. Quel chemin parcouru depuis Clément Ader en 1890, la traversée de l’océan Atlantique par Lindbergh en 1927 et les pionniers de l’Aéropostale dans l’entre-deux-guerres ! Quelles sont donc les émotions qu’éprouve celui qui, dans son cockpit, traverse le ciel, et de quelles qualités doit-il faire preuve ? En se forgeant un nouveau rapport au monde, le pilote noue une sorte de complicité, dangereuse, avec les éléments. Mais celle-ci étant fugitive – le temps d’accomplir sa mission ou de vider le réservoir –, pourquoi fascine-t-il toujours les terriens que nous sommes ? Dans cette mystérieuse quête, les instruments de bord ont-ils remplacé la primauté de l’expérience des précurseurs ? Et l’homme qui vole, omniscient et omnipotent, ne craint-il vraiment plus la chute ?

Diagonale eurasienne

Diagonale eurasienne

de Benjamin VALVERDE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2015 | 20,90 €

Pour ravir 26 000 kilomètres à trois continents, Benjamin Valverde s’est muni du minimum : un vélo et des cartes. En deux années de voyage, sa compagne Émilie et lui ont pédalé à travers les déserts australiens, l’Asie du Sud-Est puis les hauts plateaux tibétains et pamiris, qui débouchent sur les steppes d’Asie centrale, avant de regagner l’Europe par le Caucase. Le voyageur croyait savoir ce qu’il allait chercher – l’inconnu, ses limites autant que ses rêves d’enfant, l’aventure en somme. Il a trouvé bien plus : le spectacle quotidien qui se joue sur terre et la liberté que procure un horizon sans cesse renouvelé. Il a dépendu des plus modestes et dîné à la table des rois, ravalé ses peines, hurlé de rage, pleuré de bonheur et débusqué l’humilité qu’enseigne l’errance. Pourtant, alors qu’il se pensait démuni et vulnérable, il ne s’est jamais senti aussi fort, apprenant que les routes les plus exigeantes tiennent toujours leurs promesses d’émerveillement et de dépassement.

Dans l’ombre de Gengis Khan

Dans l’ombre de Gengis Khan

de Julien PELTIER

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2015 | 13,90 €

Turkestan et monts Célestes, steppe mongole et Grande Muraille, rivages de Corée et mer du Japon… Qu’ont en commun tous ces lieux ? Gengis Khan au XIIIe siècle. Julien Peltier s’est lancé sur les traces du conquérant pour mesurer le souvenir qu’il a laissé dans les régions balayées par sa chevauchée fantastique. Au fil des 5 000 kilomètres parcourus sur les terres du plus vaste empire que l’histoire ait jamais connu, la fascination pour les épopées guerrières se double d’un émerveillement pour les peuples de l’Asie centrale et de l’Extrême-Orient. Le voyageur s’abandonne au rythme des saisons et goûte la félicité de la vie pastorale. De cette parenthèse enchantée naît le récit d’un jeune vagabond, un témoignage sur les relations entre civilisations nomade et sédentaire.

Amours

Amours

de Marion TOUBOUL

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2015 | 13,90 €

« Que représente l’amour pour vous ? » C’est la question que Marion Touboul pose aux Égyptiens depuis Assouan, en Nubie, jusqu’à la Méditerranée, en passant par l’oasis du Fayoum et la péninsule du Sinaï. Journaliste basée au Caire, elle a parcouru le pays à la rencontre d’hommes et de femmes ordinaires. Au détour du chemin, sur les rives du Nil ou dans la pénombre d’un cabaret, elle a tissé des amitiés et s’est fait accepter au sein de foyers riches ou modestes, citadins et ruraux. Le temps d’un thé ou plusieurs jours durant, ses interlocuteurs lui confient leur frustration de ne pouvoir aimer librement. Cette plongée dans l’intimité fait jaillir des thèmes brûlants comme les amours de jeunesse ou la passion saisonnière mais aussi le mariage arrangé, l’excision et le harcèlement sexuel. Des révélations bouleversantes dans une Égypte blessée par sa révolution inachevée.

Brasil

Brasil

de Franck DEGOUL

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2015 | 20,90 €

Parcourir les sentiers en latérite et les routes infiniment longilignes du Brésil. Tel est le projet de l’anthropologue Franck Degoul, qui, en huit mois de marche solitaire, a arpenté sur 5 000 kilomètres l’intégralité de la plus vaste nation d’Amérique du Sud. Des pampas gaúchas à la jungle amazonienne, sa plume dévoile un Brésil marginal et secret : son récit a valeur de témoignage sur l’histoire et l’actualité des communautés rencontrées, des descendants des colons européens aux Indiens devenus paysans « sans terre ». Profondément marqué par les populations autant que par les milieux naturels traversés, l’auteur livre également, en toile de fond, la transformation intérieure du voyageur au long cours.
La Route du thé

La Route du thé

de Philippe DEVOUASSOUX & Julie KLEIN

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2015 | 20,90 €

Pendant plus de quinze siècles, les feuilles de thé des provinces du Yunnan et du Sichuan furent échangées contre les chevaux tibétains, nécessaires aux conquérants de l’Empire céleste. Partis du berceau historique du thé, Julie Klein et Philippe Devouassoux ont affronté à pied, durant six mois, 2 500 kilomètres de rizières, de forêts luxuriantes et de montagnes jusqu’au Toit du monde. Passionnés d’histoire, ils ont eu pour guide les cartes anciennes et, empruntant les mêmes sentiers que jadis, ont pris le pouls des campagnes chinoises en mutation. C’est à l’été, aux sources du Mékong et du Yangtsé, que les marcheurs ont débouché sur les étendues sauvages du plateau tibétain, trouvant dans l’hospitalité et la ferveur d’un peuple opprimé matière à rassasier leur soif de rencontres.

Stanley Kubrick

Stanley Kubrick

de Baptiste ROUX

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2015 | 14,90 €

La vie de Stanley Kubrick bascule à l’âge de 13 ans, quand son père l’initie aux échecs et lui offre un appareil photo pour son anniversaire. L’adolescent, que passionnent immédiatement les images, ne deviendra pas champion international mais l’un des metteurs en scène les plus fameux. Photographe professionnel à 17 ans pour le magazine Look, il y conçoit le reportage comme un microrécit, dont le sens aigu du cadre et de la lumière scénarise l’action. Le cinéma apparaît dès lors comme le prolongement naturel de cette initiation à la mise en scène. À force de persuasion, le jeune prodige de 23 ans convainc un oncle de lui avancer les fonds nécessaires à la réalisation de son premier long-métrage, Fear and Desire, sur lequel il assure également les fonctions de chef opérateur et monteur. Sept ans plus tard, il dirige Spartacus, une superproduction de 13 millions de dollars, où sa calme assurance triomphe des vicissitudes de l’entreprise. Nul défi n’outrepasse ses ambitions ; quand Kubrick s’éprend d’une histoire au point d’y consacrer trois ans de son existence, il n’est ni censure (Lolita, Orange mécanique) ni contraintes techniques (2001, L’odyssée de l’espace, Barry Lyndon) capables d’infléchir sa vision de départ. Que valent alors les sacrifices ou la mythologie forgée sur son despotisme et sa paranoïa ? Le cinéma, valeur absolue, forme l’épicentre d’une vie qui, dès 1962, choisit de tourner le dos au système hollywoodien. L’irréductible New-Yorkais transfère alors ses pénates en Angleterre, qu’il ne quitte plus jusqu’à sa mort en 1999. C’est au nord de Londres que le créateur, entouré de son épouse et de ses deux filles vénérées – sans oublier la dizaine de chiens et chats qu’il affectionnait tout particulièrement – conçoit le Vietnam de Full Metal Jacket ou le New York d’Eyes Wide Shut. Cet esprit polymathe, capable de disserter sans fin sur la philosophie de Schopenhauer, la vie de Napoléon ou les performances de l’équipe de baseball des Yankees, est sans cesse à l’affût de nouveaux champs de savoirs où son intelligence affûtée pourra s’aventurer, et encore mieux, se perdre. Dans sa demeure de Childwickbury, ce sont les artistes et scientifiques qu’il convie à sa table, rarement les producteurs… Reclus mythique, mégalomane odieux, psychorigide obsédé par la technique, Stanley Kubrick ? Les contre-vérités ont forgé le mythe d’un misanthrope assoiffé de pouvoir. En réalité, cet homme dévoué ne connaît qu’une loi : celle du travail nécessaire pour concilier sa vision artistique et la force de l’histoire qu’il a choisi de raconter. Peu de cinéastes ont su réfléchir sans dogme à la condition humaine. Cet humaniste n’a jamais cessé d’interroger la relation de l’homme avec ses désirs et la puissance dévastatrice de l’imaginaire, sans jamais trancher la question de façon définitive. Son regard perçant et sa lucidité ne sont pas ceux d’un anatomiste glacial mais d’un sceptique qui ne manque jamais de se compter parmi les êtres dont il expose les chimères.
Vladimir Vyssotski

Vladimir Vyssotski

de Yves GAUTHIER

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2015 | 14,90 €

Un artiste révolté et survolté qui chanta son époque d’une voix torride et tonnante : tel fut Vyssotski devenu depuis sa mort en 1980 l’idole du peuple russe, et que les études d’opinion, chiffres à l’appui, placent loin devant… Tolstoï ou Tchekhov.
Chanteur, compositeur, acteur, sur scène ou à l’écran, Vladimir Vyssotski embrassa tous les genres où pouvaient s’exprimer son baryton écorché, son corps d’athlète, son sens dramatique et son inséparable guitare. Non pas en touche-à-tout éclectique et dispersé, mais en artisan d’un surgenre dont l’horizon était la poésie.
Or, « en Russie, un poète est plus qu’un poète ». Aussi, pour être reconnu en tant que tel, il dut se battre contre la machine sociale de son temps comme un fauve. Ou plutôt comme un loup, ainsi qu’il le chantera dans sa Chasse aux loups, une allégorie du destin russe désormais gravée dans la mémoire de son peuple. Que le jeune Vyssotski eût labouré au saphir, jusqu’à l’usure, un vieux vinyle chantant Les loups sont entrés dans Paris, d’un certain Serge Reggiani, nous livre l’une des clés de ses tourments…
À son tour, le loup Vyssotski entra bientôt dans Paris grâce à sa femme française, Marina Vlady : comme dans un conte de fées, le poète maudit de Moscou avait en effet épousé l’une des actrices de France les plus admirées à une époque où l’Union soviétique cadenassait ses frontières. Dès lors commença un étourdissant voyage autour du monde qui le mena de l’Europe aux Amériques – États-Unis compris – et qui fit même vibrer sa voix rocailleuse sous le ciel de l’Océanie.
Pour vertigineux qu’il soit, ce voyage extérieur, qui se fit en plusieurs fois, ne rompit rien des attaches profondes, viscérales, qui le liaient avec son pays sans lequel il n’était rien. De fait, le tracé de ses errances, spectacles et tournées noircit la carte de l’immense URSS. De la géographie artistique de Vladimir Vyssotski, l’on retient qu’il était partout, tressant avec son peuple une corde serrée, jusque chez les orpailleurs de Sibérie, ces anciens du Goulag « aux visages d’écaille et aux âmes de soie », comme il aimait à le dire.
Brûlé par la vie, les passions, les excès, la quête de vérité, il mourut à 42 ans en héros tragique peu de jours après avoir joué une dernière fois Hamlet sur les planches de la Taganka, théâtre de Moscou entré avec lui dans la légende culturelle de la Russie.
La nuit commence au cap Horn

La nuit commence au cap Horn

de SAINT-LOUP

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2015 | 12,90 €

Au péril de sa vie, un pasteur écossais débarque en Patagonie afin de convertir les Indiens de la Terre de Feu. Mais le courage et l’abnégation ne suffisent pas toujours : par-delà le vent, le froid et la solitude, il est des lois – humaines, naturelles, cosmiques – qui, transgressées, conduisent inévitablement à des tragédies. Ainsi les Onas, les Yaghans et les Alakaloufs, peuples encore fiers au début du XIXe siècle, n’ont pas vu le soleil austral se lever à l’aube du siècle suivant. La parole de l’Évangile s’était offerte à eux…
Puissante réflexion sur l’héroïsme et le sens du sacrifice, ce roman épique enrichi d’éléments ethnographiques ne décrit pas seulement l’agonie des tribus fuégiennes : au-delà du bien et du mal, il pose la question du progrès, de l’universalisme et de la colonisation, et réévalue la notion même de civilisation.
À toute vapeur vers Samarcande

À toute vapeur vers Samarcande

de Eugène Melchior DE VOGÜÉ

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2015 | 9,90 €

Traverser l’Asie centrale en chemin de fer, dormir sur une draisine en plein désert du Karakoum, profiter d’un changement de train pour se baigner dans l’Amou-Daria puis repartir à toute vapeur vers Samarcande, c’est le rêve qu’Eugène-Melchior de Vogüé, diplomate, homme de lettres et futur académicien, vécut en 1888. À bas bruit, les Russes ont posé 1 350 kilomètres de rails entre la mer Caspienne et Samarcande, dans un paysage dunaire et steppique. Inspirant pour les Français désireux de construire leur ligne transsaharienne, menaçant pour les Anglais inquiets d’une invasion de l’Inde, effrayant pour les populations locales qui ignoraient cet usage de la vapeur, le chemin de fer Transcaspien, instrument de conquête et de colonisation, fut aussi à l’origine d’une nouvelle expérience de l’Asie centrale pour les Européens. Bousculant le rythme des caravanes et les visions fantasmées de l’Orient, il annonce l’arrivée des premiers touristes dans la cité de Tamerlan… Invité avec quelques autres Français à l’inauguration de la gare de Samarcande en 1888, Eugène-Melchior de Vogüé rapporte dans une série de lettres ces transformations de l’Asie centrale. Réflexion sur les merveilles et la violence de la modernité, témoignage sur l’une des réalisations les plus extraordinaires de son temps, À toute vapeur vers Samarcande est surtout le récit d’un voyage aussi enchanteur qu’un conte des Mille et Une Nuits. Pour accompagner ces lettres, le texte d’un autre voyageur, Napoléon Ney, invité lui aussi à l’inauguration de la gare de Samarcande, retrace l’histoire de la construction, de 1880 à 1888, du chemin de fer transcaspien, souvent comparée par sa démesure à celle du canal de Suez.
Vers Compostelle

Vers Compostelle

de Antoine BERTRANDY

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2015 | 11,90 €

Un matin d’automne, Antoine Bertrandy s’est arraché à son confort francilien pour s’élancer dans le sillage des pèlerins aspirés vers le mystère de Saint-Jacques. Courbé sous le poids de son sac et de ses attentes, il a relié Compostelle depuis Saint-Jean-Pied-de-Port en empruntant le Camino real francés. Dans le décor de cette comédie humaine itinérante – où vibrent de concert spiritualité et téléphones portables –, chacun peut épuiser ses fantasmes et ses certitudes jusqu’à ressentir, en son for intérieur, le frémissement de la renaissance. De cette expérience jaillit un récit riche de rencontres truculentes, de séparations déchirantes et de moments drolatiques. Un texte prodigue en réflexions sur le sens du pèlerinage et, en somme, sur la vie.
L'Opéra alpin

L'Opéra alpin

de Gérard GUERRIER

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2015 | 9,90 €

Pourquoi se contenter des chemins balisés ? Pour se rendre d’Allemagne en Italie via l’Autriche et la Suisse, Eva, violoncelliste, et son mari, accompagnateur en montagne, inventent leur propre itinéraire à travers les Alpes, des forêts profondes de Neuschwanstein, en Bavière, aux collines parfumées de Bergame, dans la plaine du Pô. Sentiers du vertige, lignes de crête menacées par l’orage, observations naturalistes et rencontres avec les « gens d’en haut » rythment leurs trois semaines de marche. Alors que le bonheur est à leur portée, l’angoisse s’immisce dans l’aventure : pourquoi leur fils, de séjour en Sibérie, ne donne-t-il plus signe de vie ? Condamné à l’attente et à l’éventualité de la mort, l’auteur convoque les dieux de son enfance mais aussi les fantômes de la Renaissance et de la Seconde Guerre mondiale.

Les Mystères du vin

Les Mystères du vin

de Noël BALEN

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2014 | 8,00 €

Qu’il soit clairet ou vieil or, que sa robe soit paille, groseille ou rubis, le vin séduit l’œil. Floral ou animal, boisé ou musqué, son arôme séduit aussi le nez. Et plus encore, âpre ou capiteux, nerveux, velouté ou puissant, le vin en appelle au palais.
Toutefois ce produit typiquement français que le monde nous envie est une énigme… Que se cache-t-il donc derrière les grilles ouvragées des grands domaines ? Que se trame-t-il dans l’immensité des chais ? Que peut-on enfouir sous les ardoises des châteaux bordelais, dans la pénombre des fermes fortifiées bourguignonnes, dans l’écho des galeries de tuffeau du Val de Loire ? Ou bien au pied des vignes du Minervois ?
Au-delà des paysages et des lieux, cette « enquête sur le sang des vignes » est avant tout l’évocation de l’esprit du vin. Le cycle des saisons et le labeur ancestral, la transmission du patrimoine et du savoir-faire, le partage de la table et les vertiges de l’ivresse, la spiritualité paysanne, la solitude des caves et les plaisirs de bouche, les prédateurs terriens et les boursicoteurs de millésimes, les mythes usurpés et les légendes évaporées, autant de sujets abordés au fil d’une escapade historico-littéraire documentée et sans concession.
Siberia

Siberia

de Philippe SAUVE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/2014 | 20,90 €

Cinq mois durant, seul à bord d’un canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur son deuxième plus long fleuve, la Lena. De la chaîne du Baïkal aux rivages de l’océan Glacial Arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la seule force de ses bras. Il fait le gros dos sous l’orage, endure la morsure des insectes, craint les ours, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes des hameaux isolés puis reprend goût à la solitude, extrême dans ces régions reculées, après la rencontre de brigands. Au cœur de la taïga qui se dévoile au fil de l’eau ou sur la toundra qui borde les monts de Verkhoïansk, la nature s’offre au voyageur, le défie ou bien l’épuise. Mais gardant le nord pour horizon, Philippe Sauve pagaie sans faiblir jusqu’aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu’il atteint au seuil de l’hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

Révélation dans la taïga

Révélation dans la taïga

de Alain LEBRUN

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/08/2014 | 10,90 €

En pleine guerre froide, au cœur de l’été arctique, un jeune homme recruté par l’Intelligence Service quitte la Norvège en traversant la Pasvik à la nage, avant de s’enfoncer dans la taïga russe. Sa mission : récupérer, auprès d’une tribu lapone rebelle, des documents ultraconfidentiels dérobés aux autorités soviétiques. Décidées à l’intercepter, les forces russes attaquent le campement nomade et se lancent à ses trousses et à celles de Yoki, sa nouvelle et mystérieuse compagne d’infortune. S’ensuit une chasse à l’homme à travers les forêts du Grand Nord, où la nature, personnage à part entière, devient la terreur des uns ou bien la complice, voire la main invisible, des autres…

Trilogie des cimes

Trilogie des cimes

de Olivier SALON

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/07/2014 | 9,90 €

Pourquoi les aventures en montagne ne se déroulent-elles jamais comme prévu ? Ces trois récits hautement singuliers relatent des expériences fort différentes : une expédition tragique au Huascarán dans la cordillère Blanche, l’ascension émerveillée d’El Capitan dans le Yosemite et, au cœur du massif du Mont-Blanc, une traversée Midi-Plan qui tourne au vinaigre. Chaque histoire explore la question de la sensibilité et des réactions de l’homme en altitude en jouant avec les multiples possibilités qu’offre une langue enjouée. Le lecteur se laisse ainsi surprendre, comme par la montagne elle-même, pour le meilleur ou pour le pire…

Au gré du Yukon

Au gré du Yukon

de Joël ALLANO

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/07/2014 | 12,90 €

Joël Allano et sa femme ont répondu à l’appel du Klondike et de l’Alaska. Dans la « Dernière Frontière » américaine, le couple a descendu le Yukon en canoë au cœur d’un territoire sauvage sur lequel l’homme n’a guère laissé d’empreintes, hormis celles des trappeurs et des chercheurs d’or. Les canoéistes se sont nourris de saumon, ont croisé le grizzly et l’ours noir, et fait halte dans les camps de pêche indiens. Quatre-vingts jours durant, de l’Ouest canadien aux rivages de la mer de Béring, ils ont vogué d’enthousiasme en découragement, de rencontres en émerveillements. Dans cette Amérique en marge de l’Amérique, leur récit témoigne que l’aventure est encore possible.

L'Exploration de la Sibérie

L'Exploration de la Sibérie

de Yves GAUTHIER & Antoine GARCIA

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2014 | 14,90 €

De Marco Polo à Roald Amundsen en passant par Christophe Colomb, Vasco de Gama ou Fernand de Magellan, les grandes révolutions cosmographiques du dernier millénaire ont fécondé les bibliothèques. D’entre tous ces rayons bien garnis, pourtant, il en est un qui paraît injustement clairsemé, à la lettre « S » : celui de la Sibérie. Les auteurs de L’Exploration de la Sibérie ont formé le dessein de réparer cette injustice.
Ainsi voit-on se lever, au soir du XVIe siècle, les Cosaques de la première heure à la conquête du Far East. D’un bond impétueux, ces conquistadors russes marchèrent de l’Oural au Pacifique « à la rencontre du soleil levant » dans une ruée fiévreuse vers l’« or doux » – la zibeline. Cent ans plus tard, annexant les terres, assujettissant les tribus indigènes, ils avaient déjà investi le bord extrême de l’Asie septentrionale, du « Grand Nez » (le cap Dejnev) à la « Deuxième Volga » (le fleuve Amour), sans oublier le Kamtchatka.
De cet immense continent, à l’aube du XVIIIe siècle, Pierre Ier fit un empire rien moins qu’eurasiatique. Son programme : concurrencer les Européens sur les mers du Sud en ouvrant une voie exclusive, sibérienne, vers l’Inde et la Chine, et « prendre Christophe Colomb par derrière » en jetant un pont russe vers l’Amérique, mission qu’il assigna à un vieux compagnon d’armes, le Danois Béring. Et surtout : explorer, explorer, explorer, avec toute la fibre encyclopédiste de son temps. Catherine la Grande, à la fin de ce siècle, étira l’aile sibérienne de l’aigle russe dans le même esprit civilisateur.
Napoléon détourna un temps l’Empire russe de son projet sibérien, mais la diversion ne dura pas. Partant, la voie était libre pour faire entrer le progrès en Sibérie avec son triple corollaire : l’industrie, la colonisation et bientôt le chemin de fer – le légendaire Transsibérien. Cela ne put se faire sans une légion d’explorateurs hors norme : bagnards décembristes, savants romantiques, exilés polonais, anarchistes, agents du tsar, militaires et autres intrépides Michel Strogoff. La Sibérie de nos livres d’enfants… En s’appuyant sur le goulag et le gigantisme industriel, l’État soviétique opéra au XXe siècle une exploitation intensive, grosse de dangers pour une Sibérie jalouse de sa virginité. Dès lors une pléiade d’aventuriers prêts à aller au bout d’eux-mêmes prirent la terre sibérienne pour un champ d’exploration de leurs propres limites comme en réponse à ces mots prémonitoires de V. Arséniev, l’auteur de Dersou Ouzala : « Que reste-t-il à l’homme quand il n’y a plus rien à découvrir, à explorer en pionnier ? Il lui reste l’exploit. »
Pour peindre cette histoire épique, les auteurs n’ont pas choisi le genre monographique mais le mode du récit dans les pas d’explorateurs tous différents, tous héroïques. Un récit qui s’abreuve aux premières sources : archives ou imprimés russes, souvent inédits.
Bons baisers du Baïkal

Bons baisers du Baïkal

de Géraldine DUNBAR

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2014 | 9,90 €

Cap à l’est, au fin fond de la taïga sibérienne, vers un lac dont le cœur bat depuis vingt-cinq millions d’années : le Baïkal, tracé comme un croissant de lune dans les immensités sylvestres, où voisinent ermites, chasseurs et pêcheurs visités par les fées, aventuriers en quête d’absolu, phoques s’entretenant de littérature, et où font escale aussi bien des femmes fatales qu’un homme d’affaires désabusé. Tous ont en commun une certaine volonté de résistance au monde moderne. Pour les évoquer, une quinzaine de nouvelles, tantôt légères, tantôt cruelles. Et la Russie d’apparaître dans toute sa splendeur, avec ses extravagances et ses paradoxes, face au lac qui, figé comme déchaîné, demeure un refuge ou un miroir pour l’âme.

Une Parisienne dans l’Himalaya

Une Parisienne dans l’Himalaya

de Marie DE UJFALVY-BOURDON

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2014 | 13,90 €

À la fin du XIXe siècle, alors que le Grand Jeu régit l’Asie centrale, Marie de Ujfalvy-Bourdon sillonne pendant huit mois, avec son mari anthropologue, les vallées reculées de l’Himalaya occidental. Trois décennies avant Alexandra David-Néel, elle est la première Européenne à rencontrer les peuples du Cachemire, du Baltistan et du Ladakh. Sensibilité à la puissance des paysages, attention aux mœurs hindoues, bouddhistes ou musulmanes, prises de position sur le rôle de la femme et observations géopolitiques : ce récit écrit avec humour dans un style enlevé et incisif est un témoignage de premier plan sur les contrées himalayennes.

Par les sentiers de la soie

Par les sentiers de la soie

de Philippe VALÉRY

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2014 | 13,90 €

Venise, le Bosphore, Ispahan, Samarcande, le Wakhan afghan. C’est la route de la soie, des épices et des pierres précieuses qu’a suivie Philippe Valéry, celle-là même qu’empruntèrent Alexandre le Grand, Marco Polo ou Gengis Khan. Parti en quête de rencontres sincères et chaleureuses, il a marché durant deux ans et couvert plus de 10 000 kilomètres de Marseille à Kachgar, en Chine, à travers quinze pays pittoresques. De la Méditerranée aux contreforts de l’Himalaya, maisons, huttes et yourtes se sont ouvertes, comme s’est dévoilée l’âme de leurs habitants.

Voyage à la mer polaire

Voyage à la mer polaire

de George S. NARES

Voyage en poche (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2014 | 13,90 €

Au printemps 1875, l’Alert et le Discovery quittent Portsmouth sous le haut commandement de George S. Nares. Objectif : gagner l’océan Glacial Arctique avant le début de l’automne pour hiverner au milieu des glaces puis atteindre le pôle Nord, à traîneau sur la banquise. L’expédition débute comme une odyssée. Les navires échappent aux icebergs qui se détachent des côtes du Groenland et de la terre d’Ellesmere, au nord de l’archipel arctique canadien. S’installe ensuite le rythme lent et magique de la nuit polaire. Enfin vient le temps des exploits, avec les éprouvants voyages hivernaux. Mais le scorbut s’ajoute au froid et à l’isolement pour mettre à l’épreuve la détermination des hommes. Et l’aventure de se muer en tragédie…
Ernest Hemingway

Ernest Hemingway

de Albéric d' HARDIVILLIERS

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2014 | 14,90 €

Écrivain, correspondant de guerre et journaliste né en 1899 à Oak Park et mort – volontairement – en 1961 à Ketchum, Ernest Hemingway fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route tonitruant.
Du jeune écolier du Michigan à l’écrivain couronné de succès – prix Nobel en 1954 –, de Paris à Cuba en passant par l’Espagne et l’Afrique, de L’Adieu aux armes au Vieil Homme et la Mer, se découvre un homme à la vitalité débordante, au courage sans bornes et au style unique. Mais, surtout, derrière le mythe, derrière le grand chasseur, buveur et amateur de femmes : un homme passionné, passionnant, n’ayant réellement pour objectif que la littérature. Vivre, écrire, tout est là !
Avec cette biographie inspirée, accompagnée de miscellanées ludiques, Albéric d’Hardivilliers, directeur artistique et auteur de L’Écriture de l’ailleurs, Petits propos sur la littérature nomade, vous invite à suivre « Papa » dans ses aventures picaresques et à découvrir la vision éminemment moderne de ce représentant de la Lost Generation qui, n’ayant plus rien à perdre, osa tout.

Blaise Cendrars

Blaise Cendrars

de Stéphane GEORIS

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2014 | 14,90 €

Éternel vagabond, écrivain et poète avant-gardiste né Frédéric Louis Sauser en 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse et mort à Paris en 1961, Blaise Cendrars fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route fantasque.
Des bas-fonds de Saint-Pétersbourg au Brésil – son « Utopialand » – en passant par New York et Hollywood, de La Prose du Transsibérien à Moravagine, sans oublier La Main coupée où il relate ses aventures dans la Légion, sa vie et son œuvre témoignent de la curiosité insatiable et de l’imagination débordante de celui dont le regard sait voir la beauté dans la misère, et inversement. Un brasier d’étoiles filantes, qui consume pour mieux irradier.
Avec cet essai biographique inspiré, accompagné de miscellanées ludiques, Stéphane Georis, comédien et poète, auteur notamment du Triomphe du saltimbanque, Petit essai sur les arts de la rue, vous invite à suivre la folle bourlingue et à découvrir la personnalité aussi unique que complexe du bandit manchot, figure de l’homme libre, à la prose aussi éblouissante que l’esprit aventurier.
Antoine de Saint Exupéry

Antoine de Saint Exupéry

de Thomas FRAISSE

Compagnons de route (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2014 | 14,90 €

Écrivain visionnaire, poète humaniste, aviateur et homme de science né à Lyon en 1900 et mort en mission au large de Marseille en 1944, Antoine de Saint Exupéry fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route infaillible.
Par la vision du monde, les valeurs et les vertus qu’elles incarnent, sa vie et son œuvre – du Sahara occidental à Buenos Aires, de Courrier Sud à Citadelle sans oublier Le Petit Prince, inspiré de son crash au cœur du désert Libyque – reflètent les mêmes préoccupations et dépassent largement leur contexte : touchant à l’universel, elles constitueront toujours, par-delà les contingences, un repère véritable.
Avec cette biographie inspirée, accompagnée de miscellanées ludiques, Thomas Fraisse, fondateur de l’association L’Oasis d’à côté, vous invite à suivre Saint Exupéry dans ses voyages et ses combats, et à découvrir la pensée éclairée de ce grand rêveur qui, surnommé « Pique la lune » par ses mécaniciens, n’en était pas moins une figure de la responsabilité et de l’engagement – jusqu’au péril de sa vie.

Solidream

Solidream

de COLLECTIF

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2014 | 29,00 €

En trois ans, Brian Mathé, Morgan Monchaud et Siphay Vera ont effectué un tour du monde à vélo de 54 000 kilomètres ! Partis en 2010 pour l’Afrique de l’Ouest, ils gagnent ensuite Ushuaia d’où ils naviguent, toutes voiles dehors, jusqu’à la péninsule Antarctique. Au terme de la traversée intégrale des Amériques sur leurs montures d’acier, ils descendent le Yukon à bord d’un radeau. Enfin, ils parcourent l’Océanie et, via l’Asie du Sud-Est, pédalent à travers la vaste Eurasie.
Les voyageurs ont éprouvé la chaleur torride du Sahara et du bush australien, la touffeur de la sylve amazonienne ou de la jungle cambodgienne, le froid intense de l’Altiplano bolivien et des hauts plateaux de l’ancien Tibet. Trois années sur la route, riches en rencontres, où les compagnons ont connu l’hospitalité des Indiens du Brésil comme la générosité des nomades kirghizes. Ils ont ainsi été conviés par plus de deux cents familles à partager tour à tour l’intimité des maisons, cahutes et yourtes, et, peu à peu, leur aventure s’est métamorphosée en un voyage inoubliable.
Cap-Vert

Cap-Vert

de Jean-Marc COTTA

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2014 | 24,90 €

À la confluence de l’Afrique de l’Ouest, du Brésil et de l’Europe, la république de Cabo Verde est un archipel atlantique de dix îles à caractère volcanique qui s’est peuplé dès sa découverte dans la seconde moitié du XVe siècle.
Les Cap-Verdiens, d’origine africaine, souvent métissés avec l’ancien colonisateur portugais, ont connu de nombreuses vicissitudes – traite, pauvreté, famine. Aussi l’exil leur est-il parfois apparu comme une échappatoire à la précarité de leur existence.
Issue d’un sentiment de solitude océanique et de leur fascinante diversité, la sôdade s’exprime à travers un riche répertoire musical, rendu célèbre par la « diva aux pieds nus » Cesária Évora, et révèle le tréfonds de leur identité insulaire.
Les textes des plus belles chansons et poésies cap-verdiennes font écho aux splendides photos en noir et blanc de Jean-Marc Cotta.
Sur la route again

Sur la route again

de Guillaume CHEREL

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2013 | 20,90 €

Cinquante ans après Jack Kerouac, Guillaume Chérel parcourt, dans le même esprit et avec un regard aussi décalé, la route qui rendit célèbre la figure emblématique de la Beat Generation. Durant trois mois, de New York à San Francisco, en passant par Chicago et Denver, en véritable « vagabond des étoiles » du XXIe siècle, il bourlingue, vibre, jouit, observe et note… À travers ce remix, il établit un dialogue – grave ou comique – avec son illustre prédécesseur, auquel il se mesure dans une lutte littéraire et fraternelle. Ce que Neal Cassady fut pour Kerouac, ce dernier l’est pour Chérel : un compagnon de voyage « solaire », sauvage et frénétique, une source d’inspiration, de style et d’attitude. Dans l’Amérique d’Obama et des homeless, le voyageur prouve qu’il est encore possible de tracer sa propre route, d’en goûter l’ivresse et d’en savourer l’immense liberté.
Road Angels

Road Angels

de Éric LOBO

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2013 | 20,90 €

Ayant tout perdu, Éric Lobo se lance corps et âme dans un tour du monde en Road King Police, le modèle le plus imposant des Harley-Davidson. Parti sans carte ni GPS, il cingle vers l’est, ne s’orientant que grâce aux conseils de bikers rencontrés en chemin. Ainsi, de clubs intimistes en festivals déjantés, de routes défoncées en pistes poussiérieuses, il traverse les étendues désertes de l’Eurasie jusqu’à Vladivostok puis se rend en Corée du Sud et au Japon avant de parcourir l’Amérique du Nord, ralliant Miami depuis Vancouver. Son équipée sauvage de 36 000 kilomètres – près de deux cents jours d’ivresse, d’imprévus et de liberté – l’a amené à côtoyer les « Anges de la route », divers, émouvants, dont il dresse des portraits pittoresques ou stupéfiants. Par-delà les frontières, dans la taïga sibérienne comme à Daytona, la moto est avant tout affaire d’état d’esprit.

À l’écoute de l’Inde

À l’écoute de l’Inde

de Gérard BUSQUET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2013 | 20,90 €

De la jungle des Sundarbans à la plaine indo-gangétique, des solitudes rajpoutes et baloutches aux vallées-oasis du Karakoram, vivent en marge les ultimes dépositaires de métiers, de pratiques et de traditions séculaires. Qu’il s’agisse des pêcheurs à la loutre, des cueilleurs de miel ou des chasseurs de tigres, des gitans des eaux ou des pénitents de Shiva, des marbriers de Jaipur ou des bardes du désert, Gérard Busquet partage et raconte la vie quotidienne, courageuse mais rude, de ces communautés uniques en voie de disparition, méconnues des touristes et des élites locales occidentalisées. Quel que soit leur cadre de vie – âpres confins d’une beauté stupéfiante ou environnement urbain dégradé, fertiles rizières ou forêts luxuriantes –, leur monde parfois cruel est empreint de solidarité, de résilience et de dignité.

La Vie en cabane

La Vie en cabane

de David LEFÈVRE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2013 | 8,00 €

Nombreux sont ceux qui rêvent de finir en cabane… Non pas derrière les barreaux mais à l’ombre de celle qu’ils se construiraient en marge des hommes, sous le soleil de la liberté retrouvée. Nouveau symbole de la vie simple, de la sobriété heureuse et de la décroissance, le recours aux cabanes offre une alternative à la civilisation de l’abondance, une échappatoire propice à la renaissance, à l’élévation spirituelle. Dans les yourtes, tipis et isbas, la fenêtre comble mieux le regard que les écrans, la nature sert de calendrier, le calme et la solitude de réconfort. Ces refuges pansent ainsi des âmes meurtries par le progrès, en quête de renouveau ou d’humanité. Plus qu’une évasion, la cabane représente un défi à l’uniformisation des modes de vie et permet de goûter une félicité inattendue.

La Grâce de l’escalade

La Grâce de l’escalade

de Alexis LOIREAU

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2013 | 8,00 €

L’escalade n’est plus considérée comme un simple entraînement en vue de gravir des sommets. Comment s’est opérée la métamorphose qui, dans les années 1980, avec les danses verticales de Patrick Edlinger, a fait passer cette activité secondaire au rang de pratique sportive et artistique à part entière, totalement nouvelle et plus populaire que l’alpinisme classique ? L’escalade moderne – la « grimpe » – est devenue une fin en soi, une ascension débarrassée de tout objectif sinon celui de la perfection du geste. Jouer avec la pesanteur et apprivoiser le vide dans le but d’évoluer le long de parois de plus en plus lisses ou déversantes, selon ses propres forces et sa propre intelligence, avec grâce, précision et souplesse, constitue à présent un véritable art de vivre. Que ce soit sur des blocs de grès à Fontainebleau ou Rocklands, sur des falaises calcaires comme à Céüse, Rodellar et Kalymnos, ou au flanc des immenses murs granitiques du Yosemite, celui qui adopte la discipline et rejoint la communauté des nomades amoureux du rocher se lance dans une longue quête existentielle, qui lui fera découvrir les plus beaux endroits de la planète, expérimenter des sensations toujours nouvelles et repousser sans cesse ses limites jusqu’à devenir, avant tout et pour son plus grand bonheur, un grimpeur de corps et d’esprit.

La Simplicité du kayak

La Simplicité du kayak

de Frédéric GILBERT

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2013 | 8,00 €

Sitôt que le kayakiste a passé ses jambes dans l’hiloire, rabattu sa jupe et franchi la barre d’écume, il fait corps avec son embarcation. Il ne relève pas totalement du monde marin, car il lui faudra encore se ravitailler, marquer des pauses et dresser le bivouac, mais il échappe aux réalités terrestres. Bercé par le clapot et la plongée régulière de sa pagaie, c’est à ses bras qu’il confie désormais sa motricité et, le regard fixé vers un cap, glisse sur la mer toujours recommencée. Battures, courants, houle et vagues le remplissent-ils d’effroi ? Les amers, les golfes, les îles et les promontoires le comblent de joie. Sa connivence avec le monde aquatique n’en serait-elle pas décuplée ? Il en fréquente désormais les habitants – alques, balbuzards, marsouins et phoques –, dont il s’approche lancé sur son erre. Et son regard ne gagne-t-il pas en acuité ? Un animalcule – méduse ou krill –, un herbier de posidonies ou une laminaire, capte son attention. Observateur attentif, voire parfois craintif du ciel, en osmose avec l’élément liquide, il devient aussi un remarquable connaisseur du littoral. Fouetté par le vent, ballotté par l’océan, il réapprend à aimer la terre.

La Religion du jazz

La Religion du jazz

de Gabriel CONESA

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2012 | 8,00 €

Issu d’un croisement de styles – blues, ragtime et musique européenne –, le jazz est né dans la ville grouillante et pittoresque de La Nouvelle-Orléans pour s’imposer, en quelques décennies, comme l’une des formes musicales majeures du XXe siècle, touchant les milieux sociaux des cinq continents. Mais par-delà le phénomène du swing et la magie de l’improvisation collective, qui incitent à danser ou à battre la mesure quand on l’écoute, le jazz a témoigné d’une formidable aventure humaine : porteur d’une vision du monde généreuse et fraternelle, il a su dire la tristesse des esclaves noirs du Sud, mais aussi l’optimisme d’un peuple plein de vitalité, de sorte qu’il demeure à jamais un hymne à la vie et à la circulation du sang.

Les Audaces du tango

Les Audaces du tango

de Christophe APPRILL

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2012 | 8,00 €

Le tango désigne depuis plus d’un siècle une danse dont on a pu dire qu’elle est une pensée triste, ou une simple marche, mais qui fait se mouvoir des êtres enlacés, strictement habillés ou allant nu-pieds. Apparu à la fin du XIXe siècle, il fut très tôt placé sous le signe du voyage. Son destin est frappé d’un paradoxe : nomade, non verbal, favorisant l’échange et l’échangisme, mobile, il demeure associé dans l’esprit du plus grand nombre à sa terre d’origine. Vers les rives du Rio de la Plata, on se presse du monde entier pour éprouver ses pas ensorcelants dans l’ambiance urbaine de la matrice et pour humer l’air nocturne des milongas. Après une immersion dans les yeux noirs du tango, certains abandonnent les oripeaux de leur ancienne existence pour s’en inventer une nouvelle.
Rivages de l’Est

Rivages de l’Est

de Lodewijk ALLAERT

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2012 | 20,90 €

Après deux années de séjour en Hongrie et de nombreux voyages en Transylvanie, dans les Carpates et les Balkans, Lodewijk Allaert et sa compagne Kristel s’élancent en kayak sur le Danube. Depuis Budapest, ils pagaient jusqu’à son delta avant d’affronter les rigueurs de la mer Noire en direction d’Istanbul, qu’ils atteignent après cent dix jours et 2 500 kilomètres d’efforts. Au fil de l’eau, au sein d’une nature luxuriante comme à travers des paysages perturbés par la modernité, l’auteur s’imprègne de rencontres insolites et s’immerge dans l’absurde et joyeux tumulte postsoviétique dépeint par les cinéastes Gatlif et Kusturica. Ni l’âpre expérience du dénuement ni les tempêtes ne viennent affaiblir sa détermination et son émerveillement face à la singularité de cette étrange Europe en marge de l’Europe.

Solitudes australes

Solitudes australes

de David LEFÈVRE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2012 | 18,90 €

Lorsque David Lefèvre se retire seul dans une cabane au cœur de l’île de Chiloé, au Chili, son projet est simple : vivre une existence frugale et authentique, en harmonie avec les éléments. Au fil des saisons, il s’ancre entre lac et forêt, travaille la terre et retrouve le goût des tâches manuelles, de la pêche à la cueillette en passant par la charpenterie. Entre deux corvées de bois, le voyageur devenu sédentaire s’interroge sur son rapport au monde. Et si le bonheur consistait à se contenter de l’essentiel, en marge de la société consumériste ? La beauté et l’intensité de la vie sauvage deviennent une source inépuisable d’émerveillement. Le temps qui s’égrène, plus dense, consacre chaque geste, et de la solitude jaillit une ivresse qui demeure. Le récit de cette expérience, dans la pure tradition du nature-writing, est à la fois un hymne au Grand Dehors et une envoûtante méditation intérieure.
L'Écho des bistrots

L'Écho des bistrots

de Pierrick BOURGAULT

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2012 | 8,00 €

Troquet campagnard, caveau vigneron, bar à vins ou à livres, café-concert ou café-théâtre, rendez-vous des retraités ou de la jeune génération… l’immense diversité des bistrots permet à chacun, selon son humeur et ses goûts, d’y trouver le calme et la solitude ou, au contraire, la fête et l’ivresse des rencontres. Dans ce lieu privé ouvert au public, le client fait bien plus que boire et manger, se réchauffer ou se rafraîchir selon la saison. Il s’informe, s’imprègne d’une ambiance, aborde un inconnu, retrouve de vieilles connaissances, et c’est là qu’il se tient le mieux à l’écoute du monde – comme si le zinc jouait le rôle de révélateur des joies et misères de la société. Car si le bar paraît convivial au voyageur en transit, il ne l’est pas toujours tant, dans l’esprit de maints tenanciers, « devenir un client, ça se mérite », tant le comptoir peut virer aux ragots et à l’abreuvoir. L’écho du café parisien, de l’estaminet méditerranéen, du pub irlandais ou de la taverne bavaroise révèle, le temps d’un voyage immobile, une intimité publique, le pouls d’un pays, d’un quartier, son rythme et ses rêves.

Voyage en Italique

Voyage en Italique

de Pascal CORAZZA

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2012 | 14,90 €

À l’âge de 30 ans, le narrateur éprouve le désir de renouer avec ses origines, occultées par un secret de famille. Ses grands-parents vivaient en Vénétie jusqu’à l’avènement de Mussolini, qui déclencha leur exil en France dans le vignoble bordelais. Pour retracer leur histoire, il lui faudra explorer les archives des bibliothèques et des paroisses de Gironde avant d’entreprendre le voyage en Italie. C’est à un retour sur lui-même et sur sa famille que nous convie Pascal Corazza, une enquête au rythme haletant d’un roman policier dont tous les détails pourtant sont réels. À travers cette épopée familiale se révèle la grande histoire de la diaspora italienne en France.

Espíritu Pampa

Espíritu Pampa

de Sébastien JALLADE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2012 | 20,90 €

Depuis 2006, Sébastien Jallade s’interroge sans relâche sur le rapport à la mémoire, à l’identité, aux croyances qui ont façonné le Nouveau Monde. Pendant quatre années de marche dans la cordillère des Andes, de l’Équateur à la Bolivie, il a recueilli la voix des paysans, des mineurs et des artisans, rencontré des victimes du conflit armé avec le Sentier lumineux, filmé les fondateurs d’une radio communautaire dans la vallée de l’Urubamba, étudié l’usage contemporain des chemins préhispaniques. Plongé dans une grève paysanne ou perdu dans les montagnes du Pérou, il a songé à renoncer… Autant de rencontres et de lieux où les croyances se mêlent, où les époques se croisent ou s’ignorent, autant de territoires qui esquissent une réalité originale des Andes, celle de régions écartelées par la géographie et l’histoire. Se dessine au fil des pages un regard sans concession sur nos illusions d’exotisme.

Aux quatre vents de la Patagonie

Aux quatre vents de la Patagonie

de David LEFÈVRE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2012 | 20,90 €

À Santiago du Chili, David Lefèvre découvre dans les archives nationales le mythe de la cité des Césars. Aimanté par cet hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, il entreprend une lente descente de la cordillère des Andes. Des épisodes méconnus de la conquête espagnole et des destins insolites deviennent les jalons du voyage et décident de son orientation. Au fil d’un chemin alternant marches solitaires et séjours prolongés auprès des rares populations australes se déploie ainsi une réalité inattendue. De la pampa argentine aux épaisses forêts du Chili, des rivages chilotes aux confins du détroit de Magellan, en passant par Ushuaia en Terre de Feu, le voyageur impénitent est emporté par une nature puissante qui le transforme à tel point que, au terme de dix-huit mois d’itinérance, il décide de poser son sac. Et de construire.

Les Vertiges de la forêt

Les Vertiges de la forêt

de Rémi CARITEY

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

L’arbre est le refuge de l’oiseau comme de l’enfant qui, dans sa cabane perchée, reconsidère le monde et ses habitants. Ses frondaisons protègent du soleil et abritent de la pluie, ses branches bruissent dans le vent, son tronc élève le regard, ses feuilles et son écorce offrent mille formes toujours renouvelées. Source de légendes et de bienfaits, prodigue en émotions, l’arbre l’est aussi de ses fruits – faînes, pignes, merises ou châtaignes –, et ses métamorphoses saisonnières ponctuent l’année. Dans la forêt tapissée de fougères et de mousses, encombrée de lianes et de chablis, le visiteur connaît à la fois la sérénité du refuge contre la furie des éléments et l’angoisse des sombres lisières et des camps d’ombre. Comme à la cime de cet univers étrange et familier, l’homme est pris de vertige : en quête de racines, il voudrait voir derrière chaque tronc un ami et retrouver avec lui l’antique complicité que perpétuent les derniers habitants des forêts tropicales ou le peuple japonais qui honore toujours les hôtes invisibles de la nature.

L'Instinct de la glisse

L'Instinct de la glisse

de Lodewijk ALLAERT

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

Il existe, entre les lointaines gyres océaniques et l’estran où se tiennent les usagers du littoral, une zone de fureur, de batture et d’écume. Redoutée des pêcheurs qui se risquent en barque au large, elle suscite, des côtes de l’Atlantique à celles du Pacifique, de la Tasmanie à la Namibie, la convoitise des amateurs de glisse. Faire corps avec la vague issue des houles du grand large, se laisser glisser au cœur de sa volute ou porter sur sa crête, que ce soit à Hawaii, dans les Landes ou encore au Mexique, revient à entrer dans une impermanence qui allège de la gravité et transporte vers une dimension qui, alors même qu’elle donne au corps la sensation d’être absolument au monde, laisse à l’esprit la liberté de s’en évader. Cette pratique sportive devenue, depuis les années 1960, le fondement d’une contre-culture faite de contestation et de libération des mœurs, n’a eu de cesse d’en susciter d’autres, comme le bodyboard, le kite et le windsurf.

Le Charme des musées

Le Charme des musées

de Frédérique BARDON

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

Alors même que le monde tend à s’uniformiser, les musées regorgent de toujours plus de trésors. Et tandis que les passants déambulent dans la ville agitée, les galeries de peinture, de sculpture, d’art contemporain ou de curiosités naturalistes proposent au visiteur le havre de leurs salles où il peut se réapproprier ce monde qui paraît de plus en plus lui échapper. Cette dialectique entre le passé et le futur, entre le dedans et le dehors, entre les individus et leurs cultures, entre les objets de tradition et les objets de consommation, entre le beau et le laid parfois, l’unique et le composite souvent, est à l’origine de l’émotion qu’inspirent les lieux d’exposition. Et à la dispersion succède le recueillement, au sentiment de perte la fierté de l’appartenance. Comment pourrait-on dès lors briser le charme des musées ?

La Quête du naturaliste

La Quête du naturaliste

de Benoît FONTAINE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

S’il est un voyageur insatiable, c’est bien le naturaliste, à qui il faudrait plusieurs vies pour avoir un aperçu de toutes les richesses de la nature : moins de 2 millions d’espèces ont été décrites, au rythme actuel de 16 000 à 18 000 par an, alors que la Terre en compterait entre 10 et 30 millions. Qu’il s’intéresse aux grands mammifères ou qu’il troque ses jumelles pour la loupe ou le microscope, le naturaliste développe de nouvelles formes de perception – il détecte les éléphants à leurs infrasons et repère le terrier de la mygale au milieu des feuilles mortes – et un savoir qui vient corroborer ou compléter celui des traditions locales. Et s’il est un voyage crucial, c’est bien celui-ci : le chercheur est confronté à l’urgence de l’inventaire face à la dégradation effrénée des écosystèmes. Qu’il voyage uniquement pour son plaisir ou aussi pour la science, il s’inscrit ainsi dans la grande communauté de ses confrères qui, tels les enfants qu’ils furent, restent capables de s’émerveiller devant les parades nuptiales d’une obscure famille d’insectes ou des grues de Sibérie, et vibrent à la vue des escargots luminescents de Malaisie ou des derniers tigres du Rajasthan.

Le Triomphe du saltimbanque

Le Triomphe du saltimbanque

de Stéphane GEORIS

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

Par la magie d’un cercle tracé à la craie sur le trottoir ou d’une balle de ping-pong rouge pincée sur le nez, la vie urbaine et les passants s’arrêtent. Quel est cet être qu’un instant avant on n’aurait pas pris le temps de dévisager ? Comment, lui, le saltimbanque parvient-il à nous retenir – il en va de la recette récoltée dans le chapeau posé au sol – et à nous intéresser au sort du monde auquel nous restions indifférents ? Y a-t-il un rire universel ? Y a-t-il des thèmes qui, de Rio à Singapour, de Melbourne à Saint-Pétersbourg, enchantent et émeuvent ? Alors que la plupart des gens de scène attendent que le public vienne à eux, l’artiste de rue va au-devant de lui : il s’expose à l’incompréhension, aux gardiens municipaux et aux intempéries ; il parodie ou reconstruit le monde avec des objets insignifiants sortis de sa musette ou de sa valise en carton. Et aussitôt il redevient possible, dans la grisaille de la vie quotidienne, de sourire et de se reprendre à rêver.

Le Temps du voyage

Le Temps du voyage

de Patrick MANOUKIAN

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 8,00 €

À l’heure du voyage toujours plus court, organisé jour après jour, voire d’heure en heure, il convient de s’interroger sur ce qui constitue l’agrément de la découverte d’autres pays et cultures. Le voyage peut en effet, par la prodigalité de ses étapes – imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées –, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté, comme des parenthèses précieuses, qui en constituent l’intérêt. Si le chemin vaut plus que le but, l’étape vaut mieux que le déplacement, et parfois le temps perdu à un comptoir, dans un sofa, à une terrasse ou pour un détour marquera le voyage plus qu’un monument ou un point de vue répertorié. C’est à une forme d’éloge de la paresse et de la nonchalance que nous sommes conviés, pour découvrir avec l’auteur, de l’éruption de l’Eldfell en Islande aux clandés du Mato Grosso, d’une cellule de prison au Pérou à l’Extrême-Orient Express, toute la saveur du « temps retrouvé ».

À l’auberge de l’Orient

À l’auberge de l’Orient

de Alice PLANE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 20,90 €

De l’Azerbaïdjan au Kazakhstan, en passant par l’Iran, le Tadjikistan et le Kirghizistan, Alice Plane a sillonné seule l’Asie centrale avec une idée en tête : en découvrir les habitants, particulièrement les femmes, par le prisme de leurs traditions culinaires. De déserts en alpages, des métropoles aux hauts plateaux, elle se fie au hasard des rencontres et pénètre dans les cuisines, celles des bergers comme celles des notables, savourant par ce biais les mille et une richesses de cultures séculaires. Une vision nouvelle, parfois déconcertante, des pays de la région se dévoile à elle dans l’intimité des foyers. Son audace et sa curiosité, alliées à sa connaissance du russe et à son sens de l’observation, font d’elle une authentique baroudeuse, dans la lignée des exploratrices d’antan.

Sans escale

Sans escale

de Christophe HOUDAILLE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2011 | 20,90 €

Affronter la mer, et l’affronter seul : tel est le défi que Christophe Houdaille a relevé lors d’une circumnavigation de 28 000 milles par les furieuses latitudes australes. Après avoir appareillé des Malouines sur Saturnin, son fidèle cotre de 11 mètres, le navigateur connaît les houles du Grand Sud, les bords tirés pour doubler les trois grands caps – Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn –, le renoncement aux îles laissées dans son sillage. Pendant huit mois, il fait l’expérience des veilles et du point aux étoiles, de la beauté du ciel et des aubes océaniques, du pont balayé par les embruns et de la cabine chahutée par les vagues. Il éprouve la solitude, mais goûte aussi la compagnie des oiseaux et des dauphins, la joie de se sentir libre et de mener à bien la plus formidable des aventures : sans escale, pour mieux communier avec le monde.
L'Esprit du chemin

L'Esprit du chemin

de Olivier LEMIRE

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2011 | 20,90 €

Désireux de changer radicalement le cours de sa vie de cadre pressé et de retrouver la nature, Olivier Lemire a marché durant deux mois du nord au sud de la France pour atteindre le Bonheur, une rivière qui prend sa source au pied du mont Aigoual et alimente le Tarn. Parti de Plaisir en banlieue parisienne, il a relié bourgades et hameaux aux noms évocateurs, symboles des sentiments, des préoccupations et des grandes étapes de la vie : Le Corps, L’Espoir, La Conscience, L’Inquiétude, La Foy, La Sagesse, L’Amitié, en passant par La Beauté ou encore Le Paradis. Autant de lieux-dits bien réels dont il a rencontré les habitants, les interrogeant sur leur vision de l’existence et sur ce qui les rend heureux. Autant de portraits qui ponctuent, au fil de cet itinéraire métaphorique à travers une campagne vue d’un œil neuf et sans cesse à redécouvrir, le voyage d’un homme qui marche en quête du sens de la vie et apporte, par son cheminement, des éléments de réponse aux grandes questions existentielles.

Les Sortilèges de l’opéra

Les Sortilèges de l’opéra

de Julie BOCH

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2011 | 8,00 €

L’art lyrique, né en Italie puis diffusé dans tous les pays d’Europe, est un merveilleux appel au voyage : d’abord celui qui mène l’amateur, au gré de ses goûts et des festivals, du mythique Festspielhaus de Bayreuth à la légendaire Scala, des ors de l’opéra de Paris à la verrière de Covent Garden, et l’intègre à la communauté internationale des mélomanes. Ensuite celui qui l’emporte, grâce au triple dépaysement de la langue, de la musique et du théâtre, au sein des mille mondes qui se donnent à voir et à entendre sur la scène, tant sur le plan géographique que temporel – palais enchanté, forêt de conte, maison bourgeoise, place populaire, sombre donjon ; Russie médiévale, Vienne Belle Époque, Venise baroque, Paris bohème, Japon impérial, Angleterre décadente. Enfin celui qui lui fait éprouver, le temps d’un spectacle et au gré des infinies modulations de la voix humaine, toute la variété des émotions universelles.

L'Âme de la chanson

L'Âme de la chanson

de David GILLE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 8,00 €

Qu’y a-t-il d’universel dans chaque chanson, des complaintes et ritournelles des trouvères et troubadours jusqu’aux « tubes » des artistes de variété ? Pourquoi, qu’elle célèbre les cerisiers en fleur du Japon, l’amour dans les quartiers pauvres de Naples, les racines de la diaspora arménienne ou la fameuse saudade dans les tavernes de fado à Lisbonne, demeure-t-elle un mode privilégié de l’expression populaire et un véritable support pour sa mémoire ? Au-delà de la richesse des textes de France et d’ailleurs, cet art, souvent trop peu considéré, s’affirme comme la nourriture spirituelle des peuples, un révélateur de leur âme et un vecteur de partage et de fraternité. La célébrité de Bob Dylan, les grandioses funérailles de Vladimir Vyssotski à Moscou, la ferveur sur la tombe d’Édith Piaf ou de Jim Morrison au Père-Lachaise ou sur celle de Brassens à Sète attestent l’attachement profond que suscitent les auteurs-compositeurs-interprètes, et la place que leurs refrains conservent dans l’imaginaire contemporain.

La Sérénité de l’éveil

La Sérénité de l’éveil

de Marc TARDIEU

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 8,00 €

Qui était ce personnage que l’on a appelé le Bouddha et, partant, qu’est-ce que le bouddhisme ? Les hauts lieux de la vie de l’« Éveillé », au Népal et dans le nord de l’Inde, comme les aires de diffusion de sa pensée, du Tibet au Japon, de l’Asie du Sud-Est à la Bouriatie, et jusqu’au fond de l’Ardèche, permettent d’approcher la pensée bouddhique et d’en découvrir les représentations, qui expriment des qualités comme la compassion, la sérénité, le bonheur, voire des vertus surnaturelles. Équivalent à un Dieu pour certains ou révélateur d’un potentiel inhérent à tous les êtres humains pour d’autres, le Bouddha propose une vision du monde originale où il est question de karma, de nirvana, de renaissance et aussi d’un bonheur véritable, construit au fond de soi, comme par contraste avec les mirages offerts par le monde des apparences et les frustrations nées de l’hypertrophie des désirs. Ainsi, ce Bouddha d’Orient, apparemment si lointain, nous ramène à nous-mêmes et l’on peut mieux comprendre alors pourquoi il fascine depuis si longtemps tant d’Occidentaux.

Les Arcanes du métro

Les Arcanes du métro

de Baptiste ROUX

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 8,00 €

Dans le monde entier, de Rio à Tokyo, du Caire à Londres, des dizaines de millions de personnes – pas moins de quatre dans le seul métropolitain de Paris – empruntent chaque jour les couloirs du métro, dans lesquels défile un monde en miniature. L’usager peut y croiser aussi bien des musiciens, des mendiants, des fous, des amoureux, des touristes, des vendeurs à la sauvette, des gens tristes ou heureux de partir ou de rentrer chez eux, toute une société en transit qui est le reflet exacerbé, concentré, de la vie en surface. Ce reflet porte aussi témoignage de l’histoire des villes : ce monde souterrain, parfois relié à des catacombes ou à d’anciennes carrières, ne se résume pas à une succession de tunnels sombres où se devinent câbles, canalisations, graffitis et anciennes publicités, il est aussi le lieu de regards envieux ou ironiques, de sourires échangés, de conversations nouées, d’altercations parfois, de rencontres imprévues. Décortiquer la vie du métro revient ainsi, tout bonnement, à comprendre la vie en général, et la vie urbaine en particulier. De même que l’organisation d’une fourmilière et le rôle qui incombe à ses membres ne se comprennent que par une vue en coupe, la ville se laisse comprendre à travers les tunnels et les galeries de son métro.

La Liberté du centaure

La Liberté du centaure

de Laurence BOUGAULT

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 8,00 €

Voyager à cheval revient à établir une complicité spirituelle et physique avec un grand corps de quelque 600 kilos, masse de muscles et de nerfs bouillonnante et mystérieuse. C’est aussi connaître une inscription à nulle autre pareille de son propre corps dans le paysage : la terre elle-même qui se fait mouvance, par le truchement de l’animal. Après les jeux équestres, les galops en forêt qui font scintiller la lumière dans les feuilles, après l’air empli de la senteur des crinières, choisir la marche lente, la longue proximité avec le creux de la selle et le dos de l’animal, opter ainsi pour le pas et l’horizon plutôt que pour la carrière du manège. Adjoindre, à l’art de faire cœur avec le dos pensant du cheval, la joie de percevoir le monde alentour à la mesure de cette danse haut perchée. Être pourtant plus terre à terre qu’aucun, en raison de la responsabilité paternelle qui lie le cavalier à ses bêtes – monture et cheval de bât. Être chaque matin et chaque soir ce paysan inquiet de la qualité du fourrage, de la quantité de grain. Prendre de l’orge pour de l’or et couper l’herbe à la faucille. Refaire les gestes ancestraux du soigneur : panser, harnacher, soigner et veiller sur. C’est un rêve dont la matérialité sublime et grandit. C’est sans doute dans cette déambulation quotidienne pleine d’odeurs fortes, de sueurs et parfois de sang et de violence que le voyageur à cheval devient inévitablement chevalier errant et rejoint la confrérie des gauchos patagons, des éclaireurs sioux, des aigliers kazakhs et des pillards maures.

La Joie du voyage en famille

La Joie du voyage en famille

de Bernard DELLOYE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 8,00 €

Qui n’a rêvé de partir, pour un an ou pour plusieurs, au bout du monde avec ses enfants ? Pourtant, il y a loin entre la lecture des romans scolaires de découverte comme Le Tour de la France par deux enfants ou Deux ans de vacances et la décision familiale de rompre ses attaches pour partir à la découverte. Si l’on convient que les voyages forment la jeunesse, pourquoi l’entourage – proches et amis – est-il souvent dissuasif envers ce type de projet, n’en envisageant que les risques et pas les bonheurs ? Pourquoi l’école républicaine paraît-elle toujours plus rassurante que l’école buissonnière ? L’écueil du voyage en famille, s’il en est un, réside en fait plus dans l’association des enfants au projet, car l’âge aidant, ils risquent de souffrir de l’absence de repères et d’amitiés stables, tandis que leurs parents s’accrochent à leur rêve intérieur. Mais renouer ensemble, dans un dénuement choisi plutôt que subi, avec le rythme des saisons, les fleurs du bord des chemins, les gestes de la vie rurale, les ciels étoilés, connaître dans la rencontre et les situations de fortune la complicité des générations et trouver dans le vaste théâtre de la nature et du monde une constante matière à enseignement sont les joies et les défis qui transforment définitivement, par la magie d’une expérience fondatrice et inoubliable, une somme d’individualités en famille soudée pour toujours, et préparent les enfants à se jeter dans la grande aventure de la vie.
Au pays des hommes-fleurs

Au pays des hommes-fleurs

de Raymond FIGUERAS

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 20,90 €

Fasciné par l’univers de ces hommes au corps tatoué, qui entretiennent depuis quatre mille ans un art de vivre adapté à la forêt équatoriale, Raymond Figueras a séjourné à cinq reprises auprès des habitants de l’île de Siberut, aux confins de l’archipel indonésien. En compagnie de ces anciens coupeurs de têtes, il participe à la cueillette du durian, observe la chasse du singe à l’arc, déguste la farine de sagou. Il assiste aux cérémonies animistes au cours desquelles les chamans combattent les esprits néfastes et réactivent les forces vitales du clan. Chants, transes, offrandes et sacrifices accompagnent cette initiation à la jungle, qui oppose le savoir de la nature à la marche du siècle. Grâce à ce récit vivant et documenté, nous voici revenus au temps des Immémoriaux de Segalen.
Voyage au bout de la soif

Voyage au bout de la soif

de Régis BELLEVILLE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 20,90 €

Installé pendant un mois dans une cuvette de sable cernée de dunes aux confins de la Majâbat al-Koubrâ, le désert le plus aride de Mauritanie, Régis Belleville s’est volontairement soumis à la triple épreuve de la chaleur, de la solitude et de la soif. Ce « voyage immobile » à visée scientifique lui a permis d’observer les infimes détails de la vie dans le Sahara, d’en admirer la faune variée, de découvrir des vestiges préhistoriques, de goûter la splendeur des nuits étoilées. Cette immersion dans un environnement extrême lui donne l’occasion de se retourner sur son parcours de chamelier et de rassembler les souvenirs de ses méharées, marquées par l’amitié avec les nomades. C’est « son désert », celui où il a vécu, souffert et laissé une partie de lui-même qu’il fait découvrir, un désert qui renvoie l’être humain à ses forces et à ses faiblesses.

Coureur des bois

Coureur des bois

de Ilya KLVANA

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 20,90 €

Âgé d’à peine 20 ans, Ilya Klvana s’embarque pour la grande aventure : traverser le Canada de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique par les lacs et les rivières – un périple de 9 000 kilomètres ! Après s’être construit un kayak sur mesure en bois et fibre de verre, il part de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, au début de mai 1999, pour atteindre six mois plus tard, au nord de Terre-Neuve, la fameuse Anse aux Meadows où s’établirent les Vikings. En véritable coureur des bois héritier des pionniers de jadis, il se joue des rapides et des portages, affronte d’un cœur léger le froid, les tempêtes et la solitude, au sein d’une nature sauvage que peuplent castors, orignaux, ours et loups. Au terme de ses journées d’effort, il goûte la rencontre avec les Indiens et les descendants des colons, la pêche au brochet et la pureté des nuits boréales. Ce périple en solitaire et en une seule saison de navigation constitue une première mondiale.

Errance amérindienne

Errance amérindienne

de Philippe SAUVE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2010 | 20,90 €

Pour se libérer de sa dépendance à la drogue, Philippe Sauve, quittant son Midi natal, s’engage dans un voyage solitaire aux États-Unis, de la Louisiane au Dakota. Un vagabondage sans destination précise pour éprouver l’errance, dans l’esprit des beatniks des années 1950 : ne pas décider du lendemain et confier au hasard la charge d’en être l’inspirateur, rendre son âme disponible à l’éventualité d’une renaissance. Guidé par ses réflexions, les rencontres insolites et les signes que le destin sème sur sa route, le voyageur parcourt les États pittoresques et chargés d’histoire du vieux Sud et du Midwest de l’Amérique, plongeant au cœur de la culture indienne. Après des semaines d’aventures, il trouve une réponse à sa quête sur une île au milieu du fleuve Missouri.

La Vertu des steppes

La Vertu des steppes

de Marc ALAUX

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2010 | 8,00 €

Les paysages de steppe se déroulant à l’infini suscitent un incomparable sentiment de liberté et des rêves de nature pure et puissante. Le mode de vie des nomades turco-mongols, qui transcende les frontières et les langues, éveille autant de fantasmes. Ces sociétés équestres millénaires développent des caractéristiques communes comme la générosité et l’hospitalité, l’admiration de la nature, l’amour de la poésie et du chant, dont la découverte offre au voyageur l’occasion d’une remise en question. C’est au même exercice vertigineux que conduit un plongeon dans l’océan des steppes, monotones et primitives mais ô combien grandioses : solitude, distances immenses, manque d’eau, absence d’abri développent l’humilité. Un paysage à l’aune du bétail, selon l’éleveur, mais qui parle d’autant plus de Dieu au voyageur que rien n’y rappelle l’homme. La vertu des steppes se révèle au preux capable d’oublier la morsure du soleil, de la bise et de la neige pour apprécier le parfum de l’armoise chargée de rosée ou le thé offert sous la yourte en hiver, pour restaurer un lien avec la nature et développer le sens du partage.

Le Tao du vélo

Le Tao du vélo

de Julien LEBLAY

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2010 | 8,00 €

Le cyclovoyageur est un être étrange. Chacun d’entre nous en a vu un lui demander de l’eau, passer devant sa porte ou s’arrêter sur la place de son village. Dans les traits marqués de son visage, on lit une profonde sérénité, un bonheur immense. Sa mansuétude est telle qu’on voudrait l’inviter à franchir le pas de la porte. Après avoir rempli sa gourde ou l’avoir renseigné, on l’observe jalousement repartir avec insouciance et légèreté. Mais qui est-il ? Quel est cet homme solitaire qui paraît si heureux alors qu’il semble sans famille, ni amis, ni maison ? Serein, généreux et à mille lieues de notre société boulimique, le cyclovoyageur musarde des montagnes jusqu’aux plaines, des forêts jusqu’aux déserts, sans se soucier ni des intempéries, ni des terribles ascensions de cols, ni des pistes boueuses ou ensablées. Il brave les dangers de la route, reçoit la bénédiction de ses amphitryons et se laisse séduire par l’élan de sa bicyclette qui le porte de nouveaux départs en nouvelles arrivées.

Sibériennes

Sibériennes

de Géraldine BÉRARD & Valérie FRANÇOIS

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2010 | 19,90 €

Répondant à l’appel de la taïga, Géraldine Bérard et Valérie François sont parties pendant plus de six mois sur la route mythique de la Kolyma, à la rencontre des habitants de la Sibérie orientale. Sur 4 000 kilomètres, du lac Baïkal à la mer d’Okhotsk, les deux voyageuses partagent bania et vodka dans les hameaux isolés, écoutent la vie aventureuse des géologues et des chercheurs d’or, vont cueillir baies et champignons en territoire d’ours. Elles prennent part à Yssyakh, la fête solaire des Iakoutes, ou découvrent une face inattendue de leurs hôtesses, chanteuse ou styliste à succès. Au cœur d’une nature sauvage ponctuée de villes désolées, les héritières des « petits peuples du Nord » et des pionniers venus défricher la forêt boréale témoignent des traditions autochtones, du souvenir du Goulag ou de l’énergie des jeunes générations. Toutes confient aux auteurs leurs rêves de Sibériennes.

Cavalier des steppes

Cavalier des steppes

de Nicolas DUCRET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/03/2010 | 20,90 €

Cavalier émérite amateur de voltige cosaque, Nicolas Ducret s’est lancé le défi de traverser l’Asie centrale à cheval. Parti seul des contreforts de l’Altaï avec un étalon et un hongre de bât, il chemine sur plus de 3 000 kilomètres, franchissant les monts Célestes et les chaînes du Pamir et de l’Hindu Kush. De l’aridité des steppes kazakhes aux riantes montagnes kirghizes, des plateaux tadjiks balayés par le vent aux vallées afghanes baignées de soleil, il s’aventure sur des terres mythiques marquées par les conquêtes successives, et découvre des peuples à la fois généreux, aguerris et libres. Après six mois de chevauchée, la caravane entre dans Kaboul, où le voyageur dispute une partie de bouzkachi, le célèbre jeu équestre décrit par Kessel dans Les Cavaliers.
Sous l’aile du Grand Corbeau

Sous l’aile du Grand Corbeau

de Emeric FISSET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/03/2010 | 20,90 €

Amoureux du Grand Nord, Émeric Fisset s’est lancé un audacieux défi : relier Seattle au détroit de Béring, en traversant le Canada et l’Alaska. Commence alors un périple d’un an et demi, qui voit se succéder 4 000 kilomètres en kayak de mer au long des côtes sauvages du Pacifique Nord, hantées par les otaries et les baleines à bosse, puis 3 000 kilomètres à pied et en traîneau à chiens à travers la taïga et la toundra boréales, royaume des ours et des caribous. Dans ce finistère quasi désert du Nouveau Monde, les rencontres avec les habitants, qu’il s’agisse d’autochtones indiens et eskimos ou de pionniers blancs, prennent une intensité particulière. Plein ouest, l’aventurier nous entraîne dans sa folle équipée, jusqu’à la banquise traîtresse du détroit mythique qui sépare l’Asie de l’Amérique.

L'Écriture de l’ailleurs

L'Écriture de l’ailleurs

de Albéric d' HARDIVILLIERS

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

Un livre suscite souvent un désir de départ. Qui n’a eu envie de découvrir Carthage après avoir lu Salammbô ? Quant à la lecture en voyage, elle permet à la fois de s’abstraire de la réalité qu’on aborde et de la mieux observer, la mieux comprendre. L’association que le voyageur tisse entre un pays et un auteur est parfois si forte que sa visite est tout entière perçue à travers le prisme de la relation que tel écrivain-voyageur ou tel romancier en a laissée. Venise avec Proust, Alexandrie avec Durrell, l’Afrique avec Conrad, l’Afghanistan avec Ella Maillart, l’Australie avec Chatwin : voyager en compagnie d’un écrivain permet d’établir une fructueuse comparaison entre le passé et le présent d’un lieu, mais aussi d’en affiner sa propre perception par le reflet de celle d’autrui. C’est aussi l’occasion de découvrir les écrivains du pays dans lequel on séjourne, voix vivantes qui incarnent mieux l’âme d’un peuple que les monuments. L’exercice de l’écriture bénéficie lui aussi du dépaysement. Qu’aurait été Le Petit Prince sans la panne « à mille milles de toute terre habitée » que connut son auteur ? Écrire en voyage devient une manière d’exorciser à la fois la nostalgie de ses propres racines, du lieu et des amitiés que le voyageur s’apprête à quitter. L’écriture de l’ailleurs permet aussi, en notant impressions, émotions et observations, de conserver une trace de l’élan spontané de la découverte, quitte à transformer le carnet en récit, et partager ainsi l’expérience vécue avec un futur lecteur, qu’un livre lancera à son tour sur les routes…
Le Rythme de l’âne

Le Rythme de l’âne

de Mélanie DELLOYE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

Domestiqué il y a cinq mille ans et riche figure de la littérature ou de l’histoire, qu’il soit l’Aliboron des contes, l’âne de Buridan, l’âne Patience de Victor Hugo ou, sous le doux nom de Modestine, qu’il accompagne Stevenson à travers les Cévennes, l’âne est un formidable compagnon de voyage. Attachante, sobre, résistante, cette bête de bât aux yeux tendres offre au marcheur itinérant à la fois le moyen de s’affranchir de son bagage et des difficultés du terrain, et la chance de percevoir l’espace autrement, à un autre rythme – braiement matutinal, pâture méridienne, mise à la longe au soir. Le voyage en compagnie d’un âne devient ainsi une autre forme de dépaysement, où l’animal, de fidèle auxiliaire, devient parfois un merveilleux complice, et un sésame pour rencontrer les habitants d’une région ou d’un pays. Alors, le randonneur s’attire la sympathie des passants et des enfants, et, sur les chemins du monde, réveille le souvenir de l’antique connivence entre l’homme et cet animal.

La Magie des grimoires

La Magie des grimoires

de Nicolas WEILL-PAROT

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

Tous les livres voyagent ; et, parmi eux, ceux de magie suivent de plus secrets itinéraires encore : manuscrits clandestins circulant sous le manteau, traités copiés par des universitaires, précieux trésors offerts à des princes. Du temps où ils étaient manuscrits, les livres représentaient à la fois un merveilleux objet, dont la peau ou le papier s’ornait parfois de délicates enluminures, et un vecteur de la pensée et de la connaissance. Les livres de magie ajoutaient à tous ces attraits celui, plus mystérieux encore, d’une promesse de puissance. Dans l’atmosphère feutrée des bibliothèques, cet univers à part où le temps semble suspendu et l’espace, tapissé de reliures, une invitation aux élans de l’imaginaire, les chercheurs s’adonnent au déchiffrement inlassable des manuscrits et des incunables, et connaissent la ferveur et l’exaltation, la déception parfois de qui s’aventure en terre inconnue. Sous leurs yeux, page après page, l’histoire revit ; la grande, celle qui esquisse la destinée de l’humanité, mais aussi la petite, celle de l’humble copiste qui, dans le silence d’une chambre, d’un monastère ou d’un atelier, muni de sa plume ou de son stylet, a permis qu’un morceau du passé voyage jusqu’à nous à travers les péripéties des siècles, offrant à l’historien la possibilité de restituer un peu de ce temps disparu et de mieux le comprendre. Une quête qui, par la persévérance qu’elle nécessite et les recherches qu’elle implique, s’apparente à un voyage initiatique. Et les recherches autour des codex de magie révèlent au mieux le sens profond de cette pérégrination. De découverte en découverte, de cabinet de lecture en réserve de livres rares, l’amoureux des ouvrages anciens pénètre dans les hauts lieux de la conservation du patrimoine universel : des boiseries du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France à la salle sombre du Duke Humfrey’s Library dans la mythique bibliothèque Bodleian d’Oxford, des fonds infinis de la Vaticane à la collection Amploniana de la bibliothèque d’Erfurt… Chaque bibliothèque a son histoire, ses traditions et ses habitués : lecteurs assidus aux habitudes parfois cocasses, dilettantes curieux de tout, savants docteurs ou érudits maniaques, ils forment, avec les gardiens du temple que sont les conservateurs, une tribu passionnée qui sait que chaque livre recèle, outre le plaisir sans cesse renouvelé de la connaissance et de l’évasion, un peu de la mémoire du monde et de sa signification.
Le Parfum des îles

Le Parfum des îles

de Françoise SYLVESTRE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

Associées au rêve, à l’endémisme ou à l’isolement, les îles, mondes à part, sont de puissants auxiliaires de l’imaginaire, mais aussi des laboratoires naturels et humains. Lieux d’exception qui tiennent à la fois de la terre et de la mer, espoir du navigateur et refuge du solitaire, elles sont aussi des lieux d’inspiration, que privilégient les créateurs. Qu’il s’agisse des Kerguelen ou des San Blas, des Saintes ou des îles du Ponant, sous quelque latitude qu’elles soient, familières ou exotiques, les îles savent retenir le voyageur qui y fait escale ou s’y installe, tant sont séduisantes la pulsation des vagues sur leurs plages ou des rouleaux sur leurs récifs, la chaleur de leurs habitants, l’étrangeté des espèces animales qui s’y reproduisent, la sobriété du mode de vie qu’implique leur exiguïté ou leur peu de ressources. Par-delà les heurs et malheurs dont elles ont parfois été le théâtre, atoll des tropiques ou archipels des hautes latitudes, les îles sont là qui, au milieu des océans ou à quelques encablures seulement des métropoles, offrent à chacun la possibilité de croire qu’il saura s’y ressourcer, voire y recommencer sa vie.

La Soif d’images

La Soif d’images

de Matthieu RAFFARD

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

À l’origine de tout voyage, il y a des images : entrevues ou fantasmées, documentaires ou fictionnelles, elles sont un appel à prendre le large. Chacune d’elles représente une des mille facettes de ce kaléidoscope qu’est le monde, et nous invite à le parcourir pour confronter notre propre vision à celle qu’en offre la reproduction sur papier. Et puis, pour le photographe, tout voyage implique la réalisation d’images. Une réalisation qui a pour but, par le biais d’une technique infiniment variée dans les nuances qu’elle permet, d’immortaliser une scène, de saisir un visage, de capter les lignes d’une ville, de fixer les ombres et les courbes d’un paysage. Comme la peinture, mais au gré d’une temporalité différente parce qu’elle est un art de l’instant, la photographie habitue celui qui s’y adonne à porter sur le réel un regard plus aigu et plus conscient, et lui apprend à voir autrement choses et gens. Car l’œil du photographe-voyageur n’est jamais neutre ; de l’aube au crépuscule, la recherche de la lumière et du cadrage qui révéleront la beauté ou l’étrangeté du monde le maintient dans un état d’alerte, d’urgence et d’extrême sensibilité. Et le travail que le chasseur d’images opère à son retour, en fixant durablement sa moisson de couleurs et de formes et en la rendant visible pour autrui, prolonge et approfondit la quête entreprise durant son voyage.

Le Chant des voiles

Le Chant des voiles

de Christophe HOUDAILLE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2009 | 8,00 €

Larguer les amarres, hisser les voiles, mouiller l’ancre… ces actes de la vie du marin sont aussi de magnifiques métaphores du voyage. Partir en solitaire affronter pendant des mois la houle australe, les coups de tabac, la veille aux icebergs ou la solitude d’un hivernage, faire corps avec son bateau, s’abandonner en confiance à une voile fixée sur une coque, tout cela symbolise, pour notre monde soucieux de sécurité et de confort, la plus grande liberté qui soit. Naviguer, c’est entretenir une connivence hors du commun avec les éléments, l’océan bien sûr, mais aussi le ciel, berceau du vent ou de la tempête, et la terre, but du voyage ou lieu d’escale. C’est être sensible aux mille et une nuances de la mer, dont les irisations changeantes développent la sensibilité esthétique du marin et dont les humeurs et les caprices l’invitent à une confrontation qui lui permet d’éprouver son audace et sa force et de retrouver sa nature profonde. C’est aussi tisser des liens avec le peuple de la mer, les réconfortants compagnons de voyage que sont les baleines ou les dauphins, l’étrange luminescence des méduses, l’amical ballet des goélands et des albatros. C’est, enfin, entrer dans une communauté d’hommes et de femmes dont les valeurs et les rêves, forgés dans le sel et les embruns, sont un antidote à la société de consommation.

Les Bonheurs de l’aquarelle

Les Bonheurs de l’aquarelle

de Anne LE MAÎTRE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

Glisser dans son bagage quelques couleurs et un carnet de croquis, prendre le temps de s’asseoir, sur une pierre ou un banc, et de recueillir du bout du crayon le spectacle qui s’offre à vous… Colline ou cathédrale, âne ou pissenlit, dessiner en voyage, c’est, à mille lieues de l’instantanéité photographique, toujours prendre le temps de l’écoute, du regard et donc de la rencontre. Ralentir le pas, faire naître un paysage sous son pinceau et rapporter un témoignage vivant des voyages accomplis, c’est aussi prolonger son périple par l’imaginaire. Car l’aquarelle itinérante est un double voyage, dans un lieu étranger et dans sa re-création par le pinceau. Elle apprend à regarder le monde autrement, à être attentif aux nuances et aux lignes de force, et, en restituant les contrées explorées d’une façon personnelle et sensible, permet en outre de revivre le moment de leur découverte.

L'Esprit du geste

L'Esprit du geste

de Arnaud COUSERGUE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

Avec pour devise « quel que soit le niveau obtenu, il faut continuer d’apprendre », Arnaud Cousergue fonde sa pratique des arts martiaux sur une discipline personnelle, devenue pour lui une seconde nature, qui enseigne le respect, l’engagement, la recherche de la pureté du geste et de l’esprit. C’est souvent un désir de puissance et de reconnaissance qui motive l’inscription dans un dojo, mais il devra laisser place à quelque chose de plus profond qui conduit le disciple à abandonner le monde des apparences. Plus qu’un système de combat, l’art martial révèle au pratiquant ses capacités, ses limites et d’autres formes de perception. L’entraînement est un moyen de développer un état mental qui favorise le sens de l’adaptation et permet de développer une plus grande conscience. Enfin, l’étude de ces disciplines, que ce soit à travers la relation entre l’élève et son maître, la quête de l’excellence ou un code d’honneur, est un sésame pour accéder aux cultures extrême-orientales, notamment japonaise.

La Caresse de l’onde

La Caresse de l’onde

de Patrice DE RAVEL

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

Originaire des forêts du nord de l’Amérique, la pratique du canoë, qui seule rendit possible l’odyssée des « coureurs de bois », est aussi changeante que les cours d’eau, vifs ou nonchalants, qu’il permet de découvrir. Lui seul peut se jouer des chutes et des rochers, descendre ou remonter les rivières, les relier entre elles grâce à son portage. Son ingéniosité n’en finit pas de nous étonner. Les horizons qu’il ouvre sont proportionnels à la richesse de sa technique. Silencieux et discret, ce mode de déplacement offre une approche originale des paysages. Du milieu d’un lac ou d’une rivière, du fond d’une vallée ou au cœur d’une ville, une fois la pagaie en main, la perception des lieux qui semblaient connus est bouleversée. Les repères cèdent ou se mêlent. Le chant de l’eau qui berce les riverains a, pour le pagayeur, une signification particulière. Bien que la terre soit toujours frôlée, l’univers aquatique impose ses règles. Les chaussées des moulins, les ponts, les rochers qui affleurent, les arbres même, changent de fonction. La rivière abandonne à ses rives son rôle de frontière pour devenir un intervalle indécis sur lequel nous embarquons tous nos désirs d’évasion. Le canoë est un espace flottant entre terre et eau mais, finalement, qui, de la pagaie à la surface ou de l’onde sous le bateau, caresse l’autre ?

Le Secret des pierres

Le Secret des pierres

de Marie CHASTEL

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

La pierre est omniprésente dans la vie de l’homme depuis les origines. À la fois outil, arme et moyen de faire jaillir le feu, elle a permis à l’humanité naissante de trouver refuge sous ses parois et de laisser trace de son passage, que ce soit par des gravures rupestres, des cairns, des mégalithes, des pyramides ou des temples. La pierre accompagne aussi chaque homme dans son développement, depuis l’enfance – qui n’a collecté les cailloux du chemin ou joué à faire des ricochets ? – jusqu’à la tombe – dont le marbre conservera son nom. Majestueuse ou délicate, sombre ou translucide, elle se dissout en sable comme l’homme retourne en cendres ou à la poussière. Mémoire des ères géologiques et des bouleversements terrestres, elle est aussi un inépuisable champ d’expression pour les tailleurs et les sculpteurs qui, depuis toujours, la travaillent afin d’y exalter la vie.

L'Enchantement de la rivière

L'Enchantement de la rivière

de Philippe NICOLAS

Petite philosophie du voyage (TRANSBORÉAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

L’ouvrage s’intéresse à la spiritualité quotidienne d’une pratique de plein air, la pêche à la mouche. Partir à la pêche est un manifeste : se soustraire pour un temps aux contrariétés du monde contemporain pour s’immerger dans la prodigalité de la rivière et vivre un réenchantement. En France, en Europe ou au Canada, le pêcheur à la mouche est en quête de liberté dans et avec l’environnement. L’exercice de la mouche fouettée lui confère une conscience écologique rare : il ne peut entrevoir l’avenir de l’homme sur Terre si les représentants de la faune et de la flore sauvages disparaissent. C’est pourquoi il en vient souvent à pratiquer la « graciation » – comme disent les Québecois – ou le catch and release – pour les anglophones –, en remettant à l’eau sa prise. Au-delà du poisson migrateur qu’il convoite, le moucheur cherche une rencontre avec l’univers, en bref une perspective d’habiter la Terre dans un devenir libre et joyeux.

L'Appel de la route

L'Appel de la route

de Sébastien JALLADE

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 8,00 €

L’ouvrage développe la mystique moderne du voyage et, à partir de la riche expérience de l’auteur, explore les motivations, conscientes ou inconscientes, des candidats au départ. Indépendamment du type de voyage, de sa durée ou du pays traversé, quelles aspirations profondes relient les voyageurs contemporains ? Partir est un manifeste : c’est l’expression d’une défiance à l’égard de son propre système de valeurs, dans le secret espoir de contribuer à le changer au retour. Qu’il se risque dans une région déserte ou aborde l’agitation des métropoles, le voyageur est en quête de liberté et choisit son identité. L’exacerbation du sujet en action et de sa « mise en danger » permet d’affronter une géographie (naturelle ou humaine) radicalement différente. L’enjeu : la conquête de soi, par laquelle le voyage ne se limite plus à un défi mais reflète les contradictions et les ambiguïtés de l’existence. Comment en effet expliquer de façon rationnelle une démarche qui, le plus souvent, ne l’est pas ?

Au cœur de l’Inde

Au cœur de l’Inde

de Amandine CHAPUIS & Éric CHAPUIS

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2009 | 20,00 €

Jeunes mariés, Amandine et Éric Chapuis décident de partir pour un voyage de noces d’un an afin de vivre pleinement leur engagement. Ils rêvent de l’Inde, qu’ils vont traverser pas à pas, tels des pèlerins, du sud au nord, trouvant le sens de leur marche dans les rencontres au fil du chemin. De simples sourires en confidences échangées le temps d’un thé, d’un repas ou d’une nuit, ils pénètrent au cœur de ce pays aux mille facettes. Leur route les conduit aussi bien dans le logis de pêcheurs chrétiens que dans la plantation d’un propriétaire musulman, un hameau d’intouchables, une famille de citadins laïcs ou un sanctuaire hindou.
En huit mois de marche, le couple relie, via les rizières du Tamil Nadu et les jungles du Kerala, les plages idylliques de Goa, le désert du Rajasthan puis les plaines du Penjab, enfin les contreforts sauvages de l’Himalaya. Entre ferveur et sagesse, doute et déraison, ce voyage hors du commun a développé en eux le plus précieux des trésors : une foi profonde en la nature humaine.
Pèlerin d’Occident

Pèlerin d’Occident

de François-Xavier DE VILLEMAGNE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2009 | 22,50 €

Séduit par une Italie rêvée, c’est à pied que François-Xavier de Villemagne a choisi de rejoindre Rome, prenant son temps sur des voies buissonnières et dessinant une boucle jusqu’à l’extrême-sud du pays avant de rejoindre la Ville éternelle et la basilique Saint-Pierre, but du pèlerinage à la tombe de l’Apôtre. Un voyage de six mois et 4 000 kilomètres, de Paris à Rome, des glaciers du Cervin aux oliveraies des Pouilles, de Florence et des hauts lieux de la Toscane à Naples et à la terre âpre de la Basilicate, nourri de rencontres et de la découverte d’une Italie méconnue. De cette confrontation avec le pays d’aujourd’hui et le pays rêvé des artistes, des œuvres d’art et de l’épopée antique naissent un regard porté sur le monde et un cheminement intérieur forgé par les rudesses de l’existence vagabonde.

Himalaya

Himalaya

de Tullio RIZZATO & Carine ROCHEZ

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2008 | 25,00 €

Huit mois de collecte, du Ladakh au Sikkim, en passant par le Népal et le Tibet, ont permis aux auteurs de s’imprégner des ambiances musicales et sonores de l’arc himalayen. Chants de moisson ou de veillée des Ladakhis, d’amour de la Spiti, oraison hindoue ou joutes oratoires des moines tibétains, ragas du Népal, manifestation des indépendantistes bengalis, ode de berger lepcha, c’est tout l’univers et les préoccupations des peuples du Toit du monde qui, par-delà les images, se révèlent à travers un CD-audio aux qualités d’écoute professionnelles, rehaussée par la narration du voyage et de ses rencontres, ainsi que des explications sur les modes et les instruments musicaux.

Ténéré

Ténéré

de Jean-Pierre VALENTIN

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2008 | 20,00 €

Depuis le Moyen Âge, des caravanes arpentent les étendues les plus isolées du Sahara. Le Ténéré, désert des déserts absolument plat, et l’erg de Bilma, au Niger, sont toujours traversés par ces files de dromadaires lourdement chargés de marchandises. Chaque automne, les Touaregs de l’Aïr quittent ainsi leurs montagnes pour rejoindre la falaise du Kaouar, 800 kilomètres plus à l’est. À la même période, les éleveurs toubous du massif du Djado – en famille parfois – s’élancent dans les immensités dunaires qui les séparent des marchés du Sahel, en particulier du territoire des fascinants bouviers wodaabe… Ce rythme séculaire des échanges autorise la circulation des pains de sel de Bilma, des dattes des oasis du Kaouar et du Djado, des céréales soudanaises. Il permet la vie dans ces endroits si reculés du Sahara. L’ouvrage offre une immersion totale dans la vie quotidienne de ces nomades des marges désertiques.

Le Testament des glaces

Le Testament des glaces

de Emmanuel HUSSENET

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2008 | 18,00 €

Emmanuel Hussenet aborde la question du retrait des glaces et du réchauffement climatique sous un angle inédit, dépassant le constat scientifique pour explorer les paradoxes du progrès.
Pour lui, la crise actuelle s’explique par la corruption du lien à la nature, mais aussi par une déficience spirituelle et un rejet de l’esprit d’aventure. Familier des expéditions polaires, il montre en quoi le voyage aventureux, bien au-delà de la satisfaction de celui qui l’entreprend, offre un remède à nos contradictions, et libère l’énergie nécessaire à une véritable mobilisation des consciences.
Le Testament des glaces, c’est aussi un regard à la fois personnel et documenté sur les hautes latitudes, une manière poétique d’approcher la transparence avant qu’elle ne se retire, et nous laisse orphelins.
Un rêve éveillé

Un rêve éveillé

de Jacques LACARRIERE

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2008 | 24,00 €

La passion de Jacques Lacarrière pour le théâtre est indissociable de son goût pour la Grèce, découverte en 1947 avec le Groupe de théâtre antique de la Sorbonne : la troupe joue Les Perses à Épidaure, faisant revivre, à vingt-cinq siècles d’intervalle, ce haut lieu de l’art dramatique. Devenu critique théâtral, Jacques Lacarrière poursuit une activité de metteur en scène, de L’Orestie aux œuvres de Ritsos, et de traducteur, notamment des pièces d’Eschyle et de Sophocle. Après sa mort en 2005, sa femme, la comédienne Sylvia Lipa, a eu à cœur de rassembler tous ses écrits sur le sujet. Qu’il s’interroge sur le sens et la portée du théâtre antique, la place du chœur, le rôle des costumes et de la musique ou l’actualité des mythes, Jacques Lacarrière célèbre le théâtre, ce « rêve éveillé », comme un art vivant et éternellement jeune.
Pouyak

Pouyak

de Paul-Émile VICTOR

Hors collection (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2008 | 20,00 €

Dans la lignée du fameux Apoutsiak, succès non démenti des albums du Père-Castor, Paul-Émile Victor s’est inspiré en 1948 du folklore de la côte est du Groenland, où il séjourna au milieu des années 1930, pour relater l’histoire d’une fillette désobéissante qui, hors de l’iglou familial, découvre le monde terrifiant de « ceux qui ne dorment jamais », d’où, après de multiples aventures, elle reviendra assagie.
En sus des illustrations du talentueux dessinateur qu’était l’explorateur et le fondateur des Expéditions polaires françaises, des illustrations de Stéphane Victor, l’un de ses fils, complètent ce drolatique album, resté inédit.

Lac Baïkal

Lac Baïkal

de Sylvain TESSON

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 32,00 €

Véritable mer intérieure, le lac Baïkal est le berceau de légendes sur la genèse du monde : les chamans le considèrent comme un de ses piliers énergétiques. Bénéficiant d’un microclimat, « l’œil bleu de la Sibérie » est un sanctuaire de la vie sauvage, qui abrite une exceptionnelle diversité d’espèces animales, dont le phoque et l’ours brun sont les plus emblématiques.

L'Euphorie des cimes

L'Euphorie des cimes

de Anne-Laure BOCH

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

Pourquoi aller au sommet quand on peut se contenter du col ? Pourquoi chercher les itinéraires les plus directs, les plus difficiles, les plus engagés ? Pourquoi affronter le danger, le froid, l’inconfort, la souffrance, quand les sentiers balisés offrent une découverte tranquille de la montagne ? L’esprit de l’alpinisme n’est pas celui des succédanés aseptisés que la société moderne propose en lieu et place de l’aventure alpine. Au fondement de cette passion, le besoin mystérieux de se confronter à une nature immense qui accueille et domine, sans que jamais la volonté de conquête n’attente à sa pureté. Cette mystique de l’effort inutile, enracinée dans la tradition occidentale du dépassement de soi, conduit à une expérience qui transcende toutes celles que la vie ordinaire réserve : l’euphorie des cimes, la plus belle des récompenses.

Le Murmure des dunes

Le Murmure des dunes

de Jean-Pierre VALENTIN

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

Le sable du Sahara fredonne sur le flanc de ses plus hautes dunes, qu’elles soient vives, isolées, regroupées en erg, ocre, blondes ou rousses. Et tandis que le vent les caresse, les façonne et les détruit, les puits et les palmeraies, les cavités rupestres, les campements et les caravanes chamelières chantent la mémoire des peuples du désert. Leur univers, âpre mais en lien permanent avec la nature, permet de reconsidérer notre rapport à elle, d’esquisser une réponse aux maux qui l’assaillent et la défigurent. Prendre part à une méharée, lamper le thé au bivouac du soir et prêter attention au murmure caressant des dunes, c’est communier avec le temps et le monde.

L'Ivresse de la marche

L'Ivresse de la marche

de Emeric FISSET

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

À l’heure où explosent les formes de voyage rapide et facile, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur au long cours ? Grâce à la diversité des terrains et des climats qu’il affronte, au rapport spécifique qu’il tisse avec les lieux qu’il aborde, le voyageur à pied témoigne de découvertes et de sensations particulières, intimement liées à l’ascèse et à la simplicité de sa vie nomade : la rencontre humaine, que la marche rend plus sincère, le face-à-face avec la faune sauvage, qu’elle permet d’approcher de plus près, un retour méditatif sur soi enfin, sont les récompenses de celui qui fait l’effort de cheminer librement et de prendre son temps.

Le Cantique de l’ours

Le Cantique de l’ours

de Stéphan CARBONNAUX

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

Partir en quête de l’ours, dans les Pyrénées, la Slovénie ou les Balkans qu’il hante par sa présence discrète, c’est bien sûr découvrir un animal à l’intelligence et aux capacités surprenantes, sentir qu’une forêt sans ours n’est pas une vraie forêt, plonger dans une histoire ancestrale qui l’a hissé du rang de commensal de l’homme à celui de divinité. Lou Pè-descaùs, “le Va-nu-pieds”, comme disent les Béarnais, le voilà, le vrai roi sauvage ! Et quiconque a vu l’ours n’est plus tout à fait le même. En Europe, le défendre est un combat d’avant-garde, celui de la préservation de vastes territoires sauvages au cœur même de nos sociétés modernes si dévoreuses d’espace et donc de liberté. Marcher dans les pas de l’ours, notre frère sauvage, ouvre des horizons insoupçonnés sur lui et sur nous-mêmes.
Le Goût de la politesse

Le Goût de la politesse

de Bertrand BUFFON

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

La politesse n’est pas l’apanage d’une tradition ou d’un peuple : elle est à l’origine des échanges, en ce qu’elle les rend possibles. Qu’elle concerne les modalités de la relation à autrui dans la vie courante ou celles de la relation à l’étranger, la politesse marque le respect que, avant même qu’on ait appris à le connaître, on est prêt à témoigner à l’autre. Elle est un art de vivre et une chance pour l’individu désireux d’entrer en communion avec ses semblables et de faire de la vie en société un bonheur renouvelé. C’est pourquoi la politesse, loin d’être une somme de règles tatillonnes, est une forme d’élégance et d’attention ; en introduisant la distance préliminaire qui ouvrira ensuite au cercle de l’amitié et de la familiarité, elle permet, au-delà de l’altérité, d’accéder à un surcroît d’humanité.

La Poésie du rail

La Poésie du rail

de Baptiste ROUX

Petite philosophie du voyage (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 8,00 €

Voyager en train est une routine et une jubilation. Le charme des machines, l’atmosphère chaleureuse ou lugubre des gares ou encore la torpeur d’un compartiment bondé renvoient à l’instant immédiat et convoquent également les souvenirs diffus d’une vie itinérante. Que l’on soit seul ou en groupe, dans une micheline ou à bord d’un TGV, le parcours ferroviaire impose naturellement son temps et son espace, transformant le paysage en durée, contractée ou dilatée selon la vitesse. Voyager en train, c’est aussi reprendre instinctivement des habitudes qui, sans renvoyer à la seule expérience intérieure, posent la question de la présence de l’autre, dans le partage plus ou moins imposé de son intimité. Rencontres, projections, rêves sur les grandes lignes mythiques : le train semble être par nature l’un des meilleurs stimulants de l’imaginaire.

Indonésie

Indonésie

de Olivier LELIÈVRE

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2008 | 32,00 €

Véritable continent maritime avec 5 200 km d’est en ouest et 1 760 km du nord au sud, l’Indonésie forme un pont entre l’Asie du Sud-Est et l’Océanie. Qui n’a rêvé de visiter cette Insulinde peuplée de 245 millions d’habitants, qui relèvent de trois cents ethnies et parlent des centaines de langues différentes ? Route des épices, ceinture de feu du Pacifique, porteurs de soufre du Kawah Ijen, transes balinaises, batik et ikat, varans et orangs-outans, hécatombes de buffles et crémations, pirates et palais de sultans : de Sumatra à la Papouasie occidentale, en passant par Java, Bali et les Moluques, les 17 500 îles de l’archipel égrènent autant d’images, celles d’un pays aux traditions fortes ancrées dans des paysages infiniment variés – volcans actifs, rivages enchanteurs, forêts encore vierges ou rizières savamment cultivées.

Nationale 7

Nationale 7

de Albéric d' HARDIVILLIERS

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2008 | 18,00 €

« Entre les chambres d’hôtel, identiques d’Istanbul à Pékin, et toutes les voix que nous ne comprenions guère, nous finissions pas trouver à Roscoff et Saint-Étienne un caractère d’étrangeté aussi prometteur que Kashgar ou Aden. Nous avions envie de pouvoir réentendre les gens, de pouvoir rattacher les paysages à une histoire plus ou moins connue et l’idée d’un voyage sans exotisme, à l’exotisme défloré, ne nous déplaisait pas. Ce que nous voulions aussi, c’était retrouver la route et ses penchants : cigarettes cérémonieuses posées le long du jour comme des balises, vent chaud, cheveux poussiéreux, villes inconnues, et la chaleur surtout, qui brûle les derniers restes d’orgueil. Alors, quand il a fallu partir, nous n’avons pas hésité longtemps. »

Le Diois

Le Diois

de Noak CARRAU & Corine LACRAMPE

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2008 | 20,00 €

« Avec Érik le forestier et Bruno le garde, nous avons arpenté les sentiers du Vercors, observé les chamois, admiré les orchidées, ramassé truffes et framboises. Nous avons aussi récolté le muscat avec Jean-Denis, distillé le thym et le genièvre avec Claire et même découvert les coulisses du cirque avec Martine. Nous avons goûté au pain d’Aucelon, à la clairette de Die et aux picodons de Barsac. Autant d’images, autant de rencontres. Un Diois – des Diois. Et nous, citoyens du monde, vigilants envers les dérives identitaires, nous sommes pourtant devenus un peu barsacous, et fiers de cet enracinement. Nous considérons comme un privilège d’avoir pu suivre, de saison en saison, ces personnes remarquables, ces figures du Diois, dans leur quête d’une forme d’harmonie rurale. »

Plumes des champs

Plumes des champs

de COLLECTIF

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2008 | 20,00 €

« Au fil de l’atelier d’écriture, ce qui se cache derrière la trompeuse évidence qu’il n’y aurait dans une vie de paysan rien de particulier se dévoile : le lien privilégié avec une bête, le rapport au troupeau, l’acuité du regard et du toucher qui décèlent une maladie, l’effort du corps au travail et sa confrontation avec celui de l’animal, le sens de l’observation qui évalue la pousse des semis et la maturation des fruits, la faculté de prévoir, de planifier et d’intervenir au bon moment, que ce soit pour une mise bas ou pour une récolte. »

Sous les yourtes de Mongolie

Sous les yourtes de Mongolie

de Marc ALAUX

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2007 | 20,90 €

Marc Alaux a parcouru plus de 6 000 kilomètres à pied au pays du Ciel bleu. De la frontière chinoise aux marches sibériennes, il a traversé les prairies centrales et orientales, mais aussi l’interminable désert de Gobi et les confins montagneux et boisés. Désireux de partager le mode de vie des « Fils de la steppe », il s’est initié à la langue mongole, a lié des amitiés, vécu sous la yourte des éleveurs nomades, pris part aux tâches pastorales, aux fêtes et aux migrations saisonnières. Il a aussi séjourné à Oulan-Bator, la capitale, et dans les villages isolés, afin de saisir toutes les nuances d’une société passée en moins d’un siècle du féodalisme au système communiste puis capitaliste. Il livre sur sa quête de l’âme mongole un récit d’aventure qui est aussi un essai d’ethnologie.

Roues libres

Roues libres

de Fabrice TULANE

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2007 | 18,00 €

Nostalgique des étés à voyager en famille en estafette à travers les pays de l’Est, Fabrice Tulane décide de repousser ses frontières, au sens propre comme au figuré. Ses vingt-sept bougies à peine soufflées, il quitte la France au guidon d’une Yamaha 660 XTZ Ténéré. À l’évidence les deux années prévues ne suffisent pas à étancher sa soif d’aventure. Il rentre fin 2006, après huit ans et 270 000 kilomètres sur les cinq continents à travers 46 pays, visités parfois en spectateur, souvent en acteur d’une aventure érigée en style de vie. Il noircit son carnet de route à travers l’Europe de l’Est, la Russie jusqu’au fin fond de la taïga sibérienne, le Japon déroutant, l’Asie du Sud-Est où les Vietnamiens le retiennent en prison. Puis viennent l’Australie, les États-Unis où un chauffard croise sa route, le Mexique, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud qu’il peine à quitter, comme l’anaconda épris de sa moto au Venezuela. L’Afrique de l’Ouest vient parachever son périple. Pour assurer sa survie de voyageur au long cours, il travaille en freelance avec les magazines de moto intéressés par ses récits d’aventure. Huit années de bonheur où l’auteur éprouve au plus haut point la sensation d’être libre, restituée dans un texte au caractère brut d’un road movie.
Paysans

Paysans

de Frédéric GANA & Tifenn HERVOUËT

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2007 | 20,00 €

Pourquoi une exploitation agricole disparaît-elle tous les quarts d’heure en France ? Qu’en est-il de la présence d’OGM dans nos assiettes, de leur toxicité éventuelle et de notre capacité à choisir ou non d’en consommer ? Qu’en est-il aussi de la nocivité des pesticides et des conservateurs, des procédés industriels du secteur agroalimentaire ? Pourquoi une si faible reconnaissance de l’agriculture biologique ? Quel est le bien-fondé de mettre au point des semences stériles, de déplacer des céréales ou des légumes sur des milliers de kilomètres, de manger de tout quelle que soit la saison ?
C’est pour répondre à ces questions que Frédéric Gana et Tifenn Hervouët, deux jeunes citadins franciliens, gourmands, passionnés de cuisine, ont voyagé à travers la France, de mars à septembre 2005. Ils ont ainsi rencontré quatre-vingts producteurs et artisans des métiers de bouche : du maraîcher au céréalier, du boulanger au fromager, du chocolatier au vigneron, de la plaine à l’estive, de l’étable à l’atelier de transformation, leurs pas les ont conduits à l’origine des aliments. Cette quête de la relation que l’homme entretient avec sa terre leur a permis d’appréhender la réalité d’une agriculture naturelle, respectueuse de la biodiversité et du paysage, ainsi que du travail des hommes. Et les citadins qui se qualifiaient de hors-sol ont retrouvé leurs racines, une intimité avec la terre nourricière, et donné du sens à leur vie.

Méditerranée

Méditerranée

de Julie SIBONY

La clé des champs (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2007 | 18,00 €

« Peut-on aller jusqu’à parler d’une culture commune, d’une identité méditerranéenne ?
Je n’ai pas la prétention de pouvoir répondre de façon définitive à une aussi vaste question, sur laquelle même les spécialistes s’écharpent, mais j’ai eu envie d’aller y voir de plus près pour tenter de collecter, par un procédé ludique et subjectif, ce que pourraient être les composantes d’une telle identité. En août 2004, je suis donc partie sur les routes avec Axelle Hutchings, une amie qui partage mon goût du voyage et de la Méditerranée, et nous avons mis un an pour en faire le tour dans une petite camionnette verte. Tout au long du chemin, nous avons troqué des objets au gré de nos rencontres, en les faisant passer de mains en mains et de pays en pays. Nous proposions aux gens de nous donner quelque chose qui, pour eux, représentait la Méditerranée, que ce soit par son histoire, son usage, sa provenance, sa texture ou son pouvoir suggestif, sans que jamais n’entre en compte aucune valeur marchande. Parties de Paris avec un plant d’olivier, nous l’avons échangé à Gibraltar contre un premier objet, à son tour échangé plus loin contre un deuxième, et ainsi de suite jusqu’à former au bout d’un an une chaîne de 85 trocs : 85 rencontres et autant de regards sur la Méditerranée.
Ces objets – à l’exception du dernier d’entre eux, fruit de tous les trocs précédents – ne sont plus en notre possession ; nous les avons semés en chemin comme autant de cailloux au bord de la mer. Mais avant d’être cédé, chacun a été photographié, et cette collection d’images constitue aujourd’hui le plus fidèle des carnets de voyage, scandant le récit de notre itinéraire et dessinant en filigrane les rencontres qui ont nourri notre route. Futiles ou essentiels, évidents ou incongrus, poétiques ou terre à terre, ces objets dressent ensemble un portrait composite et aléatoire de la Méditerranée, telle qu’elle est perçue par ses habitants. Ils sont aussi la matérialisation de la chaîne humaine que nous avons tissée d’étape en étape : chaque personne est liée à la précédente ainsi qu’à la suivante par l’intermédiaire de l’objet échangé. Et puisque aujourd’hui les marchandises circulent plus facilement que les hommes en Méditerranée, nous avons voulu rétablir ainsi, même symboliquement, un lien continu entre les populations du Bassin, aussi ténu soit-il. »

Voyage en Mongolie et au pays des Tangoutes (1870-1873)

Voyage en Mongolie et au pays des Tangoutes (1870-1873)

de Nikolaï PRJEVALSKI

Le génie des lieux (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2007 | 22,50 €

Au retour d’un premier voyage en Sibérie dans la région de l’Amour et de l’Oussouri, Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski (1839-1888), officier natif de Smolensk, émet l’idée d’une mission scientifique à travers la Mongolie et le Tibet, alors sous domination mandchoue. Soutenu par la Société russe de géographie, il se met en marche à la fin de l’année 1870. Depuis le lac Baïkal, il rallie Ourga, siège du Bouddha vivant des lamaïstes mongols, avant de rejoindre Pékin par la route du thé et d’entreprendre plusieurs expéditions à pied, à cheval et à dos de chameau : la première est conduite, malgré les tempêtes printanières, à la lisière orientale des vastes steppes mongoles ; les deux autres le mènent en amont du fleuve Jaune et jusque sur le plateau tibétain. Dans un effort ultime, il trace sa route de retour en 1873 à travers le Gobi, le plus grand désert d’Asie.
Déjouant les ruses mandchoues et la menace d’insurgés musulmans, le voyageur cartographie la région et constitue des collections naturalistes ; il décrit aussi, dans un récit savoureux, les mœurs et les institutions des éleveurs nomades dont il traverse les campements de yourtes. Patriote, il fait passer son devoir avant tout, endurant sans plainte les pénuries et les aléas climatiques.
La recherche scientifique sert aussi les ambitions territoriales de la Russie impériale. La seconde moitié du XIXe siècle voit le réveil de l’intérêt du tsar pour l’Asie et l’apogée du Grand Jeu, la rivalité russo-britannique pour la possession du Turkestan. L’Empire céleste vacille, rongé par les dissensions internes et les attaques des puissances coloniales, qui lui arrachent le droit de commercer en ses frontières. De simple marche désertique de la Sibérie traversée par les caravanes de négociants de fourrures et de thé, la Mongolie devient le centre géographique de l’Asie et le seuil de la Chine. Acteur de la course des Russes vers le soleil levant, Nikolaï Prjevalski incarne à leurs yeux, et incarnera encore à l’époque soviétique, l’explorateur par excellence.
Kamtchatka

Kamtchatka

de Julie BOCH & Emeric FISSET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2007 | 20,90 €

Péninsule isolée de l’Extrême-Orient russe, sanctuaire des ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est un paradis sauvage pour le marcheur, quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l’esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Émeric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans actifs où jaillissent des geysers et des sources chaudes, sa chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnée de rivières impétueuses, où vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu’au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Au souffle du récit d’aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes fauves se mêle l’émotion des rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes, ainsi que l’écho des découvreurs, de Béring à Kracheninnikov, sans oublier le comte de Lapérouse.

Birmanie

Birmanie

de Jérôme KOTRY

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/09/2006 | 32,00 €

Entre l’Inde et la péninsule Indochinoise, la Birmanie abrite, outre les fiers Bamar, de nombreuses ethnies que leurs origines, leurs langues et leurs costumes distinguent. Des Naga aux Arakanais, des Kachin aux Shan, sans oublier d’autres peuples attachants comme les Môn et les Karen ou les Intha du lac Inlé, c’est une mosaïque humaine colorée qui se dévoile sur cette terre qu’irriguent les grands fleuves venus des confins tibétains, où les palmiers à sucre et les pagodes sont autant de repères pour les yeux et pour l’âme. Terre de paysans et de moines, mais aussi de l’étrange culte des nat, honorés au cours de cérémonies médiumniques ancestrales.
En pays kirghize

En pays kirghize

de René CAGNAT

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/09/2006 | 32,00 €

Au cœur des monts Célestes, le pays kirghize est un miracle de la nature. Ce bout du monde voit, du corridor afghan du Wakhan à l’Issyk-Koul, de l’oasis du Ferghana au Xinjiang chinois, la rencontre d’immenses montagnes aux lignes pures, de lacs tièdes et limpides et de steppes grandioses dont la clarté nimbe toute chose d’une transparence ineffable. Les populations qui habitent ces hautes terres ont gardé sous la yourte l’authenticité des coutumes ancestrales et la générosité de l’accueil nomade. Par les chemins de la soie ou les sentiers de la transhumance se découvrent, au fil des paysages comme au fond des âmes, une lumière et un naturel que l’adversité ne parvient pas à ternir.

Seule sur le Transsibérien

Seule sur le Transsibérien

de Géraldine DUNBAR

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/06/2006 | 20,90 €

C’est par le légendaire Transsibérien que Géraldine Dunbar a choisi de renouer avec la Russie. Dans les gares où elle fait étape et lors de ses échappées dans la steppe ou la taïga, la voyageuse croise des gens d’horizons divers – cheminots, étudiants, militaires, chasseurs, pêcheurs, anciens déportés ou nouveaux riches –, tous réunis dans la vie du train, dont elle emprunte les trois classes. Après 10 000 kilomètres de l’Oural à l’Amour en passant par les rives du lac Baïkal, l’auteur atteint l’océan Pacifique. Quatre mois d’enchantement, à goûter les zakouskis et le charme des conversations, à contempler l’infini des paysages, à visiter les villes de Sibérie et à vivre sous le regard attentionné des chefs de wagon pour, enfin, faire siens les mots de Tolstoï : « Est seul vivant celui qui aime. »

Le Bestiaire du voyageur

Le Bestiaire du voyageur

de COLLECTIF

Chemins d’étoiles (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2006 | 20,00 €

Transhumance, curiosité scientifique, pêche hauturière ou passion naturaliste : diverses sont les raisons pour lesquelles les animaux, domestiques comme sauvages, ont poussé les hommes au voyage. De selle ou de bât, les bêtes sont aussi compagnes de route ; fabuleuses ou symboliques, elles représentent enfin un motif universel de l’imaginaire.
Centaures associés aux barbares dans l’Antiquité, hybrides monstrueux dont le Moyen Âge peuplait les terræ incognitæ, hommes-singes des contrées isolées : l’animal renvoie à notre vision de nous-mêmes et des autres. Capturé pour sa peau, ses défenses ou sa chair, exhibé en signe de richesse ou devant des foules en mal d’exotisme, il est souvent la victime et l’esclave de l’homme. Pourtant, lorsque celui-ci en fait son sujet d’étude ou son alter ego, qu’il chemine à sa découverte ou à ses côtés, le bestiaire du voyageur devient l’éloge du respect et l’occasion de retrouvailles privilégiées avec la nature.
Telles sont les perspectives qu’ouvrent les auteurs, qu’ils aient voyagé à cheval, à dos de dromadaire ou d’éléphant, qu’ils soient zoologues, historiens, ethnologues ou encore photographes, de ce numéro de Chemins de traverse._x0000__x0000_
Passage du Mékong au Tonkin (1887-1888)

Passage du Mékong au Tonkin (1887-1888)

de Auguste PAVIE

Le génie des lieux (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2006 | 22,50 €

La passion du voyage et de la découverte, c’est ce qui poussa Auguste Pavie (1847-1925) de Dinan vers l’exploration du Cambodge, du Laos et du Vietnam. Recruté en 1869 comme agent des Télégraphes de Cochinchine, il est nommé vingt ans plus tard ministre résident à Bangkok. À son arrivée à Saigon, ville française depuis dix ans, il est chargé de reconnaître les régions reculées pour en faire le relevé cartographique.
En pirogue, à pied ou à dos d’éléphant, Auguste Pavie sillonnera fleuves et forêts d’Indochine pendant un quart de siècle. Marchant pieds nus, se nourrissant de riz, il adopte les usages locaux, persuadé qu’ils sont les mieux adaptés à la vie en jungle. Topographe, il se fait aussi naturaliste, et à la pratique des sciences de la nature il ajoute celle des sciences humaines, notamment l’ethnographie. Il se montre curieux des peuples qu’il rencontre et dont il a appris la langue, recueille leurs légendes, observe leurs coutumes. Pour compléter ses observations, il traduit les textes anciens et emporte avec lui son encombrant appareil photographique.
Le but de ses voyages est cependant diplomatique. Nommé consul à Luang Prabang en 1885, il doit regagner son poste puis rayonner vers les confins. Sa mission est double : faire valoir les droits de la France sur le Laos contre les prétentions du Siam, et garantir le passage du Laos au Tonkin. Lorsqu’il se met en route pour les « douze cantons thaïs » en 1887, c’est avec la certitude qu’il pourra les rallier à la France, même seul et sans escorte. Ni la surveillance des commissaires siamois, ni les incursions des bandes chinoises ne le détournent de sa route, et, un an plus tard, il rejoint à Diên Biên Phu la colonne française partie de Hanoi.
Libre-penseur charmé par la sagesse des bonzes, jeune républicain séduit par le vieux roi de Luang Prabang, Auguste Pavie s’aventure dans des contrées quasiment inconnues des Européens de son époque. Si l’histoire officielle retient qu’il contribua à faire reculer l’influence siamoise sur les rives du Mékong et ajouta le protectorat du Laos à l’Indochine française, le lecteur contemporain se délectera surtout des paysages et des personnages que cet homme d’action et de convictions dessina avec bonheur au cours de ses immenses pérégrinations.
Le Souffleur de bambou

Le Souffleur de bambou

de James HARVEY

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/04/2006 | 20,00 €

Vivre au pays du Soleil-Levant, lorsqu’on est un Occidental, n’est pas chose aisée. James Harvey, qui parle et écrit le japonais, y a séjourné une année entière, dans la famille d’un moine puis dans un foyer de travailleurs. Sa connaissance de la langue lui a permis de mieux comprendre ce peuple tiraillé entre tradition et modernité, avec lequel il s’est découvert de nombreuses affinités. James Harvey dresse un tableau vivant de la société nippone et brosse des portraits sensibles de ceux qui sont devenus ses amis : Shikû, le souffleur de bambou, Kochi, céramiste aux méthodes millénaires, Shinjirô, moine rappeur, Mâbo, musicien et voyageur impénitent. En contrepoint de chaque chapitre, une calligraphie de Maître Akeji exprime par le trait la notion spécifiquement japonaise qu’incarne la rencontre évoquée.

Nomade du Grand Nord

Nomade du Grand Nord

de Kim HAFEZ

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2006 | 20,90 €

Un beau matin de printemps, Kim Hafez fait monter son chien Unghalak dans son kayak biplace et se met à pagayer pour rejoindre le cap Nord de l’Europe, via la Finlande. Son but : vivre une existence de nomade, une vie de voyageur authentique. Du Grand Nord, il veut faire son monastère, des privations son ascèse et du recueillement sa prière. Ayant gagné la Laponie qu’ils traversent à pied, les deux compagnons hivernent dans un élevage de chiens de traîneau. Ils doublent le cap Nord et poursuivent, d’archipels en fjords, leur périple en mer de Norvège avant d’atteindre la mystérieuse côte est du Groenland. Lorsqu’ils chavirent sur sa côte ouest, l’eau glaciale les enveloppe… Après 13 000 kilomètres à la pagaie, ils atteignent enfin l’Arctique canadien, en baie d’Hudson.

Hautes vallées du Pakistan

Hautes vallées du Pakistan

de Géraldine BENESTAR & Pierre NEYRET

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2005 | 32,00 €

Géraldine Benestar et Pierre Neyret parcourent depuis dix ans les zones montagneuses du nord du Pakistan, où se rejoignent l’Hindu Kush, le Pamir, le Karakoram et le Nanga Parbat, aux confins de l’Himalaya. Dans ces régions proches de l’Afghanistan, du Xinjiang chinois et du Ladakh indien, ils ont effectué de nombreux treks, séjourné dans les villages d’altitude et suivi les grandes transhumances. De pierriers en glaciers, de sentiers vertigineux en pâturages isolés, les auteurs ont sillonné à pied et à skis ces vallées reculées, fascinés par l’exceptionnelle grandeur des paysages. Partageant la vie quotidienne des paysans, des porteurs et des bergers, ils se sont imprégnés des traditions des peuples hunza, diamiri, wakhi et balti.

Œuvres autobiographiques

Œuvres autobiographiques

de Paul-Émile VICTOR

Le génie des lieux (TRANSBOREAL) | Paru le 01/03/2005 | 45,00 €

I. Comment les rêves de l’enfance deviennent-ils la réalité de l’âge adulte ? Comment naît, grandit et s’accomplit une vocation ? Comment un fils de famille de Lons-le-Saunier est-il devenu l’un des plus grands explorateurs polaires du XXe siècle ? Pour Paul-Émile Victor, la réponse à ces questions tient en un mot, en un lieu : cette « mansarde » de la maison familiale, recoin de ses rêveries adolescentes où s’élaborèrent ses premiers voyages imaginaires. Aux murs, les cartes des deux pôles entre lesquels oscille son désir d’aventure : la Polynésie, myriade d’îlots aux noms mystérieux semés sur l’océan, et l’Arctique, fascinant monde glacé peuplé d’hommes mal connus.
Il y a loin du Jura natal à l’une ou l’autre de ces contrées ; loin de la vie toute tracée à la tête de l’entreprise paternelle – une usine de pipes et de stylos – à l’inconnu du grand large. Après un cursus d’ingénieur et une expérience dans la marine marchande, c’est dans la première voie que s’engage le jeune homme ; mais, au terme d’études d’ethnologie, l’appel du voyage est le plus fort. Sa rencontre avec le commandant Charcot incitera Paul-Émile Victor à choisir, pour premier « terrain », les rigueurs du Grand Nord plutôt que les douceurs du Pacifique. En juillet 1934, à 27 ans, il embarque avec le « gentleman polaire » sur le célèbre Pourquoi-Pas ? en direction du Groenland. Un mois plus tard, c’est l’arrivée au Scoresbysund, et la révélation d’une terre qui allait décider de son destin.
Ce sont ces années de jeunesse puis de formation, de sa naissance en 1907 à l’arrivée au Groenland en 1934, que retrace La Mansarde.

II. Août 1934. Paul-Émile Victor a juste 27 ans ; embarqué sur le Pourquoi-Pas ?, le célèbre navire du commandant Charcot, il aborde pour la première fois la terre groenlandaise. Au cours des mois qui vont suivre, il découvre la beauté des paysages du Grand Nord, les fjords profonds, l’étonnante lumière, la majesté des icebergs. Mais c’est sa rencontre avec le peuple des glaces qui touche le plus profondément le jeune aventurier. Courageux, attachants, ingénieux, les Inuit ne se révèlent pas seulement d’extraordinaires experts de la survie ; ils savent aussi aimer et se faire aimer, comme Doumidia, la belle Groenlandaise, qui devient la compagne du Français.
Ce premier contact avec l’Arctique déterminera une véritable vocation polaire, confirmée, après un retour d’un an à Paris, par l’organisation d’une expédition audacieuse : la traversée intégrale de l’inlandsis, cette immense calotte glaciaire qui couvre le Groenland, parcourue par les vents et vide de toute occupation humaine. Paul-Émile Victor prolongera son exploit, accompli avec trois camarades, par un hivernage sur la côte Est. Auprès de Doumidia, il partage alors, jour après jour et parfois au risque de sa vie, l’existence précaire et magnifique de sa nombreuse famille d’adoption.
Ce sont ces trois riches années d’expérience groenlandaise, de 1934 à 1937, que relate L’Iglou.

III. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Paul-Émile Victor est en train d’effectuer un raid à travers la Laponie. Rappelé d’urgence par l’Amirauté, il devient adjoint à l’attaché naval en Suède, et, en 1940, embarque clandestinement pour le Maroc, d’où il gagne la Martinique, puis les États-Unis. Il s’engage dans l’aviation américaine, qui met à profit sa connaissance de l’Arctique en l’affectant dans une escadrille de secours qui couvre le Groenland, le Canada et l’Alaska, et mène alors une vie mouvementée au service des forces alliées.
Après la Victoire, la passion du Jurassien pour l’univers des glaces prend une tournure institutionnelle avec la fondation, en 1947, des Expéditions polaires françaises, qui seront un formidable instrument d’exploration. Les terrains ethnologiques avaient marqué sa jeunesse ; il organise désormais des missions scientifiques, que ce soit au Groenland dès 1948 ou, l’année suivante, en terre Adélie, jamais arpentée depuis sa découverte par Dumont d’Urville un siècle auparavant. De multiples voyages suivront, qui mèneront l’aventurier, devenu chef d’expédition, de la calotte glaciaire du Groenland, sa terre d’adoption, aux étendues désertes de l’Antarctique.
À près de 70 ans, lorsqu’il fait en 1975 le bilan de son action à la tête des EPF, Paul-Émile Victor peut s’enorgueillir d’avoir mis sur pied quarante-deux missions qui ont permis de faire progresser la connaissance des milieux polaires ; il peut aussi rassembler les péripéties d’une vie d’action et de découverte. Et, enfin, décider d’aller vivre, jusqu’à sa mort en 1995, dans cet autre bout du monde dont il rêvait enfant : Bora Bora.
C’est ce parcours, des années de l’immédiat avant-guerre jusqu’à l’installation en Polynésie française en 1977, que retrace Expéditions, composé à partir de Mes aventures polaires, de La Voie lactée, ainsi que d’extraits d’Aventures aux quatre coins du monde et de Dialogues à une voix.
Îles funestes, îles bienheureuses

Îles funestes, îles bienheureuses

de COLLECTIF

Chemins d’étoiles (TRANSBOREAL) | Paru le 01/08/2004 | 20,00 €

Aran, Cythère, Clipperton, Sainte-Hélène, l’île de Pâques, l’archipel du Vanuatu, les Kerguelen, les Galápagos…
Protégées par la mer, gardiennes de trésors enfouis, les îles de légende ont bercé notre enfance. Escales pour nos rêves d’adultes, espoir des naufragés et des déracinés, sources d’inspiration pour les artistes et les écrivains, elles incarnent le lieu fabuleux des origines, le paradis perdu à retrouver. Parfois insaisissables (îles à éclipses ou fantômes), souvent imaginaires (dans les utopies politiques), elles ont prêté leur cadre à des aventures mythiques (Ulysse, Robinson Crusoé), engendré des sociétés originales et favorisé le développement d’étranges espèces endémiques.
Les atolls de rêve cachent pourtant une face plus sombre : terres d’asile, terres d’exil, les îles servirent aussi de lieux de relégation pour les lépreux et les proscrits, de repaires aux pirates ou de terrain d’expérimentation scientifique. Elles attisent toujours la douce folie des hommes qui rêvent de devenir rois. Telle est l’ambivalence des îles, funestes ou bienheureuses, qui est déclinée par une quarantaine d’auteurs dans ce numéro de Chemins d’étoiles.

La Volta

La Volta

de Bruno D’HALLUIN

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2004 | 21,00 €

Pendant quatorze mois, Bruno d’Halluin et Thierry Debyser ont navigué depuis la France jusqu’au cap Horn, en parcourant quelque 16 000 milles à bord de La Volta. Ils ont baptisé leur sloop de 10 mètres du nom de la célèbre route hauturière ouverte au XVe siècle par les navigateurs portugais, qui allait offrir aux caravelles la découverte maritime du monde. Aux calmes anticycloniques succèdent le souffle régulier des alizés, les caprices du Pot-au-Noir et les coups de vent des Quarantièmes rugissants. Leur périple est jalonné d’escales séduisantes : Lisbonne, tournée vers l’océan, l’archipel du Cap-Vert et sa chaleureuse population puis, par-delà l’Atlantique, le Brésil, la rude Patagonie et enfin, après le passage du Horn mythique, les majestueux canaux de la Terre de Feu.
Périple de Beauchesne à la Terre de Feu (1698-1701)

Périple de Beauchesne à la Terre de Feu (1698-1701)

de DUPLESSIS

Le génie des lieux (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2003 | 22,50 €

En 1698, trois vaisseaux quittent la France pour gagner le sud de l’Amérique latine et tenter l’aventure du commerce interlope sur les côtes du Pérou et du Chili. Deux d’entre eux atteignent le détroit de Magellan et négocient en contrebande leurs cargaisons sur la côte ouest du continent, avant d’emprunter la route du cap Horn pour repasser dans l’Atlantique et revenir à La Rochelle en août 1701. Cette expédition française, mandatée par Louis XIV sous l’égide de la nouvelle Compagnie de la mer du Sud et menée par le capitaine de vaisseau Beauchesne, permet de reconnaître la région et de rencontrer les fameux Patagons. Des navires français réussissent à doubler « le bout de la terre » : c’est une première maritime.
Un jeune ingénieur qui n’avait jamais navigué, Duplessis, est embarqué avec la mission de rapporter toutes les informations qui seront nécessaires aux expéditions à venir. Pendant trois ans, il tiendra scrupuleusement le journal de cet extraordinaire voyage. Pour la première fois, un récit de navigation s’intéresse à la vie des travailleurs de la mer, depuis l’enrôlement des équipages jusqu’au troc avec les Indiens, en passant par les désertions, les châtiments, les disettes et la malédiction du scorbut. Quant aux mœurs des Patagons, leur description ne doit rien à l’imagination : Duplessis fait justice des fables qui avaient cours sur ce peuple mystérieux. Son talent d’observateur s’exprime également dans ses aquarelles qui représentent avec précision la faune, les endroits remarquables et les habitants de ces contrées.
Le manuscrit de Duplessis ne fut pas publié, car du secret dépendait la réussite de la colonisation du détroit de Magellan. Ce n’est qu’en 1766 que la navigation française se développa par cette route, avec les expéditions du siècle des Lumières. Bougainville et Lapérouse empruntèrent en effet la voie maritime que le commandant Beauchesne avait ouverte sous Louis XIV. Celle que nous pouvons enfin suivre grâce au Périple inédit de l’ingénieur Duplessis.
Pèlerin d’Orient

Pèlerin d’Orient

de François-Xavier DE VILLEMAGNE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/2003 | 22,50 €

Dans le labyrinthe des chemins qui conduisent à Jérusalem, François-Xavier de Villemagne a choisi les sentiers oubliés de l’Europe orientale, l’immense plateau anatolien et les déserts du Levant. Compagnon imaginaire des pèlerins de jadis, c’est à pied qu’il a tracé sa propre voie, en quête de paix intérieure. Depuis Paris, il a ainsi parcouru 6 400 kilomètres en huit mois, emporté par son élan vers la ville trois fois sainte. Un chemin riche de rencontres, et aussi une expérience de découverte de soi. Pourquoi partir ? Comment affronter la solitude et, de sédentaire, devenir passant ? Au fil des mois, les questions se précisent et des réponses se dessinent, tandis que se profile la terre des prophètes. Le lac de Tibériade et les oliveraies de Samarie seront les dernières étapes avant Bethléem, en Judée, que l’auteur atteint avec émotion la veille de Noël.

Au fil des routes de la soie

Au fil des routes de la soie

de COLLECTIF

Chemins d’étoiles (TRANSBOREAL) | Paru le 01/09/2003 | 20,00 €

Les routes de la soie suscitent un foisonnement d’images – caravanes chargées de tissus et d’aromates, pillards des steppes, pèlerins bouddhistes, légats de la chrétienté, cités légendaires, monts Célestes – qui dépassent leur réalité historique, circonscrite au premier millénaire, et leur réalité géographique, limitée à l’Asie centrale.
Les caravansérails, les monuments de Samarcande et les relations des explorateurs ont révélé un espace d’échanges entre l’Orient et l’Occident, qui va de l’Asie Mineure au Turkestan chinois. Ces échanges mêlent la technologie (sériciculture, boussole, papier) et le commerce (soie, jade, épices) à la circulation des arts, des idées et des religions (bouddhisme, nestorianisme, soufisme).
La chrysalide du bombyx du mûrier symbolise cette éclosion de la pensée. Écrivains, historiens et géographes sont réunis dans cette livraison de Chemins de traverse, où la soie sert de fil conducteur à l’évocation de ces routes mythiques qui inspirent toujours les voyageurs. La riche tradition séricicole française est par ailleurs évoquée à travers les régions qui ont favorisé son développement : la Touraine, la vallée du Rhône et les Cévennes.

Afghanistan

Afghanistan

de Stéphane ALLIX

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2003 | 32,00 €

La relation qu’entretient Stéphane Allix avec l’Afghanistan s’inscrit dans une saga familiale qui débute en 1956, quand son père géographe traverse en voiture cette contrée guère visitée. En 1988, âgé de 19 ans, l’auteur découvre à son tour ce pays devenu véritablement inaccessible. Lorsqu’il rejoint clandestinement un camp de moudjahidin, la rencontre se révèle intense, décisive. Après le temps de la résistance antisoviétique vient celui de la guerre civile, sur une terre déjà exsangue. Observateur indépendant, Stéphane Allix, qui rencontre aussi bien mollah Omar que le commandant Massoud, témoigne alors avec subtilité du nouvel ordre taliban. De Kaboul à Kandahar, de Jalalabad à Mazar-e-Sharif, il rend compte des maux d’un pays qui, face à l’opprobre de l’Occident, se débat entre dérives politico-religieuses et tentatives de reconstruction.
L’auteur a aussi enquêté des années durant sur le trafic de l’opium, depuis les champs rutilants où l’on cultive le pavot jusqu’aux frontières de l’Europe, via les anciennes routes de la soie. Ultime épisode de ce parcours : Stéphane Allix s’attelle, dès l’été 2000, à un nouvel inventaire du patrimoine archéologique afghan. Après huit mois de travail, il décide, par suite de la destruction des bouddhas de Bamiyan, de fermer l’antenne de la Société des explorateurs français qu’il a créée à Kaboul avec ses frères Simon et Thomas. Au terme de treize années emplies d’aventures, Stéphane Allix, qui n’a jamais trahi la cause afghane au profit d’un quelconque vainqueur, dévoile sa riche expérience de partisan à jamais lié au pays des fiers descendants d’Alexandre le Grand.
Sinaï

Sinaï

de Arnaud CHICUREL & Laurence LAGNY

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2003 | 32,00 €

De plongée en plongée, d’excursion à dromadaire en randonnée pédestre, Arnaud Chicurel et Laurence Lagny nous font partager leur fascination pour le monde coloré des fonds coralliens de la mer Rouge, la vie simple des Bédouins isolés de la chaîne sinaïtique et ses hauts lieux comme le monastère de Sainte-Catherine. Toiser le regard de la murène, observer le poisson-perroquet et les rascasses volantes, débusquer des nudibranches dans les gorgones, danser avec les carangues ou camper sous les étoiles du désert, autant d’expériences qu’ils ont rapportées de leur mer et de leur terre promises.

Imaginaires du Grand Nord

Imaginaires du Grand Nord

de COLLECTIF

Chemins d’étoiles (TRANSBOREAL) | Paru le 01/02/2003 | 15,00 €

La perspective d’un sujet tel que le Grand Nord est vaste, à l’image de ses espaces infinis. En effet, le Pôle a de tout temps suscité l’intérêt des explorateurs, des romanciers, des chercheurs… comme celui des « voyageurs immobiles » qui, inlassablement, peuplent leurs rêves d’immenses étendues silencieuses et glacées. Pourtant, une question se pose, à laquelle chacun tente d’apporter une réponse : pourquoi cette région, parmi les plus inhospitalières de la planète, fascine-t-elle autant ?
Le Grand Nord fait partie des mythes qui structurent la pensée des peuples. « Axe du monde », le Pôle est un pivot de notre imaginaire, le support de nos rêves d’extrême, d’absolu et de pureté.
C’est l’angle choisi pour développer ce thème, selon le point de vue occidental, qui permet d’associer à cette réflexion les spécialistes de l’Arctique, dans chaque discipline. Écrivains, artistes, ethnologues, photographes, aventuriers : ces regards convergent dans cette parution exigeante qui montre le cap à la nouvelle formule de la revue Chemins d’étoiles.

Atalaya

Atalaya

de Gérard JANICHON

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/07/2002 | 20,00 €

"Gérard Janichon, l’auteur du fameux périple de Damien, revient sur sa rencontre en Amazonie avec Atalaya, un vieil Indien caboclo qui devient son guide dans l’envoûtante sylve équatoriale.
L’Amazonie est un être vivant. Son irrésistible appel et la fascination qu’elle suscite mènent à l’envoûtement. À l’aventurier opportuniste, la selva offre l’or, les pierres précieuses, les bois rares, du latex ou du pétrole. Bien qu’éloignée de toute tentation ésotérique, la quête de Gérard Janichon vise à y dénicher des trésors différents lorsqu’il en débute l’exploration à bord de son voilier Damien. Surgi de l’immense forêt brésilienne, Atalaya, un vieil homme à l’apparence anodine, s’impose comme le héros de son histoire. Il devient son guide dans la jungle qui, derrière l’exubérance végétale, dissimule la folie ou la mort. Il l’initie d’abord aux secrets de l’univers des métis caboclos puis, désarmant l’exaltation indocile du jeune voyageur, il le force peu à peu à une exploration plus téméraire. Atalaya lui invente un destin, avec pour seule promesse qu’il devra se taire pendant vingt-cinq ans. Aujourd’hui, Gérard Janichon peut raconter pourquoi chaque intuition de certitude mérite qu’on s’y attarde. À chacun de se mettre en route !"
Par les sentiers de la soie

Par les sentiers de la soie

de Philippe VALÉRY

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/07/2002 | 22,50 €

Venise, le Bosphore, Ispahan, Samarcande, le Wakhan afghan. C’est la route de la soie, des épices et des pierres précieuses qu’a suivie Philippe Valéry, celle-là même que parcourut Marco Polo et qu’empruntèrent Alexandre le Grand et Gengis Khan. Parti en quête de relations sincères et chaleureuses, il a marché durant deux ans et 10 000 kilomètres, de Marseille à Kachgar, en Chine, à travers quinze pays pittoresques. De la Méditerranée aux contreforts de l’Himalaya, maisons, huttes et yourtes se sont ouvertes, comme s’est dévoilée l’âme de leurs habitants.

Andes

Andes

de Rémy RASSE

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2001 | 32,00 €

Depuis son premier voyage en 1989, Rémy Rasse exerce ses talents d’artiste sur les sentiers de la cordillère des Andes. Parti à la rencontre de la culture amérindienne, ce peintre itinérant a choisi tantôt le cheval, l’âne, le train ou la marche pour visiter les pays de l’Équateur au Chili. De ce vaste atelier à ciel ouvert, Rémy Rasse a rapporté une œuvre inspirée qui contribue à faire connaître la culture andine et témoigne des liens qu’il a su nouer avec les populations – Quechuas, Mapuches, Collas – dont il a partagé la vie quotidienne et les rites immémoriaux.
Cette découverte de l’Altiplano conjugue une approche photographique et une recherche picturale à l’aquarelle, à l’huile, à la gouache ou au pastel. Qu’il s’agisse des rives du lac Titicaca ou des terrasses du Machu Picchu, de la pampa argentine ou du littoral du Pacifique, les points de vue se répondent pour offrir une vision intimiste des réalités andines. Plusieurs autres aspects sont en outre évoqués : marchés, ferias, carnavals et processions. Dans les paysages et les coutumes qu’il aborde, Rémy Rasse exprime la sensibilité des Amérindiens à la nature et sa propre perception des éléments.
Asie centrale

Asie centrale

de René CAGNAT

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2001 | 32,00 €

Les espaces qui courent de l’Aral exsangue aux monts Célestes, au cœur du Turkestan chinois, ne peuvent laisser indifférent : aussi est-ce l’enthousiasme qui caractérise le témoignage de ce familier des steppes. Attachement passionné et sautes d’humeur, récits et anecdotes jaillissent au fil de ses nombreux voyages. Du mahalla – le quartier clos des sédentaires ouzbeks – au djaïloo – le campement des nomades kirghizes –, ce parcours invite à découvrir les ethnies restées dans le berceau des grandes invasions, au long des routes ancestrales de la soie et des pistes contemporaines de l’opium.
Échos d’Orient

Échos d’Orient

de Isabelle VAYRON & Xavier VAYRON

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2001 | 42,00 €

Échos d’Orient met en regard des photographies, des encadrés sur les traditions musicales et les instruments, ainsi qu’un récit qui trouve son prolongement dans les deux CD-audio inclus, qui rassemblent 2 heures 30 de mélodies et d’ambiances sonores. À travers le désert libyen, le plateau d’Anatolie, la vallée du Gange, la steppe mongole ou la jungle malaise, Isabelle et Xavier Vayron sont allés à la rencontre d’une centaine d’interprètes, professionnels ou amateurs, qu’ils ont enregistrés, photographiés et interviewés. Des voix du fado aux incantations soufies, de la complainte d’un berger iranien au chant diphonique mongol, du lusheng chinois au xylophone khmer, cet album offre une approche enthousiaste du riche patrimoine musical oriental.
La Route des Amériques

La Route des Amériques

de Emmanuel BÉJANIN & Béatrice LUZZATTO-BÉJANIN

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2001 | 32,00 €

Jeunes mariés, Béatrice et Emmanuel Béjanin ont choisi de s’élancer sur la route des Amériques pendant plus d’un an et demi. D’Anchorage, en Alaska, à Ushuaia, en Terre de Feu, ils ont longé sur 24 000 kilomètres la côte de l’océan Pacifique, à travers les Rocheuses, la Sierra Madre puis la cordillère des Andes, à la rencontre des peuples amérindiens.
Filant devant l’hiver boréal, Béatrice et Emmanuel Béjanin ont ainsi affronté la chaleur des tropiques, senti le souffle des volcans, franchi dix-sept cols à plus de 4 000 mètres, et lutté contre les vents patagons. Leur tandem amoureux a écouté les récits des Tlingit d’Alaska, dormi dans les villages fantômes de Californie, pris part aux rituels syncrétiques des descendants des Mayas du Guatemala, partagé la chicha avec les campesinos de l’Altiplano et le maté avec les gauchos. Cette descente de la Panaméricaine est aussi l’occasion d’une réflexion nourrie sur l’histoire du Nouveau Monde et la situation contemporaine des quatorze pays visités.
La Voie des glaces

La Voie des glaces

de Olivier PITRAS

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2001 | 21,34 €

Olivier Pitras a sillonné dix-sept années durant l’Atlantique et le Pacifique. Il affronte ensuite l’océan Glacial Arctique et devient le premier skipper français à franchir le passage du Nord-Ouest. Pour ce faire, Olivier Pitras va mettre le cotre Ocean Search à rude épreuve. Avec Jean-Michel Guillevic, qu’il a embarqué dans l’aventure, il enchaîne des semaines entières de veille à travers les banquises dérivantes de l’océan Glacial. Ce franchissement réussi, le périple commencé dans les colères du Pacifique s’achève au milieu des tempêtes de l’Atlantique Nord. Le décor de cette formidable course pour échapper à l’hiver et à la nuit arctiques est aussi celui des villages inuit isolés du Nunavut. L’équipage y rencontre les descendants de Roald Amundsen et parcourt les détroits encore mal cartographiés que l’explorateur avait reconnus entre 1903 et 1906. Son défi sportif se double alors d’un voyage de redécouverte, animé par la passion du Grand Nord. Parti de Colombie-Britannique le 1er juin 1999, Olivier Pitras entre dans le port de Brest le 3 octobre de la même année. Avec la détermination des grands marins, il a ainsi plus qu’honoré la parole donnée au propriétaire du cotre polaire qui le lui avait confié pour un dollar symbolique.
De Saigon à Saint-Malo

De Saigon à Saint-Malo

de Marielle LAHEURTE

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/2000 | 30,34 €

En août 1998 à Saigon, Michaël Pitiot et Marielle Laheurte embarquent sur la jonque qu’ils ont construite dans un chantier traditionnel. Sao Mai, l’« Étoile du matin » en vietnamien, va les porter, via Singapour, Madagascar et le Brésil, jusqu’à Saint-Malo, qu’ils atteignent au terme de deux ans de navigation.
Répondant à l’appel du large, vingt-huit équipiers se relaient à bord, dont le photographe et l’illustrateur de cet ouvrage.
Sao Mai a parcouru 20 000 milles, en suivant les anciennes routes pour trouver les vents et les courants portants. Le spectre de la piraterie en mer de Chine, un double démâtage au cap de Bonne-Espérance et la traversée de l’Atlantique Nord à la hauteur de Terre-Neuve ont marqué ce périple d’exception.
Le Grand Hiver

Le Grand Hiver

de Sally PONCET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/05/2000 | 21,34 €

Partis de Buenos Aires à la fin de l’année 1977, Jérôme et Sally Poncet hissent les voiles de Damien II pour gagner la Péninsule antarctique. Malgré la boucaille et la banquise, ils atteignent l’île Avian, où Jérôme Poncet et son coéquipier Gérard Janichon étaient passés cinq années auparavant. Là, ils tirent hors de l’étreinte des glaces leur goélette de 14 mètres, en acier et à quille relevable. En onze mois, par 68° S, le couple connaîtra la nuit polaire puis la splendeur du printemps austral, entrecoupé de raids à ski.
Dans le sillage du Pourquoi-Pas ? du commandant Charcot, qui s’était aussi laissé prendre par le pack, voici le récit du premier hivernage d’un voilier de plaisance en Antarctique. Aux innombrables présents prodigués par la nature s’ajoutera, au retour du couple en avril 1979, la naissance à bord de leur fils Dion.
Un précis de navigation australe complète ce récit de référence.
Au vent des Kerguelen

Au vent des Kerguelen

de Christophe HOUDAILLE

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/01/2000 | 20,90 €

Parti de La Rochelle sur son cotre de 11 mètres, Christophe Houdaille parvient aux Kerguelen après trois mois de mer. Durant un an et demi, il séjourne seul sur l’archipel, au cœur des Cinquantièmes hurlants. Son voilier Saturnin devient son partenaire dans l’exploration du littoral et son abri dans les mouillages exposés aux humeurs de l’océan. Connaître la côte ne lui suffit pas, aussi le navigateur se lance-t-il dans d’incroyables randonnées hivernales, parcourant 2 000 kilomètres à pied à travers les îles de la Désolation, comme les avait baptisées James Cook. Il partage alors des moments chaleureux avec les scientifiques de la base de Port-aux-Français, et assiste au fascinant spectacle de la vie animale – combats des éléphants de mer, parades nuptiales des albatros et rassemblement des manchots.
Unghalak

Unghalak

de Kim HAFEZ

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1999 | 20,90 €

Rêvant d’espace et d’aventure, Kim Hafez a traversé le Grand Nord canadien en canoë. Du Québec à l’océan Glacial Arctique, à travers les Grands Lacs et les rivières tumultueuses, il renoue, de rapides en portages, avec la tradition des « coureurs de bois ». Au cours des 7 000 kilomètres parcourus, il apprend peu à peu, en compagnie des castors, des orignaux et des ours, la vie dépouillée du nomade. Une quête d’un an et demi qui témoigne d’une immersion dans le monde sauvage et de l’intensité des rencontres avec les autochtones, qui adoucissent la solitude du voyageur et lui offrent le modèle d’une vie respectueuse de la nature. À travers les épreuves du froid et de la faim ou dans le murmure d’une légende indienne, c’est aussi l’émouvante histoire d’un homme qui se découvre au fil de l’eau.

Patagonie

Patagonie

de Marc-Antoine CALONNE

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1999 | 32,00 €

En véritable caballero, Marc-Antoine Calonne parcourt la Patagonie à cheval de la pampa jusqu’à la Terre de Feu. Il affronte le vent des Cinquantièmes hurlants qui balaie la cordillère des Andes et les steppes arides, où les Indiens alakaluf, yámana et ona vécurent à l’état de nature pendant des millénaires. Il sillonne aussi les canaux et le détroit de Magellan pour visiter cette contrée reconnue, il y a quatre siècles déjà, par les grands navigateurs, puis foulée par les missionnaires, les scientifiques et les chercheurs d’or, colonisée enfin par les éleveurs de bétail. La Patagonie représente le bonheur des étapes dans les immenses estancias où s’ouvre à l’auteur le monde fascinant des gauchos. Avec eux, il rassemble les vaches, tond les moutons, marque les veaux puis, autour du poêle à bois, savoure le maté et l’asado de viande braisée.
Sahara

Sahara

de François SOLEILHAVOUP

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1999 | 30,34 €

De la Libye au Niger, en passant par le Sud algérien, François Soleilhavoup donne une description saisissante de la nature et des cultures du Sahara. Il a arpenté les gorges des plateaux tassiliens, suivi la piste d’une gazelle et scruté les étoiles. Il a partagé le thé avec les Touaregs et croisé la légendaire caravane du sel. En chemin, muni de son bâton gradué, il détaille roches ruiniformes, concrétions calcaires et sédiments lacustres. Ces curieuses formes d’un paysage sculpté par l’érosion le fascinent plus encore lorsqu’il les découvre ornées de personnages flottants « à têtes rondes », de cavaliers ou d’archers masqués. Il relève aussi des girafes, des antilopes, des éléphants, aujourd’hui disparus de ces contrées, et des scènes pastorales évocatrices d’un Sahara vert. Il est ainsi le premier à avoir étudié les gravures de l’énigmatique grotte Akar-Akar et les centaines de peintures de l’abri Ébérère. Cet auteur érudit nous fait partager sa passion pour le plus vaste désert de la planète.

Damien autour du monde

Damien autour du monde

de Gérard JANICHON

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1998 | 24,90 €

Partis à l’âge de 20 ans de La Rochelle sur Damien, leur cotre en bois de 10 mètres, Jérôme Poncet et Gérard Janichon naviguent cinq ans durant. Leur parcours de 55 000 milles est jalonné de grandes premières : le Spitzberg, la remontée de l’Amazone, le cap Horn, les îles australes, la péninsule Antarctique… Un périple audacieux qui les conduit, des mers glacées du Grand Nord aux eaux chaudes des côtes équatoriales et de chavirages en escales, à découvrir leur vocation de navigateurs au long cours. Pourtant, lors de ce tour du monde des extrêmes, l’équipage ne cherche pas l’exploit ; c’est d’abord une formidable aventure humaine qu’il partage. Damien est un hymne à la jeunesse, à l’amitié et à la mer, l’histoire d’un bateau et de deux gitans de l’océan qui ne sont jamais tout à fait revenus.
Maelström

Maelström

de Emmanuel HUSSENET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1998 | 21,34 €

Emmanuel Hussenet nous invite, par ce récit, à partager son expérience singulière de l’Arctique. Parti trois mois, seul à bord de son kayak de mer contenant nourriture et équipement, il rejoint la côte septentrionale du Spitzberg pour atteindre le point culminant, en latitude, du continent européen : l’îlot de Ross, à moins de 1 000 kilomètres du pôle Nord. Dans cette nature austère et grandiose, le maelström qui saisit l’auteur devient aussi le tourbillon de l’âme.
Ce livre, par ses aspects romancés, est plus qu’un récit d’aventure. Stimulé par une liberté qui l’exalte, combattant la tempête, le danger des glaces, des ours et de l’isolement, un homme tente de mettre un terme aux blessures qui le tourmentent en allant au bout de ses rêves et de ses idées. Servie par une plume habile et inspirée, cette histoire intense emportera le lecteur dans un captivant voyage initiatique.
Himalaya

Himalaya

de Alexandre POUSSIN & Sylvain TESSON

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1998 | 30,34 €

En parcourant l’Himalaya du Yunnan au Tadjikistan, via le Bhoutan, le Népal et le Tibet, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson s’inscrivent dans la tradition des explorateurs érudits et épris d’aventure, qui faisaient peu de cas des frontières interdites. Leur moisson d’images traduit la richesse et la diversité des écosystèmes himalayens : jungles étouffantes et cols glacés, immenses plateaux désertiques et versants cultivés en terrasses… Par-delà la stupéfiante beauté des paysages se dessine un ensemble géographique à la fois complexe et cohérent, tout au long de la ligne imaginaire reliant les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres que les deux voyageurs ont choisi de suivre.
Leur traversée à vélo et à pied, sur 5 000 kilomètres d’est en ouest, permet aussi de découvrir un foisonnement d’ethnies isolées, enracinées dans les vallées d’altitude. Alexandre Poussin et Sylvain Tesson ont bu le thé au beurre avec les Sherpas et apprécié la tsampa des Ladakhis, bivouaqué à la belle étoile auprès de bergers cachemiris et cheminé avec des yackiers afghans. Tous, par leur hospitalité naturelle, ont répondu au dénuement volontaire des deux marcheurs qui, pour mieux se jouer des distances et des innombrables dénivelés, n’emportaient ni tente, ni vivres, ni réchaud. Forts de leur expérience originale, de leurs études et de leurs lectures, ces auteurs enthousiastes nous livrent ici un panorama vivant et documenté des mondes himalayens.
Au gré du Yukon

Au gré du Yukon

de Joël ALLANO

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/1997 | 21,34 €

Joël Allano a répondu à l’appel du Klondike et de l’Alaska, accompagné de Joëlle, sa femme. Au cours d’un séjour dans la « Dernière Frontière » américaine, le couple a descendu le Yukon en canoë, lente progression au cœur d’un territoire sauvage sur lequel l’homme n’a laissé que peu d’empreintes, hormis celles des trappeurs et des chercheurs d’or. Les canoéistes se sont nourris de saumon, ont croisé le grizzli ou l’ours noir, et fait halte dans les camps de pêche indiens. Quatre-vingts jours durant, de l’Ouest canadien aux confins de la mer de Béring, ils ont vogué d’enthousiasme en découragement, d’émerveillement en lassitude, émaillés de rencontres. Dans cette Amérique en marge de l’Amérique, Joël Allano témoigne que l’aventure est encore possible.

Îles des Quarantièmes

Îles des Quarantièmes

de Patrick FRADIN & Christophe HOUDAILLE

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/1997 | 30,34 €

Patrick Fradin et Christophe Houdaille ne rêvaient pas de cocotiers ni de lagons mais d’icebergs et de régions isolées. Ils ont choisi le Grand Sud et, de l’Argentine à la Tasmanie, ont parcouru 10 000 milles dans les mers australes. Ils nous rapportent une vision contrastée, empreinte de nostalgie, de chacune des îles Subantarctiques. Aux Malouines, les moutons paissent à proximité des champs de mines. En Géorgie du Sud, où les éléphants de mer et les otaries sont les maîtres, les stations baleinières sont teintées de rouille et d’abandon. Bientôt l’île Bouvet s’évanouit dans les brumes tandis que les orques soufflent autour de l’archipel Prince Edward. Plus loin encore, les navigateurs côtoient le million de manchots qui colonise Crozet. Parvenu à Kerguelen, Saturnin leur permet de découvrir un archipel envoûtant. En quittant l’île Heard, les marins échappent au retour de l’hiver austral.
Durant leur périple à la voile, les deux coéquipiers ont bravé les éléments. Ce livre traduit leur connivence avec les milieux qu’ils ont abordés. Il constitue, dans cet environnement méconnu, une leçon de curiosité et d’intrépidité entre Quarantièmes rugissants et Cinquantièmes hurlants.
Spitzberg

Spitzberg

de Emmanuel HUSSENET

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/12/1997 | 32,00 €

Emmanuel Hussenet a exploré le Spitzberg en kayak, non pour réaliser une première ou un record, mais pour nouer avec chaque lieu une complicité profonde. Baladin par sa façon libre d’observer et de relater, il réussit à lier l’engagement physique, la recherche esthétique et la réflexion.
Voici l’épopée du soleil de minuit. L’auteur navigue parmi les glaces. Il rencontre les morses et les phoques, suit les oiseaux, accède à des côtes oubliées et redoute chaque jour l’inéluctable face-à-face avec le seigneur des lieux : l’ours blanc. Sans négliger la description géographique du Spitzberg, cet ouvrage est une confession prenante, servie par des images dont la beauté, page après page, dévoile la magie des hautes latitudes.

Alaska

de Emeric FISSET

Visions (TRANSBOREAL) | Paru le 01/11/1995 | 30,34 €

Émeric Fisset a parcouru deux fois cette « grande terre » des Aléoutes que les Russes baptisèrent Alaska. Pèlerin dans l’approche, puisque c’est à pied, à la rame, en kayak, à skis ou à l’aide de chiens de traîneau qu’il l’a visitée. Pèlerin aussi dans l’esprit de disponibilité et d’ouverture avec lequel il a abordé cet univers de chasseurs, pêcheurs et cueilleurs, et découvert sa faune et sa flore. D’août 1990 à juin 1991, il a voyagé dans les pas de l’ours, de la pointe Barrow, cap septentrional des États-Unis, à Cold Bay, à l’extrémité de la péninsule d’Alaska. Entre janvier 1994 et juin 1995, sous l’aile du grand corbeau, il s’est rendu de Seattle à Wales, jusqu’au cap occidental de ce même continent.
De ses traversées, Émeric Fisset a rapporté les visions présentées dans cet album. Qu’il croise des baleines ou des otaries, qu’il entre dans le « port des Français » que découvrit Lapérouse ou franchisse la chaîne de l’Alaska, qu’il rencontre les chercheurs d’or, les Eskimos et les Indiens ou apprenne le maniement des chiens de traîneau, il nous convie à le suivre jusqu’au bout de sa quête : relier le Nouveau et l’Ancien Monde, sur la traîtresse banquise du détroit de Béring, vers l’Asie…
Dans les pas de l'Ours

Dans les pas de l'Ours

de Emeric FISSET

Sillages (TRANSBOREAL) | Paru le 01/10/1993 | 20,90 €

Lorsqu’il quitte Barrow, point le plus septentrional des États-Unis, Émeric Fisset n’a qu’une idée en tête : traverser l’Alaska du nord au sud. Hors de toute piste humaine, il s’apprête à franchir 3 500 kilomètres de marécages, de forêts et de montagnes, à pied, à la rame et à skis. Chargé par un ours, encerclé par des loups, menacé par l’embâcle, il affronte la rude nature boréale et parvient à Cold Bay, sur l’océan Pacifique, après dix mois d’efforts marqués par la faim, le froid et la solitude. Les villages isolés, aux prises avec la nuit hivernale ou animés par le renouveau estival, lui révèlent une population mêlée d’Inuit, d’Indiens, d’Aléoutes et de Blancs, qui s’adonne à la chasse et à la pêche et perpétue l’esprit alaskan. Une aventure engagée au cœur de la « Dernière Frontière » américaine.