l'autre LIVRE

TÊTE À L'ENVERS (LA)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand D01

«  Qui est donc assis là, au tréfonds de notre âme, à diriger les mots ? » Jon Kalman Stefansson

Depuis que je les ai créées en juin 2012, les éditions "la tête à l'envers" ont publié des romans, de la poésie et  un texte inclassable entre poésie et psychanalyse...

Mon idée était de mettre en lumière des textes courts qui témoignent de la respiration de l’auteur, celle qui se nourrit de son désir.

« C'est quand tu chantes pour toi

   que tu ouvres pour les autres

   l'espace qu'ils désirent. »

                              (Guillevic, "Le chant")

 A cet égard, il m'est apparu que la poésie s'y prêtait particulièrement. Elle s'est imposée à moi. D'où l'infléchissement de mes choix éditoriaux : désormais, "la tête à l'envers" publiera essentiellement de la poésie, sous quelle que forme que ce soit (vers libres, prose poétique ou autre...)

 

                                                     L'éditrice, Dominique Sierra

Adresse : Éditions la tête à l'envers
Ménetreuil

58330 CRUX LA VILLE
Téléphone :03 86 58 25 62
Site web :http://editions-latetalenvers.com
Courriel :nous contacter
Distribution :Le Comptoir du Livre SPE
Représentant légal :Mme Dominique SIERRA
Forme juridique :Association
Racine ISBN :979610692858
Nombre de titre au catalogue :18
Tirage moyen :250
Spécialités :généraliste jusqu'en 2014. Poésie depuis janvier 2015
Naître c'est longtemps

Naître c'est longtemps

de Claudine BOHI

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 23/09/2018 | 16,00 €

Être née

tu ne sais pas le faire

longtemps

 

tu retournes là où

c’est avant

 

perdue

 

tu confonds

 

 

"Que cherchons-nous en nous-mêmes et jusqu’au fond de la langue

si ce n’est à échapper à l’étroit, à ce qui de nos vies et de nos pensées

nous emprisonne ou nous rétrécit. Nous cherchons à naître à ce quelque

chose qui nous habite mais que nous ne saisissons pas, à accéder à ce

territoire d’avant les mots, ancien et à venir, qui scintille au fond de la

parole, cette langue mélangée de corps.

Ce territoire est inépuisable, et il est à tout le monde.

Ce territoire est infini comme le réservoir du langage.

Nous sommes plus grands que nous.

À charge pour le poète d’en donner témoignage."

Ce long sillage du coeur

Ce long sillage du coeur

de Philippe LEUCKX

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 25/05/2018 | 15,00 €

Vous étiez ma part de ténèbres
Ou ma course ou ma feinte
Lorsque je rêvais de vous
Déjà vous n’étiez plus
Vous alliez à l’ombre
Quand je désirais la lumière
Votre cœur désappris
Quand le feu couvait lourd
M’apprenait à me taire
Et conserver ainsi
L’écume de votre amour
Mais rien n’y fait
Le temps plaide sa part
Coupable
Et je poursuis ma trace
Sans même savoir le jour
Vous avez fui je n’y suis plus
La nuit même éclairée
Absorbe l’âme des rêves

 

La nuit réconcilée

La nuit réconcilée

de ROBINET JACQUES

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 07/03/2018 | 17,00 €

Va au plus simple
au plus léger
avec des mots nus
sans habits de fête

Des mots de source
de brise de poussière

Énonce seulement
cela qui brille encore
au fond de la rivière
où tant d’eau est passée

Une perle scintille
dans la boue du lisier
Les fleurs renaissent
au bord du chemin

Ne garde que la lumière

 

Entre la vague et le vent

Entre la vague et le vent

de Georges SEFERIS

LA TÊTE À L'ENVERS (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 04/12/2017 | 21,00 €

(Texte grec non possible à transcrire ici)

Ton sang se glaçait parfois comme la lune,
dans la nuit sans fond ton sang
déployait ses ailes blanches sur
les rochers noirs l’ombre des arbres et les maisons
avec un peu de la clarté de nos années d’enfance.

Immense poète grec du XXe siècle, Prix Nobel en 1963, Georges Séféris n’a cessé de célébrer la beauté de son pays, sa lumière, sa langue.
Mais il dit aussi la douleur, le déracinement, l’errance loin de la terre natale, ce déchirement de l’exil vécu dès son enfance et plus tard, en particulier lors de la Seconde Guerre mondiale.
« Où que me porte mon voyage, la Grèce me fait mal », a-t-il écrit dans son poème  À la manière de G. S.

à la brunante

à la brunante

de Serge AIROLDI

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 15/10/2017 | 14,00 €

Lune-lune-lune

Il y eut un déchirement inaugural,

l’endroit où l’eau creuse le passage,

le lit & enfin le gouffre,

le fracas.

Les hommes y vinrent

cheminant à pas lourds vers le trou,

bondissant

dans la mousse, comme sur le sol lunaire

 

Pong

Pong

de Jean-Christophe BELLEVEAUX

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 06/06/2017 | 14,00 €

Ces poèmes ont été écrits pour partie en hôpital psychiatrique. L’institution y est évoquée, mais l’auteur, reclus sous/le plafond pariétal, se livre autant à une introspection qu’à la peinture de ce qui l’entoure. Colère, désespérance, mais aussi fantaisie, humour et dérision.
je n’ai jamais su/ hors la transpiration des mots/sculpter le volume/de mon existence écrit Jean-Christophe Belleveaux et encore : les petits totems des poèmes peuvent-ils consoler ?
C’est ce rapport aux mots et à la poésie qui va dessiner le chemin vers la consolation désirée.

 

Jean-Christophe Belleveaux est né en 1958 à Nevers. Il a fait des études de lettres et appris la langue thaï à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales à Paris. Il a animé la revue Comme ça et Autrement durant sept années. Grand voyageur, il a parcouru l’Asie et d'autres continents, l’Europe, l’Afrique et l’Amérique centrale. Il se consacre désormais à l’écriture et à des interventions auprès de tous publics, y compris scolaires.

L'entaille

L'entaille

de Frédérique THOMAS

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 01/03/2017 | 16,50 €

Sculpter, c’est reprendre des corps à l’ombre amère,
les tirer de la tombe, de la terre qui les a mangés.
Il y faut la lumière baissée d’étoiles mortes, de lucioles
et de feux follets.
Les volets tenus ouverts, les froissements d’ailes, le passage des fantômes,
les hululements de l’air dans les branches tremblées.
Puis le saisissement du jour qui se lève lissant le monde et dorant
les plaies.

Ancienne restauratrice d’art formée à Venise, Frédérique Thomas vit et travaille à Soustons, dans les Landes. Ses sculptures, de la petite figure intime au grand format d’extérieur, en stuc, terre cuite, bronze ou cimarbre, sont présentées à la galerie Dom’Art à Dax. Elles n’ont pas de titres qui constitueraient – selon l’artiste – une recapture par le langage alors que l’œuvre d’art a pour vocation d’en explorer les failles.
Les paroles viennent ici non par explication, non en commentaire, mais comme une lumière de biais jaillie du même paysage intérieur.

 

Septième rive

Septième rive

de Dominique MAURIZI

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/01/2017 | 15,00 €

Ah j’ai aimé ! – superbes nos collines,
le chêne, les bois où mon frère
la nuit sortait comme loup affamé,
et toi, mon coeur, avec la voix, avec
les bras pour élancer encore un
jour, un autre encore sur nos collines !
Ah j’ai aimé !, l’orée, la braise, l’aiguille.
Et tout ça je te le dois, avec ma langue libre,
là – au-dessus de nous.
Ah j’ai aimé ! Et toi, mon coeur, avec les
bras,
avec la voix –.
J’honorerai le cri, la main, le souffle.

Voile blanche sur fond d'écran

Voile blanche sur fond d'écran

de Simone MOLINA

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/11/2016 | 15,00 €

L’écriture de Simone Molina est née de l’exil et de l’hospitalité à la figure de l’étranger, et, avant l’exil, d’une guerre sans nom, aux multiples visages d’effroi.
Le poème fait bord à l’indicible. Il témoigne du côtoiement de la folie et de sa puissance créative, de ses belles évidences jetées au vent pour que surgisse une parole.


je ne voyais pas la route sinon la lumière
écrire trace et évidence
pour ne rien achever qui s’est ouvert je ne sais quand
écrire dans le bercement ou la stridence
cris affolements muets
foulard de soie posé où surgira la voix
au creux de la poitrine
un jour ça se détache
lambeaux fragments copeaux
l’outil flamboie
et ouvre le passage


Poète, Simone Molina a publié des livres d’artistes, mais aussi, dans diverses revues, des nouvelles et des poèmes.
Psychanalyste, elle est l’auteur de Archives incandescentes : écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique, ouvrage sur le traumatisme et l’écriture littéraire, préfacé par Benjamin Stora. Elle a publié récemment La Cité de la pierre qui pleure, dans Une enfance dans la guerre – Algérie 1954-1962, sous la direction de Leïla Sebbar, éditions Bleu-autour, 201 6.

Faire un trou à la nuit

Faire un trou à la nuit

de PEGLION SABINE

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/10/2016 | 15,00 €

Dans les mots revenus,

là si proches

et si peu attendus

se peut-il que le bonheur approche

Ce livre est le chant étrange d'une absence à venir : que savons-nous de cette ombre profonde, qui approche, de ce lent demain ?

Nous avons là une tentative émouvante d'en éclairer l'instant, comme ... un ultime effort... pour contredire la mort. Dans ce passage d'une rive à l'autre, l'auteur cherche à inventer le chemin d'une espérance retrouvée.

Au crépuscule de tes

paroles s'avancer

Faire un trou à la nuit

Laisser les étoiles s'évader

... avec, pour seul appui cette ombre qui fuit

 

Sabine Péglion est professeur de lettres et poète. Elle a publié Le nid aux éditions la tête à l'envers, mais aussi, chez d'autres éditeurs, Métamorphoses, Traversée nomade, Prière minérale, dialogue avec des oeuvres de Robert Lobet, Derrière la vitre, Ecrire à Yaoundé, Temps Totems Tabous.

D'Ararat

D'Ararat

de Noée MAIRE

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 29/08/2016 | 15,00 €

"Nous sommes revenues dans la poussière noire

de l'abandon

la crasse soupçonnée

toutes ces années déniée

Y a-t-il un regret ? Une autre possibilité qui aujourd'hui

dénoncerait notre faute ?"

Bien que Noée Maire nous dise que "rien ne peut rendre ce que le manque a vidé", le tragique du langage arrive ici à parler de l'indicible.

Mais l'auteure retrouve une présence - sa présence - dans le mouvement du monde, le chant d'une rivière, le souffle du vent, un chemin de lumière - toutes ces choses de la vie, physiques, sensuelles, qui atténuent l'innommable.

 

Noée Maire vit dans la vallée de l'Hérault.

Elle a publié des poèmes dans les revues Décharges, Le Journal des poètes, Souffles, Recours au poème, ainsi que dans des ouvrages collectifs de La Voix du poème : Voir feuille jointe et Bord de l'autre.

© gravure de couverture Renaud Allirand

Il m'a demandé quelque chose (Le départ)

Il m'a demandé quelque chose (Le départ)

de Patrick LEDIVENAH

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 01/06/2016 | 13,50 €

Il est parti...

Tout dans sa chair, dans sa mémoire, l'interroge sur ce qu'il a pu lui demander avant de partir...

Attendre une réponse... L'écrire... Y croire ?

Je vois ton ombre

                           immensément fragile

                                              recouvrir des villes entières que

                                              tu traverses

qui aussi te traversent           toi

si sensible à la façon dont elles lèvent leur aube

couchent leur sommeil

 

Poète et prosateur, Patrick Le divenah aime explorer le langage, sans contrainte de genre ni de catégorie.

Le cheminement qu'il nous fait partager creuse les abîmes et les incertitudes de la mémoire. Dans d'autres de ses recueils poétiques, d'inspiration scientifique, il donne la part belle au jeu verbal, un jeu plus sérieux qu'on ne pourrait croire. Parfois même, le texte et l'image se répondent, comme dans "Mémoire de l'imaginaire" ou dans "Pensées sauvages".

ce peu de soi

ce peu de soi

de Michel BOURçON

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 25/01/2016 | 16,00 €

Nous n’avons d’yeux et d’oreilles que pour l’imperceptible. Si, à coups de becs, les oiseaux déchiraient le ciel, nous pourrions voir ce qui est vraiment derrière le bleu, comme nous pourrions comprendre ce que le vent confesse aux feuilles des marronniers.

 

Michel Bourçon est né à Nevers où il vit et travaille. Il a publié une trentaine de recueils de poésie, parmi lesquels Les feuilles tombent même au printemps, Pratique de l’effacement, C’est la mer, Et ainsi les arbres, Les rues
pluvieuses n’iront pas au ciel
, Jean Rustin, la vieéchouée. . .
couverture : © fragment de peinture de Renaud Allirand

De la poussière sur vos cils

De la poussière sur vos cils

de Julien BOSC

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 09/11/2015 | 13,50 €

Il y eut partout de la neige, du sang sur la neige, des corps sans sang ni vie dans la neige et des cris qui tuent dans la neige ; il y eut dans le ciel des bruits de moteurs aveugles qui s’en retournèrent sans avoir mis le feu au feu et il y eut ces milliers d’yeux qui regardèrent ensuite à tout jamais les cieux désertés.

                                                Ô orge de la parole dormante
                                                   Ô pêne grippé dans la mémoire

 

Poète, Julien Bosc vit entre Paris et la Creuse.
Auteur de plusieurs livres, il a notamment publié Tout est tombé dans la mer, Maman est morte ou Pas.
En 2013, il a fondé une maison d’édition, le phare du cousseix, dédiée à la poésie contemporaine.

 

La gravure de la couverture est de RENAUD ALLIRAND

Le nid

Le nid

de PEGLION SABINE

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 21/09/2015 | 13,50 €

Comme une barque haut

lancée

proue d'écorces de lumière

                          entrelacées

tendue face aux bourrasques

sans lien avec la terre

                          balancée

 

amarres de branches

amers aux vents vibrants

au vol d'étourneaux

                         pour voyageurs

 

la barque s'anime

se leste de ces mots

 

Sabine Péglion est professeur de Lettres et poète.

Elle a publié Métamorphoses éditions Hélices, Traversée nomade éditions Sous la lime, Prière Minérale, dialogue avec des oeuvres de Robert Lobet éditions de la Margeride, Derrière la vitre éditions V. Rougier, Ecrire à Youndé, Temps Totems Tambours éditions V. Rougier.
 

Passeurs de rives

Passeurs de rives

de Cécile OUMHANI

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 25/05/2015 | 16,00 €

Au carrefour de plusieurs pays, cultures, langue, Cécile Oumhani n'a cessé d'interroger ces autres lieux, villes et pays où elle a vécu, mais aussi lieux de l'imaginaire, du souvenir - de la vie intérieure.

"Passeurs de rives", nous dit-elle de ses parents, mais ne peut-on le dire aussi des mots qui font lien avec ceux qui nous ont précédés et dont nous portons, souvent sans le savoir, les joies comme les douleurs ?

Et ainsi, "passeuse de rives", la poète nous amène à rêver à notre tour à ces leux qui survivent en nous et qui nous constituent. Lieux de la mémoire, pour nous mais aussi pour ceux qui viennent après nous...

les choses cessent-elles d’être
ou bien restent-elles
noms familiers
dans l’attente d’une visite
bruits légers bribes de parfums
couleurs qui passent dans l’air de la nuit
floues sur les photos sépia
et pourtant
         aussi reconnaissables
que l’écho de voix perdues

Cécile Oumhani est poète et romancière.
Derniers ouvrages parus : La nudité des pierres, chez Alain Gorius/Al Manar en 2013 et Tunisie, carnets d’incertitude, chez Elyzad en 2013.
Elle a reçu le Prix européen francophone Virgile 2014 pour l’ensemble de son oeuvre.

l'autre et la nuit

l'autre et la nuit

de SESE BERNARD

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 13/04/2015 | 16,00 €

Dites-moi, ce regard perdu parmi les branches,

Et ces yeux égarés dans l'ombre qui s'élance,

             De quoi sont-ils le lieu,

              Et d'où jaillit leur source ?

 

Nous avancions obscurs dans le pays des rêves,

L'instant s'y confondait avec le bruissement

               Du feuillage, et le chant

                D'un oiseau dans l'air noir.

 

Professeur émérite des Universités, Bernard Sesé a traduit de nombreux recueils de poésie de langue espagnole ou portugaise.

Poète lui-même, il a publié notamment Discipline de l'arcane (Arfuyen), Ivre de l'horizon (Convivium Lusophone), ainsi que par inadvertance (la tête à l'envers)

feux nomades

feux nomades

de ROBINET JACQUES

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 09/02/2015 | 16,00 €

Tout était là – tu ne le savais pas :
le chant le murmure le silence
le ressac de la joie après la douleur
la parole rampante sous le vacarme
La vie frappait aux portes de ta clôture
Pourquoi n’ouvrais-tu pas ?
Tu pensais : demain je sortirai
– je découvrirai le chemin des rivières
je parlerai au vent aux hommes aux oiseaux
Demain n’existe pas
pour qui dialogue avec les ombres

 

Encre de la couverture : Renaud Allirand

Recueil accompagné de 6 encres de Renaud Allirand

Instants...

Instants...

de ANNIE GUERIN

littérature (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/12/2014 | 14,00 €

Toute en délicatesse et discrétion, Annie Guérin saisit de brefs instants de vie, de la naissance à la mort.
Comme Marie Desplechin l’écrit dans sa préface, “de l’expérience ordinaire de tristesse, de la crainte et de la douleur, [elle] fait un jardin caressé par les pluies, le soleil et le vent, que peuplent les figures fragiles de gens qui nous ressemblent et qu’elle saisit dans l’éternité de l’instant, [...] dans une langue claire qui sait se dérober juste avant d’obscurcir.”

Annie Guérin a été professeur de lettres.
Bénévole dans une association en milieu hospitalier, elle habite Nevers.

Jean Rustin, la vie échouée

Jean Rustin, la vie échouée

de Michel BOURçON

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 11/11/2014 | 26,00 €

Deux voix d’une authenticité rare, deux expressions artistiques qui se répondent. Le poète est en adéquation avec l’art de J. Rustin : il dit ce qu'il voit. Sans provocation, mais avec une véracité qu'il pose là, devant nous, tranquillement et sans détours… C'est.

« Je peins ce que tout le monde refuse de voir », disait Rustin de son univers dont Michel Bourçon précise qu’« à bien les regarder, chacune de ces toiles contient un monde, toujours le même, où ce qui se joue dans le cadre se joue en nous, au même moment, une lente dérive vers la nuit, vers ce qui aura lieu, au terme de notre condition. »

 

 

 

 

Michel Bourçon est nivernais. Il est l’auteur d’une œuvre poétique abondante, commencée en 1989. Il a notamment publié cinq recueils aux Carnets du Dessert de Lune dont Carnets de petits riens en 1995 et Les rues pluvieuses n’iront pas au ciel, en 2014, trois aux éditions Les Arêtes dont en 2011 D’un retour d’éclaircie, accompagné d’encres de Jean-Claude Pirotte, et chez Potentille en 2012, Et ainsi les arbres.

 

 

 

 

Le peintre français Jean Rustin (1928-2013) a d’abord été un peintre abstrait reconnu. En 1971, il aborde un tournant décisif vers la peinture figurative et peint sans concession une humanité mise à nu. À travers des regards vides, des corps misérables, enfermés dans des pièces aveugles, il nous donne à voir un monde de solitude effroyable et de souffrance psychique.

Son œuvre est exposée dans de nombreux musées, en France comme à l’étranger et plusieurs livres d’art ont été publiés sur sa peinture. Une fondation lui a été consacrée, la Fondation Rustin établie à Anvers et dont le président, Maurice Verbaet, a écrit la préface de Jean Rustin, la vie échouée.

 

 

Couverture : quadri R°, pelliculage mat, en papier gardapat kiara

Impression intérieur : texte en noir et blanc + 14 peintures en couleurs même papier

48 p

Couverture à rabats de 10 cm

Format : 17x21cm
ISBN : 979-10-92858-03-7
Prix : 26 euros

La solitude de l'horizon

La solitude de l'horizon

de Dominique SIERRA

Roman (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 22/09/2014 | 14,00 €

Louise et Vincent.se rencontrent dans un cimetière. Début d’une relation où la violence de ce qui est perçu mais ne peut être dit les enlise comme dans un sable mouvant, là où tout se confond, entre angoisse et désir de s’y immerger.

Malgré sa rumeur de berceuse avortée, sa douceur mélancolique, sa plainte et son consentement, il est question dans ce livre  retenu comme une tragédie classique, d'une perte irréparable, de l'incommunicabilité entre les êtres et des passions que cela déchaîne.

L’auteur décrit la traversée de la plus terrible solitude, cette étrangeté d'être au monde quand toutes les fontaines se sont taries. 

  "Elle entend la douceur du chant. C’était il y a si longtemps ! (...) Et tandis qu’elle glissait vers la ligne d’horizon, là où la terre rejoint le ciel, elle se souvenait de ces temps anciens où elle avait été aimée, si lointains qu’elle ne pouvait les retrouver que par bribes.
   Si lointains… Et pourtant, ils avaient existé, elle le savait maintenant."

 

Dominique Sierra habite dans la Nièvre.
La solitude de l'horizon est son troisième livre.
Elle a publié  un recueil de nouvelles, Ailleurs, l’impasse... à l’Atelier du Gué et un roman Un couloir infini, aux éditions la tête à l'envers.

POLLENS

POLLENS

de FLORENT PAPIN

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 06/06/2014 | 13,00 €

Il y eut d'abord la lumière

Délébile

La séquence pâle d'une blancheur étourdie

Une brûlure pourtant

Touchée de l'oeil dans l'origine du voir

Tous l'ont su tous l'ont oublié

Mais toucher de l'oeil la lumière glacée

Une brûlure

Pour mieux se souvenir

Ai nostri desir

Ai nostri desir

de VIEUILLE MARIE-FRANçOISE

LA TÊTE À L'ENVERS (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 20/02/2014 | 15,00 €

Tel un opéra,le climat de ces nouvelles est traversé par des sentiments violents, enracinés dans les échos d'un passé dont le lecteur ne connaît pas toujours les motifs.

Monte alors une inquiétude sourde, l'intuition d'un malheur imminent.

Et ce qui dormait s'éveille...

Merveilleuse douleur, oui...

Secrète et sonore, âpre et tendre, la langue est ici traitée comme un chant lyrique.

Marie-Françoise Vieuille vit dans les Landes. Elle est l'auteur de Mozart ou l'irrréductible liberté et d'un Essai sur l'art lyrique, Opéra merveilleuse douleur.

par inadvertance

par inadvertance

de SESE BERNARD

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 25/01/2014 | 18,50 €

Vous me disiez. J'ai retenu les mots

C'est dans l'éternité que semble se noyer

 

           Ce pays où se mêle le sillage

           Des astres mourants et les pas sur le sol

 

De quelques personnages et le cri des oiseaux

Invisibles. Peut-être disiez-vous

 

            De ce fleuve éclatant de lumière,

            Qu'il ne sépare pas deux rives oppposées,

 

Mais la part d'ombre et la part de lumière

Celle de la demeure et celle de l'exil.

 

Professeur émérite des Universités, membre correspondant de la Real Academia Espanola, Bernard Sesé est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels les recueils de poèmes Discipline de l'arcane aux éditions Arfuyen et Ivre de l'horizon aux Editions Convivium Lusophone. Il a aussi traduit nombre de recueils de poésie de langue espagnole ou portugaise (Lorca, Salinas, Pessoa, Jean de La Croix, Machado...)

LE BAISER DE L'ETRANGE

LE BAISER DE L'ETRANGE

de JEAN-CLAUDE GUILLAUME

ESSAI (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 28/12/2013 | 13,00 €

Quel dégoût ou quelles peurs devant ces photos d'insectes dont les parties sont démesurément agrandies!

C'est en poète que Jean-Claude Guillaume nous entraîne dans cet univers où l'infiniment petit nous trouble autant que l'infiniment grand. En psychanalyste, il s'interroge sur l'angoisse qui nous envahit devant l'étrangeté de ce qui ne nous ressemble pas, et sur quoi se focalisent nos fantasmes infantiles les plus archaïques.

L'auteur : né en 1946, pédopsychiatre, psychanalyste, Jean-Claude Guillaume écrit régulièrement dans "le Journal de la psychanalyse de l'enfant" dont il est par ailleurs membre du comité éditorial.

Les photos : Né en 1971 à Paris, Stephan Borensztajn est spécialiste en microscopie électronique à balayage (MEB). Le MEB ne permettant pas de restituer les couleurs, il les a rajoutées grâce aux outils numériques.

frontières de sable

frontières de sable

de ROBINET JACQUES

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/11/2013 | 16,00 €

blancheur

aube d'un secret

que le vent murmure

aux feuilles du tremble

 

j'ai embrassé l'arbre

écouté ce qui se dérobe

j'ai bu l'écorce

sa lumière

Je ne suis pas d'ici

Je ne suis pas d'ici

de Berta ROTH

récit (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 01/10/2013 | 14,50 €

"J'ai parcouru des sillons que j'avais cru abandonnés et j'ai fait de mon passé le seul toit prêt à m'abriter."

Je ne suis pas d'ici de Berta Roth est le récit d'une errance. D'exil en exil, la narratrice, que la sanglante dictture militaire avait forcée à quitter l'Argentine, son pays d'origine, se retrouve en Europe d'où ses parents avaient dû fuir à cuse de la persécution nazie.

Errance entre des lieux, entre des langues, entre le passé et ce qu'il fallait oublier. (Mais "l'oubli a sa propre mémoire", nous dit l'auteur.

Ce texte, dont la construction éclatée fait sens, touche le lecteur par la puissance d'une écriture enracinée dans le corps.

Il a la beauté des fragilités portées par la force de vie.

Berta Roth, d'origine argentine, est psychanalyste et créatrice de formes scéniques et audiovisuelles, "Words in Mouvement" enEurope et Amérique Latine.

Elle a publié de nombreux articles dans des revues psychanalytiques et littéraires, ainsi que des essis,  L'exil-des-exils et Dans le silence des mots.

GITTA

GITTA

de Gérard ROUSSEL

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/07/2013 | 9,50 €

Ce poème, tout en délicatesse et retenue, est une lettre que Gérard Roussel a adressée à son amie Gitta Deutsch, poète autrichienne, qui venait de mourir.

Il dit l'amitié qui survit au-delà de la mort, la tendresse, les souvenirs qui reviennent par bribes...

Gérard Roussel vit à Nevers. Il a écrit des chroniques et des poésies dont Creuset du chêne.

Un couloir infini

Un couloir infini

de Dominique SIERRA

Roman (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 01/01/2013 | 15,00 €

Vous est-il arrivé d'enjamber quelque chose d'indéterminé, un corps peut-être, dans le couloir de votre appartement?

De suspecter votre mari de faire frire vos bébés à la poêle?

Un huis clos à tiroirs, à couloirs plutôt...

Dominique Sierra vit dans la Nièvre. Elle a publié Ailleurs, l'impasse... à l'Atelier du Gué.

Silence on chute

Silence on chute

de Pierre SEMET

LA TÊTE À L'ENVERS (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/12/2012 | 16,00 €

A bord de son avion, Granpoisse n'en finit pas de chuter, à son plus grand énervement et pour la plus grande joie du lecteur ; car là où il choit, l'immense désert du Sahahahara, il n'y a pas que du sable et des dunes mais toute une faune bien allumée : un bibendum graisseux demande qu'on lui cuisine un mouton ; une secte entreprend de pelleter le sable avec une cuillère...à désert, deux aristocrates - l'oléoduc et le gazoduc - sont à la recherche de précieuses gouttes d'eau, sans parler de la tribu des Autruchiens qui mènent de curieuses activités souterraines. 

Le désert va s'égayer encore avec la tonitruante arrivée de Marypipeline et Franck Sinistra avec apothéose Dior et champagne. Au milieu de ce raffut, Grandpoisse aura grand peine à réparer son avion. Histoire délirante à l'imagination débridée, voilà un texte gourmand de plaisir et de gaieté et porté par une écriture rythmée, loufoque et inventive. Les illustrations de Marc SIERRA jouent elles aussi avec l'absurde et le burlesque et nous portent à rêver.

La voix qui t’est due

La voix qui t’est due

de Pedro SALINAS

POESIE (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/12/2012 | 15,00 €

Pedro Salinas (1891-1951) a fait partie, aux côtés de Federico Garcia Lorca et de Jorge Guillén, du groupe d'écrivains espagnols appelé "Génération de 1927".

Il est considéré comme l'un des plus grands représentants de ce groupe et La voz a ti debida (1933) ainsi que Razon de amour (1936) comptent parmi les plus beaux chants d'amour du lyrisme espagnol.

Traduction de Bernard Sesé : poète lui-même, (il a publié Discipline de l'arcane aux éditions Arfuyen et Ivre de l'horizon aux éditions Convivium Lusophone), il a aussi écrit de nombreux ouvrages sur les auteurs mystiques espagnols ainsi que des traductions d'écrivains espagnols et portugais ( Antonio Machado, Fernando Pessoa, Caldéron, Jean de la Croix etc.)

La mer est belle en hiver

La mer est belle en hiver

de Michel CHASTAING

Roman (TÊTE À L'ENVERS (LA)) | Paru le 10/04/1913 | 16,00 €

Une rencontre, un lundi, dans un café de Paris.

Ugo et Agnès vont vivre une histoire d'amour que chacun raconte à sa manière.

Quelques jours pour éprouver le charme de la découverte, le langage des corps, le manque et l'impossibilité de saisir l'autre.

L'évidence? Oui, mais aussi le mystère de ce qui ne peut se dévoiler d'emblée. Peut-on aimer dans le provisoire? Peut-on aimer autrement que dans le provisoire?

Un récit tressé dans le drame de la disparition.

"L'enfer,madame, c'est de ne plus aimer." Bernanos.

 

Né à Paris, Michel Chastaing vit maintenant dans la Nièvre. Il a écrit des nouvelles et publié un roman, ... des fruits déguisés, pour lequel il a reçu le prix Découverte.