l'autre LIVRE

SONNEUR (EDITIONS DU)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand B14

Fondées en 2005, les Éditions du Sonneur sont nées de l'envie de partager leur goût du livre et de la littérature, avec trois objectifs :

  • publier des textes inédits et des textes oubliés ou méconnus dignes de vivre ou de revivre, d’être découverts ou retrouvés.
  • éditer peu de titres, mais les accompagner assez longtemps pour qu’ils trouvent leurs lecteurs. Des ouvrages auxquels on revient et avec lesquels on vit. Bref, le contraire de la surproduction et de la grande consommation littéraire.
  • ajouter au plaisir de découvrir des textes celui de lire des livres fabriqués avec soin.

Découvrez notre catalogue ainsi que nos titres à paraître dans les mois à venir.

Adresse : 5, rue Saint-Romain
75006 Paris
Téléphone :0145491586
Site web :http://www.editionsdusonneur.com/
Courriel :nous contacter
Diffusion :Volumen
Distribution :Volumen
Représentant légal :Valérie Millet
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978-2-916136
Nombre de titre au catalogue :75
Tirage moyen :1200
Il ne faut pas maltraiter les animaux

Il ne faut pas maltraiter les animaux

de Antoine APOLLINAIRE

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 23/04/2015 | 6,00 €

« On a souvent agité la question de savoir lesquels des bons ou des mauvais instincts l’emportaient dans le cœur de l’homme. Je suis, à cet égard, du parti des optimistes ; mais, si je viens à songer aux traitements que nous faisons subir aux animaux, je m’afflige et je doute. Ce n’est pas parce que nous leur demandons des services, ou même parce que nous disposons d’eux ; c’est uniquement parce que nous les faisons souffrir sans nécessité. »
Au nom de quoi l’homme se permet-il de faire souffrir les animaux ? De les exploiter pour son seul plaisir ? De les tuer pour éprouver sa supériorité ? Au nom de quoi se permet-il d’établir une hiérarchie dans le règne animal — pourquoi sommes-nous indifférents à la douleur d’une mouche alors que nous sommes sensibles aux jappements d’un chien ?
Dans Il ne faut pas maltraiter les animaux, recueil de deux articles parus dans le Bulletin de la société protectrice des animaux en 1855 et 1857, Apol­linaire Fée s’indigne, avec concision et conviction, de ces mauvais traitements, s’interroge sur notre vision restreinte du monde animal et s’alarme des risques de déséquilibre de l’organisation naturelle qui en découlent.
En humaniste inquiet, il pointe du doigt le sentiment de surpuissance de l’homme — mise en garde qui est plus que jamais d’actualité : « Nous sommes les maîtres de la Terre pour user, et non pour abuser ; pour conserver, et non pour détruire. Nous la tenons à titre viager, et nous devons la laisser à nos descendants, améliorée, si nous le pouvons ; mais appauvrie ou détériorée, jamais. »

 

Pharmacien de formation, Antoine Laurent Apollinaire Fée, né en 1789 à Ardentes, est nommé professeur à l’hôpital militaire de Lille en 1825, puis professeur de sciences naturelles à la faculté de médecine de Strasbourg en 1832. Botaniste chevronné, auteur de nombreux articles, il se voit confier en 1833 la direction du jardin botanique de Strasbourg jusqu’en 1870. Il est élu à la tête de la société botanique de France en 1874, quelques mois avant sa mort.
En dehors de ses nombreux essais de botaniques, Apollinaire Fée, humaniste et scrutateur infatigable, se plaît également à écrire sur divers sujets : la vieillesse (De la longévité humaine, 1862), les animaux (Études philoso­phi­ques sur l’instinct et l’intelligence des animaux, 1853), la littérature et la philosophie (Voyage autour de ma bibliothè­que, 1856). En 1856, il rédige ses mémoires sur la guerre d’Espagne : Souvenirs de la guerre d’Espagne dite de l’indé­pendance, 1809-1813. Il meurt en 1874 à Paris.

Depuis qu'elle est morte elle va beaucoup mieux

Depuis qu'elle est morte elle va beaucoup mieux

de Franz BARTELT

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 24/09/2015 | 12,00 €

C’est long de mourir. C’est long de voir mourir. Surtout celle qui vous a donné le jour et l’amour des livres, des histoires qui racontent la vie. Franz Bartelt, comme toujours entre tendresse et dérision, doutes et drôleries, écrit le temps qui s’effiloche, les souvenirs qui se réinventent, les gestes qui hésitent, les mots qui se perdent.
Savoir que l’on va mourir, savoir accompagner ceux qui vont mourir, savoir mourir en somme. Oui mais, avec quelques livres à écrire ou à lire. Et surtout, surtout, avec humour et élégance.

Franz Bartelt est auteur de polars, de romans et de nouvelles. Il vit dans les Ardennes.

 

 

la collection ce que la vie signifie pour moi
Ce que la vie signifie pour moi est l’un des titres emblématiques de l’œuvre de Jack London. C’est désormais aussi une collection, dirigée par Martine Laval, où s’expriment ceux qui pensent notre temps, le rêvent, l’écrivent, lui donnent vie : écrivains, philosophes, scientifiques, peintres, musiciens…

Moi, ma vie, son œuvre

Moi, ma vie, son œuvre

de François BLISTENE

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/05/2012 | 17,00 €

Solitaire abhorrant le monde moderne, Philippe Pontagnier s’acharne à isoler ses enfants dans une maison où leur seul contact avec les humains est un certain Kuntz, homme étrange censé parfaire leur éducation. Lorsque les trois adolescents parviennent à s’échapper, ils ne connaissent guère du monde que ce que leur père et leur précepteur, ainsi que quelques livres bien choisis, leur en ont appris. Déambulant dans Paris, ils vont donc, chacun à leur manière, tâcher d’en déchiffrer les mœurs et de s’y faire une place. Une rencontre sera décisive : celle d’un certain Monsieur Mystère, magicien de son état, auprès duquel ils vont se prendre au jeu de la vie. Mais c’est sans compter sur la soif de vengeance du Père : l’ogre rôde, et le destin est tenace.

Idées fixes, trop fixes

Idées fixes, trop fixes

de Arrigo BOITO & Olivier FAVIER

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 25/05/2007 | 18,30 €

La renommée d'Arrigo Boito (1842-1918) est avant tout liée à l'opéra. Compositeur de Mefistofele et de Nerone, il écrivit pour Verdi les livrets d'Otello et de Falstaff, d'après les œuvres de Shakespeare, et pour Ponchielli celui de la Gioconda, d'après Victor Hugo. Il fut par ailleurs l'un des chefs de file de la scapigliatura, sensibilité littéraire née après l'unité italienne, en réaction au romantisme. Polémiste et poète, Arrigo Boito fut aussi un remarquable conteur, à l'instar de son frère Camillo, le célèbre auteur de Senso. Ce recueil réunit l'ensemble de ses nouvelles, extrêmement variées dans leur thème et dans leur style.

Le Roman de Bolaño

Le Roman de Bolaño

de Éric BONNARGENT & Gilles MARCHAND

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 19/03/2015 | 17,00 €

Que se passe-t-il lorsqu’un chauffeur de taxi amnésique tombe sur l’adresse d’un personnage du roman qu’il vient de lire ? Que se passe-t-il lorsqu’après lui avoir écrit à tout hasard, ledit personnage, un ancien policier, lui répond qu’il est bel et bien vivant, qu’il n’a rien d’un être de papier et qu’il n’a même jamais entendu parler de l’auteur, un certain… Roberto Bolaño ? Ce lecteur (Pierre-Jean Kaufmann) et cet homme dont on a « volé » la vie (Abel Romero) entament alors une correspondance afin de cerner les liens qui unissent Romero et Bolaño. Mais au fil de leurs échanges, les voilà conduits à examiner aussi le passé de Kauffmann, dont l’amnésie semble cacher un lourd secret.
Articulé autour de l’œuvre du grand écrivain chilien, Le Roman de Bolaño croise l’enquête littéraire et le thriller latino. Naviguant entre Paris, Barcelone et Ciudad Juárez, le lecteur se trouve plongé au cœur d’une histoire où le vrai n’est jamais sûr et le faux toujours possible, et où rôdent en permanence la folie, le feu, la vie et la littérature.
Éric Bonnargent et Gilles Marchand ont joué à la lettre le jeu du roman épistolaire, correspondant à plus de neuf cents kilomètres de distance sans jamais rien savoir de ce que l’autre avait à l’esprit. Pendant plus d’un an, ils se sont écrit, créant ainsi au gré de leurs échanges la trame narrative de ce qui allait devenir Le Roman de Bolaño. Là réside en partie l’originalité profonde de ce texte : Pierre-Jean Kaufmann et Abel Romero prennent corps, se répondent, s’écoutent et s’invectivent : on en oublierait presque qu’ils n’ont jamais existé – si tant est qu’ils n’aient jamais existé…

 

Les auteurs

Né en 1970, Éric Bonnargent enseigne la philosophie. Il est l’auteur d’Atopia, petit observatoire de littérature décalée (éditions du Vampire Actif) et est chroniqueur au Matricule des Anges.
Né en 1976, Gilles Marchand est chroniqueur pour le site k-libre et rédacteur pour le Who’s Who. Il a publié Dans l’attente d’une réponse favorable, 24 lettres de motivation (éditions Antidata), ainsi que des livres-objets chez Zinc Éditions.

Le requiem de Terezin

Le requiem de Terezin

de Joseph BOR

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 01/08/2005 | 15,30 €

Raphaël Schächter, pianiste et chef d’orchestre tchécoslovaque, arrive au camp de Terezin le 30 novembre 1941 et le quitte pour Auschwitz le 16 octobre 1944. Entre ces deux dates, il réussit, en dix-huit mois d’efforts désespérés, à répéter et à faire jouer le Requiem de Verdi.

Voyage vers le Nord

Voyage vers le Nord

de Karel CAPEK

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 22/05/2010 | 17,30 €

En 1936, tandis que la Seconde Guerre mondiale menace, l’écrivain tchèque Karel Capek (1890-1938) entreprend un voyage dans le Nord de l’Europe. Forêts à perte de vue, fjords échancrés, vaches noir et blanc, fermes rouges,myriade d’îles ponctuent sa traversée du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Au fil du récit, derrière une naïveté feinte et un lyrisme tempéré, où affleurent une tendre ironie et un humour mordant, se profile le portrait troublant, éblouissant de nature et de lumière, d’un continent en sursis. Car, en route vers le cap Nord, Capek pressent la fin d’une époque et dessine une Europe qui, bientôt, sombrera dans le chaos.

L’auteur

Écrivain, journaliste, voyageur, photographe, et même jardinier, Karel Capek (1890-1938) est une figure littéraire majeure de la première moitié du vingtième siècle. De sa pièce de théâtre RUR, à son récit Voyage vers le Nord, en passant par son précis L’Année du jardinier, Karel Capek a développé une œuvre aux multiples aspects, toujours teintée d’un humour alerte.

Le pont d'Alexander

Le pont d'Alexander

de Willa CATHER

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 11/10/2012 | 15,00 €

Bartley Alexander est un ingénieur américain, bâtisseur de ponts.?Puissant et au faîte de sa gloire, il est marié avec Winifred, belle et distinguée, avec laquelle il vit à Boston.
Lors d’un voyage d’affaires à Londres, il rencontre par hasard la première femme qu’il a aimée, Hilda Burgoyne, devenue une actrice de théâtre réputée. Alexander se retrouve alors écartelé, des deux côtés de Atlantique, entre sa femme, qui l’a toujours soutenu, et son amour d’antan, qui lui redonne la passion et l’énergie de sa jeunesse.?Cependant qu’il est aux prises avec ce dilemme personnel, le pont de Morlock, son grand projet, est ralenti par des coupes budgétaires drastiques.
Des tentatives successives des deux amants pour se séparer à l’acharnement d’Alexander pour mener à bien le chantier magistral qui lui a été confié, Willa Cather met en parallèle deux débâcles qui se rejoindront dans un même drame.

L’auteur

Elliptique et sensible, le premier roman de l’écrivain américain Willa Cather parut en 1912. Intrigue dépouillée, narration procédant par bonds et par réminiscences, monologues intérieurs et conversations subtilement sapées par les sentiments : Le Pont d’Alexander annonce, sans conteste, l’un des sujets de prédilection de Willa Cather — la lutte entre les forces opposées qui nous habitent. Populaire en même temps qu’encensée par la critique, l’œuvre de Willa Cather (1873-1947) fut louée par William Faulkner et Sinclair Lewis.?Ses romans les plus connus sont Pionniers !, Mon Ántonia, et L’Un des nôtres, pour lequel elle reçut le prix Pulitzer en 1923.

 

Du même auteur aux Éditions du Sonneur

  • La Nièce de Flaubert
Vie de monsieur Leguat

Vie de monsieur Leguat

de Nicolas CAVAILLES

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 23/09/2013 | 12,00 €

France, dix-septième siècle. La révocation de l’Édit de Nantes pousse certains à l’exil, tel François Leguat (1638-1735), huguenot forcé de quitter ses terres à l’âge de cinquante ans. Le destin de cet homme croise dès lors des contrées opposées et éloignées : Hollande, Mascareignes, île Maurice, Indes néerlandaises, Angleterre… Tour à tour gentilhomme des plaines de Bresse, aventurier de l’océan Indien et patriarche des bas-fonds de Londres, Leguat passera de l’Éden originel à la cité de l’Apocalypse. Nicolas Cavaillès s’empare littérairement de la vie de ce personnage hors-norme, y entremêlant quête spirituelle, découverte d’un monde inexploré et violence de l’être humain.

Pourquoi le saut des baleines

Pourquoi le saut des baleines

de Nicolas CAVAILLES

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 19/03/2015 | 12,00 €

Ce court ouvrage, qui tient autant de l’essai cétologique que de la fantaisie littéraire, s’attaque à l’un des mystères les plus coriaces et les plus fascinants du règne animal : les bonds prodigieux qu’effectuent parfois les grands cétacés hors de l’eau. Beaucoup d’hypothèses ont été formulées à ce sujet par les biologistes du comportement, aucune n’a convaincu. L’auteur explore une piste personnelle et théorise sur ce que les baleines se tordant au-dessus de l’océan doivent à l’ennui et à l’absurde ; il invite à considé­rer leur saut comme une victoire sur l’insupportable et comme une manifestation exemplaire de la plus haute des libertés.
« Nous ignorons pourquoi les baleines et autres cétacés effectuent parfois ces sauts stupéfiants au-dessus des mers et des océans, mais les hypothèses ne manquent pas, elles se renforcent même du seul fait que la question n’a pas été tranchée. On dit qu’elles bondissent dans les airs pour déglutir, se débarrasser de leurs parasites, communiquer, séduire en vue d’un accouplement, pécher en gobant, chasser en catapultant, fuir des prédateurs sous-marins comme l’espadon ou le requin, s’étirer, s’amuser, en imposer, ou encore ponctuer un message, une attitude. Aucune de ces explications ne convainc : fâcheusement partielles ou intolérablement saugrenues, toutes ont été contestées. Comme c’est le cas face aux grandes interrogations métaphysiques, elles semblent toutes buter contre l’étroitesse du cerveau et de l’imagination qui les échafaudent. La question serait-elle insoluble ? […] Ivresse, libération, secousse non moins absurdes, en dernier lieu, futiles, qui n’apaisent qu’un moment, qu’il faut toujours recommencer, et dont la baleine doit savoir en son for intérieur, dans ce magma d’instincts, de mémoire et d’analyse, la grande vanité. Mais en un monde qui n’est que poussière d’étoile remuée dans un trou noir, la créature, même bardée de ses instincts, gènes et neurones, même flattée par l’héritage multi-millénaire de la sélection naturelle, peut goûter un acte aussi gratuit que la totalité dans laquelle elle baigne. Ainsi la baleine sauterait-elle quia absurdum, parce que c’est absurde ? »

L’auteur

Né en 1981, Nicolas Cavaillès est l’éditeur de Cioran dans la Pléiade (Gallimard, 2011) et l’auteur de Vie de monsieur Leguat, paru aux Éditions du Sonneur et qui a remporté le prix Goncourt de la Nouvelle 2014.

Les huit enfants Schumann

Les huit enfants Schumann

de Nicolas CAVAILLES

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 21/04/2016 | 12,00 €

« En Schumann, la musique avait trouvé l’une de ces proies de choix qui, promptes à céder aux sirènes esthétiques, leur aliènent bientôt toute leur existence, quitte à nuire à leurs proches et à les emporter avec elles dans leur chute. Tel fut le lot des enfants Schumann. »
Nicolas Cavaillès retrace dans cet ouvrage le destin du compositeur et de la pianiste Robert et Clara Schumann, et de leurs huit enfants, tous frappés – de près ou de loin – par l’impératif absolu de l’art. Il sonde ainsi les notions d’héritage et de transmission familiale, et offre une réflexion subtile sur l’enfance, l’individualité et l’infinie solitude de l’homme.

La Brebis galeuse

La Brebis galeuse

de Ascanio CELESTINI

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 21/01/2010 | 14,20 €

Nicola a peur du noir. Nicola est depuis trente-cinq ans dans une « résidence de saints », il n’en sort qu’une fois par semaine pour aller au supermarché. Il est né dans les fabuleuses années soixante et il est mort cette année. Nicola ne sait pas qu’il est Nicola, alors il lui parle. Pour remettre de la lumière dans son cerveau, il y a l’asile électrique, et le docteur qui est le plus saint de tous.

 

L’auteur

Né à Rome en 1972, Ascanio Celestini s’est imposé, avec notamment Radio clandestine et La Fabbrica, comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans La Brebis galeuse, publiée en Italie en 2006, il s’attaque, dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme. Sauf la peur.

Mon tour du monde

Mon tour du monde

de Charlie CHAPLIN

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 25/09/2014 | 16,00 €

Février 1931 : Charlie Chaplin (1889-1977) rejoint son Angleterre natale pour y présenter son dernier film, Les Lumières de la ville. Abattu par des problèmes personnels, déstabilisé par l’avènement du cinéma parlant, il ressent le besoin de s’éloigner de son travail, de ses affaires et des États-Unis, son pays d’adoption.
Une fois à Londres, il décide d’entreprendre un tour du monde qui le mènera, au gré de ses rencontres, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en France, en Algérie, en Espagne, en Suisse, au Sri Lanka, à Singapour, en Indonésie, au Japon. Au faîte de sa gloire, il est accueilli à chacune de ses étapes comme une véritable star et est reçu par les personnalités – politiques, artistiques et scientifiques – de l’époque : Winston Churchill, Marlène Dietrich, Albert Einstein, H. G. Wells, Aristide Briand, Gandhi, Albert Ier de Belgique…
S’il est grisé par sa notoriété, Charlie Chaplin reste des plus attentifs à la crise qui secoue alors le monde. Il observe, écoute, analyse, s’engage. Ce voyage de près d’un an et demi confirmera le cinéaste dans ses préoccupations : à son retour aux États-Unis, il réalisera Les Temps modernes en 1936 et Le Dictateur en 1940, illustrations éminemment économique et politique des constats que Chaplin aura faits lors de son tour du monde.

En quête du rien : Témoignage d'un voyageur anonyme

En quête du rien : Témoignage d'un voyageur anonyme

de William Wilkie COLLINS

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 12/10/2011 | 5,00 €

William Wilkie Collins (1824-1889) n’est pas seulement l’auteur de somptueux romans victoriens et le père du roman policier britannique. Nouvelliste de talent, il est aussi journaliste à ses heures. Et fin observateur de ses contemporains. En quête du rien est le portrait primesautier, drôle et absurde d’un homme condamné à l’inactivité et au calme dans une société qui en est dépourvue. Ou comment la tranquillité peut finir par rendre fou.

Mémoires d'un libraire pornographe

Mémoires d'un libraire pornographe

de Armand COPPENS

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/03/2011 | 18,30 €

Édité sous pseudonyme en 1969 en Angleterre, puis en 1970 en France, Mémoires d’un libraire pornographe s’est vite imposé, pour reprendre les mots d’Emmanuel Pierrat, préfacier de cette nouvelle édition, « comme l’une de ces savoureuses bizarreries littéraires, où se mêlent portraits de personnages fantasques, histoire de l’édition et de la censure, description des réseaux clandestins de diffusion des livres sulfureux… » Armand Coppens, qui réunit ici son expérience de libraire du « second rayon », passe de la bibliothèque à l’alcôve et du livre au lit avec l’aisance d’un érudit du Siècle des lumières.

Sous-titres

Sous-titres

de Anton CORBIJN

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 22/09/2016 | 8,00 €

C’est le récit d’un jeune homme introverti, né d’un père pasteur dans une petite île au sud de Rotterdam, qui devient le photographe attitré des plus grandes stars du rock et de la musique punk, en Angleterre et aux États-Unis. Dans Sous-titres, Corbijn livre, modestement, presque timidement, la façon dont il met en scène et crée l’image de ceux qui sont devenus des légendes de la musique : David Bowie, Tom Waits, Nick Cave, Kate Bush, les groupes Joy Division, U2, Rolling Stones, Nirvana, Depeche Mode, etc. Sous-titres est l’évocation pudique d’une vie affamée de sens, modelée par le travail et le hasard. Corbijn y parle de ses deuils, de ses interrogations et de ses doutes, de ses admirations aussi. Et surtout de cette recherche de la vérité qui est sa marque.

De pareils tigres

De pareils tigres

de Jean-Marie DALLET

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 21/01/2010 | 17,30 €

Le 15 décembre 1891, le navire Niuroahiti disparaît en Polynésie. Quelques mois plus tard, à plusieurs milliers de kilomètres de son port de départ, il accoste sous un faux nom dans une île du Pacifique où il est arraisonné par les autorités locales. Seuls membres de l’équipage d’origine : deux frères, Joseph et Alexandre Rorique, et le maître-queux du bâtiment. Sur accusation de ce dernier, les Rorique sont arrêtés. Soupçonnés de meurtres et d’actes de piraterie, ils ne cesseront, lors de leur procès retentissant, de clamer leur innocence.
Dans ce roman polyphonique, Jean-Marie Dallet revient sur une célèbre affaire qui a défrayé la chronique à la fin du dix-neuvième siècle et a inspiré à Jules Verne la trame de son roman Les Frères Kip. Des lagons de Tahiti au bagne de Cayenne, en compagnie de Paul Gauguin et de Joseph Conrad, l’auteur mêle fiction et réalité pour raconter le mystère qui continue d’entourer le destin des frères Rorique. « Mettez fin à ce scandale judiciaire. Les souffrances de ces deux malheureux n’ont que trop duré… » écrivait Séverine, la co-fondatrice de la Ligue des Droits de l’Homme, à leur sujet.

L’auteur

Depuis Les Antipodes, édité au Seuil en 1968 et préfacé par Marguerite Duras, Jean-Marie Dallet a écrit une quinzaine de romans publiés par les Éditions Robert Laffont, Lattès ou Plon : Gauguin ou l’Atelier du tropique (1976), Waterman bleu-noir (1978), Je, Gauguin (1981), Dieudonné Soleil, qui obtint la Bourse Goncourt du récit historique en 1983, Fin de partie au Sans-Soucis (1989), Veilleur où en est la vie ? (1994), Au Soleil des vivants (1998), Tentative de fuite (2000)… Ce Toulonnais d’origine bretonne a toujours « navigué » entre la Méditerranée, le Pacifique Sud et Paris.

Encre de guerre

Encre de guerre

de Jean-Marie DALLET

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 06/05/2008 | 15,30 €

Grand-père rendu aveugle par la Première Guerre mondiale, père tué par les Allemands pendant la Seconde : un homme cherche à déjouer le destin que lui impose l’histoire de son siècle par le voyage, l’alcool, les femmes et l’écriture.

Au plus loin du tropique

Au plus loin du tropique

de Jean-Marie DALLET

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 06/12/2005 | 14,20 €

Les cinq vieillards d’Au plus loin du tropique — Ma Pouta la mère maquerelle, Ah You le marchand chinois, Corentin le curé, Trinité le matelot unijambiste, Pétino le commandant — n’en finissent pas d’expier leurs crimes sur Parataito, un atoll perdu dont le nom signifie « paradis » en tahitien. Ils y vivotent, entre rêves et souvenirs, quand un cyclone jette à leur rivage un naufragé, Kerlan. Ces vieux accrochés à leur passé vont redonner vie au marin qui aspire à fuir le sien. Jusqu’au passage de la goélette de ravitaillement apportant les nouvelles de Papeete… Une fable sur la civilisation corruptrice et le désir de sauvagerie.

 

L’auteur

Depuis Les Antipodes, édité au Seuil en 1968 et préfacé par Marguerite Duras, Jean-Marie Dallet a écrit une quinzaine de romans publiés par les Éditions Robert Laffont, Lattès ou Plon : Gauguin ou l’Atelier du tropique (1976), Waterman bleu-noir (1978), Je, Gauguin (1981), Dieudonné Soleil, qui obtint la Bourse Goncourt du récit historique en 1983, Fin de partie au Sans-Soucis (1989), Veilleur où en est la vie ? (1994), Au Soleil des vivants (1998), Tentative de fuite (2000)… Ce Toulonnais d’origine bretonne a toujours « navigué » entre la Méditerranée, le Pacifique Sud et Paris.

La jungle du cinéma

La jungle du cinéma

de Louis DELLUC

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 22/09/2016 | 16,00 €

La Jungle du cinéma rassemble quatorze histoires alertes, espiègles et profondes qui nous plongent dans la vie quotidienne de l’art cinématographique. Quatorze histoires dans lesquelles les animaux tiennent le haut de l’affiche : un banc de poissons interloqués observant une caméra sous-marine, un chat amoureux de son ombre en vedette d’un documentaire, un cheval qui tente désespérément d’attirer l’attention d’un caméraman lors d’une corrida, un chien transformé en accessoire, un mulet qui rechigne à jouer dans un film… Ainsi que le souligne Gilles Jacob dans sa préface, ces textes déploient « une allégresse, une propension à sourire, rendue plus vive encore par une jubilatoire prédilection pour la forme brève ». Louis Delluc y décrit avec ferveur, humour et sincérité les coulisses du cinéma, qu’il aime en poète.

Cahier pour Aline

Cahier pour Aline

de Paul GAUGUIN

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 04/09/2009 | 5,00 €

« À ma fille Aline, ce cahier est dédié. Notes éparses, sans suite comme les rêves, comme la vie toute faite de morceaux. Ces méditations sont un reflet de moi-même. Elle aussi est une sauvage, elle me comprendra…»
Paul Gauguin entama la rédaction du Cahier pour Aline en décembre 1892, lors de son premier séjour à Tahiti. « Ce cahier essentiellement philosophique, écrit d’un moraliste au moins autant que d’un peintre », comme le décrit Philippe Dagen dans sa préface, ne parviendra jamais à Aline, la fille tant aimée, qui mourut d’une pneumonie foudroyante en 1897 à l’âge de 19 ans.

Mes saisons en enfer

Mes saisons en enfer

de Martha GELLHORN &

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 20/10/2015 | 22,00 €

Dans Mes saisons en enfer, la romancière et correspondante de guerre américaine Martha Gellhorn (1908- 1998)
raconte avec une immense liberté de ton ses pires épopées : la Chine, où elle est missionnée par le magazine Collier’s pour couvrir le c onflit sino-japonais – en compagnie d’un Compagnon réticent, qui n’est autre qu’Ernest Hemingway, son mari d’alors –, la mer des Caraïbes, où elle se lance à la poursuite des U-Boots nazis, le continent africain qu’elle traverse d’ouest en est, la Russie soviétique où elle rend visite à la veuve du poète Ossip Mandelstam, et en fin Israël, qui lui inspire une réflexion pleine d’esprit sur l’ennui comme moteur au voyage.
Dans chacun de ces récits, Martha Gellhorn déploie, avec une joyeuse fureur et une écriture des plus toniques en même temps qu’élégante, toute l’ampleur de son humour noir, de son ironie désabusée, sans concession pour elle-même, ni pour la marche du monde. Cet ouvrage est un flamboyant résumé d’une vie faite d’écriture et de voyages.


Préface de Marc Kravetz
Traduction de David Fauquemberg

Requiem des aberrations

Requiem des aberrations

de Yves GOURVIL

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 17/03/2016 | 18,00 €

Un vieil entrepôt crapoteux en banlieue nord de Paris, que le narrateur découvre à l’invite de son meilleur ami, Moïse Chant-d’Amour. À la faveur d’un très gros héritage à venir, celui-ci lui annonce qu’il compte transformer ce lieu insalubre en parc d’attraction voué à l’opéra et à la musique classique. L’affaire paraît insensée. Et pourtant, dans ce dépotoir où rien n’arrive jamais, tout semble vouloir être possible, y compris qu’un squat de clandestins et de sans logis cosmopolites y élise domicile, qu’une chorale y chante du Wagner et du Schubert, qu’un jeune Africain y découvre ses talents d’équilibriste, qu’un SDF y fasse pousser le potager de ses rêves, qu’un crime vieux de trente ans y soit élucidé, qu’un anarchiste forcené y trouve la foi, qu’un jeune immigré considéré comme l’idiot du village se révèle le plus grand contreténor de son temps…
Au gré de toutes ces situations insolites, Yves Gourvil livre un récit trépidant, tout au long duquel burlesque et tragique se mêlent, portés par une palette de personnages hauts en couleur.

 

Du péril de l'ignorance

Du péril de l'ignorance

de Victor HUGO

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/11/2010 | 5,00 €

En novembre 1848, Victor Hugo monte à la tribune de l’Assemblée constituante pour dénoncer une réduction de budget menaçant les arts, les lettres et les sciences. Point d’économie sur l’intelligence est le leitmotiv de son discours. Car brader la culture, c’est saboter la gloire de la nation, anéantir l’édifice social, avilir le peuple. Or seul « l’encouragement enthousiaste d’un grand gouvernement » peut lutter contre ces dangers, aujourd’hui comme hier.

Rimbaud à Java : Le voyage perdu

Rimbaud à Java : Le voyage perdu

de Jamie JAMES

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/05/2012 | 16,00 €

Au début de l’année 1876, Arthur Rimbaud est à Charleville, chez sa mère. Sa jeune sœur Vitalie vient de mourir, il a définitivement rompu avec Verlaine, et sans doute cessé d’écrire. Le démon de l’errance, qui ne l’a jamais tout à fait quitté, le saisit de nouveau : en mai de cette année, il part pour Bruxelles, s’enrôle dans l’armée coloniale hollandaise et embarque pour Java. Il déserte le 14 août 1876 et ne réapparaîtra à Charleville que le 31 décembre de la même année.
Du récit lacunaire de ces quelques mois, l’écrivain américain Jamie James tire un essai évocateur et passionnant sur la confrontation d’un poète hors normes et d’une île qui ne l’est pas moins. Tenaillé par une frustration irréparable — Rimbaud n’a rien écrit à Java ou sur Java qui ait survécu —, Jamie James, en érudit amoureux de ces deux sujets, propose un voyage sentimental et littéraire d’une grande finesse.
Salué par la critique anglo-saxonne (l’anthropologue et écrivain voyageur Nigel Barley vante son élégance et son inventivité, la romancière Zadie Smith loue le plaisir qu’on peut avoir « à lire quelqu’un qui écrit magnifiquement sur un sujet tout aussi magnifique »), Rimbaud à Java est un stimulant voyage, un exercice d’admiration qui ne se départit jamais d’une ironie qui n’aurait pas déplu à son sujet.

L’auteur

Jamie James, ancien critique d’art au New Yorker, romancier et essayiste, vit en Indonésie depuis treize ans.

Tous  sports confondus

Tous sports confondus

de Frigyes KARINTHY

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le | 7,50 €

Avec un humour incisif et jubilatoire, l’écrivain hongrois Frigyes Karinthy (1887-1938) démontre dans ce recueil que le sport ne flatte pas les meilleurs instincts de l’homme : l’auteur de Voyage autour de mon crâne raille les sportifs de haut niveau, ces héros des temps modernes, fustige le culte voué à ces dieux du stade, et constate que performance et vitesse ne sont pas forcément l’apanage du progrès.
Course à pied et course automobile, gymnastique, natation, lutte, boxe, etc., Karinthy multiplie les incursions dans le sport au travers de textes
aux formes diverses : dialogue socratique, petites chroniques familières, reportages imaginaires… Et comme toujours chez lui, de la farce surgit une subtile moralité.

A propos d'un thug

A propos d'un thug

de Tabish KHAIR

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 12/04/2012 | 20,00 €

THUGS : secte active en Inde du treizième au dix-neuvième siècles, dont les membres pratiquaient le vol et le meurtre par strangulation en l’honneur de la déesse Kali.
Amir Ali, l’un d’eux, a quitté l’Inde pour accompagner, dans la grisaille du Londres victorien, le capitaine William Meadows. Celui-ci a en effet pour projet d’écrire un ouvrage sur cette confrérie meurtrière. Dans le même temps, lord Batterstone, un célèbre phrénologue qui cherche à prouver les différences séparant les hommes et les races, charge un certain John May de lui trouver des crânes et de les lui apprêter. La quête de John May le pousse peu à peu à commettre des crimes abominables qui provoquent sensation et terreur dans tout Londres. Bientôt, les soupçons se portent sur Amir Ali — car qui d’autre qu’un thug, même repenti, aurait pu commettre de tels meurtres ?
Ce roman a été sélectionné pour le Man Asian Literary Prize.

L’auteur

Poète, romancier, journaliste, critique littéraire, Tabish Khair est professeur de littérature à l’université d’Aarhus, au Danemark. Né à Gaya, dans le Bihar, en 1966, il a publié son premier recueil de poèmes, Where Parallel Lines Meet, en 2000 chez Penguin. Apaiser la poussière, publié par Picador en 2004, est son premier roman. Il fut sélectionné pour le Encore Award, prix décerné par la Société britannique des Auteurs. Le deuxième, intitulé Filming: A Love Story, a paru chez le même éditeur en 2007. Harper Collins publiera à l’été 2010 son prochain recueil de poèmes, Man of Glass, ainsi que son troisième roman, A propos d’un thug, qui se situe dans le Londres victorien. Il collabore régulièrement à divers journaux et magazines britanniques, américains, indiens, danois… tels The Guardian, Outlook India, Times of India, The Independent, The Wall Street Journal, etc.

 

Du même auteur aux Éditions du Sonneur

  • Apaiser la poussière
  • Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire
Apaiser la poussière

Apaiser la poussière

de Tabish KHAIR

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 13/10/2010 | 16,30 €

Mangal Singh, écrivain raté, chauffeur d’autocar sur la ligne Gaya-Phansa, deux villes de l’État indien du Bihar, ressasse son amertume et observe les passagers embarqués ce jour-là. Parmi eux, Fadarah l’eunuque, qui aspire à une nouvelle existence, un homme d’affaires angoissé, une matriarche hindoue convaincue de sa supériorité sociale, un jeune garçon qui rentre dans son village après avoir commis le pire… Des individus loin de leur chez-soi, issus de cultures et de milieux très différents, dont les itinéraires enchevêtrés le temps d’un voyage n’échappent pas non plus à l’attention de Shankar, le contrôleur, qui veille sur eux à sa manière. Sur un chemin parallèle, un autre homme se remémore l’enfance et l’adolescence, évoquant son désir pour la servante Zeenat, ses souvenirs du cuisinier Wazir Mian ainsi que les espaces réels et imaginaires qui l’ont modelé. Le long de routes poussiéreuses, les pensées de chacun défilent, le flux de la conscience se délite parfois, et nul n’imagine encore l’événement qui obligera l’autocar à s’arrêter en chemin, un peu plus longtemps que prévu…

L’auteur

Poète, romancier, journaliste, critique littéraire, Tabish Khair est professeur de littérature à l’université d’Aarhus, au Danemark. Né à Gaya, dans le Bihar, en 1966, il a publié son premier recueil de poèmes, Where Parallel Lines Meet, en 2000 chez Penguin. Apaiser la poussière, publié par Picador en 2004, est son premier roman. Il fut sélectionné pour le Encore Award, prix décerné par la Société britannique des Auteurs. Le deuxième, intitulé Filming: A Love Story, a paru chez le même éditeur en 2007. Harper Collins publiera à l’été 2010 son prochain recueil de poèmes, Man of Glass, ainsi que son troisième roman, A propos d’un thug, qui se situe dans le Londres victorien. Il collabore régulièrement à divers journaux et magazines britanniques, américains, indiens, danois… tels The Guardian, Outlook India, Times of India, The Independent, The Wall Street Journal, etc.

 

Du même auteur aux Éditions du Sonneur

  • À propos d’un thug
  • Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire
Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire

Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire

de Tabish KHAIR

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 21/10/2013 | 20,00 €

Aarhus, au Danemark. Le narrateur, un Pakistanais athée et pragmatique, vit en colocation avec Ravi, un Indien flamboyant et sceptique, et Karim, Indien lui aussi, qui partage son temps entre son travail de chauffeur de taxi et sa pratique austère de l’islam. Alors que le narrateur tente de se remettre de son récent divorce et que Ravi tombe éperdument amoureux d’une Danoise, les trois hommes se retrouvent brusquement mêlés à une affaire où règnent soupçons, méfiance et peur. Karim est-il le dangereux terroriste que le narrateur voit en lui ? Pourquoi disparaît-il si régulièrement ? Dans ce roman audacieux, Tabish Khair met en lumière, avec humour et vivacité, la mince frontière entre foi et fanatisme, jugement et préjugé, destin individuel et histoire collective.

L’auteur

Poète, romancier, journaliste, critique littéraire, Tabish Khair est professeur de littérature à l’université d’Aarhus, au Danemark. Né à Gaya, dans le Bihar, en 1966, il a publié son premier recueil de poèmes, Where Parallel Lines Meet, en 2000 chez Penguin. Son premier roman, Apaiser la poussière, publié aux Éditions du Sonneur en 2010, fut sélectionné pour le Encore Award, prix décerné par la Société britannique des Auteurs. Il collabore régulièrement à divers journaux et magazines britanniques, américains, indiens, danois… tels The Guardian, Outlook India, Times of India, The Independent, The Wall Street Journal, etc.

 

Du même auteur aux Éditions du Sonneur

  • À propos d’un thug
  • Apaiser la poussière
Bon qu’à ça

Bon qu’à ça

de Jiri KYLIAN

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 22/09/2016 | 8,50 €

Samuel Beckett, il y a longtemps, répondit à la question « Pourquoi écrivez-vous ? » par un sobre « Bon qu’à ça ». C’est ce que Jirí Kylián estime être, bon qu’à ça. Lui qui devint chorégraphe parce qu’il avait compris qu’il ne serait jamais aussi bon danseur que Rudolf Noureev et que le corps des autres exprimerait mieux que le sien ce qu’il avait besoin de dire. Dans Bon qu’à ça, il raconte, simplement, ce qui le fait vivre : la danse, qui forme un tout avec la vie. Il décrit son univers hanté par le temps et la disparition. Il évoque ses sources d’inspiration – parmi lesquelles sa compagne et les aborigènes. Il explique comment l’image prend de plus en plus de place dans son œuvre – serait-elle une chance de ne pas mourir ? Récit d’un itinéraire marqué par la transcendance du corps et par le mouvement.

Margarine

Margarine

de Guillaume LEMIALE

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 24/09/2015 | 17,00 €

Margarine est la confession d’une baronne parisienne d’origine tchèque, devenue écrivaine. Sur son lit de mort, elle narre, d’une plume tant lucide que désabusée, son passé et dévoile son terrible secret, une jeunesse tragique qui la ronge : violée par son oncle, prostituée par la force d’un destin tragique pendant la Seconde Guerre mondiale, cette vieille femme désormais respectée de tous revient sur ses aveuglements, sur son ignorance, sur cet instinct de soumission qui l’empêcha de se révolter.
Tirée de faits réels, son histoire nous entraîne de Neveklov, un camp d’entraînement pour volontaires français engagés dans la Waffen SS, jusqu’aux ruines du Berlin des derniers jours du Troisième Reich.
Dans Margarine, Guillaume Lemiale crie l’absolue nécessité pour l’être humain de lutter contre la manipulation et d’accéder à la connaissance — unique voie vers la liberté.

 

 

Guillaume Lemiale est né en 1968. Autodidacte, musicien de formation, il est aujourd’hui écrivain public et concierge à Paris. Son premier roman, Margarine, est lauréat du du Concours du premier roman du 1-Hebdo.

Quiconque nourrit un homme est son maître

Quiconque nourrit un homme est son maître

de Jack LONDON

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 07/03/2009 | 5,00 €

On connaît le Jack London aventurier du grand Nord, marin des mers du Sud, chercheur d’or, vagabond du rail. On connaît aussi le London chantre de la nature sauvage, militant politique, défenseur des déshérités. Mais on ignore souvent le London polémiste qui, prenant ici prétexte de la condition de l’écrivain obligé de prostituer son talent pour vivre, fustige une société où l’argent est roi.

 

Ce que la vie signifie pour moi

Ce que la vie signifie pour moi

de Jack LONDON

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 24/09/2015 | 8,00 €

En 1906, Jack London n’a que trente ans et il est déjà un écrivain au faîte de sa gloire, lui, le gosse des bas-fonds de San Francisco, l’ancien vagabond. Guidé par une urgence d’affirmer ses choix politiques et son désir de justice sociale, il écrit Ce que la vie signifie pour moi. Un récit personnel, au style sobre, sans appel, un texte aussi enragé qu’engagé. Jack London accomplit ici la prouesse de marier l’autobiographie au manifeste, l’intime à l’universel.

C’est avec L’Appel de la forêt que Jack London (1876-1916) parvient enfin à la reconnaissance après des années de misère. L’histoire oublie bien souvent de dire qu’il fut aussi un militant politique (Révolution et autres essais), un défenseur de la classe ouvrière (Le Peuple de l’abîme, Le Talon de fer), un utopiste convaincu (Martin Eden).

 

La collection ce que la vie signifie pour moi
Ce que la vie signifie pour moi est l’un des titres emblématiques de l’œuvre de Jack London. C’est désormais aussi une collection, dirigée par Martine Laval, où s’expriment ceux qui pensent notre temps, le rêvent, l’écrivent, lui donnent vie : écrivains, philosophes, scientifiques, peintres, musiciens…

Mousseline et ses doubles

Mousseline et ses doubles

de Lionel-Edouard MARTIN

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 25/09/2014 | 17,00 €

Lors d’un séjour à Paris, Mousseline s’émancipe de la tutelle paternelle et rencontre Joseph.?Avec lui, elle décou­vre la ville, la littérature et l’amour. Leur passion, aussi imprévisible que totale, est tragiquement interrompue. Elle décide dès lors de s’installer dans la capitale et y ouvre une agence matrimoniale. En charge de l’éducation de son neveu Michel, elle reporte son affection sur l’enfant, avec le désir inconscient de lui voir endosser la personnalité de Joseph. Michel devra alors parvenir à s’imposer pour devenir pleinement lui même — un écrivain.
À sa manière sensible, poétique, imagée, Mousseline et ses doubles est une saga française et familiale, qui débute à la fin du dix-neuvième siècle en province et s’achève de nos jours à Paris. C’est un voyage à travers la France, sa géographie, son histoire (la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Al­gérie…). On y retrouve l’intérêt de Lionel-Édouard Martin pour les années 1950 et 1960, dans lesquelles bien des lec­teurs pourront trouver un écho à leur propre héri­tage.

L’auteur

Né en 1956, Lionel-Édouard Martin est à ce jour l’auteur de plus d’une vingtaine de textes, partagés entre poésie et narration — dont Anaïs ou les Gravières, publié aux Éditions du Sonneur en 2012. Son œuvre narrative, très singulière, est caractérisée par une écriture alliant une grande variété de tons, de la narration sèche à la poésie en passant par l’ironie subtile et la mélancolie.

Icare au labyrinthe

Icare au labyrinthe

de Lionel-Edouard MARTIN

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 26/05/2016 | 16,00 €

Accompagné de la jeune et blonde Palombine, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle le trouve tendrement ringard, le narrateur, poète obscur et misanthrope, effectue en voiture un voyage nostalgique à travers la France. Chemin faisant, tous deux discutent littérature, géographie, gastronomie, s’amusent avec les mots, testent des hôtels, avant de regagner la région parisienne, où le narrateur doit prendre part à un événement culturel, ultime étape de ce road trip qui s’achèvera au beau milieu d’un trottoir.
Icare au labyrinthe commence par un éloge de la lentille verte, se poursuit par une violente scène d’orage, une visite chez un étrange imprimeur, une dégustation de vins et des hallucinations dans un musée, pour se terminer par une improbable soirée mondaine. C’est sur ce fond narratif sensible, mélancolique parfois mais toujours empreint d’ironie, que Lionel-Édouard Martin développe sa prose, enrichie d’une satire de la vie contemporaine, particulièrement des milieux artistiques et littéraires.

Des carpes et des muets

Des carpes et des muets

de Edith MASSON

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 20/10/2016 | 15,50 €

Un village ordinaire. Jusqu’à la découverte, un matin, d’un sac rempli d’ossements humains noué à l’échelle d’un canal. Au comptoir, devant le Picon bière, on raisonne, on soupçonne. Les souvenirs remontent. On se souvient d’un soldat allemand qui s’est attardé après la guerre, d’une jeune fille tôt enterrée, d’une noyade suspecte, d’une disparition mystérieuse, d’histoires d’amour honteuses, de jalousies de bastringue ; on décortique les généalogies familiales. Tout fait indice. Pendant vingt-quatre heures, on ressasse l’incompréhensible, on invoque les morts et le passé. Une journée et une nuit d’efforts afin d’établir une vérité où l’événement – domestiqué – pourra enfin trouver sa place, permettant aux choses de recouvrer leur logique et aux jours de reprendre leur cours ordinaire… jusqu’à la prochaine fois.

La vie et l'œuvre d'un pionnier du cinéma

La vie et l'œuvre d'un pionnier du cinéma

de Georges MELIES

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/11/2012 | 6,50 €

Méliès, sorcier de Montreuil-sous-Bois, Jules Verne du cinéma, magicien de l’écran, créateur du spectacle cinématographique… Et si l’on avait négligé le Méliès homme de lettres?? Car il fut aussi écrivain de cinéma et l’un des premiers à saisir sa plume pour expliquer son travail, penser son art en essayiste, polémiquer dans la presse, raconter ses souvenirs.
La Vie et l’Œuvre d’un pionnier du cinéma est l’un de ses derniers textes, écrit à la troisième personne du singulier avec une passion intacte. Geor­ges Méliès (1861-1938) y revient sur sa vie de labeur, faite d’inventions saisissantes et de triomphes éclatants, mais aussi de revirements et de tragédies intimes.

Une histoire de tempête

Une histoire de tempête

de Hubert MINGARELLI

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 24/09/2015 | 8,00 €

Un port, quelque part. Des solitudes déambulent sur les quais, s’évitent, se frottent, se quittent. Il y a ceux qui renoncent, ceux qui s’accrochent. Le narrateur est de cette trempe-là. Il n’est pas venu défier les éléments, la nuit et l’océan qui se confondent, la pluie qui rince les docks, les corps, et les âmes. Il est là pour écrire, mettre des mots sur une histoire, affronter la sienne peut-être. Cette nuit de tous les déluges, il va mettre au monde un personnage de roman, celui à qui il se doit de donner vie. Coûte que coûte.
Hubert Mingarelli accompagne son narrateur, le malmène, le protège, lui éclaire le chemin hasardeux de l’écriture. À coups de silences et de foudre, il dit ce que la vie signifie pour lui, une main tendue à toutes les histoires qui font les hommes.


Hubert Mingarelli est nouvelliste et romancier. Après avoir parcouru les mers, il vit à la montagne.

 

La collection ce que la vie signifie pour moi

Ce que la vie signifie pour moi est l’un des titres emblématiques de l’oeuvre de Jack London. C’est désormais aussi une collection, dirigée par Martine Laval, où s’expriment ceux qui pensent notre temps, le rêvent, l’écrivent, lui donnent vie : écrivains, philosophes, scientifiques, peintres, musiciens…

Le gouffre

Le gouffre

de Frank NORRIS

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 16/05/2012 | 22,50 €

Au tournant du vingtième siècle, Chicago est la plaque tournante du commerce mondial, la première place d’échanges des matières premières et notamment des céréales, gigantesque marché où se fait et se défait la prospérité des hommes et des nations. Avec Le Gouffre, roman ambitieux, Frank Norris (1870-1902), chantre du réalisme littéraire américain, nous entraîne dans l’une des premières spéculations boursières modernes, qui bouleversa les structures économiques de l’époque.
Curtis Jadwin est un financier réputé, l’un des plus riches de Chicago, reconnu pour sa générosité et sa grande prudence dans la gestion de ses affaires. Il s’éprend d’une jeune fille de bonne famille, tout juste arrivée en ville, qu’il épouse après une cour assidue. Aspirant à profiter en paix de sa fortune, il saisit pourtant l’occasion d’une dernière spéculation, d’un dernier « coup » sur le marché du blé. Fatale décision, terrible engrenage qui l’oblige à une poursuite sans fin du profit, fragilisant sa fortune et son mariage.
À l’égal de La Jungle d’Upton Sinclair, Le Gouffre est une cruelle plongée dans le Chicago de 1900 et l’une des premières dénonciations des dangers d’un monde financier où le jeu et l’appât du gain priment sur la raison et la pondération, faisant naître de douloureuses résonances avec l’état de notre monde en ce début de vingt et unième siècle.

L’auteur

Frank Norris (1870-1902), influencé par l’œuvre d’Émile Zola qu’il découvre lors de son séjour à Paris, est l’un des premiers écrivains naturalistes américains. Dans sa trilogie composée de Octopus (1901), Le Gouffre (1903) et Wolf (resté inachevé), l’écrivain dénonce la brutalité de l’économie sur les hommes.

La 2CV, la nuit

La 2CV, la nuit

de François PLACE

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le | 13,50 €

Tout petit déjà, François Place dessinait. Des récits de batailles, avec de minuscules personnages sillonnant d’immenses paysages. Lors de ses vacances en Corrèze, dans la ferme de son oncle et de sa tante, il découvre un monde nouveau, tourné vers la nature et les animaux, presque une autre planète. Malgré les jeux partagés avec les autres enfants de la famille, parfois – il l’avoue – il s’ennuie. Alors il rêve, gribouille, mijote des histoires. Dans La 2 CV, la nuit, l’artiste délaisse ses aquarelles, ses géographies fabuleuses, ses voyages au-delà du réel, le temps de jouer avec l’écriture et ses souvenirs.
Avec comme à son habitude une bonne dose d’humour et de tendresse, François Place nous emmène en voyage au cœur de son univers d’artiste et nous raconte les enchantements de ses jeunes années qui ont fait de lui un homme doué pour l’imaginaire et l’amitié.

De peur que j'oublie

De peur que j'oublie

de Marie-Noël RIO

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 09/05/2014 | 13,00 €

Le cerveau détruit par la maladie d’Alzheimer, Huguette réside désormais à l’hospice, dans la petite ville où elle est née et où elle a presque constamment vécu. Ses cousines, sa belle-sœur, sa voisine, une visiteuse catholique dres­sent son portrait, chacune à sa façon, chacune à son tour. Un portrait qui est en même temps le leur. Derrière les vertus proclamées de ces existences honorables, le ridicule, l’égoïsme, la méchan­ceté. Et il y a aussi les employés de l’hospice, dont le métier est de prendre soin des vieux, et Laure, la fille du mari d’Huguette, épousé trop tard, mort depuis long­temps. Laure rend visite chaque mois à sa belle-mère et s’obstine à parler à cette femme qui ne lui répond plus. Huguette finit par mourir, et Laure découvre le journal qu’elle a tenu depuis le début de son internement jus­qu’au moment où elle n’a plus été capable d’écrire. S’y lisent les progrès de la maladie, mais aussi la terrible lucidité d’une femme devant la tragédie de son existence si ordinaire. De peur que j’oublie, qui tient tout à la fois de l’enquête policière, du monologue de théâtre, du journal intime, du tombeau littéraire, est ainsi une sorte de roman noir construit autour d’un personnage au destin commun qui s’accroche à la vie avec une férocité indomptable.

 

L’auteur

Née en 1944 en Bretagne, Marie-Noël Rio pas­se son enfance à Madagascar. De retour en France, elle est monteuse de cinéma, puis dramaturge dans le domaine de l’opéra contemporain et metteur en scène de théâtre dramatique, successivement à l’Opéra du Rhin et à l’Atelier du Rhin. Outre ses romans, Marie-Noël Rio écrit pour diverses publications – Théâtre Public, Le Monde diplomatique et Les Lettres françaises notamment ; elle est l’auteur de livrets d’opéras, de deux essais sur l’opéra contemporain, et de quatre livres de cuisine.

? En savoir plus sur Marie-Noël Rio

 

Du même auteur aux Éditions du Sonneur

  • Le Palmier en zinc
  • Paysages sous la pluie
  • Pour Lili

 

Les éperons

Les éperons

de Tod ROBBINS

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 12/10/2011 | 6,50 €

Devenu riche grâce à un héritage inattendu, le nain Jacques Courbé, l’un des phénomènes de foire du cirque Copo, obtient la main de Jeanne Marie, la belle et calculatrice écuyère. Convaincue de pouvoir profiter de cette fortune avec son amant, elle se moque ouvertement de son nouvel époux lors de leurs noces. Mais rire d’un homme susceptible, aussi petit soit-il, peut s’avérer dangereux, surtout lorsqu’il est accompagné d’un redoutable molosse. Tod Robbins (1888-1949) brosse dans cette nouvelle une mordante et vicieuse peinture des mœurs du cirque, un texte à la source du sidérant Freaks, la monstrueuse parade, le célèbre film de Tod Browning.

L'insaisissable

L'insaisissable

de Anne ROIPHE

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 23/04/2015 | 21,00 €

Alexandrie, 1883. Un navire marchand en provenance de Calcutta arrive dans le port de la cité égyptienne. Outre sa cargaison d’étoffes, il transporte un dangereux passager clandestin, invisible à l’œil nu : le microbe du choléra.
Depuis Paris, Louis Pasteur dépêche sur place un groupe de jeunes scientifiques chargés de découvrir le microbe avant le Dr Robert Koch (le chercheur allemand qui a identifié l’année précédente le bacille de la tuberculose), lequel a également rejoint Alexandrie. Il en va de l’honneur de la France. L’équipe se compose de Louis Thuillier, d’Émile Roux et du vétérinaire Edmond Nocard, accompagnés de Marcus, leur assistant. Selon les instructions de Pasteur, ils installent leur laboratoire dans l’enceinte de l’Hôpital européen et se mettent au travail.
Rapidement, ils font la connaissance de plusieurs notables alexandrins, parmi lesquels le docteur Malina, un juif dont la famille vit là depuis trois siècles. Sa fille Este, dix-huit ans, d’abord indifférente aux recherches des Français, finit par leur proposer son aide. À force de côtoyer Louis Thuillier, elle se met à envisager un avenir à ses côtés, tout en éprouvant une furieuse envie de comprendre les subtilités du monde microscopique qu’il lui fait découvrir. Cependant, l’épidémie continue ses ravages, alors que les travaux des deux équipes concurrentes stagnent.
Puis peu à peu, la rémission s’annonce, les décès se font plus rares, le danger semble s’éloigner et les chercheurs, moroses et découragés, voient le microbe leur échapper : pour Thuillier, Roux et Nocard, un retour en France est donc imminent. Et Louis espère bien repartir en compagnie d’Este…
L’Insaisissable mêle de façon subtile histoire et fiction. Cette fresque minutieuse de l’Alexandrie de la fin du dix-neuvième siècle propose une reconstitution documentée de l’épi­démie qui frappe alors la ville. Le récit, dans lequel le microbe du choléra est un personnage à part entière, s’attache à décrire l’atmosphère cosmopolite de la cité, où se côtoient des communautés disparates (colons européens, Juifs, Coptes, Arabes…).

 

Née en 1935, Anne Roiphe est journaliste et écrivain. Elle publie son premier roman, Digging Out, en 1967. Le deuxième, Up The Sandbox, paru en 1970, remporte un vaste succès aux États-Unis et est adapté au cinéma. L’In­saisissable (titre anglais : An Imperfect Lens), son roman le plus récent, paraît en 2006. Elle est l’auteur de divers essais, dont Fruitful, qui est nominé au National Book Award en 1996. Elle vit à New York.

Mon suicide

de Henri ROORDA

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le | 5,00 €

À cinquante-cinq ans, Henri Roorda (1870-1925) est un homme fatigué et endetté, qui ne supporte plus le carcan imposé par la société, l’argent, les conventions. L’écrivain et professeur de mathématiques décide donc d’en finir. Avant de se tirer une balle en plein cœur, il écrit Mon suicide, qu’il adresse à ses proches. Dans ce texte empreint d’un « pessimisme joyeux », il explique son geste, qu’il accomplit en toute lucidité.  Sous le désenchantement d’un homme dépité perce cependant un immense amour de la vie, empli de vitalité et d’ivresse. Mais, écrit Roorda, à celui qui « n’a aucun goût pour les travaux forcés, il reste une ressource : c’est de s’en aller ».

Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu

Kaddish pour un orphelin célèbre et un matelot inconnu

de Emmanuel RUBEN

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 22/05/2013 | 14,00 €

Deux hommes, une nuit de l’été 1957, en pleine guerre d’Algérie. Ils ont le même âge, sont nés dans la même région. Le premier, orphelin de père, vit loin de la géhenne coloniale. Il sait manier les mots : ses phrases sont comme des coups de poing. Le second, ancien matelot, est un homme plongé dans la misère et la violence du temps. Le premier s’appelle Albert Camus. Le second est le grand-père du narrateur. Ils sont « frères de bled et de tourment ».

Tendres Rumeurs

Tendres Rumeurs

de Dominique SIGAUD

Ce que la vie signifie pour moi (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 24/09/2015 | 10,00 €

Cohérences, coïncidences. Ainsi va la vie. Hier grand reporter de guerre, aujourd’hui écrivain, Dominique Sigaud se raconte, va à l’essentiel. Dans une dynamique fougueuse, elle saisit à bras-le-corps passé et présent, fait le lien entre ses choix et ses luttes, certitudes et faiblesses mises à nu.
En cours d’écriture, son récit, jeu de miroir entre elle et le monde, affronte d’autres réalités, la mort de la mère, puis le même jour, la tuerie de Charlie Hebdo et l’annonce d’un cancer. Ainsi va la vie pourrait-on encore dire. Dominique Sigaud fait de ce télescopage un récit tendu, porté par une langue sans concession. Il est ici affaire de loyauté et de littérature.

Dominique Sigaud est l’auteur de récits, de romans et de polars. Elle vit dans le Sud de la France.


La collection ce que la vie signifie pour moi
Ce que la vie signifie pour moi est l’un des titres emblématiques de l’œuvre de Jack London. C’est désormais aussi une collection, dirigée par Martine Laval, où s’expriment ceux qui pensent notre temps, le rêvent, l’écrivent, lui donnent vie : écrivains, philosophes, scientifiques, peintres, musiciens…

Ce qui vient

Ce qui vient

de Thomas STANGL

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 11/06/2015 | 17,00 €

Ce qui vient raconte deux histoires : celles d’Emilia Degen et Andreas Bichler. Leurs points communs : être âgés de 17 ans et vivre avec leur grand-mère à Vienne, comme étrangers à leur propre monde. Leurs divergences : la première tient à l’époque dans laquelle ils évoluent — les années 1930 pour Emilia, les années 1970 pour Andreas ; la seconde est sociale — Emilia, au contraire d’Andreas, évolue dans un milieu aisé.
Il est question dans Ce qui vient d’amour, de son manque et de sa perte, mais aussi du cauchemar qu’il y a à vivre dans l’Histoire et du scandale de la mort. Bien qu’éloignés chronologiquement et socialement, les destins d’Emilia et d’Andreas sont semblables : tous deux finiront par sombrer, victimes de leur époque et de la violence. En questionnant le passé et le présent, l’écho que se renvoient ces deux histoires donne à s’interroger sur « ce qui vient ».

 

Thomas Stangl est né le 4 janvier 1966 à Vienne, en Autriche. Alors qu’il termine ses études de philosophie et d’espagnol par un mémoire sur la théorie littéraire de la déconstruction, il publie, dès le début des années 1990 des essais, des critiques et des textes en prose dans des revues et magazines littéraires, ainsi que dans divers quotidiens, dont le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Auteur de quatre romans, et d’un recueil d’essais et de récits, Ce qui vient est le premier texte de Thomas Stangl publié en français.
Ce qui vient a été sélectionné pour le Deutscher Buchpreis 2009, le plus presti­gieux de tous les prix allemands.

Elephant Man

Elephant Man

de Frederick TREVES

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 15/11/2011 | 6,50 €

En 1884, le chirurgien Frederick Treves (1853-1923) rencontre John Merrick, dont le corps difforme est exhibé sans ménagement par un forain qui le présente comme l’Homme-Éléphant. Deux ans plus tard, le médecin parvient à extirper Merrick de sa misérable condition de bête de foire et lui offre enfin la vie de dignité à laquelle le jeune homme a toujours aspiré.
Cette histoire vraie fut à l’origine du célèbre film Elephant Man de David Lynch.

Vagabonds de la vie : Autobiographie d'un hobo

Vagabonds de la vie : Autobiographie d'un hobo

de JIM TULLY

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 26/05/2016 | 18,00 €

Publié en 1924 aux États-Unis, Vagabonds de la vie compte parmi les classiques de la littérature consacrée aux hobos, ces saisonniers américains qui voyageaient clandestinement sur les trains de marchandises.
Jim Tully se frotta pendant plus de six ans aux trimardeurs les plus divers – et parfois les plus infréquentables. Il voyagea dans des trains postaux et des convois de marchandises, bivouaqua dans les «?jungles?» des vagabonds, assimila les us et coutumes des hobos, vécut de petits boulots et de mendicité, eut affaire aux forces de police, et vit souvent passer la mort de près.
Vagabonds de la vie rend compte avec précision des mœurs, de l’éthique, de l’argot et, par-dessus tout, de la philosophie de ces hommes de la route. Avec ce récit, Tully s’inscrit dans les pas de Mark Twain et Jack London, représentants de la tradition littéraire vagabonde américaine.

Léna

Léna

de Roger VERCEL

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 11/10/2012 | 17,00 €

En septembre 1918, loin des champs de bataille de Picardie, la France mène, aux côtés de la Serbie, une offensive décisive en Macédoine, occupée par la Bulgarie, alliée de l’Allemagne.
Le lieutenant de Queslain, officier français, est laissé pour mort au cours d’un assaut et fait prisonnier par une armée bulgare aux abois. Affecté à un convoi de combattants ennemis blessés, il est contraint de suivre, sous bonne garde et dans des conditions éprouvantes, le repli de ces hommes fuyant l’avancée des troupes françaises. Dans cette retraite forcée au cœur de montagnes inhospitalières, il est soigné par une infirmière bulgare, dure et déterminée, qui lui révélera l’âme des Balkans, vaillante et implacable, sauvage et tragique.
Témoignage d’une grande acuité sur un épisode peu connu de la Grande Guerre, ce roman âpre et puissant, construit autour de deux personnages que tout oppose dans une Macédoine déchirée, offre un récit de guerre virtuose, sans concession et d’une force intacte.

Ils marchent le regard fier

Ils marchent le regard fier

de Marc VILLEMAIN

La Grande Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 21/03/2013 | 13,00 €

Et si la colère venait non pas des jeunes, mais des vieux ?
Et si les vieux décidaient un beau jour d’en finir avec un monde qui les marginalise et attend qu’ils s’éteignent en ruminant le passé devant leur poste de télévision ?
Et si les vieux se levaient et entreprenaient tout à coup de chambarder l’ordre du monde ?
Marie et Donatien — lui qu’on appelle « le Débris » —, sont de ces vieux qui vont mener la charge. Deux amants sages, las, pacifiques, n’éprouvant rien de l’antique peur de mourir mais bien désireux de partir la tête haute et de laisser derrière eux un monde pas trop ingrat. Julien, leur fils, a choisi son camp, celui d’une jeunesse en rupture d’histoire, pour entonner la rengaine de l’avenir. Entre eux, le fossé de la révolte.
Le narrateur, ami d’enfance de Donatien, raconte, avec ses mots arrachés à la terre, les minutes de cette improbable insurrection, de cette force tranquille que Donatien aura tenté de ragaillardir jusqu’à l’impensable — et jusqu’au drame.

Le vice de la lecture

Le vice de la lecture

de Edith WHARTON

La Petite Collection (SONNEUR (EDITIONS DU)) | Paru le 07/03/2009 | 5,00 €

« Peu de vices sont plus difficiles à éradiquer que ceux qui sont généralement considérés comme des vertus. Le premier d’entre eux est celui de la lecture. »
Dans ce texte paru en 1903 dans une revue littéraire américaine, la romancière Edith Wharton (1862-1937) dénonce l’obligation sociale de la lecture, nuisible à la littérature et fatale à l’écrivain.