l'autre LIVRE

RUE DES PROMENADES

« Cependant la bicyclette, c’est un cheval », écrit Charles-Albert Cingria dans Tranche de route. Voilà qui rend intelligible, j’espère, l’information délivrée dans cette page : Rue des Promenades est une maison d’édition. Qu’elle se joue ainsi des mots ne devrait pas surprendre. Ou bien, on s’y habituera.

Rue des Promenades choisit les textes pour ce qu’ils nous disent, mais d’abord pour la façon dont ils le disent. Pour la force avec laquelle l’écriture fait surgir une réalité. Pour l’évidence de cette restitution. Pour l’angle singulier sous lequel elle montre une transformation qui s’opère. Pour l’éclat qu’elle donne aux pépites cachées dans nos crânes. 

Adresse : Editions Rue des Promenades
33 rue des Chaufourniers
75019 Paris
Téléphone :06 59 28 36 32
Site web :http://www.ruedespromenades.com
Courriel :nous contacter
Diffusion :JLR, Néosis communication
Distribution :Pollen
Représentant légal :Charlotte Bayart-Noé
Forme juridique :Association
Racine ISBN :9782918804
Nombre de titre au catalogue :20
Tirage moyen :500
Litanies du lait

Litanies du lait

de Charlotte BAYART-NOé & Noémie BARSOLLE

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 09/10/2014 | 8,50 €

Il y a bien des choses qui prennent dans nos vies une grande place mais on ne le dirait pas. Ainsi, le lait. Les Litanies du lait partent à la rencontre du demi siècle écoulé sous cet angle singulier. L'industrialisation de l'élevage y côtoie les recommandations de la faculté quant à l'allaitement maternel, la poésie, la cuisine des familles et le cocon de la relation qui se tisse avec ceux que nous aimons, au fil des jours. Un recueil à la fois monochrome et haut en couleurs.

La Décantation

La Décantation

de BERNAL

Poésie (RUE DES PROMENADES) | Paru le 12/05/2011 | 12,00 €

Le jeu commence et toi tu pars
Longeant le square des Batignolles
Étoile étiolée ton regard
Envie ces vieux qui batifolent

D’un trottoir, de la vitre d’un autocar, d’une terrasse de bar, Bernal frôle de son oeil photographe les villes qu'il arpente et traverse. Badeau badin, il les décante à froide ironie et les restitue dans ce recueil, dépliant ses cartes truquées, proposant ses dérives et détours de distrait, installant sa géographie du dur.

Au Matin suspendu

Au Matin suspendu

de Alexis BERNAUT

Poésie (RUE DES PROMENADES) | Paru le 08/05/2013 | 12,00 €

La force de gravitation,
L’attraction terrestre
C’est de l’amour.
C’était donc pour mourir, tant d’élan pour aimer ?

Alexis Bernaut a des histoires à nous raconter. Leurs points de départ, qui sont aussi leurs points de chute : le XXe siècle, la ville.
Dans ces histoires, il y a du métal et des hommes, des rêves et des cauchemars. Ce sont des histoires de fantômes, les siens, les nôtres. Une poésie pour dépendre le matin. Un recours au passé pour conjurer l’avenir.

 
Méthodologie pratique de mauvaise foi

Méthodologie pratique de mauvaise foi

de Julien COUTY & BAMASTRAU

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 06/05/2010 | 8,50 €

Mentionner une préférence exprimée par l’interlocuteur pour lui proposer un arrangement qui le défavorise.

Un exemple de ce que propose Méthodologie pratique de mauvaise foi.Méthode à tester illico : elle s’adresse à ceux qui recherchent cette jubilation que procure la mauvaise foi assumée, comme à ceux qui ressentent un cruel sentiment d’impuissance face à celle d’autrui. À ceux qui la pratiquent en l’ignorant, aussi, et qui, la comprenant mieux, l’exerceront désormais en toute conscience – ou cesseront. Universelle, quoi. La méthode illustre plutôt qu’elle n’explique, déclinant les cas d’application. On y puise de quoi tenir en face d’une coalition d’opposants et de quoi empoisonner ses flèches. Légère comme un carquois, efficace comme un bazooka.

C'est assez dire

C'est assez dire

de Georgie DE SAINT-MAUR & Julien COUTY

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 11/10/2012 | 8,50 €

– Les politiciens ne remarquent les pauvres que quand les ghettos brûlent. Brûle le drapeau, brûle les églises. Brûle !
– Brûlons, mais ça réchauffera l’atmosphère !
– Saviez-vous que, au début du processus de l’Anéantissement, Soupier était un homme d’affaires, et même un des premiers investisseurs de la World Bank ?
– Tant pis.
– Vous êtes sans doute un des tenants de l’anticulture ?
– L’esprit coercitif de l’anticulture me dérange.

Érudit et pince-sans-rire, disert et culotté, John Culard truffe d’anecdotes le panorama de l’art qu’il brosse, des intentionnistes au mouvement Dodo en passant par le Programme des projeteurs. Il aborde les thèmes de société, chamboule la bourse des valeurs, met en lumière les paradoxes de l’époque et ses points de non-retour.

La Distraction des gares

La Distraction des gares

de Monique DEBRUXELLES & Julos MENEZ

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 06/10/2011 | 12,00 €

Un jour, j’eus l’idée d’ouvrir à nouveau mon agenda. Nous étions le mercredi 10 septembre 2008. à la date du mercredi 10 septembre 1980, je vis : « Istoub, 20 heures, le Fourneau. » C’était un restaurant réputé où seuls, en principe, les autochtones pouvaient dîner. Je voulus tout de même y aller. Pour l’occasion, j’achetai une robe et des escarpins rouges. Le maître d’hôtel ne fit pas de difficultés pour me laisser entrer. Il m’installa à une table, contre le mur du fond, ce qui me permit de voir l’ensemble de la salle. Il n’y avait pas grand monde et personne ne faisait attention à moi. Les spécialités culinaires ne m’étaient plus étrangères. Je pris plaisir à mon repas, mais d’Istoub, point. Je réglai la note assez épicée, pris en souvenir la carte que me tendait le maître d’hôtel et sortis. En passant devant la statue du guerrier Gémor, j’eus l’idée de regarder le rectangle de bristol. Sous l’adresse du restaurant, on avait griffonné quelques mots au crayon noir : « Allez demain rue des Fleurs, au 151, à 18 heures. Istoub. »

La Distraction des gares est un fantastique recueil de nouvelles fantastiques. On y visite une foire aux seins et on s’y débarrasse de ses tics. On y croise des trains, une fabrique, une péniche, une esthéticienne, des boucs émissaires, on y déguste un navarin d’agneau et une poule. Mais l'apparente banalité de ces réalités ordinaires est trompeuse. Au détour d’un mot, on est déjà ailleurs. Les repères anciens ne fonctionnent plus, attention, territoires inconnus.

 
Croisés chez Kordilès

Croisés chez Kordilès

de Monique DEBRUXELLES & Julos MENEZ

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 10/10/2013 | 12,00 €

« Jacques Talleman aurait pu fonder l’école des Sorciers amoureux.
– Pourquoi dis-tu cela, papa ? »
Les conversations téléphoniques avec mon père deviennent difficiles. Le fil de ses idées fait des noeuds. Ses phrases en montagnes russes m’obligent à des gymnastiques permanentes.
« On prétendait qu’il connaissait l’avenir, qu’il le lisait dans les plantes du jardin. On disait que ses problèmes d’élocution étaient dus à la sauterelle vivante qu’il avait ingurgitée, enfant. »
Un rail de spots s’allume dans ma mémoire : on m’en a parlé, de ce Jacques Talleman, un cousin éloigné qui prononçait si mal certains mots qu’on croyait à des prophéties.
 

Exquises comme l’est la confiture servie pour le goûter dans une assiette à motif, les nouvelles de Croisés chez Kordilès ressemblent à des fleurs tropicales colorées et toxiques. Leurs protagonistes, plongés dans des situations étranges, sont à la fois durs et ingénus, fantaisistes et attachants. Ils viennent à bout comme ils peuvent de situations qui les dépassent. On les déteste mais en raffole.

Spéracurel

Spéracurel

de Anna DUBOSC

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 06/05/2010 | 10,00 €

« Mais viens Kumi, on va dans la chambre. »
Et au boulot ! Elles s’éclatent, elles me vident toutes les étagères. Je suis accablée. Je range deux, trois trucs en douce.
« Touche pas ! Tsss ! Brutale Conformiste ! »
Je me carapate dans la cuisine. Je prends une bière, je plane un peu… et revoilà mes deux emmerdeuses. Asia m’éjecte : « C’est mon tabouret ! »
Elle éteint la radio : « Ça fait des trous dans la parole ! »
Kumiko la regarde comme elle nous regardait enfants : comme une reine.
« Géniale, cette fille ! Tu notes tout, hein ? »

Spéracurel est une vie qui se vit et qui s’écrit : des scènes où l’ordinaire bascule dans l’insolite, l’instant défie le temps, le commun confine au spéracurel.

La Fille derrière le comptoir

La Fille derrière le comptoir

de Anna DUBOSC

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 10/05/2012 | 12,00 €

Le blond prit une crêpe au Nutella. Il avait grossi. S’il avait été son mari, il ne l’aurait même pas eue en rêve, sa Nutella. David l’encaissa avant de descendre se changer. Il remonta au bout de trois minutes. Il enfourcha sa moto dans la cour en remerciant Sofia de faire la fermeture. 
« Je te revaudrai ça ! 
– Bien sûr ! »
Il mit le contact et ajouta : « On t’aime ! » Nous aussi, elle pensa. Ça la troubla.

Sofia, Chloé, David, travaillent « Chez Ben », snack de quartier. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là vient de la ville. Cet emprunt à Paul Verlaine incarcéré dit bien ce que ressent le coeur à lire La Fille derrière le comptoir. Anna Dubosc nous emmène dans ce monde-là, qui est aussi celui des frères Dardenne, où la simplicité dit la complexité de la condition humaine.

Le Dessin des routes

Le Dessin des routes

de Anna DUBOSC

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 15/05/2014 | 12,00 €

Je l’attrape par un côté et je le lance dans la mer. Il fait un plat. Il sort la tête de l’eau en rigolant. Il prend la tasse, tellement il se marre. Il ressort la tête de l’eau et il s’écrie : « Tu vas me le payer, salopard ! » Il revient vers moi en moulinant son crawl. Il me saute dessus et il appuie sur mes épaules pour me noyer. Je le laisse un petit peu faire, puis je l’attrape et je le relance dans l’eau. « C’était trop bien ! il braille, en émergeant. Viens, allez, on recommence ! » Il prend appui entre mes mains et il saute en criant.

Si Arnaud n’avait pas été voir un film vendredi soir à Loctudy, il ne se serait pas fait doubler serré par un camion, et jamais il n’aurait rencontré Diane et Pierre. Ça tient à peu, des fois.


Anna Dubosc continue son exploration de ce qui fait le tissu des jours.

Ca aurait pu être pire

Ca aurait pu être pire

de Hadi HASSAN-HELOU & Héloïse CONDROYER

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 15/05/2014 | 8,50 €

Ca aurait pu être pire : la preuve en images

Il y a optimisme et optimisme. Il y a des optimistes qui voient la bouteille à moitié pleine, ou qui, vide, l’imagineraient pleine. Il y a ceux, pragmatiques, qui considèrent tout ce à quoi ils ont échappé. Ils savent que la bouteille aurait pu être plus vide qu’elle ne l’est. Ils éprouvent, à se le redire, un soulagement proche de l’ataraxie. Des modérés. Ou des narquois.

Hadi Hassan-Helou et Héloïse Condroyer s’inscrivent dans cette approche, avec une poésie plus corrosive qu’il n’y paraît. C’est avec allégresse qu’ils sabotent tous les poncifes de l’époque en matière de fantasmagorie, en les prenant à contre-pied avec quelques collages et deux-trois mots qui sonnent. Et tant pis pour le père Noël, ce salaud !

You Cannot Be Serious, Man

You Cannot Be Serious, Man

de Jérôme KARSENTI

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 10/05/2012 | 12,00 €

— Oui, et sais-tu qu’il y a là-bas des terrains de tennis à perte de vue ?
— Mais on est forcé à jouer, à regarder.
— Oui, mais c’est bon pour la santé.
— … et les excédents de raquettes de tennis sont incinérés pour être transformés en virgules.
— D’éternels échanges sont programmés à la télé.
— Ho, oui !
— Sais-tu qu’un arrêté international a interdit la possession de balles chez soi ? Elles doivent être ramenées dans les centres de loisirs qui se chargeront de les pilonner. Mais à Roland-Garros, on peut encore se promener avec.
— Ho, ce dont tu me parles me donne tellement envie ! Oui, tous les deux, et on y vendra des frites freaks et on ira voir des morts de fatigue sur le central, ces champions sans gras.

Rebecca, obsédée par les frites, et John John, fan de tennis à la psyché instable, résident à la Sama, immeuble reconverti en asile pour champions à la retraite. Confits dans leurs obsessions, ils vont leur chemin dans un grand n’importe quoi, leur normalité. Au fil des pages, gare à la contamination. On pourrait bien finir par remplir le petit coupon-réponse, afin d'être informé du prochain emplacement de la baraque à frites qu’ils installent sur les courts de tennis. Au passage, on a croisé le personnel et les patiens de l’asile, on a vécu au rythme de leurs espoirs et de leurs drames, on a reconnu, dans l’organisation des vies, dans l’enlisement des relations, quelque chose de familier, le climat de nos folies minuscules et de nos attentes disproportionnées à ce que la réalité peut nous offrir, l’insoutenable légèreté de l’existence.
Jérôme Karsenti s’acharne depuis des années à trouver en lui l’indiscible, labourant, bandant ses forces. Au final, il trouve ici son expression, en prise multiple avec le monde, et, dans cette expression, une joie, qu’il communique.

Pupilles de fourmis

Pupilles de fourmis

de Jérôme KARSENTI

Poésie (RUE DES PROMENADES) | Paru le 12/05/2011 | 12,00 €

À droite, un grésillement, l’épaisseur
d’une vitre sur le point de se rompre.
Ou bien la brume étonnée, se concentrant
pour devenir une vitre.

Les images fortes de ce recueil de poésie sont peu conformes aux canons des voyages vendus tout compris. Tableaux intérieurs, traces psychiques d’un instant insolite ou d’une intimité surprise, elles viennent de Chengdu, de Vârânasî, de Berlin, de Murazzano, de Londres ou de New-York. Le monde est ici dépeint à travers un autre prisme. Comme vu au travers de pupilles de fourmis. Une poésie du déboussolement.

Là où leurs mains se tiennent

Là où leurs mains se tiennent

de Grégory NICOLAS

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 08/05/2013 | 14,00 €

A proprement parler, ce n'est pas un roman sur le vélo, mais il y est beaucoup question de vélo. Il y a des histoires d'amour. Il y a des histoires de famille. Il y a le parcours initiatique d'un champion. Il y a toute la drôlerie et la fraîcheur de Grégory Nicolas. Pierre Rolland, splendide vainqueur de l'étape de la Toussuire du Tour de France 2012 et de l'étape de l'Alpe d'Huez en 2011, prête sa silhouette, en couverture, à Jean-Baptiste Moisan, orphelin rageur devenu champion, vainqueur solitaire qui va découvrir, avec l'amour, à cause d'un drame, la douceur des liens et le bonheur de vivre en famille.

La Part de l'orage

La Part de l'orage

de Grégory NICOLAS

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 10/10/2013 | 8,50 €

Et puis, le gamay, on le voit vieillir. Il est vif et piquant au départ. Il vous raconte un paquet de trucs car il a de la gueule. Et, petit à petit, il se fait plus discret. Quand il l’ouvre, c’est pour les bonnes raisons. D’ailleurs, on est comme lui : moins il la ramène, moins on cause. On se regarde en général, et on sourit. Parfois il vous déçoit. Il pue le poulailler, ou il est plein de gaz, ou il a le goût de vinaigre. Comme on l’aime bien, on lui trouve toutes les excuses.

La Part de l’orage célèbre l’amitié et le vin.
Neuf cépages sont l’occasion de petites histoires où se mêlent fiction et réalité, jolis termes techniques et amour du vin. On est au milieu de la vigne, on est dans la cave, on déguste au comptoir.

Manifeste du caprice

Manifeste du caprice

de Martin RAHIN

Poésie (RUE DES PROMENADES) | Paru le 11/10/2012 | 12,00 €

Soupèse le charme
Dépossède le hasard
Puis tire la langue et goûte
La boucane
La réclame du charme et du hasard

Un regard « humide d’idéal détrompé » sur l’intime et sur le monde, une voix qui s’affirme. Dans l’interstice, le poète crypte la réalité, et il dégage ses ailes de la gangue du cocon originel, affute son langage, le plie à son dire.

C'est le chemin qui compte

C'est le chemin qui compte

de Marie SURGERS & Sophie GAUCHER

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 06/10/2011 | 8,00 €

Ecrit avant la révolution, C’est le chemin qui compte est un journal de voyage drolatique et spirituel à Damas. Ce que Marie Surgers écrit est intelligent, plein de justesse et de vitalité. Captivant. Réjouissant. Elle transmet quelque chose qui la traverse, elle restitue des ambiances, des paysages, des portraits, et quelque chose de très personnel, la façon dont elle reçoit et filtre tout cela. On y apprend les subtilités de la langue arabe et les plaisirs du backgammon, on y circule en microbus, on y contemple les étoiles du désert et, une fois le livre fermé, on aspire à y retourner, dans ce Damas qui a si vite basculé dans le passé.

 
Derrière le papier à fleurs

Derrière le papier à fleurs

de Junie TERRIER

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 09/10/2014 | 12,00 €

Une expression féminine des joies et des tourments qui font le flot des jours. Au fil des nouvelles, Junie Terrier explore toutes les facettes du mystère de la relation : ce qui nous lie et ce qui nous sépare, ce qui nous tue et ce qui nous fait vivre.

Les héroïnes de Junie, femmes ou enfants, sont des amoureuses. La famille, aussi, prend une grande place. Le couple, les liens parent-enfant, les liens fraternels se tissent, dans leur infinie variété. C'est quasiment en entomologiste qu'elle visite les émotions et les sentiments, les joies et les souffrances qui habitent les personnages. Pour autant, elle parvient à nous plonger dans leur état de passion.

Ainsi, Iris donnera la vie après sa traversée du désert, Juliette partira à la recherche de son petit frère dans une ville en guerre, Camille cavalera au Père Lachaise pour faire le deuil de son papa, Estelle grandira en subissant sans la détecter la domination de Dario, Nina croisera dans le TGV le fantôme de son père, Clara sera jalouse de sa demi.

Les femmes changent, Junie Terrier nous raconte qui elles deviennent.

99 Limetricks

99 Limetricks

de Olivier TEXIER & BERNAL

Petites choses qu'il est bon d'avoir en tête (RUE DES PROMENADES) | Paru le 07/10/2010 | 8,00 €

99 limetricks est un recueil de quintils, petits poèmes cocasses en cinq vers. C’est un grimoire énergisant dont la publication portera un coup de boutoir décisif à l’industrie pharmaco-virilisatrice. Les poèmes, à caractère sexuel et géographique, associent à chaque ville une pratique sexuelle. Un effeuillage des mœurs longitudinal, d’est en ouest. Une méthode mnémotechnique efficace pour s’améliorer en histoire-géo. 
Toute l’équipe s’est mobilisée pour effectuer des contrôles qualité. Un peu fatiguée, elle garantit la faisabilité des propositions bernaliennes.

Sens interdit

Sens interdit

de ZO & Noémie BARSOLLE

La Grande Semeuse (RUE DES PROMENADES) | Paru le 06/10/2010 | 10,00 €

« Bref, la Compagnie veut que son nouveau réseau soit prêt, opérationnel, sur tous les coups, toutes les affaires, par tous les temps, tous les jours, toutes les heures, tralala lala lala… tu t’en sens capable ? Ton dossier dit oui, mon caméraman dit oui, les chefs disent oui, et pourtant ce soir tes yeux me disent non…
- Ne vous inquiétez pas pour mes yeux, Chef, c’est ma cervelle que vous engagez… » Pour sceller le pacte je trinque avec elle, certain d’avoir entendu à ce moment précis mes molaires se fissurer au fond de ma gorge.
Son verre vidé d’un trait, elle le jette par dessus son épaule et regarde instantanément sa montre.
« T’inquiète, Pavel arrive… »

Zo nous emmène là où il ne faudrait pas. Aux confins de l’horreur. Une équipe de journalistes sillonne l’Europe avec pour mission de produire du spectacle, à partir de faits divers atroces. Le narrateur égrène les affaires passées auxquelles l’actualité qu’il documente fait écho. Son récit mêle cette matière sanglante à la vie rodée, huilée et routinière de l’équipe.
La violence qui sous-tend cette entreprise de média-réalité a-t-elle quelque chose à envier à celle qu'elle montre et monte en épingle ?