l'autre LIVRE

PASSAGER CLANDESTIN (LE)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand B15

Le passager clandestin publie des textes de critique sociale qui se rapportent notamment à l’écologie, à la décroissance, à la désobéissance civile... Nous ne croyons pas à un quelconque ordre immuable de la société. Nous dénonçons chaque fois qu’il est possible les fondements idéologiques d’un système qui se donne pour « naturel » et auquel il n'y aurait d'autre issue que de s'adapter. Le choix de l’édition indépendante, dont on sait qu’elle doit constamment lutter pour survivre, constitue, en soi, une prise de position. Cette indépendance est à la fois une condition et l’un des buts de notre activité. Elle repose sur un ensemble de pratiques et d’échanges peu formalisés, en prise directe avec les lieux et les gens.
Le passager clandestin aborde souvent des sujets réputés graves, mais nous n’avons aucun goût pour le dogmatisme et les « passions tristes ». Nos livres se veulent honnêtes, rigoureux ; ils exigent parfois un effort pour déplacer le regard. Mais notre activité se nourrit aussi de l’imagination, de la joie et de l’humour, sans lesquels ce monde ne serait décidément pas habitable.

Outre la réédition de textes anciens, nous avons publié récemment le Petit livre noir des grands projets inutiles ; un essai consacré à l’Utopie du logiciel libre ; le Rapport Brazza, document historique inédit à ce jour sur les dégâts du colonialisme français au Congo au début du XXe siècle. Nous avons a également créé deux nouvelles collections en 2013 : une collection de science-fiction, « Dyschroniques », série de textes d’anticipation écrits vers le milieu du XXe siècle par des auteurs renommés dans le genre ; et la collection les « Précurseurs de la décroissance » dirigée par Serge Latouche.

Adresse : 1, rue de l'Eglise
72240 Neuvy en Champagne
Site web :http://www.lepassagerclandestin.fr/
Courriel :nous contacter
Diffusion :Pollen
Distribution :Pollen
Nombre de titre au catalogue :75

Dyschroniques, le deuxième coffret

de COLLECTIF

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 12/06/2018 | 37,00 €

37° Centigrades de Lino Aldani
Les Retombées de Jean-Pierre Andrevon
A voté d'Isaac Asimov
Où cours-tu mon adversaire ? de Ben Bova
Le Royaume de Dieu de Damon Knight
Les Gaspilleurs de Mack Reynolds
Vent d'est, vent d'ouest de Frank M. Robinson
 

Dyschroniques, le coffret

Dyschroniques, le coffret

de COLLECTIF

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 14/04/2017 | 37,00 €

Contient :

La main tendue de Poul Anderson
Audience captive d'Ann Warren Griffith
La montagne sans nom de Robert Sheckley
La vague montante de Marion Zimmer Bradley
Le Mercenaire de Mack Reynolds
Le pense-bête de Fritz Leiber
Continent perdu de Norman Spinrad

A voté

A voté

de Isaac ASIMOV

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 18/10/2016 | 4,00 €

Pigeon, Canard et Patinette

Pigeon, Canard et Patinette

de Frédérick GUICHEN

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 14/01/2016 | 7,00 €

An 103 après La Catastrophe. Quelque part sur les côtes bretonnes. D'abord, il y a Le Secteur, un petit coin tranquille, bien protégé par une enceinte de terre, de roches et de béton haute de 20 mètres ; derrière, trois villages coupés du monde extérieur et administrés par une trentaine d'individus solidaires, doux comme des agneaux et rongés par les mutations mais tellement heureux de (sur)vivre. Seul lien avec l'état, le Contremaître supervise l'activité de tout ce petit monde, car ils ont l'insigne honneur de s'occuper, d'entretenir, de dorloter le réacteur numéro 2 de La Centrale, responsable de La Catastrophe du 18 mai 1970, il y a un siècle de cela. Mais la nouvelle est tombée : le gouvernement a décidé d'arrêter les frais ; cette cour des miracles n'est plus rentable et on dit qu'une guerre couve, alors... Alors, que vont devenir Pigeon, Canard, Patinette et les autres ? Quel est ce formidable lien qui les unit tous ? Quel avenir pour ces enfants de l'atome dans un monde qu'ils ne connaissent pas ? Et s'ils étaient le salut de l'Humanité ?

La Montagne sans nom

La Montagne sans nom

de Robert SHECKLEY

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 18/06/2015 | 4,00 €

En 1955, Robert Sheckley imagine le dernier des grands projets inutiles.

« Plusieurs milliers d’hommes et de machines étaient déjà sur la planète et au commandement de Morrison, ils se disperseraient, supprimeraient les montagnes, raboteraient des plaines, déplaceraient des forêts entières, modifieraient le cours des rivières, fondraient les calottes glaciaires, façonneraient des continents, creuseraient des mers nouvelles, bref, accompliraient tout ce qu’il faudrait pour que le Plan de Travail 35 devienne un centre d’accueil favorable à la civilisation technologique unique et exigeante de l’homo sapiens. »

Cette nouvelle visionnaire et pleine d’imagination illustre à merveille l’art de Robert Sheckley. Pourfendeur acerbe de la société américaine et de son American Way of Life, il s’attaque ici à l’arrogance du productivisme capitaliste et de ses serviteurs, et à la soif d’expansion de l’humanité qui ne peut s’étancher qu’au détriment des minorités, des cultures locales et de la nature.« La montagne sans nom » (titre original : « The Mountain Without a Name ») est parue aux États-Unis en 1955 et en France en 1969 dans la revue Fiction, n° 192. Elle a été reprise en 1981 dans le recueil collectif intitulé La montagne sans nom et autre récits sur la nature (Gallimard, Folio Junior), qui comprend aussi des nouvelles de Ray Bradbury, Christian Grenier, Gérard Klein, Robin Scott, Alfred Eton Van Vogt...

Faute de temps

Faute de temps

de John BRUNNER

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 18/06/2015 | 7,00 €

En 1963, John Brunner imagine un monde hanté par le ressentiment des générations futures. Une nuit, Max Harrow est arraché brutalement à un cauchemar par la sonnerie de la porte d’entrée. Un agent de police vient de secourir dans la rue un homme inconscient, à la maigreur effroyable... Cette longue nouvelle porte la trace de la terreur qu’inspira le nucléaire dans le monde de la Guerre Froide. Mais son originalité ? qui justifie pleinement son entrée dans la collection Dyschroniques ? repose moins sur l’expression de cette peur présente que sur la conviction du risque écrasant que fait peser cette menace sur le futur de l’humanité. Un exemple efficace et glaçant de recours à l’un des thèmes fondateurs de la science fiction, celui du voyage temporel. Parue pour la première fois en 1963, « Some Lapse of time » a été traduite en français sous le titre « Faute de temps » par George W. Barlow pour Le Livre d’Or de la science-fiction, n° 5049, consacré à Brunner, en 1979. Ce texte n’avait jamais été republié en France depuis cette date.

Les Retombées

Les Retombées

de Jean-Pierre ANDREVON

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 14/03/2015 | 7,00 €

Les retombées

de Jean-Pierre Andrevon

 

En 1979, Jean-Pierre Andrevon imagine un coin de France, le jour d’Après.

« Je m’excuse, Monsieur. Je ne peux vraiment rien vous dire. C’est le secret militaire. Croyez bien que seules des raisons de sécurité sont en cause. Il ne faut en aucun cas vous affoler. Nous avons la situation bien en main. Tout danger est écarté dans l’immédiat. Maintenant je dois vous demander instamment de monter dans le camion. Nous ne pouvons pas perdre davantage de temps… »

On ne sait ni où, ni comment, ni pourquoi, mais c’est arrivé. Ces quelques individus épars se sont trouvés dans le brouillard lourd et épais, et se serrent les coudes en attendant d’en savoir plus. Plus sur ce qui s’est passé. Plus sur la réalité des radiations qui les entourent. Plus sur l’avenir du pays. Du monde. Et encore plus sur leur chance de survie. Au bout de leur errance dans la campagne française, certaines réponses ne vont pas tarder à surgir.

Paru pour la première fois en 1979, l’année de l’accident de la centrale de Three Mile Island, « Les retombées », nouvelle d’anticipation inquiétante et sombre, offre un scénario possible de la catastrophe nucléaire et de la gestion d’urgence mise en œuvre par les autorités. L’objectif : effacer toute trace de l’accident, faire comme si ce qui n’aurait jamais dû se produire n’avait jamais eu lieu. 

Dans son Livre d’or, en 1983, Jean-Pierre Andrevon confiait :« Des lecteurs m’ont parfois reproché de ne pas expliciter ce qui est vraiment arrivé, ni ce qui va arriver au personnage principal : ce n’est pas là une lâcheté ni une impuissance thématique ; je crois au contraire qu’en cas de catastrophe grave, on ne sait jamais ce qui vous arrive, on est des jouets impuissants de forces qui restent invisibles (cf. les juifs qui ne comprenaient toujours pas en entrant dans les chambres à gaz…) ». 

 

Pour la réédition de cette nouvelle, le passager clandestin lancera un grand concours d’écriture sous le parrainage de Jean-Pierre Andrevon.L’histoire doit se passer en 2051 et avoir un lien avec Les retombées. Le texte retenu sera publié en décembre 2015 dans la collection Dyschroniques.

Voir ici : lepassagerclandestin.fr/zoom/concours-decriture.html

 
 
Le rapport Brazza. Mission d'enquête du Congo : rapport et documents (1905-1907)

Le rapport Brazza. Mission d'enquête du Congo : rapport et documents (1905-1907)

de Pierre SAVORGNAN DE BRAZZA

les Transparents (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 04/03/2014 | 19,00 €

Ce document inédit est le fruit des données recueillies entre juin et septembre 1905 par Pierre Savorgnan de Brazza, au cours de son ultime mission au Congo français. Le rapport qui fut rédigé par le ministère à partir des archives de la mission, jugé explosif, ne fut jamais publié. Il fut oublié et on le crut perdu... Il met en lumière un système inefficace, coûteux pour l’État et surtout à l’origine d’abus massifs et intolérables.
Un document de référence, accablant, remarquablement présenté. (Le Monde des livres)

 

Utopie du logiciel libre

Utopie du logiciel libre

de Sébastien BROCA

Le passager clandestin (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 21/11/2013 | 17,00 €

Nouvelles formes de militantisme, nouvelles thématiques (contrôle social des politiques, respect du droit à la vie privée), nouvelles utopies (biens communs, dépassement du capitalisme industriel)... Pour comprendre les enjeux du Libre et mesurer ses effets sur la société, de Wikipédia aux licences Creative Commons, d’Hadopi à Prism, de  l’imprimante 3D à la freedombox, du copyright au brevetage du vivant, des hackers aux Zones à défendre (ZAD)...
Passionnant (Libération), convaincant (Le Monde), précis et exhaustif (Les Inrocks), très bien fait (Place de la Toile, France Culture).

Continent perdu

Continent perdu

de Norman SPINRAD

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 17/10/2013 | 7,00 €

En 1970, Norman Spinrad imagine un voyage dans les abîmes de la civilisation américaine défunte.

États-Unis, XXIIe siècle. 200 ans après « La grande panique », l’Amérique n’est plus que l’ombre d’elle-même. La nation qui avait mené l’homme sur la lune est aujourd’hui un pays sous-développé livré à l’industrie touristique. Les immenses mégalopoles, qui symbolisaient autrefois la grandeur et la puissance du pays, ne sont plus que ruines livrées à une pollution mortelle. Mike Ryan, guide et pilote indigène, s’apprête à mener son groupe de touristes ? des représentants de l’élite africaine ? dans ce qu’il reste de New York. Publiée aux États-Unis en 1970 dans le recueil Science Against Man (« La science contre l’homme »), cette nouvelle s’enracine profondément dans l’Amérique de l’époque ? celle de la conquête lunaire, du mouvement des droits civiques, de la guerre du Vietnam... ? et offre un renversement de situation dont seule la science-fiction semble capable. Pourtant, 40 ans plus tard, alors que le monde occidental vit une crise économique sans précédent, que les États-Unis voient leur hégémonie fortement contestée, notamment par la Chine, et que le pays est devenu de très loin le premier producteur de CO2 par habitant de la planète, la réalité semble en passe de rejoindre le scénario de Norman Spinrad.

La Vague montante

La Vague montante

de Marion Zimmer BRADLEY

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 17/10/2013 | 8,00 €

En 1955, Marion Zimmer Bradley imagine une société d?abondance frugale soustraite à l?empire de la technologie.

L?équipage du « Homeward », descendants de l?équipage naufragé du « Starward », premier vaisseau stellaire, a réussi son retour d?Alpha du Centaure vers la planète-mère, la Terre, après 130 années humaines... équivalentes à cinq siècles de contraction espace-temps ! Après une telle séparation, ils s?attendent à trouver sur Terre une technologie surdéveloppée et une humanité colonisatrice d?autres planètes. Mais la désillusion est grande : le concept de nations n?existe plus, le fédéralisme et l?autogestion régissent la prise de décision collective, la science semble avoir disparu au profit d?une économie primitive fondée sur la commune et l?agriculture, et le véritable progrès est celui de l?épanouissement humain. Mais la réalité est à la fois plus simple et plus complexe. Avec une quinzaine d?années d?avance sur le fameux « Rapport Meadows » (1972), Marion Zimmer Bradley développait dans cette novella (l?une des premières qu?elle a écrites) les thèmes encore insolites du rejet de la croissance économique et du recours limité et pragmatique à la technologie. Lire ce texte aujourd?hui permet plus que jamais de mettre en lumière notre dépendance et notre fascination ? proche du fanatisme ? à l?égard de l?idée de « progrès technique » : tandis que tout ce que la science rend possible est aveuglément (et massivement) mis en œuvre, ce texte remet les pendules à l?heure en imaginant une humanité qui ne serait plus au service de la technologie qu?elle a créée. Alors que ces questions commencent à peine à s?imposer dans les débats politiques et médiatiques, il est passionnant de redécouvrir l?engagement idéologique et philosophique de Bradley, et de mesurer ce qui le sépare du tout venant ? belliqueux ou simplement divertissant ? de la SF américaine des années 1950.

Charles Fourier ou la pensée à contremarche

Charles Fourier ou la pensée à contremarche

de Chantal GUILLAUME

Précurseurs de la décroissance (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 19/09/2013 | 8,00 €

La pensée de Charles Fourier est une pensée à contremarche. Stimulante par son originalité, elle l'est aussi par ses exagérations, ses extravagances voire par ses contradictions. Sa pensée sociale, nous explique-t-il, est expérimentale, elle doit être testée, appliquée dans la réalité. "Casse-cou utopiste", comme il dit de lui-même, il ne craint pas d'aller à contre-sens des évidences de son époque. 

Sa dénonciation des " faux prodiges " de la société industrielle, qui enrichit et appauvrit, " donne les éléments du bonheur mais pas le bonheur " le rattache ainsi vigoureusement à ces précurseurs de la décroissance que fait découvrir cette collection. Visionnaire lorsqu'il fait la critique de "l'économisme" qui encourage la spéculation, la banqueroute, "la pléthore" de marchandises; ou quand il dénonce les dysfonctionnements du commerce, facteur de surproduction et de gaspillage, Fourier a l'intuition devenue aujourd'hui certitude pour les objecteurs de croissance que les excès de la production et des échanges génèrent des effets négatifs. 

Sa pensée non académique et son oeuvre foisonnante s'attachent alors à proposer des substituts à cette organisation sociale et économique défaillante. Sans supprimer propriété et classes sociales, Fourier propose d'autres formes d'associations domestiques, agricoles et industrielles qui sont autant de solutions inédites de vie collective: phalanstère, comptoir communal, canton sociétaire et qui visent à retrouver autonomie et rationalité dans les circuits de production et de consommation comme le préconise la décroissance.

Où cours-tu mon adversaire ?

Où cours-tu mon adversaire ?

de Ben BOVA

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 20/06/2013 | 8,00 €

En 1969, Ben Bova imagine une expédition pionnière où la quête de soi se mue en choc des civilisations. Dans un futur lointain. Très lointain. L'équipage du Carl Sagan, vaisseau d'exploration terrien, sort de son sommeil artificiel. Perdus au milieu de la constellation du Grand chien, à des centaines de millions de kilomètres de Sirius, son étoile principale, ces hommes et ces femmes sont en quête de vérités. Ici, ils espèrent comprendre pourquoi, dans le système solaire qu'ils ont quitté, Titan, le monstrueux satellite de Saturne, abrite une machinerie non humaine, abandonnée, extraordinairement complexe et toujours en fonction. L'expédition en est là de son angoissant questionnement lorsqu'un signe de vie est détecté sur une petite planète apparemment inhospitalière. L'heure est venue d'affronter le passé de l'humanité. Sous les dehors d'un récit d'aventures à la sauce ethnologique, la nouvelle de Ben Bova interroge quelques-uns des défauts majeurs de l'homme moderne. Son arrogance dominatrice, d'abord, à l'égard de communautés dites primitives ; son incapacité suicidaire à partager avec elles des racines et un destin communs ; sa volonté maladive de toute puissance au risque de se perdre. Pris entre une tribu maintenue à l'âge de pierre et la présence quasi divine de cette machinerie inquiétante sur Titan, l'équipage se retrouve peut-être finalement face à son propre avenir. Bien peu reluisant. Ben — Benjamin William — Bova (né en 1932 à Philadelphie) est une figure importante de la SF américaine. Peu connu en France (4 nouvelles et 7 romans traduits), il est un des représentants les plus brillants de la Hard Science, courant de la science-fiction s'appuyant sur des données précises. Excellent vulgarisateur et conteur de talent, Bova fut également le directeur des revues Analog Science Fiction and Fact (1972-1978) et Omni (1978-1982). Son dernier roman (non traduit) — Farside — est sorti cette année.

37° centigrades

37° centigrades

de Lino ALDANI

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 20/06/2013 | 6,00 €

En 1963, Lino Aldani imagine une société encadrée par la consommation de masse et le risque de la maladie. « Je suis en règle [...] voici le thermomètre, les comprimés d'aspirine, les pastilles pour la toux... Ça, c'est la vitamine C ; voici la B-12, l'antiseptique, le leucoplast, la pommade ophtalmologique et l'étui d'antibiotique. J'ai tout ; vous ne pouvez pas me coller une amende. ». La journée commence mal pour Nicola Berti. Il est dans le collimateur de la CGM (Convention Générale Médicale) et risque le contrôle sanitaire. Et quand on sort des clous de l'État-hygiéniste, il vaut mieux être bien couvert. Car dans cette société, la santé, c'est tout... ou rien. Il y a du 1984 et du Meilleur des mondes dans cette nouvelle de Lino Aldani. L'ombre de Kafka n'est pas loin non plus et, avec quelques années d'avance, on peut même y trouver l'humour noir et l'implacable paranoïa du futur Brazil de Terry Gilliam (1985). Aldani nous donne sa vision effrayante de l'État providence, une société bureaucratique où la bonne santé, à force de prévention, est érigée en norme absolue, et où tomber malade ne vous donne aucun droit, sauf celui de mourir dans le mépris le plus total. Lino Aldani (1926-2009) fut une grande figure de la science-fiction italienne, et plus largement du genre en Europe. Il est connu pour avoir écrit la première étude italienne sur la science-fiction avec La Fantascienza (1963). On lui doit également cinq romans, dont le magnifique Quand les racines (Présence du futur, 1978) et une cinquantaine de nouvelles (une bonne trentaine traduite en français). La European Science Fiction Society (ESFS) lui a remis un prix pour l'ensemble de sa carrière en 1989.

Le Mercenaire

Le Mercenaire

de Mack REYNOLDS

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 07/02/2013 | 8,00 €

En 1962, Mack Reynolds imagine un monde où la guerre est conduite par les multinationales. Les gouvernements du monde ont été supplantés par de puissantes sociétés, et chacune de ces compagnies emploie sa propre armée, conduisant des opérations militaires contre ses rivales. Toutefois, afin d?éviter une guerre ruineuse entre l?Ouest et le monde soviétique, les forces en présence sont contraintes d?utiliser exclusivement des armes en vigueur au XIXe siècle. Au milieu de ce monde ultra rigide partagé entre neuf castes (sous-inférieurs, semiinférieurs, super-inférieurs, semi-moyens...), Joe Mauser est un mercenaire professionnel qui rêve de promotion et de guerre sans victime. Mais la prochaine bataille sera décisive. Le mercenaire ? d?abord publié sous forme de novella en 1962, puis développé en roman (Mercenary from Tomorrow, 1968) ? offre une vision étonnante d?une humanité définitivement livrée aux appétits des multinationales, et où la guerre est à la fois un spectacle, un étendard idéologique et un ressort économique majeur. Dallas McCord « Mack » Reynolds (1917 ? 1983) se fait connaître au lendemain de la seconde guerre mondiale en publiant dans les magazines et les Pulps. Prenant le contrepied d?une science-fiction largement dominée par le space opera aux accents belliqueux, Reynolds se singularise rapidement en abordant des thématiques plus sérieuses (enjeux économiques, manipulations politiques...). Extrêmement populaire aux États-Unis durant les années 1960 (notamment avec son personnage de Joe Mauser), Mack Reynolds reste encore à découvrir chez nous.

Un logique nommé Joe

Un logique nommé Joe

de Murray LEINSTER

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 07/02/2013 | 4,00 €

En 1946, Murray Leinster imagine les dérives d?un réseau informatique mondial. « Vous connaissez les « logiques« . Vous en avez un chez vous. Ça ressemble à un récepteur d?images, seulement il y a des touches au lieu de cadrans et vous pianotez pour avoir ce que vous voulez ». Joe est un de ces logiques qui ont changé la civilisation. Mais celui-ci, fraîchement sorti des usines de la Logics Company, bénéficie d?un petit défaut de fabrication qui le rend plus réactif, plus entreprenant, plus efficace et toujours au service du client. Accédant à des contenus confidentiels, puisant dans les données éparpillées sur le réseau mondial, Joe répond à toutes vos questions et trouve une solution adaptée à tous vos souhaits... y compris assassiner votre femme sans vous faire prendre ou dévaliser une banque sans risque. Froidement, sans penser à mal, Joe mènerait-il l?humanité à sa perte ? Un logique nommé Joe ? publié en 1946, époque où l?ordinateur le plus perfectionné pesait trente tonnes et remplissait une salle de 150 m2 ? est une nouvelle véritablement visionnaire. Non sans humour, Leinster décrit les ravages exponentiels découlant d?un accès illimité à la connaissance et de ses usages immodérés. Murray Leinster (1896 ? 1975) ? de son vrai nom William Fitzgerald Jenkins ? publia sa première nouvelle en 1919 et resta actif jusqu?à sa disparition. Extrêmement populaire chez les anglo-saxons, son oeuvre pléthorique ? plus de 1 500 nouvelles, romans et articles ? est largement méconnue sous nos latitudes.

La Tour des damnés

La Tour des damnés

de Brian ALDISS

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 17/01/2013 | 8,00 €

En 1968, Brian Aldiss imagine une expérience aux proportions babyloniennes pour mesurer les effets de la surpopulation. Début du XXIe siècle. La terre semble avoir résolu ses problèmes de surpopulation et de famines. Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s?il n?y avait « la Tour ». Mélange de plastique, de béton et d?acier, le fameux édifice ? dix niveaux de cinq étages chacun ? a été érigé en Inde en 1975 dans le cadre d?une expérience. À l?origine, 1 500 volontaires ? dont 500 couples ? de moins de 25 ans y furent introduits afin d?étudier le comportement d?individus soumis au confinement. 25 ans plus tard, 75 000 personnes pullulent à l?intérieur. Le conditionnement a si bien fonctionné que personne ne semble vouloir sortir, ni même imaginer qu?une autre réalité extérieure soit possible. Pourtant, un certain Thomas Dixit est chargé de mesurer l?intérêt de poursuivre l?expérience de La Tour... La Tour des damnés (Total Environment en anglais) explore aussi bien la faculté de l?humanité à chercher infatigablement des solutions à sa survie, que la puissance de la science et les problèmes d?éthique qui en découlent. Il évoque la capacité d?adaptation de l?homme face à son environnement, ainsi que son absolu besoin de pouvoir, de croyance et de domination. En 1968 (date de parution de la nouvelle d'Aldiss) paraissait aux Etats-Unis The Population Bomb. Le livre s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires et a contribué à la prise de conscience collective des problématiques de population et d'environnement. Brian Wilson Aldiss ? né le 18 octobre 1925 à Dereham, Angleterre ? est une figure incontournable de la science-fiction mondiale. Révélé par la revue anglaise New Worlds, il contribua largement à l?avènement de la New Wave britannique (Michael Moorcock, J. G. Ballard, John Brunner). À la tête d?une oeuvre considérable et variée, Aldiss allie exigence du style et profondeur du contenu.

Le Testament d'un enfant mort

Le Testament d'un enfant mort

de Philippe CURVAL

Dyschroniques (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 17/01/2013 | 6,00 €

En 1978, Philippe Curval imagine le regard d?un nouveau-né sur un monde sans avenir. XXIe siècle. Un mal mystérieux et incurable frappe les nouveaux-nés du monde entier : après quelques mois d?une maturation psychologique accélérée, l?enfant dépérit et meurt immanquablement. Après la mise au point d?un enregistreur-décodeur, l?humanité est enfin capable d?entrer dans l?esprit de ces enfants et d?en saisir les ressorts suicidaires. Trop tard, sans doute. Bienvenue dans le monde sans espoir des « hypermaturés ». À travers une écriture viscérale, Philippe Curval nous plonge avec délectation dans les méandres émotionnels, fantasmatiques et primordiaux du nouveau-né, et confronte la vision de l?enfant en construction à une société sourde et aveugle. Chez Curval, l?humanité court à sa perte en privilégiant sa soif d?expansion, de domination et de conquête, au détriment de l?essentiel, symbolisé par cet enfant incompris dont nous partageons les découvertes, l?incompréhension, la solitude, la curiosité et finalement le désir de mort. Ceux qui découvrent Philippe Curval aujourd?hui ne savent sans doute pas tout ce que la science-fiction hexagonale lui doit. Né le 27 décembre 1929 à Paris, il s?y livre corps et âme dès le début des années 1950 et ne cessera jamais de l?enrichir de son imagination sans limites et de son style dynamique. Toujours actif ? voir son blog www.quarante-deux.org ? Curval est resté un ardent défenseur du genre et un visionnaire iconoclaste et libre.

Interpellations

Interpellations

de Octave MIRBEAU

Le passager clandestin (PASSAGER CLANDESTIN (LE)) | Paru le 17/11/2011 | 7,00 €

Après les attentats anarchistes de 1892-1893, le président du conseil Casimir Perrier soumet une série de lois, votées par l'Assemblée les 12 et 18 décembre 1893 et le 28 juillet 1894.

Pendant plus de cinq ans, l'État appliquera avec la plus grande rigueur cet arsenal législatif qui réintroduit le délit d'opinion, permet l'interdiction des journaux et des groupuscules anarchistes, et désigne nommément ces derniers comme cible. Au cours de procès tenus à huis-clos, de très nombreuses peines de relégation (le bagne) seront prononcées. Dès le 1er janvier 1894 et jusqu'à l'éclatement de l'Affaire Dreyfus, Octave Mirbeau éditorialiste au Journal, puis à L'Aurore, prend la plume pour interpeller ses concitoyens et dénoncer avec force et dérision cette mise en coupe réglée de la contestation sociale et l'étouffement de la justice par le mensonge et la terreur.

Un vigoureux plaidoyer contre l'antiterrorisme comme mode de gouvernement.