l'autre LIVRE

PART COMMUNE (LA)

Créée en 1998 par Yves Landrein, les Editions La Part Commune sont une enseigne qui publie en moyenne 12 à 15 titres par an. Il s'agit exclusivement de littérature : romans, correspondances, poésie et prose poétique.

Depuis le décès d'Yves Landrein le 28 octobre 2012, sa compagne Mireille Lacour, accompagnée d'auteurs et d'amis, poursuit l'activité des Editions La Part Commune avec la même ligne éditoriale.

Le mot d'ordre de cette maison d'édition basée à Rennes, c'est la qualité littéraire du texte, l'universalité de l'écrit et l'éternité qui l'habite. Que l'auteur soit de tel ou tel siècle importe peu, la modernité peut en effet se manifester à travers toutes les époques.

Forte de cette identité, les Editions La Part Commune ont ainsi remis en lumière des textes injustement oubliés ou égarés dans les mailles du temps par les fluctuations des modes. Des ouvrages comme La Femme pauvre ou Le Désespéré, du pamphlétaire Léon Bloy, ont pu retrouver une actualité. Des œuvres introuvables depuis quelques années, comme la correspondance croisée entre Flaubert et Maupassant ou encore le témoignage de l'ancien professeur d'Arthur Rimbaud : Rimbaud tel que je l'ai connu, ont pris toute leur place au sein d'un catalogue de plus de 240 titres.

Parallèlement, la maison s'attache à poursuivre le travail de publication de l'abondante correspondance de Georges Perros - une des rencontres marquantes de la vie d'Yves Landrein.

 






























 

Adresse : 27 rue de Lorgeril
35000 RENNES
Téléphone :0613101393
Site web :http://www.lapartcommune.com
Courriel :nous contacter
Diffusion :La Différence
Distribution :Volumen
Représentant légal :Mireille Lacour
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978284418
Nombre de titre au catalogue :91
Tirage moyen :700
Silence, hôpital

Silence, hôpital

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 14/03/2017 | 13,00 €

Dans une centaine de textes courts inspirés du haïku et accompagnés de photos personnelles,  l’auteur nous parle de l’hôpital, de la douleur, de la souffrance. Il nous livre ici une palette d’impressions inédites sur le vécu des malades, de leur entourage 
et sur celui du personnel hospitalier.

« On voit ici que l’attention aux choses manifestée par le poète agit comme un baume salvateur sur la douleur dont le milieu hospitalier est le théâtre habituel. Le poème affirme que le monde continue de vivre alentours y compris dans sa beauté. En dépit ou à cause de la souffrance ». 
Georges Guitton (extrait de la postface)

La Petite Plage

La Petite Plage

de Marie-Hélène PROUTEAU

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/09/2015 | 14,00 €

Marie-Hélène Prouteau construit ce livre en vingt-six fragments reliés entre eux par un même fil, une petite plage bretonne. Ce lieu d’enfance dessine un de ces paysages premiers, intimes et universels, tels ces vergers, jardins publics ou coins de rivière que chacun de nous garde au cœur,
Pour elle, la « petite plage » est habitée par Gauguin, Michèle Morgan, Roland Doré, He Yifu, Victor Segalen, Yann Tiersen. Ou par des êtres chers (sa grand-mère). Elle s’anime de visions-souvenirs (le soldat allemand fuyant Brest en ruines). Le présent la traverse (les femmes afghanes, les naufragés de Lampedusa). C’est dire si elle est le lieu de l’ouvert vers l’autre et l’ailleurs, fécondé aussi par le regard de François Cheng.
Dans cette promenade de grand vent qui bouscule les époques se tisse un rapport sensitif aux éléments, odeur du varech, beauté sauvage des rochers, des vagues, des dunes, souvent tremplin au rêve. 

 

Chut (le monstre dort)

Chut (le monstre dort)

de Estelle FENZY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 02/04/2015 | 10,00 €

Chut retrace un parcours intérieur, un combat.

Entre pudeur et violence la révolte le temps compté.

L’amour la douleur la vie belle aussi.  

Ici-même

Ici-même

de Pierre TANGUY & Michel REMAUD

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 14/11/2014 | 19,00 €

Ce livre est le fruit d’une rencontre : celle d’un plasticien et d’un poète. Ils vivent sous les mêmes cieux, savourent le même air. Leurs yeux découvrent les mêmes horizons et les mêmes lumières. Ici même, en Bretagne.
    
L’un réalise des peintures non figuratives, l’autre écrit de courts poèmes inspirés de l’art japonais du haïku. Ils ont cheminé de concert pour donner leur vision de cet « ici même », aussi bien « sur la côte » que « dans les terres » ou « au jardin ».

En trois chapitres, ils nous proposent un regard décalé et original, pétri de sensations et d’émotions, sur cette Bretagne qui les a vus naître et où ils demeurent.

 


Pierre Tanguy est né à Lesneven dans le Nord-Finistère. Ecrivain et journaliste, il a obtenu en 2012, pour l’ensemble de son œuvre, le prix de poésie attribué, à Nantes, par l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire. Ses recueils sont publiés aux éditions rennaises La Part Commune. Pierre Tanguy partage sa vie entre Quimper et Rennes.

Michel Remaud est né à Rennes. Il a enseigné de 1971 à 2008 dans un grand lycée quimpérois. Artiste-peintre, il expose ses œuvres dans de nombreuses galeries et réalise, en outre, des livres d’artiste avec des poètes ou des créateurs bretons.  Michel Remaud vit dans le pays de Quimper.

Postface de Alain Kervern.

La Chasse à l'opossum

La Chasse à l'opossum

de Oscar WILDE

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2014 | 6,00 €

Cette Chasse à l’opossum, dont l’attribution à Oscar Wilde est régulièrement contestée, représente davantage qu’une simple curiosité dans l’œuvre de l’auteur du Portrait de Dorian Gray. Le narrateur raconte une étrange partie de chasse dans le bush australien, en compagnie d’un ami, de quelques bushmen et d’aborigènes. L’opossum, animal curieux aux particularités singulières  constitue un gibier unique, qui ne peut se prendre qu’en obéissant à certaines règles. Documentaire sur ce continent mystérieux qu’est encore l’Australie, récit d’aventures qui préfigure, sur un mode raffiné, ceux d’un Hemingway, cette nouvelle atypique nous plonge dans un univers déroutant, et passionnant, celui d’une chasse exotique où perce le célèbre mordant ironique du grand écrivain irlandais.

Fragments trouvés sur un bureau

Fragments trouvés sur un bureau

de Herman MELVILLE

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2014 | 6,00 €

Premier texte connu de Herman Melville, l’auteur de Moby Dick et de Bartleby, écrit et publié à vingt ans, le diptyque des « Fragments trouvés sur un bureau » aborde une thématique plutôt rare dans son œuvre : une célébration de la beauté séraphique des femmes, de l’amour et de l’érotisme. Mélangeant l’allégorie et le grotesque, il compose deux courts contes inédits qui ne sont pas sans rappeler l’atmosphère gothique et mystérieuse des Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe, dans lesquelles Melville aurait introduit une touche inattendue de burlesque. La description et la quête de ses héroïnes vont de pair, chez le narrateur, avec une formidable énergie sexuelle, ce qui fait de ces « Fragments » une ode à l’éternel féminin où l’humour sert en quelque sorte de contrepoison à la mélancolie dont se paraient les jeunes filles de son temps pour attirer dans leurs rets leurs prétendants, en réfrénant leur fougue et leurs ardeurs…

Lettres à sa femme

Lettres à sa femme

de Jean DE LA FONTAINE

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2014 | 6,00 €

En 1663, quand Fouquet, le Surintendant des Finances de Louis XIV, tombe en disgrâce, Jean de La Fontaine, qui est à son service, est envoyé en exil dans le Limousin par l’administration royale. De ce périple, il tirera la Relation d’un voyage de Paris en Limousin, qui ne paraîtra qu’après sa mort, composé sous la forme de lettres adressées à sa jeune épouse. La Fontaine, qui effectue le voyage avec son oncle par alliance, laisse aller librement et lestement sa plume, ne se contentant pas de décrire les charmes de la campagne et des villages qu’il traverse, mais également ceux de ses accortes habitantes. Tout l’esprit malicieux, volontiers licencieux, de l’auteur des Fables se retrouve dans un récit qui prend de faux airs d’épopée picaresque dont le moindre évènement est grossi et déformé pour en exprimer tout le sel.

Ar-Dreuz et Dans un monde sonore

Ar-Dreuz et Dans un monde sonore

de Victor SEGALEN

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2014 | 6,00 €

An Dreuz an Arvor est non seulement le premier texte connu de Victor Segalen, mais il est également l’un des rares qu’il ait consacré à sa Bretagne natale. Récit d’un périple en bicyclette entrepris à l’été 1899 dans le Finistère, on sent percer toutes les thématiques qui habiteront son œuvre : la recherche d’un passé enfoui, légendaire, païen, dans lequel il a voulu trouver une forme de vérité qui n’ait pas été gâtée par le catholicisme.
Dans un monde sonore se présente comme une version moderne du mythe d’Orphée. L’ami auquel le narrateur rend visite vit dans un univers exclusivement sonore, grâce à une pièce aménagée spécialement avec des appareils sophistiqués. Malgré le bonheur suprême qu’il y trouve, il lui faudra redescendre dans les Enfers du monde d’ici-bas, où l’oblige à retourner sa femme, nouvelle Eurydice qui ne l’entend pas de cette oreille…

Débordement sur l’aile et tir dans la lucarne

Débordement sur l’aile et tir dans la lucarne

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/10/2014 | 13,00 €

Ce livre n’est pas seulement destiné à ceux que le football passionne. Il entend d’abord montrer que ce sport universel renvoie à l’état d’enfance tout en révélant l’homme à lui-même et à ses passions. Pour le dire, Pierre Tanguy convoque ses souvenirs de jeune footballeur finistérien et de supporter des « Rouge et Noir » du Stade Rennais.  Loin des dérives mercantiles actuelles de ce sport, il témoigne de ses émois d’amateur de ballon rond et appelle dans son « équipe-type » des écrivains qui ont vu dans le football un art et un concentré de vie : Jacques Réda, Georges Haldas, Adolf Rudnicki, Franck Venaille… Il fait sienne la phrase d’Albert Camus, gardien de but du Racing club universitaire d’Alger : « Tout ce que je sais de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes, c’est au football que je le dois ».

Physiologie de l'employé

Physiologie de l'employé

de Honoré de BALZAC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 16/10/2014 | 15,00 €

Voilà un Balzac méconnu. Loin du cliché qui ne montrerait qu’un faiseur de descriptions interminables, cette Physiologie de l’Employé met en lumière un pamphlétaire incisif et virtuose. Les travers de la France administrative du dix-neuvième siècle y sont croqués avec la nervosité du caricaturiste. 
Il y a du Daumier chez ce Balzac qui excelle à pénétrer dans son œuvre les secrets des types professionnels : là Grandet le tonnelier, Gobseck l’usurier, Séchard l’imprimeur, Bianchon le médecin, ici la catégorie des employés parisiens. La leçon est claire : Balzac ne veut pas de césure entre littérature et réalité. Et si la plume — non le plomb — pouvait changer le monde ? 
En ce sens, la Physiologie de l’Employé est un texte d’une étonnante actualité ; dans les marges de la Comédie Humaine, cette satire épingle avec humour les lourdeurs de l’Etat. Un texte jubilatoire.

Le colloque des chiens

Le colloque des chiens

de Miguel de CERVANTÈS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 16/10/2014 | 15,00 €

Le Colloque des chiens est un récit à part entière intégré dans l’une des Nouvelles exemplaires de Miguel de Cervantes (1547-1616), l’auteur de Don Quichotte. Deux chiens, Berganza et Scipion, soudain doués de la parole, devisent toute une nuit devant l’Hôpital qu’ils sont supposés garder. Le premier décide de raconter au second toute sa vie, depuis sa naissance dans une boucherie jusqu’à cet hôpital. Le récit obéit à la meilleure tradition du roman picaresque, dans une suite de mésaventures et de péripéties qui sont également une charge contre la société espagnole du XVIIe siècle, où les hommes apparaissent vulgaires, pervers, menteurs, violents et trompeurs. On y croise une succession de personnages peu glorieux, des bergers qui tuent les moutons qu’ils sont censés surveiller, une sorcière qui se rend au Sabbat, un saltimbanque qui lui apprend à jouer les chiens savants, des Bohémiens, une troupe d’acteurs, des voleurs, des rodomonts, des amours clandestines… De ces péripéties mâtinées d’humour, les deux chiens tirent un dialogue mi-badin mi-philosophe, dont la nature humaine sort quelque peu écornée.

Lettres aux dames

Lettres aux dames

de Guy de MAUPASSANT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/09/2014 | 16,00 €

Ces Lettres aux dames viennent battre en brèche la légende d’un Guy de Maupassant misogyne. S’échelonnant sur toute la vie de l’auteur de Bel-Ami, adressées à de nombreuses destinatrices du beau sexe, cette correspondance féminine multiple montre un Maupassant tour à tour courtois, galant, badin, malicieux, agacé, entreprenant. On y croise nombre de dames de la haute société, princesses, comtesses, riches américaines ou russes, la nièce du maître Flaubert, des cousines, des amantes, des maîtresses, des amazones, des inconnues, des confidentes… Maupassant excelle dans l’art épistolaire en particulier quand il écrit à la gente féminine. On y retrouve tout son esprit, son humour corrosif, sa liberté de ton, mais affleurent également, au fil des ans, une sensibilité inattendue et une rare fidélité en amitié. Il aime surprendre, séduire, choquer, intriguer. Mais il faut se garder des faux-semblants, car Maupassant a autant aimé les femmes qu’il les a redoutées. Elles ont été non seulement les héroïnes de ses romans et de ses nouvelles, mais également de sa vie.

Là où la rivière se repose

Là où la rivière se repose

de Jean-Louis COATRIEUX

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 11/09/2014 | 17,00 €

« Là où la rivière se repose » est un premier roman. Un roman d’exode et d’exil où ils sont deux, sa mère et lui. Son père disparu, toujours espéré, attendu. Une vie dépouillée de tout, de l’Espagne à l’Amérique, et occupée par la mémoire. Celle des siens et de tous les autres laissés en chemin. Des noms que sa mère appelle dans ses nuits. Se sauver, le sauver, rassembler leurs affaires, elle sait, une fuite encore, ailleurs, l’attente d’une destination et l’incertitude d’un autre pays. Le temps, cet auxiliaire à meilleur compte de l’obscurité, n’efface pourtant pas la vie. Non seulement elle est possible mais elle peut s’écrire. Il lui avait promis. 

Chercheur et écrivain, ses premiers pas en littérature ont été encouragés par Jean Marcenac, Eugène Guillevic, Charles Le Quintrec, Philippe de Boissy, Georges Perros, Xavier Grall et d’autres. Il a notamment publié « L’intérieur des terres », « Une question de temps », « Tango-Monde » (sur des peintures de Mariano Otero), « Á les entendre parler », « La vie à chercher », « In absentia » aux Editions La Part Commune. Il est membre du comité de rédaction de la revue « Hopala ! La Bretagne au monde ». 

Pays retrouvé

Pays retrouvé

de Jeff SOURDIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 11/09/2014 | 15,00 €

Quand, en inspectant la grange un samedi où je m’étais promis de faire du rangement, je suis tombé sur le lève-patates, il m’a semblé que le temps s’était arrêté et que j’étais redevenu le fils timide et obéissant de mon adolescence. À la mort du père et de retour à la ferme qu’il a fuie trente ans plus tôt, le narrateur de Pays retrouvé se retrouve plongé dans le passé. Que faire de cet héritage ? Des terres et de la maison ? Du Renault 421, ce tracteur sans cabine, joyau du père ? Dans Pays retrouvé, Jeff Sourdin et Pierre Jourde croi-sent leurs regards pour esquisser une vision personnelle de la ruralité, évoquer des lieux oubliés et redonner voix à un monde à part, comme hors du temps, le monde paysan.
    

Le lieu céleste

Le lieu céleste

de Maxime CARON

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 19/06/2014 | 18,00 €

Dans ces récits, Maxime Caron se laisse porter par ses déambulations, s’engouffrant dans les hasards, les coïncidences et les rencontres, car pour lui, le monde est fait d’apparitions et de disparitions. Avec une fausse désinvolture, volontiers tendre et ironique, cet ami de Henri Thomas et Georges Perros – et c’est dans cette famille littéraire qu’il faut le ranger – emprunte des chemins de traverse pour offrir un regard d’une lucidité fraternelle sur le monde et son prochain. Car il ne faut pas s’y méprendre, avec ce Lieu Céleste, c’est avant tout des nouvelles d’ici-bas que nous donne Maxime Caron.

Révolution

Révolution

de Jack LONDON

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/06/2014 | 6,00 €

On sait peu que Jack London (1876-1916), longtemps et souvent encore relégué comme un auteur « pour la jeunesse », chantre des grands espaces et de la vie sauvage, a été un écrivain engagé dans les combats politiques et sociaux de son époque. Véritable brûlot, Révolution va bien au-delà d’un simple appel à s’indigner, pour annoncer une insurrection, un soulèvement populaire inéluctable. La violence de certains de ses propos répond elle-même à la violence de la misère qui frappe ceux dont le travail est surexploité pour générer des profits qui ne bénéficient qu’à une oligarchie dont il fustige le cynisme. La résonance de ce texte avec la crise actuelle ne laisse pas de frapper. Et l’on peut lire ce pamphlet comme un cri de ralliement ou une sinistre répétition de l’Histoire et de ses errements.

Histoire naturelle du Massachussetts

Histoire naturelle du Massachussetts

de Henry David THOREAU

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/06/2014 | 6,00 €

Histoire naturelle du Massachusetts est l’un des tout premiers textes de Henry David Thoreau (1817-1862), l’auteur de Walden et de la Désobéissance civile. En prenant pour point de départ des rapports scientifiques sur la faune et la flore de la Nouvelle-Angleterre, l’auteur va se livrer à une réflexion intuitive, poétique et panthéiste sur la science et sur le rapport de l’homme de science à la Nature qui, selon lui est le détenteur d’« une sagesse indienne parfaite ». Dans la lignée du chef-d’œuvre de Ralph Waldo Emerson, Nature, Thoreau expose sa méthode instinctive qui va lui permettre d’accéder aux « Lois supérieures » qui régissent l’univers, et offre à son lecteur un petit traité de contemplation et d’émancipation constituant un remède à l’influence corruptrice de la société.

Les charmes de l'amitié

Les charmes de l'amitié

de Charles SAINT-EVREMOND

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/06/2014 | 6,00 €

Disciple ou héritier de Montaigne, libertin grave et épicurien, Charles de Saint-Évremond (1616-1703) célèbre le miracle de l’amitié. Pour lui, ce sentiment, qui relève autant de la vertu que de la sagesse, peut être une autre forme de l’amour, plus apaisée mais tout aussi exigeante, qui permet de dépasser le tragique de la vie et les contradictions de l’existence humaine. En offrant le bonheur simple de la conversation et l’harmonie d’une société choisie, l’amitié ouvre à la conscience de soi autant qu’à celle d’autrui. Loin de l’optimisme béat et insipide, la philosophie toute en subtilité de Saint-Évremond nous invite à trouver « notre assiette » en cette vie dans une voie médiane entre matérialisme et idéalisme, et à parvenir à un accord entre « la raison du philosophe, les affections de l’honnête homme et les mouvements de la nature ».

Les caresses

Les caresses

de Guy de MAUPASSANT

La Petite Part (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/06/2014 | 6,00 €

Ecrivain reconnu de son vivant, Guy de Maupassant a écrit plus de trois-cents nouvelles dont trois sont proposées dans ce petit recueil : Les Caresses (1883), La Peur (1884) et Sur les Chats (1886). Maupassant est un auteur que l’on cite souvent, mais qu’on ne lit pas assez. Peut-être son côté libertin et sensuel aura-t-il contribué à ce qu’il n’obtienne pas une considération durable égale à celle de Flaubert, son maître et son mentor. Pessimiste athée lisant Schopenhauer, fils d’un père fatigué et excentrique et d’une mère névropathe et cultivée, l’homme est un mélancolique débauché. Il oscille entre le goût de vivre et une réelle aversion pour l’existence. 
Il a su s’adapter aux nouvelles possibilités offertes par la multiplication considérable du nombre de publications périodiques. Le passage d’une littérature d’élite à une littérature de masse invitait à l’emploi de nouvelles techniques narratives. Guy de Maupassant s’imposa et obtint, d’un coup, succès et popularité. 

Le Prophète

Le Prophète

de Khalil GIBRAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/05/2014 | 19,00 €

Certains livres, rares, tirent leur caractère unique de ce que leur gestation a la dimension d'une vie humaine tout entière. C'est le cas du Prophète, dont Khalil Gibran eut l'intuition à seize ans, mais qu'il porta en lui durant un quart de siècle. Autrement dit, ce livre singulier à plus d'un titre a accompagné tout le parcours d'homme de son auteur et est le contemporain de toutes ses œuvres. C'est dans la composition du Jardin du Prophète que Gibran va épuiser ses dernières forces, et le livre ne paraîtra d'ailleurs que deux ans après sa mort. Au caractère lumineux des paraboles du Prophète a succédé une tonalité plus sombre, plus grave, ne serait-ce que par les thèmes abordés : la séparation, la laideur, la solitude, le temps… La dimension autobiographique est ici plus présente que dans la plupart de ses ouvrages, au point qu'on peut y voir comme une sorte de testament spirituel.

In abscencia

In abscencia

de Jean-Louis COATRIEUX

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/03/2014 | 13,00 €

Lorca, Hikmet, Neruda seraient-ils des poètes trop tentés d’agrandir le monde ? Des victimes de causes entendues dans un autre siècle dont nous n’avons aujourd’hui nul besoin ? Loin de leur écrire une fin d’histoire dont ils n’auront pas été les auteurs ou de leur coller aux corps comme s’ils étaient encore vivants, quelque chose dans le présent ne cède rien à tous ceux qui souffrent de creuser encore les blancs et les silences, dans ces mots où simplement vivre et prendre une résidence sur terre, inconnue ou étrangère. Alors, que ce soit sous les séquoias, les érables ou les cèdres, tous ces arbres de feu, le sommeil est impossible.

Clef des rives

Clef des rives

de Valère-Marie MARCHAND

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/03/2014 | 16,00 €

À mi-chemin de la fable et de la méditation poétique, du conte métaphysique et de la micro-fiction, ces mythologies au fil de l’eau peuvent se lire comme une traversée de l’imaginaire aquatique. De  l’arche de Noé au Codex Atlanticus, à nous de déchiffrer ces messages de l’autre rive.  En hommage à Bachelard, l’auteur se joue des genres littéraires et mêle avec bonheur  grande et petite histoire tout en  faisant la part belle à la poésie du savoir et à la seule rêverie du lecteur.

Les allées du soleil

Les allées du soleil

de Marie BOTTURI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/03/2014 | 14,00 €

Réflexions diverses, rêves de la nuit, souvenirs, poésie, splendeur de la nature, écriture, spiritualité, vie intérieure, épreuves… Les blessures ici s’apaisent, la mort du père s’adoucit. Non que l’on vogue dans une joie béate. Mais toute complaisance est désormais repoussée. Il s’agit avant tout de vivre, d’aimer ce qui est donné, la lumière qui revient chaque jour, les yeux pour voir, les jambes pour marcher. La sagesse, presque le devoir, est de ne jamais oublier, dès qu’on s’égare dans les petites angoisses, que chaque instant est unique, à un point qui devient incommunicable à mesure que l’on avance dans la vie qui s’ouvre de plus en plus comme un fruit mûr. Accepter ce qui vient, ne rien attendre mais espérer. Ainsi n’est-on pas déçu. Telle serait la sagesse de vie qui s’inscrit dans ces carnets qui constituent la poursuite des Semailles du vent.

 

Hiroshima Cap Sizun

Hiroshima Cap Sizun

de Jean Pierre NEDELEC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/10/2013 | 13,00 €

Qu’ils soient faits de bonheur ou de lourde peine, des souvenirs déterminants de l’enfance et de la jeunesse s’inscrivent dans le marbre de notre vie et la façonnent : la mort d’un frère en Algérie, la lettre affectueuse et bien malhabile d’un père, le récit d’un étrange intersigne de la mère, le pardon de Sainte-Anne-la-Palud alors qu’il fait encore écho aux visions de Tristan Corbière... Sans compter la perte de la langue originelle, douleur qui n’a cessé de se réveiller tout au long des années. Entre rires et larmes, les récits ici rassemblés, situés pour la plupart en Bretagne, ont parfois connu une première version en revue.

 

Butins

Butins

de Olivier POUZET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/10/2013 | 16,00 €

Cet essai littéraire se propose, dans la lignée de Walter Benjamin, de revisiter quelques oeuvres majeures du XXe siècle, en s’attachant à une figure essentielle de la modernité : le lecteur, témoin, passeur, interprète. Ici se croisent, au Méridien des grands poètes, Sadegh Hedayat, Victor Segalen, Edmond Jabès ou Adonis. Leurs voix rappellent à notre mémoire trop souvent troublée par le vacarme ambiant, qu’en dépit des sirènes nihilistes de la violence et de la pollution mentale, les amants de la liberté finiront toujours par avoir raison des épiciers de la scène publique.

 

Petite géographie

Petite géographie

de Jean-Luc LE CLEAC'H

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/10/2013 | 18,00 €

Parcourir l’atlas, est le récit de la fascination qu’éprouve Jean-Luc Le Cleac’h pour les atlas (anciens ou récents) et les cartes maritimes, de randonnées ; portulans ou cartes satellitaires… 
« Il n’y a guère de passions dans mon existence dont la géographie ait été absente. J’ai de tout temps tenu les atlas, les cartes, les manuels de géographie pour de puissants dispositifs doués de pouvoirs sur l’imaginaire, pour de formidables machines à rêver. »
Géographie intime des bords de mer, est le récit des émotions nées au contact d’éléments parfois modestes du littoral : les estuaires et les rias, mais aussi les cales de mises à l’eau, les laisses que la mer abandonne lorsqu’elle se retire…

Un nid dans les ronces

Un nid dans les ronces

de Cécile A.HOLDBAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/10/2013 | 12,00 €

Comme un abri pour la fragilité de l’instant :


Ta main sur mon cœur
un nid dans les ronces rougies
pour l’oiseau craintif


 Ce recueil de haïkus ponctué d’encres de l’auteur (dans les règles de l’art du sumi-e) célèbre l’impermanence de toute chose. Au fil des poèmes se révèle une réalité impalpable mais immédiate, l’équilibre qui régit toute forme de vie, oscillant entre éphémère et éternité. La langue épurée de Cécile A. Holdban se fait l’écho de la tendresse vigilante qu’elle témoigne aux paysages qui l’entourent et à ceux qu’elle porte en elle.

A genoux Bretagne

A genoux Bretagne

de Youen DROUGRU

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 01/10/2013 | 3,99 €

Des responsables d’entreprises qui licencient, des leaders d’une agriculture dépassée et polluante, mais incapables de reconnaître leurs erreurs, qui misent sur le désarroi qu’ils ont eux-mêmes provoqué pour masquer le désastre économique qu’ils ont déclenché en Bretagne. L’auteur de ce « coup de gueule » ne supporte plus qu’on exploite ainsi le désespoir des plus modestes, qui se précipitent dans le filet tendu, comme des moutons de Panurge.

 

Un drame au bord de la mer

Un drame au bord de la mer

de Honoré de BALZAC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/04/2013 | 10,00 €

Ce récit commence dans une sorte d’euphorie. Balzac y est un touriste heureux au bord de la mer, dans la presqu’île guérandaise, loin des soucis de la vie parisienne. à cette lumière qui baigne les premières pages va succéder une atmosphère, à la fois du paysage et de l’humain, de plus en plus sombre, où la violence, le crime et l’extrême douleur s’installent. C’est l’histoire d’un enfanticide, d’un père s’estimant trahi et qui dans un paradoxal excès de morale va tuer son fils. Balzac, de manière philosophique, nous amène à voir ici comment la pensée d’un homme sous l’emprise de codes sociaux trop rigoureux, d’ordres familiaux excessifs, génère des désordres aux conséquences dramatiques. à travers ce drame, Balzac nous dresse une peinture plus que jamais actuelle : la confrontation du rôle paternel et de l’évolution des moeurs de la Société.

Après un long silence

Après un long silence

de William Butler YEATS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/03/2013 | 16,00 €

Aussi bien marquée par le symbolisme de Maeterlinck et le mysticisme de William Blake que par le théâtre nô japonais, les mythes celtiques, la poésie du grand poète irlandais William Butler Yeats célèbre avant tout la voix de l’Irlande. Inspirée autant par des évènements personnels ou la richesse du folklore irlandais que par l’actualité terrible de son pays luttant pour son indépendance, l’œuvre de Yeats sera couronnée par le Prix Nobel de littérature pour “[s]a forme hautement artistique [qui] exprime l’esprit d’une nation entière”. Avec Après un long silence, le lecteur traverse cinquante ans d’une poésie inépuisable et accessible, qui a toujours su se renou-veler, en passant du rêve et de la contemplation à l’action et à l’engagement. “J’ai mis ma vie dans mes poèmes” avait coutume de dire Yeats.

Le crépuscule celtique

Le crépuscule celtique

de William Butler YEATS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/03/2013 | 17,00 €

Avec Le Crépuscule celtique, le poète irlandais William Butler Yeats a réalisé pour son pays ce que les frères Grimm avaient accompli en allant recueillir dans les campagnes les contes qui se transmettaient de génération en génération. Conscient du déclin de la tradition orale irlandaise, Yeats a cherché très jeune à préserver les histoires et légendes populaires qu’il avait entendues quand il était enfant, dans le Comté de Sligo. Aux récits mettant en scène les héros des cycles gaëliques, les Fées, elfes, dhouls et autres Sídhe, Yeats entremêle ses propres visions et croyances occultes. Car en faisant allusion par ce titre aux heures précédant l’aube, quand les Druides se livraient à leurs rituels, Yeats qui fut, avec ses amis Lady Gregory et John Millington Synge, à l’initiative du renouveau celtique, affirme sa foi dans une magie onirique, pleine d’esprit(s) qui permet d’accéder au passé celtique qu’il entend ressusciter et perpétuer à travers ce livre.

Écrits sur garcia Lorca

Écrits sur garcia Lorca

de Antonio OTERO SECO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/03/2013 | 16,00 €

Celui qui fit la dernière interview de García Lorca
Antonio Otero Seco (Cabeza del Buey, Badajoz 1905 —Rennes 1970) journaliste et écrivain, républicain espagnol exilé en France de 1947 à 1970, fut l’ami de Federico García Lorca dont il fit la dernière interview pour l’hebdomadaire madrilène Mundo Gráfico en juillet 1936, quelques jours avant que le poète ne se rende à Grenade où il fut assassiné par les franquistes. Dans ce livre, outre cette interview, on peut lire un poème d’Antonio Otero Seco dédié à Lorca après sa mort, un essai sur sa vie et son œuvre, ainsi que plusieurs articles parus dans Le Monde dans les années 60. Les textes sont publiés dans leur version originale et en traduction française.

Exil exit

Exil exit

de Pierre CENDORS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/03/2013 | 9,00 €

« Tu marches. Tu aimerais t’arrêter. Tu marches, attendant tu ne sais quoi, attendant qu’un désir d’enfance promène le ciel de sa lampe sous les branchages. Il fait noir en toi. Tu ne vois rien au-delà. Tu marches, pourtant.
Nécessaires le pas engendrant l’abandon.
Nécessaire l’abandon mûrissant le pas. »

Un certain point du chemin atteint, un homme découvre qu’il est temps de rendre ce que la vie lui a donné. Il ouvre les mains. Elles sont vides. Au bout de la solitude, s’ouvre un autre chemin.

« Solitude : vital pour retrouver son innocentre. »

poésies complètes

poésies complètes

de Jehan RICTUS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 12/11/2012 | 28,00 €

Jehan Rictus (1867-1933) bouleversa la poésie des alentours de 1900 en y conviant le langage argotique et gouailleur du petit peuple des faubourgs parisiens, cela dans des soliloques où s’entendaient les souffrances, les révoltes, parfois aussi les joies, de toute une galerie de déshérités : SDF, prostituées, enfants maltraités...
Si lui-même, rejeton honni d’une postulante comédienne, n’était de ce peuple qu’un observateur avisé, la résistance de son tempérament particulier à s’intégrer socialement l’avait fait frère de tous ces exclus : d’où la justesse de sa plainte, son succès immédiat et durable.

Je vous écris de mes lointains

Je vous écris de mes lointains

de Jean-Pierre BOULIC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/07/2012 | 13,00 €

Je vous écris de mes lointains, d'un horizon empli du sel des embruns ; je vous écris avec l'encre des souvenirs, de la pluie sur la joue, de la tendresse dans les lignes des mains... J'écris sans trouble des mots qui filent avec les ailes du silence...

Ça ne peut plus durer

Ça ne peut plus durer

de Marie LE DRIAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/07/2012 | 17,00 €

Léontine est une vieille dame tranquille qui s’octroie le droit de vivre comme elle l’entend. Elle marche en chaussons sur la plage, elle téléphone parfois à ses proches en oubliant que certains ont disparu, elle met le couvert pour un festin sans invités. Cela est inquiétant. Un danger pour elle et pour les autres. Un facteur de désordre.  Ça ne peut plus durer. Ses enfants, « la bande à Madeau », craignant pour sa sécurité (« un jour tu oublieras le gaz »)  décident de la faire admettre au Doux Refuge, une maison de retraite. On a beaucoup écrit sur la vieillesse et la sénilité, sur la terrible maladie d’Alzheimer, mais l’auteur ici fait davantage : elle exprime la douleur, l’incompréhension du malade. Le ton parfois burlesque de ce livre n’en révèle pas moins une réalité pénible, et derrière le thème du vieillissement, on re-trouve les questions chères à l’auteur sur la complexité des relations que l’individu entretien avec son entourage. 

Les balcons de la Loire

Les balcons de la Loire

de Marie-Hélène PROUTEAU

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/07/2012 | 16,00 €

Nantes, le quai aux maisons qui penchent. Sur un banc, face à la Loire, sous les balcons des anciens armateurs, Paul attend la décision du Tri-bunal administratif. Celui-ci va décider du sort de Yordi, ce lycéen venu du Caucase et menacé d’ex-pulsion. Paul se livre alors à un monologue. C’est jour de coefficient exceptionnel de marée et la Loire change étrangement sous ses yeux. Lentement, comme l’eau de l’estuaire, le passé remonte : Grosny 1997, France 1944... Échappe-t-on jamais à ce rythme duel de la marée qui revient pénétrer la ville en son cœur ?

Cette porte qui bat

Cette porte qui bat

de Didier JOURDREN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/07/2012 | 16,00 €

Cherchant voie dans la mémoire au bord de prés disparus, cherchant vie, en essayant de dire, de retrou-ver les feuillages, les instants de lumière, les vols brefs, les ciels découverts, sans rien comprendre, comme si la beauté du monde, le plus intense de la vie, demeurait dissimulé, et que nous ne pouvions y avoir accès qu’à de très rares moments, le plus souvent par hasard, sauvés d’une interminable et désespérante distraction, accordés sans prévenir, car en aucune façon reconnais-sables, et pour la plupart sans doute nous échappant. Cherchant voix, plus tard, dans ce si peu entrevu, comme si l’accès pouvait en être malgré tout retrouvé, pourvu que l’on atteigne les justes mots, la juste façon d’être présent et d’écouter.

 

77 poèmes et des poussières

77 poèmes et des poussières

de Olivier COUSIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/07/2012 | 13,00 €

Dans ce nouveau recueil, Olivier Cousin réitère sans équivoque ses lettres de créance. Plus que jamais, il définit sa poétique comme une stratégie de survie temporelle, laissant, de fait, entendre que toute littérature véritable s'écrit à rebours du temps. Ainsi voyons-nous prendre forme la vérité d'un langage vi-goureux et limpide qui constitue le meilleur refus que nous puissions opposer à l'écoulement de la durée, toujours si restreinte dans notre cas d'humbles mor-tels. D'autre part, le cœur sous le crâne, le cerveau derrière le thorax, alternant images, émotions et idées dans sa “mémoire bleue du temps”, le poète poursuit sereinement son voyage dans la mythologie du trivial qu'on lui connaissait déjà. Ce travail sur les arcanes du quotidien s'appréciera, d'ailleurs, dès le titre du recueil, qui annonce une poésie non pas réduite en poussière, mais une poussière métamorphosée en un lyrisme aussi efficace que subtil.   

 

Les heures lentes

Les heures lentes

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 12/06/2012 | 13,00 €

Un livre de Pierre Tanguy est toujours une étape d’un parcours humain qui est aussi un parcours d’initiation à la vie. Et cette étape est incontournable. Voilà un homme qui écoute, dans sa douleur, malgré les larmes ; un homme qui se penche vers un front, le front et la joue de l’enfance et recueille une perle de silence survenant sur les lèvres sèches d’une mère, de sa mère portant en-core l’ombre « d’années de plomb », même des 
« chagrins retenus » et surtout « des trésors encore in-connus ». En fait, tout ce que comporte une vie donnée, une vie offerte, une vie ordinaire, « la vie simple et noble ».


                                                        Jean-Pierre Boulic

Ma page blanche, mon amour

Ma page blanche, mon amour

de Marc BARON

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/05/2012 | 12,00 €

…les poèmes de Marc Baron disent la puissance du désir d’écrire et l’exigence qu’elle entraîne et invente, ils témoignent d’un cheminement intérieur, d’une as-cèse, de la voie étroite. La page, le pays, lumineuse voie d’ascèse.
Le poète parle-t-il du poème à naître ? Certes, mais sa traque au fond d’un créateur particulier et unique fait écho en chacun de nous. L’exigence du poème devient l’exigence d’être…


Annie Salager (Extrait de la préface)

La vie à chercher

La vie à chercher

de Jean-Louis COATRIEUX

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/03/2012 | 16,00 €

La science est un espace à haut risque. Du chaud et du froid. Un dépaysement dès que vous passez les fron-tières et créez des mélanges sans consentir aux lois du genre. Oubliez les réveils tardifs, les repas à heure fixe et jusqu’au temps libre. Différends sur le fond, querelles sur la forme, chacun tente d’atteindre le haut de l’affi-che avec primes à la performance. Esprits dissidents et mauvais esprits, attentistes ou acharnés, il y aura de tout à accommoder dans cet inventaire. Et pourtant, ce qui vous fera courir, c’est cette obstination à ré-ouvrir l’ordre du monde, à inscrire des faits nouveaux sur une feuille de papier, à vous enfoncer chaque jour dans le travail des preuves. Une passion, pas moins. Des bonheurs, aussi. Des terres rares, certes, mais heureuses de vous prendre la tête. 

Les pieds nus de Zadkine

Les pieds nus de Zadkine

de Gaëtan LECOQ

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 08/03/2012 | 16,00 €

À quoi tient une rencontre ? Un enfant de dix ans rêve dans les lumières de la forêt. Venu du fond de sa Russie natale, apparaît un géant aux mains d’or. Ses pieds sont nus sur la terre. Alors, pour ceux qui écoutent, les arbres se mettent à parler, les rivières chantent à nouveau, le ciel s’enflamme. La magie opère : les statues tressaillent, marchent et sourient. La vie soudain peut rejaillir. Plus qu’un conte, il s’agit d’un roman d’appren-tissage, une quête de sens, un hymne à la nature et à l’art qui, à travers le regard d’un enfant dans la tourmente du XXème siècle, s’imprègne de la vie et de l’œuvre du sculpteur Ossip Zadkine (1890-1967).

Le Clan des poissards

Le Clan des poissards

de Jeff SOURDIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 08/03/2012 | 16,00 €

« Trotski se réveille avec le bourdon, sans trop savoir pourquoi. Le Stade a perdu et la soirée malouine a été un peu ratée, mais ce n’est pas seulement ça. Des défai-tes et des déceptions, il en a toute une collection. Non, ça semble être plus profond et venir de plus loin, un début de moins bien. Trotski l’insubmersible, le petit roc d’un mètre soixante-huit, celui qui se relève de tout, vacille sur lui-même sans mettre le doigt sur ce qui le fait tanguer. »

Dans ce roman, construit comme une chronique des années 2000, il est question d’amour et de PMU, d’espoirs tagués en rose, d’une équipe de foot qui ne gagne pas assez mais d’une pluie qui tombe trop souvent, d’un quartier qu’on ne veut pas quitter et de lotissements où l’on s’enterre vivant. Le Clan des Poissards est une histoire d’amitié avant tout, de quatre hommes unis par un lien qui ne se lisse pas au fer à repasser mais se ressoude au chalumeau. 

Celtisme et romantisme

Celtisme et romantisme

de Pierre BAZANTAY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 08/03/2012 | 13,00 €

Celtisme et romantisme, deux mots ? Mieux, deux héros ! Cet essai suit leurs aventures dans l’Europe du XIXe siècle où se croisent Chateaubriand, Hersart de la Villemarqué, Victor Hugo, Ernest Renan et beaucoup d’autres. Retraçant les temps forts de cette histoire captivante, inattendue parfois, l’auteur cherche à comprendre l’origine de cette exceptionnelle force poétique qui habite la Bretagne, à laquelle cet ouvrage rend un bel hommage. 

Ci-gît

Ci-gît

de Dorothée PIFFARD

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 23/02/2012 | 12,00 €

Ci-gît fait se succéder en une série de courts cha-pitres, qui sont autant de tableaux saisissants, des sortes d’instantanés de vies ordinaires – celle de Blanche et Joseph, de leurs enfants – dressant l’étrange carte d’un monde disparu et d’un temps révolu. Cette manière de récit, trouée, suspendue, qui procède par éclaircies, par touches, esquisse plus qu’elle ne décrit ou ne raconte. Elle révèle ainsi ce Fatum qui pèse sur les existences communes et ce qu’il implique d’acceptation de son sort – vérité dérobée et fuyante qui consiste à apprendre à mourir à défaut d’avoir appris à vivre. Traversé par une vive tension poétique, comme s’il s’agissait de trouver un rapport juste et exact aux choses, d’en élucider les lois secrètes, Ci-gît porte la langue à un point où elle témoigne d’un souci de résister à ce qui est promis à la perte et rappelle qu’elle est aussi une façon de recueillement, une quête, dans cette extrême attention portée aux êtres et au monde, pour approcher ce peu qui fait les saisons et les jours et dont les hommes res-tent les témoins étonnés, les acteurs maladroits.

Le journal d'ithaque

Le journal d'ithaque

de Yves LECLAIR

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 23/02/2012 | 13,00 €

Enfant de la campagne et de la mer, j’ai ressenti très tôt l’amour d’une terre en même temps que le sentiment de l’exil, comme mon voisin Joachim du Bellay. Au vrai, nous sommes tous des voyageurs sans titre, naufragés involontaires entre les deux rives d’un ici et d’un ailleurs. Pourtant, parfois, lors de nos pérégrinations, des lieux, des moments ou des visages peuvent nous faire croire à une Ithaque, à quelque îlot paradisiaque, à l’utopie d’un royaume. 
Le Journal d’Ithaque relate en dizains au jour le jour, quatre-vingt-dix-neuf minuscules odyssées depuis les bords de la Loire jusqu’à la mer égée, vers autant de belles vues, sachant que, pour le passant ordinaire en ce bas monde, chaque chose, chaque être peut devenir une Ithaque.

Y. L

Le petit bout du L

Le petit bout du L

de Marie LE DRIAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/11/2011 | 17,00 €

Comme chaque année, au mois d'août, Claire se lance dans des travaux de couture frénétiques pour enrayer l'agitation que provoque le départ en vacances de ses enfants. Patiemment, elle coud des coussins, seule dans le petit bout de la maison en forme de L qu'elle habite en pleine région humide. Et ses souvenirs se déroulent?:?mère morte au carmel, père disparu, le mari qui s'en est allé, l'amant qui ne s'attarde jamais. Elle ne s'insurge pas contre le vide de son existence, mais elle aimerait tant que quelqu'un lui dise «?Claire?» plutôt que ces appellations interchangeables «?Maman?», «?Madame?», «?ma pauvre chérie »... Elle aimerait aussi voir une fois la couleur du ciel en zone sèche, là où il ne pleut jamais. Alors, elle rassemble ses affaires et se lance dans ce qui ne peut être qu'une modeste aventure. Marie Le Drian nous livre ici un récit tendre, ironique où les phrases brèves et les mots simples épousent parfaitement l'état d'esprit de l'héroïne. Le petit bout d'une vie qui remplit le lecteur d'une allégresse vaguement coupable.

Le dimanche on va au restaurant

Le dimanche on va au restaurant

de Marie LE DRIAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/11/2011 | 15,00 €

Lorsque Louise a saisi mon poignet en me rendant du ticket-repas la partie qui me revenait, je n’ai pas tout de suite pensé qu’elle pourrait être cette femme qui plus tard aurait pour moi de l’ambition dans la maison. à l’institut, on ne pense pas à l’ambition, ni à l’avenir, ni même à la maison. On tente seulement d’oublier ce qui nous a amenés là. Beaucoup disent, à mon avis pour s’excuser, que le déclin des mareyeurs les a amenés là. Comme il a, selon d’autres, amené dans la ville le vent et l’odeur. Moi, je crois que le vent et l’odeur étaient là bien avant le déclin des mareyeurs, mais qu’en période de prospérité, occupés que nous étions à surveiller les arrivées et surtout les départs des caisses de poissons, nous n’avions guère le temps d’y porter attention. Ce n’est qu’après. Avions-nous de même remarqué la vase qui entoure nos côtes, avant que ne s’y enlisent les carcasses des bateaux à l’agonie ? Je n’ai pas franchement de certitude à ce sujet. Alors, dans mon désarroi, je n’ai pas parlé de la fin des mareyeurs. Je n’ai rien dit. J’ai seulement pensé : Me voilà, toi, Chim, arrivé là. En carénage, pour ainsi dire. C’est tout.

Marie Henry, Gauguin et les autres

Marie Henry, Gauguin et les autres

de Marie LE DRIAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/11/2011 | 15,00 €

Le bruit du souvenir ne meurt jamais parmi le vent du Pouldu. Il s’efface parfois mais revient tendre ou léger comme presque rien. Pour l’entendre, il faut avoir regardé le ciel, les couleurs de l’océan, du pain, du tablier de la voisine. Avoir connu l’odeur du sable, des dunes et du goémon. Avoir été l’ami de la cheminée, du sel, du cidre et de l’eau de vie. À qui goûtait tout cela, le bruit du souvenir a dit une partie de sa musique dans la brume. Alors les mots et les notes se sont accordés pour jouer en sourdine. L’écrivain de ce souvenir imaginé a touché et reconnu la plus émouvante amie de ces peintres qui vinrent un jour troubler sa vie et encombrer son auberge. C’est Marie, Marie des Grands Sables, Marie Henry, Marie Poupée, Marie des peintres du Pouldu. Trois voix de femmes pour évoquer ce souvenir : Jeanne, Marie, la mer.

Le passage des chats

Le passage des chats

de Ansgari CLAUDE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/10/2011 | 13,00 €

Le passage des chats s’inscrit dans la continuité de Plume, lettre à un chat disparu. La vie a donné une suite à une histoire que l’auteur croyait terminée par la mort. Voici d’autres rencontres, d’autres présences félines. éphémères ou durables. Des portraits croqués avec tendresse et humour. Ce nouveau livre est construit comme une chatière, qui permet le passage de l’intérieur vers l’extérieur. Dedans, dehors. Deux univers séparés. Dedans, le monde des chats choyés, dans le confort des appar-tements. Dehors, le domaine des chats des rues, à la recherche de nourriture et de protection. Le passage des chats évoque aussi la fuite de nos années, sur laquelle nous n’avons pas de prise. à moins de suivre la voie des chats, qui savent vivre pleinement l’instant présent.

Correspondance (1927-1969)

Correspondance (1927-1969)

de Jean GUéHENNO & Jean GRENIER

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/10/2011 | 16,00 €

Jean Grenier et Jean Guéhenno font connaissance chez Daniel Halévy en 1927. Avec leurs attaches bretonnes, leur humanisme profond et leur désir de s’exprimer par l’écri-ture, ces deux professeurs agrégés sympathisent tout de suite. Le futur maître à penser d’Albert Camus mise surtout sur les valeurs éternelles, tandis que l’auteur de Caliban parle vient de signer avec leur ami commun Louis Guilloux et 158 autres la pétition d’Europe contre une loi qui abroge toute indépendance intellectuelle et toute liberté d’opinion. Grenier fera partie de l’équipe de Paulhan à la Nrf mais soutiendra l’action de Guéhenno devenu directeur d’Europe. Guéhenno, délogé de son poste en 1936, saluera le courage de Grenier qui dénonce l’emprise des « orthodoxies ». Au centre de leur réflexion à tous deux se trouve l’homme – avec les concepts qui s’y rattachent : l’humain, l’humanisme, l’humanité, les humanités. Ce qui ressort de cette belle et émouvante correspondance est justement une démonstration (plutôt qu’une définition) de l’humain, au cœur d’un siècle où cette valeur ne cesse d’être mise en question.

Autobiographie

Autobiographie

de Rudyard KIPLING

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/09/2011 | 17,00 €

Jamais cette autobiographie du célèbre auteur du Livre de la Jungle, prix Nobel de littérature en 1907, publiée un an après sa mort, n’avait fait l’objet d’une parution à part en français. Sans édulcorer son histoire mais sans jamais sombrer dans le pathos, Kipling raconte ses premières années dans le paradis de l’Inde où il est né et qui allait alimenter certaines de ses meilleures histoires. Mais à six ans, le voici « expulsé » de cet éden indien, quand ses parents, comme il était d’usage alors chez les Anglo-indiens, le conduisirent sa sœur et lui en Angleterre, où ils les confièrent à la garde d’un capitaine à la retraite et de sa terrible épouse. Pendant six ans, les deux enfants ne reverront pas leurs parents, et Rudyard devra subir la tyrannie de Mrs Holloway. Ce mélange de cruauté et d’abandon, avec en filigrane le souvenir de sa prime enfance dans le décor idyllique de l’Inde, aura servi selon lui à faire éclore ses talents littéraires. Comme toujours chez Kipling, la vigueur narratrice s’aventure hors des sentiers battus, pour suivre son imaginaire fertile, enchanteur et touchant.

Les Légendes de la Bretagne

Les Légendes de la Bretagne

de Edouard SCHURÉ

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/09/2011 | 15,00 €

Si Schuré disait de tous ses travaux, hormis celui des Grands Initiés, qu’ils n’étaient que des « tentatives d’écolier », les Légendes de la Bretagne ont pris une grande place dans les traditions spirituelles auxquelles il consacra tant de temps, d’énergie et de ferveur. Elles portent en elles tout ce qui passionne Schuré depuis l’enfance, dans leur mélange de christianisme et de paganisme, de lieux sacrés et de personnages magiques. Il va chercher l’Âme celtique où il croit la trouver, dans les légendes de la ville d’Ys, au cœur des forêts sombres et sur les côtes agitées de Bretagne. Les femmes y sont fortes et inspiratrices, les hommes imprégnés de mystique, les éléments naturels à la hauteur des déchaînements des passions humaines. Un monde aux multiples aspects, mystérieux et complexe, inspirant et millénaire, comme le concevait Édouard Schuré.

Nolwen Terrien

Pérégrination avec C.G Jung

Pérégrination avec C.G Jung

de Claude BOUREILLE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/08/2011 | 15,00 €

Quel est le fil conducteur qui a assuré à la vie et à l’œuvre de Jung son unité ? Et de quelle sorte d’unité s’agit-il lorsque ce qui sous-tend la démarche ce sont des conflits d’opposés dont la violence se manifeste sous des formes multiples, avec la souffrance et les déchirures qui les accompagnent. L’unité du projet n’est donc pas une unité réalisée mais à réaliser. C’est un processus enclenché très tôt, dès l’enfance, et qui a amené Jung, au terme de sa vie, à le nommer comme un mysterium, non pas au sens d’une énigme à trouver, mais d’un opus vers lequel on ne peut que tendre avec crainte et humilité. C’est une quête dont le résultat n’est pas donné d’avance, un voyage exploratoire dont on découvre qu’il n’est pas un itinéraire aux étapes jalonnées au préalable. Ce voyage est une pérégrination, un va-et-vient sans idée préconçue.

 

La peur du féminin

La peur du féminin

de Monique SALZMAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/08/2011 | 15,00 €

La peur du féminin ne veut pas dire la peur de la femme, mais plutôt de cette partie inconsciente du psychisme qui, à notre insu, oriente nos vies. Cette peur se manifeste aussi bien chez les filles qui ne veulent pas ressembler à leur mère que chez les hommes qui craignent pour leur virilité. La fille qui n'a pas trouvé sa position de femme annule la différence entre les sexes en s'identifiant à l'homme. L'homme, quant à lui, se coupera de sa composante féminine qui pourra, comme dans le cas d'Alberto Giacometti, être projetée sur la mère qui devient une divinité qu'il passera le reste de sa vie à affronter pour pouvoir exister.

Dites moi vous , Juan

Dites moi vous , Juan

de Angèle VANNIER

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 10,00 €

Angèle Vannier (1917-1980), femme, poète, celte et aveugle, comme elle aimait à se définir, a publié ses recueils les plus importants aux éditions Seghers (Choix de poèmes et Le sang des nuits) puis aux éditions Rougerie (Le rouge cloître, Théâtre blanc, Ordination de la mémoire, Poèmes choisis). On peut la situer dans la mouvance surréaliste et elle fut particulièrement appréciée par Paul éluard qui écrivit dans sa préface à L’Arbre à feu « Angèle Vannier préserve tout de l’ombre merveilleusement ». Dites-moi vous, Juan est son dernier recueil, inédit dans sa totalité jusqu’à ce jour. Il répond à d’autres textes plus anciens parus dans la revue Nard en 1975. Tous les thèmes récurrents de l’œuvre d’Angèle Vannier sont là : Hercynienne aveugle et Œdipe, les femmes pendues de Barbe-Bleue et Jocaste, les loups... de velours, la servante et le château et les amours vécues, rêvées, revécues.

Rituel des renversements

Rituel des renversements

de Serge PEY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 15,00 €

La Mère du cercle ou le poème des renversements, rassemble pour la première fois les poèmes soufis, des textes d’harmonie principielle, des chants de philosophie que Serge Pey a écrits sur une trentaine d’années pour Michel Raji son compagnon de route et de poésie. Michel Raji, danseur initié et chorésophe, a partagé avec Serge Pey poèmes d’actions, marches de la poésie, improvisations de souffle, chorégraphies de pièges à infini et danse de bâtons. Danseur du cercle, Michel Raji, renoue avec la tradi-tion immémoriale des hypnoses et du souffle visionnaire du dhikr jusqu’à creuser des puits à l’intérieur des hommes. Dans ce livre de sagesse, Serge Pey nous conduit pas à pas dans la philosophie de la haute connaissance des secrets du cercle et de la vision.

Rimbaudelaire Road

Rimbaudelaire Road

de Pierre CENDORS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 10,00 €

Qui est Aden ? Quel appel intérieur aiguille l’errance de ce passant solitaire « …que les paroles n’atteignent plus […] qui, face à un silence au plus profond de sa voix, s’est tu » ? Dans une ville anonyme, Aden arpente le visible en foulant l’invisible du même pas. Le long d’un parcours initiatique traversé de doutes et d’illuminations, sa dérive s’éclaire peu à peu, alors le silence du poète se déploie jusqu’à rejoindre celui de « l’ampleur du monde dans le pas d’un homme » de tout homme en chemin au-delà de lui-même, en marche sur la Rimbaudelaire Road.

« Ne peut se dire perdu, celui qui ignore où il va. »

Le destin d'Ernestina de la Cueva

Le destin d'Ernestina de la Cueva

de Nicole LAURENT-CATRICE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 15,00 €

Pourquoi Ernestina est-elle allée s'enterrer dans ce lieu reculé de Galice? Quel est ce mystère qui tourne autour d'une morte et d'un amour perdu où elle s'est trouvée engloutie?

De l'Espagne franquiste à celle d'aujourd'hui, de la folle passion à visage de révolte à une sérénité assumée, c'est un demi-siècle de vie qui se déroule.

Mais c'est aussi l'histoire d'un coup de foudre pour un vieux monastère dont la beauté nourrit une spiritualité en marge des institutions.

Le bonheur possible

Le bonheur possible

de Didier LAHAIS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 15,00 €

Quarante, quarante-cinq ans. Elle s'achemine vers la cinquantaine. Employée que l'on ne voit pas. Elle aura subi le mépris de ceux que l'on dit forts, notables de leurs provinces intérieures. Elle se sera rebellée en silence d'abord et puis à mots feutrés, à peines prononcés. Elle aura franchi les portes des immeubles, des beaux appartements. Elle les aura ravies à l'ordre du destin. Mais elle sait que sa vérité est ailleurs. Dans l'immeuble de son enfance, dans la cuisine de formica bleu, le couloir au petit carrelage pas salissant. Dans le terrain vague derrière les HLM. Bruno l'attend. Bruno qui aimerait que tous l'aiment. Dont la révolte est de tradition, lignage et conscience. Qui n'a jamais entendu au bord de son sommeil d'enfant ses parents pleurer pour la fin du mois pareillement difficile à celle du mois précédent...

La pivoine de Cervantes

La pivoine de Cervantes

de Lambert SCHLECHTER

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/06/2011 | 15,00 €

Rien n'a encore été dit, rien, sur des milliers de pages rien n'a encore été dit, soudain je m'en rends compte, alors que je le sais depuis toujours, et je prends un élan pour me mettre à dire, me mobilise, en appelle à toutes les ressources que je sens en moi, au plus profond de moi, je me rince l'âme & le cœur avec de la braise ardente, pour me préparer, pour m'ouvrir, me rendre disponible, laisser monter les mots décisifs, mots qui ne sont jamais montés, mots, me semble-il qui sont là depuis toujours, mais enfouis, mais cachés, mots tout simples mais qui n'arrivent pas à se détacher, mots qui restent englués, rien n'a encore été dit, et sans cesse je continue à dire, pour me rendre compte sans cesse que rien n'a encore été dit, alors j'ouvre mon cahier, et continue à écrire mes proseries.

Pourquoi dors tu Jonas parmi les jours violents ?

Pourquoi dors tu Jonas parmi les jours violents ?

de Joël VERNET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 02/06/2011 | 10,00 €

J'ai habité toutes sortes de chambres. Je passais là, inconnu. Puis j'ai vu tout le remue-ménage dans le monde, vivant ici ou là, pour prendre la mesure du désastre. Mais certains ne veulent pas voir le désastre qui s'annonce. Surtout pas. Je regardais la route, je cherchais d'autres chemins. Je voulais la route. J'ai toujours voulu la route. Tourné le dos à ce désastre qui est aussi le mien. J'ai quitté le village pour entreprendre de lents détours. Je me suis installé dans vos villes qui sont devenues des enfers. J'ai vu vos agissements de fourmi. Siècle de fourmis, de petits boutiquiers. Où est le cœur, où est l'âme, où sont la joie et le rire?? Où est l'amour, l'amour des gens, des plantes, des animaux, du Vivant?? Où est l'amour fondu dans vos pièces d'or?? Où est la lenteur sous les roues de vos automobiles?? Je pars car il n'y a plus de lenteur dans votre ville, et l'homme, c'est le génie, c'est la lenteur, c'est le regard qui boit le paysage.

Le nom de la lumière

Le nom de la lumière

de Pierre LE COZ

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/04/2011 | 14,00 €

À la suite d'une rupture amoureuse, le narrateur part à la recherche du nom de la lumière, « l'invisible élément où baignent nos vies ». Mais cette quête, de prime abord poétique voire métaphysique, se déroule tout entière à l'intérieur d'un roman noir où surnagent les figures archétypales de la prostituée au grand cœur et du voyou philosophe. à mesure que la saison s'écoule, le narrateur comprend que s'il veut parvenir au terme de sa recherche, il doit accepter l'épreuve d'une traversée des ténèbres. Récit initiatique, aux accents parfois théologiques, Le Nom de la lumière est d'abord l'histoire d'une folie et de sa rédemption par l'amour.

Les saisons

Les saisons

de René LE CORRE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/04/2011 | 12,00 €

Ainsi va le temps. La saison revient, la mer revient, le vent tourne, les oiseaux partent et reviennent. Le temps coule, porosité sableuse, fuite immobile. Qui a vu passer le temps ? Est-il tranquille, inquiet, s'arrête t-il ou bien suit-il toujours son cours imperturbable ? S'arrête t'il pour respirer l'air iodé sur la mer éclatante et jeune ? S'enroule t-il sur lui-même ? Mais les astres s'éloignent, le temps s'évanouit dans l'espace, l'épine noire se revêt de splendeur immaculée près des ajoncs au-dessus de l'écume. Le temps ne s'écoule pas. Il passe très loin, très vite : nous restons immobiles, tournant dans nos routines.

À les entendre parler

À les entendre parler

de Jean-Louis COATRIEUX & Mariano OTERO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 07/04/2011 | 13,00 €

Loin de moi l'idée d'écrire un ouvrage de révérence. Ils en seraient fâchés. Point de critique non plus, sauf à me laisser parfois aller. Pas question pour autant de taire leurs arrière-pensées sous des habits prêts-à-porter. Non, rien de tout ça. Des conversations. Quant au genre dans lequel ces pages se rangent, certainement des notes de deuxième main. à vrai dire, eux et moi n'avons pas beaucoup voyagé ensemble. Quelques bouts de chemin tout au plus. Ces mots de passe reviennent pourtant de loin et, cachés partout dans mes livres, ils sont en quelque sorte mes bons de sortie. Et peut-être un peu les vôtres. 

Correspondance

Correspondance

de Gustave FLAUBERT & George SAND

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/03/2011 | 28,00 €

C'est lors d'un des célèbres dîners littéraires chez Magny, auxquels participaient les frères Goncourt, Sainte-Beuve, Théophile Gautier, que Gustave Flaubert rencontre George Sand. Une formidable amitié, sans doute unique par la verdeur et la vigueur de leurs nombreux échanges épistolaires, s'établit entre l'auteur de Consuelo et celui de Madame Bovary. Cette correspondance, considérée comme la plus belle et la plus intense de Flaubert, sans doute aussi l'une des plus extraordinaires qui soient, était depuis longtemps introuvable. Cette réédition sous une présentation nouvelle se propose de faire (re)découvrir au lecteur deux monstres de la littérature française, qui avaient l'un pour l'autre une estime et une tendresse sans demi-mesure. Ils s'y parlent de tout, des amis écrivains, de littérature, des affres de la création, des êtres qui leur sont chers, de politique. L'humour mordant y côtoie les confidences les plus émues. On a l'impression à lire ces lettres, de surprendre deux vieux amis discutant à cœur ouvert au coin de l'âtre. 

Correspondance

Correspondance

de Jean GUéHENNO & Louis GUILLOUX

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 01/03/2011 | 21,00 €

Ces deux hommes, Jean Guéhenno et Louis Guilloux - l'essayiste et le romancier - que bien des éléments rapprochent à différents endroits de cette correspondance ont, en fait, de nombreuses divergences, qui tiennent en partie à l'essence même de leurs talents respectifs et à leurs buts : ambition sociale, pour le premier et ambition littéraire, pour le second. Ce que nous dit leur correspondance, empreinte d'une véritable amitié faite de connivence et confiance, c'est le caractère singulier des tempéraments. Homme de revue, Guéhenno est régulier, ponctuel. Plongé dans l'actualité, il ne comprend pas toujours Guilloux qui, lui, suit son actualité romanesque. Écrivain avant tout, il accorde à son œuvre la priorité absolue. De là, son «?prodigieux égoïsme?» lors de la rédaction de ses œuvres. Guéhenno est d'abord l'homme d'un combat qui l'occupe son existence durant?: celui de la dignité de l'homme par l'éducation. Leur forme de combat est différente et leur amitié en a souffert. «?Compagnons?» ou « frères d'échoppe?», n'ont-ils pas pourtant, par des chemins détournés, proclamé, tous deux, la grandeur des humbles??

Petit carnet de paternité

Petit carnet de paternité

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 07/10/2010 | 13,00 €

Un homme dans une maternité.
Pierre Tanguy livre ici ses émois de jeune père. 
Dans ces fragments rédigés sur le vif (qu'il revisite vingt-cinq ans après), il raconte la « mise au monde » de ses deux filles. Sous sa plume, ces extraits d'actes de naissance deviennent de véritables instants de grâce.
L'auteur prolonge son carnet de paternité par une évocation du « premier âge ». Autant de moments d'intimité, humbles et lumineux, exprimés dans une économie de mots propre aux adeptes du haïku.

« La vie dans son évidence et son mystère, sa fraîcheur et sa simplicité » (Jean Lavoué) 

Pourquoi les non Japonais écrivent-ils des haïkus

Pourquoi les non Japonais écrivent-ils des haïkus

de Alain KERVERN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 07/10/2010 | 14,00 €

Pourquoi les non Japonais se mettent-ils à l'école d'une forme poétique aussi particulière que celle du haïku ? à travers les techniques de cette poésie qui est pour eux une nouvelle forme d'expression, ils font la découverte et l'apprentissage d'une autre culture et d'une autre façon de percevoir le monde. Il leur faut beaucoup d'innocence, de talent et de travail pour donner consistance à un genre poétique qui dans leur propre culture n'a ni tradition, ni références littéraires. 
Tel est l'enjeu. Tels sont les paradoxes de l'interculturalité.

Par les champs et par les grèves

Par les champs et par les grèves

de Gustave FLAUBERT & Maxime DU CAMP

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 07/10/2010 | 19,00 €

Avant de partir pour un voyage en Bretagne qui, à cette époque, reste encore une terra incognita, Gustave Flaubert et Maxime Du Camp se plongèrent dans de nombreux ouvrages traitant de l'histoire de la Bretagne, d'archéologie et de la culture celte. C'est donc fort de ce bagage savant qu'ils se mirent en route, et le récit qu'ils composèrent porte la trace de ces précieuses lectures.
Au terme du voyage, Flaubert écrit à son ami Ernest Chevalier : Sac au dos et souliers ferrés aux pieds nous avons fait sur les côtes environ 160 lieues à pied, couchant quelquefois tout habillés faute de draps et de lit et ne mangeant guère que des œufs et du pain faute de viande. Tu vois, vieux, qu'il y a aussi du sauvage sur le continent », en concluant : « Et puis la mer ! la mer ! le grand air, les champs, la liberté, j'entends la vraie liberté, celle qui consiste à dire ce qu'on veut, à penser tout haut à deux, et à marcher à l'aventure en laissant derrière vous le temps passer sans plus s'en soucier que de la fumée de votre pipe qui s'envole ». 

SEULEMENT L'ÉCHO-HAÏKUS FRANCOPHONES

SEULEMENT L'ÉCHO-HAÏKUS FRANCOPHONES

de Dominique CHIPOT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 07/10/2010 | 18,00 €

Cette anthologie, photographie du haïku contemporain, regroupe une centaine d'auteurs francophones.
Les thèmes abordés sont identiques à ceux de l'anthologie du haïkaï français publiée en 1923 sous la direction de René Maublanc. Par le biais de ce rapprochement, le compilateur, ainsi qu'il le démontre dans l'avant-propos, a voulu présenter l'évolution du haïku et celle de la société au fil du siècle.
Un exercice nullement incompatible avec le plaisir que procure la lecture des haïkus, ces instantanés où filtre l'émotion au travers des sensations évoquées.

JOURNAL DE L'ESTRAN

JOURNAL DE L'ESTRAN

de Denise LE DANTEC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 08/07/2010 | 17,00 €

De ses séjours multiples à L'île Grande (Côtes d'Armor), Denise Le Dantec donne à lire ici un ouvrage qui, pour se présenter comme un journal, transcende les genres littéraires, pour devenir une œuvre au sens strict : tantôt poétique, tantôt descriptive, et même documentaire, tantôt philosophique. A la recherche des traces de son passé, dont elle mesure la fragilité, le retrait progressif, mais sa résistance aussi, l'île Grande devient entre autres la métaphore du travail humain.

L’invitation silencieuse

L’invitation silencieuse

de Didier JOURDREN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/06/2010 | 15,00 €

« Presque rien : un rouge-gorge sur la terrasse, parmi les miettes répandues. Qu'est-ce qui a lieu ? Qu'est-ce qui chaque jour me touche ? Ce très peu bien sûr, mais autre chose aussi, comme devant le pommier, à présent dépouillé, que je ne parviens ni à voir ni à dire. N'est-ce pas pour cela que l'oiseau revient sans cesse ? Mais comment voir ce qu'on 
voit -, ce qu'on ne voit pas ? »

Au bord d'un jardin, quelqu'un veille, contemple 
le plus simple : un arbre à la fin de l'automne, un oiseau. Il essaie d'accueillir cela, d'y répondre. Dans ce cheminement, où tout savoir s'évanouit, où l'iden-tité devient incertaine, c'est notre présence au monde qui est interrogée.

Un périple en patagonie

Un périple en patagonie

de Soizic MICHELOT & Karin HUET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/06/2010 | 19,00 €

J'ai pagayé, solitaire, par les îles et les chenaux où naviguaient autrefois les Indiens Chonos. J'abandonnais un temps les amis et les parents pour les embruns et la pluie. Et pensais qu'il ferait frisquet. Mais ce fut un voyage dans la chaleur. Celle des gens de mer et des gens du rivage : fermiers amphibies, plongeurs d'oursins, éleveurs de saumons, savants ès baleines, négociants d'algues, camionneurs en ferry, pêcheurs de merluza, déplacés volontaires de toutes sortes, descendus le long de la côte immense du Chili.

Sous un ciel sans paupière

Sous un ciel sans paupière

de Olivier COUSIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/06/2010 | 13,00 €

Le ciel a beau être exempt de paupière dans le présent recueil, les poèmes qui y sont réunis n'excluent ni le battement de cils, ni le clin d'œil. Un étonnement désabusé et un humour ludique imprègnent, en effet, le regard posé par le poète sur son univers : cet immense paysage où le bassin méditerranéen se dessine en transparence des côtes bretonnes. Ici, la mythologie la plus archaïque et la trivialité la plus contemporaine marchent non seulement côte à côte à travers ces coulisses inéchangeables, mais se fondent aussi dans un amalgame lyrique des plus heureux. Sans doute, le domicile brestois à la fois quotidien et emblématique qui recueillit Olivier Cousin à sa naissance y est-il pour quelque chose. Comment expliquer, sinon, la rue Neptune évoquée dans une parenthèse qui - tout comme n'importe quelle autre strophe de ce carnet de bord si gracieux - réinvente le mythe avec un fin sourire ?

Paul Gellings (poète et traducteur néerlandais)

Autoportrait

Autoportrait

de Khalil GIBRAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 03/06/2010 | 14,00 €

Si la postérité s'est forgé une image un peu éthérée de l'écrivain libanais, il ressort de ces quelques soixante lettres échelonnées sur les trente dernières années de sa vie, une personnalité plus complexe, et plus concrète aussi. On découvre ainsi, comme on avait déjà pu le faire à travers certains de ses textes
« politiques » réunis dans Mon Liban, qu'il fut un ardent défenseur de son pays, engagé dans tous les grands mouvements intellectuels syro-libanais aux États-Unis.
Le portrait qui se dessine à travers ce choix de lettres inédites est celui d'un artiste en proie aux affres de la création, selon la formule de Flaubert, tiraillé entre deux langues, l'arabe et l'anglais, deux mondes, l'Orient et l'Occident, deux femmes aussi, Mary et May. Mais on y voit surtout un écrivain habité par son œuvre, traversé par une inspiration quasi mystique. Loin d'être la figure du sage que pourrait laisser croire Le Prophète, on découvre un homme capable de terribles colères, un amoureux platonique perpétuel, un ami extrêmement fraternel, un homme très tôt rongé par la maladie, une intelligence poétique suraiguë. Gibran, dépositaire d'une tradition séculaire, fut pourtant bien un homme de son temps, et à certains points de vue, un précurseur.

Le cycle du pays natal

Le cycle du pays natal

de Armand ROBIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/05/2010 | 13,00 €

Quelques journées avant-guerre dans la campagne de Rostrenen. Armand Robin photographie un monde qu’il sait avoir déjà quitté : les chevaux, les herbes, les paysans du village de haute Cornouaille où il a passé son enfance... C’est un photographe amateur, et qui ne poursuivra peut-être même jamais l’expérience, mais le flou, la maladresse deviennent des qualités qui rappellent la fragilité de ces fragments que, dans le même temps, il commence à rédiger. Françoise Morvan a eu l’idée de donner en miroir ces images et ces fragments, comme écrits pour lui seul, qui sont le meilleur de son œuvre, une sorte de trésor secret qui sera retrouvé par miracle après sa mort.

Patiente variation

Patiente variation

de Jean-Pierre BOULIC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/05/2010 | 13,00 €

Un chant d'amour.
Des poèmes au langage épuré.
Un chant venu de l'enfance et de ses émerveillements :
Ce soir je viens lire les heures
Immobiles dans l'élan des couleurs
À la patiente orée du silence

« L'un des grands mérites de Jean-Pierre Boulic est de rester disponible aux surprises du visible et de l'invisible quand celui-ci s'abaisse jusqu'à nous : l'un peut alors conduire à l'autre, dans les deux sens, et l'espérance nous remettre au monde où
L'arbre resurgit
Branches habillées de chants ! »

Avant-dire de Jean-Pierre Lemaire, Grand Prix de poésie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.

Méditations d'un solitaire en 1916

Méditations d'un solitaire en 1916

de Léon BLOY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/05/2010 | 15,00 €

Ces Méditations nous offrent toujours le Bloy imprécateur, vociférant sa critique sociale, son dédain colérique à l'égard du peuple (il ne se range cependant pas du côté de quelque élite que ce soit, puisqu'il déteste les puissants) et livrant une satire du crétinis-me bourgeois, dont il voit dans la guerre un effroyable déchaînement. Mais l'invective s'accompagne égale-ment de temps de recueillement et de prière devant la mort de certains de ses amis, que Bloy évoque avec tendresse. Proche lui-même du terme de sa vie, le vieil ours grogne encore mais d'une voix plus sourde, et sa misanthropie s'adoucit d'un sentiment de fraternité pour les « pauvres soldats ». La violence extrême de la guerre l'accable et, durant ces heures crépusculaires, le fait longuement songer aux âmes mortes de ceux qu'il a perdus, âmes vers lesquelles il se tourne et que « rien n'étonne, ayant dû passer elles-même par le creuset où s'anéantissent les illusions. » 
Delphine Descaves

 

Jean Grenier

Jean Grenier

de Toby GARFITT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 08/04/2010 | 23,00 €

Jean Grenier, dont on connaît le rôle d'inspirateur et de mentor qu'il a joué auprès d'Albert Camus, était philosophe de métier. Mais cet esprit subtil et curieux, ennemi de toute pensée totalitaire (Essai sur l'esprit d'orthodoxie) s'intéressait également aux traditions orientales (L'Esprit du Tao) et aux Beaux-Arts (L'Esprit de la peinture contemporaine, L'Art et ses problèmes - il finit d'ailleurs sa carrière comme professeur d'Esthé-tique à la Sorbonne) ; il publia deux romans ; et ses méditations lyriques sur des sujets comme l'instant et le vide, sont des classiques du genre (Les îles, Inspirations méditerranéennes). Dans les années 30 Grenier faisait partie de l'équipe de la nrf de Jean Paulhan. Cette biographie exploite des archives inédites pour faire revivre non seulement un homme remarquable et une œuvre très riche, mais toute une époque.

Tango-Monde

Tango-Monde

de Jean-Louis COATRIEUX & Mariano OTERO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/04/2010 | 29,00 €

Je ne saurai jamais pourquoi. Pourquoi le tango et pas autre chose. Dans cet abandon total, intense, physique. Cette tendresse sombre et cette tristesse impatiente, avec elles le bonheur du corps, des corps. Dont je ne sais rien ou presque. J’ai cette passion qui se danse avec tout ce que nous sommes à deux. Une musique certes, mais pas n’importe quelle musique. Un chant aussi, amoureux, exalté, angoissé. La langue peut-être qui résonne de vagues très longues. Ou cet enlacement profond qui nous rend vulnérable au monde. J’aime, oui, ces suites de prises de pieds attaquant les notes, les ciselés de jambes et les esquives des hanches. C’est se donner et se perdre. Des gestes qui dévoilent et presque déshabillent. Tête-à-tête. Corps à corps. Mélange de force et d’attirance. De défense et de conquête. Tout ici ouvre et reprend la vie.

Le salut par les juifs

Le salut par les juifs

de Léon BLOY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/03/2010 | 14,00 €

La question juive a un intérêt transcendant pour les quelques fous qui rêvent de savoir le dessous des cartes du Jeu divin ; pour les autres, le livre de M. Bloy aura, du moins, une valeur d'actualité, et les lecteurs de cette catégorie seront bien surpris que l'on traite un tel sujet en citant les évangiles et non pas les « Archives israélites », en invitant le peuple, non pas à « prendre », mais à « comprendre », et en insinuant qu'au-delà des petites querelles de pauvre à riche, il y a la grande querelle du Fini et de l'Infini, autrement insoluble encore, autrement « actuelle » que tout ce que les hommes peuvent inventer dans leur absurde rage d'être malheureux.


Remy de Gourmont

 

 

Haïkus le long des chemins

Haïkus le long des chemins

de Marie BOTTURI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/03/2010 | 12,00 €

Le haïku, genre littéraire japonais, petit poème de trois vers de 5/7/5 syllabes, est maintenant connu partout en Occident.

Centré sur un instant privilégié, où la vie est captée dans un moment de grâce, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, il n'est pas exagéré de dire que le haïku est aussi un exercice spirituel.

Insouciance et attention, abandon et éveil, telle est la voie du haïku. S'appuyant sur le concret, l'intuition, il s'ouvre sur l'invisible insaisissable et éternel.

Ainsi, le long des chemins de la petite Sologne, dont elle est originaire, Marie Botturi est aux aguets, attentive à la splendeur et à la beauté de toutes choses, où murmurent les enseignements mystérieux de la nature.

Môman, immense Môman

Môman, immense Môman

de Jean Pierre NEDELEC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/03/2010 | 13,00 €

Tendresse et dérision, pour un hommage effronté d'un fils à sa mère, qui, comme tant de femmes, n'a traversé le XXème siècle que percutée par les saloperies des hommes, et les horreurs des guerres, mondiales ou coloniales.
Et certains soirs malgré tout, en famille, un peu de chaleur et les rires de l'oubli.

Hélas ! On lapide toujours en ce monde ;
Sans larme je pleure n'en ai pas honte.
Là, ici, l'homme est un loup pour la femme.

Ripeur

Ripeur

de Jeff SOURDIN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/02/2010 | 13,00 €

« J'ai vingt-sept ans et je cours derrière un camion-poubelle. Je cours parce que j'ai sauté sans crier gare. J'ai sauté parce qu'une des nôtres était cachée. J'ai sauté pour la centième fois de la journée. J'ai sauté par acquis de conscience, je suis un professionnel de la poubelle. Mais j'ai aussi sauté pour retrouver ma liberté. Quelques instants d'éternité. Une fuite inversée. [...] J'ai vingt-sept ans et je passe mon temps à sauter d'un camion-poubelle. Ma vie est pleine de surprises finalement. »
Du haut de son marche-pied, le héros de Ripeur nous livre ses réflexions sur le monde, l'amour et le temps qui passe. Peut-on être heureux quand on est le boueux de la ville ? Entre les différentes tournées, la lutte contre la fatigue, les échanges avec Thierry et Jean, la contemplation de la nuit, notre héros se construit peu à peu et dévoile la part d'humanité qui se cache sous les tenues fluorescentes de ces hommes de l'ombre.

UNE QUESTION DE TEMPS

UNE QUESTION DE TEMPS

de Jean-Louis COATRIEUX & Jean-charles CASTEL

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/02/2010 | 13,00 €

A quoi bon s'inventer des mondes, tenter de rendre compte, engager une conversation. Il y a toujours une urgence à traiter. Impossible de s'éterniser. Si nous pouvions nous retirer des affaires courantes au lieu d'être toujours à pied d'œuvre. Cela nous donne le sentiment d'être debout peut-être, presque d'être en vie, sans trop savoir laquelle. Nous ne voyons plus le quotidien, sauf qu'il passe, et encore. Et nous ne faisons pas exprès. C'est plus fort que nous. C'est autant de pris mais sur quoi. 

Une Boucle d'oreille pour Jacob

Une Boucle d'oreille pour Jacob

de Charles MADéZO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/01/2010 | 13,00 €

Ce petit livre raconte d'une manière naïve et perverse l'histoire de Jacob, le petit-fils d'Abraham. Une histoire moderne qui, par un regard peu conventionnel, ressuscite Jacob et lui donne toute sa dimension d'homme avec ses ambitions terrestres, ses tricheries et ses faiblesses, son amour des femmes et, peut-être, des tendances sexuelles largement ouvertes révélées par l'ange dans la nuit de Yabok.
Une histoire où s'entrecroisent le personnage mythique et un Syrien contemporain chez qui Jacob semble s'être réincarné trait pour trait, caractère pour caractère.
S'y révèle aussi une tentation de Jacob lors de son voyage vers sa fiancée Rachel : une envie soudaine d'aller vers la mer pour s'embarquer au port de Tyr ou de Sidon, option qui eût considérablement changé la face du monde.

A Quoi rêvent les statues ?

A Quoi rêvent les statues ?

de Daniel KAY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/01/2010 | 12,00 €

A quoi rêvent les statues ? Des images se forment et s'estompent au fond du parc où méditent les êtres de pierre, des images qui viennent à leur tour féconder nos propres rêves. C'est ce que tentent de recueillir dans un dialogue teinté parfois d'une mélancolie nervalienne les proses poétiques de Daniel Kay et les photographies de Véronique Sézap.

 
Le Promeneur secret

Le Promeneur secret

de Michel JOURDAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 21/01/2010 | 15,00 €

Michel Jourdan vit de peu. Il partage ainsi le sort d'une grande part de l'humanité sur cette Terre. L'habitant précaire des cabanes et des ermitages, l'exote secret de ces carnets de vagabondages en Grèce, aux Antilles, au Maroc, à Bali, sur une île des Caraïbes ou au Népal, subsiste avec des moyens d'infortune, entre mer et montagne, souvent dans un extrême dénuement matériel : « Tout l'été / cinq litres d'eau chauffée au soleil / suffisent pour la douche dehors ». Il dactylographie ses livres sur une antique machine à écrire achetée d'occasion au vide-grenier de la sous-préfecture locale. Plutôt que sur l'or, il roule sur un scooter déglingué, ce qui est préférable, à bien y réfléchir.


Yves Leclair

 

 

Le Sang du pauvre

Le Sang du pauvre

de Léon BLOY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/10/2009 | 15,00 €

Sans aucun doute le livre le plus personnel de Léon Bloy, Le Sang du Pauvre est aussi celui dont la maturation fut la plus longue et la plus sourde.

Ce sang du pauvre dont il est ici question n'est autre que l'argent, transfiguration audacieuse du sang versé par le Rédempteur : « Il est exécrable et adora-ble, symbole flagrant et ruisselant du Christ Sauveur.

La force de Bloy est de nous happer dans son imaginaire intuitif, pour offrir une vision à charge du monde industriel. Mais un siècle après - Sueur de Sang a paru en 1908 - ce discours violent contre le matérialisme reste d'une lucide actualité : l'argent est la nouvelle foi des hommes, encline aux mêmes excès, au même fanatisme et au même dévoiement.

Bloy se livre à une diatribe contre cette civilisation inhumaine régie par les seules lois de l'économie. En somme, Bloy est, dans sa dénonciation de la société matérialiste, un précurseur de l'altermondia-lisme qui aurait les emportements oratoires des prophètes de l'Ancien Testament.

Poèmes en prose

Poèmes en prose

de Léon BLOY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/10/2009 | 13,00 €

Le point de départ de ces douze proses d'une férocité ardente, parachevées par un implacable épithalame était un commentaire des douze figures zodiacales gravées par le peintre Eugène Grasset. Bloy l'avouait lui-même : « Je suis un traditionnel, un homme d'autrefois. » Et cet étonnant bestiaire bloyen s'inscrit pleinement dans la tradition des mystères médiévaux, que Remy de Gourmont et Alfred Jarry avaient fait revivre dans leur inégalé Ymagier

Stigmatisé comme un chrétien forcené par ses détracteurs, sans doute pas assez solides pour encaisser les coups de ses vociférations géniales, l'univers de Léon Bloy, par la richesse hallucinée de ses images, est malgré tout plus proche de celui de Jérôme Bosch que de Paul Claudel et Charles Péguy.

Sueur de sang

Sueur de sang

de Léon BLOY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/10/2009 | 18,00 €

En 1893, plus de vingt ans après les faits qu'ils relatent, Léon Bloy publie un premier recueil de trente contes (qui précède d'un an celui des Histoires désobligeantes), qu'il a donnés dans le Gil Blas, au temps de sa collaboration brève et tumultueuse avec le célèbre hebdomadaire qui, désireux de « muscler » sa rédaction, l'avait recruté.

Nourris de ses souvenirs de soldat, les textes de Sueur de Sang proposent un portrait cru, bigarré et picaresque de la guerre, celle 1870, à mi-chemin entre un naturalisme à la Zola ou à la Huysmans, et la férocité sardonique d'un Maupassant ou d'un Villiers de l'Isle-Adam.

à l'héroïsme mystique, Bloy oppose ici une vision fangeuse et barbare de la guerre, avec ce style truculent et vigoureux qui le caractérise.

Les Emmurés

Les Emmurés

de Lucien DESCAVES

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/10/2009 | 19,00 €

Les Emmurés, qui paraît en 1894, incarne pleinement l'attention que Lucien Descaves a portée durant toute sa vie aux exclus de la société.

Le roman épouse la condition quotidienne des aveugles et l'on y retrouve un aspect quasi docu-mentaire, qui ne craint pas le souci du détail - comme c'était déjà le cas dans Sous-Offs. Les Emmurés révèle un pan ignoré du peuple de Paris, très peu de récits avant lui ayant décrit l'existence de ceux qui ne voient pas (le texte le plus connu à leur être consacré est la célèbre Lettre sur les aveugles

de Diderot). Ce sont leurs conditions matérielles, morales et affectives que veut dépeindre ici Lucien Descaves et comme pour ses autres livres, il s'y attache à la manière qui le caractérise : avec une scrupuleuse sincérité.


Ne tombez jamais que sur de pareils livres.

Jules Renard

Sous-offs

Sous-offs

de Lucien DESCAVES

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/10/2009 | 19,00 €

C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès reten-tissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XIXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.

Batons de la Différence Entre les Bruits

Batons de la Différence Entre les Bruits

de Serge PEY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/06/2009 | 15,00 €

Serge Pey est un des artistes les plus singuliers de la performance et de la poésie d'action contemporaine. Poète de la rupture des frontières de l'art, il rédige ses poèmes sur des bâtons qui jalonnent ses installations et ses expositions. Théoricien et critique, il explore les phénomènes de possession et de dépossession dans la pratique orale du poème.
Fondateur et initiateur du Mouvement des marches internationales de la poésie, il enseigne la poésie contemporaine à l'Université de Toulouse-Le Mirail.

Nono

Nono

de Thierry LE PENNEC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/06/2009 | 10,00 €

« Une part de moi ne va pas bien / celle appelée le frère celui qui est / sur un lit d'hôpital avec à la tête / un pansement une bête noire dessous ». Ce frère, en proie aux affres d'une maladie dont le nom n'est pas dit mais dont on se doute bien qu'elle mord, creuse et mange la vie, c'est Nono qui déjà ne parle plus, ou si peu, qui ne voit plus et qui se prépare à quitter l'ici-bas pour ailleurs. Cela, famille et proches unis, atterrés, démunis, pris dans cet échange du peu de mots qui précède le silence et l'acceptation, ne peuvent l'empêcher. Ils n'ont que leur présence à donner pour tenter d'équilibrer le balancier d'un destin qui veut que l'un sombre trop jeune tandis que les autres doivent poursuivre sans lui. Cette absence, impossible à combler, Thierry Le Pennec l'écrit avec force et efficacité. Ses poèmes brefs, roulant pierre à pierre et portant avec eux tant de gestes simples, de réflexes, d'émoi, de chaleur sur la page, s'assemblent pour créer, au final, le plus beau tombeau qui soit : celui dédié à Nono, ce frère disparu qui restera présent aux autres tant que ceux-ci le seront à eux-mêmes.

Janvier

Janvier

de Philippe BLANCHON

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/06/2009 | 10,00 €

Cycle narratif en 9 parties, écrit en vers de 1993 à 2008, augmenté de poèmes écrits avant 1991 et repris quinze ans plus tard.

Regard du Coeur Ouvert(le) Carnet 1978 2008

Regard du Coeur Ouvert(le) Carnet 1978 2008

de Joël VERNET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/05/2009 | 17,00 €

A nos yeux, le Journal authentique n'existe pas ou à de très rares exceptions, la plupart posthumes. Il n'est le plus souvent qu'accompagnement d'une œuvre ou bribes sauvées à travers les jours lorsque l'écriture s'avère impossible. Il ne peut témoigner d'une extraordinaire authenticité ou d'un pitoyable mensonge. Il est, comme toutes les pages, soumis à réécriture immédiate ou différée. Le Journal ment et révèle, tente un tant soit peu de suspendre le temps dans l'acrobatie des dates, des heures et des jours. Le journal est toujours le Livre par défaut, celui qui marque l'impuissance de l'écrivain à trouver l'élan de l'épopée, du récit ou du poème. Ou alors soumis à d'autres arrières-pensées, même si l'auteur s'en défend.

 

 

Paysage aux Neuf Corbeaux

Paysage aux Neuf Corbeaux

de Marc LE GROS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/04/2009 | 13,00 €

Nés de l'expérience de l'auteur d'avoir à demeure un grand corbeau, ces textes racontent cette rencontre, transcendant la barrière des espèces dans un face-à-face dénué de tout anthropomorphisme. Le second volet, Lumière noire, accompagne la corbeau de la branche, d'où il évalue le monde, à l'autonomie et au vol.

La Madone aux Vers Luisants

La Madone aux Vers Luisants

de Marc LE GROS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/04/2009 | 13,00 €

Voici un livre qui, comme c'est souvent le cas d'ailleurs chez l'auteur, échappe résolument aux genres, aux classifications, aux catégories. à la fois journal de voyage et exégèse, carnet intime et écrit sur l'art, méditation et souvenir d'enfance, il déroule, sur ce même fil tendu où se trame souvent chez lui la culture la plus vaste et l'émotion la plus immédiate, l'histoire de Sainte Lucie, la vierge de lumière qui, dans cette Sicile que l'auteur connait bien et où il voyagea souvent, subit le martyre que l'on sait. C'était en 304 après Jésus-Christ, sous Dioclétien.

Pourquoi la mer

Pourquoi la mer

de René LE CORRE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/03/2009 | 13,00 €

Je t'ai toujours parlé, écrit, j'ai toujours crié, supplié, tâtonnant à trouver quelqu'un. Si tranquille, silencieux parmi les autres, lisant, parlant, si tranquille au travail, discret dans la rue, si tranquille, vaguement, souvent inquiet, interrogeant le monde, les êtres : que dites-vous ? y a t-il quelqu'un ?
Je t'écris. C'est aujourd'hui, le soleil inonde la chambre, je suis ici, étonné, étranger parmi ces objets familiers et familier de leur étrangeté, seul. Le pain au levain, hier soir, m'a donné le goût du pain. Monde inusable, parfois je m'éveille, je regarde, je touche l'incroyable, les choses, la vie, cela simplement : voir la lumière entrer par la grande fenêtre, entendre le bruit sourd de la ville. La merveille de vivre, seulement vivre. Je croise et décroise les doigts, je tire, je remets mon anneau, banalité stupéfiante.

La Vie sexuelle des grands écrivains

La Vie sexuelle des grands écrivains

de Marc LEFRANçOIS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/03/2009 | 14,00 €

La figure de l'écrivain a imposé à tous l'image d'un être vouant sa vie et ses forces à la littérature et à l'art. Une existence solitaire, bohème ou austère, qu'on en viendrait presque à accuser d'être un cliché. Difficile en effet de croire que cet être, souvent incompris de son vivant, n'a pas eu lui aussi une vie intime émaillée de plaisirs obtenus en dédommagement des lenteurs du succès et des blessures de la destinée. Et l'on brûle de savoir : avant les premiers frissons de la gloire, n'a-t-il jamais connu l'extase des sens et la douce plénitude des sentiments ?

Ce monde en train

Ce monde en train

de Pierre VINCLAIR

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/03/2009 | 10,00 €

De chez moi au travail et retour, tous les matins pendant une année scolaire, le tgv m'avale et m'entraîne glisser sur ses rails.
à mesure que j'essaie de les nier, de faire comme s'ils n'existaient pas, en dormant ou en lisant par exemple, ces voyages m'épuisent ; jusqu'au jour où j'envisage la stratégie inverse, et commence à les décrire. En considérant chaque trajet comme la scène d'un minuscule drame dont les protagonistes sont tantôt héroïques et tantôt ridicules, en écoutant, en notant ce que font, ce que disent ces héros solitaires, j'ai le sentiment de voyager, enfin, avec eux.

Le Chant et l Ombre

Le Chant et l Ombre

de Armen TARPINIAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/02/2009 | 15,00 €

Armen Tarpinian a publié ses premiers poèmes, en 1953, sous le titre Le Chant et l'Ombre aux éditions de L'Arche, ce qui lui valut de figurer dans l'Anthologie de la Poésie Nouvelle de Jean Paris, parue en 1956. Comme le montrent les lettres publiées en fin de livre, René Char et Gaston Bachelard tenaient son œuvre en vive es-time. Conservant son premier titre, il nous offre ici un choix de textes de soixante années discrètes mais profondément fidèles à la poésie.

Ce long chemin est jalonné par la recherche d'harmonie d'une vie née dans la première partie du siècle le plus cruel de l'histoire. Psycho-thérapeute, les souffrances et les attentes vitales qu'il rencontrera nourriront aussi sa poésie. Celle-ci exprime tant la beauté et le tragique du monde que l'effort de donner, entre heurs et malheurs, sens à notre vie.

 

L'exilée : Adèle Hugo, la fille

L'exilée : Adèle Hugo, la fille

de Marie-Louise AUDIBERTI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/02/2009 | 15,00 €

Comment se libérer de la figure tutélaire du père et de la solitude des iles normandes où le Grand Exilé entraîne sa famille ? Adèle Hugo, la fille cadette du poète, est belle, douée pour l'écriture, la musique.
« Fille-reine », le monde lui appartient. Emportée par la passion, elle ose enfreindre les convenances et traverser les mers à la poursuite d'un jeune lieutenant anglais. Amour sans espoir qui conduit la malheureuse à sa perte. Ce destin singulier inspire à Marie-Louise Audiberti un récit envoûtant. Elle suit le personnage dans ses obsessions, ses audaces, et n'hésite pas à l'apostropher, comme pour la retenir au bord du gouffre. Adèle II, comme on la nomme, n'est-elle pas le jouet de l'Histoire, alors que son père, « l'homme-Dieu », sait si bien en accuser les soubresauts ?

Lettres à Louis Guillaume

Lettres à Louis Guillaume

de Gaston BACHELARD

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/02/2009 | 10,00 €

Ces dix-huit lettres adressées par Gaston Bachelard à Louis Guillaume entre le 21 octobre 1951 et le 30 juin 1962 illustrent avec chaleur les relations que le philosophe a entretenues avec les poètes de son temps.
Elles montrent d'une part comment Gaston Bachelard avec une puissance d'accueil exceptionnelle trouvait dans une poésie en train de s'élaborer matière à poursuivre ses recherches sur l'imagination. Elles mettent en évidence d'autre part l'importance pour un poète de trouver un interlocuteur de haut bord qui puisse le lire avec perspicacité et le conduire encore plus loin dans sa démarche créatrice.
Cette correspondance fonctionne aussi comme le révélateur du visage secret de l'âme d'un philosophe ainsi que d'un poète qui puisait les mots au plus profond de lui-même.

 

Avant goût V

Avant goût V

de Michel BUTOR

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/02/2009 | 14,00 €

Un livre comme je ne les aime pas », disait Mallarmé lors de la première édition de Divagations chez Charpentier, « car épars et privés d'architecture ». Pour moi, plutôt qu'un livre, ceci en est la matière. Le titre réunit deux séries : d'abord Avant-goût, présentant des textes à reprendre plus tard dans d'autres ouvrages, mais tressés de façon particulière, ce qui n'a pas lieu cette fois, et puis Envois suivi d'Exprès, dans lesquels des notices éclairaient les circonstances de la venue au jour, ce qui manque aussi dans la bousculade de l'âge. Après Extra, j'imaginais Réserve et Prime. Tel, il pourra, j'espère, faire imaginer ce qu'il aurait pu être.

Ce grand vent ira t'il plus loin que la matin ?

Ce grand vent ira t'il plus loin que la matin ?

de Alain KERVERN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 22/01/2009 | 12,00 €

Ce grand vent ira-t-il plus loin que le matin ? » raconte l'histoire d'une ville qui redécouvre qu'elle est un port après de longues années d'amnésie et de métamorphoses. C'est aussi l'histoire d'un jeune homme qui retrouve le goût de la vie quand il embarque un matin sur un caseyeur et part pêcher le crabe dans le Raz de Sein. Quel est le trait commun à ces deux destins ? Celui de la mer d'où toute chose tire son origine. Ces deux parcours parallèles aboutissent au même face-à-face avec une réalité qui fait tout voler en éclats.

 

 

PIERRE GUÉGUEN : LE KORRIGAN DU VÉSINET

PIERRE GUÉGUEN : LE KORRIGAN DU VÉSINET

de Jean-François THéRY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/12/2008 | 15,00 €

Fils d'un ménage d'instituteurs de l'Argoat, proche de Max Jacob, Pierre Guéguen fut au cœur du fantastique foisonnement littéraire et artistique des années 20. Enthousiasmé par la révolution qui s'accomplissait dans les arts plastiques, il fut le poète - le prophète ? - qui explique au peintre sa peinture, au sculpteur sa sculpture, à l'architecte son édifice. Il saisit l'émotion, il choisit et décortique les mots qui la disent, et, au besoin, il les invente. Car pour lui « tout est mots, et musique de mots. »

L’amour et le célibat

L’amour et le célibat

de Octave UZANNE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/10/2008 | 17,00 €

Avant d’entamer l’éloge du célibat, Octave Uzanne en a mené sagement la vie, plus prudent que les poètes qui vantèrent l’ambroisie sans y avoir goûté. Cette précaution suffirait à me mettre en confiance si je n’avais mille autres raisons pour écouter complaisamment ses discours. Un homme parle de ses expériences. C’est une philosophie colorée par le rêve, car où mettrait-on du rêve, si on n’en mettait dans l’amour ?
Les femmes aimeront-elles ce livre ? Il serait surprenant que leur curiosité au moins n’en fût pas émue. Qu’elles lui cèdent, si elles se sentent au cœur la volonté d’êtres des amantes véritables, car l’auteur prévient loyalement. Il n’a écrit que pour les amants sincères et libres, ce qu’il vous expliquera bien mieux que moi dans une délicate et sage introduction. Mais qu’il m’ait jugé digne d’écrire cette préface incertaine, c’était me comprendre dans la troupe sacrée des Happy few. C’est pourquoi j’ai modulé ces quelques notes sur la flûte de Pan qui ouvre le chœur.


Remy de Gourmont

Cairn pour Ma Mere

Cairn pour Ma Mere

de Nicole LAURENT-CATRICE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 12,00 €

  Cairn, amoncellement de pierres sur une tombe. Suite de petits cailloux comme autant de souvenirs et de repères dans l'évocation de la mère. Tombeau qui s'élève de jour en jour plus haut, appelant chaque voyageur à déposer sa pierre pour que la parole passe de génération en génération. Il faut parler pour ceux qui restent, parler pour toutes les mères du monde dont personne ne se souvient et qui ont bien mené le combat de la vie, parler pour inventer des mères à ceux qui n'en ont pas vraiment eu. Car les gestes sont les mêmes et se répètent de mères en filles et remontant le temps chacun peut enfanter ainsi sa propre mère réelle ou fantasmée.

Le Passage Interieur

Le Passage Interieur

de Jean-Pierre COLLEU

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 13,00 €

Quel est ce chemin singulier qui passe par l'observation d'une carte géologique, les mots de prières des Indiens lakotas et navajos, les mots savants d'un astrophysicien, le long ermitage d'un vieux poète chinois ? Pourquoi semble-t-il nécessaire, aujourd'hui, d'inviter à la même table des voix venant d'horizons différents ? comment ces horizons apparemment lointains peuvent-ils s'accorder au cours ordinaire des jours pour fonder, pas à pas, une mémoire commune et inventer des ressources à partager ? En une suite de courts récits parfois ponctués de poèmes, « le passage intérieur » explore le chemin qui s'ouvre ainsi, entre le proche et le lointain, afin de voir en quoi nous sommes peut-être tous un peu des
« chamans de l'écume ».

Les Blessures Fossiles

Les Blessures Fossiles

de Marie-Hélène PROUTEAU

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 14,00 €

Depuis qu'un petit coquillage de mort s'est accroché à son sein, Yselle se découvre fragile et menacée d'étranges fêlures : elle se laisse emporter par des absences, des rêves, est de plus en plus tourmentée par la peur panique de la couleur rouge. Dans la solitude des séances de rayons, un flot de souvenirs et d'émois du passé l'assaille ; les uns sont heureux comme le plaisir de goûter l'eau de source de Trézaven, la cueillette des mûres, le charme poétique des récits de son grand-père, la promenade au phare ou la découverte du Christ jaune de Trémalo. Mais, dans la chambre noire de ses souvenirs, revient aussi de façon lancinante l'image d'un drame entraperçu par la petite Yselle, la disparition de sa mère. Un secret de famille dont il lui faudra explorer les blessures fossiles enfouies dans les cœurs et tapies dans les corps. Pour renaître à la vie.

 

Les semailles du vent, 1996-2001

Les semailles du vent, 1996-2001

de Marie BOTTURI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 15,00 €

Réflexions, pensées au fil des années, proches parfois de l'aphorisme, rêves de la nuit, où se croisent solitude, amour, amitié, interrogations, souvenirs, impressions de voyages, rencontres, petits riens de la rue, poésie, beauté de la nature, joie de l'écriture, spiritualité, regard sur la société... C'est un peu tout cela que l'on parcourt dans ces carnets.

Si le désespoir s'insère parfois, il est surmonté par la joie de l'instant. Et quand l'auteur parle de la mort, c'est sans complaisance ni morbidité, mais dans le désir d'y acquiescer.. L'important est de s'affranchir de tous les conformismes, de vivre dans le murmure de la source d'où tout jaillit, de libérer notre parole d'enfance, la voix tranquille et rebelle.

La Ville Rouge

La Ville Rouge

de Pierre LE COZ

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 13,00 €

Le narrateur, de passage à Marrakech avant de partir à la découverte du reste du continent africain, découvre la profondeur de l'abîme qui habite son âme.

Feux

Feux

de Julie QUéRé

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 12,00 €

Julie Quéré avant Feux contemplait déjà le Large, à la pointe du Cotentin, et eût pu dire avec Marina Tsvétaïéva :
De mes vers, écrits si tôt
Que je ne me savais pas poète (...)
Mais chez elle les vers jaillirent comme l'eau âpre du ressac sous l'éclat calamistrant des balises. Tenue par l'urgence, Julie n'aura pas attendu d'autres incarnations, dans la région des formes ou des leurres. Pour le novice comme à tout âge, il n'est jamais plus tard que minuit. C'est que la parole advient parfois toute nue, prête à l'usage étrange du silence, arme fragile tournée contre la statuaire de glace qui nous cerne et nous étreint. Kafka plus simplement disait : « Écrire doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. »
Hubert Haddad

Fou de Haiku

Fou de Haiku

de David-Gérard LANOUE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/09/2008 | 15,00 €

Les règles de base pour traverser la rue, je les ai apprises à l'école primaire. Au cours préparatoire, je fréquentais une école catholique de ma ville, Omaha, Nebraska. À cette époque, les bonnes sœurs s'habillaient encore d'un habit noir médiéval, aux voiles flottants. Tous les deux jours, elles nous convoyaient en troupeau jusqu'à l'église - pour la messe ou la confession ou sans raison particulière, tout simplement parce qu'elles pratiquaient, et exigeaient, une piété ostensible, quotidienne, infernale. À l'aller comme au retour, au bord des trottoirs on s'arrêtait, et avant de traverser s'élevait chaque fois la même litanie sécuritaire, récitée par sœur Agoniste de toute la force de ses poumons de sergent majeur : « Les enfants !
Arrêtez,
regardez,
écoutez. »
C'était là - mais je ne le sus que plus tard - ma première leçon dans l'art de faire des haïkus.

Portuaires

Portuaires

de Charles MADéZO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/06/2008 | 13,00 €

À l'aide d'images techniques, de références historiques et de visions liées à l'enfance, les phrases vont ici explorer les labyrinthes des darses et des bassins et fouiller les mirages des transparences vertes que sertit la stricte géométrie des ports

 

 

Auguste pour l'éternité

Auguste pour l'éternité

de Didier LAHAIS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/05/2008 | 13,00 €

...tu m'aurais ainsi donné en héritage les millions de pas que tu posas sur les routes du monde, de ceux de ton enfance dans un bourg de marchands de bœufs à ceux qui t'emmenèrent jusqu'à cette ultime chambre, ceux du Chemin des Dames dans la boue et le sang de tes compagnons du malheur, ceux qui te faisaient rentrer tard quand tu flânais plus que de raison dans les rues de la ville, ceux pour les copains, ceux de la nuit de l'autre guerre, les pas feutrés de la tendresse pour les tiens... ... Quel plus bel héritage que le mouvement donné par les millions de pas d'un cordonnier!

Tombeau pour Laurencine C: Suivi de Reliquaire et autres poèmes

Tombeau pour Laurencine C: Suivi de Reliquaire et autres poèmes

de Marc LE GROS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/05/2008 | 13,00 €

Les poèmes qu'on lira ici marquent incontestablement une rupture, peut-être provisoire, avec la tonalité, la respiration, la musique aussi très particulière et reconnaissable à laquelle l'auteur nous avait habitués. Et ceci aussi bien dans ses « poèmes courts » comme les Faims Premières par exemple, que dans les longs chants de sa tétralogie des oiseaux, comme son Paysage aux Neuf Corbeaux ou son Chant de l'Aigrette. C'est donc un curieux congé qu'il donne ici à la « belle poésie », comme Hegel parlait de « belle âme ». L'enfance y paraît sans trouble, le temps sans tremblement et des deux grandes humeurs qu'on connaît, il arrive à présent que la Cholera, la « jaune », l'emporte sur la belle manière noire, la voix de basse des Melancholia de jadis.

Poèmes du voyage

Poèmes du voyage

de Marc LE GROS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/05/2008 | 14,00 €

Si, à l'instar de Suarès ou de Jean Grenier, l'auteur s'est toujours voulu à la fois enfant de Bretagne et enfant de Toscane, et ceci sans mauvaise conscience excessive, il revendique aussi la double appartenance au monde immobile de l'étude, du « studiolo », et à celui du Grand Dehors. Aussi, ces poèmes du voyage, de formes et de tons très divers et qui s'échelonnent sur plus d'une vingtaine d'années, sont-ils d'abord des exercices du regard. à l'intersection de la géographie, de la peinture et de l'émotion, ils nous conduisent aussi bien à Udaïpour qu'à Sienne, à Laodicée qu'à Patmos mais aussi, car le voyage n'est pas seulement dans l'extrême distance, à Pont-Aven ou à l'île de Batz.

 

 

Marcher des jours entre la dune et l'écume

Marcher des jours entre la dune et l'écume

de Karin HUET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 25/05/2008 | 12,00 €

Entre Atlantique et Médoc, le sable forme un chemin, rectiligne. Une après-midi de décembre, Karin est partie en voyage sur la plage. Son but : arriver pour Noël à la Pointe de Grave et réveillonner seule à seuls avec les Éléments. Y est-elle parvenue?
Le document que voici, à ce jour inédit, retrouvé parmi d'autres écrits dans un coffre à l'épreuve des intempéries, offre autre chose qu'une réponse à cette (grave) question. Il ne s'agit de rien moins que du journal brut de cette marche.

L'Intérieur des terres

L'Intérieur des terres

de Jean-Louis COATRIEUX & Mariano OTERO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/05/2008 | 13,00 €

Nous avons le droit de savourer ces petits riens qui font notre quotidien. Personne d'autre ne les revendique et pour cause. Ils n'ont pas grand chose de remarquable à part leur existence et du même coup la nôtre. Mais ils prennent sans en avoir l'air de la place. Nous étions en fin d'hiver. Mariano avait ses allumettes, un peu d'eau et je tenais, très maladroitement, la palette de couleurs. Nous avions tout le temps pour nous. J'entendais Armand Robin et Xavier Grall retenir leur souffle. L'intérieur des terres. Là où nous nous attendons le moins à le trouver, nous le rencontrons avant qu'il ne se perde à nouveau. Rien ou si peu n'a de sens dans le temps. C'est sa façon à lui de nous conduire et de se conduire. Sous nos yeux.

L'Éternelle jeunesse des nuages

L'Éternelle jeunesse des nuages

de claude ANSGARI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/05/2008 | 13,00 €

L'éternelle jeunesse des nuages, l'un des textes du recueil, donne son titre à un ensemble de huit nouvelles, variations sur un même thème : le métier de professeur de lettres. Des histoires, brèves comme des moments de vie, présentent, avec un mélange d'humour et d'émotion, des enseignants dans leur travail quotidien. On y découvre les difficultés et les joies de la profession, l'amour de la langue française, la défense des langues anciennes, la lassitude parfois, mais surtout la passion d'enseigner. Et la part secrète du rêve, de la poésie, de la liberté créatrice.

 
La rose de carême

La rose de carême

de Janine SALESSE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/04/2008 | 13,00 €

Impénitente marcheuse à l'instar de Jacques Lacarrière et d'Yves Martin, Jeanine Salesse s'adonne à la randonnée tant à la campagne que dans les rues de Paris, « un pas dans le présent, un pas dans la mémoire ».
L'écriture, tout comme la marche, oblige un « cheminement (qui) conduit bien au-delà des raisons réelles », souvent fort enthousiastes au départ : « la langue machouille des mots pas sûrs » tandis qu'on a « les pieds bottés » de fatigue. La poésie se fait randonneuse dans le paysage langagier, inscrit les mots dans les choses, tout autant que le réel concret imprime des rythmes inédits au poème qui tantôt serre bien fort « ce rien de lumière plus belle qu'aux heures de midi », tantôt vibre sous « l'archet diabolique » d'une tronçonneuse.
La rose de carême ne pousse pas dans « le néant : la nature sans moi » (André Suarès), mais s'épanouit, superbe et drue, dans un monde actif, utile, travaillé (à la binette ou au stylo), bref ! humanisé. Jeanine Salesse l'habite en poète, avec une force toute simple. Nous avons, aujourd'hui, grand besoin d'une telle force.

 

En marchant vers la haute mer

En marchant vers la haute mer

de Jean-Pierre BOULIC

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/04/2008 | 14,00 €

pour l'ensemble de l'oeuvreQu'un souffle ténu ait mué le poète en pérégrin vers la haute mer de son âme jusqu'à nous faire entendre l'azur, voilà qui relève du miracle... Ce peu suffit pour faire éclore un monde.
Gilles Baudry Né en 1944, Jean-Pierre Boulic est l'auteur d'une douzaine de recueils de poèmes. En recherche de la joie émerveillée par la contemplation de l'univers « son œuvre secrète, nue et vraie » (Bruno Sourdin) est « teintée d'une belle gravité » (Charles Le Quintrec).

Que la terre te soit légère

Que la terre te soit légère

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 01/04/2008 | 13,00 €

La mort en face.
Brutale, celle d'un père.
De cette expérience commune et douloureuse, Pierre Tanguy tire une chronique poétique directement inspirée par des notes prises sur le vif.
L'auteur prolonge son « récit clinique » par une méditation sur la figure du père défunt. Il le fait sous forme de fragments, en traquant dans la nature tous les signes d'une présence aimante du disparu.
Postface de François Cassingena-Trévedy, écrivain, moine bénédictin de l'abbaye de Ligugé.

 

 

Lettres à sa maîtresse: Tome 3 (6 avril 1853 - 6 mars 1855)

Lettres à sa maîtresse: Tome 3 (6 avril 1853 - 6 mars 1855)

de Gustave FLAUBERT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/03/2008 | 18,00 €

« Toi, je t'aime comme je n'ai jamais aimé et comme je n'aimerai pas. Tu es, et resteras seule, et sans comparaison avec nulle autre. C'est quelque chose de mélangé et de profond, quelque chose qui me tient par tous les bouts, qui flatte tous mes appétits et caresse toutes mes vanités. Ta réalité y disparaît presque. Pourquoi est-ce que, quand je pense à toi, je te vois souvent avec d'autres costumes que les tiens ? L'idée que tu es ma maîtresse me vient rarement, ou du moins tu ne te formules pas devant moi par cela. Je contemple (comme si je la voyais) ta figure toute éclairée de joie, quand je lis tes vers en t'admirant. - Alors qu'elle prend une expression radieuse d'idéal, d'orgueil, et d'attendrissement. Si je pense à toi au lit, c'est étendue, un bras replié, toute nue, une bouche plus haute que l'autre, et regardant le plafond. »

Lettres à sa maîtresse: Tome 2 (1er mars 1852 - 31 mars 1853)

Lettres à sa maîtresse: Tome 2 (1er mars 1852 - 31 mars 1853)

de Gustave FLAUBERT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/03/2008 | 18,00 €

« J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton cœur aimant jusqu'en ses plus petits angles. »

à Louise Colet, 6 juillet 1852.

Lettres à sa maîtresse: Tome 1 (4 août 1846 - 22 février 1852)

Lettres à sa maîtresse: Tome 1 (4 août 1846 - 22 février 1852)

de Gustave FLAUBERT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 17/03/2008 | 18,00 €

De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet qui est d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les « affres de la création » ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'œuvre : sa correspondance !

Rimbaud tel que je l'ai connu

Rimbaud tel que je l'ai connu

de Georges IZAMBARD

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/03/2008 | 15,00 €

En ce qui concerne Rimbaud (1854-1891), bien des éléments d'explications se trouvent sans doute déjà présents dans sa relation avec Georges Izambard (1848-1931), jeune professeur de rhétorique au collège de Charleville, antibonapartiste mais pas sympathisant communard comme le fut Rimbaud. Dans un premier temps, l'enseignant aida les qualités de son élève à se révéler, mais assez rapidement il devait se montrer dépassé par les progrès vertigineux d'un adolescent encore plus imprévisible que les autres. C'est ce qui se confirme à la lecture ou à la relecture des témoignages livrés au fil des années, depuis la fin de 1891 et jusqu'au début des années 1930 dans Rimbaud tel que je l'ai connu. Cet ouvrage, qui rassemble divers articles d'Izambard et reproduit les lettres que Rimbaud lui avait adressées, fut publié en 1946 puis en 1963 au Mercure de France avant d'être repris par les éditions Le Passeur, en 1991, ces éditions étant désormais introuvables.

La Vie de Merlin

La Vie de Merlin

de Geoffrey MONMOUTH

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 19/02/2008 | 13,00 €

Voici un portrait original, insolite et même parfois inquiétant d'un Merlin prophète, qui maîtrise le langage des animaux, se montre expert en astrologie et orchestre de saisissantes scènes telle son arrivée à la cour à la tête d'un troupeau de cerfs. Il propose au lecteur plusieurs devinailles dont celle du mendiant assis sans le savoir sur un trésor ou celle, plus captivante encore , de la triple mort pour un même enfant.
Simple récit d'aventures, conte initiatique dans la forêt de Brocéliande ou redécouverte d'un texte ancien : toutes les lectures sont autorisées et ce Merlin primitif, au charme énigmatique laisse flotter autour de lui l'espoir d'une clé inaccessible qui se laisse approcher sans jamais se révéler.

Les Quinze Joies de Mariage

Les Quinze Joies de Mariage

de Isabelle JOURDAN & ANONYME

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 19/02/2008 | 15,00 €

Ces « quinze joies de mariage » offrent un tableau plein d'humour et d'acuité des vicissitudes conjugales.

L'étonnante modernité de ce petit texte, loin de ne s'adresser qu'à un cercle de médiévistes, offre au fil des situations un tableau vivant et enjoué des pièges de la conjugalité. Nul désir de corriger les mœurs mais un regard ironique, jamais partisan, toujours amusé : l'auteur s'y exprime avec une élégante désinvolture. Quant au mari, balourd sans imagination, « métamorphosé en âne sans qu'il soit besoin d'aucun enchantement », il est aussi coupable que son épouse. Après tout, c'est lui qui cherche son malheur et, comme le constate avec humour et détachement l'auteur, « Dieu n'a donné froid qu'à ceux qu'il sait assez chaudement emmitouflés pour pouvoir le supporter »...

Une barque passe près de ton seuil

Une barque passe près de ton seuil

de Joël VERNET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/02/2008 | 12,00 €

Le poème est l'art des sommets. Il implique, pour celui qui s'engage dans pareille aventure, une vigilance de chaque instant et un égarement total. L'inconnu et l'obscur sont sa ligne d'horizon. à l'écriture de ces poèmes-ci, durant trente années, j'ai œuvré à détruire la plupart des mots qui venaient à moi en marchant. Je n'ai pu me résoudre à les anéantir tous puisque quelques-uns s'essayaient à éclairer un peu mieux mon chemin. Je suis donc demeuré dans cette sorte d'ignorance avec laquelle je n'ai jamais cessé d'aller jour après jour. Cela, sans doute ne suffira jamais et qui écrit, médusé, saura se contenter d'admirer les cimes inaccessibles vers lesquelles son élan le portait avec sa poignée de phrases sauvées du Grand silence. Dans l'espérance, peut-être, que ce cheminement, ces rapts ne pouvaient être autres puisqu'ils offraient, au soir tombé, une stèle de très douce clarté.

L'Univers imaginaire de Guillevic

L'Univers imaginaire de Guillevic

de Brigitte LE TREUT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 20/11/2007 | 18,00 €

Ce livre offre un parcours à travers les thèmes les plus significatifs de l'œuvre poétique de Guillevic, tels que la pierre, la main, le silence, la mer, la femme, les mouvements d'enracinement et d'ouverture. Il met ces thèmes en relation, afin de dégager ce qu'on pourrait appeler la quête existentielle du poète. Sa lutte obstinée pour dépasser ses fragilités et ses peurs, et son expérience singulière du monde, caractérisée par une présence profondément attentive aux êtres et aux choses qui l'entourent, et qu'il a appelée « vivre en poésie ».

La Conversion

La Conversion

de René LE CORRE

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/10/2007 | 14,00 €

Ce n'est pas que je l'aie voulu vraiment, mais,à un moment de ma vie, je ne pouvais plus faire semblant d'être encore d'Eglise. Ce livre est le récit du passage, non pas de l'état clérical à l'état laïque (ce sont là termes ecclésiastiques), mais d'un monde protégé à un monde nu. Encore que, dit ainsi, ce ne soit trop simple pour être vrai. Il s'agissait plutôt, pour moi, de ne pas attendre le salut d'ailleurs que de l'homme. Si salut il y a. Je ne renie pas, pour autant, l'héritage humain de la Bible (Thorah, Evangile) ni de notre passé occidental-oriental et mondial. Au contraire, fort de cette humanité en marche depuis l'origine, je vais, avec mes compagnons humains, vers l'aventure future de l'homme. Nova et vetera Le neuf et l'ancien. Ni ancien, ni moderne, contemporain de l'homme vivant. Pour le pire et pour le meilleur.

Tombeau de Georges Perros

Tombeau de Georges Perros

de Daniel KAY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/10/2007 | 10,00 €

Dans la tradition du tombeau poétique, telle que l'illustra notamment Mallarmé, les poèmes de ce livre tentent d'aller au delà du simple hommage ou de l'exercice d'admiration.
L'écriture tente ici (sans jamais figer dans la borne ou la stèle) un dialogue vivant et fraternel avec ces deux voix chères qui se sont tues mais qui n'ont cessé de nous parler dans des œuvres fortes et inoubliables comme les Papiers collés ou Ma vie sans moi.

JEAN GUÉHENNO

JEAN GUÉHENNO

de Patrick BACHELIER & Alain-Gabriel MONOT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/10/2007 | 15,00 €

Un homme qui fut un grand témoin de son temps est aujourd'hui porté disparu. Un écrivain qui représenta l'honneur des lettres françaises des années 30 aux années 70 n'est plus lu. Cet intellectuel brillant est partiellement méconnu jusque dans sa Bretagne natale.
Il faut crever cette nuit, faire rendre gorge aux ténèbres, rappeler la vie et réhabiliter l'œuvre de celui qui toujours voulut demeurer, selon les titres de quelques-uns de ses essais, désormais ignorés, « sur le chemin des hommes », « dans les aventures de l'esprit » et « la foi difficile ». Rendre simplement la justice qu'il mérite à un penseur austère qui osa avouer un jour qu'il avait « plus souci de la dignité des hommes que de leur bonheur ». Et, ce faisant, dire à mots clairs que, comme lui, l'on croit davantage aux vertus d'un esprit qu'aux subterfuges du paraître.

 

Jules Lequier

Jules Lequier

de Goulven LE BRECH

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 10/10/2007 | 15,00 €

Philosophe, poète, théologien, Jules Lequier (1814-1862) a légué à la postérité une œuvre à l'état fragmentaire. Ce breton méconnu fut l'hardi défenseur d'une seule pensée : l'existence humaine comme libre arbitre. Pour ce précurseur des philosophies de l'existence, la vie est une épreuve, durant laquelle il appartient à chacun, grâce à son libre arbitre, non pas de
« devenir, mais faire, et en faisant SE FAIRE. » Cette liberté absolue, éprouvée spontanément par Lequier durant son enfance, sera érigée à l'âge adulte en première vérité métaphysique et morale. En 1848, lors des événements politiques, elle occupera la place d'un principe unificateur, républicain et catholique. Enfin, dans la solitude et l'isolement monastique, elle sera l'objet de tourments dévastateurs. Elle terminera son parcours en février 1862, à l'endroit où elle l'a commencé, dans la baie de Saint-Brieuc.

Le Canal de Nantes Brest

Le Canal de Nantes Brest

de Thierry GUIDET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/07/2007 | 13,00 €

Veine palpitant dans l'intime repli des campagnes. Chemin d'eau qu'ont déserté chalands et gabares. Ligne de vie creusée dans la paume calleuse de la Bretagne. Le canal de Nantes à Brest ondule d'un bout à l'autre de la presqu'île. Au début d'un très beau mois de mai, j'ai parcouru à pied ses trois cent soixante kilomètres. Pour rien, pour le plaisir, pour jouir de cette prodigalité fastueuse : marcher ; passer son temps à le perdre ; se coucher sur la rive quand le soleil est trop chaud, pour lire ou regarder le ciel. Le canal : fil conducteur d'une échappée solitaire, de cette narration vagabonde.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

de Guy de MAUPASSANT

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 09/07/2007 | 15,00 €

Dans le présent volume, pour la première fois est réuni l'ensemble des textes que Guy de Maupassant a consacrés ante et post mortem à son cher maître et ami, Gustave Flaubert. L'amitié qui unit les deux hommes et qui remonte à la prime enfance du futur auteur de Boule de Suif est un cas presque unique de complicité humaine et littéraire. Ces deux tempéraments étaient animés par la même passion ontologique de l'écriture et de la littérature, et par la même férocité comique. À travers ces articles, Maupassant dessine un remarquable portrait in vivo de Flaubert, dont il fut peut-être le premier à comprendre le génie dévastateur de Bouvard et Pécuchet. Et c'est précisément ce Flaubert-là, ce pourfendeur implacable de la bêtise mais aussi un homme sensible et extrêmement fidèle aux siens, que nous donne à voir Maupassant.

Correspondance (1950-1977)

Correspondance (1950-1977)

de Jean GRENIER & Georges PERROS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/04/2007 | 18,00 €

De toutes les correspondances de Georges Perros que nous connaissons, celle qu'il entretint vingt ans durant avec Jean Grenier - et dont toutes les autres, directement ou indirectement, procèdent ou découlent, puisque c'est par son truchement qu'il est entré en contact avec la N.R.F. et le monde littéraire qui gravite autour - est de loin la plus nouée, la plus complexe, la plus passionnelle. En effet, on n'est ni dans le registre de la complicité fraternelle qui l'unit à Michel Butor, Jean Roudaut ou Lorand Gaspar, ni dans le rôle d'aîné involontaire qu'il joue auprès du jeune Maxime Caron, ni dans la réserve affectueuse perceptible dans ses échanges avec Brice Parain, Carl Gustaf Bjurström ou Bernard Noël, ni dans ce rapport d'intelligence matoise qui le lie à Jean Paulhan.
Cette longue correspondance durera jusqu'à la mort de Grenier en 1971, avec des phases climatériques, des silences, des « chagrins d'amitié » comme il y a des chagrins d'amour.

Des poissons pour modèles

Des poissons pour modèles

de Charles MADéZO

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/04/2007 | 12,00 €

A partir d'observations attentives et humoristiques du monde sous-marin, Charles Madézo nous propose un regard neuf sur la vie des poissons. Il suggère dans ces pages que l'univers subaquatique offre un modèle d'organisation sociale dont pourrait s'inspirer l'homme pour se bâtir un monde plus harmonieux.
« Sans mains, sans bras, sans maison ni grenier ; si peu imbus de leur identité... ils guettent sans trop savoir quel rôle ils tiennent, de proie ou de chasseur ; et cependant curieux, sans autre certitude que leurs rêves, ils se meuvent avec l'aisance de ceux qui n'ont souci de rien, heureux comme des poissons dans l'eau. »
Poussant plus loin sa métaphore et son humour, l'auteur propose que la palme de la renommée dans le monde des vivants revienne non à Napoléon ou Charles Quint, mais à Moby Dick, présenté ici comme l'ange blanc de l'Apocalypse.

 

 

Correspondance (1966-1977)

Correspondance (1966-1977)

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 06/04/2007 | 12,00 €

«Touchés par je ne sais quelle horreur à vivre qui vous prend sans prévenir » écrit Georges Perros à Vera Feyder en octobre 1970, d'où l'intuition intime, dès leur première rencontre en 1966, d'une complicité qui n'aura besoin pour s'affirmer que d'avoir reconnu au premier signe ce niveau d'être, auquel les mots - et les silences aussi bien - tissent entre eux une connivence intemporelle, dont la preuve écrite tient en ces quelques lettres où l'auteur de « Papiers collés » et l'auteure de « La derelitta » se retrouvent dans l'infini d'une solitude choisie, envers et contre tous les
artifices du paraître, (ils ont tous deux été comédiens au théâtre) qu'impose le monde à ceux qui ont tenté, contre la dictature et l'inanité de ses lois marchandes, de s'y faire un « non » par la grâce salvatrice de l'écriture. Dont acte.

Fil de fer

Fil de fer

de Jehan RICTUS

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 04/06/2006 | 18,00 €

Ses petits camarades l'appellent Fil de Fer. Sa mère l'élève seule. Cette jeune et belle femme est une « demi-folle ». Mégalomane, elle se croit une ascendance prestigieuse, se rêve un brillant avenir au Théâtre - où elle ne trouve que des figurations. Hystérique, elle bat son fils qu'elle accuse de tous ses insuccès.
Conté très franchement, presque à la première personne, mais sur le mode burlesque, Fil de Fer est la chronique d'une enfance martyre. Mais c'est aussi la tragédie d'un fils qui découvre avec honte que sa mère est exposée à la pitié et la risée de tous. Et d'autres aspects d'un passage à l'adolescence assez particulier, vers 1880, dans le quartier Pigalle encore naissant.
Une surenchère osée et réussie à Poil de Carotte.

Henri Thomas

Henri Thomas

de Maxime CARON

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 15/06/2005 | 15,00 €

Qui est Henri Thomas ? Certainement, parmi les écrivains de langue française, un des meilleurs. Et un des plus singuliers, qui aura réussi le tour de force de rester longtemps " célèbrement " méconnu en quelque sorte, aussi bien des spécialistes de la chose littéraire que des lecteurs constituant le contingent de ce qu'on appelle le grand public. Et cela malgré une reconnaissance précoce de ses pairs (Gide, Herbart, Paulhan, etc.) et l'attribution (inaperçue) de nombreux prix littéraires. C'est d'autant plus étonnant que s'il y a un homme qui aura véritablement été l'écriture incarnée, c'est bien Henri Thomas. Mais c'est peut-être, après tout, pour cette raison. Il y a même lieu de se demander s'il n'a pas provoqué un peu lui-même cette méconnaissance, pour peu que l'on se reporte à ce qu'il avait écrit à Jean Paulhan en 1943 à l'âge de 31 ans : " Je crois que le véritable écrivain est un homme qui fait effort pour se passer d'être connu - Et le faux écrivain, etc.

Mes chats

Mes chats

de Athénaïs MICHELET

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 01/03/2004 | 15,00 €

Difficile de dissocier la vie d'Athénaïs Michelet, épouse du célèbre historien et écrivain Jules Michelet, de celle des nombreux chats qui l'ont peuplée. Ainsi, rien de surprenant dans son désir de consacrer un ouvrage à ses fidèles compagnons, ouvrage qu'elle souhaitait à la fois personnel et scientifique. Ces précieuses biographies félines, au-delà de leur qualité littéraire indéniable, nous permettent également d'entrevoir la vie d'un des ménages littéraires les plus intéressants du XIXème siècle. Avec ce livre, Athénaïs Michelet occupe une belle et noble place dans le Panthéon de la littérature consacrée aux chats. Avec une sensibilité rare, elle fait revivre ses compagnons de toute une vie, en dressant de chacun d'eux un portrait vivant, tendre et singulier. Il y a dans ces pages bien des tonalités et des trouvailles dont n'aurait pas eu à rougir l'auteur des Dialogues de bêtes. Presque cents ans après leur parution, en 1906, il était temps de ressusciter ces chats enchanteurs.

Plume lettre a un chat disparu

Plume lettre a un chat disparu

de claude ANSGARI

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 13/09/2001 | 12,00 €

" La nuit est tombée sur l'appartement vide. Aucune étoile ne brille dans le ciel noir. Tu n'est plus là. Tu étais si présente. Partout où je me tenais, je te trouvais: tout près. Je t'écris une lettre que tu ne liras jamais. Tu ne savais pas lire. Ni écrire. Tu déchiffrais les signes mystérieux du monde. Les yeux ouverts. Les yeux fermés. Dans le plissement de ta sagesse infinie. Infinie et modeste. Tu connaissais le mouvement des astres et le langage des oiseaux. Tu écoutais le silence. "

Sous la forme d'une lettre de tendresse, Plume évoque la vie et la mort d'une chatte, la douleur de la perte et de l'absence, et pose, par l'expérience d'une connivence vécue, le problème de l'âme des bêtes. Ce récit touchera les amoureux des chats et plus profondément attachés, à un moment de leur vie, à un animal familier.

 

CHANTS DE L'ÂME ET DU COEUR

CHANTS DE L'ÂME ET DU COEUR

de Khalil GIBRAN

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 18/03/2000 | 13,00 €

Ces Chants de l'âme et du coeur de Khalil Gibran s'inscrivent dans la grande tradition lyrique arabe. Le mysticisme de ses récits en prose trouve ici une expression plus onirique, nourrie par une liberté poétique qui entremêle des influences occidentales et orientales. Car si ces « chants » semblent imprégnés d'une ancienne sagesse, ils n'en demeurent pas moins, comme la plupart des textes de Gibran, d'une saisissante modernité. Comme la musique de Beethoven, ils jaillissent du coeur pour pénétrer dans le coeur, et s'apparentent au Mariage du ciel et de l'enfer de William Blake. Car l'art de Gibran réside en sa capacité à transmettre des vérités éternelles d'une façon telle que le lecteur a le sentiment de se promener en une forêt familière. Il sait apaiser l'esprit en l'embrasant.

Ces poèmes de Gibran sont accompagnés de calligraphies de Salih.

Fou de marie

Fou de marie

de Pierre TANGUY

La part commune (PART COMMUNE (LA)) | Paru le 05/11/1999 | 12,00 €

Véritable « idiot du village », Salaün ar fol (Salomon le fou) se balançait aux branches d'un arbre en acclamant la Vierge Marie. On est en Bretagne au XIVe siècle, pendant la guerre de Succession, et des merveilles survinrent à la mort du fou.

Dans un texte épuré, Pierre Tanguy redonne vie à ce personnage, dont l'histoire a bercé son enfance près du sanctuaire marial du Folgoët. Sous sa plume, Salaün ar fol rejoint toutes ces figures d'hommes et de femmes, victimes des guerres ou de l'exclusion.
L'auteur y voit aussi un modèle d'ascétisme « franciscain », dans la longue tradition chrétienne du dépouillement et de la recherche de Dieu, au plus près des éléments et de la nature.

Petite

Petite

de Carole BRESSAN

LA PART COMMUNE (PART COMMUNE (LA)) | Paru le | 14,00 €

« Petite », résonne comme un sobriquet, ou la façon la plus aisée de distinguer la plus jeune de son aînée. Pénélope est une femme-enfant qui se sent attirée par la lumière. Elle relate ici, troubles et expériences de l’enfance ou survenus à l’âge adulte. Ce récit s’inscrit dans une déambulation entre ombre et lumière, entre rêve et réalité, contrasté de mystérieuses oscillations :
« J’ai appris à scruter le vivant, à le toucher de tout mon cœur. La nature offre des spectacles où l’ennui n’existe pas et elle m’a permis de me réaliser face aux noirceurs qui m’attiraient. J’ai toujours voulu tout voir ! Il me fallait le beau pour chasser le laid. »