l'autre LIVRE

OTRANTE

Salon 2019 : Retrouvez cet éditeur sur le stand C29

Mazeppa, suivi de La Fiancée d'Abydos

Mazeppa, suivi de La Fiancée d'Abydos

de Lord BYRON

hors collection (OTRANTE) | Paru le 01/09/2019 | 15,00 €

1819-2019 - Bicentenaire de la parution de Mazeppa, en juin 1819, et de sa traduction en français, en septembre 1819

Ce nouveau volume consacré à Byron propose la traduction de Danièle Sarrat de deux poèmes ayant joué un rôle bien particulier dans l’histoire du romantisme français : La Fiancée d’Abydos, premier poème de l’auteur à avoir été traduit en français, tragique, oriental et passionné ; et Mazeppa, haletante chevauchée entre la Russie, l’Ukraine et la Pologne, et premier poème de Byron à avoir été traduit en français immédiatement après sa parution en anglais, il y a tout juste deux cents ans.


Edition bilingue, traductions nouvelles de Danièle Sarrat, agrégée d’anglais, traductrice et vice-présidente de la Société Française des études byroniennes.

Traité du paysage moderne

Traité du paysage moderne

de Damien ZIEGLER

hors collection (OTRANTE) | Paru le 14/05/2019 | 28,00 €

Peinture, littérature, musique, mise en scène, philosophie, sciences, cinéma.

Après deux essais consacrés au cinéma, Damien Ziegler propose dans ce traité une approche renouvelée des concepts de nature et de paysage et invite le lecteur / spectateur à contempler un monde proche et familier, dont l’histoire fait écho à la sienne propre.

Au lieu de les exclure, science et philosophie du XXe siècle offrent à l’histoire naturelle et à l’histoire humaine de se rejoindre en un paysage, non plus indifférent et opaque, mais dorénavant fondé sur le concept, familier des économistes, de destruction créatrice. L’homme retrouve ainsi sa place au sein du cosmos, celle du juste milieu, du proche / lointain, et est à nouveau capable d’habiter le monde dans une urbanité réinventée où ponts, jardins et piscines constituent les lieux d’un accueil idéal.

L’intégralité de l’histoire de la représentation du paysage dans les arts (peinture, musique, mise en scène, cinéma) et la littérature est ainsi revisitée, de l’œuvre des pionniers jusqu’aux créateurs contemporains. Léonard de Vinci, Patinir, Turner, Cézanne, Mondrian, August Macke, Dali, Magritte, David Hockney,Bach, Mahler, Richard Strauss, Sibelius, Debussy, Schoenberg, Terrence Malick ou Michel Tournier, ainsi que quelques grands noms des sciences et de la philosophie, sont ici convoqués à la visite de ce paysage nouveau et enfin véritablement moderne.


Docteur en études cinématographiques, Damien Ziegler poursuit une œuvre d’essayiste consacrée plus particulièrement au thème de la représentation du paysage dans l’art.

De Faust au Golem

De Faust au Golem

de Florian BALDUC

Essais (OTRANTE) | Paru le 15/02/2019 | 29,00 €

« Aux sources de », sources de la lutte ou de l’entrée dans un nouveau monde, ou quand mouvements de populations, traductions de textes inconnus et découvertes pré-scientifiques nommée magiques posent un improbable et parfait contexte historique et religieux. Histoire des idées, de la science ou des religions, des premiers siècles au cœur de la Renaissance, de la naissance à la chute d’un monde.

Tout a déjà été écrit, largement étudié, exploité, pour ne pas dire épuisé, le magicien n’a plus rien à nous apprendre. Et pourtant, certaines preuves retenues jusqu’à nos jours ayant il y a peu été rejetées et d’autres ajoutées, que savons-nous réellement de Faust?? Quant au Golem, colosse d’argile devenu familier, quelles sont les raisons de son existence ou de sa conception, de ses transformations, de sa mise en garde, et de son grand retour en protecteur du ghetto de Prague aux premières heures du XXe siècle?? 

« Contemporains de l’invention de l’imprimerie, ils en sont les produits. L’un n’ayant pas laissé le moindre écrit et devenu légende de par ceux de ses détracteurs, l’autre, intemporel, né du Verbe et posé par la littérature du libelle de sang en contemporain de Faust, prisonnier d’une Prague imaginaire. »

Entre invention de l’imprimerie, chasse aux sorcières, guerres de religions, Kabbale et hermétisme, persécutions, combinaisons de lettres et agencements mathématiques, accusations de crime rituel, recherche de la langue originelle, association du Juif au Diable et littérature du libelle de sang, tentons, sur la base des légendes, de recherches et de documents récemment découverts, de comprendre qui ou ce que sont Faust et Golem, compagnons de route d’un Saint-Empire de la Renaissance, unis par le mensonge et le sang et qui devaient bientôt fusionner. Et plus encore, essentiellement et tragiquement, de se demander?: de Faust au Golem, pourquoi??

« Le Golem, vous savez, n’a pas oublié. Il est là?! Mais le Nom qui pouvait lui donner vie en cas de besoin s’est envolé.
Faites quelque chose — si vous le pouvez?! »

« Nous dépendons tous, à la fin
Des créatures que nous fîmes. »

Cathédrales de poche. William Morris et l’art du livre

Cathédrales de poche. William Morris et l’art du livre

de Florence ALIBERT

Essais (OTRANTE) | Paru le 04/10/2018 | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

 

 

 

Comment changer la société et réenchanter le livre?? William Morris, scandalisé par la laideur des livres de l’époque victorienne, entend y parvenir en créant des livres inactuels et néo-gothiques, non pas simples pastiches des siècles passés mais inspirés des manuscrits médiévaux et des premiers incunables de sa bibliothèque personnelle. Livres qui, selon lui, doivent tendre vers la perfection et incarner l’idéal voulu par John Ruskin, à l’image de l’une des plus merveilleuses réalisations du private press movement, le magistral et testamentaire Kelmscott Chaucer, décrit par le peintre préraphaélite Burne-Jones comme une «?cathédrale de poche?».

 

 

 

Florence Alibert offre ici de découvrir ou de redécouvrir au fil de la vie et des ?uvres de l'artiste, la dernière croisade du peintre, dessinateur, homme politique, poète, architecte et imprimeur William Morris, qui séduira nombre de créateurs britanniques, belges ou allemands et ne donnera lieu en France qu’à de timides et partielles expérimentations. Cathédrale et imprimé fusionnent, le livre, à la conception architecturale, devient un tout harmonieux. Et alors qu’il l’évoque parfois avec légèreté, la «?petite aventure typographique?» de Morris, devenue projet de plus grande envergure, se pose comme une enclave possible contre les conventions de la modernité : «?Je voulais imprimer quelques beaux livres. Et je voulais m’amuser. Et je peux dire que j’ai fait les deux.?»

 

 

 

Docteur en esthétique et philosophie de l’art, conservateur des bibliothèques, Florence Alibert est maître de conférences à l’Université d’Angers. Ses recherches portent sur les publications du private press movement en Europe autour de 1900 et sur la numérisation des collections patrimoniales.

 

Si rien ne demeure

Si rien ne demeure

de COLLECTIF

hors collection (OTRANTE) | Paru le 15/03/2018 | 34,00 €

« Aimer les Fleurs aux dangereux parfums »

Du sourire dérobé au froissement d’un tissu, du souvenir d’une rose, d’un regard, d’une ondine, du premier émoi au secret des coussins, de la première étreinte au tout dernier hommage, quelques milliers de vers parmi les plus précieux, délicats ou fougueux mots d’amantes.

Sélection de près de quatre cents poèmes, de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle au coeur des années folles, un demi-siècle de poèmes de femmes, et de femmes uniquement, vers d’amour, vers saphiques, vers d’adieu, de Marceline Desbordes-Valmore à Lucie Delarue-Mardrus, de Judith Gautier à Renée Vivien, d’Anna de Noailles à Natalie Clifford Barney et quelques autres plus discrètes.

« Etrange souvenir que le parfum précise »

« Car la nuit est à nous comme à d'autres le jour »

Saint-Léon, histoire du seizième siècle

Saint-Léon, histoire du seizième siècle

de William GODWIN

hors collection (OTRANTE) | Paru le | 34,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

 

 

 

 

 

Seizième siècle, dans une Europe déchirée par les guerres, entre réforme protestante et terreur de l’Inquisition, Saint-Léon, aristocrate déchu et ruiné au jeu obtient d’un mystérieux étranger les secrets de la pierre philosophale et de l’élixir de vie. Maudit, il est contraint à la fuite et à l’errance, de la France à l’Espagne en passant par l’Italie, l’Allemagne ou la Suisse, échappant aux prisons de l’Inquisition ou à la vindicte du peuple et croisant finalement en Hongrie la route d’un sanguinaire prince de Transylvanie.

 

 

 

En 1799 William Godwin, père de Mary Shelley qui écrira quelques années plus tard Frankenstein, livre un roman philosophique ou initiatique. Quelque part entre le Juif Errant, le mythe Rose-Croix, Cagliostro, Faust et le Paradis Perdu, Saint-Léon pose les bases du personnage de «?l’errant gothique?». Source du Melmoth de Maturin, ce premier roman «?gothique rosicrucien?» servira de modèle à ses successeurs, de Shelley à Bulwer-Lytton en passant par Balzac et bien d’autres.

 

Fantasmagoriana, ou recueil d'histoires d'apparitions de spectres, revenants, fantômes, etc.

Fantasmagoriana, ou recueil d'histoires d'apparitions de spectres, revenants, fantômes, etc.

de COLLECTIF

hors collection (OTRANTE) | Paru le | 27,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

 

 

 

Première réédition complète de l'une des sources d'inspiration attestée pour Frankenstein. L'histoire est connue : le 16 juin 1816, bloqués depuis trois jours par la tempête, les occupants de la villa Diodati lisent un recueil de contes fantastiques allemands. Byron lance alors à ses amis un défi anodin : chacun d'eux devra écrire une histoire de fantômes.

 

 

 

Mentionné dans la plupart des ouvrages critiques et cité par Mary Shelley dans ses préfaces de Frankenstein de 1818 et 1831, Fantasmagoriana présente huit nouvelles allemandes traduites par J.B.B. Eyriès, de L'Amour muet à La Chambre noire, en passant bien évidemment par Les Portraits de Famille et La Morte Fiancée.

 

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

La Vampire, ou la Vierge de Hongrie

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | Paru le | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

En 1825, soit onze ans avant Théophile Gautier, le baron de Lamothe-Langon met en scène la première morte amoureuse et la première véritable femme vampire de la littérature française.

Un cadre gothique proche des romans d’Ann Radcliffe, des soldats de retour des campagnes napoléoniennes, un pacte de sang trahi, un château en ruine, des présages, revenants et victimes dont on a aspiré la vie.

Un demi-siècle avant Le Fanu puis Stoker et que la littérature n’invente un vampire suceur de sang aux dents pointues, La vierge de Hongrie présente une immortelle dame au linceul, beauté ensorcelante revenue de la tombe, qui déchaîne les éléments, erre, flotte ou vole, et poursuit la mission qui lui a été confiée en semant la mort.

Première œuvre de fiction à mentionner les traditions des pays de l’Est et à décrire les méthodes de destruction d’un vampire, ce roman est sans conteste celui qui offre la description la plus fine et la plus fidèle de la figure du vampire et de la morte amoureuse.

Roman suivi de la traduction inédite des cinq chapitres relatifs aux superstitions transylvaniennes de l’ouvrage d’Emily Gerard, Le Pays par-delà la forêt. Somme extrêmement dense de légendes et croyances de l’Est dans lesquelles Bram Stoker a notamment puisé pour la rédaction de son Dracula.

Parfaitement fidèle au mythe de la Morte Fiancée, Lamothe-Langon livre un texte romantique qui devrait séduire les amateurs de littérature fantastique ou gothique, proche des récits de Gautier ou de Nodier et qui préfigure les Carmilla ou autre Dame au linceul de la fin du siècle.

Gemmalie, et autres Corinthiennes

Gemmalie, et autres Corinthiennes

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | Paru le | 20,00 €

[présentation du livre sur le site de l'éditeur]

Ce fut à cette lueur effrayante qu’enivré par la fureur du combat, je crus voir... je vis peut-être une femme d’une beauté ravissante... elle était sans armes et sans défense au milieu du danger qui l’environnait de toute part ; mais loin de paraître inquiète, une joie frénétique brillait sur son visage ; elle parcourait les rangs avec rapidité, volant partout où la mort était la plus certaine. Je la voyais bravant le mousquet et le cimeterre, saisir indifféremment le bras d’un musulman ou d’un chrétien, diriger le fer dont il était armé vers le sein de son ennemi, l’y plonger sans frémir, et teint de sang, l’en retirer pour immoler une nouvelle victime. Oubliant ma sûreté et ma vie, je ne songeais plus à combattre ; je voulais joindre cette beauté fatale aux deux partis, pour m’assurer qu’une vision n’abusait pas mes sens, mais toujours des chariots, des canons renversés, des soldats entassés et expirants me séparaient d’elle ; cependant mes efforts attirèrent ses regards, en me voyant un rire effrayant errait sur ses lèvres... « Guilford, me dit-elle, pense à Gemmalie... moi, je ne t’oublierai jamais. » (Extrait de Gemmalie)

Gemmalie, court texte anonyme paru en 1825, se présente comme une version féminine du Vampire de Polidori, imite Le Siège de Corinthe de Byron et met en scène une créature maléfique proche des récits de l’Antiquité et des contes des Mille et une Nuits.

Suivi de sept textes de Philostrate, John Keats, Les Mille et une Nuits, Collin de Plancy, E.T.A. Hoffmann, Alphonse Le Mire, et un anonyme.

Ce sont des espèces de sirènes selon les uns ; d’autres les comparent aux gholes de l’Arabie. (Collin de Plancy)

Colliers de velours, parcours d'un récit vampirisé

Colliers de velours, parcours d'un récit vampirisé

de COLLECTIF

Collection Méduséenne (OTRANTE) | Paru le | 30,00 €

[texte de présentation du livre sur le site de l'éditeur]

Recueil de treize nouvelles, dont deux inédites. La plus célèbre revenante ou morte amoureuse de l’époque romantique, quelques années avant celle de Gautier ; le plus grand cas de plagiat littéraire du 19e siècle.

Préface de Valery Rion, de Marine Le Bail et de l’éditeur. Traductions de Seamus Wentzel.

Un inédit majeur : la première traduction française de la nouvelle fantastique d’Horace Smith.

Femme désirée, créature fantasmée qui méduse d'un regard ; née d'un songe puis rencontrée un soir au pied de l'échafaud. Chimère ou tentatrice qui mène au suicide, à la folie ou à la mort.

Comment une simple brochure religieuse du début du 17e siècle, devenue récit fantastique, réussit-elle, de réécriture en réécriture, à traverser le temps jusqu’à nous et à devenir le cas le plus célèbre de récit vampirisé ?

De 1613 à nos jours, sur les traces de L'Etudiant allemand de Washington Irving en passant par Alexandre Dumas, Pétrus Borel, Henri de Latouche, Joseph Méry, Gaston Leroux, Paul Lacroix et son manuscrit d'ébauche pour Dumas... Du Paris du dix-septième siècle au Londres de Tyburn Tree, avant de revenir au Paris de la Révolution et, au détour d’une rue ou d’un échafaud d’y croiser Madame du Barry, Danton ou Charlotte Corday.

Préface et documents en annexe (La Légende dorée, Collin de Plancy, Les Commentaires d'Ovide, ...) un inédit majeur et l’histoire, qui se mêle et se confond avec celle de Charlotte Corday, du bien réel étudiant allemand de 1793.

Memento mori

Memento mori

de COLLECTIF

Le Voyageur enthousiaste (OTRANTE) | Paru le | 27,00 €

La célébrité de la Danse macabre a suscité de nombreuses oeuvres et de grands poètes et écrivains ont repris le thème dans leurs ouvrages, Théophile Gautier, Flaubert, Baudelaire, Goethe, Heinrich Heine et Schiller par exemple, ainsi que des anonymes. Apparaissent alors de nouveaux personnages, le Juif errant, Satan, Faust, Don Juan… S’ennuyant dans leurs sépulcres et quittant leurs «?noirs tombeaux?», leurs «?caveaux humides?», les défunts dansent une carole au son des rebecs, des psaltérions, des lyres ou de luths faits d’ossements, entraînant les vivants dans une ronde folle qui n’est pas sans rappeler celle des danseurs de Kolbigkl, damnés pour avoir dansé dans une église selon une légende médiévale.

Cette anthologie fait revivre et transmet un patrimoine séculaire largement tombé dans l’oubli, l’époque contemporaine ayant bien d’autres soucis. Pourtant, n’est-il pas réconfortant de constater qu’il y a longtemps les défunts se préoccupaient du sort des vivants, venaient les conseiller et même les défendre?? Il est, certes, des morts dangereux, mais ils ne sont heureusement pas légions. Que par leurs messages enténébrés ces textes charment le lecteur et piquent sa curiosité?!

Extrait de l’avant-propos, Claude Lecouteux.

Claude Lecouteux est professeur émérite de littérature et civilisation du Moyen Age de l’Université de Paris iv-Sorbonne et auteur de nombreux ouvrages sur les êtres et créatures de la mythologie populaire, les mythes, contes, légendes et croyances touchant aux morts et à la mort.

Anthologie de trente ballades, poèmes et nouvelles autour des Danses macabres dans la littérature du dix-neuvième siècle. De 1813 à 1899, textes de Goethe, Théophile Gautier, Jean Richepin, Charles Rabou, Jean Lorrain, E.-L. de Lamothe-Langon, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire et quelques autres, dont trois textes inédits provenant d'un manuscrit anonyme du dix-neuvième siècle.

La Danse des morts que Flaubert écrit quand il n'a que seize ans est ici présentée annotée des variations et corrections du manuscrit original.

Ouvrage enrichi de huit illustrations hors texte à pleine page en annexe.

Fantaisies Hoffmaniennes - 1

Fantaisies Hoffmaniennes - 1

de COLLECTIF

Le Voyageur enthousiaste (OTRANTE) | Paru le | 40,00 €

Transformations, Visions, Elixirs, Ombres, Pactes, Violons, Metempsychoses et autres choses.

Recueil de trente-cinq nouvelles fantastiques dans le goût d’Hoffmann, connues, oubliées ou inédites : de pactes en ombres ou reflets perdus, visions, folie, métempsychose, magnétisme, âmes volées, objets animés, sonates, violons enchantés, musiques du diable et autres figures de la littérature fantastique de l’époque romantique.

De 1813 à 1875, deux volumes de textes de E.T.A. Hoffmann, Adelbert von Chamisso, Alphonse Brot, Samuel-Henry Berthoud, Guy de Maupassant, Honoré de Balzac, Gavarni, Hans Christian Andersen, Jules Verne, Jules Janin, Aloysius Block, Emile Morice, Abel Hugo, Edouard de Puycousin, Léon de Wailly, Robert MacNish, Charles Rabou, S. Duffau, Théophile Gautier, ainsi que deux textes inédits provenant d’un manuscrit anonyme du milieu du XIXe siècle.

Définition. Fantaisies musicales : pièces musicales de forme libre. Fantaisies littéraires : œuvres dans lesquelles l’auteur donne libre cours à son imagination.

« Vous êtes assis dans un grand fauteuil, les pieds sur les chenets ; près de vous votre table de travail ; sur un tabouret votre chien ou votre chat ; vos chaises rangées à leur place ordinaire ; vos rideaux fermés ; dans l’alcôve, votre lit déjà prêt et la couverture faite ; dans les chambres voisines, vous entendez aller et venir les gens de la maison, dans la rue, rouler les voitures ; partout enfin vous êtes entourés de choses et de bruits qui vous rappellent la vie de famille, le monde, la civilisation. Où la fantaisie pourrait-elle trouver à se nicher ? Où va-t-elle se placer ? Où ? sous votre bonnet de coton même que vous venez d’enfoncer sur vos deux oreilles en vous mettant au lit. C’est là qu’elle s’établit pour troubler vos idées et fasciner vos regards. Voyez, voici déjà dans votre feu des images de toutes sortes de choses, des maisons, des châteaux, des clochers étincelants qui grandissent, grandissent à vue d’oeil, puis des pétillements singuliers ; vous levez les yeux au plafond ; quels bizarres reflets, ou plutôt quelles figures étranges y flottent entrelacées ! Comme tout tremble et s’agite dans votre chambre ; et là-bas, dans ce coin, près de ce meuble qu’on ne dérange jamais, il y a, est-ce une erreur, une illusion ? non, il y a quelque chose qui brille : ce sont comme deux yeux ! ils vous regardent ! Chut. Vous entendez marcher ! c’est un bruit de pas !... » (Choix de Contes, Nouvelles et Fantaisies d’Hoffmann, article de Saint-Marc de Girardin in Journal des Débats, 17 juillet 1829.)

à A. peut-être en vers

à A. peut-être en vers

de Stéphane MALLARMÉ

hors collection (OTRANTE) | Paru le | 34,00 €

Nouvelle édition du manuscrit titré Tombeau d'Anatole.


En septembre 1898 Mallarmé meurt brusquement, laissant, à Valvins et Paris, œuvres et papiers divers, dont une petite chemise aux plats cartonnés rouges qui contenait deux cent douze feuillets, écrits en 1879,liés à la maladie et au décès de son fils. L’ensemble, relié plus de soixante années plus tard, fut titré Tombeau d’Anatole.

Leur contenu elliptique, jusqu’à présent publié dans l’ordre dans lequel il fut retrouvé – bien que divers accidents en aient rendu l’agencement incertain, juxtaposant des pages de façon aléatoire et multipliant les difficultés – imposait une nouvelle tentative de lecture et d’ordonnancement.

Cette nouvelle édition du manuscrit reproduit, au plus près du document original, tout ce que le poète a tracé (mots, signes et traits), et redéploie les feuillets en s’efforçant, par la comparaison des multiples graphies, d’en cerner le temps de rédaction.

Ainsi ajusté et réétudié, l’ensemble se révèle écrit aussi bien du vivant de l’enfant qu’après son décès. Mallarmé, luttant contre la mort, devance la disparition en une série de tentatives composites, esquissant les trois parties d’un plan, préfaces, préludes, pensées ou échos des paroles d’une famille meurtrie. En page de titre, la force de la seule adresse du poète à Anatole, à A. – hymen père et fils – peut-être en vers, ouvre d’autres chemins que celui d’un tombeau littéraire.

De l’assemblage de textes jusqu’à présent disjoints, une approche se construit, des questionnements surgissent.


Feuillets annotés et commentés, précédés de trois lettres inédites d’Anatole à son père, et suivis de onze pages extraites du Livre, d’un lexique comparatif, d’une chronologie détaillée de l’année 1879, de pour un nom sans tombeau de Mary Shaw et François Cornilliat,et de Tessères, 211 fragments d’un journal d’études de Pierre Magnier.