l'autre LIVRE

LUNATIQUE

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand D02

Éditions Lunatique est une toute petite maison bretonne, qui s'intéresse essentiellement à la littérature contemporaine, romans et nouvelles de fiction (en recueil ou à l'unité), dont le propos, la tournure ne s'inscriraient pas aisément dans une ligne éditoriale stricte. Certains ouvrages présentent une liberté de ton et de pensée qui, sans être provocante, prend parfois la morale à rebrousse-poil. Lunatique ne cherche pas des textes qui vont choquer, ce n'est pas le propos ; mais ébranler ou faire réfléchir (revue de presse).

En 2015, Lunatique a repris la franchise Le Cafard hérétique : textes courts, poésie, pamphlets, textes en VO (+ traduction), creuset d'une littérature souvent empirique, et toujours aussi exigeante.

La collection 36e Deux Sous propose des textes courts (très courts), chics et pas chers.

Dos au mur est dédiée aux albums illustrés. Abordant des sujets parfois difficiles, elle s'adresse aux jeunes et moins jeunes lecteurs.

Parler debout intègre des récits flirtant avec la politique, la philosophie, la sociologie, la religion, et tout ce qui remue les méninges.

 

Plusieurs titres se sont fait remarquer :

  • Mailles à l'envers (Marlene Tissot) faisait partie des 16 titres mis à l'honneur lors du 21e Festival du premier roman (Laval, 2013) et a représenté la France au Festival européen du premier roman de Kiel (Allemagne, 2013).

  • La même année, Funambules (Julia Germillon) a obtenu le Prix 2013 du premier roman du Lions Club (District Ile-de-France Ouest).

  • Puis, ce fut au tour de La toute petite fille monstre (A. S. Nebojša) d'être fêté lors du Festival du premier roman (Laval, 2014).

  • En 2015, Tout pour Titou (Violaine Bérot) obtenait le prix SAD (Clermont-Ferrand).

  • En 2016, Le Strudel aux pommes (A. Nebojša) a été récompensé du Prix de la nouvelle salée au Pouliguen.

  • La même année, Prête-moi ta plume (Raymond Penblanc) arrivait 2e finaliste au prix Pierre Jakez Hélias (décerné par l'association des écrivains bretons).

  • En 2017, La Mort embrasse mal (Philippe Vourch) a reçu le prix Cita'Livres, et Le Poids du monde (Marlene Tissot) a décroché le prix Livresse (décerné par les lycéens de Cordouan, Royan).

  • En 2018, deux recueils de nouvelles, Je jus homme autrefois (Sarah Taupin) et L'Heure du poltron (Marie Frering) font partie des quatre finalistes du prix Boccace, qui sera attribué à l'unanimité à L'Heure du poltron.

  • Passerage des décombres (Antonin Crenn) remporte quant à lui le prix Livresse. 

Certains ont également fait parler d'eux dans la presse nationale : Le Monde, L'Express, Libération, XXI, Paris-Match (Danse avec Jésus, Tout pour Titou, La toute petite fille monstre, Mailles à l'envers, Pas moins que lui, Jehanne, Le Collège de Buchy, Les Murs, La Ritournelle, L'Heure du poltron), Technikart (Esthétique du viol), Le Matricule des anges (Ma (dé)conversion au judaïsme, Je suis une usine, Protection rapprochée).

 

Adresse : 10, rue d'Embas
35500 Vitré
Site web :http://www.editions-lunatique.com
Courriel :nous contacter
Diffusion :AMALIA Diffusion
Distribution :AMALIA/GD8 Courses
Forme juridique :SAS
Racine ISBN :9791090424
Nombre de titre au catalogue :90
Tirage moyen :500
Spécialités :Romans, nouvelles, albums illustrés, récits, jeunesse, essais, revue
Mon jeune grand-père

Mon jeune grand-père

de Philippe ANNOCQUE

Parler debout (LUNATIQUE) | Paru le 09/11/2018 | 20,00 €

Philippe Annocque s’est appliqué à déchiffrer les cartes postales que son grand-père, Edmond, adressait à ses parents alors qu’il était prisonnier de guerre en Allemagne, de 1916 à 1918. Ses mots d’aujourd’hui — explications, réflexions, exclamations, questions — se mêlent à ceux écrits pour dire, 100 ans plus tôt, le rien des jours qui se succèdent indéfiniment et se ressemblent infiniment. Mais, le rien n’est pas anodin, et le prisonnier de guerre, contraint par la censure, occupe de son écriture resserrée jusqu’à l’illisible l’espace restreint des cartes, pour dire tout simplement qu’il est vivant.

Dans Mon jeune grand-père, l’auteur superpose sa lecture à ce qu’il retranscrit, et cette lecture aussi il la donne à lire.

Le Héros et les autres

Le Héros et les autres

de Antonin CRENN

romans (LUNATIQUE) | Paru le 22/10/2018 | 8,00 €

Fin observateur du monde qui l’entoure, Martin se pose beaucoup de questions, aussi, cherchant des explications à tout, élucubrant de savantes ratiocinations, scientifiques, mathématiques, logiques. Le monde de Martin est ainsi clair comme de l’eau de roche — cette même eau vive qui serpente dans le square, et dans laquelle se noient les beaux garçons. 

Un livre simple sur des choses compliquées.

Le Cafard hérétique HS 2

Le Cafard hérétique HS 2

de COLLECTIF

Revue (LUNATIQUE) | Paru le 22/06/2018 | 15,00 €

Ce hors-série du Cafard hérétique ne serait pas, sans l’engouement et la persévérance de Brigit Wettstein, fondatrice des éditions Pearlbooskedition (Zurich), qui a publié en 2014 Die Versuchung des Malers, et en 2015 Bilder von Malers (AQ-Verlag, 1981), réalisant ainsi le rêve de Martin Disler (1949-1996), artiste peintre et sculpteur suisse connu pour avoir fait partie des  « Nouveaux fauves », d’accéder au statut d’auteur.

  • Martin Disler, peintre
  • Martin Disler, auteur
  • Martin Disler, redécouvert

 

All The Things You Are

All The Things You Are

de Corine POURTAU

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 20/06/2018 | 4,00 €

Y avait pas plus jolie fille au Jackson’s que Minnie Waterfield. Les soirs où elle y chantait, y avait tant de monde, tant de types rassemblés au pied de la scène, qu’on aurait pu croire que tous les gars de Tremé et des autres quartiers s’étaient donné le mot. Y avait même des Blancs. Pour être sûrs d’avoir une place, on arrivait très en avance. Bien plus en avance qu’au boulot, ça… 

 

Tremé, quartier mythique de La Nouvelle-Orléans. C’est là que tous les soirs, Minnie Waterfiled monte sur la scène du Jackson’s, un de ces clubs de seconde zone « qui fleurissent au fond de ruelles sans réverbère, juste pour que des pauvres types qu’ont jamais su ce que rêver veut dire se rassurent, en constatant qu’ils ne sont pas les seuls ». Et des hommes, blancs, noirs, elle en fait rêver, Minnie Waterfield, dans sa robe de lamé bleu. Jusqu’au drame. Un musicien jaloux, on n’a jamais bien su, et la police n’a pas cherché longtemps non plus. Après tout, « c’était qu’une fille noire comme toutes les filles noires de Tremé, qui comptait juste pour des types [...] qu’ont simplement besoin d’un peu d’évasion, le samedi soir, au pied d’une scène, dans la fumée des cigarettes, avec leur costume du dimanche qui sent la naphtaline… »

Un pur hasard

Un pur hasard

de Thierry BODIN-HULLIN

romans (LUNATIQUE) | Paru le 24/05/2018 | 8,00 €

Plongée dans le monde fascinant des jeux de stratégie, Un pur hasard est avant tout l’histoire d’un homme, Paul Hébert, inventeur du jeu de pions, dont les règles s’inspirent des échecs, de l’Othello, des dames, du go et de tant d’autres encore. Mais voilà que ce maître absolu régnant sans partage depuis dix ans sur les 121 cases de son pionnier disparaît, laissant son plus grand admirateur et aussi ami fidèle — dans l’expectative. C’est alors qu’il le convoque dans la chambre d’hôtel où il se terre pour lui exposer les règles du nouveau jeu auquel il s’adonne sans relâche, un jeu où sa santé mentale est en jeu...

 

L’argent ? Oui, le jeu lui avait permis d’en gagner beaucoup, mais il ne courait pas après. Pas plus après la gloire qu’il trouvait indécente. Il m’avait avoué un jour que le succès le gênait, qu’il trouvait les louanges bien exagérées, et s’étonnait qu’on puisse célébrer un homme qui avait pour seul mérite Sa maîtrise du jeu de pions était exceptionnelle. Il en avait été l’inspirateur, il en était devenu le maître absolu. En dix ans, personne n’était parvenu à le battre. Mais il ne manquait pas de transmettre sa connaissance et de confier les moindres subtilités du jeu. Il en avait décrit la complexité, partagé les analyses, bâti les théories et les méthodes, et avait favorisé son rayonnement.

Je vous embrasse

Je vous embrasse

de Pascale PUJOL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 24/04/2018 | 6,00 €

Un homme, une femme, et Paris pour décor de cette histoire d’amour languissante. Jeu de séduction, jeu d’illusions, plein de promesses non dites, de gestes attendus et de baisers espérés. Mais, la belle n’est pas bête, et se rebelle. Mots vengeurs, jamais rageurs, tout en délicatesse et subtilités de langue. Pascale Pujol dépoussière avec Je vous embrasse les codes courtois des amours galantes. Raffiné et non moins mordant, un régal d’insolence bienséante.

 

Le premier Je vous embrasse m’avait eue par surprise, les yeux d’un coup brouillés devant l’écran j’avais cru à une ouverture, une promesse, une reddition à sa mesure – discrète et guindée, prise dans ses codes bourgeois, étroite, mais réelle. D’autres avaient suivi, et j’en avais vite décrypté le sens. Une caresse, pas celle d’un amant mais plutôt d’un seigneur, d’un une flatterie qui ne disait ni Je vous aime ni même Je vous désire mais plutôt Aujourd’hui je suis d’humeur (à flirter) ou encore Vous me faites rire.

Le Cafard hérétique n° 10

Le Cafard hérétique n° 10

de COLLECTIF

Revue (LUNATIQUE) | Paru le 16/03/2018 | 15,00 €

Ce numéro s’est élaboré sur la base d’une sélection de tableaux de Gilles Ascaso et de Saïd Mohamed. Mêlant, avec la désinvolture qui lui est désormais coutumière, genres littéraires, thèmes et écritures, Le Cafard hérétique partage ses pages entre talents confirmés – qu’il lui plaît de suivre et d’encourager – et voix nouvelles, grinçantes ou graciles.

Le Cafard hérétique n°10 ne déroge pas à la règle : couleur (peinture), saveur (écriture)... que du bonheur (lecture) !

Frankentruc

Frankentruc

de Jeremy BANX & Étienne GOMEZ

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 13/03/2018 | 16,00 €

Le monstre créé par le docteur Frankenstein ne savait pas quoi faire. Il avait passé presque toute la matinée à se fabriquer des trolls en origami, après quoi, ayant épuisé son stock de feuilles, il s’était mis à regarder le plancher fixement pendant une heure. Le docteur Frankenstein était au désespoir.

— Mon monstre a besoin d’un compagnon de jeu ! s’écriat-il. Il faudrait que je lui fasse un petit ami.

Et c’est ainsi que de ce qu’il restait d’un rongeur de nature indéterminée, rapporté au château par Igor, le chat, le docteur Frankenstein créa pour le monstre un ami, à qui il donna le nom de Frankentruc. Les deux compagnons immédiatement s’entendent à merveille et font les quatre cents coups jusqu’au jour où, à cause d’un accident dans le laboratoire, ils mettent en miettes le pauvre docteur Frankenstein...

Jere my Banx croque l’actualité mondiale dans le Financial Times depuis une trentaine d’années. Il est également l’un des quatre fondateurs du premier site entièrement consacré à l’actualité quotidienne de la Grande Faucheuse, www.thereaper.rip.

L’Histoire de Tony Badass, le fou de jeux vidéo

L’Histoire de Tony Badass, le fou de jeux vidéo

de Marc TAUPIN-CLOZEL & Sarah TAUPIN

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 23/01/2018 | 14,00 €

Tony Badass ne sait pas bien lire, ça ne l’intéresse pas du tout. Tony Badass n’aime pas l’école. Il s’ennuie. Il s’ennuie tellement ! Il préfère de très loin être sur l’ordinateur et jouer, jouer, jouer nuit et jour...

Seulement, la vie n’est pas un jeu, Tony Badass va vite l’apprendre.

Jeté en prison, il réveille par inadvertance le bon génie Alfonsedodé.

Ce dernier va l’inciter à lire et à réfléchir.

Et si c’était le premier pas sur le chemin de la liberté ?

La Ritournelle

La Ritournelle

de Perrine LE QUERREC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 28/11/2017 | 12,00 €

Papa n’achète pas trop surtout pas d’emballages ou d’objets qu’il faudrait conserver, ces objets sont tous en vente libre. Du raisin par exemple achète du raisin c’est bien. Des tomates. Des plats cuisinés sans vaisselle. Oui. Eugen se redresse son attention attirée. Le vent a soulevé un vide. Un sac de plastique rosé, transparent, fripé. Il danse. S’envole, se tortille, plane, pavane, virevolte. Eugen ne le quitte pas des yeux, ébloui. Il le savait. Maman aussi. Ils le savent bien que chaque objet est magie. 

 

Eugen conserve accumule entasse des objets – tout : il ne jette rien. D’ailleurs, pourquoi faudrait-il jeter les objets ? Les objets sont magie. La question serait plutôt de savoir comment les ranger. Et Eugen qui garde tout peut-il seulement se ménager un espace vital ? Perrine Le Querrec remplit de mots le livre, casse les codes de la syntaxe, disloque les phrases pour mieux les plier à l’espace contraint de la page blanche, et crée une grammaire nouvelle qui bat la démesure d’une pensée compulsionnelle. Un roman forcément inclassable.

Les Bandits

Les Bandits

de Antonin CRENN

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 10/11/2017 | 14,00 €

Un père emmène seul ses deux enfants en vacances. La maison familiale, les enfants la connaissent par coeur, ils y passent tous leurs étés. Il n’y a pas grand-chose à faire là-bas, c’est la campagne. Une année, le père a une idée : ils vont traverser la France en train pour aller au bord de la mer, comme quand il était petit. C’est le début d’une grande aventure. « Le garçon et la fille comprennent que ce sera un voyage important pour eux aussi, mais ils ne savent pas pourquoi. Ils le sauront plus tard. Le père, lui, le sait sûrement déjà : il n’a pas choisi ce moment par hasard, il sait que chaque moment compte.»

Aimer de vivre

Aimer de vivre

de Jean-Claude LEROY

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 24/10/2017 | 10,00 €

J’étais seul et sans mémoire depuis cinq ou six années. Je ne savais plus quoi, mais il avait bien fallu l’oublier. Mon nom même m’apparaissait comme une résonance plutôt étrange, je l’avais perdu sans doute pour gagner celui de fleurs et d’astres que je distinguais nouvellement – le monde me devenait familier, m’engloutissait. La vieille maison dont j’avais hérité souffrait de désolation, j’y errais dans un étroit périmètre de pénombre, entre des murs gris et des objets surannés. Une atmosphère mélancolique m’imbibait comme un mauvais vin, une piquette prise à contre-coeur. Cependant je vivais en continuant de vivre, ne méritant plus que de l’habitude. Rien de triste, en somme, simplement la vie de presque tout le monde. L’hiver venait souvent, j’avais froid. Des heures durant je me tenais sur le seuil, assis sur la pierre d’entrée, comme à attendre. Ainsi ce jour.

Jean-Claude Leroy signe avec Aimer de vivre un recueil crépusculaire, étranger au monde frivole, hors du temps – ensorcelant. Son écriture, subtilement poétique, se fait lascive, tumultueuse, mélancolique, intranquille, pour ciseler cinq récits, brûlants et vacillants comme la flamme d’une bougie, où se croisent, s’aiment, se désirent et se déchirent des corps, des coeurs, des frères et des âmes sœurs.

Je fus homme autrefois

Je fus homme autrefois

de Sarah TAUPIN

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 24/10/2017 | 6,00 €

Cinq lieux, cinq époques, et autant de récits, aux résonances tantôt légendaires, tantôt séculaires, qui n’ont en commun que le talent de conteuse de Sarah Taupin. On rit, on pleure, on frémit, de plaisir ou de peur, mais jamais on n’oublie.

Je fus homme autrefois se décline en rancoeur, en argent, en trahison et en vengeance – toutes faiblesses qui aveuglent et ruinent, toutes bassesses qui font les grandes histoires.

Le Cafard hérétique n°9

Le Cafard hérétique n°9

de COLLECTIF -AUTEUR ET ILLUSTRATEUR

Revue (LUNATIQUE) | Paru le 13/10/2017 | 15,00 €

Le Cafard hérétique pousse le bouchon un peu loin. Revue d’expression littéraire déclarée, sans sujet ni genre de prédilection, sans même un thème autour duquel rallier les talents, jeunes ou confirmés, proposant des textes en version originale (OK, la traduction française est donnée en vis-à-vis, mais quand même?!) et le portrait de deux maisons d’édition indépendantes, dont l’une de poésie, essentiellement.

Richement illustré (photos, dessins, tableaux), ce dernier numéro fait aussi la part belle aux textes longs. De moins en moins brouillon, de moins en moins trash, de plus en plus sélectif et soigné dans le verbe autant que dans la mise en forme, Le Cafard hérétique prend toujours aux tripes. Et c’est très bien comme ça.

L'Heure du poltron

L'Heure du poltron

de Marie FRERING

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 10/10/2017 | 14,00 €

Dix récits, en époques et lieux différents, où tremblent les destins des personnages, où les événements franchissent en transfuges les frontières de l’intérieur et de l’extérieur, où le réel et l’irréel sont poreux, où les vies s’écartent de ce qui semblait être leur trajectoire.

« Il me reste un peu de temps pour glisser

dans d’autres destinées. En route ! »

 

Marie Frering est née en 1960 à Strasbourg. Son parcours est celui d’une autodidacte. Comédienne au théâtre, metteur en scène, réalisatrice radio, puis trois années à travailler dans l’humanitaire pendant la guerre en Bosnie et dans la reconstruction économique après la guerre, ses activités aujourd’hui sont plus tournées vers l’écriture et la dramaturgie pour des films documentaires. Elle a vécu à Sarajevo de 1994 à 1997. Elle est l’auteur de Désirée (Quidam Éditeur, 2008) et de L’Ombre des montagnes (Quidam Éditeur, 2008) .

Protection rapprochée

Protection rapprochée

de Fabien MARECHAL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 25/08/2017 | 6,00 €

Imaginons une société soumise à la peur — ici, celle née d’un chômage de masse, mais, sans doute, d’autres peurs peuvent aboutir au même résultat. Une société où la question de la sécurité en vient à saturer l’espace social. Or, étant toujours sujette à des failles, la sécurité est à renforcer, encore et toujours. Marc et Cécile reçoivent une lettre les informant qu’une annexe du commissariat va s’installer dans leur sous-sol. Marc est pleutre, c’est Cécile qui se rebelle contre le grignotage de leur vie privée, refuse le rôle d’épouse soumise aux décisions de son mari (qui sont des non-décisions, puisqu’il accepte tout) et s’interroge, à mesure que le fossé se creuse entre eux, sur ce qui les lie.

Pourquoi donc s’opposer au renforcement de l’arsenal protecteur ? Sauf, bien sûr, à avoir soi-même quelque chose à se reprocher… On devient vite suspect aux yeux des tenants de l’ordre mais, chose plus intéressante, y compris à ses propres yeux. C’est cette expérience que Cécile raconte, entre rébellion et acceptation. À mesure que la pression s’accentue autour d’elle (à cause de son mari, de son chef de bureau, des policiers), à chaque fois qu’elle refuse de se soumettre à une nouvelle mesure prise par Massard, c’est qu’elle a déjà intégré la précédente.

 

Né sous Georges Pompidou, marqué par une enfance dans un village agricole et une adolescence en bord de Loire, Fabien Maréchal habite encore sur la Terre, avec de fréquents voyages dans la Lune. Il s’étonne que l’exercice de la lucidité conduise à des situations narratives absurdes, et que les situations absurdes soient souvent celles qui traduisent le mieux notre monde — et, surtout, notre façon de le ressentir. C’est pourquoi la déraison ne laisse pas de place au mensonge, y compris vis-à-vis de soi-même. Par ailleurs, il écrit pour ne pas mourir de son vivant.

Les Souliers rouges

Les Souliers rouges

de Marie FRERING

romans (LUNATIQUE) | Paru le 13/06/2017 | 14,00 €

Que demandent ces paysans insoumis de la fin du Moyen Âge, qui s’insurgent autant contre les seigneurs que contre le clergé ? Un bouleversement social et spirituel. Le peuple n’en peut plus d’être malmené, accablé par les impôts, les taxes, le servage et le clergé qui spécule autant sur les céréales que sur les âmes. La guerre des paysans incarne une formidable et singulière révolution populaire qui chambarde les esprits autant que les corps.

« Sepp sortit un morceau de tissu bleu d’environ deux aunes et demanda à Gerson s’il accepterait d’y peindre leur emblème. Et que donc échangerez-vous contre cela ? répondit Gerson avec un sourire de connivence. Rien bien sûr ! dit Sepp. Le désir de justice et de liberté n’a pas de prix, et vous le savez bien ! Les deux hommes se prirent gravement dans les bras. Pour la première fois, Gerson l’orphelin sentit qu’il avait un frère. »

Dans ce roman, la langue sonne, elle figure le visage de cette époque à la manière des peintres et des graveurs. Des mots souvent agglutinés comme les êtres, une langue innervée d’oralité, infusée du génie des dialectes à produire des images.

 

Marie Frering est née en 1960 à Strasbourg. Son parcours est celui d’une autodidacte. Comédienne au théâtre, metteur en scène, réalisatrice radio, puis trois années à travailler dans l’humanitaire pendant la guerre en Bosnie et dans la reconstruction économique après la guerre, ses activités aujourd’hui sont plus tournées vers l’écriture et la dramaturgie pour des films documentaires. Elle a vécu à Sarajevo de 1994 à 1997. Elle est l’auteur de Désirée (Quidam Éditeur, 2008) et de L’Ombre des montagnes (Quidam Éditeur, 2008) .

 

Vertécon

Vertécon

de Bernard EDELMAN

romans (LUNATIQUE) | Paru le 13/06/2017 | 18,00 €

Quand son éditeur demande à Philippe, auteur sans succès, le sujet de son prochain roman, il lui répond : l’écriture, car il est persuadé que c’est en écrivant que l’on devient écrivain. Poursuivant sa quête de sincérité littéraire, il va tour à tour être confronté à la réalité (son quotidien : ses amis, Natacha son amour) ; à la fiction (l’histoire d’Héléna, un scénario commandité par un armateur grec, qui ne se remet pas de la disparition de sa femme) ; à un chat (son rival) ; à son imagination ; à ses réflexions... et à ses vieux démons.

Auteur de nombreux ouvrages, Bernard Edelman s’interroge ici sur l’écriture. Non sans dérision, Vertécon casse les codes du roman, dévoile les simulacres d’écriture, imbrique les histoires, les époques et les mots pour une anagogie des belles-lettres. Finalement, qu’est-ce que la réalité de l’écrivain, sinon un bon roman ?
 

Bernard Edelman est un philosophe et juriste français, spécialiste des problèmes de propriété littéraire et artistique et de droit d’auteur. Il est également avocat consultant et ancien maître de conférences à l’École normale supérieure, ainsi qu’à Polytechnique, l’EHESS et Sciences Po Paris.
Pour lui, seule l’écriture permet réellement de saisir tout à la fois l’humanité qui est en chacun d’entre nous, et la vie dans un espace de temps et de lieu que nous traversons pendant un instant durant lequel nous sommes de vivants terriens.

Le Manifeste du Zaporogue

Le Manifeste du Zaporogue

de Sébastien DOUBINSKY

Parler debout (LUNATIQUE) | Paru le 10/05/2017 | 10,00 €

Écrivains et lecteurs sont côte à côte dans cette quatrième guerre mondiale.
Armée de loqueteux et d’amateurs, au sort probablement semblable aux Républicains espagnols.
Mais, comme eux, déterminés.
On ne va pas laisser Lorca se faire fusiller une deuxième fois.
« Qui ? », demandent les Marchands, ironiques. Personne ne lit plus Garcia Lorca.
Mensonge.
Les vrais lecteurs le savent.
Ils savent encore d’autres noms. Des milliers, comme des étoiles lointaines.
Car, heureusement, certains Marchands sont aussi des vrais lecteurs et deviennent des passeurs.
Clandestins ou presque.
Parfois obligés d’être subventionnés pour survivre, de devenir mendiants.
Beaucoup meurent.
Certains sont rachetés et exterminés, ou vidés de leur âme.
Pillés.
La guerre, je vous dis.

Je suis une usine

Je suis une usine

de Yves LE MANACH

Parler debout (LUNATIQUE) | Paru le 10/05/2017 | 20,00 €

Le manuscrit de Je suis une usine est resté plus de quarante ans dans les papiers d’Yves Le Manach, à tel point qu’il en avait oublié jusque l’existence.
En 1973, son livre Bye Bye Turbin ! paraissait aux éditions Champ Libre, composé de notes et de textes écrits à la fin des années soixante, pour certains sur un coin d’établi, ou dans les chiottes de l’usine Sud Aviation, ou à l’heure du casse-croûte. Il avait quitté l’usine en 1970 pour s’installer à Bruxelles, avec sa compagne. C’est durant cette période qu’il a écrit ses « histoires d’usine », rue du Châtelain...

L’usine évoque abondamment, il est vrai, les violences et les frustrations trop longtemps contenues par ses « élus », tous les jours, tous les mois, toute la vie. Suffisamment pour expliquer que certains ne conçoivent d’autre liberté que l’irréparable. Ni d’autre échappatoire au monstre concentrationnaire que le monstrueux : « On ne s’étonnera pas si un jour les rêves nourris au plus secret d’eux-mêmes, rêves de violence, de mort,
de vengeance, d’amour et de totalité, viennent éclater dans la réalité. », nous prévient-elle.

Stéphane Prat

 

Né en 1942, Yves Le Manach grandit dans le quartier Sèvres Babylone (sur le Continent Contrescarpe dont les lettristes, puis les situationnistes, fréquentent les bistrots). « N’ayant pas compris comment l’on jouait au
jeu de l’égalité des chances », il échoue rapidement dans un centre d’apprentissage avant de se retrouver ouvrier ajusteur dans l’aéronautique, à Courbevoie.

 

Une Librairie en pays hostile

Une Librairie en pays hostile

de Michaël URAS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 4,00 €

Maurizio a quitté son village sarde pour les beaux yeux d’une touriste francaise, et voila` que l’ideÅLe le prend de rentrer au pays pour ouvrir une librairie ! Aidé de Giacomo, son ami d’enfance, avec qui il a correspondu toutes ces années d’exil, Maurizio, « un homme sans histoire, sans bruit, dans un pays où l’on crie pour se dire bonjour » va devoir affronter la rancune tenace et la redoutable défiance de ses compatriotes.

 

Michaël Uras vit près de Montbéliard et loin de Paris. Quand il n’est pas professeur de lettres, il écrit des romans. Des nouvelles, aussi. La preuve. Dans ses textes, il parle souvent des livres. De ceux qui obsèdent, de ceux qui aident a` vivre mieux, de ceux qu’il aurait voulu écrire.

Passerage des décombres

Passerage des décombres

de Antonin CRENN

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 3,00 €

La passerage des décombres prospère dans les terrains vagues et les abords des routes et des chantiers ; des coins plutôt tranquilles où jouer quand on est petit, où traîner quand on grandit, où rêver et se souvenir quand l’autre est parti.

 

Antonin Crenn vit et travaille à Paris. Il aime écrire à propos de silos à ciment, de tapisseries, de découpage administratif, de colonnes antiques et de désirs inavoués. Ses sujets de prédilection restent les châteaux forts, les ponts de chemin de fer, l’amour, et toutes les choses qui mettent plus de mille ans à disparaître.

Pour que demain vienne

Pour que demain vienne

de Corine POURTAU

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 03/03/2017 | 14,00 €

Les lendemains qui chantent, bien sûr que ça fait rêver. Surtout quand on est jeune, avec la vie devant soi. Seulement, avant que demain vienne, il y a la nuit ; blanche pour certains, qui ne trouvent plus le sommeil à force de mauvais rêves éveillés ; noire pour les autres, sans même une lueur d’espoir.


Corine Pourtau égrène ses histoires avec une cruauté gracile. Ses personnages voudraient bien grandir, surmonter les épreuves d’un passé difficile et atteindre l’âge adulte, mais la réalité est là, tapie dans les profondeurs de la nuit, prête à surgir, les surprendre, prête surtout à se repaître de ses cœurs tendres.

L'Ange gardien

L'Ange gardien

de Raymond PENBLANC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 04/02/2017 | 14,00 €

Lorsqu’il a étranglé la fille, elle se trouvait juchée sur sa table, jupe retroussée, cuisses écartées. A-t-on idée de grimper sur sa table quand on est élève à l’institution de la Mère-Dieu ? Ici, c’est genoux serrés et bouche cousue (ça devrait l’être, c’était comme ça, avant). 

Il s’en passe de drôles de choses dans l’enceinte de l’institution de la Mère- Dieu. Heureusement, l’ange gardien est là, qui veille sur tout le monde. Son grand oœuvre, tout compte fait, n’est peut-être pas de peindre des Christs...

Raymond Penblanc nous régale une fois de plus de sa prose affûtée, et nous offre en prime le sourire de L’Ange.

Vie de chien

Vie de chien

de Thierry MORAL & Bertrand ARNOULD

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 17/01/2017 | 14,00 €

Suite à une détonation, un toutou a sa mémère bascule dans une autre vie : une vie de chien. Au fur et à mesure de ses errances et de ses rencontres, il découvre un monde fait de multiples formes de violence.
À travers le regard décalé d’un chien perdu sont abordés : le terrorisme, la violence des laissés-pour-compte, les sévices institutionnels, la férocité des combats de chiens, l’inhumanité de la chasse,…

Ma déconversion au judaïsme

Ma déconversion au judaïsme

de Benjamin TAÏEB

Parler debout (LUNATIQUE) | Paru le 14/01/2017 | 14,00 €

Né d’un père juif et d’une mère non juive, j’étais, enfant, considéré comme juif par les non-Juifs, car je porte un nom juif, et non-juif par les Juifs : la religion juive se transmet par la mère. C’est sans doute pour mettre fin à cette contradiction que mon père a souhaité que je sois converti au judaïsme.

Avec sincérité et humour, Benjamin Taïeb raconte en détail son immersion dans le judaïsme, afin de mieux nous faire comprendre ce qui, aujourd’hui, motive son choix d’en sortir. Fort réjouissant, cet ouvrage n’en est pas moins instructif et documenté.

La Mort Embrasse Mal

La Mort Embrasse Mal

de Philippe VOURCH

romans (LUNATIQUE) | Paru le 18/11/2016 | 20,00 €

Quentin voit sa vie basculer le jour où il tombe amoureux d’une jeune fille de sa classe qui lui annonce tout de go qu’elle est atteinte d’un cancer.

La grogne des copains qui se sentent trahis, le conflit familial qui sourd et gronde à la maison, le chat du Vieux, les gâteaux de la Vieille, et Lilly, si vive, si belle et si mourante.

 

Philippe Vourch ne raconte pas une histoire d’enfance, il raconte l’enfance. Avec drôlerie et émotion, avec justesse et sensibilité, avec surtout beaucoup de talent.

Le Petit Garçon qui voulait son histoire

Le Petit Garçon qui voulait son histoire

de Hugues BRETON & Raymond PENBLANC

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 18/10/2016 | 12,00 €

Comme ce serait bientôt son anniversaire, le petit garçon de bientôt 5 ans voulut avoir son histoire de 5 ans. Il savait déjà écrire son prénom, et même son nom, il savait écrire les chiffres de 1 jusqu’à 10, et donc le chiffre 5 de ses presque 5 ans, et ce chiffre brillait plus que les autres, comme un beau caillou jaune au fond de l’eau. Mais jamais il n’arriverait à écrire à lui tout seul une histoire de garçon de 5 ans, et même de 4, de 3, ou de 2 ans. Comment faire ?

Monsieur Arroyo

Monsieur Arroyo

de Hugues BRETON

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le 18/10/2016 | 12,00 €

Poussière, rideaux élimés et ternis sont les compagnons silencieux de monsieur Arroyo.
Monsieur Arroyo qui ne peut fermer l’œil.
Monsieur Arroyo qui attend et se prépare.
Car il sait.
Il sait que la tempête arrive.

L’Apparition

L’Apparition

de Perrine LE QUERREC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 08/04/2016 | 14,00 €

Un village depuis toujours isolé. Trois enfants soudain confrontées à des apparitions. Un phénomène qui bouleverse aussi bien le village, jusqu’alors totalement ignoré du reste du monde, que les enfants elles- mêmes : corps à la renverse, marches extatiques, chutes, visions, nouveau langage. Comment l’écrire, quel vocabulaire inventer ?
Par l’entremise de L’Apparition, Perrine Le Querrec façonne la langue, pétrit, dévoile, construit un mythe, s’adresse au monde d’aujourd’hui, révèle la violence latente en toute société.

L'Egyptienne

L'Egyptienne

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 02/04/2016 | 3,00 €

Cet été-là, l’été de ses 17 ans, le narrateur décide de partir à la rencontre d’Arthur Rimbaud. Pas du côté de Charleville, où il est né, pas dans les Ardennes où il a beaucoup vadrouillé, pas en Belgique où il a souvent mis les pieds. Il choisit de se rendre à Marseille, très précisément à l’hôpital de la Conception, puisque c’est là que l’homme-aux-semelles-de-vent est venu mourir.


« Hommage rendu à la ville des villes qu’est Marseille, dans son dispositif visuel comme l’obsession mer et le flux des visages. C’est du moins là où se risque Raymond Penblanc. Mais avec sous la surface urbaine et les cinétiques du récit des affleurements de vieux mythes, et une figure qui troue le texte : le chemin qu’ici on fait nous mène au dernier chemin de Rimbaud »,

François Bon.

Les Noces d'or

Les Noces d'or

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 02/04/2016 | 3,00 €

« Elle était un oiseau. Elle les aimait trop pour ne pas avoir emprunté à l’hirondelle au vol brisé qui criait son allégresse dans le ciel du soir, au rossignol tapi dans l’ombre qui lui semblerait avoir toujours inspiré Mozart, au rouge-gorge qui l’accompagnait en sautillant jusqu’au fond du jardin, à la mésange charbonnière, au bouvreuil, au chardonneret fardé de rouge, au verdier moins vert que jaune, au pinson du nord. »

L'Embarquée

L'Embarquée

de Angélique CONDOMINAS

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 18/03/2016 | 10,00 €

« Le chemin est long, semé d’embûches. Avec le temps, la maladie s’en mêle – s’emmêle – et avec elle, son lot de pertes, de deuils : de l’être aimé, de la maison, de l’autonomie, du temps passé, des rêves à réaliser. L’Amour reste. Avec délicatesse, tolérance et simplicité, Angélique Condominas trouve les mots pour suggérer des émotions intimes. Intime, et pourtant, cette poésie-là appelle à être dite et redite à haute voix, à être criée tant elle nous embarque et résonne d’universalité. »,

Préface du Dr Constance Carnovali

Esthétique du viol

Esthétique du viol

de CLINQUART

romans (LUNATIQUE) | Paru le 10/03/2016 | 24,00 €

L’aube vint. Dehors, cette lumière vert éteint des matins d’orage, ce gris de marécage. La nuit reploie ses ailes et desserre lentement les doigts. Il a draché des heures durant mais je voudrais que ça continue. Je voudrais que le vent secoue le paysage, torde, étrille arbres et façades, je voudrais un déluge, que le ciel renouvelé brutalise la terre, la soumette rampante aux pieds de son seigneur et maître. Quand je rouvre les yeux, combien de temps plus tard, le jour est bleu comme fraîchement peint au-dessus des immeubles. Je suis devenu autre chose. Un violeur. Un réprouvé. Et c’est la route, désormais, qui sera fidèle à mon pas.

Prête-moi ta plume

Prête-moi ta plume

de Raymond PENBLANC

romans (LUNATIQUE) | Paru le 30/10/2015 | 20,00 €

 

 Présentation

C’est l’histoire de Jeanne, sur fond d’Histoire avec un grand H, celle qui enlève les hommes des champs pour les planter en d’autres terres, où rien ne pousse que des sanglots. Histoire d’une enfance en Bretagne, d’un amour pour Christophe, et d’une famille unie, où se mêlent subtilement autobiographie et fiction. Histoire d’une passion : la littérature, et son corollaire, cette envie folle chevillée au corps : l’écriture, pour raconter des histoires.

Raymond Penblanc ajuste ses mots au plus près des personnages, jusqu’à en épouser la forme des corps et des pensées. L’écriture est charnelle et délectable, drôle aussi, et juvénile par sa ferveur et sa fougue.

L’auteur

Raymond Penblanc a revisité Les Trois Mousquetaires dans sa dixième année, plagié Chateaubriand dans sa quinzième, pillé Rimbaud dans sa seizième, avant de voler de ses propres ailes. En témoignent des poèmes chez Guy Chambelland et dans la revue Contrordre, 3 romans aux Presses de la Renaissance, des nouvelles dans une vingtaine de revues. Après Phénix (CLÉ, mai 2015) il retrouve les éditions Lunatique pour la publication de son cinquième roman.

 

Une Nuit pour mon oncle

Une Nuit pour mon oncle

de Benjamin TAÏEB

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 30/10/2015 | 5,00 €

 

 Présentation

Une nuit, une nuit à écrire. Une nuit à hoqueter de chagrin, une nuit à bégayer de trop d’émotion. Les souvenirs se bousculent, s’emmêlent, les mots affluent, se répètent, s’entrechoquent : « je veux crier c’est un cri que je lance un cri sourd un cri quand même un cri étouffé ça reste un cri oui un cri de douleur pourquoi écrire je me demande ce besoin irascible irrépressible d’écrire ce besoin mégalomaniaque d’écrire pourquoi pour qui ? » Question universelle à tous ceux qui écrivent. Pas de réponse donnée ici, mais un flot tempétueux, impétieux, qui emporte le lecteur jusqu’au bout de la nuit.

L’auteur

Benjamin Taïeb est né à Paris et vit à Nice, où il apprend le métier d’éditeur. Il écrit depuis plusieurs années, essentiellement du théâtre. Journal d’un foetus, son premier roman, est paru aux éditions Lunatique.

Monsieur Ernesto

Monsieur Ernesto

de Saïd MOHAMED

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 5,00 €

« Monsieur Ernesto », baptisé ainsi par les habitués de Chez Nicole, eu égard au béret enfoncé jusqu’aux oreilles qu’il portait en permanence et à son art de tout contester. Longtemps il a réclamé le « monsieur » devant son pseudonyme. Quand un voisin de bar le hélait d’un « Ernesto, viens boire un coup », il corrigeait : « Non, Ernesto ne veut pas boire un coup... Mais, monsieur Ernesto accepte volontiers qu’on l’invite à déguster un verre de grand cru. »

À Montparnasse

À Montparnasse

de Léna ELLKA

romans (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 18,00 €

Gare Montparnasse. Renan descend du Brest-Paris pour faire le tour du monde. Il ne sait pas encore qu’il va rester une semaine sans sortir de cette gare. Au fil des annonces SNCF, des solitudes se croisent ou se ratent dans le brouhaha du grand hall. La vendeuse de cannelés révise ses cours de droit, le kiosquier rêve d’une autre vie, un SDF fait des hypothèses, un enfant veut voir la mer, et le chef de gare guette les mélodies d’un piano. Renan regarde, écoute et photographie avant son grand départ, qui ne sera pas forcément celui qu’il croit.

La Vie des livres

La Vie des livres

de COLLECTIF

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 14,00 €

Ce recueil collectif est le résultat d’un concours initié en novembre 2014 par Christophe Sueur, animateur sur Radio Plus Douvrin de l’émission « La Vie des livres ». Il compile les 10 nouvelles lauréates. La première a fait l’objet d’une lecture publique lors de La Nuit des Livres, le 4 juillet 2015, à Esquelbecq.

Indépendance, de Denis Albot

L’Encre et le papier, de Pierre-Antoine Brossaud

Staline dans mon jardin, de Vincent Caumont

À cran, de Marie-Edith Nijaki

Les Fleurs noires de Dora, de Karine Guiton

Fenêtre sur passé, de Michel Alomène

Garde à vue, de Thomas Bigand

Le Génie des maîtres sonneurs, de Gaëlle Chevet

Et si Platon s’était trompé ?, de Nicolas Delmas

La Grande Dame, de Claude Ferey

Têtes blondes

Têtes blondes

de Perrine LE QUERREC

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 04/07/2015 | 8,00 €

J’ai pas besoin d’une nouvelle robe. J’ai besoin qu’on m’aime, mais elle sait pas ce que ça veut dire. Je voudrais qu’elle me prépare un chocolat chaud. Qu’elle s’assoie sur le tapis de ma chambre et joue avec moi. Qu’elle ouvre un livre, me prenne sur ses genoux et me lise une histoire. Qu’elle m’embrasse avant la nuit. Qu’elle me chante des chansons. Qu’on coure ensemble dans un champ de fleurs. Qu’on aille à la piscine. Qu’elle m’apprenne à faire des gâteaux. Qu’on invite la copine que je n’ai pas à dormir à la maison. Qu’on prépare un panier de pique-nique.

Perrine Le Querrec fouille l’enfance au plus intime pour en arracher ses dérives, ses tourments, ses chimères. La langue, affûtée, griffe les mots jusqu’au sens, et met à nu sans ménagement l’extrême solitude de ces Têtes blondes.

Violences Brèves

Violences Brèves

de Gilles ASCASO

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 12,00 €

Ambiances posées en peu de mots, solidement amarrées à une réalité invisible – parce qu’on se refuse à la voir –, violence tour à tour contenue ou éclatante d’instants arrachés à l’ordinaire des jours, et ces chutes qui amènent le lecteur au vertige... Il ne se passe rien dans Violences brèves, ou si peu. Pourtant, on ressort de cette lecture complètement bouleversé, secoué, révolté.

L’auteur

Passionné de littérature, Gilles Ascaso fait des études de lettres qui le conduisent à l’enseignement. Il signe avec Violences brèves sa première publication. Et il n’a pas dit son dernier mot !

Morceau choisi

Papa Papa, il est où Rip ? Maman Maman, pourquoi il est plus là le chien ? Le petit Julien voudrait bien qu’on lui réponde. Le chien de la maison, l’animal avec lequel il joue, son ami qu’il câline et cajole et qui le réconforte en retour n’est plus là quand il rentre de l’école. Rip est un chien de chasse, un setter anglais. Papa est chasseur. Depuis toujours. Il a ça dans la peau. Tenir un fusil et tuer des oiseaux il adore. Mais y a pas qu’ça, il dit toujours, y a aussi les longues heures de marche dans la campagne, dans les champs, sur les collines, la nature, le plaisir d’être avec son chien. L’ouverture de la chasse est toujours l’un des grands moments de l’année pour Papa, et, du coup, tout le monde est concerné à la maison. Le sourire aux lèvres Papa ouvre sa gibecière et laisse rouler le butin sur la table en Formica de la cuisine, faisan, caille ou bécasse. C’est beau un faisan, avec son jabot rouge et ses longues plumes parfois conservées et piquées dans un vase. Repoussant aussi, avec son petit oeil vitreux d’oiseau mort et ses blessures qui laissent du sang sur le Formica. Et puis les plumes mouillées ça sent mauvais. Le chien aussi il sent mauvais. Même Papa. Il sent la sueur. Il sent pas bon Papa. Le petit Julien il aime pas quand Papa rentre de la chasse.

Les Murs

Les Murs

de Stéphanie BRAQUEHAIS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 4,00 €

Tu souhaites.

Te faire oublier sous ces épaisseurs de coton. Obtenir un sursis. Te soustraire à ta vie pendant vingt-quatre heures.

— Maman...

Mais tu n’en as pas le droit.

Une journée qui s’annonce ordinaire, à regagner un territoire depuis longtemps perdu. Centimètre par centimètre. La chambre, le salon, le jardin. La porte de la maison devenue frontière infranchissable. Pour cela, il faut surmonter les gestes du quotidien, s’habiller, préparer l’enfant pour l’école, faire les courses. Cette femme fait des efforts surhumains pour ne pas fuir, hurler sa douleur de vivre.

Une journée qui s’annonçait ordinaire, et qui rappelle ce jour où...

L’auteur

Née en 1979, Stéphanie Braquehais est journaliste et vit au Kenya.

Morceau choisi

Depuis le réveil, une idée mûrit en toi. Aujourd’hui, tu iras chercher l’enfant à la sortie des classes.

Juste avant, tu te seras rendue au supermarché pour faire les courses. Cela ne t’est pas arrivé depuis des mois de prendre ce genre d’initiative. Tes amis, tes voisins, tes parents, insistent pour s’occuper de tout. Mais, la vérité, c’est que tu ne supportes plus de te sentir assistée. Ce que dégage cette lueur dans leur regard t’est devenu insoutenable. Un mélange de commisération et de perplexité. Ton état les terrorise. Ils ne comprennent pas. En leur présence, tu te sens porcelaine, morceau de sucre. Leur normalité, leur étanchéité à la souffrance, transpirent dans toutes leurs attitudes et te claquent à la figure avec une violence inouïe et silencieuse.

 

Le Succube du tyran

Le Succube du tyran

de Pascal PRATZ

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 4,00 €

On raconte qu’on ne peut pas refaire l’histoire. Sauf dans les livres. On dit également qu’elle ne repasserait pas les plats. Ici, on se contente de les passer. Avec de mauvaises intentions. On raconte, aussi qu’on ne peut pas rire de tout, du moins pas avec tout le monde. Mais je fais une confiance aveugle à qui prend plaisir à lire. Je vous invite donc à rire avec moi de cette histoire où l’on passe des plats. De rire mais, bien entendu, pas que... Un texte à l’air un peu potache. Le rire potache est devenu aujourd’hui, hélas, un très beau combat. 

L’auteur

Pascal Pratz est ce qu’il est convenu d’appeler un touche-à-tout. Après des études (brillantes) en physique, il fut tour à tour et tout à la fois professeur de physique, mari (trois fois), musicien, chanteur, père (en cinq exemplaires dont il ne reste que quatre, hélas), peintre, photographe, écrivain et, finalement, éditeur, créant, en 2008, les éditions associatives Asphodèle. Il est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de livres dont deux romans (éd. du Petit Pavé), de récits, de nouvelles et d’un recueil d’aphorismes aux éd. Durand Peyroles.

Morceau choisi

Ils avaient débarqué, toute une troupe, en longs manteaux de cuir noir, à fouiller partout, à soupçonner tout le monde, à poser des questions saugrenues. Et puis il y avait eu les interrogatoires. Nom des parents, origines, religion, croyances, opinions politiques, sexualité, tout. Moi, je n’avais pas eu à me forcer. Trois générations de serviteurs au château, ça vous fait des domestiques irréprochables, bien lisses, sans aucune autre opinion que celles de Monsieur. Ils m’ont gardé. Mais ça n’a pas été le cas de tout le monde. Les louches, ils sont venus les chercher en camion. Pour les conduire on ne savait où. Et, quand on l’a su, on a continué de faire semblant. Enfin, ils m’ont jugé digne de servir le maître.

Le Collège de Buchy

Le Collège de Buchy

de Jérémie LEFEBVRE

romans (LUNATIQUE) | Paru le 12/05/2015 | 12,00 €

 Jérémie Lefebvre se saisit de la condition de souffre-douleur, lui arrache ses titres de noblesse et en dévoile l’ambiguïté acharnée, les beautés horribles, la tristesse à pleurer de rire. Avec une écriture de premier de la classe retravaillée au cutter, il pousse la problématique du harcèlement scolaire jusqu’aux frontières de la folie et livre un roman haineux, drôle, bouleversant, d’un noir incandescent.

L’auteur

Jérémie Lefebvre est né à Rouen en 1972 et vit à Paris. Il aime à explorer dans ses romans la solitude, le besoin et la peur des carcans de l’appartenance sociale, le rapport entre notre infini intérieur et les modèles imposés, tout ce qui, en nous définissant, nous perd. Et dans ce vertige, la nécessité viscérale davoir quelque chose à défendre, à vouloir, à aimer.

Morceau choisi

Le car de ramassage ramassait chaque matin des enfants et des adolescents de tout le canton de Buchy et les déshumanisait. Il avalait ces enfants, qui étaient peut-être encore quelques minutes plus tôt des êtres humains pourvus d’âmes, il les digérait dans sa carlingue aux sièges couleur de vomi, et il les transformait en bêtes féroces. C’était un troupeau de bêtes féroces qui peuplait le car de ramassage dont le ronronnement caressait la campagne normande, et que je voyais maintenant arriver. Si dans mon crâne d’enfant il y avait eu un cerveau d’adulte, je serais monté dans le car une fois, le jour de la rentrée, et ensuite je n’y serais plus jamais remonté. Mais dans mon crâne il y avait un cerveau d’enfant, et lorsque le car de ramassage ralentissait devant le portail de monsieur Étancelin, je faisais comme Anne Lemouëllic, la nonchalance en moins, je ramassais mon cartable de quinze kilos sans aucune nonchalance et je montais dans lecar de ramassage dans lequel je n’aurais jamais dû monter.

Morte à Venise

Morte à Venise

de Pauline LOUIS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 3,00 €

Carmen Niccoli rêve sa vie en Technicolor. C’est même une évidence : sa vie se fera ailleurs qu’à Billom. Les gondoles, la piazza San Marco, le faste des palazzi, le café Florian et son Tiramisù, les robes de Monica Daniele et l’étourdissant carnaval n’attendent qu’elle à Venise pour rependre le rôle de la comtesse Livia dans Senso, le film de Visconti. Oui mais voilà, le destin a parfois besoin d’être aidé pour arriver à ses fins. 

Drôle et enlevée, cette nouvelle perle de Pauline Louis s’inscrit dans la veine du Nid, paru quelques mois plus tôt dans la même collection.

 

De l’amour / De l'amer

De l’amour / De l'amer

de Séverine CAPEILLE

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 8,00 €

D’un côté, il y a des histoires... d’amer qui ne sont jamais que des histoires d’amour envers les uns et les autres. Quels autres ? Ceux qu’on n’a pas su voir à temps et qu’une main tendue ne suffit pas à retenir. De l’autre, il y a des histoires d’amour. Amères, comme souvent celles qui « auraient pu » parce qu’on y a cru, et qui ne sont plus. Alors on tâtonne, on questionne, on déraisonne, parfois on pardonne, jamais on ne dépassionne ni n’abandonne.

Quel que soit le côté ouvert en premier, De l’amour ou De l’amer, se révèle une virtuose de la langue française, amoureuse de la littérature, et surtout un auteur sincère, drôle et sensible, fer de lance du renouveau authentiste.

Angèle

Angèle

de Mael LE GUENNEC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 3,00 €

 Les souvenirs se bousculent bien un peu dans la mémoire d’Angèle, les biscottes dans le placard, la robe de bal, les chansons du père, et les dames en blanc se confondent les unes les autres, mais elle sait bien son âge, quand même : quatre-vingts ans. Alors pourquoi cette femme lui répète, d’une petite voix doucereuse, qu’elle en a quatre-vingt-dix ?

C’est avec beaucoup de pudeur, d’élégance et de drôlerie, Mael Le Guennec nous raconte Angèle.

Mots de sable soufflés

Mots de sable soufflés

de Cécile BENOIST

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 5,00 €

De par sa longueur et son rythme singulier, Mots de sable soufflés s’immisce adroitement entre le roman et la nouvelle. OEuvre singulière, ce court texte se présente sous la forme d’une suite de tableaux invitant à regarder, écouter, sentir, goûter, rêver une Afrique fière, envoûtante, légendaire, pleine de ressources et d’idées folles, de vie, de mort, de rires et de larmes ; une Afrique « qui vit bouge, crie, pleure, rit » et où « chaque grain de sable porte une histoire ».

Le Poids du monde

Le Poids du monde

de Marlène TISSOT

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 4,00 €

Pas facile de vivre minable quand on rêve grand, pas facile de mâcher soir après soir ses coquillettes quand la seule chose qui tienne au ventre est la peur de décevoir Lili. Lili si douce et si forte ; Lili qui dit qu’on s’aime, avec les enfants, et que ça personne ne pourra jamais l’enlever. Est-ce qu’on apprend « à espérer toujours moins » ? Et le monde, il pèse combien le monde sur les épaules ?

Yolanda

Yolanda

de A. S. NEBOJŠA

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/11/2014 | 3,00 €

Fuyant le passé, Yolanda débarque un beau jour à Paris, bien décidée à prendre en main son destin. « C’était il y a un an à peine – ses premier pas dans la capitale –, mais déjà elle a compris. » Très vite, la voilà happée par le tourbillon de la vie, hachée par les dents d’acier d’un monde implacable.

Elle était jolie, Yolanda. Et avant de la voir, toujours on l’entendait – ses petits talons qui claquaient...

Journal d’un fœtus

Journal d’un fœtus

de Benjamin TAÏEB

romans (LUNATIQUE) | Paru le 17/06/2014 | 6,00 €

Même la bouche pleine de liquide amniotique, ce fœtus ne peut s’empêcher de l’ouvrir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que, dépourvu encore de sa première dent, il ne manque pas de mordant. Monologue intérieur — et pour cause —, ce court roman dresse un portrait sans complaisance d’une société de consommation où le bonheur s’achète à crédit sur 20 ans, pourvu qu’on fasse illusion. De sa « caverne » utérine, le fœtus semble bien être le seul à porter un regard lucide sur ce monde où il n’est pas encore né.

Vivifiant et méchamment drôle, Journal d’un fœtus apporte une bouffée d’oxygène quand il se lit d’une traite.

Phare intérieur

Phare intérieur

de Thierry MORAL

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/06/2014 | 4,00 €

Phare intérieur, c’est le carnet secret d’un enfant qui débite son histoire, sans morale, sans espoir. Ce court récit transpire à chaque phrase, à chaque mot, à chaque syllabe assénée, la détermination et la lucidité tranchante d’une personnalité hors du commun, en marge, qui n’aime rien tant que s’enfermer dans l’inconfort de lieux exigus, avec pour seuls compagnons des objets inanimés, triptyque psychique de son échappatoire. Qui est-il ? Un enfant. Que veut-il ? Rien de plus que ce que veut un enfant : se sentir à l’abri des émois et des contrariétés, surtout être écouté, compris, aimé tel qu’il est.

Œil-de-lynx

Œil-de-lynx

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/06/2014 | 4,00 €

Par le geste inconscient d’un camarade de classe, Pascal, cinq ans, perd un œil. « Œil-de-lynx vient de naître, avec qui il va devoir s’efforcer de vivre en bonne entente. » Dix ans plus tard, Pascal cale son œil valide derrière l’oculaire d’une lunette astronomique. Les étoiles, c’est sa passion avouée, et Sarah son amour secret. Une histoire courte qui finit mal, forcément.

Pas d’envolée lyrique, mais un vocabulaire ajusté, tendu avec rigueur, polissant une œuvre forte et sensible à la fois.

Bref Séjour chez les morts

Bref Séjour chez les morts

de Raymond PENBLANC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 17/06/2014 | 4,00 €

Une épreuve, un cauchemar. Le corps qui devient pierre. Aussi impossible à vivre qu’à entendre. L’autre corps, le médical, n’en veut pas, cette image le dérange, il la repousse.

Fermement. Il préfère « paralysie », évacuant ce que la pierre, pierre de la croix, pierre tombale, pourrait véhiculer de douteux, d’inquiétant. Comment dès lors réchapper de l’enfer ?

Ni fiction, ni journal, Bref Séjour chez les morts se présente comme un récit-témoignage se proposant de rendre compte au plus juste d’une expérience des limites.

Jehanne

Jehanne

de Violaine BéROT

romans (LUNATIQUE) | Paru le 07/02/2014 | 12,00 €

Je m’appelle Jehanne. J’ai dix-neuf ans. Dans peu de temps je serai morte.

Ils ont dit qu’ils me brûleraient vivante. D’habitude il y a derrière le bûcher un bourreau qui étrangle le condamné avant la première flamme. Pour moi ils ont dit vivante.

Sans doute est-il temps que je meure. J’ai vécu trop fort. Peut-être, plus longtemps, me serais-je usée d’amour.

Jehanne est le premier roman de Violaine Bérot. Vingt ans plus tard, il n’a rien perdu de sa fraîcheur.

Rebelle et amoureuse, la Pucelle d’Orléans devra livrer ici la plus difficile des batailles, contre son statut d’icône, envoyée d’un dieu qui la retient d’être femme parmi les hommes.

Petite Fille

Petite Fille

de Charlotte MONEGIER

romans (LUNATIQUE) | Paru le 07/02/2014 | 10,00 €

Petite Fille raconte les brèches de l’enfance, celles qui précipitent forcément vers l’âge adulte. L’histoire se déroule entre Paris et la Normandie, à travers les yeux d’une adolescente, bleus ou verts selon les circonstances.

Une chronique familiale, pleine de grâce et de poésie, qui s’inscrit dans un quotidien chancelant, saturé des arômes mêlés de cacao rassurant et de whiskey enivrant.

 

Partie de Paris pour éviter le métro et les dégradés de gris, Charlotte Monégier vit dans une petite bourgade du Calvados, avec la Manche en face, des dunes autour, un chat sympa et presque rien d’autre. L’ermitage idéal pour créer des personnages.

Après avoir été publiée par différentes revues littéraires, elle a participé aux ouvrages collectifs des Éditions Antidata et de Stéphane Million Éditeur, comme nouvelliste. En 2011, son premier roman Elsa a peur de l’eau est paru aux éditions Kirographaires et, en 2013, certains de ses poèmes ont été publiés aux Éditions Flammarion. Petite Fille est son deuxième roman. 

Le Nid

Le Nid

de Pauline LOUIS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 07/02/2014 | 4,00 €

Lui, Pic Paris, le rageur et l’insoumis, rivé au comptoir de sa liberté, rêve de versifier les fulgurances de sa sensibilité.

« Je suis libre. La vie est absurde, fragile, elle ne tient qu’à un fil. Dans une cage, l’oiseau chante et… »

Son stylo reste suspendu. Une cage, c’est la merde...

 

Au gré des déambulations de Pic Paris, poète plus imbibé qu’inspiré, Pauline Louis nous balade dans le temps. Surgit sous sa plume vive et enjouée l’épopée des grandes brasseries parisiennes du xxe siècle, où s’asseyaient au coude à coude sur les banquettes de moleskine muses mutines et « crayonneurs trousse-jupons » en quête de plaisir autant que de gloire.

L'Enfance crue

L'Enfance crue

de Marianne DESROZIERS

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 07/02/2014 | 4,00 €

Ligie est petite pour son âge. Au point que, assise sur une chaise, ses pieds se balancent dans le vide. Elle manifeste aussi un goût prononcé pour tout ce qui relève de l’étrange, tels que les cabinets de curiosité, l’alchimie, la cryptozoologie ou le cinéma muet allemand. Bonne élève, Ligie donne le change à ces adultes qui hésitent sur l’attitude à adopter face à une orpheline. Pourtant, rien de cela ne suffit à expliquer qu’elle soit si différente des autres enfants de sa classe.

Marianne Desroziers a trempé sa plume dans l’encrier de Borgès pour dépeindre le monde de Ligie, si terne et rude le jour, mais la nuit si extravagant et fantastique, dans la forêt de ses rêves.

Fable naïve ou conte cruel, L’Enfance crue ne lâche pas le lecteur, dont les pensées longtemps tenteront de suivre Ligie « de l’autre côté », et de comprendre.

Pas moins que lui

Pas moins que lui

de Violaine BéROT

romans (LUNATIQUE) | Paru le 21/03/2013 | 10,00 €

 

Vingt ans, vingt longues années à se regarder vieillir tandis que demeure intact le souvenir d’Ulysse.

S’emparant de la Pénélope d’Homère, Violaine Bérot comble les lacunes de l’Odyssée à son sujet pour dresser le portrait iconoclaste et sensuel d’une femme fière qui n’admet d’autre loi que celle de son fol espoir dans le retour de l’homme qu’elle aime.

Pénélope, femme éprise et reine, s’obstine. Elle rendra heureux Ulysse. Pas moins que lui.

La toute petite fille monstre

La toute petite fille monstre

de A. S. NEBOJŠA

romans (LUNATIQUE) | Paru le 19/03/2013 | 18,00 €

Il y avait là-bas, il y a bien longtemps, une petite jeune fille de 16 ans. Son ventre appelait le plaisir, ses bras la lutte, ses mains le combat. On parle encore de Monika aux enfants nés après-guerre. Et son ombre gracile flotte parfois, les soirs de gros temps, dans les rues de Brcko, abandonnées par la population frileuse. De temps à autre, on parle encore d’elle, "la toute petite fille monstre des Balkans".

"Ma Monika s’évaporera au moment même où vous tournerez la dernière page de ce livre. Mais sachez qu’il existe une Monika quelque part sur cette terre. Les faits relatés dans la première partie du roman, ceux qui se déroulent pendant la guerre, ont été racontés devant le TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) par ceux qui ont survécu aux terribles guerres des Balkans. Elle, la vraie, doit être très différente du personnage que j’ai imaginé. Mais elle a au moins un point commun avec ma Monika à moi : elle est l’enfant d’un monde mystérieux où la beauté étourdissante cohabite, cruelle, avec ce qu’il y a de plus atroce planqué au fond de l’âme des hommes.", A. S. Nebojša

Histoires marmonnées

Histoires marmonnées

de Nadine JANSSENS

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 01/02/2013 | 15,00 €

 

Les histoires marmonnées par Nadine Janssens tanguent au gré de la Meuse, entre réalisme et fantastique, faisant ce qu’Apollinaire appelait un « usage raisonnable des invraisemblances ». ... les maisons dressent leur décor de carton-pâte. Parfois une lumière, un rideau qui frémit, un cri avalé à la va-vite. Tout empreintes de poésie, elles n’en sont pas moins implacables, charriant hommes et femmes vers des destins surréalistes. Le rêve commande. Histoires marmonnées est une séduisante invitation à s’abandonner au songe halluciné, un irréfrénable appel à plonger en eaux troubles.

Tout pour Titou

Tout pour Titou

de Violaine BéROT

romans (LUNATIQUE) | Paru le 01/02/2013 | 14,00 €

 

Quoi de plus beau que l’amour d’une mère pour son enfant ? Titou est choyé, dorloté, adoré. Tout pour Titou. Il se sent pourtant complètement démuni face à cette mère trop aimante. Il étouffe, il n’en peut plus, cherche par tous les moyens à la pousser à bout ; qu’elle le lâche un peu, il est grand maintenant. Mais voilà, Titou et sa mère sont liés par un lourd secret, tapi dans le noir, à côté de la machine à laver, derrière la porte : l’autre, l’ahuri. Roman expurgé de toute narration classique, Tout pour Titou nous plonge sans ménagement au coeur des pensées intimes de chacun des protagonistes. Une exigence stylistique qui nous contraint à affronter tour à tour leur délire, leur colère, leur désarroi ou leur peur. Implacable et monstrueux, ce court récit n’en est pas moins d’une noirceur éblouissante.

Lunar Excursion

Lunar Excursion

de Alexander COï

romans (LUNATIQUE) | Paru le 10/12/2012 | 10,00 €

 

Relégué par les caprices de sa vie dans un quartier sans charme, un singulier esthète, Denis Loperts, va passer onze années en immersion totale dans cette banlieue si peu taillée pour lui. Lunar Excursion est ce voyage stagnant qui lui est imposé et dont le module d’exploration dérisoire serait sa maison, une simple cabane ouvrière où il vit, reclus. Filmant par une meurtrière ses congénères, qu’il considère comme des « phasmes adaptés à leur biotope », il attend une autre vie.

Fred Loram

Fred Loram

de Thierry MORAL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 10/12/2012 | 20,00 €

 

Roman écrit sur les chapeaux de roues où l’on sent physiquement les semelles s’usant sur le macadam. Les phrases sont courtes, économes. Les dialogues brefs rendent compte du caractère taiseux et viril du personnage. Fred Loram est un être rare. Un dur. Pas un caïd, nuance. C’est un taiseux épris de liberté. Il aime avoir les coudées franches, se méfie des attaches, sentimentales, domestiques ou politiques. Au sortir de la prison, la société lui propose la « réinsertion » ? Il y a un serrer de trop dans réinsérer. Pas fait pour lui, ça !

Fred Loram est une sorte de « road roman anarchiste » qui mène le lecteur sur les pas de son héros, d’une presqu’île bretonne au Grand Nord, après quelques zigzags dans Paname.

Aventures explosives d’un activiste rétif à l’ordre social en général, et au monde du travail en particulier. Ça cogne et ça raisonne.

Adrien de la vallée de Thurroch

Adrien de la vallée de Thurroch

de Denis TELLIER

romans (LUNATIQUE) | Paru le 18/06/2012 | 14,00 €

 

La vallée de Thurroch était située dans les Ardennes, elle se trouvait le long d’un défilé d’est en ouest coupant la forêt d’Argonne. Une colline, la « Butte d’Attila », surplombait une partie de cette vallée, sur le massif forestier de Nègremont. On sait aussi que Thurroch à l’origine prenait un « e » à sa terminaison.

La légende dit que ce sont des gnomes qui se l’ont disputé et arraché farouchement, ce « e », en festoyant au centre d’une clairière sous la pleine lune, et que ces derniers portaient tous d’amples capelines soyeuses, burelées d’or et de gueules.

Cette vallée n’a plus lieu d’appellation...

Il faut prévenir les autres

Il faut prévenir les autres

de Sarah TAUPIN

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 05/04/2012 | 10,00 €

Que fait Miljick tard dans la forêt, alors qu’un crime atroce vient d’y être perpétré ? Marianne, toujours au chevet de Laura, parviendra-t-elle à capter l’attention d’Auguste ? Le champagne peut-il faire perdre la tête au point de commettre un meurtre ? Momo s’échappera-t-il du piège affreux où il a été pris avec tant d’autres ? Qu’attend de Léon la belle inconnue du parc ? Cette bourrique de Maroissi stoppera-t-il le trafic de drogue avant son collègue Frigourdin ? Et Rodolphe, regrettera-t-il l’invitation de son ami Yves, en Bretagne ?

Sarah Taupin égrène de son écriture déliée et élégante des histoires aussi délicieuses que palpitantes, où s’emmêlent frissons et pieds de nez, pour notre plus grand plaisir.

Mauvais Potage

Mauvais Potage

de Élodie DA SILVA

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 05/04/2012 | 8,00 €

 

« Mauvais potage », c’est le brouet ordinaire, l’insipide soupe des jours maigres ; l’allégorie de la banalité. Et pourtant...

Et pourtant, Élodie Da Silva brosse à grands traits, de son écriture ingénue, oscillant avec légèreté entre spontanéité et poésie, des destins sortant des ornières où le regard morne et désintéressé des passants les aurait confinés. Car il faut être sensible pour déceler les fêlures de ces personnages quelconques et en faire les émouvants héros d’un quotidien auquel personne n’échappe.

Celle qui parle si bien des paumés a assurément trouvé sa place en littérature.

Funambules

Funambules

de Julia GERMILLON

romans (LUNATIQUE) | Paru le 08/02/2012 | 24,00 €

 

Paris, 1991. La voix de Serge Gainsbourg vient de s’éteindre à jamais tandis que celle de Nirvana se répand sur les ondes, la chute du mur de Berlin fête tout juste ses deux ans, et trois jeunes errent dans les quartiers du nord-est de la capitale. Révolté autant qu’effacé, Ben vivote de squat en squat, en marge de la société. Après la chute du Mur, Sara, jeune Allemande volontaire, plaque tout pour faire sa vie à Paris. Jane, quant à elle, remet en question sa vie rêvée par un grand-père aimant et fantasque. Il y a aussi Baba, le joueur de saxo de la station Blanche, Bonaventure, le peintre ivoirien au charisme intimidant, Pépé, qui prépare les meilleures tartines aux rillettes au monde ; et puis, il y a Mimi...

Existe-t-il un mode d’emploi pour se construire quand autour de soi tout semble illusoire et incertain ?

Toute une kyrielle de personnages attachants se croisent et se lient pour tisser un roman exaltant et rythmé qui transportera le lecteur dans le Paris des années 90 minutieusement reconstitué. 

Mailles à l'envers

Mailles à l'envers

de Marlène TISSOT

romans (LUNATIQUE) | Paru le 02/02/2012 | 16,00 €

Elle n’a peut-être pas de nom, mais elle ne manque pas de personnalité. Difficile en effet d’oublier ses os pointus et ses mots affûtés de môme grandie trop vite dans un monde à vau-l’eau où règne le chacun pour soi, sur fond de béton et de tétons.

Une écriture pleine de suaveur, désenchantée et toute en grâce, pour nous conter les aventures impur’diques d’une jolie blondinette au pays du réel.

Comment vouloir marcher droit quand tout va de travers autour de soi ?

Marlene Tissot tricote son intrigue six ans en arrière, trois ans en avant, pour mieux piéger le lecteur, captivé par ce récit haletant, féroce, plein d’une verve aussi brutale que poétique.

Le Goût de la crêpe au chocolat

Le Goût de la crêpe au chocolat

de Léna ELLKA

romans (LUNATIQUE) | Paru le 19/12/2011 | 18,00 €

 

À 36 ans, Jerk veut réaliser quelque chose avant d’être trop vieux. Il plaque tout pour tenter sa chance en République dominicaine. L’oeuvre de sa vie, ce sera une crêperie. Ben oui, pourquoi pas. Au fil des rencontres loufoques de notre héros, le projet avance, recule, avance. Un peu comme les fesses des filles qui dansent. Dans la chaleur moite et au rythme de la bachata, Jerk apprend surtout à goûter le présent. Et c’est déjà pas mal.

À la fin du xve siècle, Luis s’embarque avec Christophe Colomb pour implanter une colonie sur l’île. C’est la même histoire : celle de l’espoir que Là-bas, ce sera mieux.

Léna Ellka a écrit de nombreuses histoires pour enfants. Le Goût de la crêpe au chocolat est son premier roman.

L'Homme qui n'avait pas de chat

L'Homme qui n'avait pas de chat

de Bertrand FERRIER

romans (LUNATIQUE) | Paru le 16/12/2011 | 20,00 €

 

Traducteur sans traduction, amoureux sans amoureuse, Paul Plaque héberge une chatte qui vague sur son palier. C’est la goutte d’eau qui fait déborder la vasque de la rancoeur de Mme Muche, fausse concierge de son état et tout entière vouée au respect du Règlement. Flanquée d’un éminent règlementiste, Mme Muche n’a de cesse d’expulser ce locataire indésirable, accusé de dégradations et de terrorisme. Paul Plaque se retrouve bientôt comme nous tous : enfermé de son plein gré dans son propre appartement, en attendant le Jugement dernier. Heureusement, pour affronter la petitesse mesquine du néant, il lui reste son imagination. Et sa chatte, donc.

Bien.

Filles perdues

Filles perdues

de Stan DE MARILLAC

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 16/12/2011 | 16,00 €

Quel est donc ce drôle de petit Zadig enjuponné venu observer ses congénères filles ? Sont-ce vraiment ses congénères, d’ailleurs ? Il faut en douter sérieusement. Stan de Marillac semble mue par des ressorts inhabituels. Je parlais de règles. Et si, justement, il n’y avait pas de règle ? Et si ses portraits n’étaient servis uniquement que par un grand don, par un cerveau sans règles connues. Pire, sans règles tout court. À la manière des grands requins blancs. Efficaces. Neutres. Effroyables. Ce malaise distillé au gré des instantanés ne se dissipe jamais et contribue à faire de ce recueil un livre à part, moderne, loin de la glu habituelle des sentiments.

Qu’il s’agisse des silhouettes entr’aperçues dans le métro, de celles croisées dans la rue, du fond de nos assiettes ou de ces petits riens qui sont notre quotidien, ce bref recueil se fait l’écho de tout ce qui peut passer par la tête d’une fille... perdue dans ses pensées. Et l’on soupire, avec tendresse ou agacement : « C’est vraiment con, une fille ! ». Mais « ils ne valent pas mieux, les garçons », ricane-t-on aussitôt.

Un carrousel de portraits de filles candides, exubérantes, mièvres, intellos, coincées, légères, natures, gracieuses, fières, godiches, piquantes, évanescentes, espiègles, apprêtées, rêveuses ou tout simplement amoureuses, sous forme de Polaroid, éparpillés comme ça, l’air de rien... gentiment grinçants.

Que le sable m'emporte

Que le sable m'emporte

de Mael LE GUENNEC

36e Deux Sous (LUNATIQUE) | Paru le 13/08/2011 | 4,00 €

 

Un matin, Denis est parti au boulot, comme d’habitude. Enfin, le laisse-t-il croire. Depuis le continent africain, il s’adresse à sa femme, restée en France. Sa femme qui doit répondre aux questions de son fils, de ses beaux-parents, du patron et des flics. Et qui ne sait pas, qui ne sait rien.

Un texte court, d’une implacable limpidité. Étincelant.

Maréchal de nuit

Maréchal de nuit

de Alexander COï

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 21/07/2011 | 4,00 €

 

Si Nelly n’avait sombré dans un sommeil profond, il lui aurait fait l’amour. C’est sa femme, elle est belle, mais inerte. Alors il se lève, sort, prend sa voiture et s’en va chasser sur les Maréchaux. Une pute, voilà qui fera l’affaire. Oui, mais laquelle choisir ? Celle de la dernière fois ou une autre ?...

Trois heures de chasse sans noblesse, sur les boulevards garrotant Paris.

Strapontin

Strapontin

de Alexander COï

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le 21/07/2011 | 4,00 €

 

Peintre désenchanté, Théo vit un conte de fées avec sa femme, Gloria. Strapontin, c’est ce siège d’appoint, inconfortable, dans lequel on ne reste jamais bien longtemps vautré, comme la vie de Théo, partagée entre « Gloria, amour et beauté » et schizophrénie et décomposition...

Un texte elliptique, aussi brutal que somptueux, signé Alexander Coï.

Danse avec Jésus

Danse avec Jésus

de Jérémie LEFEBVRE

romans (LUNATIQUE) | Paru le 15/07/2011 | 24,00 €

Deuxième roman de Jérémie Lefebvre, qui avait fait sensation il y a dix ans avec La Société de consolation, Danse avec Jésus marie conjugaison au subjonctif et humour aigre-doux pour nous conter l’histoire d’une famille sur trois générations, Jean le grand-père, Christian le fils, Marie la petite-fille, et leurs comparses, amis, voisins ou collègues qui tous s’interrogent sur leur sentiment religieux.

Jérémie Lefebvre scrute consciencieusement leurs états d’âme et dresse un inventaire foisonnant du christianisme contemporain.

Jérémie Lefebvre est né à Rouen en 1972 et vit à Paris. Danse avec Jésus est son deuxième roman.

La Véritable Histoire de la mienne

La Véritable Histoire de la mienne

de Philippe GUYRAL

romans (LUNATIQUE) | Paru le 15/07/2011 | 20,00 €

La Véritable Histoire de la mienne raconte les tribulations de Didier : les potes, les meufs, la glande et les teufs, sans oublier l’inénarrable famille. Avec ses formules qui font mouche et ses réflexions qui nous touchent, Didier nous entraîne dans une série d’aventures toutes plus hilarantes les unes que les autres, et nous balade de belle façon entre rire et émotion.

Philippe Guyral ne connaîtra jamais le succès. Non que son roman ne mérite pas d’être lu, mais Philippe est mort. Son plus mauvais sketch, celui qui n’a fait rire personne.

Pingouin et la Sorcière et la saveur d’un jour

Pingouin et la Sorcière et la saveur d’un jour

de Michael KNIGTH

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le | 14,00 €

« Un jour, Pingouin décida d’aller se promener. Il descendit la colline bleue jusqu’à l’endroit où le ciel jaune finissait et où commençait le ciel bleu. » Intriguée, la Sorcière suit Pingouin. Elle ne comprend pas pourquoi Pingouin regarde les nuages, pourquoi Pingouin écoute les oiseaux et le vent chanter dans les arbres, pourquoi Pingouin se laisse porter par les eaux de la rivière...

Pingouin et la Sorcière et la saveur d’un jour fait suite à Pingouin et la Sorcière, premiers livres d’une série écrite et illustrée par Michael Knight (trad. Juliette Penblanc/Michael Knight), qui raconte les aventures d’une sorcière et de son ami Pingouin. Des histoires simples, drôles et tendres, et surtout pleines d’humanité et de sagesse. Michael Knight est artiste peintre.

Pingouin et la Sorcière

Pingouin et la Sorcière

de Michael KNIGTH

Dos au mur (LUNATIQUE) | Paru le | 14,00 €

« Il était une sorcière qui vivait dans une maison rouge, sur une colline bleue, sous un ciel jaune. Un jour, la sorcière, qui voulait être seule, entendit un bruit. Elle mit un pied dehors et vit alors Pingouin... »

Pingouin et la Sorcière est le premier livre d’une série écrite et illustrée par Michael Knight (trad. Juliette Penblanc/ Michael Knight), qui raconte les aventures d’une sorcière et de son ami Pingouin. Des histoires simples, drôles et tendres, et surtout pleines d’humanité et de sagesse. Michael Knight est artiste peintre.

Entrée en matière

Entrée en matière

de Jean-Claude LEROY

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le | 15,00 €

« Il était penché au-dessus de moi, comme pour lire aussi, mais c’est moi qu’il lisait plutôt que le livre ouvert. Il lisait mon cou où rien n’était écrit. Sa voix s’est mise à parler doucement à mon oreille comme s’il était ma mère. Je ne comprenais rien et j’avais très peur de ça. Je n’osais plus ni regarder ni respirer. Il me disait des gentillesses surnaturelles, peut-être comme on les dit à une femme de son âge ou de l’âge de maman, mais qui aurait une autre vie. »

Entre la série noire et le roman initiatique, onze récits pour onze vrais ou faux départs dans une nouvelle existence, sacralisée, expéditive. À chaque fois autre, la première personne du singulier est ici livrée à elle-même, jusqu’au bord de la folie ou de la révélation…

Le lecteur se retrouve tour à tour dans la peau d’un délinquant xénophobe, d’une gamine harcelée, d’un érèmiste entreprenant, d’un clochard anti-pathique, d’un auto-stoppeur gigolo, d’une banlieusarde amoureuse, d’un bébé terrifiant…

Onze voix exacerbées sortant de l’ombre d’un même monde oppressif où les mal-partants ont peu de chances d’arriver à leurs fins.

Le Temps pour Laure

Le Temps pour Laure

de Jean-Claude LEROY

romans (LUNATIQUE) | Paru le | 12,00 €

« Le mystère de chacun grandit pour l’œil intime comme pour le cœur fantasque. »

Dans « Cairo la victorieuse », capitale égyptienne tiraillée entre hédonisme sommaire et discipline religieuse, la narrateur part à la recherche de Laure, jeune femme qu’il a aimée ici d’une passion dévorante.

Les tourments de l’attente, de l’impuissance, se chargent de désirs, de visions. Les corps écartés se lavent d’amour, d’inconscience.

Au cours d’errances fébriles se nouent le souvenir et la prégnance de ces instants où la vie et le rêve s’entremêlent, se nourrissant l’un de l’autre pour ouvrir les portes d’un nouvel espace, intime, inquiétant, dans lequel l’être humain retrouve l’état initial d’incertitude et de songe.

Dans la nuit citadine, des enfants des rues accompagnent et guident les amants perdus. La maison féerique et désertée d’un fonctionnaire de la culture devient le nid d’une renaissance. Et, dans la figure du peintre Heykal à qui le modèle disparu retournera son art sous forme de portrait absolu, surgit peut-être en filigrane l’image du narrateur et de sa quête...

Comédie du suicide

Comédie du suicide

de Jean-Claude LEROY

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le | 15,00 €

« Bien sûr, toute l’humanité cherche à entretenir sa souffrance, à la cultiver fièrement »

 

Composé de trois récits indépendants, Comédie du suicide explore trois regards sur la mort : le deuil amoureux, le deuil égoïste et la chute conjointe de deux êtres étouffés par la vie.

 Dans « Ce pont qui me traverse », récit onirique qui n’est pas sans rappeler ceux de Bosco, le narrateur, qui vient de perdre sa compagne, morte subitement, est submergé par le désespoir et refuse sa disparition. Cette attitude débouche sur une autre réalité, comme si l’amour au-delà de la mort déguisait les apparences de la vie jusqu’à en modifier les règles connues.

Dans « Comédie du suicide », qui donne son titre à l’ensemble, une tonalité plus cynique succède à la voix romantique empruntée dans le premier récit. Là, le chantage au suicide, propre à ceux qui tiennent discours, s’oppose à l’autodestruction muette, comme la frivolité et l’égoïsme masculin s’opposent à l’implication amoureuse, vitale, des femmes.

Au final, « L’Enfer du décor » présente la mort rendue inévitable par l’enfermement et la passivité. Un couple s’enferme peu à peu dans une existence subie et partagée où le délabrement grotesque qui s’établit faute de lucidité mènera jusqu’à un dénouement tragique. Tableau final aux allures de sinistre caricature…

Dans ce livre, Jean-Claude Leroy prolonge la démarche inaugurée dans Entrée en matière,notamment dans l’emploi d’un « je » narrateur, mais sans en reproduire tous les caractères. Quoique indépendants, les trois récits forment un triptyque où les relations amoureuses se font écho à travers des situations qu’illustre bien cette phrase de l’auteur : « Quand les femmes cessent d’avoir peur elles sont capables de tout, et elles nous font peur. »

Rien seul

Rien seul

de Jean-Claude LEROY

romans (LUNATIQUE) | Paru le | 15,00 €

« C’est bien de cela qu’il s’agit, de faire vivant. »

« Cédric est encore un tout jeune homme mais il véhicule toutes les défaites transmises par des générations de perdants, toutes les humiliations qu’il a partagées avec son père quand trop de fatigue et d’abrutissement l’empêchaient de se tenir debout dans le regard de ses enfants. Cédric a hérité d’une force dénuée d’enthousiasme, une force tout juste bonne à supporter un homme et à le faire obéir aux lois diverses de l’exploitation. »

Jeune homme timide qui essaie de vivre dans un monde bruyant, il s’est enfui d’un carcan familial en ruine. Essaie de construire à partir de rien, de ses manques. Sans savoir. Un parcours qui le conduit à la rue, sur ce front passif de la guerre sociale où le climat peut se faire fraternel, mais où les combats sont souvent perdus d’avance. C’est dans la nature, près d’un esprit solitaire, que Cédric trouvera un certain calme, un début de réconciliation avec son passé, avec le monde. Un monde qui semble se laisser aller au pire…
Une fable certes pessimiste, située ici dans un cadre effrayant, mais où se dessine un chemin pour la vie, quand la douleur est investie, puis dépassée.
À propos de Comédie du suicide, Bernard Bretonnière écrivait dans Encres  de Loire « Honnêteté, à coup sûr : éthique, littéraire, intellectuelle. Est-ce si commun ? » Et à propos du style de Jean-Claude Leroy : « Un style souverain [qui] fait gagner l’alchimie permettant à toute littérature digne de ce nom de transmuer en or le plomb noir de ce que l’on appellera, pour dire vite, la mélancolie. »
Ces remarques valent pour Rien seul. Avec ce premier roman, Jean-Claude Leroy réalise comme une quintessence de ses livres précédents.

Retrait & Voyage autour de mon atelier

Retrait & Voyage autour de mon atelier

de Jean-Claude LEROY

nouvelles (LUNATIQUE) | Paru le | 13,00 €

« Je n’ai pas vraiment mal

mais ça pique trop les yeux. »

 

S’enfermer pour observer le décor qu’on a choisi. S’enfuir pour tenter de se tenir en soi, dans son entier. L’espace est intérieur, d’où qu’on sorte.

Voyage autour de mon atelier d’Éric Pénard dessine un journal de bord. La « coque de noix » s’appelle l’« atelier », où l’artiste pose son réel, ses fantaisies. Il suffit d’engager la traversée, de s’attacher aux détails, aux visages qui surgissent des objets, à l’espace que découpe l’œil, et le monde s’ouvre.

Dans Retrait, Jean-Claude Leroy rapporte l’Inde rêvée, ici décrite à toute allure, comme un échec, et qui ne peut rien pour lui. Un exil impossible, vécu dans un lointain qu’il n’a pas suffi d’aborder, qui reste hors de portée. La parenthèse doit se refermer.

Par un secret agencement, qui ne révèle qu’après coup sa raison, deux rendez-vous intimes, étrangers l’un à l’autre, sont ici articulés. Comme si le jeu était de divertir la géographie, la distance – non pas la lecture –, dans une mise en regard inattendue, inaperçue.

Somerland

Somerland

de Raymond PENBLANC

romans (LUNATIQUE) | Paru le | 20,00 €

Sur une petite île, un pénitencier. Ils sont quatre détenus, quatre jeunes, plus le gardien. Cassage de cailloux dans la carrière, suivi de leur transport dans un vieux wagonnet, et, pour le narrateur, colmatage de la falaise depuis une plateforme treuillée par l’un des détenus, les corvées les plus absurdes se succèdent quotidiennement. Heureusement que le village voisin n’est pas peuplé que de fantômes, qu’y vivent aussi Yliane et son grand-père. Quant au sous-sol de l’île, il est truffé de souterrains qui doivent bien conduire quelque part. Vers la liberté ?

 

Féroce, bestial, violent, viscéral, le dernier roman de Raymond Penblanc ne manque pas de fasciner son lecteur qu’il secoue et malmène avec la même impétuosité que les vents marins cinglant la côte. Un voyage aux confins de l’inhumain, où l’on glisse presque malgré soi, séduit par l’écriture, aux mots scintillants comme la lame d’un scalpel. Une aventure en soi.

 

Raymond Penblanc a commencé à écrire à l’âge de 8 ans. Ne s’est jamais arrêté depuis. Aime marier prose narrative et poésie. Utilise volontiers le gueuloir. Auteur d’une trentaine de romans, il en a publié 6, ainsi que quelques textes courts.