l'autre LIVRE

LA CONTRE ALLÉE

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand A08

Avec une ligne éditoriale déterminée autour d'un axe Mémoire(s) et Société, La Contre Allée s'attache tout particulièrement au devenir et à la condition de l'individu au coeur de nos sociétés contemporaines.

Témoigner, transmettre, questionner... Provoquer et croiser réflexions et sensibilités sur des sujets d'intérêts communs, aller à la rencontre d'artistes, d'intellectuels et de personnalités politiques, voilà ce qui anime et illustre l'esprit de rencontre(s) qui caractérise et fait l'attrait de la maison.

L'organisation de résidences de création, d'expositions, de lectures et rencontres publiques, sont autant d'aspects qui accompagnent les ouvrages qui font la vie d'une maison qui se conçoit comme un espace de ressources et de recherches.

Adresse : 51060
59000 Lille
Site web :http://www.lacontreallee.com
Courriel :nous contacter
Diffusion :Pollen Diffusion
Distribution :Pollen Diffusion
Représentant légal :Benoît Verhille
Forme juridique :Association
Racine ISBN :9782917817
Nombre de titre au catalogue :24
Tirage moyen :1200
Ces histoires qui arrivent

Ces histoires qui arrivent

de Roberto FERRUCCI

Fictions d'Europe (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 20/10/2017 | 8,50 €

Tout commence à Lisbonne, un trajet à bord du célèbre tram 28 mène le narrateur et sa compagne au cimetière où est enterré son ami, l’auteur italien Antonio Tabucchi. Il laisse un mot sur sa tombe, et c’est le prétexte pour revenir sur le cours de leur histoire commune...

Lorsqu’on le présente, on dit d’Antonio Tabucchi qu’il est le plus européen des écrivains italiens. Il a vécu dans trois pays différents, l’Italie (il est né en 1943 à Vecchiano, près de Pise), le Portugal (Lisbonne, la ville de son épouse Maria José de Lancastre) et la France (Paris) dans un va et vient perpétuel.

Aspect indiscutable de sa bibliographie, l’Europe est toujours présente dans ses livres (essais, reportages, articles). Tabucchi en critiquait la dérive économique, il n’aimait pas l’Europe des banques et ressentait l’absence d’une Europe qui a d’abord besoin de valeurs, de droits. En évoquant leur amitié, Roberto Ferrucci brosse un portrait intime de l’un des plus grands protagonistes de la culture européenne.

Le Retour du Prince. Pouvoir et Criminalite

Le Retour du Prince. Pouvoir et Criminalite

de Roberto SCARPINATO

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 16/04/2015 | 22,31 €

Roberto Scarpinato, Saverio Lodato, Deborah Puccio-Den (traductrice)

Direction d'ouvrage Anna Rizzello, révision de traduction Sarah Waligorski

Nouvelle édition avec une préface de Edwy Plenel

« Le véritable pouvoir est toujours obscène », affirme Scarpinato dans cet entretien où est rappelé que le mot « obscène » vient du latin ob scenum, soit ce qui opère « hors scène ». Selon Edwy Plenel, en montrant l’obscénité qui surprend, révolte ou indigne, Roberto Scarpinato brise l’omertà qui permet au pouvoir d’échapper à la honte du dévoilement.
Après un franc succès populaire en Italie, cet ouvrage est désormais devenu une référence en France. 
Mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato a instruit des procès majeurs concernant les alliances entre la mafia et la classe politique et économique italienne. Il vit sous protection policière depuis plus de vingt-cinq ans.

Ce livre de référence est plus qu’un livre sur la Mafia : il est une explication des mécanismes qui régissent le système du pouvoir politique - Eric Valmir, Radio France /Roberto Scarpinato opère ici une impitoyable radiographie d’un état gangréné par la corruption - Politis / Un livre d’entretien indispensable - Fabrice Arfi, Mediapart / Extraordinaire réflexion à haute voix de Scarpinato sur la « mafiosiation » d’un monde dérégulé, comme sorti de ses gonds, Le Retour du Prince est un livre incontournable pour comprendre de quoi le mot mafia est devenu le nom commun - Edwy Plenel, Mediapart.

Lettres nomades - Saison 4

Lettres nomades - Saison 4

de COLLECTIF

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 11/04/2015 | 12,00 €

Lettres Nomades rassemble les textes issus de la résidence littéraire organisée par Escales des Lettres dans le Nord Pas-de-Calais.

Des textes ancrés sur un territoire 
Avec des auteurs d'origines et d'univers différents, Lettres nomades invite à voyager à travers neuf récits inspirés par leur séjour en Artois. Rassemblant des texte de romanciers, nouvellistes, poètes ou auteurs jeunesse, ce recueil met à l'honneur autant de genres et de styles d'écriture que d'identités culturelles. Un regard sur la création littéraire contemporaine et le travail d'écriture en résidence.

Temps fort à la sortie des ouvrages
Durant trois semaines, les auteurs participent à de multiples rencontres sur une péniche itinérante. Des lectures musicales sont données par les auteurs eux-mêmes lors de la Fête internationale du livre de Béthune organisée par Escales des Lettres, cette année du 22 au 23 mai 2015.

Une Coédition avec Escales des Lettres
Acteur majeur dans le Nord Pas-de-Calais avec Colères du présent, le Centre littéraire Escales des lettres promeut la littérature contemporaine dans la région. Le centre met en oeuvre un vaste programme d'actions : cafés littéraires mensuels, résidences itinérantes d'écrivains, ateliers d'écriture, programmes d'échanges littéraires en milieu pénitentiaire, manifestations dans le cadre du Printemps des Poètes et de Lire en Fête, organisation du salon du livre Escales hivernales (Lille) et de la Fête internationale du livre de Béthune... Les deux éditions précédentes ont été publiées en co-édition avec Nuit Myrtide, maison d'édition lilloise également.

Terre de colère

Terre de colère

de Christos CHRYSSOPOULOS

Fictions d'Europe (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/03/2015 | 8,50 €

Au fil d’une déambulation composée de plusieurs tableaux, parfois fantasmagoriques mais toujours ancrés dans la réalité, Christos Chryssopoulos enquête et observe les symptômes d’un mal qui nous ronge. Il y pose le constat d’une société de surveillance, qui isole et oppose. Où l’incommunicabilité grandit au point que la colère s’impose (à nous) comme ultime possibilité de sortir de soi et fait de nous sa première victime.
Nous sommes ainsi tour à tour confrontés aux idéologies racistes, à la violence au travail, aux relations entre hommes et femmes, à la cellule familiale, au milieu scolaire, à travers un subtil jeu de dialogues qui rend compte des difficultés de communication entre ceux qui possèdent la parole et ceux qui ne l’ont pas. 
L’auteur-narrateur apporte un commentaire à la manière d’un chœur antique entre chaque tableau et finit, dans le dernier tableau, par prendre corps en tant que personnage, en suivant un autre à son insu et rendant ainsi compte au lecteur de son mode opératoire.

Berlin, Bucarest-Budapest : Budapest-Bucarest

Berlin, Bucarest-Budapest : Budapest-Bucarest

de Gonçalo M. TAVARES

Fictions d'Europe (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/03/2015 | 8,50 €

À l’instar du titre, Tavares nous emmène en voyage avec une grande liberté formelle dans un texte en forme de diptyque. Dans la première partie, située à Berlin, nous suivons Martha, une jeune fille borderline, à travers une succession de scènes qui questionnent l’immigration, le choix des mémoires, d’un patrimoine commun, ou encore l’enseignement, la transmission de l’Histoire. Chaque scène est titrée sous une nomenclature qui souligne l’aspect parcellaire de ce texte, comme extrait d’une somme qui serait considérable.  
Comme pour l’Europe, dont l’enjeu premier est de se construire un récit commun, une Histoire commune, c’est au lecteur d’investir le texte, de créer les liens entre chaque scène pour en reconstituer l’histoire.
La seconde partie nous mène sur les pas de deux frères embarqués dans le projet insensé de voler une statue de Lénine et de la transporter de Bucarest à Budapest, l’un emmenant le corps et l’autre la tête. Tandis qu’un troisième protagoniste tente, lui, de ramener de Budapest le corps putréfié de sa mère défunte à l’arrière de sa voiture pour l’enterrer sur sa terre natale, à Bucarest. Les deux trajectoires, au final, se croisent à la frontière roumano-hongroise. Une scène ultime qui offre l’opportunité d’un renvoi à la première scène de la première partie. 
Berlin, Bucarest-Budapest… est une interrogation de la notion de frontière, dans ses aspects multiples, et des efforts permanents qu’il nous faut produire pour nous dépasser et les traverser.

La Nuit des terrasses

La Nuit des terrasses

de Makenzy ORCEL

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/03/2015 | 9,00 €

« J’ai commencé à fréquenter les bars, donc boire, très tard dans ma vie. Pour une raison très simple, il faut payer après avoir consommé… Aujourd’hui dès que j’arrive dans une ville, la première chose qui me vient à l’esprit, c’est d’aller faire la tournée des bars. Carrefour de toutes les occurrences. Des histoires, aussi banales soient-elles parfois, qui hantent toute une vie. Depuis bientôt une décennie c’est devenu un de mes endroits préférés. Et Dieu sait combien j’en ai fait dans mes voyages. J’ai voulu faire un livre pour habiter, aborder autrement ces vécus…
Tous les poèmes du recueil La nuit des terrasses forment ensemble une seule plongée à travers ces espaces réels ou imaginaires, pour combiner non seulement ces instantanés, ces souvenirs disparates, mais aussi inviter l’autre à sortir sa tête de son verre, à la convivialité. Le verbe «?boire?» ne se conjugue-t-il pas mieux ensemble?? La nuit des terrasses célèbre l’instant, la rencontre des corps et l’amitié. »

Makenzy Orcel

Des lions comme des danseuses

Des lions comme des danseuses

de Arno BERTINA

Fictions d'Europe (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 16/02/2015 | 6,00 €

On avait beau jeu d’?affirmer qu’?elles avaient été achetées, car certains explorateurs ou certains représentants de l’?Etat français (…) avaient sans doute troqué ces œuvres contre peu d’?argent, ou des babioles, ou des menaces. Aucune transaction inattaquable, certainement. Certes il était possible d’?affirmer qu’?en les volant on les avait sauvées mais c’?était tout de même tordu.

La spoliation des biens culturels africains pratiqués par les pays fondateurs de l’Union européenne, comme la France et Italie, durant les années de colonisation 
En trouvant l’audace d’intenter une procédure contre le Musée du quai Branly, à Paris, le roi de Bangoulap – un village du pays bamiléké, dans l’Ouest du Cameroun –, ne pouvait pas deviner que c’était en fait l’Europe libérale et carnassière qu’il allait complètement déshabiller.

Arno Bertina inverse la vapeur avec un plaisir communicatif
Les pays africains réclament la gratuité du musée pour leur ressortissants arguant que les œuvres  exposées leur appartiennent. Sans réponse, ils interpellent l’Union européenne qui finit par admettre la propriété africaine de ces œuvres à la surprise générale, bien qu’elles participent de l’identité européenne. 
Cette première demande accordée fait effet tache d’huile car les Africains décident de ne pas s’arrêter là.

De la fiction à la science-fiction  
On assiste au désenchantement de l’Union européenne se voyant obligée de céder à toutes les requêtes successives, qui aboutissent à la libre-circulation des ressortissants africains avec l’ouverture des frontières, où la notion de gratuité prime.

La Véritable Histoire de Matias Bran - Livre1 : Les usines Weiser

La Véritable Histoire de Matias Bran - Livre1 : Les usines Weiser

de Isabel ALBA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 09/10/2014 | 21,00 €

Première partie d’une saga familiale qui commence en Hongrie à la fin du XIXe siècle et se termine à Madrid au début du XXIe siècle

Ce premier volet s’étend jusqu’en 1920. L’histoire se concentre sur la Révolution hongroise de 1919, sur les événements qui l’ont précédée et ceux qui lui ont succédé en Europe, par le prisme des protagonistes, un groupe d’ouvriers et ouvrières insurgés de l’usine d’armement Weiser sur l’île de Csepel, à Budapest.

Une déclaration radicale contre le capitalisme et les sociaux-démocrates

Les travailleurs des usines Weiser apprennent à lire clandestinement sur les pages du Manifeste communiste de Karl Marx, ils se mobilisent dans des mouvements de lutte collectifs pour revendiquer de meilleures conditions de travail et de logement auprès de leur patron, un éternel absent dont ils ne connaissent que le nom, Weiser.

Au-delà de cette trame narrative mêlant l’histoire personnelle de Matías Bran à celles de ces ouvriers, se découvre une chronique minutieusement documentée sur le mouvement révolutionnaire mondial qui débuta en 1917 en Russie et se poursuivit après la Première Guerre mondiale jusqu’aux États-Unis : ses réussites, ses échecs et son impact aujourd’hui.

"Si vous partez, le contremaître nous fera travailler encore plus d’heures, nous, les femmes, pour fabriquer les balles avec lesquelles vous tuerez les hommes des ouvrières russes qui travaillent nuit et jour, sans répit, pour fabriquer les balles avec lesquelles leurs hommes vous tueront, vous."

Vie de Milena, de Prague a Vienne

Vie de Milena, de Prague a Vienne

de Jana CERNA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 09/10/2014 | 18,00 €

C'est un feu vivant, tel que j'en ai encore jamais vu.
Franz Kafka, lettre à Max Brod.

 

Biographie d'une intellectuelle et vision de l'histoire tchécoslovaque

Si, incontestablement, c’est la correspondance de Milena Jesenská (1896-1944) avec Franz Kafka qui l’a fait entrer dans la légende - les Lettres à Milena sont un témoignage saisissant de leur amour - Milena est à elle seule toute une histoire et un personnage attachant qui n’aura eu de cesse de fasciner ses contemporains: brillante, rebelle, généreuse, elle est une journaliste éblouissante, la première traductrice de Kafka en tchèque, temoin incontournable de l'Histoire de son pays entre la chute de l'Empire austro-hongrois (1918) et l'occupation nazie de la Tchécoslovaquie (1939).

Une femme à contre-courant

Issue d'un milieu bourgeois, Milena fréquente les cafés littéraires et l'élite artistique pragoise de l'époque - notamment Karel Capek et Max Brod. À Vienne, où elle s'installe avec son premier mari, elle écrit ses premiers articles comme correspondante de presse où déjà elle se démarque par l'emploi d'un ton nouveau et d'un style particulier qui fait vivre le quotidien des rues. De retour à Prague, Milena écrit dans la presse communiste, avant de devenir une ardente adversaire des dogmatiques à la solde de Moscou. Au moment de l'éclatement de la Seconde guerre mondiale, elle soutient plusieurs familles juives dans leur fuite du pays et s'engage ainsi dans la Résistance. Arrêtée par la Gestapo en novembre 1939, elle est déportée à Ravensbrück, où elle meurt en 1944. En 1995, elle reçoit le titre de "juste parmi les Nations" par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem.

Pas dans le cul aujourd'hui, lettre à Egon Bondy

Pas dans le cul aujourd'hui, lettre à Egon Bondy

de Jana CERNA

Les Périphéries (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 26/08/2014 | 8,50 €

Tiré d’un poème de l’auteure, ce titre souligne à la fois la charge érotique du texte et la rébellion extraordinaire d’une femme face à l’ambiance étouffante en Tchécoslovaquie d’après-guerre.


Probablement écrite en 1962, cette lettre est un véritable manifeste pour la liberté individuelle.
Dans les années qui précèdent le Printemps de Prague, Jana ?erná livrait dans cette lettre à Egon Bondy sa volonté de révolutionner les codes de conduite, de rechercher de nouveaux « possibles » dans la vie privée, les rapports sentimentaux et la sexualité. En refusant de se soumettre à la primauté masculine, elle affirme aussi son souhait d’une sexualité non séparée des sentiments et de l’activité intellectuelle.

Une femme libre
Dotée d’une personnalité hors du commun, Jana ?erná fascinait son entourage par sa vitalité et son audace. Plusieurs fois mariée et mère de 5 enfants, elle n’a exercé que des emplois occasionnels tels que femme de ménage, contrôleuse de tramway etc. Marginalité et rejet de tout conformisme social, langagier ou politique semblent avoir été ses maîtres mots.
Cette lettre débarrassée de toutes conventions, au ton libre et spontané, est d’une étonnante modernité.


L’underground praguois
Jana ?erná fréquente Egon Bondy, auteur mythique en Tchéquie, spécialiste des philosophies orientales, mais aussi auteur des textes des Plastic People of the Universe, le groupe de rock symbole de la rébellion des années 70. Tous deux font partie de la culture clandestine de Prague avec Bohumil Hrabal, l’un des plus importants écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle. Ils ont publié leurs écrits sous forme de Samizdat (système de circulation clandestine d’écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc de l’Est) jusqu’à la chute du communisme. Jana ?erná collaborera à différentes publications de cette mouvance, sous divers pseudonymes (Gala Mallarmé, Sarah Silberstein) ainsi que sous son nom de Jana Krejcarova.

La rentrée littéraire de Gilles Defacque, suivi de Créer c'est résister

La rentrée littéraire de Gilles Defacque, suivi de Créer c'est résister

de Gilles DEFACQUE

Les Périphéries (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 26/08/2014 | 6,00 €

« On décèle vite l'homme sensible sous son accent et ses mimiques à garlouzettes. Mais si Gilles Defacque a la langue bien pendue, il a également la plume alerte (...) Cela pourrait tenir à la fois des Calligrammes de Guillaume Appolinaire et des aphorismes à la Pierre Dac, mais c'est du Gilles Defacque, ironique et grave, tel qu'en lui-même. »

Liberté Hebdo


La Rentrée littéraire de Gilles Defacque
Un critique n'a pas pu lire les livres de la rentrée littéraire - il a regardé (trop) la télé ou il a dormi (au choix). Il invente la liste des 700 livres de la rentrée littéraire.

L'auteur s'impose une règle du jeu
Un titre, un résumé et une petite appréciation si possible ou un nom d'éditeur. Depuis 2008, Gilles Defacque s'amuse de chaque rentrée littéraire, en inventant son lot de brèves humoristiques adaptées. Comme chaque année, des thématiques se distinguent : sport, jeux olympiques, faits divers...

De l'humour au manifeste
Créer c'est résister, variation d'après Deleuze, texte manifeste autour de l'acte de création qui suit cette somme d'inventions comiques, apporte un éclairage explicite quant aux véritables intentions de l'auteur.

Lettres nomades

Lettres nomades

de COLLECTIF

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 23/04/2014 | 12,00 €

Lettres Nomades rassemble les textes issus de la résidence littéraire organisée par Escales des Lettres dans le Nord Pas-de-Calais.
Des textes ancrés sur un territoire
Avec des auteurs d'origines et d'univers différents, Lettres nomades invite à voyager à travers huit récits inspirés par leur séjour en Artois. Rassemblant des texte de romanciers, nouvellistes, poètes ou auteurs jeunesse, ce recueil met à l'honneur autant de genres et de styles d'écriture que d'identités culturelles. Un regard sur la création littéraire contemporaine et le travail d'écriture en résidence.

Temps fort à la sortie des ouvrages
Durant trois semaines, les auteurs participent à de multiples rencontres sur une péniche itinérante. Des lectures musicales sont données par les auteurs eux-mêmes lors de la Fête internationale du livre de Béthune organisée par Escales des Lettres, cette année du 5 mai au 25 mai 2014.

Une Coédition avec Escales des Lettres
Acteur majeur dans le Nord Pas-de-Calais avec Colères du présent, le Centre littéraire Escales des lettres promeut la littérature contemporaine dans la région. Le centre met en oeuvre un vaste programme d'actions : cafés littéraires mensuels, résidences itinérantes d'écrivains, ateliers d'écriture, programmes d'échanges littéraires en milieu pénitentiaire, manifestations dans le cadre du Printemps des
Poètes et de Lire en Fête, organisation du salon du livre Escales hivernales (Lille) et de la Fête internationale du livre de Béthune... Les deux éditions précédentes ont été publiées en co-édition avec Nuit Myrtide, maison d'édition lilloise également.

Tant de larmes ont coulé depuis

Tant de larmes ont coulé depuis

de Alfons CERVERA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 23/04/2014 | 18,50 €

Un roman sur la mémoire et ses traces, l'oubli et les distorsions historiques, sur les blessures qu'ont laissées les exils, les fuites, les pertes

L’histoire se déroule à Los Yesares le jour de l’enterrement de Teresa, le personnage central du précédent roman d’?Alfons Cervera, Ces vies-là. Le narrateur, un ami de la famille de la défunte, installé à Orange, revient dans son village natal pour assister aux funérailles. Les retrouvailles avec les habitants libèrent les souvenirs, bons et mauvais. Affleurent les histoires d’amour et d’amitié, les morts, les peurs et les rêves frustrés. Resurgissent les épisodes douloureux d’après-guerre, le maquis, le déracinement.

Entremêlant la voix du narrateur et celles de nombreux autres personnages dans un va-et-vient de moments passés et situations présentes qui s’entrechoquent sans cesse, Alfons Cervera met en scène dans ce roman choral l’histoire des habitants de ce village valencien, dévasté par la guerre et ravagé par deux vagues massives d’?émigration : l’exil consécutif à la guerre civile et à la victoire de Franco et, dans les années 60, les départs pour des raisons économiques.

Je crois que les gens qui sont obligés de partir ou qui, comme moi, sont partis, n’ont plus d’endroit. Tant de larmes ont coulé depuis parle précisément du vide qui se produit dans ces endroits et aussi chez les gens qui partent de ces endroits.
– Entretien avec Alfons Cervera, Valencia, 2013.

 

"Tu arrives et tu ne penses qu’à travailler, à te tuer au travail n’importe où parce que sinon, à quoi bon avoir quitté le village. Je pense à la photo du journal. Cet enfant c’est moi lorsque j’avais neuf ans. Peu importe la couleur de la peau, au bout du compte nous étions tous noirs quand nous sommes arrivés en France."


Dossier Initiales
En février 2012, la revue Initiales a publié le dossier thématique Fiction et mémoire, la guerre civile espagnole auquel Alfons Cervera a largement contribué avec une nouvelle inédite La Tristesse du poulpe et un entretien mené par la libraire Françoise Folliot (Le Square-38).

Le lapin mystique

Le lapin mystique

de Lucien SUEL

Les Périphéries (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/03/2014 | 8,50 €

Une histoire qui mêle mystère, nature, cosmologie, mystique, poésie, humour, sexe, drogues et rock'n roll...
Une comédie éternelle qui happe le lecteur dans un engrenage perpétuel, et lui fait perdre ses repères spatiaux-temporels.

À l'origine, un roman feuilleton
Paru en 1998 en feuilleton dans la revue de poésie lilloise « Le Dépli amoureux », Le lapin mystique est le tout premier roman de Lucien Suel, bien avant Mort d'un jardinier (éd. de La Table Ronde, 2008).
Renvoyant au célèbre recueil de poésie de Rémy de Gourmont, Le latin mystique (1892), le texte est empreint de l'esprit fin-de-siècle ou décadent (Verlaine, Baudelaire, Mallarmé...), on y retrouve fantasmes sexuels, symbolisme, pratiques religieuses obscures, paradis artificiels, pulsions mortifères et complaisances existentielles, propres à ce courant littéraire.
Une fiction hallucinée aux multiples références
Ce récit psychédélique, fait de cuts-up hétéroclites où l'on retrouve aussi bien les aventures du détective Mike Hammer (créé par Mickey Spillane dans les années 50), que les Lettres à son père par la soeur carmélite Thérèse de Jésus (1838-1871), embarque le lecteur dans les délires hallucinogènes du protagoniste, aux côtés de deux personnages féminins : une jeune femme et une nonne (l'une en hommage à Laure, écrivaine et compagne de Georges Bataille, et l'autre à Marianne Faithfull).
À cette trinité humaine est associé un trio animal symbolique comprenant un lapin (imaginaire, pulsion sexuelle), un corbeau (mort, putréfaction) et un kangourou (puissance et sexualité).
Au fil des décors (chapelle en ruines, discothèque, hôpital...), de l'action et des péripéties, le lecteur est entraîné dans une série d'événements réels ou rêvés, comme la vie, drôles, douloureux et mystérieux. Une fuite du quotidien ordinaire, une quête impossible dans un livre sans fin, roman circulaire qu'on peut commencer par n'importe quel chapitre !

Quelques pas de solitude

Quelques pas de solitude

de Pascal DESSAINT

Les Périphéries (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/03/2014 | 6,00 €

Un court récit intensément personnel

Une première édition de Quelques pas de solitude voit le jour début 2012, à l'initiative de Christian Thorel de la librairie Ombres blanches à Toulouse. Cette édition est alors réservée à la clientèle de la librairie, pour le plaisir d'offrir aux lecteurs un texte éclairant l'oeuvre d'un auteur qui leur est cher.

Ayant connaissance de notre souhait d'une nouvelle collection faite de textes courts, et après nous avoir présenté Pascal Dessaint,  François-Marie Bironneau, libraire au Bateau livre à Lille, nous recommande ce texte singulier dans l'oeuvre de l'auteur, qui de fait illustrait parfaitement le propos de cette collection.
En parfaits passeurs, leurs avant-propos accompagnent ce texte remarquable.

Variations sur le thème de la solitude - Un genre nouveau pour Pascal Dessaint

Si les thèmes familiers de l'auteur de polars reviennent  - le rapport à la nature, le deuil, la fidélité et la trahison en amitié, en amour et envers des idéaux, traités avec la sensibilité et le tact habituels -, les amateurs de Pascal Dessaint retrouvent ici l'auteur qu'ils apprécient sous un nouveau jour. Pascal Dessaint raconte, par-delà la succession vertigineuse de décès dans sa famille en un temps très court, l'intense solitude qui fait surface. Pour ce naturaliste passionné, ornithologue amateur, grand arpenteur de paysages, la Nature lui servira de refuge et lui permettra de retrouver la solitude féconde de l'écriture.

La Ville sur le divan

La Ville sur le divan

de Laurent PETIT

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/10/2013 | 20,00 €

Depuis ses débuts en 2008, L’Anpu, alias l’Agence nationale de psychanalyse urbaine, a déjà couché sur le divan une cinquantaine de cités patientes (Marseille, Rennes, Angers, Saint-Nazaire, Tours, Alger, Hénin-Beaumont, etc.). Poète scientifique, corsaire lacanien, Laurent Petit décrypte à grands coups de jeux de mots, de rapprochements incongrus et de mauvaise foi analogique, l’inconscient de nos cités et quartiers, faisant surgir de ce micmac drolatique bien des vérités. 

De défrichages historiques dans les archives à la rencontre d’experts, jusqu’aux "opérations divan" auprès des habitants, les recherches menées dans chaque ville permettent de détecter ses névroses en reconstituant son "arbre mytho-généalogique". Entre vécu social, légendes urbaines et traumatismes enfouis, "crises, épidémies, voire descentes en 2e division", s’esquisse le PNSU de la ville, son Point névro-stratégique urbain. 

Reprenant les codes de la psychanalyse et batifolant avec bonheur dans ses champs lexicaux, à l’instar du "retour sur soie" des Tourangeaux, ou de "la peur de stérilité de l’habitant d’Anger (sic) face à l’expansion urbaine", l’ANPU met à jour des réalités tangibles qu’elles soient aberrations architecturales ou inhibitions larvées : losangélisation des Côtes-d’Armor, beffrois phalliques se dressant dans le ciel béthunois, complexe de Saint-Pierre-des-Corps face à Tours… En s’arrêtant sur quelques cas choisis, Vierzon, Les Côtes d’Armor, Tours, la Zone de l’Union (59), Marseille et Alger, cette petite introduction à la psychanalyse urbaine ne se contente pas de mettre au jour les névroses, refoulements et autres tabous des villes analysées, elle expose des solutions thérapeutiques, par le biais de TRU ou de TRA (Traitements radicaux urbains ou architecturaux) aussi utopiques que révélatrices.

Microcosme, Portrait d'une ville d'Europe Centrale

Microcosme, Portrait d'une ville d'Europe Centrale

de Norman DAVIES & Roger MOORHOUSE

Hors Collection (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/10/2013 | 28,00 €

« Ce livre ambitieux et exigeant balaye non seulement l'ensemble de l'histoire allemande et polonaise, mais réussit à saisir celles de l'Europe centrale et de l'Est, en les rassemblant. Breslau apparaît comme le théâtre d'une lutte perpétuelle entre Allemands et Polonais, Habsbourg et Hohenzollern, hussites hérétiques et catholiques, catholiques et luthériens, juifs et anti-sémites, nobles et marchands, socialistes et capitalistes, nazis et soviétiques, apparatchiks et résistants. Et pourtant, comme le montre si bien Davies et Moorhouse, ce récit est autant le témoin de co-opérations et de coexistences que de conflits et de destructions. Microcosm n'est pas un ouvrage succinct, mais l'incroyable ampleur des années et des bouleversements qui le traverse justifie chacunes des lignes. »

Brendan Simms - Even the stones spoke German - London Review of Books (28/11/02)

«Pour Norman Davies et Roger Moorhouse le Diable est bel et bien dans le détail, grâce à leur chronique minutieuse d'une ville européenne, baptisée Microcosm (...). L'incontrôlable Norman Davies est de retour, de nouveau avec un volumineux ouvrage. Cette fois encore, ses formidables recherches sont ordonnées dans une prose claire sans se départir de cette impartialité historique qui le caractérise. »

James Hopkin - The Pole truth - The Observer (28/04/02)

« Microcosme retrace l histoire de la ville à travers les siècles. Sans occulter les hostilités et égarements ethniques, le livre est un hymne à la diversité et la réussite culturelle. »

The staff - Seriousness, the new black - books of the year 2002 - The Economist (12/12/02)

Le fluvial en devenir

Le fluvial en devenir

de Corinne BLANQUART

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/04/2013 | 10,00 €

 

LE FLUVIAL EN DEVENIR, QUELLES TRANSFORMATIONS DU MONDE DU TRAVAIL SUR LES RIVES DE L ESCAUT ? L Escaut, voie d eau longue d environ 355 km, prend sa source près de Saint Quentin, traverse la France sur 90 km, la Belgique sur 200 km et se jette dans la mer du Nord aux Pays-Bas. Tout au long de son histoire, l Escaut s est retrouvée au centre d enjeux économiques importants, notamment à l époque où la voie fluviale constituait pratiquement le seul moyen de transport de marchandises en grande quantité. Cette voie d eau, voie de communication Nord Sud, calibrée au gabarit européen de 3000 tonnes pour être accessible aux plus grands bateaux, devrait bénéficier d un nouvel élan avec la future liaison Seine-Nord Europe, canal de 106 km entre Compiègne et Marquion qui reliera l Escaut à la Seine, à l horizon 2016-17 si les engagements médiatiques du Grenelle de l environnement sont tenus. Ce projet d infrastructure euro-régionale présente une véritable alternative au transport routier pour les moyennes et longues distances. Il aura naturellement des conséquences sur le développement économique et l aménagement des territoires qu il va traverser ou relier tant en France qu en Belgique. Les territoires situés le long de l Escaut bénéficient d une position privilégiée et d un environnement économique favorable qui entraîne une activité logistique importante grâce à la présence de grands groupes industriels internationaux dans les domaines de l automobile, du ferroviaire, de l agro-alimentaire, de la métallurgie, de l extraction et la transformation de la pierre calcaire, et plus récemment de la santé, lesquels anticipent l arrivée du canal Seine-Nord Europe. Des transformations se dessinent déjà sur les territoires et dans les entreprises et l on interroge ici les représentations que les populations de ce grand territoire transfrontalier ont de l avenir du travail. De l habitant à l élu, du salarié au retraité en passant par le chef d entreprise et le syndicaliste, comment rendre compréhensibles ces visions dans ce qui les rassemble mais aussi dans ce qui les distingue, voire les oppose. Cette publication est menée en collaboration avec l association Travail et Culture, centre de recherche et d innovation artistique et culturelle du monde du travail.

Les derniers mots de Falcone et Borsellino

Les derniers mots de Falcone et Borsellino

de Antonella MASCALI

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/04/2013 | 18,00 €

Traduit de l'italien par Anna Rizzello et Sarah Waligorski

Recueil d interventions, interviews et analyses de Falcone et Borsellino, cet ouvrage témoigne des nombreuses difficultés rencontrées dans la lutte contre la mafia, entravée non seulement par le crime organisé, mais surtout par les collègues des deux juges et les représentants du monde politique. Un ouvrage riche de paroles éclairantes, tristement prophétiques, comme celles-ci : Une négociation est en cours entre la mafia et l'État depuis le massacre de Capaci, il y a un dialogue entre la mafia et certains secteurs infidèles de l État [...] La mafia me tuera, mais ce sont d autres qui voudront ma mort, la mafia me tuera quand d autres y consentiront. (Paolo Borsellino)

Ou bien celles-là :

Ce que j ai eu à entendre dans les couloirs de ce palais est pénible ; devoir constater que, hormis une poignée de gens, tout le monde est content de me voir partir. (Giovanni Falcone, au moment de quitter le parquet de Palerme, un an avant sa mort.)

Ce livre marque un retour fondamental aux sources directes, à ce qu ils ont vraiment dit et écrit, dans la tentative de pénétrer les raisons (et les raisons d État) qui ont amené à l assassinat de ces deux juges-amis. Un pas en arrière indispensable pour rappeler leur parcours humain et professionnel, alors que les procès concernant leurs assassinats ont été ré-ouverts en Sicile et que les vérités pour lesquelles ils ont sacrifié leur vie sont en train de voir le jour.

La femme-précipice

La femme-précipice

de Princesse INCA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 07/03/2013 | 18,50 €

« Une force, qui rappelle l’énergie de la parole de Federico García Lorca. »

Laurence Breysse-Chanet, lauréate du prix de traduction Nelly Sachs. Princesse Inca évoque la maladie, et en particulier mentale, qui continue d’être, selon elle, un tabou. Dans une interview du quotidien espagnol El País, elle dénonce une société normalisée où le sujet est à peine abordé. Diagnostiquée bipolaire, elle accuse la société de lui répondre principalement « à coups de médicaments ». En ce qui la concerne, son traitement n’a pas varié depuis dix ans. Si la voix de Princesse Inca s’élève à partir d’une expérience personnelle, celle-ci est transcendée pour devenir un profond questionnement sur la folie comme sur les réponses de la société. Refus d’un monde homogénéisé où tous les individus devraient être tous identiques, et former une masse plus facilement maniable ? Qui est fou dans notre société ? Que penser des instances de pouvoirs comme l’Eglise, l’Armée… La Femme-Précipice raconte, au-delà de la maladie, la souffrance et le combat des marginaux, des êtres en position de fragilité et des femmes en particulier. Car c’est aussi un recueil de l’intimité.

« C’est un livre que j’ai voulu dédier à des femmes qui menaient une bataille avec elle-mêmes, plus qu’avec le monde, des femmes sur la limite, comme moi. Des femmes comme Sylvia Plath et Alejandra Pizarnik » – Princesse Inca.

Princesse Inca est née en 1979 à Barcelone. Diagnostiquée bipolaire ou souffrant de dérèglement schizophrénique, elle a traversé trois grandes crises depuis 10 ans dont une qui fera naître Princesse Inca. Lors de la dernière crise, après avoir été traitée par des électrochocs, Christina Martin fut internée pendant 3 mois. Jardinière poursuivant des études de psychologie à l’Université de Barcelone. Princesse Inca est membre de l’Association culturelle Radio Nokia qui a pour objectif de lutter contre les différentes formes de stigmatisation des maladies mentales et participe également à des collectifs poétiques (MUPOCAT, Haloperidol poesía). Elle intervient chaque semaine sur la radio Cadena Ser, dans une émission appelée La Ventana (La Fenêtre) qui remue les consciences puis est venu ce cri qui a pris une forme poétique dans La Femme-Précipice.

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain

Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bain

de Amandine DHÉE

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 07/02/2013 | 10,00 €

Jeune adulte, aujourd hui écrivaine, la narratrice s'interroge sur l'histoire qui l'a façonnée avec laquelle elle doit encore composer aujourd'hui. Elle se remémore les épisodes marquants de sa vie tout en questionnant ses choix les plus récents. Et puis ça fait bête d'être triste en maillot de bainpourrait bien être le parcours d'une émancipation à travers les âges et les usages. Une confrontation aux codes déterminés, inculqués pour le bien-être de chacun à l'école, dans la famille ou encore dans le monde du travail et qui, selon Amandine Dhée, s'avèrent ressembler davantage à des promesses désespérées et mensongères plutôt qu'à un réel cheminement épanouissant.

Le Ravin

Le Ravin

de Nivaria TEJERA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 07/02/2013 | 18,50 €

« Aujourd’hui la guerre a commencé. À moins que ce ne soit il y a longtemps. Je ne comprends pas très bien quand les choses commencent. Elles m’environnent d’un seul coup et ressemblent à des personnes que j’aurais toujours connues. »

Celle qui prend la parole – et qui la gardera jusqu’au terme du récit – est une petite fille qui voit son monde basculer en quelques heures. Cela se déroule chez son grand-père qui est bourrelier à La Laguna, aux Canaries. Dans le vacarme de la rue, cris et coups de feu se mêlent aux tremblements des vitres et des fenêtres. Des hommes appartenant aux forces franquistes viennent, fusil à l’épaule, fouiller la maison, l’atelier et le hangar dans l’espoir d’y trouver Santiago, le père de la narratrice, journaliste républicain qui finira par être arrêté puis emprisonné. Débutent alors, pour celle qui se plaisait à vivre en harmonie avec ses rêves au sein d’une famille très unie, des heures et des jours qui vont la faire « grandir brusquement de plusieurs années ». Elle va découvrir de nouveaux mots (gardes, prison, parloir, salle des actes, juges, procureur), se frotter à des décors inconnus, les visualiser, les intégrer à son propre univers et activer son imagination en créant des associations étranges entre les lieux et les êtres.

Le Ravin, qui fascine et emporte par son ton haletant et ses images spontanées, a été publié une première fois en 1958 par Maurice Nadeau. Il a ensuite connu une deuxième édition en 1986 chez Actes Sud. Il occupe une place à part parmi les nombreux romans consacrés à la guerre civile en Espagne. Celle-ci, vue à travers le bouleversement et les drames qu’elle engendre au sein d’une seule famille, est transmise par le regard d’une enfant qui dit sa solitude, ses peurs, ses angoisses. L’itinéraire de Nivaria Tejera ressemble beaucoup à celui de la narratrice. Née en 1930 à Cuba, de mère cubaine et de père espagnol, elle a passé son enfance à Tenerife, aux îles Canaries, et son père a été emprisonné pendant plusieurs années dans les geôles franquistes.

Un fil rouge

Un fil rouge

de Sara ROSENBERG

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/10/2012 | 18,50 €

traduit par Belinda Corbacho

Sous la forme d un puzzle narratif, Un fil rouge, premier roman de Sara Rosenberg, raconte l histoire de Julia Berenstein, jeune femme engagée dans l action révolutionnaire en Argentine, dans les années soixante dix. A travers le discours et la perception des personnes qui l ont connue, le lecteur découvre petit à petit l histoire des disparus dans un contexte de lutte armée et de « guerre sale ». La polyphonie et les différentes modalités d écriture, de même que la construction labyrinthique du roman obligent à une lecture active grâce à laquelle le lecteur doit se faire sa propre idée sur ce moment historique tragique. Une voix peu à peu s impose, celle de Miguel, ami de Julia, qui veut faire un film sur elle en interrogeant tous ceux qui ont croisé son chemin, l ont aidée, aimée, incomprise ou trahie jusqu à sa disparition.

Sur les traces de Julia, Miguel est en quête de vérité, mais faire ce film sur l amie d enfance à jamais perdue est aussi une façon de faire son deuil, en rendant une présence à la défunte absente. Authentique et émouvant, Un fil rouge tente de restituer la douleur de ceux qui restent, leur incompréhension face à la violence.  Dans ce roman politique et poétique, Sara Rosenberg rend compte de la situation concrète de l Argentine tout au long des années 70 : injustice, révolution et surtout beaucoup de peur. Elle nous livre une vision contrastée et juste d une période récente où la quête d un idéal de justice sociale a laissé place à l affrontement armée, la terreur et le désespoir de toute une génération.

La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande

La Révolution des Casseroles. Chronique d'une nouvelle constitution pour l'Islande

de Jerôme SKALSKI

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/10/2012 | 13,50 €

Suite au déclenchement de la crise financière internationale à l'automne 2008, l'Islande a choisi de tourner le dos à la « doctrine d austérité » qui forme actuellement le lieu commun dominant des politiques de gestion de l'après crise.

Passée du statut de laboratoire de la finance triomphante à celui du symbole de sa déroute, l'île nordique fut tout d'abord l'objet d un mouvement de protestations aux conséquences inattendues. La presse internationale s'enflamma. On parla bientôt d'une «Révolution des casseroles » pour décrire les événements qui s y déroulèrent et qui aboutirent, en quelques semaines, à la démission de son gouvernement et à l'anticipation d'élections législatives qui virent arriver au pouvoir une gauche armée d'ambitions réformatrices radicales sous la pression de la société civile islandaise.

Depuis la réforme de sa constitution faisant de la souveraineté et de la démocratie directe deux maîtres mots à la fois dans son processus d'élaboration et dans son contenu, l'Islande détonne dans le gris du ciel de l actualité mondiale.

Cosa Nostra. L'Entretien Historique

Cosa Nostra. L'Entretien Historique

de Giovanni FALCONE

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 10/05/2012 | 17,25 €

Co-auteure: Marcelle Padovani

On meurt généralement parce qu on est seul, ou parce qu on est entré dans un jeu trop grand. On meurt souvent parce qu on ne dispose pas des alliances nécessaires, ou parce qu on est privé de soutien. En Sicile, la mafia frappe les serviteurs de l'Etat que l'Etat ne parvient pas à protéger.

Giovanni Falcone

Publié pour la première fois en 1991 et rapidement épuisé, cet entretien unique du juge Giovanni Falcone paraît quelques mois avant qu il ne soit assassiné le 23 mai 1992. Témoignage exceptionnel de ce héros discret de l Italie contemporaine, l entretien constitue son testament spirituel. Une réédition essentielle car Falcone fut le premier à déchiffrer les modes de fonctionnement, les valeurs, les finalités et les codes de langage de Cosa Nostra. Une remarquable et magistrale leçon de sémantique mafieuse : « La mafia système de pouvoir, articulation du pouvoir, métaphore du pouvoir, et pathologie du pouvoir. La mafia système économique, depuis toujours insérée dans les activités illicites particulièrement fructueuses et susceptibles d une exploitation méthodique. La mafia qui devient État dans les terres où l État est tragiquement absent. La mafia qui, dans ce monde-là, apparaît comme un modèle plein d avenir...»

Putain d'Independance !

Putain d'Independance !

de Kaddour RIAD

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 08/03/2012 | 17,50 €

« Livré à moi même dans ce tourbillon révolutionnaire, j anticipais, en une foulée euphorique, sur cet événement extravagant, qui, je croyais, allait me propulser manu militari dans les bras d un printemps définitivement symphonique » .

Putain d indépendance !, c'est l'aspiration d'un homme et d'un pays qui veulent enfin devenir eux-mêmes, c'est-à-dire autre. Un homme qui grandit en même temps que son pays, en proie aux mêmes rêves, dans une errance commune. En 1962, le F.L.N. accède au pouvoir et proclame l indépendance dans une liesse populaire qui ne résistera pas aux lendemains incertains. « Les pays coloniaux conquièrent leur indépendance, là est l' épopée. L'indépendance conquise, ici commence la tragédie. » (Aimé Césaire) Témoignage incisif, Putain d indépendance ! est le récit implacable d'une révolution confisquée. L'humour avec lequel l'auteur brosse, dans des scènes tragi-comiques, la vie d'un «algérien indépendant », ajoute à la qualité d une écriture qui se révèle avec ce premier roman.

Ces vies-là

Ces vies-là

de Alfons CERVERA

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 06/10/2011 | 18,50 €

« Elle aurait voulu que nous n'assistions pas à son inquiétante apathie, au présage sans remède d'un final de dévastation. Qui s'accompagne, et elle n'échappait pas à la règle, d’une ineffable vocation pour la cruauté. Le terrain des détails domestiques constitue le champ de bataille où s’affrontaient ses forces à elle et celles des autres. À elle
Elle, c’est ma mère, elle était en train de mourir depuis qu’un an auparavant elle avait fait une chute dans les escaliers et commencé à mourir de peur. Juste de peur. La tumeur allait venir plus tard, comme viendraient plus tard les papiers qui parlaient de la condamnation de mon père à une peine de prison, dont je n’ aurais jamais soupçonné l’existence ».

Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et c’est toute l’histoire récente de l’Espagne qui refait surface à travers Ces vies-là.

Responsable du forum de debates à l’université de Valencia, poète reconnu autant que journaliste attendu, c’est surtout comme romancier qu’Alfons Cervera s’est fait un nom. La critique espagnole considère son cycle romanesque comme l’un des plus achevés du paysage littéraire consacré à la mémoire des vaincus.

Ciselée, parfois acerbe, toujours concise, la langue d’Alfons Cervera a trouvé en Georges Tyras son plus fidèle traducteur. Après Maquis, paru en 2010 aux éditions La Fosse aux ours, Ces vies-là est le deuxième ouvrage traduit de cet auteur.

Ca nous apprendra à naître dans le Nord

Ca nous apprendra à naître dans le Nord

de Carole FIVES & Amandine DHÉE

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 06/10/2011 | 13,00 €

Les tribulations de deux auteures au caractère bien trempé, aux prises avec une commande d'écriture à quatre mains sur un quartier à l'histoire ouvrière en berne.

On s'amuse des rendez-vous ritualisés qu'elles se fixent dans tous les cafés du coin pour y faire le point sur l'avancée de leurs investigations. Un comique de situation largement exploité dans leurs échanges à bâtons rompus autour d'une histoire en train de s'écrire, de personnages en mal de dramaturgie, ou encore de conflits d'égo…Les difficultés de l'exercice de la commande sont traitées au fil de dialogues doux amers vivifiants qui nous invitent dans l'envers du décor. Si la fiction s'inscrit ici dans une forme de réalité, c'est bien elle qui l'emporte, au final.

Mémoires et territoires : Repères pour l'action

Mémoires et territoires : Repères pour l'action

de Catherine FORET

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 04/10/2011 | 14,00 €

Depuis plusieurs années, on constate une multiplication des actions autour de la mémoire. Celles-ci prennent des formes diverses, font appel à des intervenants multiples.


Catherine Foret, sociologue, spécialisée dans les travaux mémoriels, présente dans cet ouvrage toute une série de contributions sur les principales problématiques liées aux projets Mémoires sur un territoire


Organisé en une vingtaine d’items regroupés en deux parties, ce précis propose des repères dans la réflexion sur les enjeux et les conditions de valorisation des travaux sur la mémoire. Cet ouvrage permet à chacun de les appréhender et d’éviter les différents écueils qui peuvent se présenter grâce à une compilation d’interventions et d’exemples sans oublier des clefs pour l’action afin de faciliter à tous la gestion de projets Mémoires.

Il s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux problématiques mémoires et territoires.
Cette publication est menée en collaboration avec l’association Mémoires du Travail qui mène une série de séminaires sur cette thématique depuis 2005.

El Ferrocarril de Santa Fives

El Ferrocarril de Santa Fives

de Robert RAPILLY

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 07/07/2011 | 18,50 €

Préface de Jacques Jouet

1888- El Ferrocarril de Santa Fives , ou la préparation du voyage de Manuel Mauraens pour Santa Fe à partir de Lille.

Manuel Mauraens, ouvrier promu ingénieur, s’apprête à gagner l’Argentine. Il y supervisera les travaux de la ligne ferroviaire Santa Fe-Tucuman. On suit Manuel à l’affût des livres de son temps, des comptes-rendus industriels, des articles de presse et d’encyclopédies, des photos, gravures, croquis et plans. Source précise et précieuse, il correspond avec Conrad Claeys, collègue de la Compagnie de Fives-Lille, qui l’a précédé là-bas en 1883 pour y installer une raffinerie de sucre. Par allers et retours successifs, le récit alterne épisodes vécus en France et visions d’une Argentine promise. Trempées au réel d’un siècle de fer et de feu, les intuitions, conjectures, anticipations, tout un cheminement mental, revêtent une forme poétique.

À l’ombre tutélaire des maîtres oulipiens, l’auteur s’est attaché à donner à son écriture une précision digne des techniques de la révolution industrielle.

Le dernier des juges

Le dernier des juges

de Roberto SCARPINATO & Anna RIZZELLO

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 23/06/2011 | 7,00 €

Roberto Scarpinato est" le dernier des juges", le dernier de la génération de Falcone et Borsellino, assassinés brutalement par la mafia en 1992. Il est l'un des procureurs du procès Andreotti, et a instruit les plus importants procès menés contre la mafia et ses liens au sein du monde politique et institutionnel. Sous protection policière depuis plus de vingt ans, mémoire historique de la justice anti-mafia, RRoberto Scarpinato balaie de ses réflexions les lieux communs sur la justice, le pouvoir et la religion. A travers le prisme d'une vie que la violence mafieuse a irrémédiablement bouleversée, il nous livre un entretien inédit, porté par une voix aussi vigoureuse qu'inspirée. 

Cet entretien a été mené et traduit de l'italien par Anna RIzzello, qui fera la connaissance de Roberto Scarpinato à l'occasion d'une conférence donnée pour l'édition Citéphilo 2008à Lille. Elle y sera son interprète. Depuis, les rencontres se succèdent, tissant une relation de confiance et d'estime mutuelles.

Letizia Battaglia est l'auteure de la photographie de couverture. En guise de conclusion à cet ouvrage, elle nous restitue l'histoire de ce portrait saisissant. 

L'Europe XXL, les actes

L'Europe XXL, les actes

de Alexandre MIRLESSE & Olivier BEDDELEEM

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 03/03/2011 | 16,00 €

L'ouvrage rassemble les actes du colloque international organisé lors de la manifestation l'Europe XXL, au cours duquel une vingtaine d'intervenants de renom - dirigeants, intellectuels et artistes - ont tenté de répondre à la question Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, l'Europe est-elle réunifiée ?, en confrontant leurs points de vue. Les débats ont porté essentiellement sur l'avenir des Etats-nations, les ambivalences du "miracle économique", la question du multiculturalisme et la concurrence des mémoires en Europe. Cinq thèmes - encadrés d'une session d'ouverture et de clôture - ont été abordés autour de tables rondes : 1989-2009 20 ans aprs la chute du mur, l'Europe est-elle réunifiée ? Les Etats dans l'Union Intégration européenne ou retour des nations ? L'Europe élargie face à la crise La fin d'un "miracle économique" Rencontre Jeunes Européens L'Europe, notre avenir ? Penser l'Europe en plusieurs peuples Les enjeux du multiculturalisme La concurence des mémoires Vers un récit commun de l'histoire européenne 2009-2029 Quelle Europe dans 20 ans ?

 

D'Azur et d'acier

D'Azur et d'acier

de Lucien SUEL

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 13/09/2010 | 16,00 €

« Un écrivain quitte son bureau, son village. Il prend le T.E.R. à la gare d’Isbergues, une ex-cité métallurgique. Il pose sa valise à Fives, l’ex-cité des locomotives. Il va y vivre trois mois, l’hiver 2009-2010.
Un hiver passé à la recherche d’une histoire dont les briques ont gardé la mémoire, le vacarme de la fabrique , la cadence des machines, le potin des locomotives qui sortaient de l’usine et traversaient la mer pour rejoindre le Far West ou l’Argentine.
On suit brique après brique celui par qui le jeu des devinettes est lancé. Est-ce que la friche va devenir une caserne de pompiers ? un espace vert ? un lycée hôtelier ?...
Aujourd’hui, il y a des briques et tous ces arbres semés du ciel par les oiseaux. Et quelquefois, sur les écrans de cinéma, des Indiens galopant le long des voies, à la poursuite des locomotives de Fives. »

En complément audio D’azur et d’acier, la musicienne lilloise Laure Chailloux dialogue en aparté avec Lucien Suel le long d’une lecture musicale.

Du bulgom et des hommes

Du bulgom et des hommes

de Amandine DHÉE

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 13/09/2010 | 14,00 €

« Les gens dans la ville ne peuvent pas faire que s'aimer. Ils doivent aussi manger. Une saine vie médiatique nous le rappelle : cinqfruitsetlégumesparjour. Et aussi qu il faut mangerbouger. Cette injonction me laisse songeuse : qu'attend-on de moi exactement ? Faut-il que je bouge juste après avoir mangé ou faut-il que je bouge en mangeant ?
Mais dans la ville on peut pas fabriquer soi-même ses légumes à cause de la terre de ville qui est nostalgique, et qui garde en elle des souvenirs des entreprises d avant où maintenant c est du chômage mais n empêche. 
J ai bien tenté d éditer mon propre livre de recettes : La cuisine aux métaux lourds, c est facile ! Mais je me suis sentie très peu soutenue. »

Vieilles dames armées, super héros souterrains, conseillers municipaux inspirés, ... autant de personnages avec lesquels Amandine Dhée passe au crible les comportements humains en milieu urbain à la façon d un documentaire animalier.
Un ton décalé et un humour corrosif distinguent ce premier ouvrage, jubilatoire. 

Gens du huit mai

Gens du huit mai

de Jean-François POCENTEK

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 31/05/2010 | 12,00 €

J'ai tourné. 
Il n'y avait plus rien. 
Juste une lande de macadam.

Avertissement sans frais.
L idée était simple.
Un territoire, comme disent les urbanistes et les sociologues, des gens qui y vivent, et des choses qui changent. Pas de petites choses, non, carrément des bouts d histoire.
Déconstruire (pas démolir) reconstruire.
Et moi qui m y balade. J écoute, je parle, je demande si je peux garder mémoire de tout ce que l on me dit : le sombre et le rose, la terrasse ensoleillée du café et les portes tachées de sang, le jardin d Éden et le Bronx. La joie de partir surtout. La tristesse de partir surtout.
Place du 8 mai, Bloc Havret, Commune de Paris. Les rues qui y conduisent. Je fais le cahier intime des habitants, ce petit journal tenu dans nos adolescences et que l on cachait en un endroit secret pour que personne ne le trouve. Tout y est vrai. Même les illusions.

Ne cherchez pas, j ai changé tous les prénoms.
Jean François Pocentek
 

 

Capenoules !

Capenoules !

de Francis DELABRE

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 19/01/2010 | 18,50 €

"Capenoules !, c’est con mais c’est comme ça, c’est un manifeste de l’amitié, de la fraternité, de la liberté." Extrait de la préface de Yolande Moreau.

Années 60. Lille. Une bande de copains. Le samedi soir, ils chantent dans les bistrots de vieilles chansons régionales revisitées. Une nuit, « pour rire », ils enregistrent un 45 tours. Le succès est immédiat. Sous le manteau.
Iconoclastes hilares, les Capenoules vont faire exploser à coups de canulars quelques carcans d’une société bien-pensante. Il faut dire que le répertoire n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, et répéter que nous sommes en 1964… Rien de plus naturel alors si Jean Yanne est nommé 1er Capenoule d’Honneur par cette fine équipe rassemblée autour du charismatique Raoul de Godewarsvelde!

Depuis, le verbe haut en couleur qui fit leur renommée entraîne fêtes et engouements populaires, quand il n’est pas régulièrement repris par différentes scènes artistiques contemporaines. Autant de ralliements à un état d'esprit joyeusement frondeur qui se sera toujours réservé le droit de dire ce qui lui chante, et cela pour notre plus grand bien à toutes et à tous.

Avec la malice qui lui sied à ravir, Francis Delabre nous fait l’intimité de cette épopée tout en nous baladant au cœur de l’unique phénomène à la hauteur des Capenoules : la Braderie de Lille… Tronches de vie !

En attendant l'Europe

En attendant l'Europe

de Alexandre MIRLESSE

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 02/03/2009 | 11,00 €

Entretiens avec : 
Jacques Delors, Martine Aubry, Ken Loach,Adam Globus, Lluis Pasqual, Andrei Plesu, Pierre Riches, Bogdan Bogdanovic, Ilmar Raag, Adolf Muschg, Claudio Magris, Nilufer Gole.

La scène pourrait se dérouler dans un café, quelque part en Europe. Un auteur catalan compare les théâtres anglais, russes et napolitains, un prêtre anticlérical se souvient de Wittgenstein; un philosophe roumain fait l'éloge de la lenteur orientale ; une anthropologue turque explore les failles de son pays, tandis qu'un architecte serbe en exil raconte sa ville à un jeune cinéaste estonien. 
Dans le face à face imprévisible de la discussion libre, le scepticisme se mêle à l'enthousiasme, le pittoresque à la mélancolie. Mais c'est pourtant l'Europe qui se dessine. L'Europe vécue, rêvée, imaginée - l'Europe à hauteur d'homme.
Ces conversations, alexandre Mirlesse les a menées pour nous, en allant rencontrer chez eux une centaine d'intellectuels, d'artistes et de dirigeants européens. Il en rapporte ce livre qui se veut, entre invitation au voyage et incitation au débat, le portrait d'une Europe qui se fait attendre.

A Chacun Sa Place

A Chacun Sa Place

de COLLECTIF

Un singulier pluriel (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le 01/09/2008 | 29,00 €

Bercail de l'Internationale et de son fameux compositeur Pierre Degeyter, le quartier de Lille Fives vit aux heures des mutations urbaines...

Les bouleversements dans la vie de ce quartier ont inspiré six écrivains, une journaliste, une photographe et plusieurs musiciens. Quatre années de travail aboutissent à six séries de photographies composés d'une centaine d'images ainsi qu'une quinzaine d'entretiens.

A chacun sa place s'apparente à un carnet de notes prises lors de la rénovation du quartier, un carnet de notes en photos, en textes mais aussi en musique. Aux photos et témoignages recueillis répondent des textes d'auteurs. A travers tous ces témoignages, c'est l'histoire de Fives que l'on parcourt et redécouvre. Fives change. Fives évolue. Longtemps ouvrier, ce quartier né avec l'usine, est un peu mort avec elle. Aujourd'hui, il accueille de nouveaux habitants, et refait sa place. Ce livre est un témoignage de cette évolution.

Le livre s'adresse aux Lillois- ou qui ont des affinités avec cette ville- comme à tous ceux qui sont sujets aux questions de mutations urbaines et la place qu'à chacun dans ces évolutions. 

Chansons et musiques: Olivier MELLANO, Das KAPITAL, Bertrand BETSCH, Jérôme MINIERE, Stanley BRINKS

L'instant décisif

L'instant décisif

de PABLO MARTIN SANCHEZ

La Sentinelle (LA CONTRE ALLÉE) | Paru le | 20,00 €

« Moi et les gens de ma génération, les enfants de la Transition, nous avons grandi heureux dans les années 90, avec l’illusion que cela avait été un chemin de roses, sans violence. Depuis, nous avons découvert les fissures du conte (…). » Pablo Martín Sánchez

L'instant décisif se déroule sur 24 heures et débute le 18 mars 1977, le jour de naissance de l’auteur, à minuit. Nous sommes à Barcelone, peu de temps avant les premières élections démocratiques depuis la dictature ; l’année la plus violente de la Transition. 

« J’ai écrit ce roman pour savoir ce qui c’était passé le jour où je suis né. J’avais essayé de le faire dans une nouvelle de mon livre Frictions, intitulée «Faustine», mais je voulais aller plus loin. Je voulais offrir une pluralité de voix et de points de vue sur cette période : celles d’une gamine, d’un jeune professeur, d’une étudiante, d’un vieux patron, d’un lévrier ou d’un portrait accroché au mur. Et ce que j’ai découvert, c’est que l'on n’a pas tout à fait réussi à résoudre les problèmes de jadis : le harcèlement scolaire, la maltraitance animale, le terrorisme, l’abus de pouvoir, le sexisme, les enfants volés… La violence, enfin, la violence dans toutes ses formes et avec tous ses masques. »