l'autre LIVRE

IRE DES MARGES (L')

L’Ire des marges est une maison d’édition de littérature contemporaine qui a vu le jour en février 2013 et compte aujourd’hui une quarantaine de titres à son catalogue. 

Nos choix de publication, volontairement éclectiques (romans, nouvelles, théâtre, poésie, expériences d’écriture...), sont toujours le fruit d’une rencontre avec un univers, un regard posé sur le monde et l’autre, souvent un engagement, que nous souhaitons porter et donner à entendre. 

Toute création littéraire part de la marge que constitue la singularité d’une expression, d’une voix. Notre démarche éditoriale consiste à donner une forme à ces voix d’auteurs?: l’objet livre, auquel nous apportons un soin particulier, et que nous déclinons sous quatre collections : Majuscules, vies minuscules, CONTREVUES et comment la parole.

Des cahiers assemblés par une couture de fil rouge, des étuis cartonnés pour protéger les ouvrages et les mettre en valeur, un mode de fabrication artisanal, une production raisonnée et des prix modérés...

Autant de choix et de pratiques au service des textes et des lecteurs, qui témoignent de notre engagement pour la bibliodiversité.

Adresse : 83 rue Faugères
33130 Bègles
Téléphone :0678462319
Site web :http://www.liredesmarges.fr
Courriel :nous contacter
Diffusion :AMALIA DIFFUSION
Distribution :AMALIA DIFFUSION
Représentant légal :Bérengère Pont
Forme juridique :Association
Racine ISBN :979-10-92173
Nombre de titre au catalogue :37
Tirage moyen :500
Spécialités :Littérature contemporaine
L'homme qui se souvient de sa mort

L'homme qui se souvient de sa mort

de Yvan BLANLŒIL

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/02/2019 | 17,00 €

Où est le nid de ces oiseaux-là ?  

C’est pour élucider cette question essentielle qu’à l’heure de sa mort un homme revisite sa vie dans un récit où les souvenirs se mêlent à son rêve.

Cette autofiction onirique, puissamment comique, férocement impertinente, foisonne d’inventions verbales et de loufoqueries poétiques. 

L’aventure de la vie est une quête de l’insaisissable autant qu’une farce. Le monde, un théâtre où l’absurdité des arbitraires n’a d’égale que la bêtise des mystifications. 

Yvan Blanlœil, qui n’a rien perdu des indignations ni des émerveillements de l’enfance, nous invite à partager les tribulations de l’homme qui se souvient de sa mort, sur la piste du Dortoir des Mouettes.

 

 

 L’extrait

 

La mémoire est un chaos. Un festival botanique. Le moindre événement passé se divise en versions alternatives, en embranchements, bifurque, bourgeonne, crée des fractales. On a peur d’affronter cette forêt vierge. Ou du courage, ce qui revient au même, car le courage c’est quand il n’y a plus rien d’autre à faire. Le résultat est souvent pire que rien. Autant faire des claquettes sur une fourmilière, comme disait ce pauvre Livingstone au bon Stanley le jour où leur conversation s’épuisa. Encore que, selon certains, la conversation aurait tourné court tout de suite après je présume. D’autant plus que Livingstone aurait aimé qu’on le laissât tranquille et aurait répondu : Non non, vous faîtes erreur, je m’appelle Martin. Stanley n’en crût pas un mot et conclut que son interlocuteur avait attrapé le melon. Entreprendre une telle quête, et s’apercevoir en arrivant qu’on n’a rien de particulier à se dire ! Il ne reste plus qu’à trouver des dérivatifs pour tuerle temps. Mais comme on ne peut pas, on nit par tuer lesindigènes. L’ennui est la mère de toutes les colonisations.

 

Flappers

Flappers

de Renaud BORDERIE

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 21/02/2013 | 10,00 €

Zelda Fitzgerald ? Vaguement entendu parler...
Son mari, oui, évidemment, Tendre est la nuit,
Gatsby le magnifique, oui... Mais elle ?
La femme du grand écrivain, la femme sacrifiée à son mari, à son époque. Violence, cris, musique, sexe, amertume, souffrance et destin aboli.

À travers ce moment de l’histoire des époux mythiques, Renaud Borderie aborde les enjeux de pouvoir dans la création au sein du couple.

De l'eau jusqu'à la taille

De l'eau jusqu'à la taille

de Renaud BORDERIE

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/11/2014 | 13,00 €

Ils l’ont trouvé la nuit dernière au milieu des vagues, de l’eau jusqu’à la taille, immobile, les bras le long du corps, le regard fixe vers l’horizon et seulement vétu d’un sous-vêtement blanc.
Tous se demandent s’il s’agit d’un enfant sans papiers, abandonné, s’il est un ange, un fugueur ou un démon. Un sourd-muet, un imposteur, ou simplement une chimère ? Un
singe imberbe échappé d’un zoo ? Un handicapé mental ? Un démon en exil ? Une bête ? Une âme damnée ? Un monstre marin ? Personne ne le sait et chacun croit savoir.

Un fait divers prenant la force terrible d’un conte, le récit poétique à plusieurs voix d’une rencontre. Le lecteur aussi fait son chemin dans la découverte de ce qui s’est tramé sous les étoiles.

Il fait bleu

Il fait bleu

de Claude CHAMBARD

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/10/2016 | 4,00 €

Comment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène

Qu'allons nous faire de nos colères ?

Qu'allons nous faire de nos colères ?

de Éric CHEVANCE

Contrevues (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/05/2020 | 21,00 €

Rassemblés ici sous la forme du journal, ces textes écrits entre 2013 et 2017 pour être initialement publiés sur un réseau social, pourraient n’être qu’un florilège de billets d’humeur, une chronique de notre temps, des questions et controverses qui l’ont agité.

Mais plus ou mieux que cela, ce recueil, récit au quotidien des luttes sociales et politiques d’une partie de la décennie passée, dresse un inventaire implacable des violences faites aux plus démunis, les sans logis, les sans-emploi, les sans-avenir, les sans-voix.

Au gré des indignations et des colères de l’auteur, parfois de ses bonheurs, ce journal trace en filigrane le portrait d’un citoyen et l’itinéraire d’un engagement.

 

L'extrait

 

9 février 2017,

Il y a 6 ans déjà, en 2011, atterrés par l’ état du monde et l’ incurie de nos dirigeants, avec plusieurs membres de l’association Artfactories / Autre(s)pARTs, nous avons entamé un débat informel, par mail. Je viens de relire ces échanges et nous pourrions les reprendre aujourd’ hui mot pour mot.

On pouvait y lire des choses comme celle-ci : « L'avalanche de toutes ces nouvelles immondes me satellise... Je les déteste de m'empêcher de penser. Ils m'obligent à faire de moi un crétin qui n'a que l'idée de les voir disparaître. » (Yves Fravega) ; ou comme celle-là : « La montée d'une colère sociale, doublée de son impuissance à se donner à elle-même sa propre fin (...) m' inquiète au plus haut point. » (Jules Desgoutte). Mais ce qui me reste avant tout de ces contributions a été formulé par Philippe Foulquié : « Qu’allons-nous faire de nos colères ? » Car c’est bien de colère qu’ il s’agit. (...)

Ces colères, je ne suis pas le seul à les éprouver, à les contenir souvent, à les laisser exploser parfois. Elles ne s’épuiseront pas, je le sais, dans les urnes de ce printemps et dans l’accession au pouvoir d’un nouvel homme providentiel, quel qu’il soit. Alors qu’allons-nous en faire ? Peut-être éclateront-elles, peut-être ex- primeront-elles d’abord nos craintes, nos peurs et nos indignations, pour ensuite se transformer, porter nos espoirs, et nous amener à rendre le monde un peu plus supportable...

Ferons-nous de nos colères des armes pour combattre l’ ignominie et des outils pour bâtir un avenir décent à nos enfants ?

L'arrivant et l'autre

L'arrivant et l'autre

de Éric CHEVANCE & Michel RICHARD

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/03/2018 | 8,00 €

« La meilleure arme contre l'oppression est la parole. Il faut donc prendre la parole, la prendre au sens propre du terme, car la parole ne nous est pas donnée. » Erri De Luca

C'est ce qu'ont fait à travers ce recueil de textes Éric Chevance et Michel Richard.

Au départ, c'est une simple proposition du second au premier : écrire, ou plutôt s'écrire, échanger des textes. Un essai, une tentative pour comprendre ce qui peut les rapprocher : « L'idée d'un monde qu'on n'accepte pas, dont on sait les urgences. Écrire pour ne pas céder à la panique. Écrire pour articuler ce que l'on a à se dire, ce qui bat en nous et ce pour quoi on se bat », lui écrit-il.

Très vite le sujet s'impose, tout simplement parce qu'on ne peut pas ne pas en parler. Les migrants.

Il ne s'agit là ni d'informer ni d'analyser. D'autres l'ont fait, le font. Ni même de faire preuve d'originalité, mais d'affirmer un point de vue. Celui d'Européens placés devant la détresse de ces personnes chassées de leur pays par la guerre, la misère, les persécutions, la ruine... Il s'agit de témoigner de ce qui nous bouleverse, brouille notre représentation du monde, trouble nos certitudes. Témoigner, non pas à proprement parler de la situation de ceux qu'on appelle les migrants comme s'ils avaient vocation à ne jamais trouver de point de chute, mais du miroir que nous tendent ces personnes qui, dans le plus grand dénuement, se présentent à nos frontières.

«?De qui parlons-nous ??», s'interrogent Éric et Michel. Étrangers, réfugiés, demandeurs d'asile : ces termes expriment avant tout une réalité juridique. Clandestins, sans-papiers, immigrés stigmatisent. Expatriés, ce n'est pas cela. Exilés, oui, mais pas seulement. 

Des arrivants. C'est Michel qui a proposé ce terme après l'avoir entendu à la radio, car tout de suite, il a parlé à son oreille et il a résonné dans sa bouche de comédien. Arrivant. Cependant, comme tous les mots, il ne leur  paraît pas tout à fait satisfaisant. Il a le défaut de sa qualité. Suffisamment neutre pour ne pas véhiculer de mauvaises interprétations, trop neutre pour être véritablement politique. Il est vrai au sens où il signifie une réalité, mais il est insuffisant. Ils l'ont cependant gardé, face à cet autre qu'est chacun de nous, dans l'attente que se révèle, s'il existe, le mot juste, celui qui dira tout à la fois le départ, le voyage et l'arrivée, la peur et l'espoir, la solitude, l'attente et la fatigue, la mer et les montagnes, les frontières à franchir, les passeurs, la police et, aussi, les solidarités qui naissent et qui s'affirment.

Ce travail d'écriture s'est poursuivi avec constance. D'avril 2016 à avril 2017, chacun, de son côté, a écrit à l'autre et continue de le faire. Éric en s'appuyant sur des réflexions personnelles et ses engagements, Michel, pour qui avant le mot il y a le geste, en suivant le principe du dialogue théâtral.

Invités à en lire quelques extraits en public, ils ont  imaginé avec la complicité du comédien Daniel Strugeon une mise en jeu pour ouvrir des espaces de parole, de rencontres, d'échanges, de débats.

Puis, ensemble, nous avons pensé que ce recueil de textes échangés qui tentent de dire humblement comment s'éprouve, se vit et ce que transforme en nous cette présence des arrivants qui frappent à nos portes, cela pouvait devenir aussi un livre.

1 € reversé en soutien à SOS Méditerranée - L'Aquarius

 

Les écrivains sont décevants

Les écrivains sont décevants

de Frédérique CLÉMENÇON

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/05/2017 | 4,00 €

Comment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène

Collapse

Collapse

de Brigitte COMARD

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 15,00 €

Peut-on croire à la puissance de l'art face à la trivialité du monde ?

La beauté peut-elle nous sauver ?

Jean-Noël y croit. Tel un converti, avec le fanatisme de celui qui sait d'où il vient et qui rejette ce qui l'a construit.

Peut-on croire à l'art quand une actualité, immédiatement contemporaine de l'écriture de ce roman, déchire le voile du réel, et que la violence s'y engouffre ?

Collapse, de Brigitte Comard, se lit dans un souffle.

Une apnée dans un ressac de l'histoire.

 

"À ce moment précis, les mots de Yasmine ont une force contre laquelle je ne peux rien. « Vous ne leur ressemblez pas. » Je ne leur ai jamais ressemblé.

Depuis l’enfance je ne leur ressemble pas. Quand je tombe amoureux d’une œuvre d’art, moi, je pleure. Et je ne savais pas ce que ça faisait, de signer une lettre de licenciement.

Je gagnais de l’argent en jouant. J’y trouvais de la jubilation parce que c’était un jeu solitaire. J’avais si peu besoin des autres pour faire ça. Vendre de l’argent à des gens qui en ont toujours besoin, et qui peuvent se le payer, c’est facile, extrêmement facile. Peut-être y-a-t-il eu une addiction, ça ne me suffisait plus, il me fallait plus, il me fallait le miroir de l’Impératrice, j’ai voulu goûter à encore plus d’argent, et au pouvoir. Elle m’en a donné comme le dealer donne les premières fois, sans bonté, pour capturer. "

Le cocktail

Le cocktail

de Brigitte COMARD

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 2,00 €

 Un salon littéraire, une auteure qui signe son premier roman, les mondanités d’une inauguration... Une dame, pas tout à fait comme tout le monde s’invite à la fête.

Le cocktail est la première d’une série de nano-nouvelles dans lesquelles Brigitte Comard débusque l’insolite de la vie. Ce qui, au détour des petits rituels sociaux, raconte les ressorts intimes et invisibles des existences. L’endroit microscopique où peut advenir le basculement d’un ordre établi, une subversion de la normalité, peut-être l’irruption d’un moment singulier d’humanité.

Hydroponica

Hydroponica

de Brigitte COMARD

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 21/02/2013 | 17,00 €

Hydroponica est un roman du réel. Un réel souvent négligé, celui de la pauvreté. Dans une langue tendue entre l’âpreté du quotidien et sa poésie, Hydroponica dit l’histoire de femmes et d’hommes qui réinventent leur vie vers un idéal de fraternité.

"Hydroponico, c’était écrit sur une barquette de fraises pas chères qui venaient d’Espagne, elle a cherché le sens de ce mot qu’elle trouvait très rond. Cela signifie tout simplement que la plante n’est pas enracinée dans la terre, elle est arrosée d’une eau fertilisée et elle pousse comme ça, hors du sol. Elle aussi maintenant. Dans sa coque de noix à roulettes posée au milieu d’un camping de nowhere land. Hydroponica. "

Nos vies sont des romans

Nos vies sont des romans

de Rachel CORENBLIT

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/01/2018 | 4,00 €

Comment la parole... 

À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».

Sophie Robin

comédienne, metteure en scène

Le grant écart ou les 51 nouvelles de la joie de vivre

Le grant écart ou les 51 nouvelles de la joie de vivre

de Pierre DEBAUCHE

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 05/12/2014 | 17,00 €

Ces 51 « nouvelles du front » constituent un objet littéraire non identifié. Pierre Debauche y pratique le grand écart entre constat de l’absurde folie des hommes et exercice de la joie de vivre. Il se livre dans un cheminement narratif fulgurant qui nous conduit, des anecdotes de l’enfance, d’une vie d’homme sans regrets, à l’universalité de la condition humaine.

L’homme fuit les formes figées comme les étiquettes : le poème s’invite, surgit au détour d’un récit, manière d’aphorisme. Sans cesse à l’affût d’expressions singulières, Pierre Debauche défriche de nouveaux sentiers qu’il arpente en homme libre. C’est en faux naïf – il faut être un petit peu dupe, se plaît-il à rappeler – qu’il accueille l’altérité comme une chance sans cesse renouvelée de créer du sens.

Héritier d’une éducation paternelle déterminante, Pierre Debauche écrit comme il joue ou met en scène, dans une invitation permanente à l’apprentissage du désir. Il nous mouille jusqu’au cou : ces 51 nouvelles, souvent initiatiques, sont autant de petites vagues qui nous portent et nous jettent dans la vie, éveillant singulie?rement, parfois brutalement, le désir de s’échapper, de fuir le conformisme et la bien-pensance.

Au fil des textes, on entre en belgitude comme en humanité : Pierre Debauche nous entraîne dans cette quête farouche de liberté dont il faut bien payer le prix... Et de reprendre en chœur, avec lui : « Mais qui m’accueillera bordel ? »

Réunion privée chez le citoyen Nadaud

Réunion privée chez le citoyen Nadaud

de Quinqueton DENIS

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

George Sand disait de lui : « Il est naïf comme les gens sincères, absolu comme les gens convaincus ».  Martin Nadaud a tout appris seul. Paysan, goujat, maçon, puis élu député, exilé, revenu toujours aussi ardent défenseur de la justice sociale, il ne lâche jamais son idéal d’émancipation du peuple par l’idéal républicain. Cette nouvelle, comme un court-métrage historique, est l’instant du dialogue imaginé entre Martin Nadaud et Oscar Bardi de Fourtou, ministre monarchiste et réactionnaire.

Un précipité de questions très contemporaines sur l’obsession de domination d’une caste.


Denis Quinqueton, 50 ans, militant ascendant creusois, est un des artisans du Pacte civil de solidarité puis du Mariage pour tous. Il est président d’HES (socialistes lesbiennes, gais, bi et trans). Cette nouvelle est sa première œuvre de fiction.

Un si doux visage

Un si doux visage

de Jean-Paul ENGELIBERT

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/12/2017 | 5,00 €

Frank a-t-il aimé Diane ? 

"Il n’en est plus si sûr. Elle l’a attendri. Elle l’a séduit. Mais y avait-il de l’amour dans ses gestes ? C’est peut-être une question qu’il ne devrait pas se poser. Maintenant, il en est certain, s’il l’a aimée un jour, il ne l’aime plus. Sa petite personne est trop sûre d’elle et trop folle. Elle est capable de tout sur un coup de tête. Son procès ne l’a pas guérie. Il faut fuir. Tant que des milliers de kilomètres ne les sépareront pas, Frank ne pourra pas refaire sa vie. Ce n’est pas seulement qu’il ne pourra pas refaire sa vie, c’est bien pire que cela : il ne se sentira pas en sécurité."

Jean-Paul Engélibert enseigne la littérature comparée à l’université Bordeaux-Montaigne. 

Il s’intéresse notamment aux catastrophes, aux fictions de la fin du monde et aux utopies.

Il a publié La lumière de Tchernobyl en 2016 aux éditions L’Ire des marges.

La lumière de Tchernobyl

La lumière de Tchernobyl

de Jean-Paul ENGELIBERT

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

« Peut-être suffit-il d’entrer dans le monde sur la pointe des pieds
 et de s’arrêter sur le seuil ? »

Svetlana Alexievitch, La Supplication

Une photographie représente une femme à sa fenêtre, baignée par une lumière pâle, dans une grande pièce nue. Natalia détourne la tête, de sorte qu’on ne voit pas son visage, mais sa chevelure seule. On ne sait pas si elle le dérobe délibérément ou si elle est saisie à l’instant où elle s’écarte de la fenêtre. Une inquiétude sourd de cette image et de son hors-champ. À partir de là, peut s’imaginer une histoire et s’élaborer une méditation sur la photographie et la mort.

 

L'île des sables

L'île des sables

de Éric FOUGÈRE

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/02/2019 | 19,00 €

1761. L’Utile, une frégate de la compagnie française des Indes orientales commandée par le capitaine Lafargue, fait naufrage au large de Madagascar où quatre-vingts Malgaches achetés frauduleusement pour être revendus comme esclaves échappent à la noyade en prenant pied sur un îlot sablonneux.

Quinze ans plus tard, le chevalier de Tromelin ramène à l’île de France sept femmes et un nourrisson, seuls survivants de l’île des sables.

Roman de l’après et récit des silences, celui des responsables comme des victimes, L’île des sables retrace le combat effréné de l’intendant Maillart du Mesle pour rendre justice aux Noirs et lutter contre l’oubli.

Une quête éperdue de la vérité qui s’accomplit enfin dans l’incantation où se délivre la parole de l’île.

 

 

 L’extrait

 

Le blanc de la voile apparue sur l’horizon. Le blanc de l’écume infiniment brassée. Le blanc des bancs d’oiseaux revenus. Blanc l’ourlet du petit jour à l’horizon blême avant le chavirement du ciel étendu de tout son long sur la mer allongée sous lui. Deux surfaces étamées rivées l’une à l’autre et tournant sur le même axe aiguisé comme un fer. Une épée toujours à côté quand ce n’est pas dedans. Pas un geste ou je taille. Ou j’enfonce. Ou je brûle.

 

 

Sister - Road trip - épilogue

Sister - Road trip - épilogue

de Cabut JEAN-CHRISTOPHE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/05/2019 | 4,00 €

Mathieu voyage seul dans le sud de l’Espagne à bord de son Tourbus. Il s’arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
Dans une grotte, en bordure d’une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.
Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

Ce Road trip, c’est le récit de la chute ailée de Sister. Et c’est vertigineux.

Sister - Road Trip - épisodes 1 à 4

Sister - Road Trip - épisodes 1 à 4

de Cabut JEAN-CHRISTOPHE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

Mathieu voyage seul dans le sud de l’Espagne à bord de son Tourbus. Il s’arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
Dans une grotte, en bordure d’une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.
Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

Ce Road trip, c’est le récit de la chute ailée de Sister. Et c’est vertigineux.

Voix-Écriture, c’est ainsi que l’on nomme l’écriture radiophonique. Jean-Christophe Cabut l’a pratiquée durant vingt ans à Radio France en lisant des portraits d’inconnus. Originaire de Bordeaux, il a vécu à Papeete, Cayenne et Montréal. Il aime raconter les gens, leurs histoires et écrire leurs voix.

Sister - Road Trip - épisodes 5 à 8

Sister - Road Trip - épisodes 5 à 8

de Cabut JEAN-CHRISTOPHE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

Mathieu voyage seul dans le sud de l’Espagne à bord de son Tourbus. Il s’arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
Dans une grotte, en bordure d’une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, sa dope et ses obsessions.
Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

Ce Road trip, c’est le récit de la chute ailée de Sister. Et c’est vertigineux.

Voix-Écriture, c’est ainsi que l’on nomme l’écriture radiophonique. Jean-Christophe Cabut l’a pratiquée durant vingt ans à Radio France en lisant des portraits d’inconnus. Originaire de Bordeaux, il a vécu à Papeete, Cayenne et Montréal. Il aime raconter les gens, leurs histoires et écrire leurs voix.

Sister - Road Trip - épisodes 9 à 12

Sister - Road Trip - épisodes 9 à 12

de Cabut JEAN-CHRISTOPHE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

Mathieu voyage seul dans le sud de l’Espagne à bord de son Tourbus. Il s’arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
Dans une grotte, en bordure d’une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.
Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

Ce Road trip, c’est le récit de la chute ailée de Sister. Et c’est vertigineux.

Voix-Écriture, c’est ainsi que l’on nomme l’écriture radiophonique. Jean-Christophe Cabut l’a pratiquée durant vingt ans à Radio France en lisant des portraits d’inconnus. Originaire de Bordeaux, il a vécu à Papeete, Cayenne et Montréal. Il aime raconter les gens, leurs histoires et écrire leurs voix.

Sister - Road trip - Saison 1 - épisodes 13 à 16

Sister - Road trip - Saison 1 - épisodes 13 à 16

de Cabut JEAN-CHRISTOPHE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/06/2017 | 4,00 €

Mathieu voyage seul dans le sud de l’Espagne à bord de son Tourbus. Il s’arrête plusieurs mois au milieu des falaises.
Dans une grotte, en bordure d’une crique, en marge de la crise espagnole, vit Sister. Une hippie, qui fut junky, jeune et jolie.
Rescapée puis rejetée, rebelle puis isolée. Elle vit là avec ses chiens, ses obsessions et son Herbe Sacrée.
Sister et Mathieu apprennent à se connaître, seuls sur cette plage, en automne puis en hiver.

Ce Road trip, c’est le récit de la chute ailée de Sister. Et c’est vertigineux.

 

Plains regards

Plains regards

de Francis JULIENPONT

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 21/02/2013 | 27,00 €

Le poème se lit, mieux, s’écoute comme on prête l’oreille au souffle, aux murmures et aux cris de la terre, à l’expression des premières émotions, des premières souffrances « d’un frêle enfant déjà meurtri d’absence ».
Le poète s’y esquisse au détour d’un « Autoportrait » et nous entraîne depuis sa tendre
enfance jusqu’à ce que se glisse en lui la certitude qu’un « pan de vie » s’achève.

Moment des renouées

Moment des renouées

de Francis JULIENPONT & Clément DEROIN

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 05/12/2014 | 15,00 €

Une terre balayée par le mistral, une enfance douce-amère, la tendresse d’une grand-mère, des étés de solitude et de labeur passés à arpenter les collines du sud de l’Ardèche. Francis Julienpont s’y forge une sensibilité contemplative et un tempérament combatif, refusant que les aléas de l’existence prennent le pas sur ses choix et ses engagements. Deux recueils de poésies, Les carrefours illogiques, puis, Matin, sérénité, bonheur, ont vu le jour dans sa jeunesse. Témoin d’un monde qu’il arpente en voyageur infatigable, ses ports d’attache sont Dieulefit dans la Drôme et Paris sur la Seine.

Clément Deroin est compositeur et musicien. Son parcours se dessine au fil des rencontres qui lui donnent le goût de l’enseignement et de la création pour sensibiliser le jeune public aux sons, aux rythmes. Influencé par la chanson et le travail qu’il mène auprès des scolaires, il compose des contes musicaux engagés pour enfants, (pour orchestre et chœur) : Des avions et des mots, Londonderry et Yanouche (sur la vie de Janusz Korczak, père de la charte des droits de l’enfant). Séduit par la poésie de Francis Julienpont, il lui apporte ses propres sonorités.

 

Par les flammes

Par les flammes

de Jérôme LAFARGUE

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/05/2020 | 6,00 €

Dans les ruines du monde, un vieil homme marche à la recherche d’un désert. Au bout du chemin, l'espoir d'y retrouver celui dont il n'a pas prononcé le nom depuis tant de temps.

 

Deux bonnes semaines de voyage, déjà. En selle ou à la marche, pour soulager son corps ankylosé et la carcasse de sa monture, aussi.Les ossements des grandes plaines sont derrière eux à présent. À la vue des immenses forêts et montagnes s’annonçant au loin, le vieil homme se sent libéré. Il s’autorise même une exclamation de joie.

 

Au fil du récit, deux formes de sauvageries émergent et s'affrontent : celle d'une part d'une nature majestueuse à la fois âpre et accueillante et d'autre part celle d'une humanité qui a abdiqué toute forme de socialité et s'abîme dans la violence la plus féroce.

 

Désormais régnait le temps des bandes, de la maraude sauvage. Il n’en était pas surpris. Qu’opposer d’autre à l’effondrement que l’abandon aux sens les plus vils ? Un hennissement puissant le sort de sa torpeur. Il gît à genoux, sa main gauche agrippée à un grand caillou en forme de crapaud. Il halète, re- garde le cheval sans vraiment le voir avant de revenir à lui pour de bon.

Une chambre à écrire

Une chambre à écrire

de COLLECTIF

Cousu main (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 17,00 €

« Dans une ville, des femmes qui marchent,
qui lisent et qui écrivent,
ça se remarque à peine aujourd’hui.
Pourtant, c’est important.

Et j’ai pensé : jusqu’où iront-elles ? »
Sophie Poirier

Une chambre à écrire

Une chambre à écrire

de COLLECTIF

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 13,00 €

« Dans une ville, des femmes qui marchent,
qui lisent et qui écrivent,
ça se remarque à peine aujourd’hui.
Pourtant, c’est important.

Et j’ai pensé : jusqu’où iront-elles ? »
 Sophie Poirier

La confession de Simon Lapierre

La confession de Simon Lapierre

de Eric MARTINET

vies minuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/01/2018 | 5,00 €

"Voyez-vous, ma mémoire est prodigieuse et infaillible, tout s’y grave à jamais, les visages, les prénoms, les dates, les lieux, indélébiles, et il va de soi que je ne m’enorgueillis nullement de cette faculté, c’est comme cela, ainsi je me rappelle ces événements-là comme s’ils s’étaient produits hier. Vous savez, la hiérarchie des souvenirs n’est pas fonction du temps passé. Il n’y a pas de temps là-dedans. C’est la puissance de l’impact qui imprime plus ou moins profondément la mémoire et peu importe le moment de cet impact. Une parole entendue à l’âge de sept ans, j’aurais pu dire huit ans ou bien neuf ans, une parole entendue dans la prime enfance peut résonner, fraîche, cinquante ans après."

Nous sommes ainsi faits.

Éric Martinet est né en 1970. Il vit à Bordeaux et travaille en bibliothèque. 

Il a publié Sous le tilleul en 2016 chez Zinc éditions et plusieurs textes dans les revues Glyphes, Cahiers de poèmes et N47.

Poèmes collapsologiques

Poèmes collapsologiques

de Victor MARTINEZ

Contrevues (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/05/2020 | 16,00 €

Collapsologie : le mot est lâché. A-t-on mesuré l’ampleur des faits qu’il recouvre ? Le collapse commence ici et maintenant, dans la pseudo- normalité de la vie quotidienne, dans l’âme meurtrie des vivants. Écrits à l’automne 2018, ces poèmes sont une chronique du présent : écocide, apartheid social, violence et lâcheté de tout ce qui se targue d’un pouvoir économique, politique, médiatique ou intellectuel. Autant de signatures d’époque qui constituent un livre de l’infamie contemporaine.

Mais ces poèmes collapsologiques sont aussi un livre des transformations dans lequel hommage est rendu, explicite ou implicite, à des vivants, à des actions, à des valeurs et à des œuvres qui travaillent à la préservation et à la perpétuation de la vie.

 

 

Tu prendras un bon Junker

C’est un motoculteur il 

permet de casser les mottes 

et de défoncer

sur 40 cm

le fond de planète en trop 

on est direct

sur le vide

bien que

des résidus y résident donc 

encore

mais

quelle joie

de l’aboi de la terre quand 

dans son pli décharné

ou pulvérulent qu’importe 

il y choit

le germe patenté 

UE

du nom d’une 

administration 

administra 

tation

de culs blancs

qui

n’ont jamais foulé la vie n’ont

pas sué ou

vécu le soleil immortel celui qui

faisait écrire Aristophane ou Platon non 

l’administration carcérale

dite UE

vend au plus offrant

la 6e extinction par

ce que c’est monnayable

selon la trinité schumanienne

robert on allait t’oublier

et qu’ensuite

qui résiste

n’aura qu’à intégrer

la belle vie administrative

de l’endive

de part et d’autre

équivaloir su

des barreaux

et leurs agences

du discours préempté

et voilà qui ira droit.

Le cavalier

Le cavalier

de Derek MUNN

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/03/2018 | 19,00 €

Jean joue aux échecs pour la beauté du jeu, pour l’histoire qui s’invente sur la plaine de cases, le monde qui se déploie sur l’échiquier selon des règles qu’il découvre en lui. Gagner lui importe peu. 

Jean mène une vie dont il a hérité jusqu’au jour où il se fait confectionner une paire de bottes en cuir, quitte sa ferme et entame un voyage avec sa jument. 

Le cavalier est le récit fragmenté d’une vie qui se concentre et s’accomplit dans l’événement de ce voyage. Soixante-quatre tableaux qui sont autant de célébrations du paysage et des émotions où les souvenirs et les rêves infusent sans cesse la réalité du moment présent. 

Au fil du texte une temporalité intime s’impose et dévoile une connivence mystérieuse entre l’auteur et son personnage.

Différents états d’usure des bottes se superposent, du cirage à la boue, jusqu’à la poussière qui couvre tout à la fin, moite, agglutinée en bas de celle de gauche dans les bajoues de cuir tombant autour du talon quand, arrivé, l’homme se laisse glisser de la selle pour la dernière fois, se tassant comme un sac de pommes de terre en prenant appui sur l’immobilité de l’animal qui maintenant détourne la tête. 

Je comprends alors qu’une fois ses bottes enlevées cet homme ne marchera plus jamais.

Vanité aux fruits

Vanité aux fruits

de Derek MUNN

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/03/2017 | 15,00 €

Au moment de faire le choix de sa vie, un homme questionne son appétit pour celle-ci, découvre l’œuvre d’un peintre méconnu et en tire l’idée d’un tableau dans lequel il se mettra en scène lui-même.


Extrait

Jaune citron, je me serais mis à côté d’un beau bleu, on aurait peut-être créé une infinité ensemble, mais ce n’est pas ça. Et d’être bleu ne me tente pas du tout. Non, ce serait un jaune riche, ocré, profond qui irait vers les autres couleurs sans renoncer à sa particularité. Un jaune harmonieux qui toutefois ne se laisserait pas faire. J’aurais fait le tour de la lumière, je serais allé le plus loin possible, puis revenu apaisé. Comme le dernier rayon de soleil tombant sur la peau de mon cadavre avant qu’on ne le retire définitivement hors de vue.

Pour qui donc chantons-nous ?

Pour qui donc chantons-nous ?

de Jean-Vincent PINARD

Majuscules (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2015 | 15,00 €

L'extrait

"Au tout début, la fille s’appelait autrement, Alexeï ne se rappelait plus quoi. Puis Vitia Mitchourine proposa Vassilissa et l’idée plût. « Parce que ça faisait Vassilissa Maximovna Praskova. Tu comprends ? Comme Vassili Maximovitch Praskov. »

Les détenus aiment imaginer le double féminin du directeur du camp se faire passer dessus par n’importe qui. Lui-même a bien dû remarquer l’intention parodique, mais à l’évidence s’en moque. Tant que l’argent rentre, il leur laisse cette revanche dérisoire. "

Jean-Vincent Pinard n’est pas natif d’une République Socialiste Soviétique et n’a jamais été condamné pour «activité trotskiste contre-révolutionnaire ».
Il n’a pas fait non plus l’expérience des travaux forcés dans « le pays de la mort blanche ». Entre pastiche de roman érotique et des Récits de la Kolyma, l’auteur interroge le sens et l’utilité de la littérature dans une société totalitaire.

Pour qui donc chantons-nous ? est son premier roman.

Le lecteur dit

Le lecteur dit

de Sophie POIRIER

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/10/2016 | 4,00 €

omment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène

Le port de Byblos

Le port de Byblos

de Geneviève RANDO

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/10/2016 | 4,00 €

Comment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène

Comment la parole...

Comment la parole...

de COLLECTIF

Cousu main (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/08/2013 | 12,00 €

A? l’origine de cette expe?rience singulie?re, le Collectif jesuisnoirdemonde et So- phie Robin, metteure en sce?ne et come?dienne.

« Il parai?t que nous ne lisons plus, diffe?rentes enque?tes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : pre?s de chez moi, de nouvelles me?diathe?ques voient le jour. Alors pour qui ? A? quoi c?a sert ? »

D’ou? ce de?sir : interroger et donner a? entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des me?diathe?ques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le l de sa re? exion : « Partir a? la rencontre de ces personnes, leur de- mander ce qu’elles font la?, donner la parole a? ces silencieux croise?s entre les rayonnages de livres pour qu’ils me con ent leurs histoires de lecteurs ».

Puis, « Une fois recueillis et transcrits, proposer ces te?moignages a? des auteurs pour qu’ils s’en saisissent comme d’un mate?riau d’e?criture. Faire que la parole, les histoires des uns deviennent la source d’inspiration des autres ».

En n, que les textes produits par chaque auteur – trois pour commencer - retrouvent une forme orale en les donnant a? interpre?ter a? une come?dienne, Sophie Robin en l’occur- rence, accompagne?e aujourd’hui de la violoncelliste Julie La?derach.

L’aventure pouvait en rester la?.

21

C’e?tait compter sans la rencontre avec les e?ditions L’Ire des marges et le souhait de conserver et de diffuser une trace e?crite de cette expe?rience. Un coffret contenant les trois premiers textes de Claude Chambard, Sophie Poirier et Genevie?ve Rando est publie? en 2013.

Le succe?s de cette premie?re aventure nous a convaincues de la poursuivre dans d’autres lieux. D’autres me?diathe?ques ont souhaite? qu’on recueille la parole de leurs lecteurs et que d’autres auteurs s’en emparent a? leur tour.

C’est ainsi qu’est ne?e l’ide?e d’un spectacle « e?volutif » au l des rencontres.

Mais aussi d’une collection particulie?re Comment la parole aux e?ditions L’Ire des marges, pour accueillir ces textes au fur et a? mesure de leur production et constituer, ainsi, une forme de « re?pertoire » d’histoires, de nouveaux lecteurs en nouveaux auteurs.

Du dire a? l’e?crit, de l’e?crit au dit, du dit au livre, une boucle sans cesse renouvele?e.

Vingt ans de livres - Un conte policier de Noël

Vingt ans de livres - Un conte policier de Noël

de Benoit SEVERAC

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 15/11/2016 | 4,00 €

Comment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène

Quand vous existerez encore

Quand vous existerez encore

de Emmanuelle URIEN

Comment la parole (IRE DES MARGES (L')) | Paru le 01/04/2016 | 4,00 €

Comment la parole...
À l’origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne.

« Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent constate Sophie Robin, qui s’interroge : près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.

Alors pour qui ? À quoi ça sert ? »

D’où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture.

Et de poursuivre le fil de sa réflexion : « Partir à la rencontre de ces personnes, leur demander ce qu’elles font là, donner la parole à ces silencieux croisés entre les rayonnages de livres pour qu’ils me confient leurs histoires de lecteurs ».
Sophie Robin
comédienne, metteure en scène