l'autre LIVRE

G.E.H.D.

Adresse : 13, chemin du Vivier
78470 Milon La Chapelle
Téléphone :01304740040
Courriel :nous contacter
Diffusion :Soleils diffusion distribution
Distribution :Soleils diffusion distribution
Représentant légal :Mme Eliane Doucet
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978-2-914266,
Nombre de titre au catalogue :25
Spécialités :Histoire, documents, biographies, essais...
Sax, Mule & Co

Sax, Mule & Co

de Jean-Pierre THIOLLET

Editions H&D - Grands interprètes (G.E.H.D.) | Paru le | 28,50 €

Le saxophone doit tout ou presque à deux noms... Sax bien sûr, qui fut son inventeur, au XIXe siècle. Et  Mule qui, au XXe siècle, comme illustre virtuose et pédagogue d'exception, fit rayonner cet instrument dans le monde entier.

Marcel Mule ne se contenta pas en effet de jouer comme soliste des plus grands orchestres, sous la direction de Charles Münch ou de Herbert von Karajan, et de créer un prestigieux Quatuor de saxophones qui porta son nom et fut célébré aussi bien en Europe que sur le continent américain et en Asie. Il réussit également à réintroduire le saxophone au Conservatoire de Paris, à créer une classe et à la pérenniser.

Né à Aube en Normandie en 1901, Marcel Mule est mort en décembre 2001. Mais il revit parmi nous grâce à ce livre qui contient le texte d'un entretien que le maître avait accordé à la fin du siècle dernier. Un discours plein de vie, d'enthousiasme, mais aussi d'une lucidité sans faille sur cet instrument de musique relativement récent qu'est le saxophone et les problèmes auxquels sont toujours confrontés les saxophonistes.

S'exprimant en toute liberté, Marcel Mule rétablit certaines vérités, met en garde contre des évolutions qui risquent d'avoir les plus regrettables conséquences, et appelle les compositeurs du monde à s'associer à un renouveau de la création artistique autour du saxophone. A travers lui et son témoignage capital, c'est à la fois un siècle de musique qui est passé en revue et sans doute une nouvelle ère qui s'amorce...

Avec un mini-dictionnaire de 200 compositeurs pour saxophone

Barbey d'Aurevilly, le triomphe de l'écriture

Barbey d'Aurevilly, le triomphe de l'écriture

de Jean-Pierre THIOLLET

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 24,50 €

pour une nouvelle lecture de Un prêtre marié

Si Jules Barbey d’Aurevilly apparaît aujourd’hui comme l’un des plus grands noms de la littérature et si son roman Un prêtre marié peut être considéré comme un livre-monument, ce n’est pas sans raison. Barbey d’Aurevilly ou le triomphe de l’écriture nous invite à découvrir ou à redécouvrir non seulement un écrivain authentique, une personnalité hors du commun, mais encore une oeuvre magique. Singulière et plurielle. Atypique et classique. Comme marquée du sceau de l’éternité. Par les siècles des siècles. Et pas seulement parce qu’il y est question d’amour, de vie et de mort...

Une amitié singulière - Barbey et les Guérin

Une amitié singulière - Barbey et les Guérin

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 24,50 €

 

Une amitié singulière unit deux Languedociens, le frère et la sœur, Maurice et Eugénie de Guérin, à un Normand, Jules Barbey – qui renonce alors à s’appeler d’Aurevilly. Tous trois appartiennent à la même génération, celle du romantisme flamboyant des années 1830 .

Jules et Maurice, anciens condisciples à Stanislas, se retrouvent vers 1835 dans le Paris agité de Louis-Philippe. Barbey tente de se faire connaître et Guérin revient, plutôt désemparé, d’un séjour en Bretagne. Singulière amitié entre Jules, ce dandy exhibitionniste et provocateur, à la parole sans indulgence et « ce rêveur triste, chaste et doux » qu’est Maurice, d’une irrésolution et d’une discrétion incorrigibles !

Plus singulière encore cette relation amicale entre Jules et Eugénie ! Entre cette fille catholique et monarchiste et ce jeune homme se prétendant athée et républicain ! Maurice les réunit autour de sa personne, alors que la jalousie aurait pu faire d’eux d’implacables adversaires. Or, si leur amitié s’éteint dans le silence, ce n’est pas à cause de lui, mais d’une femme…

Car cette amitié à trois est bientôt confrontée aux intrigues amoureuses qui se nouent auprès de la charmante Henriette, baronne de Maistre et dans la Maison indienne où séjourne l’exotique Caroline…

index des noms propres et des noms de lieux

carte du Paris de Barbey et des Guérin
E
changes épistolaires du printemps 1839 sur un CD audio joint


 

 

 

Louis Bouilhet, l'ombre de Flaubert

Louis Bouilhet, l'ombre de Flaubert

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

« Voilà un homme, ce Bouilhet » s’écrie Flaubert ; c’est le même personnage que Maupassant proclame « son maître » ! Qui est-il donc ce Louis Bouilhet qui, un jour d’automne de 1849, à Croisset, ose dire à son ami Gustave Flaubert de jeter au feu la première version de La Tentation de Saint Antoine, et aussitôt après le lance à la recherche de Madame Bovary ?

Les deux hommes se connaissent depuis les bancs du collège, avant qu’une solide amitié les unisse pendant près d’un quart de siècle. Ils finiront par se ressembler, même physiquement ! Tous deux se vouent à une carrière d’écrivain et pour parfaire leur art s’épaulent et se complètent.

La postérité a couronné Flaubert et oublié Bouilhet, le reléguant à n’être que l’ombre de son ami. Qu’importe, si la présence du second a contribué à la gloire du premier. « Aucune vie cependant, affirme Gustave, ne méritait plus que la sienne. » Louis était, avoue-t-il encore « celui qui voyait dans ma pensée plus clairement que moi-même. »

C'est la vie d’un garçonnet studieux, d’un étudiant pauvre, mais libre, d’un authentique poète et d’un ami fidèle. Cany-Barville, Rouen, Croisset, Paris, Mantes : autant d’étapes dans l’existence de ce poète, auteur dramatique qui, selon Zola, « aurait dû naître vingt ans plus tôt » !

Les Portes de la création - éloge du hasard

Les Portes de la création - éloge du hasard

de Marcel Charles DESBAN

Editions H&D - Champ du savoir (G.E.H.D.) | Paru le | 24,50 €

Peintre, dessinateur et passionné de biologie, Marcel Desban s’est interrogé sur deux faits apparemment sans lien : l’explosion artistique qui s’est produite au début du xxème siècle, notamment en peinture, et l’intrusion de la notion de hasard dans les Sciences.

Ses observations personnelles, nourries par son activité dans les sciences de la vie, l’amènent à nous faire partager un regard novateur sur l’origine de l’acte créateur.

Le XXème siècle a été marqué par une rupture profonde avec les acquis traditionnels et une intense fermentation des idées et des arts.

Le freudisme venait d’éclore, mettant l’emphase sur l’exploration de l’inconscient, sur le rêve et ses images, et sur le plaisir de la création. André Breton a rapidement pris la tête d’un mouvement perturbateur, voire provocateur, qui voulait faire table rase du passé : le Surréalisme. Tous les grands noms d’artistes de l’époque, parmi lesquels : De Chirico, Ernst, Picabia, Magritte, Dubuffet, l’ont cotoyé, de près ou de loin, et ont participé à l’effervescence générale.

Dans le Manifeste du Surréalisme de 1924, synthèse et profession de foi, Breton a introduit la notion d’étincelle, liée au hasard des rencontres, qui sera l’une des marques du mouvement.

Mais qu’est-ce que ce hasard  : une rencontre fortuite entre un événement extérieur et une image virtuelle interne ? Une coïncidence qui permettrait la création pure ?

Comment ne pas rapprocher cette influence des situations hasardeuses de la démarche chère au romancier André Dhôtel ou de l’intrusion magistrale des thèses du professeur Jacques Monod dans les sciences biologiques, recadrant ainsi la thèse darwinienne de l’évolution ?

Un siècle après les débuts tapageurs du mouvement Dada, que reste-t-il de ces provocations ? Un bouillonnement sans lendemain émanant d’énergumènes traumatisés par l’absurdité de la première guerre mondiale, ou la prémonition de l’émergence des découvertes à venir sur le cerveau ?

Marcel Desban nous invite à relire le Surréalisme avec les yeux de la neurobiologie : inattendu et... passionnant !

 

 

 

Poésies- Festons et astragales

Poésies- Festons et astragales

de Louis BOUILHET

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

« C’est là la poésie comme je l’aime, tranquille et brute comme la nature, sans une seule idée forte et où chaque vers vous ouvre des horizons à faire rêver tout un jour ».

Flaubert, Correspondance, 10 février 1851

« La qualité maîtresse de Bouilhet, c’est le rythme […] tout l’art du rythme est fait de nuances, de sons voilés, d’accords secrets, du mariage harmonieux de la chose avec le terme. Seuls les grands artistes sentent et savent et règlent à leur gré ces mystérieuses combinaisons. [...] Il était un poète artiste et l’art, en poésie comme en prose est ce qui demeure le plus méconnu du lecteur vulgaire. »

Guy de Maupassant,

Le Gaulois, 21 août 1882

 

« Louis Bouilhet se livre à tous les caprices d’une fantaisie vagabonde. En de courtes pièces, il résume la couleur d’une civilisation ou d’une barbarie. »

Théophile Gautier,

Le progrès de la poésie française depuis 1830

 

Louis de Frotté, dernier général des Chouans

Louis de Frotté, dernier général des Chouans

de Claude LE ROY

Editions H&D - Grandes figures & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

À la guerre de Vendée succèdent ces guérillas de l’ombre, les Chouanneries qui, par landes et forêts, harcèlent les gouvernements de la République, de la Convention jusqu’au Consulat, de 1793 à 1800.

Partout, pour Dieu et pour le Roi, l’Ouest se rebelle, au sud de la Loire, en Bretagne, dans le Maine et l’Anjou. La Normandie n’est pas en reste. Dès l’automne de 1793, des bandes s’organisent.

Louis de Frotté en prend le commandement en 1795.

Il sera le dernier Général des Chouans, « ce Frotté à l’écharpe blanche, tué par le fusil des gendarmes, avec un sauf-conduit sur le cœur » qu’évoque Barbey d’Aurevilly dans "L’Ensorcelée".


 

Voici l'histoire de sa vie et de son combat... avec plus de 160 notices biographiques

dont celles des six autres fusillés de Verneuil –

et des index des noms de personnes et de lieux.


 

 


 

Montchrestien l'audacieux

Montchrestien l'audacieux

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Antoine naît à Falaise et meurt aux Tourailles. Une trentaine de kilomètres séparent le lieu de sa naissance de celui de son décès. Pourtant, de 1575 à 1621, quel chemin parcouru par ce jeune Huguenot audacieux, de la Normandie natale aux bords de Loire en passant par l’Angleterre et la Hollande ! Sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille !
Tour à tour orphelin, domestique, étudiant, poète, industriel, économiste puis capitaine, Antoine ne prend guère de repos en ces quarante-six années de parcours. À son actif : six tragédies, des poèmes, un grand amour, deux duels, un exil, un traité d’économie politique, une entreprise à gérer et une rebellion à soutenir !
Et quelle époque ! Trois rois, quatre guerres de religion, et impossible de ne pas prendre position...
La vie terriblement agitée et dramatique d’Antoine de Montchrestien ressemble à un roman...
Voici le premier titre d’une tétralogie consacrée aux poètes de rime et d’épée.

Ce bon monsieur de Saint-Amant

Ce bon monsieur de Saint-Amant

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Saint-Amant passe en son temps, comme aux yeux de la postérité, pour un débauché,

comprenez par là un « bon gros » buveur sans cesse attablé dans un cabaret.

Certes, il a lui-même dans ses vers forgé cette réputation, mais ne fut-il qu’un jouisseur ?

Nullement ! Il offre dans son existence comme dans son œuvre bien d’autres facettes,

moins truculentes, mais tout aussi authentiques.

Académicien, il aime la nature et sait la peindre. La compagnie des dames ne lui déplaît pas

non plus, même si son physique ne le fait pas ressembler à un Adonis. L’aventure le tente

souvent, dès son plus jeune âge. Marin, il bourlingue sur l’océan, d’Afrique en Amérique.

Soldat, commandant le Griffon, il guerroie contre l’Espagnol en Méditerranée. Voyageur, il traverse l’Europe, de l’Angleterre à la Suède, en passant par l’Allemagne et la Pologne. Il lui arrive aussi de fréquenter les salons parisiens, d’y accompagner de son luth un récital de ses poèmes ; ou bien, redevenu solitaire, de méditer, assis sur un rocher de Belle-Île, ou dans sa Normandie natale.

Voici l’histoire d’un bon vivant, rond de corps et jovial d’esprit. Hors des grincheux et des

pisse-froid, chacun aime ce « bon monsieur de Saint-Amant ».

François Eudes de Mézeray

François Eudes de Mézeray

de Guy VERRON

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 30,00 €

François Eudes de Mézeray (1610-1683), frère de celui qui deviendra saint Jean Eudes, fondateur des Eudistes, né à Ri (Orne) en Basse-Normandie, a constitué l'une des personnalités les plus considérables de la France du XVIIe siècle.

Il était considéré comme le meilleur historien français de son époque, grâce à une Histoire de France qui a été très lue dès sa parution (1643-1651). Il s'est aussi imposé comme l'un des membres les plus influents de la jeune Académie française. Élu en 1648 pour remplacer Voiture, il a succédé en 1650 à Vaugelas comme responsable du Dictionnaire de la langue française préparé par l'Académie ; il est devenu en 1675 Secrétaire perpétuel de la compagnie et le restera jusqu'à sa mort. Protégé d'abord par le cardinal de Richelieu et par le chancelier Séguier, il a été nommé par Louis XIV "historiographe de France" (1657).

Il est tombé en disgrâce quand le ministre Colbert a décelé dans son Abrégé chronologique de l'histoire de France (1667-68) des critiques contre le système fiscal français et les injustices qui en résultaient. Depuis lors, Mézeray a été marginalisé. Son tempérament s'est aigri. À la mort de ce célibataire endurci (1683), on s'est aperçu qu'il avait accumulé d'importantes richesses et qu'il avait décidé de ne pas en faire bénéficier ses héritiers naturels. Ces révélations insolites ont dégagé un parfum de scandale qui a un peu brouillé l'image laissée par Mézeray.

La découverte de nouveaux documents, jusqu'ici inconnus ou inexploités, permet de mieux connaître le personnage, son caractère, son cadre de vie, le cercle de ses amis, ses occupations, sa conception de l'histoire, et son attitude vis-à-vis du pouvoir au moment précis où le roi de France devient un monarque absolu refusant de supporter la moindre opposition.

La Normandie de la comtesse de Ségur

La Normandie de la comtesse de Ségur

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, découvre la Normandie à l’âge de vingt ans. Elle la quitte pour de bon quelques mois avant de s’éteindre, âgée de soixante-quinze ans. Pendant plus d’un demi-siècle, elle a vécu près de L’Aigle dans l’Orne en son château des Nouettes.

Évoquer la Normandie de la Comtesse de Ségur, c’est donc la regarder vivre. D’abord en jeune épouse passionnée, puis en mère vigilante, enfin en grand-mère gâteau. En Normandie, elle a connu joie et tristesse, bonheur et désillusion, santé et maladie, certitude et doute.

Là surtout, elle est devenue un écrivain. Non seulement elle écrit en son château, mais ses livres, la plupart du temps, reflètent cet environnement normand qu’elle connait si bien et qu’elle apprécie.

Dès lors, la Normandie de la Comtesse de Ségur s’apparente à celle des Petites filles modèles, de l’âne Cadichon, des héros de L’Auberge de l’Ange gardien et de bien d’autres récits. Cet ouvrage nous invite à suivre Sophie pas à pas, dans sa vie comme dans son œuvre...

Avec des photographies inédites des « Petites filles modèles ».

Delphine de Custine, reine des roses

Delphine de Custine, reine des roses

de Claude LE ROY

Editions H&D - Grandes figures & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 23,00 €

Reine des roses ! Delphine de Custine (1770-1826) a longtemps, par sa beauté et son pouvoir de séduction, mérité cette appellation que lui donna dans sa jeunesse le chevalier de Boufflers. Et pourtant un jour, dans une lettre à sa mère, elle se plaint : « Quand donc le sort se lassera-t-il de me persécuter ? » Ce jour-là, elle a plus de quarante ans. Il lui reste moins de vingt années à vivre, marquées elles-aussi par bien des tourments. Au moment où elle s’interroge ainsi, Delphine a déjà vécu le meilleur et le pire. Passe-t-on, sans en garder la blessure, du cadre douillet d’un château ou des ors de Versailles à la paille pourrie d’une prison, à l’ombre de l’échafaud ? Ce fut son cas, après une enfance choyée, un mariage heureux, de beaux enfants, il y eut l’exécution de son beau-père, de son époux et sa propre arrestation. La tourmente passée, elle renaît au bonheur sous les ombrages du château de Fervaques, dans la verdoyante Normandie, éprouvant une folle passion pour Chateaubriand... qui la délaisse pour bien d’autres. Il lui reste son fils Astolphe, son « trésor », dit-elle. Mais, devenu grand, le garçon a besoin d’évasion et il lui cause bien des larmes... S’il est un parcours vraiment tourmenté par le destin, mais passionnant à chaque étape, c’est bien celui de Delphine, reine des roses !

Duguay-Trouin  armateur malouin, corsaire brestois

Duguay-Trouin armateur malouin, corsaire brestois

de Jean-Yves NERZIC

Editions H&D - Aventure & découvertes (G.E.H.D.) | Paru le | 35,00 €

René Trouin est né à Saint-Malo le 10 juin 1673, de Luc Trouin et de Marguerite Boscher, son épouse. Luc Trouin exerce le commerce de Cadix en temps de paix et arme en course en temps de guerre ; pour faciliter les relations avec l’Espagne, son père, puis son frère et enfin son propre fils aîné Luc II occupent successivement la charge de consul de la Nation française à Malaga. Marguerite a géré les affaires familiales pendant les longues absences de son mari ; devenue veuve, elle en prend la tête, secondée par ses aînés.

Dès l’ouverture des hostilités en 1689, Marguerite engage la maison Trouin dans les opérations de course. Embarqué volontaire à seize ans à peine, René fait l’apprentissage du dur métier de corsaire. Tout feu tout flamme, il fait montre d’un tel talent que, moins de trois ans plus tard, il reçoit son premier commandement. Son frère aîné, qui est un organisateur et non un homme de mer, participe à la mise en place des moyens nécessaires ; ayant été choisi pour armer une frégate du roi prêtée à un particulier, il comprend l’intérêt de ce nouveau mode d’armement dans lequel les bâtiments sont prêtés par le roi, tandis que leur fonctionnement est financé par des particuliers : cette association de moyens publics et de fonds privés est connue sous le nom « d’armement mixte ». Ayant trouvé des commettants, il obtient pour René le prêt d’une flûte du roi armée en guerre, le Profond, puis d’une frégate légère, l’Hercule. Dorénavant, leurs destins sont indissociables : à l’aîné d’obtenir le prêt de vaisseaux du roi et de trouver les financements nécessaires à Saint-Malo ; au cadet de les armer à Brest et de les commander à la mer ; le point d’orgue de leur collaboration opérationnelle sera l’expédition de Rio de Janeiro. Maintenant connu sous le nom de Duguay-Trouin, René est fait prisonnier sur la Diligente ; conduit à Plymouth, il s’en évade audacieusement, comme trois ans plus tôt l’avaient fait Jean Bart et Forbin. Il va se couvrir de gloire : ses prouesses sur le François sont récompensées par une épée d’honneur ; les exploits du Sans-pareil le conduisent à la Cour où il est présenté au souverain, plaisir hélas terni par la mort de son jeune frère, Étienne, tué sous ses ordres ; après la capture de la flotte de Saint-Ogne, il est admis dans la marine du roi avec le grade de capitaine de frégate légère.

Dès le début de la guerre de Succession d’Espagne, les Trouin obtiennent le prêt de bâtiments puissants avec lesquels Duguay-Trouin mène deux campagnes au Spitzberg. En 1704, le roi leur accorde la construction à Brest de quatre bâtiments dont deux ont plus de 50 canons. Ses succès sont récompensés par une promotion au grade de capitaine de vaisseau mais, une fois encore, non sans douleur : son plus jeune frère, Nicolas, est mortellement blessé sous ses ordres. La croix de Saint-Louis récompense sa participation à la défense de Cadix. Les Trouin obtiennent ensuite le prêt d’une dizaine de vaisseaux, dont quatre construits à Brest à leur demande, l’un d’eux portant 72 canons. Les succès remportés ne sont pas toujours à la hauteur des sacrifices consentis par les armateurs, mais le roi les reconnaît en anoblissant les deux frères en même temps. La prise de Rio de Janeiro, pour laquelle il leur a été accordé douze bâtiments, dont le Magnanime portant 80 canons, est leur chant du cygne.

Duguay-Trouin est élevé au rang de chef d’escadre par Louis XIV ; Louis XV le promeut commandeur de Saint-Louis et lieutenant général des armées navales. En septembre 1736, à bout de force, il teste en faveur de ses frère et sœurs, sans oublier le fils qu’il vient d’avoir hors mariage, le jeune Francillon, né à La Haye en 1732. Après une vie tout entière consacrée à la mer et à son roi, il meurt à soixante-trois ans trois mois et dix-sept jours ; il est inhumé dans une crypte de l’église Saint-Roch, à Paris. Luc II le suit dans la tombe un an plus tard ; il avait été reçu chevalier dans l’ordre de Saint-Louis par grâce spéciale de Louis XV, en reconnaissance de la part qu’il avait prise dans les succès de son frère.

À l’occasion du trois centième anniversaire de sa naissance, les restes funèbres de Duguay-Trouin sont transférés à Saint-Malo à bord du dragueur de mines Jasmin. Le 9 septembre 1973, le cercueil est déposé dans la crypte de la chapelle Notre-Dame-de-Délivrance en l’église Saint-Vincent, l’ancienne cathédrale de Saint-Malo, où il a été baptisé et où reposent déjà ses parents et son frère aîné.

La découverte de documents d’archives inexploités permet d’apporter un nouvel éclairage sur la vie et la carrière de Duguay-Trouin, armateur malouin et corsaire brestois.

 

Saint-Evremond,  l'art du bien vivre

Saint-Evremond, l'art du bien vivre

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 20,00 €

L’art du bien vivre ? Charles de Saint-Évremond, gentilhomme normand l’a mis en pratique tout au long de sa longue vie (1614-1705). Après de studieuses études, il a su satisfaire son besoin d’action en se faisant soldat auprès des plus prestigieux capitaines, le maréchal de Turenne et le Grand Condé. Il a bénéficié, entre deux campagnes militaires, des récompenses qui comblent le repos du guerrier en devenant l’amant puis l’ami des célèbres courtisanes Marion Delorme et Ninon de Lenclos. Il a su alors associer les jeux de l’amour aux plaisirs de l’esprit dans les salons. Ajoutons le goût de la bonne chère, en fin gastronome, et celui de la musique, à la fois comme auditeur et comme exécutant. Tout cela compose le portrait du parfait honnête homme. L’âge venu, celui d’un long exil en Angleterre, Saint-Évremond a su s’adapter, usant d’une sagesse où l’harmonie et l’équilibre favorisent la sérénité. Il connut alors les joies d’écrire, de converser et de cultiver l’amitié, tellement à l’aise qu’il renonça à revenir en France lorsque enfin on le lui permit ! Correspondant des plus grands esprits de son temps, il repose au Poets’ corner en l’abbaye de Westminster.

La vie de ce gentilhomme, tour à tour soldat, poète, amoureux, diplomate, philosophe, illustre un art de vivre bien enviable ! Je vous convie à la découvrir…

 

Antoine Victor Gaurier  la solitude d'un capitaine au long cours

Antoine Victor Gaurier la solitude d'un capitaine au long cours

de Anne LASSERRE-VERGNE

Editions H&D - Aventure & découvertes (G.E.H.D.) | Paru le | 30,00 €

« Je suis un vieux capitaine chinois », ainsi se présente Antoine Victor Gaurier (1831-1879) qui sillonnera les mers du globe jusqu’à sa mort. Il commerce avec l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Indonésie, la Chine, en ayant conscience de vivre une période de transition, d’assister à « l’agonie des voiliers ». Ses lettres témoignent d’une époque où les voyages au long cours s’apparentaient à des expéditions aventureuses.

Arrière-arrière-petite-fille d’Antoine Victor Gaurier, Anne Lasserre-Vergne hérite un jour d’une malle au trésor renfermant de nombreux documents dont un cahier sur lequel était inscrit « Copies de Lettres ».

L’exploitation détaillée de cette correspondance de Gaurier à ses armateurs et consignataires nous fait découvrir l’organisation du commerce maritime international au XIXe siècle : le remarquable service du courrier, les maisons de commerce, la préoccupation constante des frets, les marchandises embarquées, les relations avec l’équipage, les travaux permanents d’entretien, les contrôles du jeune Bureau Veritas, le rôle d’homme-orchestre d’un capitaine au long cours... et la mer...

La dernière lettre mettait fin à la découverte d’une aventure humaine dont la grandeur n’avait d’égale que la solitude poignante.

Le contenu du cahier a été reproduit intégralement en seconde partie de l’ouvrage.

Roger Bésus témoin & messager

Roger Bésus témoin & messager

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 22,00 €

« Le roman que je n'écrirai pas : ma vie », déplorait Roger Bésus (1915-1994) dans son journal intime le 21 novembre 1966. Les pages de confidences qu'il nous a confiées au jour le jour contribuent pourtant à mieux cerner la richesse et la complexité de sa personnalité.

Tour à tour, puis en même temps, écrivain et sculpteur reconnus, admirateur de Paul Belmondo, Roger Bésus n'a vécu que pour son œuvre, conscient que celle-ci, littéraire ou artistique, contribuait à composer, dans une constante élévation de soi, un hymne aux valeurs spirituelles. Pour servir ce dessein, il fallait de l'énergie, des convictions et du talent. Roger Bésus n'en manquait pas.

Son cheminement, depuis Bayeux, la ville où il a vu le jour, n'a pas manqué d'obstacles ni de doutes, mais il a su les surmonter pour suivre l'itinéraire de son choix, celui qui valorise notre séjour terrestre.

À l'occasion du centenaire de la naissance de Roger Bésus, cette première biographie se propose de suivre le parcours exaltant d'un homme passionné, à la fois témoin de son temps et messager d'avenir.

 

 

Blessebois le scandaleux

Blessebois le scandaleux

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

À Verneuil, sur les bords de l’Avre, naît en 1646 un fils de bonne famille, doué pour les études et d’un physique séduisant. Pourquoi disparaît-il un demi-siècle plus tard, sans laisser de traces, après avoir subi la dureté des prisons, la brutalité des galères, les horreurs du bagne et une ultime aventure outre-mer dans l’île de la Guadeloupe ?

Ainsi Pierre-Corneille Blessebois chemine-t-il du libertinage à l’esclavage, séjournant souvent en prison et laissant derrière lui une œuvre, fil conducteur de son existence de poète et d’aventurier. Blessebois y raconte sa vie et ses turpitudes, sans détours ni remords, dans des romans polémiques dont le scandale a souvent masqué la valeur littéraire et la personnalité d’un homme hors des normes sociales de son temps.

Poète de rime et d’épée, tout comme ses prédécesseurs Montchrestien, Saint-Amant et Saint-Évremond…

Certes !

Mais une destinée sous le sceau du scandale !…

La Grande Guerre en Méditerranée, l'enfer des navires de commerce

La Grande Guerre en Méditerranée, l'enfer des navires de commerce

de Jean-Yves NERZIC

Editions H&D - Aventure & découvertes (G.E.H.D.) | Paru le | 30,00 €

En août 1914, placées sous commandement français en Méditerranée, les forces navales alliées avaient pour missions de maintenir la maîtrise de la mer en verrouillant l’Adriatique et d’assurer la liaison avec la Russie, mais les Alliés allaient rapidement se rendre compte que leur appréciation de la situation comportait trois tragiques hiatus.

On n’avait pas envisagé l’entrée en guerre de la Turquie qui, après les revers meurtriers des Dardanelles et de Gallipoli, interdirait la liaison avec la Russie et étendrait le conflit à tout le Moyen-Orient. On avait mal mesuré le coût à payer pour enfermer l’ennemi austro-hongrois en Adriatique et encore moins pour la lui disputer. On n’avait rien prévu contre le nouvel ennemi sous-marin, ni anticipé que l’arrivée des premières unités allemandes à l’est de Gibraltar bouleverserait la balance des potentiels.

Le « lac franco-anglais » fut progressivement transformé en un champ de tir où les navires de commerce, indispensables à la défense commune, servaient de cibles. Les pertes furent énormes : à titre d’exemple, sur les cinquante-cinq navires qui lui furent réquisitionnés, les Messagerie Maritimes en perdirent vingt-neuf.

S'appuyant sur des documents d’archives inédits ou inexploités, dont le Patro, journal paroissial de Ploudalmézeau, l’auteur retrace les grands enjeux du conflit, sans en omettre la dramatique dimension humaine.

Chênedollé l'irrésolu

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Irrésolu, Chênedollé ? Tout l'atteste, qu'il s'agisse des décisions à prendre au long de sa vie, ou des choix à faire en littérature. Il subit plus qu'il ne décide. D'un côté la raison, le sens du devoir, de l'autre l'émotion et les élans du cœur.

« Votre paresse ne serait-elle pas un obstacle ? » l'interroge Chateaubriand, et Joubert le met en garde : « Éveillez-vous et souvenez-vous à jamais qu'on aime mieux dans ce siècle ceux qui vont vite que ceux qui font bien. »

Vers quelle carrière se diriger... sans s’éloigner de son cher jardin du Coisel ? La sérénité de la vie de famille finit par être perturbée par l'apparition d'un fils de l'exil. En littérature, ni classique, ni romantique, les influences se succèdent. Précurseur ? Peut-être, mais sans jamais le confirmer. Il se place entre deux mondes, entre deux siècles.

Chênedollé demeure cependant un personnage attachant car profondément humain, à la fois talentueux et maladroit, capable d'atteindre les sommets et de sombrer dans la plus noire mélancolie : « ... poète à qui le temps a manqué pour remplir toute sa destinée, mais à qui la littérature doit, sinon un poème parfait, du moins des vers admirables. »

 

 

Rendez-vous des arts et des lettres chez le marquis de Custine

Rendez-vous des arts et des lettres chez le marquis de Custine

de Claude LE ROY

Editions H&D - Ecrivains & Normandie (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Après la disparition en 1826 de Delphine de Custine, sa mère, Astolphe, âgé de trente-six ans, assuma son homosexualité et consacra l’essentiel de son temps à voyager et à écrire. Entre deux séjours à l’étranger, il vivait à Paris avant de s’installer au château de Saint-Gratien qu’il avait acheté après la vente en Normandie du château de Fervaques. Dans ces deux résidences, il a reçu le tout-Paris des artistes et des écrivains. De même, il fréquentait volontiers les théâtres et les salons de la capitale.

Ce mécénat, que sa fortune permettait, a pu le lier avec les célébrités des arts et des lettres : Chateaubriand, Hugo, Balzac, Stendhal, Delacroix, Chopin, George Sand et bien d’autres. Le « rendez-vous chez le marquis de Custine » figurait sur tous les agendas ! C’est aussi à ce rendez-vous que ce livre vous convie !

Le Jeu du naufrage

Le Jeu du naufrage

de Claude LE ROY

Editions Le Fanal - nouvelles (G.E.H.D.) | Paru le | 9,00 €

Voici des adolescents, des garçons le plus souvent. Ils ont entre dix et quinze ans, l’âge charnière entre le rêve et le réel, entre l’aventure et la routine, entre la flamme et la cendre. Ils ne sont plus des anges.

La vie, en quelques morsures dont elle garde le secret, leur a coupé les ailes. Les cicatrices demeurent, plus ou moins bien refermées, selon la marche du destin.

Au crépuscule de l’enfance, tout s’achève et tout commence...


 

Les Cheveux roux de Gabrielle

Les Cheveux roux de Gabrielle

de Irène GAULTIER-LEBLOND

Editions Le Fanal (G.E.H.D.) | Paru le | 16,00 €

Dans cette déclinaison de huit nouvelles allant du délicat et tendre jusqu’au plus grave et davantage, les personnages ont en commun une humanité simple dans des situations vraies.

Qu’un sexagénaire veuf veuille refaire sa vie, ou qu’une petite Rosalie se batte la coulpe à l’enterrement de son grand’père, ou encore que la magnifique chevelure de Gabrielle ne lui devienne un drame un jour, chaque texte est une histoire à part entière, un temps à vivre.

Des âmes d'enfant

Des âmes d'enfant

de Matilde SERAO

Editions Le Fanal - La Bibliothèque d'Hervé (G.E.H.D.) | Paru le | 13,00 €

Grande Méditerranéenne s'il en fut, Matilde Serao (1856-1927) est un écrivain dont l'œuvre aurait pu inspirer un film néoréaliste ou un opéra vériste. La journaliste qu'elle est débusque le petit détail qui en dit long. La mère de famille s'implique dans la vie des enfants qu'elle dépeint, et « épingle » les adultes qui ne savent pas aimer. La moraliste observe les « grandes personnes » avec une ironie savamment distillée.

Fin stratège de ce qui deviendra un jour la « communication », la patronne de presse orchestre les creux, les bosses et les virages d'un chemin qui nous emmène, de récit en récit, à la découverte de ses petits personnages et de leur cadre de vie.

titre originel : Piccole anime

Barbey d'Aurevilly, le satanisme et le fantastique

Barbey d'Aurevilly, le satanisme et le fantastique

de François ORSINI

Editions Le Fanal - essais, études (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Barbey d’Aurevilly a apporté au thème de Satan sa note personnelle, alimentée par sa sensibilité particulière, son Christianisme si singulier, son enracinement normand. Son originalité le distingue fortement de ceux qui comme lui ont abordé cette thématique. Inoubliables sont les personnages sataniques des romans analysés : l’abbé de la Croix-Jugan, Sombreval, le capucin Riculf. Tout aussi original apparaît le fantastique aurevillien ancré dans le terroir cotentinais.

Il s’agit d’une véritable excursion au sein de l’œuvre romanesque d’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle, examinée dans ses différentes composantes : à travers les agissements des sorciers et des voyants, « les messagers de l’Invisible » ; le récit des légendes et des superstitions locales ; la présence de spectres et de revenants ; la description de lieux hantés par le Surnaturel ; le rapport entre écriture et fantastique dans l’œuvre de l’écrivain.

Le Rut ou la pudeur éteinte

Le Rut ou la pudeur éteinte

de Pierre CORNEILLE BLESSEBOIS

Editions Le Fanal (G.E.H.D.) | Paru le | 15,00 €

Pour le Normand Blessebois, né en 1646 à Verneuil-sur-Avre et disparu vers 1700, écriture et aventure vont de pair. Sa vie, sous le sceau du scandale, nourrit l’essentiel de son œuvre. C’est bien le cas dans Le Rut ou la pudeur éteinte.

Dans ce récit largement autobiographique en prose et en vers, il nous raconte, sans détours ni pudeur, ses amours dans la prison d’Alençon et les stratagèmes qui furent les siens, destinés à éviter une autre prison, celle du mariage.

D’une plume impertinente, mêlant la formule galante à l’indécence la plus crue, Céladon-Blessebois nous emmène ainsi au cœur de sa propre histoire, vécue le plus souvent à l’ombre d’un cachot, mais d’une gaillardise inattendue en pareil lieu. Pour lui, l’occasion est belle de tirer vengeance de celle qui aurait voulu le contraindre à l’épouser !

Poèmes chinois

Poèmes chinois

de Louis BOUILHET

Editions Le Fanal - poésie théâtre (G.E.H.D.) | Paru le | 10,00 €

Au milieu du XIXe siècle, les événements de Chine qui font l'actualité amplifient l'intérêt que suscitait déjà l'Extrême-Orient, notamment chez Flaubert et son ami Louis Bouilhet. Ce dernier ne tarde pas à être captivé par la littérature et la civilisation des Chinois dont il s'initie à la langue.

Ces études l'inspirent au point qu'il compose ce qu'il désigne comme ses « poèmes chinois ». Les voici, témoignage de son art au service d'une passion.

Le Cœur à droite

Le Cœur à droite

de Louis BOUILHET

Editions Le Fanal - poésie théâtre (G.E.H.D.) | Paru le | 13,00 €

Deux familles se rencontrent lors d'une réception destinée à sceller un projet de mariage entre leurs enfants Wolfram et Minna. Pour l'occasion, a été convié le nouveau médecin du pays que ne connaît pas encore le père de Minna, la jeune fiancée. Au cours de la soirée, ce docteur Dustérius accepte d'évoquer une étrange histoire, celle d'un homme qui avait le cœur à droite et son récit bouleverse le père de Minna qui finit par se trouver mal...

Nous ne tarderons pas à comprendre pourquoi...

Le Cœur à droite fait partie de la douzaine de pièces de théâtre composées par le poète Louis Bouilhet (1821-1869) qui, sous le Second Empire, connut le succès sur la scène de l'Odéon, avec Madame de Montarcy, Hélène Peyron et La Conjuration d'Amboise.

Le Transsibérien que je n'ai pas pris

Le Transsibérien que je n'ai pas pris

de Irène GAULTIER-LEBLOND

Editions Le Fanal - nouvelles (G.E.H.D.) | Paru le | 18,50 €

Irène Gaultier-Leblond aime les trains et les voyages, réels ou imaginés. Chaque voyage allie découvertes, rencontres, imprévus, qu’on se rende à Dieppe ou Chalon-sur-Saône, ou qu’on pousse jusqu’à Hambourg ou aux Baléares, qu’on se risque en Afrique, en Asie, dans le Grand Nord ou même encore plus loin, dans les méandres du retour sur soi...

Dans ces contes et nouvelles, elle nous fait vivre les aventures amusantes ou inquiétantes des grands voyageurs.

Le Coffret

Le Coffret

de Hubert BODIN

Editions Le Fanal - nouvelles (G.E.H.D.) | Paru le | 19,50 €

Un vieux coffret raconte ses souvenirs intimes, une enfant disparait dans une ville canadienne où rôde un ours blanc, un hurluberlu veut assassiner le président des Etats-Unis et se trouve dépassé par son geste, une mère de famille ne rentre pas chez elle, un soir...

Les mémoires de l’enfance se cachent derrière ces récits qui évoquent également la passion du jeu, des agressions inexplicables sur les plages, l’affût dans les marais, de longues fiançailles campagnardes... et concluent avec une amusante réflexion sur le mensonge !

De l’académisme à l’argot, ou au patois, les styles varient pour notre dépaysement et notre plaisir.

La Rencontre, Delphine et René à Fervaques

La Rencontre, Delphine et René à Fervaques

de Claude LE ROY

Editions Le Fanal - poésie théâtre (G.E.H.D.) | Paru le | 14,00 €

évocation en un prélude et trois tableaux

Delphine de Custine, follement amoureuse de René de Chateaubriand depuis un an, acquiert le château de Fervaques, en Normandie, sur la route de Bretagne, afin de recevoir son amant loin du monde.

Celui-ci se fait désirer mais a finalement annoncé son arrivée. Le château a été rénové, tout est prêt en ce 22 août 1804. En compagnie de Mme de Cauvigny et du poète Chênnedollé – invités dont la présence avait été souhaitée par René –, Delphine, fébrile, attend la première visite de celui qu'elle nomme « le Génie ».

Barbey d'Aurevilly ou le dépassement du

Barbey d'Aurevilly ou le dépassement du "normandisme"

de François ORSINI

Editions Le Fanal - essais, études (G.E.H.D.) | Paru le | 17,00 €

Le « normandisme » de Barbey d’Aurevilly, que traduit un attachement viscéral à son Cotentin natal, est récurrent dans son œuvre : romans, nouvelles, Memoranda.

Sa répercussion sur l’écriture de l’auteur est considérable. Elle est à l’origine de la sublimation de celle-ci. En effet, si les premiers écrits dits « parisiens » (comme L’Amour impossible), sont d’une facture assez faible, dès que Barbey puise dans ses souvenirs d’enfance normands (à partir d’Une vieille maîtresse), sa prose en est comme vivifiée. Un grand écrivain voit alors le jour.

Toutefois, cela ne signifie nullement que « Le Connétable des Lettres» soit un auteur « régionaliste ». Tout en partant d’un substrat normand indéniable, son œuvre surpasse les frontières d’un territoire donné, d’un terroir déterminé. Car elle est essentiellement métaphysique.

La Place des armements mixtes dans la mobilisation de l'arsenal de Brest sous les deux Pontchartrain (1688-1697 & 1702-1713)

La Place des armements mixtes dans la mobilisation de l'arsenal de Brest sous les deux Pontchartrain (1688-1697 & 1702-1713)

de Jean-Yves NERZIC

Editions H&D - Hors collections (G.E.H.D.) | Paru le | 98,00 €

Les armements mixtes sont des armements pour lesquels des vaisseaux du roi sont prêtés pour armer en course à des particuliers réunis en une société de droit privé qui prennent en charge les frais de fonctionnement. L’état des bâtiments, lors du prêt et à la restitution, ainsi que le partage du provenu des prises varient suivant que le souverain désire stimuler les armateurs ou alimenter les caisses de l’État. Inauguré en France pendant la guerre de Hollande, ce procédé connaît un grand développement pendant les deux derniers conflits du règne quand, pour des raisons politiques, l’armée navale n’est plus nécessaire à la grande stratégie du roi, alors même que, pour des raisons économiques, il n’a plus les moyens de l’entretenir.

Ainsi, même en l’absence de l’armée navale, l’arsenal de Brest est une ruche bourdonnante qui abrite et soigne les équipages, construit et entretient les bâtiments affectés, soutient ceux qui sont armés ailleurs, fait la procédure des prises qui y sont conduites, etc. Le complexe portuaire du Port-Louis/Lorient l’assiste dans cette d’une activité multiforme. Prééminent parmi les autorités maritimes du Ponant, l’intendant est la cheville ouvrière d’une organisation qui touche tous les vaisseaux en Atlantique Nord-Est ; le suivre au quotidien permet de bien mesurer la place que tiennent les armements mixtes dans la mobilisation de cet arsenal.