l'autre LIVRE

FONDEURS DE BRIQUES (LES)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand A27

Voyages entre confins et confluents
Depuis 2007, sous les auspices de l’écrivain qui se fit appeler B. Traven (et Ret Marut, Hal Croves, Torsvan…), le fondeur de briques originel, nous arpentons les fils du labyrinthe littéraire, privilégiant le vagabondage des courbes aux lignes droites, passant à travers le miroir des époques et des continents. Autant de coups de dés jetés vers les ailleurs, l’inconnu.

Ces voix qu’il nous paraît pertinent de faire résonner aujourd’hui comme du temps où elles ont été écrites, aux sons d’un luth ou d’une Fender. Des textes martelés tel le zapateado flamenco ; ou confiés et déposés comme des offrandes au centre de l’arène.

« Les choses restent. Les idées s’en vont. Voilà pourquoi la réalité n’existe pas. »

Soyons du côté des Indiens.
Restons ardents de découvertes.

« I slept as I dreamed of a long time ago
I saw an army of rebels dancing on air
I dreamed as I slept, I could see the camp fires
A song of a battle that was born in the flames
And the rebels were waltzing on air. »
The Clash

Adresse : 12 rue Ouillac
81370 St Sulpice
Téléphone :0567672091
Site web :http://fondeursdebriques.free.fr/
Courriel :nous contacter
Diffusion :Belles Lettres
Distribution :Belles Lettres
Représentant légal :JF Bourdic
Forme juridique :Association
Racine ISBN :978-2-916749
Nombre de titre au catalogue :40
Tirage moyen :1500
Spécialités :Littérature étrangère, essais, musique

Le 16e round

de Rubin "Hurricane" CARTER & Catherine VASSEUR

ULTRAMARINE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 21/09/2015 | 24,00 €

UN VOYAGE DU RING À LA PRISON DANS LES ÉTATS-UNIS DE LA SEGREGATION

En 1966, le boxeur noir, Rubin “Hurricane” Carter, est arrêté pour le triple meurtre de consommateurs blancs dans un bar de Paterson, New Jersey. Il clame son innocence mais est néanmoins condamné. Depuis sa prison, il nous raconte ce qui l’a amené jusque-là : une enfance dans les États-Unis de la ségrégation avec les gangs, les premiers menus larcins, le placement en école disciplinaire dès l’âge de 11 ans à la suite d’une agression sexuelle dont il est victime, puis un vol qui le conduit en maison de redressement à 14 ans. Il parvient à s’évader avant sa majorité et s’engage dans l’armée. Il y découvre la boxe et commence une carrière qui le conduira aux portes de la consécration. Son punch lui fait fréquemment remporter ses matchs par des KO fulgurants et lui vaut son surnom, “L’Ouragan”. Fin 1964, il est volé de la victoire dans le combat pour le championnat du monde. Il ne retrouvera pas de seconde chance avant son arrestation. Incarcéré, Rubin Carter obtient, après de nombreuses semaines à l’isolement et des brimades constantes, de ne pas porter l’habit du prisonnier, de ne pas manger la nourriture de la prison, de ne pas participer à la vie carcérale. C’est à ce prix qu’il peut continuer à vivre emprisonné à tort. Il concentre son énergie dans sa lutte judiciaire, étudiant le droit et acquérant une éducation que la vie ne lui avait pas donné l’occasion d’aborder. Ce livre est son moyen de démontrer au monde son innocence; Mohamed Ali s’engagera à ses côtés, tout comme Bob Dylan, avec sa chanson “Hurricane” et sa tournée Rolling Thunder (1975) devant servir à faire parler de l’affaire et à obtenir la libération de Carter (livre de Larry Sloman sur cette tournée, aux Fondeurs de Briques, 2015).

Traversant plusieurs milieux – société ségrégationniste, système carcéral, armée, monde de la boxe – le récit de Rubin Carter est cru et rythmé d’une volonté viscérale de sur-vivre. Il porte l’implacable regard de celui qui a connu l’injustice et pour qui tout ce qui ne le détruit pas le rend plus fort.

À la recherche de B. Traven

À la recherche de B. Traven

de Jonah RASKIN

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 12/03/2007 | 23,00 €

B. Traven reste l’un des écrivains cachés les plus mystérieux du XXe siècle, s’effaçant derrière des changements de pays (Allemagne, Angleterre, Hollande, Etats-Unis, Mexique) et d’identité (la liste de ses pseudonymes est impressionnante !). Donné par certains pour le fils illégitime de Guillaume II, il aurait pris une part active à la Commune de Munich en 1919 sous le nom de Ret Marut avant de réapparaître en 1924 au Mexique. Lui qui cultivait l’anonymat, le film de John Huston, tiré de l’un de ses romans, Le Trésor de la sierra Madre, le rendit célèbre. Il aurait participé au scénario et assisté au tournage sous une fausse identité ! Ses textes demeurent une virulente attaque contre la société et des plaidoyers en faveur des opprimés.

Au début des années 70, Jonah Raskin est accueilli à Mexico par la veuve de B. Traven, mort quelques années auparavant. « L'un de ceux qui voulurent écrire sa biographie, Jonah Raskin, faillit y perdre la raison. Dès le début il bénéficia de la collaboration de Rosa Elena Luján, mais il se rendit vite compte que la veuve ne savait pas non plus très bien qui diable pouvait bien être Traven. (…) Jonah Raskin finit par abandonner son projet de biographie et préféra écrire l'histoire, l'histoire délirante et romanesque de sa vaine quête du véritable nom de Traven. Il résolut de mettre un point final à ses recherches lorsqu'il s'aperçut qu'il y allait de sa santé mentale; il avait commencé à porter les vêtements de Traven, mettait ses lunettes… » [Bartleby et Compagnie, Enrique Vila-Matas, Christian Bourgois, 2002.]

Malgré cette identification et cette immersion dans l’univers de l’écrivain, Jonah Raskin abandonne l’idée de biographie. Son périple mexicain le mène jusque dans la jungle lacandonienne; il n’y découvrira pas l’identité de l’écrivain aux dizaines de pseudonymes. Mais il en ramènera ce récit en forme de quête qui, plus qu’un livre sur Traven, devient une mise en abîme des mystères de l’écriture.

Borneo

Borneo

de Oliverio COELHO

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 15/09/2011 | 16,00 €

Dans un État totalitaire contrôlé par le Service médical obligatoire et le Département de planification, Ornello Balestro se débat afin d’échapper à la sélection qui frappe d’inhabitabilité les déviants. Il croise des chats ailés et des hardes de chiens tripodes, des médecins pervers et de troublantes jumelles, recueille un
mannequin abandonné sur une plage, se noie dans les miroirs…
Utilisant le code du fantastique pour mieux faire entrevoir les marges du réel, Oliverio Coelho nous plonge dans une contre-utopie implacable, parabole des régimes dictatoriaux du XXe siècle.

Oliverio Coelho est né à Buenos Aires en 1977. En 2010, il a été sélectionné par la revue Granta comme
l’un des espoirs des lettres hispaniques. Borneo est son troisième roman et le premier à être traduit en français.

Campo abierto

Campo abierto

de Max AUB

LES FONDEURS DE BRIQUES (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 20/05/2009 | 25,00 €

Max Aub (1903-1972) fut un éternel exilé. Né à Paris, il passe sa jeunesse en Espagne où il se lie à l'avant-garde intellectuelle (García Lorca, Buñuel et Dali), avant d'être le commanditaire du Guernica de Picasso, en tant qu'attaché culturel de la République espagnole à Paris, et de participer à Sierra de Teruel, le film de Malraux.

Interné par Vichy en 1941, Max Aub réussit à gagner le Mexique où il se consacre à une œuvre littéraire protéiforme, encore méconnue en France.

Le cycle romanesque Le Labyrinthe magique, composé entre 1939 et 1968, est une fresque de six volumes sur la tragédie de la guerre civile espagnole.

Nous proposons ici, grâce à la traduction de Claude de Frayssinet, la première édition en français.

 

 

« C’est en Espagne que les hommes ont appris qu’il est possible d’avoir raison et cependant souffrir la défaite.

Que la force peut vaincre l’esprit et qu’il y a des moments où le courage n’a pas de récompense.

C’est sans doute ce qui explique pourquoi tant d’hommes dans le monde considèrent le drame espagnol comme un drame personnel. »

Albert Camus

 

 

Dans ce deuxième volet du Labyrinthe magique, Max Aub poursuit son idée de roman à caractère fragmentaire et choral, avec accumulation de récits brefs et inclusion de nombreux personnages. Inlassable inventeur de biographies, l’auteur nous dresse le portrait intellectuel et politique de l’Espagne de la Guerre civile. La guerre y est moins un événement central qu’une toile de fond qui permet d’expliquer les comportements humains ; plus qu’une épopée sur le conflit, c’est une réflexion sur la condition humaine.

L’action se déroule ici de juillet à novembre 1936 (défense de Madrid et le célèbre ¡ No pasarán !) et se clôt par l’arrivée des Brigades internationales.

Campo Cerrado

Campo Cerrado

de Max AUB

LES FONDEURS DE BRIQUES (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 20/05/2009 | 20,00 €

Max Aub (1903-1972) fut un éternel exilé. Né à Paris, il passe sa jeunesse en Espagne où il se lie à l'avant-garde intellectuelle (García Lorca, Buñuel et Dali), avant d'être le commanditaire du Guernica de Picasso, en tant qu'attaché culturel de la République espagnole à Paris, et de participer à Sierra de Teruel, le film de Malraux.

Interné par Vichy en 1941, Max Aub réussit à gagner le Mexique où il se consacre à une œuvre littéraire protéiforme, encore méconnue en France.

Le cycle romanesque Le Labyrinthe magique, composé entre 1939 et 1968, est une fresque de six volumes sur la tragédie de la guerre civile espagnole.

Nous proposons ici, grâce à la traduction de Claude de Frayssinet, la première édition en français.

« C’est en Espagne que les hommes ont appris qu’il est possible d’avoir raison et cependant souffrir la défaite.

Que la force peut vaincre l’esprit et qu’il y a des moments où le courage n’a pas de récompense.

C’est sans doute ce qui explique pourquoi tant d’hommes dans le monde considèrent le drame espagnol comme un drame personnel. »

Albert Camus

 

Le roman débute sur l’image symbolique d’un taureau de feu. Dans cette fête populaire, l’animal court toute la nuit dans les rues préalablement closes ; pris dans un labyrinthe, il n’en sortira pas vivant : à l’aube, au bord de l’agonie, il sera achevé par la foule. Le taureau est l’image de l’Espagne et le labyrinthe est celui inexorable du drame de la Guerre civile, symbole de l’enfermement infernal dans lequel se déroule cette tragédie.

Le personnage central de cette première partie est Rafael López Serrador, un homme du peuple que l’on suit au cours des années vingt, de la chute de la monarchie à l’avènement de la IIe République jusqu’au déclenchement de la Guerre civile, le 18 juillet 1936.

 

Campo de sangre

Campo de sangre

de Max AUB

LES FONDEURS DE BRIQUES (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 25/08/2010 | 26,00 €

Campo de sangre est le troisième volet du cycle romanesque Le Labyrinthe magique. Le roman s’ouvre et se referme sur les bombardements nationalistes qui vont secouer Barcelone des mois durant. Le conflit dure depuis un an et demi déjà et, dans le camp républicain, on reste confiant, on garde l’espoir d’une victoire sur
les nationalistes, malgré la violence quotidienne et la misère qui sévit dans la population,
malgré les trahisons, les luttes internes et les échecs. Le sang et la mort sont partout : le sang des combattants et le sang des innocents, la mort héroïque et la mort bête et banale, la mort au coin de la rue.

Campo del Moro

Campo del Moro

de Max AUB

LES FONDEURS DE BRIQUES (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 27/05/2011 | 22,00 €

Campo francés

Campo francés

de Max AUB

LES FONDEURS DE BRIQUES (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 25/08/2010 | 17,00 €

Ce quatrième volet du Labyrinthe magique est une parenthèse au sein du cycle puisqu’il relate l’exode puis l’internement en France, en 1939 et 1940, des populations civiles et militaires restées fidèles à la République.
« En vingt-trois jours de traversée, de Casablanca à Veracruz, en septembre 1942, j’ai écrit Campo
francés
. {…} Les événements et les scènes sont authentiques et ce sont, je crois, les premiers mémoires écrits selon cette technique », relève Max Aub dans l’introduction à la première édition de Campo
francés
en 1965.
Technique qui mobilise toutes les ressources des médias (cinéma, journaux, radio) et son art des dialogues pour témoigner à chaud de la catastrophe vécue par le camp des vaincus à l’issue de la guerre civile espagnole.

Ceux d'en bas

Ceux d'en bas

de Mariano AZUELA

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/12/2007 | 16,00 €

L’AUTEUR : Lorsque la Rotonde des hommes illustres de Mexico accueille les restes mortuaires de Mariano Azuela en mars 1952, c’est à la fois au patriote révolutionnaire, au médecin dévoué et à l’écrivain persévérant que la République rend hommage. L’œuvre prérévolutionnaire d’Azuela est marquée par le roman Mala yerba (1909). Dès 1914, il se met au service de la révolution au sein de l’armée du général villiste Medina dont il devient le médecin-chef. Victime des dissensions frappant les armées révolutionnaires, il doit s’exiler au Texas «avec un paquet de papiers sous sa chemise», ce qui deviendra la première édition de Los de abajo. De retour à Mexico, désenchanté et amer, il se consacre à sa vocation de médecin jusqu’en 1943. Nommé au Collège national, il se tourne de nouveau vers l’écriture. Le Prix national de littérature lui est octroyé en 1949. À cette occasion, il donne sa définition de l’écrivain: «Comme écrivain indépendant, mon credo fut la vérité. Ma vérité, si l’on veut, en tout cas celle que je croyais juste.»

 

LE LIVRE : Le texte a paru tout d’abord en feuilleton à El Paso (États-Unis) en 1916. Repris en volume au Mexique en 1920, le livre connut à partir de 1924 un succès qui en fit le roman fondateur de la littérature révolutionnaire mexicaine. Le livre fut rapidement traduit en anglais, en allemand, en français (une première édition en 1928 dans la revue du parti communiste, Monde, sous l’impulsion de Henri Barbusse, puis une deuxième en 1930 préfacée par Valery Larbaud sur laquelle nous basons notre édition). Il fit l’objet d’adaptations théâtrale (1929) et cinématographique (1940), et influença les peintres muralistes comme Orozco. Rénovateur des lettres mexicaines, Azuela annonce les œuvres de Martín Luis Guzmán (L’Aigle et le serpent, 1926 ; L’Ombre du caudillo, 1929) qui installèrent le thème révolutionnaire au cœur de la production littéraire du pays. L’édition moderne mexicaine a fait l’objet depuis 1958 de 46 réimpressions, preuve du rang de classique moderne atteint par le roman d’Azuela. Dans un style mêlant l’œil clinique du scientifique et l’imagination du romancier, Azuela donne une valeur épique à son récit. Ses phrases courtes, ses dialogues réduits à l’essentiel, ses descriptions violentes et judicieuses en font un Hemingway avant la lettre.

Le Clou brûlant

Le Clou brûlant

de José BERGAMÍN

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 02/02/2010 | 14,50 €

Le Clou brûlant (divisé en deux parties : « Le Pain dans la main » et « La Main dans le feu ») fut son premier titre majeur traduit en français. Épuisé depuis de nombreuses années, notre édition rétablit le texte original puisque la version antérieure contenait une coquille modifiant totalement le sens du livre ! Comme le raconte J.C. Carrière dans son avant-propos, l’oubli d’un s transforma la citation de Calderón en « Ce qui te reste e(s)t ce qui ne te reste pas ». Informé de la bévue, Bergamín déclara : « Modifier le sens d’un livre avec une telle économie de moyens est bien une preuve de l’existence de Dieu ». De foi, il est pleinement question dans ces pages (« La foi, ce n’est pas vouloir croire, mais qu’au contraire, c’est croire sans vouloir. ») ; à partir d’anecdotes et d’auteurs (Calderón et son théâtre des songes, Rubén Darío et le diable dans l’Église, Goethe et son Faust, Nietzsche et le surhomme, et, bien sûr, le Don Quichotte), Bergamín explore « le mystère central du christianisme, le mystère de la foi » et donc le mystère de l’Espagne. Dans la continuité dialectique et rhétorique de son maître Unamuno, il joue avec les idées et les mots, les retourne et les oppose, quitte à être à son tour emporté par le doute. Adepte de la déraison, José Bergamín se considérait comme un fantôme en quête des vérités sous couvert de moqueries et de masques.

Dans la ville j'ai perdu un roman...

Dans la ville j'ai perdu un roman...

de Humberto SALVADOR

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 21/01/2011 | 17,00 €

Les étoiles de cinéma sont des personnages qui nous échappent. Nous aimerions les rattraper, les arracher à
l’écran pour écrire un roman rare sur chacune d’elles. Les dérober au silence, emprisonner leur vie transparente. Mais elles sont au-delà du laboratoire romanesque. Elles suggèrent et s’en vont. En se transformant en brume, elles émeuvent. Ce sont les personnages-ombres.

La ville et ses lumières, le cinéma et ses étoiles, un auteur en quête de personnages figurent parmi les
rouages de ce roman sur l’élaboration d’un roman. Humberto Salvador (1909-1982) bat les cartes de la
littérature dans ce kaléidoscope d’un modernisme et d’une poésie fulgurants. Déambulant dans Quito
comme dans un théâtre d’ombres ironique et cruel, le narrateur pourchasse sa muse, mêle ses rencontres à son récit, échange les rôles de ses personnages. Grâce à ce récit précurseur, traduit pour la première fois en français, nous plongeons au coeur de l’avant-garde des années trente aux côtés de Roberto Arlt et voyons se profiler les expérimentations de Julio Cortázar et de Roberto Bolaño.

« Dans cette oeuvre virtuose au style hyperbolique,
Humberto Salvador refuse la fixité pour suggérer un nouveau pacte au lecteur. Le romancier offre et partage son
processus créatif. Au lecteur, à son tour, de faire éclater les cadres, d’être en déséquilibre permanent. »
Franck Mannoni, Le Matricule des anges

Dormir à terre et autres nouvelles

Dormir à terre et autres nouvelles

de José REVUELTAS

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/05/2008 | 19,00 €

«JOSÉ REVUELTAS FUT UN MAÎTRE DE LA NOUVELLE DONT IL FOURNIT,
À L’ÉGAL DE JUAN RULFO ET DE JUAN JOSÉARREOLA, QUELQUESUNES
DE SES PIÈCES MAJEURES. »
JOSÉ AGUSTÍN

Dormir à terre et autres nouvelles est une anthologie inédite en français des meilleures nouvelles de l’auteur.
Elle offre un éventail représentatif de l’art révueltien de la nouvelle, dont le petit chef-d’oeuvre Dormir à terre donne une idée. Elle privilégie un tant soit peu les textes les plus récents, leur facture étant souvent originale
et même parfois franchement audacieuse : c’est le cas de Hegel et moi, qui met en scène, en prison, un truand assimilé au philosophe allemand par sa manière de discourir ; de Lit numéro onze, qui associe l’autobiographie à la fantasmagorie ; de Ézéchiel ou le massacre des innocents, qui transmet une impression obscure de découragement mais laisse entrouverte une porte étroite à la lutte, car il est bien précisé dans les dernières lignes que le personnage « franchit la confusion des vitres pour entrer dans le bois du monde ».
Métaphore kafkaïenne de la prison dans laquelle l’être humain se débat, cette oeuvre est un témoignage extrêmement précieux du combat déchirant, mais en dernière instance, de José Revueltas.

L’oeuvre de José Revueltas (1914-1976) est l’exemple même d’une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Éternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme…
Plongée au plus profond des méandres de l’âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans une religiosité dostoïevskienne que dans l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain.

El, suivi de Le divorce comme mesure hygiénique

El, suivi de Le divorce comme mesure hygiénique

de Mercedes PINTO

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 19/05/2012 | 15,00 €

À travers ce court roman, Mercedes Pinto parvient de sa voix délicate et subtile à
nous amener au coeur de l’âme féminine. Les violences conjugales sont également au centre de la conférence donnée quelques années auparavant. Dès la lecture du titre, Le divorce comme mesure hygiénique, on peut imaginer l’émotion que souleva cette intervention, en novembre 1923, à l’Université centrale de Madrid, en présence de l’infant d’Espagne ! Cela lui valut un arrêté d’expulsion du pays signé par Primo de Rivera et le début d’une existence de pérégrinations.
« J’avais écrit quelques pages dans lesquelles je relatais ma nuit de noces. Je les ai montrées à un magistrat, un modèle de rectitude, qui devint rouge de colère : Ne publie pas ça, au risque de voir cent mains honnêtes et justicières s’élancer pour se refermer autour de sa gorge… Après quoi je les montrai à mon confesseur, lequel me conseilla à voix basse : Déchire ça tout de suite. Cela demande un châtiment et le châtiment n’appartient
qu’à Dieu. Ensuite, ce fut au tour du médecin qui avait assisté à ma naissance, lequel me dit : Publie ces pages parce que de telles aberrations vues avec les yeux de la science peuvent éviter, à l’avenir, des maux plus grands. »

Flamenco. Une histoire sociale

Flamenco. Une histoire sociale

de Alfredo GRIMALDOS

Instrumental (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 21/10/2014 | 25,00 €

Pendant longtemps, le flamenco fut un art de transmission orale, préservé essentiellement au sein des dynasties gitanes de Basse-Andalousie. Depuis un siècle, les modifications sociales de l’Espagne ont participé au développement de la musique flamenca de l’avènement du microsillon jusqu’à aujourd’hui. À travers paroles de chants, entretiens et tranches de vie captées sur le vif, l’auteur nous fait approcher les principaux acteurs de la scène flamenca des foisonnantes années 1960 jusqu’à nos jours. C’est l’époque des bouleversements amenés par Camarón de la Isla, Paco de Lucía puis Enrique Morente qui acccompagneront la chute de la dictature. Le livre retrace les relations historiques entre la société espagnole et les interprètes de cette chronique sociale que le cante flamenco colporte. Nous croisons ainsi Antonio Mareina, Farruco, Rancapino, Fernanda de Utrera, et tant d’autres, qui nous plongent dans une tragicomédie gitane, depuis les labeurs des champs et la guerre d’Espagne jusqu’à la vie nomade de musiciens riches de bons mots et d’anecdotes.

JEFFREY LEE PIERCE. AUX SOURCES DU GUN CLUB

JEFFREY LEE PIERCE. AUX SOURCES DU GUN CLUB

de Marc SASTRE

Instrumental (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 15/10/2013 | 15,00 €

LE PREMIER LIVRE EN FRANÇAIS SUR L’UNE DES FIGURES CULTES DE LA SCÈNE ROCK DES ANNÉES 1980-1990
« Si le rock vaut quelque chose, c’est bien en tant que déclencheur de révélations,
de subjugations et de situations. Tout le reste n’est que spectacle. »

Ce texte n’est pas une biographie traditionnelle, plutôt un essai autour de la figure tragique de Jeffrey Lee Pierce (1958-1996), chanteur du Gun Club, groupe de Los Angeles utilisant l’énergie punk appliquée au blues.
Constitué d’entretiens avec des musiciens ayant collaborés avec J.L. Pierce, d’articles de presse, d’extraits de l’autobiographie du chanteur, de paroles des chansons et de la mise en perspective de l’auteur, cette vie est aussi celle de tous ceux qui se sont approchés du soleil noir du rock’n’roll.
Le Gun Club a été l’une des principales sources d’inspiration de Noir Désir (cf le titre Song for JLP), mais aussi des White Stripes. Au cours des dernières années, les disques du Gun Club ont fait l’objet de rééditions (cd et vinyl). En 2010 et 2012, deux albums-hommage ont été réalisés avec les participations de Blondie, Lydia Lunch, Nick Cave, Kid Congo, Bertrand Cantat, Mark Lanegan… établissant définitivement cette aventure musicale comme l’une des plus excitantes de la fin du XXe siècle.

Les jours terrestres

Les jours terrestres

de José REVUELTAS

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/05/2008 | 20,00 €

«UNE PLACE À PART ET UNIQUE DANS LA LITTÉRATURE MEXICAINE.»
OCTAVIO PAZ

Lors de la publication en 1949 de ce troisième roman de José Revueltas, l’enthousiasme de la critique de droite s’éveilla immédiatement et provoqua la colère et la condamnation brutale des « compagnons de route»
de l’auteur. Le livre fut retiré des librairies à sa demande, suite à la polémique qu’il suscita, et, naturellement,
« réhabilité » dans les années soixante.
Dans le roman, des militants à la fois proches du peuple et partisans de la liberté de conscience s’opposent
à d’autres militants dont le manque d’ouverture idéologique et l’éthique erronée causent équivoques et tragédies.
Mal interprété par certains idéologues de l’époque, ce texte, à la fois philosophique, poétique et méditatif
traite des relations entre l’art, la morale et la politique, questions récurrentes dans le Mexique postrévolutionnaire des années trente dont il recrée l’univers. Il présente avec une acuité toujours actuelle la problématique de l’engagement politique et du destin personnel.

L’oeuvre de José Revueltas (1914-1976) est l’exemple même d’une littérature ne cédant pas aux tâches que la politique lui impose. Éternel marginal, il fut envoyé au bagne pour son appartenance au Parti communiste mexicain dont il fut ensuite exclu pour non-conformité au dogme… Plongée au plus profond des méandres de l’âme, son style poétique, vierge de tout sentimentalisme, puise autant dans
une religiosité dostoïevskienne que dans l’existentialisme dont il partagea l’engagement et la foi dans l’humain.

L’AMITIÉ DE GUY DEBORD, RAPIDE COMME UNE CHARGE DE CAVALERIE LÉGÈRE

L’AMITIÉ DE GUY DEBORD, RAPIDE COMME UNE CHARGE DE CAVALERIE LÉGÈRE

de BESSOMPIERRE

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 02/04/0201 | 15,00 €

En 1980, Bessompierre rencontre Guy Debord, venu s’installer à Arles jusqu’en 1987. De leur amitié, qui s’est prolongée avec sa compagne Alice Becker-Ho après la disparition de Guy Debord en 1994, vient l’idée de réaliser ce livre qui prétend montrer comment chez Guy Debord, la vie quotidienne et la relation avec les autres étaient en adéquation avec sa pensée et ses écrits.
Cet éclairage sur sa personne voudrait réincarner ce qui, avec le temps, prend la forme d’un mythe, faisant peu à peu oublier que la magnifique et lucide pensée de cet homme, sur la vie et sur son temps, fut celle d’un être de chair qui ne vécut pas sa vie comme une abstraction. Cette contribution à restituer un personnage, même du point de vue partiel d’une amitié, réduit l’ignorance malheureuse que nous avons souvent de la vie des hommes qui dans l’histoire ont marqué leur époque.

Marijuanaland

Marijuanaland

de Jonah RASKIN

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 17/05/2013 | 16,00 €

En novembre 2012, le Colorado et l'État de Washington ont voté la légalisation de l'usage de la marijuana. Alors qu'une vingtaine d'États (dont la pionnière Californie depuis 1996) autorisent déjà son usage thérapeutique, l'évolution de la législation aux États-Unis remet en question des décennies de politique répressive à l'échelle planétaire.

Poursuivant une enquête initiée au début des années 1980, Jonah Raskin nous plonge au coeur du Triangle d'Émeraude, ces trois comtés de Californie du Nord qui produisent la plus grande part du cannabis consommé aux E-U. Nous y rencontrons tous les acteurs du monde de la marijuana : cultivateurs et usagers, policiers et avocats, journalistes et médecins. Dans la tradition du journalisme gonzo de Hunter Thompson, J. Raskin rapporte des dépêches de ces territoires en guerre où d'avides entrepreneurs ont souvent remplacé la
contre-culture hippie.

Proche des mouvements de contestation des années 1960, Jonah Raskin devint journaliste, tendance radical indépendant. Il a enseigné la littérature à l'université de Sonoma (Californie du Nord) et écrit des ouvrages
sur Jack London, Allen Ginsberg et Abbie Hoffman. Les Fondeurs de Briques ont publié son À la recherche de B.Traven en 2007.

Les Miroirs

Les Miroirs

de Ines ARREDONDO & Marianne MILLON

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 19/02/2009 | 19,50 €

Pour la première fois en français, une anthologie des meilleures nouvelles d’un écrivain mexicain majeur du XXe  siècle. Le Mexique est l’invité du salon du Livre de Paris en mars 2009.
L’anthologie est composée de 14 nouvelles parmi les 34 textes qu’Inés Arredondo a publiés dans trois recueils (La señal, Mexico, Era, 1965 ; Río subterráneo, Mexico, Joaquín Mortiz, 1979 {prix Xavier Villaurrutia 1979} ; Los Espejos, Mexico, Joaquín Mortiz/Planeta, 1988).

Inés Arredondo (1928-1989) est, à l’égal de Juan Rulfo, l’une des plus remarquables nouvellistes mexicaines. Elle appartient à ce que l’on appelle la « génération du demi-siècle » (Juan García Ponce, Sergio Pitol…) qui permit au Mexique de s’ouvrir sur l’étranger alors que la littérature nationaliste était encore toute-puissante. Elle aborda des thèmes que ne traitait pas la littérature mexicaine d’alors, l’inceste (même fantasmé, comme dans Été), l’homosexualité, la trahison, la démence, le triangle amoureux (Le Coing), la rancoeur entre parents et enfants, l’hypocrisie sociale, le sacrifice (La Sunamite). Les rares instants de bonheur ou de plaisir que peuvent vivre les personnages se paient par la conscience du prix à payer, le poids du destin. Dans une veine proche des oeuvres de Georges Bataille, les récits d’Inés Arredondo montrent une fascination pour les phénomènes pervers et les personnages torturés. À travers les méandres de son style naît chez le lecteur un doux malaise…
Cette anthologie de nouvelles est basée sur celle établie et publiée en Espagne en 2007 (Las palabras silenciosas, Algaida Literaria) à l’initiative de l’écrivain mexicain Eloy Urroz (un roman traduit chez Actes Sud en 2005, La Raie manta ; membre de la génération du crack, mouvement littéraire comptant Jorge Volpi et Ignacio Padilla). Il a rédigé une nouvelle préface pour l’édition française.
Marianne Millon est la traductrice de Taibo II, Somoza, Wendy Guerra...

Le navire poursuit sa route

Le navire poursuit sa route

de Nordahl GRIEG

ULTRAMARINE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 01/11/2008 | 16,00 €

Le navire poursuit sa route est son premier roman, écrit à vingt-deux ans. L’auteur, qui avait lui-même embarqué comme simple matelot, y narre le destin de Benjamin parmi les siens sur un cargo, monstre métallique avide de sang. S’en suivent les rixes, les furieuses bordées, l’oubli, le mal vénérien… (La Croix-Rouge lança une campagne de prévention après la parution du livre !) Dans le sillage de Deux Années sur le gaillard d'avant de Richard Henry Dana et de Redburn de Herman Melville, Le navire poursuit sa route appartient à la confrérie des récits de marins qui ont valeur de huis clos initiatiques, où s’exaltent les énergies.  Vaisseau des morts de B. Traven, Le Quart du poète grec Nikos Kavvadias, Boy de James
Hanley, et particulièrement Ultramarine de Malcolm Lowry. En effet, la relation que Malcolm Lowry a entretenue avec Nordahl Grieg est étonnante : Malcolm Lowry se fit engager en 1930 comme soutier sur un cargo en partance pour la Norvège pour y rencontrer Nordahl Grieg ; ils restèrent dès lors amis. En fait, Malcolm Lowry, qui a adapté Le navire pour le théâtre, s’était, pour avoir vécu des aventures similaires, complètement identifié au héros du Navire au point d’être « jeté dans de vrais troubles psychiques ». Ce constat l’obséda tellement qu’il en fit un roman, In Ballast to the White Sea, disparu dans l’incendie de sa maison : l’histoire d’un étudiant qui a le désir d’écrire et ne le peut, puisque ce livre existe déjà, écrit auparavant par un écrivain nordique…

Le pays où naquit le blues

Le pays où naquit le blues

de Alan LOMAX

Instrumental (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 16/10/2012 | 35,00 €

À partir des années 1930, Alan Lomax a parcouru la région du delta du Mississippi – ses plantations, ses prisons, ses églises et ses bouges… – allant à la rencontre des interprètes de la musique populaire traditionnelle.
Afi n de survivre, les Noirs du Delta ont gardé vivace leur héritage africain à travers les chants, les danses et la
musique. Pour eux, le blues a toujours été une manière d’être autant qu’une façon de chanter. Alan Lomax sera le premier à enregistrer des artistes tels que Leadbelly, Son House, Muddy Waters, et tant d’autres musiciens de blues, célèbres ou anonymes.

Rebelle par passion

Rebelle par passion

de Jack BILBO

ULTRAMARINE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 18/03/2014 | 23,00 €

« J’AVAIS QUATORZE ANS. JE NE ME DOUTAIS PAS ENCORE QUE TROIS ANS PLUS TARD À PEINE JE SERAIS GARDE DU CORPS D’AL CAPONE, LE ROI DE LA PÈGRE, PAS PLUS QUE PROPRIÉTAIRE DE BAR, COLLABORATEUR DES SERVICES SECRETS BRITANNIQUES; QUE LA GESTAPO D’HITLER ME POURSUIVRAIT, AINSI QUE LE PRÉFET DE POLICE DE PARIS ET AUSSI FRANCO – MAIS UNE IDÉE M’HABITAIT DÈS CETTE ÉPOQUE : SURTOUT NE PAS ME SOUMETTRE! »

Au même titre qu’Orson Welles, il y a quelque chose de l’ogre chez Jack Bilbo (1907-1967) : né Hugo Baruch et autoproclamé descendant de Spinoza, juif allemand traqué par les nazis, devenu apatride, aventurier, libertaire, peintre, sculpteur, galeriste, écrivain, journaliste, éditeur…

Dans ses autobiographies, ses articles ou au gré de ses conversations, il fut, entre autres, garde du corps d’Al
Capone dans le Chicago de la Prohibition, marin qui a fait le tour du monde sur une coquille de noix, séducteur de futures actrices célèbres, trafiquant d’armes en Chine, capitaine pendant la guerre d’Espagne, proche de la famille royale anglaise, conseiller d’hommes d’État, l’inspirateur de l’histoire du Vaisseau des morts à B.Traven lors d’un séjour au Mexique.

SOUS VIDE

SOUS VIDE

de Jean-Pierre GUILLARD

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 19/02/2009 | 14,00 €

Victime d’une agression, un artistepeintre perd l’odorat (anosmie) et le goût (agueusie). Son journal narre
les quatorze premiers mois de sa maladie, entre déceptions et espoir.
Sa perte de sens heurte son processus créatif, son rapport à la nourriture et aux autres.

17 AVRIL
JOURNÉE DE VACANCES, PROMENADE DANS PARIS ENSOLEILLÉ AVEC SUSAN.
JE LUI APPRENDS MON ACCIDENT ET C’EST D’ELLE QUE VIENT LA SEULE RÉACTION SPONTANÉE DIGNE, TRAGIQUE ET DRÔLE. « AH ! MAIS C’EST HORRIBLE ! TU NE PEUX PLUS AVOIR CONFIANCE EN PERSONNE ! » SUSAN EST NIGÉRIENNE.

Sur la route avec Bob Dylan

Sur la route avec Bob Dylan

de larry SLOMAN

Instrumental (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 21/09/2015 | 28,00 €

New York, automne 1975. Bob Dylan est de retour a? Greenwich Village.
Jeune journaliste pour Rolling Stone, Larry Sloman part en vireée avec la bande aà Dylan dans les clubs et les fêtes de la ville. Nous assistons grâce à lui à la session d’enregistrement de «Hurricane», la chanson racontant l’histoire de ce boxeur noir accusé d’un triple meurtre et luttant pour son intégrité et son innocence depuis sa cellule. Dylan a lu son livre (Le 16e round aux Fondeurs de Briques) et lui rend visite en prison. Le 45-tours est diffusé et Bob Dylan décide de reprendre la route, sous la forme ineédite pour lui d’une caravane de multiples artistes, non seulement des musiciens mais aussi des saltimbanques, des poeètes... Il veut retrouver la saveur des carnivals, ces fêtes foraines de l’eétrange sillonnant l’Ameérique du Nord pendant sa jeunesse.
L’idée de départ consiste à se produire dans de petites salles du nord-est du continent, en annoncçant simplement les représentations sur la radio locale. Néanmoins, très vite, les coûts de production de la tournée, à laquelle s’est adjointe une équipe de tournage (cf. le livre de Sam Shepard, The Rolling Thunder logbook ; les rushs seront récupérés par Dylan qui en tirera son film, Renaldo & Clara), obligent les organisateurs à se tourner vers des lieux plus vastes. D’abord blacklisté par le tour-manager, à force de persévérance passionnée, Sloman gagne un surnom, “Ratso” et une place dans l’entourage des musiciens. S’ensuivent de multiples rencontres et sceènes de la vie en tournée avec les prestigieux participants aà cette revue : Joan Baez, Robbie Robertson, Joni Mitchell, Allen Ginsberg, Bob Neuwirth, Roger McGuinn, et bien suûr avec Dylan lui-même lors de longues conversations. On découvre le beau-frère de Kerouac dans son bar à Lowell, Ginsberg et Dylan se rendant sur la tombe de l’écrivain pour y jouer et chanter un kaddish; à Montréal, on est convié pour le dîner chez Leonard Cohen...

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

Un oeil de verre - Mémoires d'un squelette

de Daniel Alfonso CASTELAO

Sacrilège (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 12/10/2011 | 12,00 €

Véritable hymne à l’humour noir, ce récit, illustré des dessins de l’auteur, se prolonge par une lecture-conférence sur l’humour et la caricature donnée en 1920.

LE LIVRE
« Derrière l’humour se cache toujours une grande douleur, c’est pourquoi il n’y a pas d’humoristes au paradis. » Avec cette citation de Mark Twain, Castelao débute ce récit dans lequel un squelette nous ouvre ses mémoires. Il ajoute : « Un squelette se doit d'être humoriste, et un squelette galicien à bien plus forte raison. Un Galicien est toujours coquin ou humoriste, et la coquinerie est l’humour des incultes, tout comme l’humour est la coquinerie des gens cultivés. »
Un oeil de verre est un récit d’humour macabre. Même s’il ne s’agit pas proprement d’un récit, mais plutôt d’une somme de très brèves histoires, dont l’unité est simplement le lieu et la trame. Les Mémoires d’un squelette, contés par ce dernier à la première personne, sont complétés d’un prologue et d’un épilogue, dans lesquels l’auteur, médecin et ex-étudiant de Compostelle, c'est-à-dire Castelao lui-même, parle également à la première personne. L’oeuvre est parsemée d’allusions satiriques à la politique et sur la société, et dotée d’une fin clairement anti-cacique. Mais c’est aussi un essai théorico-pratique sur l’humour, en particulier replacé dans son contexte d’origine : une conférence sur l’humour et la caricature, reproduit également dans cette édition.
Des gravures de Castelao parsèment le récit.


L’AUTEUR
Alfonso Daniel Rodriguez Castelao (1886-1950), écrivain, dessinateur, caricaturiste et homme politique, est considéré comme l’une des figures clés du nationalisme galicien du XXe siècle. Élu député en 1931 lors de l'avènement de la Seconde République il participe à la constitution du Parti galicien dont les principales revendications sont l'autodétermination et la reconnaissance de la langue à égalité avec le castillan, la réforme agraire, l'égalité homme-femme. Le 18 juillet 1936 survient le coup d'État franquiste. Castelao est alors à Madrid où il doit faire approuver le statut de la Galice par la Chambre des députés. En 1940 il s'exile à New-York puis à La Havane avant de s'installer à Buenos Aires où il participe à de nombreuses initiatives culturelles, déploie une intense activité pour fédérer la résistance antifranquiste en exil.

Unes Balle dans le front

Unes Balle dans le front

de Manuel AGUIRRE

HORS CADRE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 15/10/2010 | 15,00 €

« L’homme le plus puissant de la région de Ninantaya est un métis que les habitants du coin connaissent sous le surnom d’El Fantasma. Ninantaya est un village de quatre habitations et une église, dont les murs atteignent seu­lement la moitié de la taille normale. Ces quatre maisons sont celles du télégraphiste, des policiers, de l’école avec son unique maître et de la douane. Quant aux douaniers, ce sont deux hommes d’âge moyen, et les gens d’ici aiment bien dire – le sourire en coin – qu’ils dorment dans le même lit. »

LE LIVRE Une balle dans le front est le récit d’une délivrance, celle d’un jeune sous-lieutenant, Gerardo Arrieta, qui tente de se libérer du diable. C’est en étant nommé responsable d’un poste-fron­tière à l’est du lac Titicaca, à la limite du Pérou et de la Bolivie, que le sous-lieutenant, origi­naire de Lima, fait face à ses propres démons en affrontant le diable incarné, un contrebandier du nom d’Hilario. Il s’agit d’un roman éclaté en 11 récits, distribués au sein du recueil selon une chronologie non linéaire, qui abordent le destin du sous-lieutenant, sa part d’ombre. Le lecteur accède à l’inté­gralité de l’histoire par touches successives. Chaque chapitre est à la fois un tout, clos sur lui-même, mais en résonance avec les autres. Le dernier récit, en révélant l’origine de ce combat obsessionnel contre le mal, éclaire l’ensemble du recueil. Récit achronique dans lequel les évé­nements sont décrits de plusieurs points de vue, Une balle dans le front fait la part belle aux rêves, cauchemars, prémonitions qui sondent le passé ou éclairent l’avenir.

L’AUTEUR Né à Arequipa (sud du Pérou) en 1940, Manuel Aguirre est poussé par sa famille à se présen­ter à l’école militaire. Pour son premier poste, il est affecté dans une caserne sur les rives du Lac Titicaca, au bord de la frontière bolivienne. Administrateur d’une hacienda appartenant à l’ar­mée, il est alors plongé au cœur de la misère et de l’exploitation. C’est cette expérience de deux ans, fondamentale du point de vue personnel et littéraire, qui va par la suite nourrir son travail d’écrivain. Il publie en 1972 un recueil de poèmes intitulé Razón de silencio et débute l’écriture d’un roman-fleuve, Dudas y murmuraciones. Écrit « à la manière du Quichotte », ce roman, issu de son expérience dans l’altiplano du sud péruvien, va l’occuper jusqu’en 1999 et aboutit à un manuscrit de 1 800 pages ! Ne trouvant pas d’éditeur, il décide alors de repenser le découpage du roman et de commencer par le faire éditer sous une forme fragmentaire. C’est ainsi que Una bala en la frente voit le jour en 2006 ; puis un deuxième recueil en 2007, Reyertas y desafíos. Manuel Aguirre s’est exilé en Californie à la fin des années 80 et continue à travail­ler à la transformation de son grand œuvre en recueils, lesquels constituent de véritables petits romans fragmentés, avec des personnages et des situations récurrents mais à chaque fois renouvelés.

Yegg

Yegg

de Jack BLACK

ULTRAMARINE (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 11/12/2007 | 22,00 €

Yegg s’inscrit dans la tradition du récit d’aventures de l’Ouest américain et de ces personnages qui ne tiennent pas en place, se jouent des frontières entre les États et pour qui aucune ville n’est trop éloignée. À bord des trains de marchandises, dans les fumeries d’opium, les tribunaux, les geôles de campagne, les pénitenciers,
Jack Black nous donne à voir une géographie parallèle, faite de chemins de traverse, de refuges sûrs, de campements précaires et de repaires de receleurs, celle du refus de se laisser enfermer dans les conventions et les emplois des « honnêtes citoyens ».

Le Zopilote et autres contes mexicains

Le Zopilote et autres contes mexicains

de Max AUB

CALAVERAS (FONDEURS DE BRIQUES (LES)) | Paru le 12/03/2007 | 18,00 €

Ce recueil composé de 18 textes, déjà traduits en allemand (Suhrkamp Vg., 1966) et en russe (Raduga, 1989), de longueurs variables (de la demi-page à l’Hommage à Prosper Mérimée qui compte plus de trente pages). Tous de thème mexicain, ils font appel à l’histoire et à la mythologie du pays. La figure de l’émigré espagnol s’affrontant aux particularismes locaux y est omniprésente. Tel un peintre des passions mexicaines, Max Aub parcourt le pays, en rapportant des histoires qui rappellent les corridos, ces chansons-chroniques mettant en scène des personnages archétypaux et mythiques.
Le style y est concis, volontiers elliptique, marqué d’emprunts à la langue mexicaine. Il repose sur l’harmonie entre satire et lyrisme. Les personnages – et les paysages – y sont disséqués, leurs motivations mises à nu. Le goût pour la chute est la marque de ce maître des sarcasmes et des silences que fut Max Aub.