l'autre LIVRE

CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand B24

Fondés en 1995, Les Carnets du Dessert de Lune publient sous divers formats, les écrits d’auteurs contemporains qu’accompagnent les créations de plasticiens. Aphorismes, biographies expressionnistes, carnets de dessins, chroniques, contes et nouvelles, poésies, romans, recettes… Plus de cent soixante titres ont été publiés depuis la création de cette maison, dont l’enseigne associe curieusement les mots « Carnet », « Dessert » et « Lune ». En 2005, quarante six auteurs tentèrent de percer le mystère de ce nom dans un ouvrage collectif : Carnet d’un Dessert de Lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la mer du Nord. Peut-être ce secret se cache-t-il dans les multiples collections où se croisent plasticiens, écrivains débutants et auteurs confirmés ? Collection « Carnet », pour semer le désordre dans les bibliothèques ; « Pleine Lune », pour un tour complet sans escale ; « Sur La Lune », pour partir un peu ; « Demi-Lune », pour une petite pause ; « Pièces montées », pour goûter à l’Art Brut, à la Création Franche, aux parfums de recettes bien particulières, au jazz ; « Dessert à l’Italienne », à lire à l’envers et à l’endroit ; « Pousse-Café », où se nichent les inclassables ; « Les Petits Carnets », où les premiers écrits font leurs premiers pas ; « Dessert », où les mots tournent sur eux-mêmes ; « Lalunestlà », pour petits et grands ; sans oublier « Reflets de Lune », série de cartes postales en noir et blanc.

 

Adresse : Rue de Venise, 67
1050 Bruxelles
Téléphone :003225115751
Fax :003225115751
Site web :http://www.dessertdelune.be
Courriel :nous contacter
Diffusion :Nous-même.
Distribution : La Générale du Livre (France)
Représentant légal :Jean-Louis Massot
Forme juridique :Association
Racine ISBN :9782930607
Nombre de titre au catalogue :206
Tirage moyen :300
Spécialités :Poésie. Proses. Microfictions. Jeunesse.
Dans l'odeur des livres et le parfum du papier d'Arménie

Dans l'odeur des livres et le parfum du papier d'Arménie

de COLLECTIF

Pousse-Café (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 12/11/2018 | 6,00 €

Entretiens avec Jean-Pierre Canon, libraire bouquiniste à Bruxelles pendant plus de quarante ans à l'enseigne de La Borgne Agasse. Cet entretien réalisé peu avant sa disparition en janvier 2018, relate son parcours de libraire, ses rencontres, amitiés et correspondances avec de nombreux auteurs (Pirotte, Ceupens, Dhôtel...) et revient sur la littérature ouvrière dont il possède un fonds extrêmement riche et varié qui pourrait faire le bonheur des chercheurs et des universitaires.

«  Une boutique de livres d’occasion est le sanctuaire où trouvent refuge toutes les pensées les plus explosives, les plus hérétiques de l’humanité. Là, tels des bandits aux abois, se cache l’audacieuse progéniture de nos cœurs sauvages. Là est entreposé le fruit de nos larcins. Une librairie est une poudrière remplie de dynamite, une pharmacie pleine de poisons, un bar bourré d’alcools, une fumerie d’opium, un repaire de bandits, une île peuplée de sirènes. Là se trouvent les poisons mortels, les drogues pour calmer les douleurs, l’eau de vie qui rend fou, liqueurs et nectars qui enivrent. Là se trouvent concentrés les gémissements de toutes les générations humaines, leurs cris désespérés, les hurlements de tous ceux qu’on enferme, leur triomphante réconciliation. Ah ! le splendide conservatoire de toutes les folies humaines qu’une boutique de livres d’occasion. Tout bon libraire est une personnalité multiple qui réunit en elle tous les extrêmes de la sensibilité humaine. C’est un ascète, un immoraliste, un pornographe, un papiste, un quaker, un communiste, un anarchiste, un iconoclaste et un idolâtre. »

Extrait de Les plaisirs de la littérature, John Cowper Powys, L’Âge d’Homme, 1995

La quincaille des jours

La quincaille des jours

de Francesco PITTAU

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 29/10/2018 | 14,00 €

Un recueil de poèmes brefs, posfacé par Gil Jouanard, par l'auteur du roman Tête Dure finaliste du Rossel 2015 et auteur de nombreux livres jeunesse avec Bernadette Gervais chez Gallimard, Le Seuil, Albin Michel et chez d'autres éditeurs, pour dire furtivement le quotidien, la vie qui passe, "la vie, telle qu'en poésie l'instant furtif la change".

(...) ce Gallo--Siculo-Sicane a nourri sa verve lectrice de la saveur naturelle et cependant subtile qui se dégage des merveilles inépuisables enchâssées dans le corps des textes sans chichi ni envolées lyriques d’un Reverdy, d’un Follain et d’un Godeau, géniaux poètes dédaigneux vis-à-vis de toutes les modes de passage.

Dans la gueule d’atmosphère de cette poésie-pour-tous (à l’exception de ceux qui ne savent la déguster que coupée de tranches de prouesses lexicales aromatisées au parfum d’esperluette) on peut même reconnaître le tendre et dangereux visage de l’amour, et celui de la Barbara de cette Brest, dont il ne reste rien.

Du coup, avec le bienveillant sourire gouailleur de Prévert, on peut entendre, au loin c’est-à-dire tout près de notre oreille interne

                      Ce grand cet immense / silence des villes / sous la pluie

dont Francesco nous gratifie. Tendons l’oreille : on y reconnaîtra la vie, la vie, telle qu’en poésie l’instant furtif la change. Gil Jouanard (extrait de la postface)

Au mois de mai 1968

Au mois de mai 1968

de Hervé BOUGEL

Pousse-Café (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 5,00 €

Le livre : En mai 1968, cinquante ans plus tôt, dans la capitale il en était sur les barricades ; d’autres en province, c’est ainsi que l’on nommait les régions à l’époque, usaient leur culotte sur les bancs de l’école, loin des « CRS SS » ou des « Sous les pavés la plage » et tentaient vaille que vaille de vivre au jour le jour. C’est ce que raconte ce bref récit, compact et dense comme ces pavés qui furent lancés pour un monde qui se voulut meilleur.

L'auteur : Hervé Bougel est né en 1958 au Maroc. Il a publié aux Éditions Les Carnets du Dessert de Lune Cafés Noirs, Les Pommarins, Travails suivi de Arrache-les-carreaux et tout récemment Les Continents. Il vit à Bordeaux. Couverture : Place Victor Hugo, Grenoble années 60 © Hervé Bougel

 

Trente cette mère - maintenant -

Trente cette mère - maintenant -

de MARCELLA

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 12,00 €

Être mère à petites touches. Pourtant, être entièrement mère. Aimer, bien sûr, et donner toute la mesure de son amour entre l'odeur simple du pain et de gigantesques ravissements.Ces moments d'être mère, Marcella nous les donne comme autant de notes dont on peut tirer, au choix, une sonate ou une symphonie, une petite musique de nuit ou une ode à la tapisserie complexe de l'univers. D'un idéogramme habité, Pépée enlumine une phrase puis une autre ; elle adosse aux mots quelques traits de plume qui font tout le lien de la mère au monde. Être mère à petits doutes. Pourtant, être entièrement mère - et admirative. © Pascal Blondiau

 

 

 

Poisson dans l'eau

Poisson dans l'eau

de Albane GELLé

Lalunestlà (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 10,00 €

Le livre : (Marguerite chaque matin essaye des chaussettes, environ dix-huit paires, avant de trouver les parfaites : ni trop petites, ni trop grandes, qui ne gratteront pas, dont les coutures ne gêneront pas les orteils, et aux couleurs bien sûr joyeuses et rares, puis elle démarre sa journée avec plein, plein de choses à faire que les grands ne réalisent pas, tant elle a à faire.

Et aussi les arbres

Et aussi les arbres

de Bonat-Luciani ISABELLE & Manuel PLAZA

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 21/05/2018 | 13,00 €

Le livre : (...) Les arbres ne sont là pour personne, croit-on. La fascination sylvestre sait pourtant résister au brasier adolescent, et à son extinction. Ça s’est déjà vu. Les arbres sont un absolu. Au détour d’une page, puis d’une autre, un paysage forestier détrempé peut s’inviter sans qu’on le sonne. Les arbres sont des fantômes comme les autres. Comme ce vieux marin pêcheur debout sur la plage qui ravive le souvenir d’un autre homme. Il disait le bois. Il disait je vais dans le bois comme on dirait je vais dans la terre ou je vais dans le schiste. Sans ajouter ce que chacun entendait pourtant : ne venez pas m’y chercher. Au diable, l’interdiction muette. Dans le bois, la boue ou l’obscur, aller le chercher, toujours. Sans se retourner, parce qu’on sait bien ce qu’il en coûte. Était-il fait du même bois que ces arbres auxquels il livrait une guerre sans répit ? Cognée, tronçonneuse, milliers d’échardes sous la peau. Il fallait bien aller voir à quoi ressemblait sa guerre. Les arbres se tiennent droit, le plus souvent, et c’est peut-être pour cette raison qu’ils font penser aux hommes que sont les pères. Le vide et le silence juste après la chute d’un arbre sonnent comme la menace d’une paix épouvantable. Le vide et le silence juste après la chute de l’arbre imitent la nuit. L’humus appelle. (...) ?Extrait de l'avant-propos de Manuel Plaza

Visions of Basquiat

Visions of Basquiat

de Yves BUDIN

Pièces Montées (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 25/01/2018 | 20,00 €

Le livre : Visions of Basquiat est une monographie expressionniste présentée sous la forme d’une BD d’une soixantaine de planches, dans laquelle Yves Budin retrace la carrière fulgurante et tragique d’un des peintres contemporains parmi les plus influents du XXe siècle. 1979. Le livre nous entraîne dans les rues saintes et sales de New York, dans les pas du graffististe SAMO©, celui-là même qui s’est fait connaître au travers des aphorismes qu’il bombe un peu partout dans downtown Manhattan. Yves Budin a choisi le moment charnière où le jeune artiste abandonne la rue et son personnage SAMO© pour se tourner vers les galeries d’art et la peinture et se métamorphoser en Jean-Michel Basquiat, le premier peintre noir à entrer dans la cour des grands. “Je m’appelle Jean-Michel, Jean-Michel Basquiat.” Rencontres, notoriété, look, style, sexe, drogues, musiques, succès, money, yeah, baby, l’histoire peut commencer. La météorite ne fait que passer.

L’auteur : En 2007, publie Visions of Miles, son premier livre aux Editions Les Carnets du Dessert de Lune. Monographie expresssionniste, préfacée par Marc Moulin et Jean Pol Schroeder, pour laquelle il dessine et écrit tous les textes. En 2010 publie et illustre Visions de Kerouac, récit autour des multiples vies de Jack Kerouac. En 2012, illustre la chanson Sinnerman de Nina Simone dans une édition quadrilingue (anglais, français, neérlandais et allemand). En 2014 son cycle des « Visions » se continue avec Visions of Bowie, livre préfacé par Gilles Verlant qui retrace tout le parcours de l’artiste. Yves Budin est aussi illustrateur pour d’autres auteurs et chez d’autres éditeurs. Une présentation de ses travaux passés expos et publications présentes et futures sont à voir sur www.yvesbudin.com

Faute de preuves

Faute de preuves

de Serge PRIOUL

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 23/10/2017 | 14,00 €

Le livre : (…) Ses poèmes courts et concis ne s'écartent jamais du motif qui les as fait naître. Faute de preuves fourmille de scènes brèves, de propos entendus et judicieusement repris, de moments particuliers, de fragments de mémoire intime ou collective, de portraits ciselés, de retours sur soi, de dédicaces aux proches, d'adresses au monde ouvrier et en particulier à ses père et grand-père qui furent tous deux tailleurs de pierres. Attentif à la présence des êtres et des choses, Serge Prioul avance en collectant des bribes de réalité qu'il met en forme dans ce livre de bord très intuitif et profondément humain.

Extrait de la préface de Jacques Josse

Les auteurs : Serge Prioul vit dans l’est Bretagne, à Louvigné-du-Désert près de Fougères où il est né en 1955. Issu d’une famille de tailleurs de pierre, les fameux picaous du pays Gallo, il est toujours resté très attaché aux valeurs simples de la terre. Comme un complément logique à l’écriture, Serge Prioul en passionné, s’adonne à la photographie, et cherche à fixer auprès des paysans du Portugal, comme son ami et maître en la matière Gérard Fourel, ce même quotidien de la terre qu’il chante dans ses poèmes.

Marie Christine Thomas-Herbiet vit dans l'est Bretagne à Mellé, près de Fougères, après avoir vécu en région Paca, à Grasse cité des parfums puis en région Parisienne où elle est née en 1950.Unique enfant d'un père architecte-décorateur et d'une mère modiste, elle grandit dans un univers créatif. Dessiner, colorier, peindre, créer de ses mains, photographier et écrire furent l'essentiel de son évolution et demeurent essentiels et incontournables.

 

 

nuova prova d'orchestra

nuova prova d'orchestra

de Michaël GLÜCK

Pousse-Café (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 13/10/2017 | 9,00 €

Le livre : Une suite d'aphorismes sur et autour de la musique et des compositeurs par l'auteur de « Prova  d'orchestra (divertimento) » paru en 2014 dans la même collection, à nouveau illustré par Pascaline Boura et cette fois-ci préfacé par Francesco Pittau « où présence et absence s'intriquent, forment une sorte tresse tout le long du livre, à peine masqués par la malice des jeux de mots. »

Les auteurs : Michaël Glück est né vers la fin de la première moitié du siècle dernier, est encore, croit-il, vivant. A été enseignant, lecteur et traducteur, directeur d’un théâtre, dramaturge associé à une compagnie de théâtre. Se consacre essentiellement à l’écriture depuis une vingtaine d’années.Multiples collaborations artistiques, théâtre, danse, marionnettes, arts plastiques musique, cinéma, vidéo… Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune Prova d’orchestra (divertimento) illustré par Pascaline Boura.

Pascaline Boura exerce depuis 1993 le métier d’éducatrice de jeunes enfants à temps complet. Elle étudie l’art par correspondance avec le CNED entre 1993 et 1996, et en 2001. Elle présente son travail depuis 2011. Expose en 2014 à la librairie L’Éternel Retour à Paris, en 2013 à La Lucarne des écrivains à Paris. Ses travaux sont choisis en couvertures d’ouvrages et en livres d’artistes. Son site : www.maisondumiroir.com

Les samedis sont au marché

Les samedis sont au marché

de Thierry RADIÈRE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/10/2017 | 12,00 €

Le livre : (…) La merveille, on n’a pas besoin de la traquer, elle vient à vous. Il suffit d’oublier votre but, la liste des courses pour qu’elle surgisse. Cette irruption dans votre quotidien ne provoque ni stupeur ni effroi. « La chasse est gentille. » Et cela vous rend aimable, incroyablement humain.

« Les marchés le samedi matin avec toi sont des attendrisseurs : ils font venir au fond de ma gorge un goût de partage que je ne connaissais pas. »

Qu’est-ce qui nous aimante ici ? « Mais que cherchons-nous au juste ? »

Nous n’aurons pas la réponse. Nous ne pourrons que constater. Le rayonnement : « il nous porte à bras le corps hors des frontières et nous laisse retomber au milieu des vestiges d’une guerre en cours que nous menons à petits pas contre les certitudes et la folie des grandeurs. » Extrait de la préface de Denis Montebello

Les auteurs : Thierry Radière vit et travaille comme professeur d’anglais à Fontenay-le-Comte en Vendée. Poète, romancier, nouvelliste, il est publié dans de nombreuses revues et a plusieurs livres à son actif. Il tient un blog littéraire : http://sbns.eklablog.com

Après s’être rêvé étudiante aux Beaux-Arts, Viriginie Dolle aborde aujourd’hui des questions de fond telles que « La confiture de ta mère est-elle trop acide ? » ou encore « Doit-on retirer le droit de vote aux youtubeuses ? ». Elle est également graphiste, même si « c’est pas facile tous les jours. »

Sans Abuelo Petite

Sans Abuelo Petite

de Cécile GUIVARCH

Pleine Lune (CARNETS DU DESSERT DE LUNE (LES)) | Paru le 15/05/2017 | 13,00 €

Le livre : Cécile Guivarch, « la petite fille aux questions », sonde encore une fois la mémoire familiale. Entre les questions sur sa langue, ses langues, la française et l’espagnole, la paternelle et la maternelle, elle évoque un secret de famille, un grand-père inconnu puisque le grand-père qu’elle a toujours connu n’est pas son grand-père. Le vrai c’était un autre, exilé, qui n’est jamais revenu. Elle pleure cet absent-là et s’adresse à lui pour lui redonner chair. Elle pose les questions à travers les époques troublées de la guerre, de la faim, de la pauvreté, des choix politiques de ceux qui gouvernent et manipulent les peuples.

Elle écrit l’énigme de ces temps retrouvés dans cette histoire passée qui lui arrive par les révélations de sa mère. Elle écrit l’invention du souvenir en poèmes courts et denses pour l’abuelo, entrecoupés de souvenirs d’enfance en petites proses simples et familières. (Extrait de la préface de Luce Guilbaud)

Les auteurs : Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen. Elle vit à Nantes où elle anime le site de poésie contemporaine Terre à ciel. Ses premiers recueils, Terre à ciels, Te visite le monde, et le « Dessert » C’est nous aujourd’hui ont été publiés par les Éditions Les Carnets du Dessert de Lune.

Né en 1973, Jérôme Pergolesi vit actuellement à Strasbourg où il se consacre aux arts plastiques et numériques ainsi qu’à l'écriture. Il est également responsable de la revue de poésie contemporaine, 17 secondes. Site : www.jpergolesi.com

Bad Writer

Bad Writer

de Jean-Marc FLAHAUT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/05/2017 | 12,00 €

Jean Marc Flahaut (de son véritable nom « Kevin Smith », patronyme qu’il a dû abandonner dans une mine de sel sur les conseils de Jean-Pierre Siméon) n’a pas voté « Trump » aux dernières élections américaines. Pour plusieurs raisons. Déjà, il est Ch’ti, pas redneck. Puis, il a d’autres choses à faire.

Jean Marc Flahaut collectionne les V.H.S. Les cassettes vidéo. Pas n’importe lesquelles. Il possède quelques pièces rares. Sur l’une d’elles, on voit Charles Juliet faire du surf avant de vanter une marque d’orange californienne. Sur une autre, comme filmé par un Wes Craven débutant, on reconnaît distinctement (le grand) Yves Martin en train de se branler au fond d’une salle porno des années 70. Jean Marc Flahaut dispose de quelques preuves : le faux suicide-véritable assassinat de Richard Brautigan filmé sous trente-six angles par Brian de Palma, un scopitone dans lequel Bukowski roule un patin à Patty Hearst, etc.

Pour toutes ces raisons, « Jim » Flahaut ne compte pas que des amis dans le milieu poétique. Mais son nom ne pourra pas éternellement être passé sous silence. © Frédérick Houdaer

L’auteur : Jean Marc Flahaut est né en 1973, à Boulogne-sur-Mer. Influencé par les auteurs de la contre-culture américaine des années soixante et soixante-dix, son univers se décline sous la forme de textes courts ou de micro-fictions aux croisées du roman noir et de la poésie. Il vit à Lille où il anime des ateliers d’écriture créative auprès de différents publics. Ses livres ont été publiés aux Carnets du Dessert de Lune, au Pédalo Ivre et aux États Civils.

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

de Roger LAHU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/05/2017 | 14,00 €

Le narrateur dont Roger Lahu rapporte les propos tue le temps qui lui reste en parlant sans trêve, un rien le fait changer de sujet (minute – une mouche qui revient obstinément n’est sûrement pas anecdotique, il se pourrait même qu’elle soit en train de signifier quelque chose, ce ne serait pas la première fois), il multiplie les incursions dans son passé, y retrouve ses grands-parents, les confitures de sa grand-mère, les parties de pêche avec son grand-père (ici, le préfacier est interrompu par un courriel de l’auteur qui lui annonce qu’il a « chopé un très gros chevesne, une petite carpe et une truite » et qu’il vient de les vider). Il ramasse les détails infimes, les épiphanies qui, d’un siècle à l’autre, ont pris tellement d’importance. Il n’est pas désespéré, il se sent simplement libre de dire ce qu’il veut comme il veut, ce n’est pas morbide, c’est même énergisant, on est en pleine célébration de la vie.(Extrait de la préface de Daniel Fano)

Les auteurs : Roger Lahu est né en 1953. Il est père de deux enfants. Vit désormais perché sur une colline en Sud Bourgogne dans le pays clunisois. A éparpublié une vingtaine de livres, plaquettes et autres opuscules chez divers éditeurs et en revues.

Marie Bateau-Lahu est diplômée des Beaux-Arts (gravure). Ses matériaux désormais exclusifs : papiers divers, encres, gouaches.

De la marchandise internationale

De la marchandise internationale

de Daniel FANO

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/03/2017 | 12,00 €

Patricia Bartok n’est pas la seule à changer de sexe à volonté. Rita Remington rétrécit de quelques centimètres. Rosetta Stone a sorti ses fleurs artificielles. Colonel Fawcett effectue un de ces sauts périlleux dont il a le secret.  Major Osiris Walcott vient de froisser le col de sa veste. Inspecteur et Flippo se prend pour un personnage de série télévisée. Jimmy Ravel sait ce qu’il faut faire pour égarer les philosophes. Et Monsieur Typhus ? Il se pourrait qu’il apparaisse à l’occasion comme un phénomène de foire bicéphale. Ils sont à Londres, Cuba, Berlin, Belgrade, Bagdad, Kaboul, Kinshasa, Macao, Moscou et même Copenhague entre 1967 et 2010. Dans notre société liquide, ces exterminateurs-là ne meurent jamais longtemps.

Les auteurs : Daniel Fano. Né en 1947. Écrivain depuis 1966, encouragé par Joyce Mansour, Henri Michaux et Dominique de Roux. Révélé par Marc Dachy en 1973, il est d’abord publié par Transédition et dans la mythique revue Luna-Park. Auteur d’un livre dit « culte », Un Champion de mélancolie (Éditions Unes, 1986). De la marchandise internationale est son septième livre aux Carnets du Dessert de Lune.

Jean-François Octave. Né en 1955. Études d’architecture à La Cambre, Bruxelles. Collabore au magazine Soldes-Fin de Série. Réalise pochettes, posters et dessins pour les Disques du Crépuscule/Factory Benelux. Bifurque vers les arts plastiques, expose à New York, Paris, Copenhague, représente la Belgique à la Biennale de Venise en 1986. Professeur de l’atelier Images dans le Milieu à l’E.S.A. Arts² à Mons.

Exode

Exode

de Daniel DE BRUYCKER

Dessert à l'italienne (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/03/2017 | 16,00 €

Poésie. Photographies couleur de Maximilien Dauber. Collection Dessert à l’italienne. 80 pages. 16 €.
Des tercets pour décrire un exode, la recherche d’un lieu, ou bien est-ce la recherche de soi- même. Des hommes et des femmes avancent, page après page, accompagnés dans leur marche par des paysages désertiques, des oasis captés par le photographe. Y trouveront-ils refuge. 

Le vin des crapauds

Le vin des crapauds

de Saïd MOHAMED

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/03/2017 | 18,00 €

Le livre : Pas dit qu’on en boirait de ce vin là, mais on a bien envie d’en savoir plus, alors on ouvre la bouteille… Et d’entrée, c’est l’uppercut, un relent d’enfance qui marche au pas et de pourriture tranquille… Et on sait très vite que oui, nous allons boire tout notre saoul, parce que voici venu l’heure du néant, et Saïd Mohamed en dix lignes nous crache le portrait du monde et ses victoires qui ne sont que défaites/Des noces d’étreintes de sang et de merde.

Un uppercut crescendo, et on n’en sort pas indemne.

Le vin des crapauds a vieilli pendant 21 ans dans la cave du poète, et il a le goût acide d’un mauvais vin nouveau, sans doute parce que le malheur, la violence, la bêtise, l’ignorance, les injustices, sont toujours les mêmes, en grappes lourdes, noires, amères, toujours plus grosses et grasses.

Nous récoltons sur nos mains le sang de nos enfants, / Tandis que nos maitres boivent le divin nectar / Des bénéfices de cette boue pétrie aux alliances vénales

Le poème ici fait sauter le bouchon de la bouteille, celle du vin des fous, du vin des nausées, du vin dont s’enivrent ceux qui ont trop vu œuvrer les bouchers adulés par un bétail sans mémoire. Il ne s’adresse même plus à ceux-là mais à l’acier lui-même, non sans ironie.

Bel acier cherche ta voie dans les entrailles, / La viande chaude et le sang doux. / Couvre-toi de gloire, bel acier.

Le vin des crapauds, pauvres crapauds, c’est pour trinquer et vomir à tous les morts pour rien, qui pavent les siècles de leurs chairs pourries.

Je voulais du vin et du silence, dit le poète, mais puisqu’il faut supporter le vain des maux, voilà le vin des mots rances.

Il faut le boire, comme on dit, jusqu’à la lie et faire la nique d’un rire sans dents aux horreurs, car du poète c'est le lot que de la guerre/ devoir encore extraire l'or de l'amour, nommer l’innommable et égrener les mots magiques, envers et contre, envers et contre… Des cendres de l’espoir, on peut toujours tracer des signes. Vraiment ?

Le poète ici, dérisoire manchot face à un énième tsunami de ténèbres, s’écroule de lui-même.

Je ne suis pas ignoble, j'ai honte de vivre. © Cathy Garcia, le 9 novembre 2017

Les auteurs :

Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, enseignant à l’école Estienne. A aussi publié en poésie au Dé bleu et à Décharge dans la collection Polder, aux éditions Tarabuste. Il a obtenu le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes, le prix CoPo pour l’éponge des mots en 2014. Boursier du CNL en 2015. Son blog : http://ressacs.hautetfort.com

Bob De Groof est peintre, collagiste, graveur-imprimeur, et photographe. Il a fait des assemblages, installations, du street art et a sculpté des totems.?Des expositions de ses œuvres ont eu lieu en Belgique, France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis. À travers les années, il a exposé une quarantaine de fois individuellement et a participé à une cinquantaine d’expositions de groupe. Ses travaux se trouvent entres autres dans des collections de pays aussi divers que les États-Unis, la Russie et le Maroc. Faisant la connaissance de Saïd Mohamed pendant leur collaboration respective au fanzine KITOKO JUNGLE MAGAZINE, plus récemment ils ont décidé de réaliser un vieux rêve : la réédition et illustration du poème apocalyptique « Le Vin des Crapaud » écrit par Saïd.?Son site : http://www.bobdegroof.eu/tekst/engels/welkom.htm

 

Légende de Zakhor

Légende de Zakhor

de Pierre AUTIN-GRENIER

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 25/11/2016 | 13,00 €

Paru en 1996 dans la revue l'Arbre à Paroles, puis en 2000 aux éditions en Forêt/ Verlag Im Wald, traduit en allemand par Rüdiger Fisher, en italien par Fabio Scotto, cette nouvelle édition revue et corrigée est traduite pour la première fois en anglais par Derek Munn (pour d’éventuels lecteurs du Montana ou des kangourous de Sydney). On retrouve dans ces dix textes composant Légende de Zakhor, ce rythme et ce style si particulier de l’auteur de « Chroniques des faits » qui, en quelques mots, quelques phrases limpides nous entraine dans un monde où le fantastique se mêle aux rêves, folie côtoie sagesse, où le silence succède aux tempêtes, les paroles porteuses d’espoir à l’indifférence, la révolte à l’asservissement et sans cesse cette fidèle utopie d’un monde où le bleu ne serait plus une espérance mais un pays.
 

L’auteur : Pierre Autin-Grenier est né un 4 avril du siècle dernier, à Lyon. Il vivait entre sa ville natale et Carpentras avant d’aller, le 12 avril 2014, voir si l’éternité est bien inutile. Prince de la chose brève et du désenchantement comme l’avait surnommé Martine Laval, ses livres ont paru chez L’arbre éditeur, L.O Four, Syros, Le Dé Bleu, Les Presses du Languedoc, Gallimard (L’Arpenteur), L’Arbre à Paroles, éditions du Ricochet, La Dragonne, éditions en Forêt/Verlag Im Wald, éditions du Chemin de Fer, Cadex, Finitude. Chez le même éditeur « Le poète pisse dans son violon », « Chroniques des faits », « Le poète pisse encore dans son violon ».

Le peintre : Né au Caire en 1929, Shahda y étudie les Beaux-Arts. Il arrive à Paris en 1955, puis s’installe dans le Vaucluse en 1956. Il expose à Marseille, Avignon, Paris. Première rencontre avec Pierre Autin-Grenier en juin 1974. En 1975 la vie de Shahda est bouleversée par la maladie. D’alerte en répit, Shahda construit son œuvre. Il s’éteint à l’hôpital d’Aix-en-Provence le 28 août 1991.

Encore une nuit sans rêve

Encore une nuit sans rêve

de Christophe BREGAINT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/10/2016 | 13,00 €

Le livre : Tout est affaire de rythme, on a ici une sorte de rock low beat, martelé, la lancinance d’une guitare basse, le minimal – ce mot revient d’ailleurs à deux reprises dans le livre. « Tant de fois // Tu as fréquenté / L’infime » confesse Christophe Bregaint lui-même. Un minimal qui s’égoutte tel le battement sourd d’une vieille horloge. « Le temps n’attend pas » disait le camarade Vladimir Ilitch Oulianov. « Hameçonné / Par l’érosion / Tu feuillettes / Ce que / Tu n’as plus » écrit l’auteur de « Encore une nuit sans rêve », piétinant « Dans la nécropole / Des illusions » peut-être, mais non sans lucidité malgré tout, scansion têtue d’un chamane qui voudrait exorciser en même temps qu’il les invoque « Les ratures // Et Les marges ». Ne serait-ce pas là de la poésie ? Extrait de la préface (JC Belleveaux)

Les auteurs : Christophe Bregaint est né le 4 novembre 1970 à Paris. Il s’est passionné pour le dessin pictural pendant son adolescence avant de se tourner vers la musique rock puis l’écriture, et plus particulièrement la poésie. Publié dans de nombreuses revues de poésie, en septembre 2015 parait Route de Nuit à La Dragonne.

Sophie Brassart est poète et plasticienne. Elle travaille le geste poétique à l’encre. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives et illustré plusieurs livres d’artistes et recueils de poésie.

Dans le spleen et la mémoire

Dans le spleen et la mémoire

de Fabien SANCHEZ

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/10/2016 | 12,00 €

Dès que nous sortons du ventre de notre mère, avec toute notre fragilité, nous sautons dans le vide en cherchant le chemin, tout du moins celui qui peut être n’importe où dans un désir de Brésil ou bien dans un bar de Belleville. Avec toute sa sensibilité, Fabien Sanchez le cherche ce chemin en regardant dans le rétroviseur de l’enfance, assis sur une plage du Sud face aux vagues, qui, quand elles se font de plus en plus ardentes, rappellent la violente beauté de la vie qui nous déshérite de l’enfance ; sans futur, crucifié sur l’autel de la maturité, et les souvenirs s’effacent… « Qu’est devenu le samouraï perdu » … de l’enfance…L’auteur se perd du côté de Pigalle, dans des « cafés invisibles » dans l’attente de trouver, sous la pluie,  ce fameux chemin qui n’est pas dans une vie citadine qui fait disparaître les grands espaces et la garrigue, invoqués ici ou là, une ville qui apporte cette tristesse au poète dans les heures ternes et creuses. Heures graves et désespérées. Mots noircis par une inquiétude face à la destinée, qui fait se dissiper l’ardeur de la jeunesse. Parfois, au cœur de la nuit, le Rock’n’Roll tente de barrer la route à ce spleen, et là l’auteur retrouve la fraîcheur de cette adolescence portée, pour un instant, par Lou Reed ou Johnny Thunders. Ceci avant de reprendre un dernier bus en solitaire, comme une ombre, avec ses incertitudes, pour rejoindre la nostalgie de ce qui n’est et ne sera plus, en allant vers demain, cette friche du passé. C’est sur l’un de ces chemins de l’appréhension que j’ai rencontré Fabien Sanchez, qui malgré ses doutes et ses tourments sur sa propre existence, s’est toujours fait passeur de mots… Cela m’a conduit sur une certaine route la nuit qui me permet, aujourd’hui, d’ouvrir celle-ci pour ses propres mots. © Christophe Bregaint

Les auteurs : Fabien Sanchez est né à Montpellier en 1972. Il est l’auteur de deux recueils de nouvelles, d’un recueil de poèmes ainsi que d’un roman sélectionné pour le Goncourt du premier roman en 2015 aux éditions La Dragonne et d’un recueil de nouvelles chez Al Manar. On peut le suivre sur son blog http://sanchezwrting.blogspot.be

Olivia HB, née un jour d’automne, a mis son œil dans la photographie par hasard et depuis, ne peut plus le refermer...

Datés du jour de ponte

Datés du jour de ponte

de Bernard BRETONNIÈRE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/10/2016 | 12,00 €

Le livre : Datés tantôt d’une bonne pinte de bon sang prise dans le jardin d’un couple d’amis – jour de pinte ! –, tantôt du jour d’une descente plus intériorisée sur une pente personnelle plus amère – jour de pente ! ça arrive –, les poèmes de Bernard Bretonnière nous parlent de tous ces petits riens qui ne sont pas rien ! Il y évoque tout aussi bien ses proches – les siens qu’il a à cœur ou les vieux qui l’émeuvent et le touchent ! – que les poètes qu’il apprécie : Pierre Tilman et Jacques Rebotier ou Valérie Rouzeau et les Nantais Jean-Pascal Dubost, Daniel Biga ou Guy Bellay, l’inoubliable auteur de « Léone, mets-toi nue », ou encore Lucien Suel, le rocker de Star Scriwer, qui comme lui appartient à la Confrérie des Camés de l’Oreille, la grande Internationale de ceux qui entendent un mot pour un autre comme disait Tardieu ! On connaît la virtuosité de Bretonnière pour litaniser les glissements de sens, les dégelées de noms propres, les à-peu-près langagiers, les répétitions insistantes et révélatrices que l’on retrouve, entre autres, dans cette déclinaison caustique faite d’une suite de « naturellement » :

Naturellement Mercedes. / Naturellement décapotable. / Naturellement dimanche midi. / Naturellement grand soleil. / Naturellement route de l’océan. / Naturellement lunettes noires. / Naturellement beaucoup plus jeune que lui. / Naturellement blonde. / Naturellement ?

jusqu’à cette interrogation finale plus expressive que bien des longs discours. On la redécouvre ici et là bien sûr mais, pour le reste, le propos est plus humainement fibreux si j’ose dire, plus tendrement désabusé. Personnellement j’aime beaucoup cette alternance et ce regard à la Buster Keaton que Bretonnière porte sur certaines choses anodines comme ses chaussettes par exemple – un divin cadeau de Reine ! sa Reine ! Allez-y voir au jour de ponte daté du mercredi 22 mai et revenez ensuite à la case départ. C’est tout un bonheur, tout un bonhœufs. Extrait de la préface de Jean-Pierre Verheggen

Les auteurs : Bernard Bretonnière est né le 5 août 1950 à Nantes et vit non loin de cette ville, lisant, apprenant et écrivant, rêvant encore que la littérature puisse nommer le monde, et tout le monde.

Jeanne Frère a été graphiste avant d’ouvrir son atelier de reliures contemporaines à Nantes. Son travail l’amène à collaborer avec de nombreux artistes, galeristes, photographes, écrivains et éditeurs.

 

Carnet d'un petit revuiste de poche

Carnet d'un petit revuiste de poche

de Jacques MORIN

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 16/10/2016 | 5,00 €

Le livre : La revue est un art méconnu. Difficile. Ingrat autant que trop souvent les auteurs qui y passent, désinvoltes ou dilettantes. On pourrait donc croire qu’il y a là, pour qui s’est mis en tête de publier une revue, matière à découragement. Détrompez-vous, prenez l’exemple de Jacques Morin, voilà plus de 35 ans qu’il dirige, anime, gère, cette revue de poésie Décharge qui peut se targuer d’avoir livré aux lecteurs 170 numéros. Car le revuisme est aussi une maladie, de type monomaniaque : les symptômes sont connus, le patient (oui, le revuisme est une longue patience) mange et ne vit que pour subvenir à la revue, son rythme biologique en est perturbé : il marche au trimestre et au quantième. Et ne croyez pas que cette maladie soit tenue pour honteuse : non, le malade s’expose volontiers, prend plaisir à s’observer, prendre des notes, publie ses Carnets. Car là se cache sans doute le ressort secret du revuiste : il tient plus que tout à nourrir cette source perpétuelle d’étonnements que lui procure sa revue. © Claude Vercey

Les auteurs : Jacques Morin est né en 1950 à Paris. Il vit à Égleny dans l’Yonne. Il a co-animé la revue Le Crayon Noir (1973-1981), Le Désespoir, précisément (1980-1981) et dirige la revue Décharge depuis 1981. www.dechargelarevue.com. Chez le même éditeur, Poèmes sportifs en Puisaye-Forterre, 2003.

Claudine Goux est née en 1945. Elle commence à peindre et à dessiner dans les années 1970. Elle participe à des expositions collectives et personnelles en France, Suisse, Belgique, Hollande, USA. Elle a illustré aux Dessert de Lune les livres de Georges Cathalo et de Jean-Claude Martin.

 

Pardon my French

Pardon my French

de Frédérick HOUDAER

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/05/2016 | 12,00 €

GARE DE L’EST

 

si j’en crois Fénelon

ma langue est un patrouillis de grec

de latin

d’allemand

sans oublier des restes de gaulois

ou de celte

comme bruyère

goéland

épervier

fauteuil

si j’en crois Laborit

je ne suis qu’un fuyard

si j’en crois Nietzsche

il ne faut pas faire confiance aux poètes

si j’en crois le tableau des départs de la S.N.C.F

j’ai raté mon train

si j’en crois ma peau

je vais aborder cette femme

assise contre le distributeur de sucreries

Frédérick Houdaer vient du roman, et plus précisément du roman noir, avant de mettre un pied dans la poésie. Il porte un regard simple et réaliste sur de petites situations du réel, loin des effets de langue. Il pose des personnages en quelques mots, les fait bouger sous nos yeux, dévoile ou souligne en quelques lignes un fragment du réel. Le theâtre n’est jamais loin. © Patrick Dubost

Couverture : Maïs rave par Philippe Houdaer

Quand bien même

Quand bien même

de Bonat-Luciani ISABELLE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/05/2016 | 12,00 €

 

Peut-être qu’un jour

tu t’es couché

au fond de toi.

Peut-être qu’un jour

tu t’es souvenu

enfant.

Peut-être qu’on

ne t’a jamais dit

comment naissent

les oiseaux

ni les regards.

Peut-être qu’un jour

au bord de ton ombre

nous irons

les veinures pleines

nous étourdir

et jeter au feu

les phrases en trop

et celles qui ne sont

pas encore venues.

Isabelle Bonat-Luciani est née en 1974. Elle vit et respire à Montpellier, tente de voler aux riches pour donner aux pauvres, ne craint pas la kryptonite, est plutôt punk et parfois poète pour regarder le monde dans un minuscule quand il est trop grand, dans un immense quand il est trop petit.

Né en 1970 à Bordeaux, Éric Pessan est romancier, nouvelliste, auteur dramatique, auteur jeunesse, essayiste, poète, et s’il s’adonne au dessin en marge de ses carnets de note – allant jusqu’à les publier aux éditions de l’Attente sous le titre « Parfois, je dessine dans mon carnet » – il n’est absolument pas illustrateur.

Je respire discrètement par le nez

Je respire discrètement par le nez

de Fanny CHIARELLO

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/05/2016 | 13,00 €

Le petit appartement que j’occupe de 2005 à 2007, au deuxième étage du 34 bis, dispose d’une cuisine, de toilettes séparées, d’une salle de bains et d’une chambre qui fait également office de salon, de bibliothèque, de studio et de bureau. Rien n’indique à première vue qu’il s’agisse d’un zeppelin et pourtant c’est bel et bien ce qu’il est : un zeppelin, déguisé en F1 bis de 36 m², incognito. Il flotte sur la petite ville, sur le bois et le canal. À son bord, j’écris un roman intitulé Le Zeppelin ; parallèlement, je tiens un journal qui pourrait s’appeler Journal du Zeppelin (2005-2007), mais non, il s’appelle Je respire discrètement par le nez. Le journal est la fourchette et Le zeppelin est le couteau. Le journal picore la petite ville et Le Zeppelin la taille en pièces. Leurs premiers mots à tous deux ont été griffonnés sur le bail du 34 bis, ainsi que mon nom, comme sur la couverture d’un livre mais tout en bas. Quant au point final du Zeppelin, il met un terme à la discrétion nasale et résilie le bail. Il préside au décollage, avec fanfare et majorettes ; le magnum de champagne rebondit sur la toile, cinq fois, avant de regagner son pyjama.

Fanny Chiarello vit à Lille. Ses romans sont publiés à L’Olivier, à la Contre Allée, à l’École des Loisirs et au Rouergue, tandis que ses poésies et nouvelles paraissent aux Carnets du Dessert de Lune.

Claire Fasulo vit à Lille. Elle explore des champs aussi différents que la photo conceptuelle, l’exploration d’espaces vides et le portrait.

 

 

Couverture : Premiers symptômes aériens

Sept novelettes (et quelques)

Sept novelettes (et quelques)

de Pascal BLONDIAU

Demi-Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2016 | 5,00 €

Le livre :  En littérature, il n’est pas toujours besoin de longs discours pour convaincre ou émerveiller : la parcimonie audacieuse de ces novelettes en témoigne. Sept récits dont la brièveté incite le lecteur à savourer chaque mot, à goûter frugalement à chaque assemblage d’images poétiques. Ces évocations sont parfois tirées du quotidien (L’acrobate, La Vitupère), peuvent se faire poignantes (comme dans Point du jour, où l’auteur déroule une phrase unique) ou bien se gorgent de mélancolie (La ruelle des froids enfants) et de cruauté (Toussa). © Blandine Longre

L’auteur : Pascal Blondiau est né en 1965 et tente depuis de regarder avec sa toute petite loupe et d'ouvrir avec sa toute petite clé. Comme ça. Il a publié chez le même éditeur Dès l’instant, illustré par Marie Campion et Empan Magyar.

Bestiolerie potagère

Bestiolerie potagère

de Louis DUBOST

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/02/2016 | 12,00 €

Le livre :  Au seuil de cet étonnant jardin, sont convoqués toutes sortes de personnages, à commencer par des philosophes familiers de l’auteur en passant par quelques poètes et même, plus curieusement, par des personnages politiques actuels. Ainsi, Aristote est appelé à la rescousse pour défendre la légitimité organique du ver de terre. Puis c’est au tour de Lorca dans une évocation de l’escargot en phase avec le jardinier rêvant d’une « révolution citoyenne » qui viendrait à bout des « salades mercantiles des puissants de ce monde ». Quant aux politiques, on y croise Hortefeux et ses « auvergnats » indésirables ou DSK au moment d’évoquer les escargots et leurs incroyables performances sexuelles. En lisant ces pages, on apprendra beaucoup de choses, non seulement sur l’auteur mais aussi sur la flore et la faune d’un simple jardin, sans parler de la paisible et délicate sagesse qui se dégage de cet ensemble de poèmes. Georges Cathalo (extrait de la préface)

Les auteurs : Louis DUBOST est né le 13 Avril 1945 à La Clayette, dans le Brionnais (Saône-et-Loire). Il a enseigné, jusqu’à fin 2005, la Philosophie à La Roche sur Yon. Il vit à Chaillé-sous-les-ormeaux (Vendée) où il a exercé une activité d’éditeur, de 1974 à 2009, d’abord au sein de l’Association Le Dé bleu, puis en qualité de directeur-gérant des Éditions L’Idée bleue. Écrivain, il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages (poésie, jeunesse, essais, nouvelles…). Chez le même éditeur Diogène au potager, 2011, Annuaire de rien, 2011.

Bernadette GERVAIS est née à Bruxelles en 1959. Elle se consacre depuis une vingtaine d’années à l’illustration de livres pour la jeunesse. Travaille principalement avec l’auteur Francesco Pittau avec qui elle a concocté une centaine d’albums pour Le Seuil, Les Grandes Personnes, Gallimard/Giboulées et Albin Michel. Nombre de ses albums sont traduits à l’étranger. Passionnée de livres anciens pour enfants, elle écume les bouquineries et les vide-greniers à la recherche de vieux albums et de manuels scolaires. C’est une grande amoureuse de la nature. Ses livres Axinamu, Oxiseau, Nacéo, L’imagier Des Saisons (Éditions des Grandes Personnes) en témoignent. Elle pratique la gravure et la photographie, techniques dont elle se sert pour mener à bien de nouveaux projets de livres.

 

Le chuchotis des mots

Le chuchotis des mots

de Chantal COULIOU

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/02/2016 | 10,00 €

Le livre : Des poèmes qui parlent d’arbres, de marelles, d’oiseaux, de pluies, de couleur du ciel, de vents et de couleurs.

Extrait :

Le soir,

Chuchoter un poème

À l’oreille du chat.

Lui raconter une histoire

De chat-huant

Ou de vieille chouette chevêche

L’inviter à danser le cha-cha-cha

Ou le charleston

Et pour bien finir la soirée

Lui offrir

Un chocolat aux éclats de souris.

Les auteurs : Chantal Couliou, née en 1961 à Vannes, est professeur des écoles à Brest. Elle a publié des textes dans de nombreuses revues  et dans une cinquantaine d’anthologie. Auteur d’une trentaine de livres (poésie, nouvelles, pédagogie,…) Dernières publications : Au creux des îles, éd. Soc et Foc, 2012, La clé des mots (pédagogie et poésie) éd. Buissonnières, 2012, Variations autour d’une île, éd. Encres Vives, 2012. Chez le même éditeur Carnets de petits bleus à l’âme, 2004, Une poignée de mots et un peu de vent, 2009, Croqués sur le vif, 2012.

Charlotte Berghman a fait ses études à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, option illustration. Sa formation complétée d’un C.A.P lui permet d’enseigner l’art plastique. On peut suivre son travail sur http://cha-berghman.blogspot.be/. Elle a illustré Grains de fables de mon sablier de Jean-François Mathé dans la même collection.

Léon le girafon

Léon le girafon

de Olga DUPRÉ

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/02/2016 | 8,00 €

Le livre :

Léon adore sa tétine, à un tel point qu'il a réponse à tout lorsque sa maman lui annonce qu'il est temps de s'en séparer. Son imagination n'a d'égale que sa répartie.  Finira-t-il par arrêter la tétine ? Une jolie petite histoire pour toutes les tétines du monde.

L’auteur : Olga Dupré est née à Bruxelles en 1984 et dessine depuis son plus jeune âge. Psychologue de formation, elle a travaillé durant une dizaine d'années dans le domaine de l'oncologie. C'est grâce à cette expérience qu'est né son premier livre La maman de Léon est malade. Léon le girafon est son second ouvrage.

 

Poèmes mignons pour petits capons

Poèmes mignons pour petits capons

de Eric DEJAEGER

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/02/2016 | 8,00 €

Le livre : Des poèmes comme des comptines où l’on cherche son doudou, où l’on écoute son chat ronronner, où l’on adore le chocolat et mettre les pantoufles et le chapeau de son pépé pour faire comme les grands.

Extrait : Où est mon Mimi ?

Je le prends partout !

Où est mon doudou ?

Où est-il parti ?

 

Je suis pas aveugle,

Faut bien regarder...

Là-bas, sous le meuble !

Je le vois ! Sauvés !

Les auteurs : Eric Dejaeger (Charleroi, 1958 — ?, 20**) est tombé dans la littérature dès qu’il a appris à lire. Bibliophage, revuiste (Microbe depuis 2000), traducteur, il lui arrive aussi d’écrire quand il estime avoir quelque chose de potache à raconter, passant sans problème du roman à l’aphorisme, du po(w)ème à la nouvelle. Il est membre de l’aléatoire troupe très allumée « La Belgique Sauvage » et participe régulièrement à des batailles d’aphorismes avec ses amis André Stas, Jean-Philippe Querton et Paul Guiot. Son blog : http://courttoujours.hautetfort.com/

Sarah Dejaeger, née en 1986, est la seconde fille d’Eric Dejaeger et de Coco. Elle vit actuellement à Québec. Diplômée en publicité, Sarah a toujours aimé dessiner par et pour son plaisir et ce depuis son plus jeune âge. Elle est fan inconditionnelle de sa filleule Marilou et de son tatio Anatole qui l’ont inspirée à mettre en images les mots de leur pépÉric. Une belle façon de les avoir auprès d'elle malgré les milliers de km qui les séparent.

 

Mon amour pour la vie en moi

Mon amour pour la vie en moi

de Gérard SENDREY

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/12/2015 | 12,00 €

Le livre : (extrait)

Je lui ai parlé à la vie, ce matin sous la douche : « Bonjour Madame la vie. Vous savez tout de vous en moi. J’en sais peu. Ma connaissance de vous est cloisonnée par les contingences de la condition humaine. Il n’y a pas si longtemps, tout simplement et trop souvent, je me prenais pour moi. Je n’ai pas besoin de vous en dire davantage. Vous êtes tout, sans moi et moi, sans vous, je ne suis rien. »

Je n’ai pas son adresse mail pour lui envoyer ce message. Si tu la connais merci de m’en faire profiter. À moins, bien entendu, que ce soit un secret entre vous. Je n’en serais guère étonné. Je pense qu’il fut un temps où tu étais bien en état d’entendre d’elle des confidences auxquelles l’individu, dans la plénitude de son conditionnement en accord avec son très large environnement, reste sourd. Je crois qu’en voulant comprendre son existence, en faisant appel à toutes les connaissances inculquées par le formatage porteur du certificat de savoir être, l’homme s’avère solidement armé pour ne rien comprendre.

L’auteur : Gérard Sendrey est né le 12 mars 1928. Il réside à Bègles dans la banlieue bordelaise. Ses œuvres picturales sont exposées à travers le monde dans de nombreux musées consacrés à l’art brut et ses apparentés, Bègles, Dicy, Lagrasse, Paris, Strasbourg, Villeneuve d’Ascq, Bruxelles, Lausanne, Zwole, Bönningheim, Vienne, Pampelune, Toronto, Carson City, Chicago, Milwaukee, New York. Il a créé le Musée de la Création Franche en 1989 à Bègles qu’il a animé jusqu’en 2009. Illustrateur de plusieurs livres de poètes et d’écrivains, il est également l’auteur de nombreux ouvrages chez le même éditeur.

 

Animots

Animots

de Jean-Jacques MARIMBERT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/12/2015 | 15,00 €

Un chien

Un chien cul pelé

poil mité suit

de près un nuage

s'en va flairer

trottinant queue

vrillée une flaque

de lumière au pied

du chêne tombé

trou béant terre

noire et huileuse.

 

Il grogne oreilles

pointées mord le

vent et la pluie

les yeux soudain

crevés par un

os décharné

sucé depuis des

lunes par le suc

des racines le

silence de l'oubli.

Jean-Jacques Marimbert est né au Maroc au milieu du xxe siècle. Médecin à l’hôpital de 1977 à 1982, dans la région toulousaine, il enseigne la philosophie (1984) à l’Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès depuis 2001. Écrit et publie depuis une vingtaine d’années (nouvelles, romans, récits, fictions poétiques, essais, littérature pour la jeunesse).

Étienne Lodého, peintre-graveur, est né à Lisieux en 1953. Il a étudié aux Arts-Appliqués de Sèvres et à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il expose depuis 1975. On peut découvrir son travail sur www.etienne-lodeho.fr

Le poète pisse encore dans son violon

Le poète pisse encore dans son violon

de Pierre AUTIN-GRENIER

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 30/11/2015 | 7,00 €

Le livre : Retrouvés dans un petit calepin bleu, 41 aphorismes inédits de Pierre Autin-Grenier pour donner suite à l’ouvrage paru en 2010 « Le poète pisse dans son violon ». L’ensemble est augmenté de la reproduction de quelques-unes des pages manuscrites de ce calepin.

Pierre Autin-Grenier est né un 4 avril du siècle dernier, à Lyon. Il vivait entre sa ville natale et Carpentras avant d’aller, le 12 avril 2014, voir si l’éternité est bien inutile. Prince de la chose brève et du désenchantement, ses livres ont paru chez L’arbre éditeur, L.O Four, Syros, Le Dé Bleu, Les Presses du Languedoc, Gallimard (L’Arpenteur), L’Arbre à Paroles, Editions du Ricochet, La Dragonne, Editions en Forêt/Verlag Im Vald, Editions du Chemin de Fer, Cadex, Finitudes. Chez le même éditeur : Le poète pisse dans son violon, 2010, Chroniques des faits 2014. En préparation, réédition de La Légende de Zakhor traduit en allemand, anglais et italien.

Taille douce

Taille douce

de François GARNIER

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/11/2015 | 13,00 €

(…) Il tire, François Garnier. Sur les ombres. Et d’abord sur la sienne.  Solitude, seul ou pas seul. « Tellement de monde et si peu de regards. » Bien vu. Bien crié en silence. Avec la vraie audace que seuls peuvent avoir les discrets. Regarder en face. Sans emphase. Et jusqu’à la sereine et inattendue harmonie. L’auteur fait un clin d’œil alors à Apollinaire pour le crépuscule de « Zone ». Mais on pense surtout à la dernière phrase, magnifique, du Désert des Tartares de Dino Buzzati, de celui qui a tout perdu, pas seulement la vie, mais ses espérances les plus chères : « Puis, dans l’obscurité, bien que personne ne le voie, il sourit ». François Garnier lui aussi évoque le sourire, et puis termine par « Je plaisante. » On est tout proche, en ces deux mots chargés de pudeur. Avec la dérision en plus. En dépit (ou à cause) de cela, il faut imaginer François Garnier « presque » heureux.

Taille douce est un livre sur la solitude et sur la mort. À le lire pourtant, le lecteur se sent moins seul. Et un peu plus vivant. Extrait de la préface de François David

Les auteurs : François Garnier est né en Normandie, à Verneuil-sur-Avre, en 1965. Il vit dans la vallée de la Loire où il exerce le métier de bibliothécaire. Passionné de numérique et de culture libre. Auteur de littérature artisanale notamment chez le même éditeur Carnet du retour à la terre (1996), Dans la toile (1999).

David Morichon, imagiste, est né en 1974 à Romorantin. À la fin de ses études en communication visuelle à Blois, il est sélectionné pour figurer dans le catalogue de la foire du livre jeunesse à Bologne. Ainsi, suivront diverses commandes pour l’édition jeunesse. Depuis, il réalise toute sortes d’images pour les enfants et les adultes.

Appunti stretti

Appunti stretti

de Jean-Louis JACQUIER-ROUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/11/2015 | 12,00 €

Le livre : Comme un long coucher de soleil estival, déclinant lentement dans la violence de son rayonnement, la poésie de Jean-Louis Jacquier-Roux nous entraîne vers un automne plus humain que climatique, et cherche dans autrui son reflet d’un regard impatient et d’un œil bienveillant.

Jean-Louis Jacquier-Roux connaît l’Italie centrale mieux que la plupart des Italiens. Curieux, inquiet, des années durant il a arpenté les bourgs médiévaux en ruine et les cités fortifiées sans rien changer à son programme. Le hasard de la conjoncture lui est souvent imposé par les « accidents du voyage » : fausses routes, édifices vus de loin, rencontres à l’improviste dans les rues. On a vraiment l’impression que de tout cela il réussit à puiser sa présence au monde, son rapport violent avec ce en quoi il s’immerge.

Le regard de ce poète sur la vie est compassionnel, continuellement à l’affût : la « marche sur les œufs », qui évoque un respect silencieux et sacré devant les pierres d’Assise, sa confrontation diabolique avec l’impossibilité de sauver, à chaque réveil, quelque chose de plus solide que « les plantes et les arbustes ». Une lutte au cours de laquelle il aperçoit à l’autre bout de la corde un Dieu présent et muet. C’est un combat entre la difficulté de vivre et l’amour de la vie. Extrait de la préface de Damiano Grasselli

Les auteurs : Jean-Louis Jacquier-Roux est né en 1947 dans l’Isère. Il est l’auteur d’une vingtaine de recueils et d’ouvrages (poésies, nouvelles, essais). Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune Missiano, Th. R., 1953 et Foulées douces. Chez d’autres éditeurs : Peau de banane, nouvelles, La Passe du vent, 2004 ; Il ferait beau voir, Pré#Carré, 2007 ; Textes dans la N.R.F., Brèves, Europe. Collabore à la revue Décharge depuis 2002.

Guy Béjoint est né en 1942. Enseignant à la retraite il vit à Oyonnax dans l’Ain. Travaillant principalement à la gouache sur papier, il montre ses réalisations dans des expositions personnelles et collectives.

Bestioleries poétiques

Bestioleries poétiques

de Georges CATHALO

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 17/11/2015 | 12,00 €

Le livre : « Ah ! Oui alors ! Parlons-en de la poésie ! ». Et des poètes. Ce que Georges Cathalo fait avec compétence, causticité et humour. À la manière des « moralistes » du XVII° siècle français (Pascal, La Bruyère,…) dont il renouvelle la langue tout en reprenant à son compte les qualités d'exigence, de précision et de clarté. Ses « Bestioleries poétiques » se lisent d'un trait tout d'abord, et puis on revient sur tel ou tel aphorisme pour en apprécier davantage soit la flèche dans la cible, soit le tracé d'un « caractère » auquel il taille un costume sur mesure, soit encore la saveur de la formule pour le plaisir de la langue. (Louis Dubost, extrait de la préface)

Les auteurs : Né le 22 décembre 1947 à Albi, Georges Cathalo a passé toute son enfance dans la campagne tarnaise avant de devenir instituteur. Il vit depuis lors à Saint-Vincent, non loin de Toulouse.

Claudine Goux est née en 1945 à Niort. Elle a illustré chez divers éditeurs de nombreux recueils consacrés à un poète, souvent un poète ami. Expose depuis 1980 en France et à l’étranger.

Autre chose

Autre chose

de Thomas VINAU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/06/2015 | 12,00 €

Le livre : (…) À quoi bon vouloir introduire, prévenir, analyser, « dé crypter » (la tendance actuelle des pseudo-journalistes de l’info !) cet « autre chose » ? Le lecteur n’est pas un idiot. Il poussera la porte, posera le pied dans un monde qui, au début, pourra lui paraître bizarroïde. Il découvrira un univers pas bien grand, mais profond, où l’incongru flirte avec le comique, le tragique avec la légèreté, l’angoisse avec l’émerveillement. Celui que j’ai appelé une fois, dans un article, « le loustic », est décidément un drôle de zigoto. Il a le don de surprendre, d’intriguer son lecteur. Voire de l’énerver ou de l’agacer. Je me dis qu’il a sans doute trop ten-dance à se retourner dans son lit, la nuit. Pas si serein que ça ? Dommage ! Car il sait capter, en douceur, les perles rares du bonheur, ce « temps qui se mesure en tendresse » comme dans ce très beau texte, « La luzerne ». François de Cornière (extrait de Ceci n’est pas une préface)

 

Les auteurs : Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse. Habite dans le sud avec sa petite famille. S’intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Écrit des textes courts et des livres petits, notamment « Trappeur » en 2008 dans la collection Dessert des éditions Les Carnets du Dessert de Lune. Romans (Alma éditeur, 10/18), Jeunesse (Motus, Donner à Voir), Poésies (Pédalo Ivre, Gros Textes, Cousu Main, et plein d’autres). Son blog : etc-iste.blogspot.fr

Aaron Clarke est une invention travailleuse. En marge de sa peinture, il collabore avec de nombreux auteurs (livres, livres d’artistes). Son site : www.tessons.net

 

Mordre la neige

Mordre la neige

de Anna DE SANDRE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/06/2015 | 13,00 €

Le livre : Anna de Sandre écrit comme on marcherait sur la pointe des pieds, elle écrit la vie comme elle est – du glissement de sens pudique au terme cru, rien n’est là sans sa justification profonde. Elle colonise les mots histoire qu’ils ne se figent pas dans la neige et va chercher ses protagonistes dans des pays qui n’existent que dans ses poèmes. Parfois on entend le craquement d’un cadavre d’oiseau gelé écrasé  par  le premier  pas mal  assuré du  matin, ou le froissement d’une étoffe quand de la manche quelqu’un essuie la buée sur un carreau de cuisine – en arrière-plan se mélangent l’odeur chaude d’une lessive et celle de la tête de veau ravigote des voisins. Ça craque comme la glace au souffle des premières brises de mars, ça frissonne comme feuilles au vent, ça sent l’érotisme gourmand, le corps-à-corps des mots dont la graphie mêle les sens quand les allitérations font commerce de volupté langagière et réveillent l’esprit aux aguets de ce que l’on met de soi dans la lecture. Astrid Waliszek (extrait de la préface)

Les auteurs : Écrivaine, conseillère littéraire et ancienne libraire, Anna de Sandre vit dans le Sud-Ouest où elle écrit des romans, des nouvelles, de la poésie et des albums indifféremment en jeunesse et chez les grandes personnes. Son premier recueil de poésie Un régal d’herbes mouillées a été publié en 2012 chez le même éditeur.

Francesco Pittau, né de parents inconnus et qui le sont restés (sauf de leurs voisins, amis, etc) a commencé à écrire, un jour, et s’arrêtera probablement un autre jour. Il espère voir encore une trentaine de 29 février. Son premier roman Tête-Dure a été publié en 2015 chez le même éditeur.

 

(Sport)

(Sport)

de MARCELLA & PéPéE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/06/2015 | 11,00 €

Le livre :

Mécanique perpétuelle du corps qui avance, position de l’écrivaine sur les starking-blocs du verbe poétique prêt à s’élancer dans la grande course du sens.

Pour traverser la vie Marcella en phrases courtes comme des respirations rythmées, passe du très grand au très petit, de l’humanité aux poissons rouges, des étoiles au battement des cils.

Pépée chorégraphie les mots de Marcella. En cases colorées elle décompose la phrase en mouvement du corps, gros plan, séquences, elle filme (SPORT) à l’encre (technique : crayons et pinceaux, par ordinateur).

Echauffement, étirements, prêt pour la lecture ? Perrine Le Querrec (extrait de la préface)

Les auteurs : Marcella est écrivain. Elle écrit pour des marques, des enseignes, des institutions, des agences qui communiquent, des agences de relations très publiques. Elle écrit des chroniques pour des blogs et des magazines, des livres poétiques et pas poétiques. Elle écrit la vie, la vôtre, la nôtre : lumineuse et tragique, dérisoire et glorieuse, parfois si légère, souvent audacieuse. Elle a créé le bureau de marcella, premier bureau des mots beaux de la terre. Son site : http://www.bureaudemarcella.com

Pépée est une « jeune » illustratrice d’à peine 40 ans passionnée de dessin. Après une carrière dans l’éditorial et la communication, elle en fait son VRAI métier de tous les jours et nous parle de la tragi-comédie de la vie à travers des dessins hauts en couleur.? pépée dessine tout et sur tout, avec le décalage et l’humour nécessaires à la survie de notre espèce. ?Son site : http://www.bypepee.com

 

Sillages improbables

Sillages improbables

de Véronique JOYAUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/06/2015 | 12,00 €

Le livre : extrait

Les mots galets sur la plage

polis par la mer

abandonnés sur le sable

doux à la main comme le galbe d’une jambe

 

Les mots ne demandent qu’à se dire

Et j’ai le goût des mots

polis par la mer

Je connais leur couleur leur musique

et je les lirai jusqu’au terme de ma vie

comme un habit de silence

un manteau de soleil

Quel sera mon dernier mot ?

Les auteurs : Véronique Joyaux est née en 1953 à Nantes. Elle est enseignante à Poitiers, s’adonne à la poésie et à des compositions textiles (broderies mixtes à partir des calligraphies d’Hassan Massoudy). Elle aime/souhaite travailler avec des plasticiens et peintres (nombreux textes d’expositions). Elle figure dans l’Anthologie de la poésie française, Seghers 2007. 

Claude Perchenet est née en 1952 en Seine et Marne. Autodidacte, elle a travaillé pour des décors de films, de théâtre et d’opéra, et des scénographies d’expositions des années 80 à 2001. Elle a commencé à réaliser des tableaux textiles en 1995 et s’y consacre entièrement depuis 2001.

Le violon pisse sur son powète

Le violon pisse sur son powète

de Eric DEJAEGER

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/06/2015 | 6,00 €

Le livre : extrait

Le powète ose traverser quand le feu est rouge : il sait, lui, qu’il est immortel.

ø

Quand le powète s’endort, les étoiles en profitent pour souffler un peu.

ø

Pleine lune ! Les powètes vont surpowéter !

ø

Quand le powète pète dans sa clarinette, ça ne fait que du vent.

 

Les auteurs : Éric Dejaeger (Charleroi, 1958 — ?, 20**) est tombé dans la littérature dès qu’il a appris à lire. Bibliophage, revuiste (Microbe depuis 2000), traducteur, il lui arrive aussi d’écrire quand il estime avoir quelque chose de potache à raconter, passant sans problème du roman à l’aphorisme, du po(w)ème à la nouvelle. Il est membre de l’aléatoire troupe très allumée « La Belgique Sauvage » et participe régulièrement à des batailles d’aphorismes avec ses amis André Stas, Jean-Philippe Querton et Paul Guiot. Son blog : http://courttoujours.hautetfort.com/

André Stas, né le 19 novembre 1949. Régent de la Chaire Fondamentale de Travaux Pratiques d’Aliénation mentale au Collège de ’Pataphysique. Est l’auteur (entre autres) de : Demain, on phrase gratis !, Cactus inébranlable, 2015, Le Pas sage à l’acte, Cactus inébranlable, 2014, Les nègres du Kilimandjaro, Au Crayon qui tue, 2012, Collages, 100 Titres & Yellow Now, 2012, Ubu roi ou la Disparition du tyran polonais, Au Crayon qui tue, 2010.

Dorures légères sur l'estran

Dorures légères sur l'estran

de Patrick DEVAUX

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 12,00 €

 

Préface. Sébastien et Nathalie se sont rencontrés par hasard, entre deux bourrasques, dans Les mouettes d’Ostende. Ils sont toujours dans cette ville côtière qui vivote au va-et-vient de la mer, cité squattée par les mouettes, hantée par les personnages grimaçants de James Ensor, intoxiquée par la voix rauque d’Arno. Nathalie s’essaie au collage. Elle découpe des nuages qu’elle colle sur la vitre qui s’ouvre vers le ciel immaculé. « Elle se dit qu’on rêve comme on peut. Mais qu’on doit rêver. » Sébastien ne peint plus. « Il est absent à nourrir ses rêves », n’est « jamais vraiment là, toujours un peu ailleurs. » Un nouveau protagoniste vient s’immiscer dans ce couple qui n’en est pas encore vraiment un : Bangkok, la ville au Bouddha d’or, la cité débordante de vie, loin de l’Ostende moribonde. Qui l’emportera ? Ostende-la-Morte ou Bangkok-la-Pétillante ? L’amour de l’autre ou l’amour du prochain ? Patrick Devaux est un poète. Un vrai poète. Pas un de ces m’as-tu-vu qui verticalisent du fait divers et tentent de se faire passer pour. Et quand Patrick s’attaque à la prose, le poète, le vrai, n’est jamais loin. © Éric Dejaeger

Les auteurs : Patrick Devaux est né à Mouscron en 1953, élevé par des grands-parents maternels, artisans-entrepreneurs en toiture, lesquels lui ont donné le goût de l'action et de la liberté. Les rencontres de la poétesse Kathleen Van Melle (1964-1988)  et de son père Paul, écrivain et éditeur sont déterminantes dans son parcours littéraire. Une carrière quasi entière dans le secteur bancaire lui a donné le sens et le plaisir des contacts. Écrit, peint et voyage, surtout en Asie, le continent de Bouddha.

Claude Donnay vit à Dinant. Poète, animateur de la Revue et des Éditions Bleu d'Encre. Joue parfois aussi du pinceau sur papier ou sur toile.

Ne vous inquiétez plus c'est la guerre

Ne vous inquiétez plus c'est la guerre

de Daniel FANO

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 12,00 €

Au sommaire : Marilyn Monroe en mauvaise posture, le supertanker capturé par les pirates somaliens, le majordome de Monsieur Hitler qui donne finalement toute satisfaction au camarade Staline, la tortue qui fait peur à Fidel Castro, la guerre des soutiens-gorges à cause d’un seul Japonais, quatre petits cannibales qui ont mal au cœur, Nicole Kidman en pleine crise de Botox… et ce n’est pas tout.

De 2004 à 2009, Daniel Fano a publié aux Carnets du Dessert de Lune un cycle de quatre chroniques (L’Année de la dernière chance, Le Privilège du fou, Sur les ruines de l’Europe, La Vie est un cheval mort) décrivant une humanité qui court après un bonheur essentiellement publicitaire et appelle de ses vœux toutes les catastrophes possibles… y compris sa propre disparition. Dans cette prose de guerre implacable, un défilé fou de célébrités traverse le fracas des informations plus ou moins truquées par les médias, un défilé d’icônes qui apparaissent comme ce qu’elles sont réellement : des marchandises à vendre, à consommer, à détruire et qui sont destinées à faire vendre, consommer, détruire aussi d’autres marchandises.

Dans Ne vous inquiétez plus c’est la guerre, sorte d’épilogue à sa tétralogie polyphonique en prise directe sur le « cauchemar de l’Histoire », Daniel Fano s’attache au sort de quelques actrices hollywoodiennes (notamment Kim Novak et surtout Marilyn Monroe) particulièrement représentatif du caractère pornographique et prostitutionnel des rapports et réseaux sociaux contemporains. Ici, pas d’illusion lyrique, pas plus d’espoir que de désespoir.

En 2009, un critique hautement perspicace parlait de « romans »à propos des titres de la tétralogie. Bien vu : si Daniel Fano n’hésite jamais à citer les poètes objectivistes  Charles Reznikoff et Louis Zukofski en tête de ses influences littéraires (en précisant qu’il les a accommodés à sa sauce nonsensique), il est évident qu’il doit aussi beaucoup à des romanciers comme John Dos Passos (Manhattan Transfer, 42e Parallèle) et Uwe Johnson (Une Année dans la vie de Gesine Cresspahl).

Les auteurs : Daniel Fano. Né en 1947, écrivain depuis 1966 (encouragé par Joyce Mansour, Henri Michaux et Dominique de Roux). A été journaliste culturel de juin 1972 à février 2007 (environ 5 000 articles publiés). Autour d’un livre « culte », Un Champion de mélancolie (Editions Unes, 1986). Trois de ses ouvrages parus aux Carnets du Dessert de Lune (L’Année de la dernière chance, Le Privilège du fou, Sur les ruines de l’Europe) lui ont valu le Prix Littérature de la Scam en 2007. Sortis chez le même éditeur, Fables et fantaisies 2003 et La Vie est un cheval mort 2009 ne sont pas non plus passés inaperçus.

Jean-François Octave. Né en 1955. Après des études d’architecture à la Cambre, il collabore au magazine Soldes-Fin de Série puis il réalise des pochettes, des posters et dessins pour les Disques du Crépuscule/Factory Benelux (Joy Division, Young Marble Giants, Tuxedomoon…). Il est professeur de l’atelier « Images dans le Milieu » IDM© à l’E.S.A. ARTS2 de Mons. http://www.jean-francois-octave.be/

 

Ostende

Ostende

de Christiane LEVêQUE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 10,00 €

Le livre (extrait de la préface) (…)Flâneuse et glaneuse, celle qui avait déjà croqué « Le Mokafé » si élégamment compose ici pour nous de petits tableaux cubistes qui viennent d'en-deçà du regard. Avec la même matière que nous avions sous les yeux, et que nous avons négligée. Comme nous négligeons les coquillages imparfaits dont d’autres font des bijoux.

L’inconnu que nous avons croisé cet hiver sur la digue, accent marqué, bonnet de guingois, il est là. Je l’avais vu et oublié. L’enfant de l’été, attendrissant et insupportable, qui a reçu une plage entière de sable dans l’œil et réclamera consolation, il est là. Le petit couple tactile qui partage une tasse de café, il est là. Et l’ami disparu, de quelque saison qu’il fût, qui passe ses doigts de vent dans nos cheveux, il est là aussi. Tout ce que nous avons vu et déjà oublié est dans ces pages. Sans romantisme, sans nostalgie, sans interprétation.

Entre deux laisses de mer, Christiane Levêque murmure une gymnopédie inspirée, qui semble s'épuiser au bout de l’estacade, mais qu’une malle en partance reprend, en attendant de rattraper un petit carton bleu signé Flore. Pascal Blondiau

Les auteurs : Christiane Levêque réside à Bruxelles. Elle a été professeur de pédagogie durant les quinze dernières années de sa vie d’enseignante. Elle a par ailleurs suivi une formation théâtrale au Centre d’Études Théâtrales et à la Kleine Academie. Elle est l’auteur de deux pièces de théâtre, de nouvelles, de poèmes et de petites proses poétiques. Elle a publié en 2013 Le Mokafé chez le même éditeur.

Garène vit à Bruxelles depuis 1991. Dessinatrice, céramiste, elle anime des ateliers artistiques en milieu psychiatrique et aux Ateliers de la rue Voot à Bruxelles. Auteur du Journal de Garène, illustratrice du périodique de l’association Laisse Ton Empreinte. On peut découvrir son travail  sur http://grandpapier.org/garene37 /http://garene.blogspot.com/http://dessin-agnesdevinck.blogspot.be/. Elle a illustré en 2013 Le Mokafé chez le même éditeur.

Tête-Dure

Tête-Dure

de Francesco PITTAU

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 12,00 €

Le livre (extrait) Tête-Dure soulève d’une main le bord frangé de la pesante nappe en tissu qui dissimule depuis une heure ses jeux sous la table. Il aime bien se planquer sous ce plafond de bois, se ramasser sur lui-même, les genoux talés par le balatum ; il a l’impression d’être dans une caverne. Il y fait sombre et paisible. Et puis, surtout, sous la table, tout devient possible, tout est vraisemblable puisqu’il le décide ; sous la table, il maîtrise le monde : l’herbe peut pousser, le bison paître, le cheval galoper sans se fatiguer, les morts se relever même après un coup de tomahawk. Le sang est vert ou bleu, rarement rouge.

Les auteurs : Né de parents inconnus et qui le sont restés (sauf de leurs voisins, amis, etc) Francesco Pittau a commencé à écrire, un jour, et s’arrêtera probablement un autre jour. Il espère voir encore une trentaine de 29 février. Il a publié chez le même éditeur « Une pluie d’écureuils, vie et oracles de Maître K’ong », « Une maison vide dans l’estomac ».

Lélio Pittau est né un 30 août, veille de rentrée des classes. Il en garde à tout jamais une sainte horreur de l’école et de l’autorité. Il dessine depuis qu’il est haut comme trois pommes, et aujourd’hui qu’il est haut comme trente pommes, il continue. Entre deux dessins, il fait de la musique.

 

Jours de liesse

Jours de liesse

de Saïd MOHAMED

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 13,00 €

Le livre : (extrait de la préface) Le cours du fleuve ne renonce pas à son lit. Saïd Mohamed écrit le peuple avec brutalité, crudité, férocité. Les pauvres sont des gueux, des mendiants, des loqueteux. Les pauvres sont des femelles et des putains. Il décrit impitoyablement ces hommes et femmes perclus dans leur misère. Ce n’est pas pour se mettre à l’écart ou les prendre de haut, bien au contraire, il s’inclut dans cette masse sordide pour mieux en tirer les ferments de splendeur qu’il sait y dénicher. Qui mieux que Saïd décrira l’âpreté de la vie, dans ses contradictions intestines, avec ses horreurs et ses beautés ? (…)

Marrakech, Paris, Istanbul, New York… métropoles saisonnières de l’univers, Saïd Mohamed court le globe, sa poésie blottie dans le havresac. Je n’ai peur de rien dans ce monde. Les hommes ont la même destination. Extrait de la préface de Jacques Morin

Les auteurs: Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, chômeur, enseignant. Il a obtenu le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes et le Prix CoPo 2014 pour L’éponge des mots.

Coline Bruges-Renard est née en 1952. Après des études d’arts graphiques et d’arts plastiques, elle s’est consacrée à la peinture et au dessin tout en enseignant à l’École Estienne. Depuis 2012, installation d’un atelier de sérigraphie et mise en place de deux structures de micro-édition (Odonata édition et Dérive Hâtive édition). Expose régulièrement depuis 2000.

Pieds nus dans R.

Pieds nus dans R.

de Perrine LE QUERREC

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 26/02/2015 | 5,00 €

Le livre (extrait) (…)Voulait-il à R. infléchir son destin, de la pointe de son pied le retourner à son avantage, montrer non plus son dos mais sa panse exposée aux regards aux critiques aux évanouissements, car quelle impudeur, ce nudisme, deux pieds, nus de chair de veines et d’os, des pieds sans semblants sans artifices ni parures, avancer ainsi, dans les rues de R., à la vue de tous et chacun, les bons citoyens de R. aux prises avec cette vision insupportable, crue cruelle mordante miraculeuse. (…)

Les auteurs : Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968. Ses rencontres avec de nombreux artistes et sa passion pour l’art nourrissent ses propres créations littéraires et photographiques. Elle a publié chez le même éditeur Coups de ciseaux, Bec & Ongles (adapté pour le théâtre par la Compagnie Patte Blanche), Traverser le parc et La Patagonie. Elle vit et travaille à Paris comme recherchiste indépendante.

Derek Munn est né en Angleterre en 1956. Installé en France en 1988, il a enseigné l’anglais dans une école de langues à Paris pendant six ans. En 1994, il a déménagé dans le Sud-Ouest. Il a publié Mon cri de Tarzan, Laureli/Léo Scheer, Un paysage ordinaire, Christophe Lucquin Éditeur.

La Patagonie

La Patagonie

de Perrine LE QUERREC

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 24/10/2014 | 13,00 €

De livre en livre, l’auteure du Plancher (2013) n’en finit pas d’inventer sa propre langue, son propre alphabet, construit à l’écart, en bas des marges. Une bataille rangée. Menée bec et ongles. À coups de ciseaux. Des textes bruts, sans concessions, qui interrogent nos réalités subjectives et s’apparentent à ce que Patrick Chamoiseau appelait de ses vœux en invitant les auteurs de demain à laisser tomber les codes habituels pour expérimenter « des organismes narratifs infiniment complexes (…) en opérant des saisies de perceptions qui nous confrontent à l’indicible à l’incertain à l’obscur.» (Extrait de la préface, Jean-Marc Flahaut)

L’auteur :  Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968. Ses rencontres avec de nombreux artistes et sa passion pour l’art nourrissent ses propres créations littéraires et photographiques. Elle a publié chez le même éditeur Coups de ciseaux, Bec & Ongles (adapté pour le théâtre par la Compagnie Patte Blanche) et Traverser le parc. Elle vit et travaille à Paris comme recherchiste indépendante. http://entre-sort.blogspot.be/

Prova d'orchestra

Prova d'orchestra

de Michaël GLÜCK

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 24/10/2014 | 7,00 €

Voici un petit livre plein de vivacité. Un livre pétillant. Dans le registre musical qu’il semble connaître très bien, Mickaël Glück nous livre des textes brefs où l’apparente spontanéité n’interdit pas la réflexion. L’humour participe de l’intérêt de ces textes : brèves, remarques, aphorismes, annotations qui composent une partition cohérente et plaisante dotée d’une charge d’humanité tantôt grave, tantôt légère. © Alain Boudet

 

Les auteurs :  Michaël Glück est né vers la fin de la première moitié du siècle dernier est encore, croit-il, vivant. A été enseignant, lecteur et traducteur, directeur d’un théâtre, dramaturge associé à une compagnie de théâtre. Se consacre essentiellement à l’écriture depuis une vingtaine d’années. Multiples collaborations artistiques, théâtre, danse, marionnettes, arts plastiques musique, cinéma, vidéo... https://www.facebook.com/michael.gluck.7777/about Pascaline Boura exerce depuis 1993, le métier d’éducatrice de jeunes enfants à temps complet. Elle étudie l’art par correspondance avec le CNED en 2011. Elle présente son travail depuis 2011. Expose en 2014 à la librairie L’Eternel Retour à Paris, en 2013 à La Lucarne des écrivains à Paris. Ses travaux sont choisis en couvertures d’ouvrage et en livres d’artistes. http://www.maisondumiroir.com/

 

Passage

Passage

de François DAVID

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 24/10/2014 | 11,00 €

François David, poète prolixe, s’adresse à nous, à tous, autour des grandes questions existentielles. Il aborde ici avec « Passage », le plus grave, le plus dramatique, le plus inquiétant et surtout le plus énigmatique des sujets : la mort – le passage entre la vie et la mort – passer de vie à trépas…

Avec une extrême simplicité syntaxique et lexicale, chaque texte donne laconiquement l’essentiel de son propos. En quelques mots, c’est la vie puis au-delà de ce passage : la mort, « bien embarqué/mal embarqué/de toute manière/le débarquement ».

L’illustration de Consuelo de Mont-Marin, très simple, au trait, dédramatise encore l’ensemble. Ce sont de petites caricatures atteignant l’universel humain, des dessins très stylisés cependant très expressifs, sobres, ludiques avec le même type d’humour que Sempé mais simplifiés à l’extrême qui brossent des saynètes humoristiques accompagnant sans redondance les textes de François David. Extrait de la préface de Luce Guilbaud

Les auteurs : François David. Auteur d’une centaine de titres, il écrit dans des genres divers. Ses livres, souvent primés, sont traduits dans de nombreux pays. Plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le théâtre, en France et à l’étranger. François David est aussi auteur de pièces radiophoniques et créateur de livres-objets. Il a publié chez le même éditeur Vole Vole Vole. Il anime depuis 1988 les Éditions Møtus. http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/1720-francois-david. Consuelo de Mont-Marin. Illustratrice, Escultora. Peintre. Elle a exposé en France à Paris, au Touquet, à Vence et Saint-Paul-de-Vence. À L’étranger en Norvège à Stavanger, en Allemagne à Berlin et dans des expositions collectives en Italie à Milan, au Japon et en France, à Nice et à Paris. Elle a illustré dans la collection jeunesse Laluneestlà Vole Vole Vole de François David. http://www.ricochet-jeunes.org/illustrateurs/recherche/1120-consuelo-de-mont-marin

 

Grains de fables de mon sablier

Grains de fables de mon sablier

de Jean-François MATHÉ

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/10/2014 | 10,00 €

Le livre : extrait

De la prune à la lune

J’aurais bien vécu pour des prunes,

Mais mes pruniers n’en avaient point.

Alors j’ai décroché la lune

Pendue comme une prune au loin.

Quand je revins avec la lune,

J’en fis une tarte à maman :

C’est moins bon que la tarte aux prunes

Et ça jaunit longtemps les dents.

Maintenant que la nuit est brune,

Que nous reste-t-il, sinon rien ?

Le ciel n’aura pas plus de lune

Que de prune n’a le jardin.

 

Les auteurs : Jean-François Mathé est né dans l’Indre en 1950. Professeur agrégé de lettres modernes en lycée, il a partagé son temps entre la passion pour son métier, la passion de la poésie, celle du dessin d’humour et celle de la chanson. Marié, une fille et deux petites-filles. Il a pris sa retraite en 2010 et vit dans un village du Poitou. Il a reçu en 2013 le Grand Prix International de Poésie Guillevic-Ville de Saint-Malo pour l’ensemble de son œuvre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François_Mathé. Charlotte Berghman a fait ses études à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, option illustration. Sa formation complétée d’un C.A.P lui permet d’enseigner l’art plastique. Actuellement, elle travaille comme animatrice artistique à mi-temps dans une maison de quartier. Elle reste ouverte à d’autres lieux comme maisons de jeunes, C.E.C,… Pour elle, l’illustration et l’animation sont intimement liées. On peut suivre son travail sur http://cha-berghman.blogspot.be/

Le moi chronique

Le moi chronique

de COLLECTIF

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 27/06/2014 | 15,00 €

 

(extrait de la préface)
 
Le lecteur de Jean-Pierre Georges ne sait pas toujours s’il doit rire ou pleurer et c’est là le don de l’artiste ès poésie, s’il nous remue beaucoup, s’il nous secoue, jamais le poète de l’ennui ne nous ennuie. Offrez-vous Le moi chronique et les œuvres complètes dans la foulée, parlez-en autour de vous, faites-en cadeau à vos proches, à vos lointains, vous ne le regretterez pas… (Valérie Rouzeau)
 
Les auteurs
Jean-Pierre Georges est né en 1949 à Chinon. Il a publié plusieurs livres aux éditions Le Dé Bleu, Tarabuste, La Bartavelle et Multiples.
 
Jean-Gilles Badaire est né à Bourges en 1951. Il vit et travaille à côté de Chambord à Huisseau-sur-Cosson. Expositions collectives et personnelles depuis 1990. Il accompagne depuis plusieurs années les livres de nombreux auteurs.
Quand le vent chante

Quand le vent chante

de Sylvie DURBEC & Pierre SOLETTI

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 25/06/2014 | 8,00 €

 

Quand le vent chante est le 9e titre de la collection Lalunestlà, un petit livre qui vous souffle, souffle ses poèmes au creux de l’oreille.

Pierre Soletti est un tricoteur de mots, bidouilleur de sons, tripatouilleur d’encres diverses (de celles qui s’obstinent longtemps sur les doigts…). Il a publié des livres pour la jeunesse, notamment Comptines qui collent aux doigts chez Asphodèle, J’aime aux éditions Møtus ou encore Je travaille pas, dans la collection Petit VA ! (édité par le Centre de Créations pour l’Enfance de Tinqueux). Il confectionne des expositions, illustre des livres pour lui-même parfois mais surtout pour les autres et fait des lectures publiques… Il a publié chez le même éditeur J’aurais voulu t’écrire un poème, 2008 Je dirais que j’ai raté le train, 2011.

Après ses études à Aix-en-Provence, Sylvie Durbec est devenue professeur de lettres jusqu’en 2006. Elle écrit depuis plusieurs années (poésie, théâtre, littérature jeunesse, romans). Elle expose également son travail plastique. Elle vit à Boulbon avec son mari dans un vieux moulin où elle a ouvert « La petite librairie des champs » où sont régulièrement organisées des rencontres, lectures d’auteurs, des ateliers et des expositions. Elle a publié chez le même éditeur Chaussures vides/Scarpe Vuote, 2010 Parfois silence, (collection Dessert), 2011

 

Les rues pluvieuses n'iront pas au ciel

Les rues pluvieuses n'iront pas au ciel

de Michel BOURçON & Jean-Claude PIROTTE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 25/06/2014 | 12,00 €

Le livre : Tôt éveillé à l’écoute d’autrui, l’auteur se complaît dans une sorte de machination du monde, mais une « claire » machination, laquelle tinte à nos oreilles et nous stimule la vue. Il s’agit plus précisément de cinéma poétique quand Michel Bourçon songe à la femme. L’infiniment petit n’est pas épargné d’observation, le poète clignant des yeux en évoquant les caniveaux qui débordent jusqu’aux nuages « suicidés », tout cela avec l’esprit du dormeur en situation comme en recul (univers photographique avec des longueurs et même des langueurs de champ). Tout est miroir et, en même temps, tout est démenti, y compris notre propre solitude suspendue dans la ville entre les fleurs, les hirondelles et les pots d’échappement ! Parfois l’interrogation perpétuelle se fait angoissante dans une ambiance précisément découpée au très fin de l’Universel. On hésite entre le sourire et le masque, l’arrêt cardiaque ou la pluie qui ravive un tic-tac à l’état latent, comme quand on attend quelqu’un pour toujours en sachant parfaitement qu’il (qu’elle) ne va plus jamais venir. Cet ouvrage nous inspire une réalité de paliers et d’ascenseurs qui ne voisinent pas entre eux mais où la moindre parcelle d’Humanité trouve éclat à travers pratiquement n’importe quel prétexte.

Les auteurs :

Michel Bourçon est né en 1963, à Nevers, ville où il vit et travaille. Il a publié de nombreux recueils de poésie notamment chez Polder, L’arbre à Paroles, Franche Lippée, pré # carré, Gros Textes, Le Dé Bleu, Les Arêtes, Potentille et chez le même éditeur, Carnet de petits riens, Vivre est tout près et Quelque chose comme la paix le calme.

Jean-Claude Pirotte, est un écrivain, poète et peintre belge né en 1939 à Namur et décédé en 2014. Prix Victor Rossel en 1986 et Prix Goncourt de la poésie en 2012 pour l’ensemble de son œuvre, il a publié au fil des années une cinquantaine de livres, des articles, des poèmes et illustré plusieurs livres d’autres écrivains.

Chroniques des faits

Chroniques des faits

de Pierre AUTIN-GRENIER

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/03/2014 | 12,00 €

 

Le livre :

Publiées en 1992 par Jean Le Mauve, à l’enseigne des éditions de l’Arbre, ces Chroniques des faits, enrichies d’illustrations originales de Georges Rubel et, en frontispice, d'un portrait de l'auteur par Ronan Barrot, nous entraînent vers un espoir perdu, un doute qui prend la forme d’un monstre, des charlatans aux questions absurdes, un moine fourbe, un chien noir qui erre, rêve ; de folles ambitions, des mensonges, une envie de liberté et, derrière les mots du poète et les images de l’illustrateur, un incessant appel à la révolte.

Les auteurs :

Pierre Autin-Grenier est né à Lyon à la Saint-Isidore, au siècle dernier. Il bruinait légèrement sur les quais de Saône. Auteur de poèmes en prose, nouvelles, récits et textes courts d’autofiction, même si on rit franchement à la lecture de ses livres, la rage de vivre dans un monde où la fraternité n’a plus beaucoup de sens pointe souvent derrière l’autodérision, la joyeuse gouaille et les phrases cinglantes avec lesquelles il aborde le quotidien le plus banal.

Georges Rubel est né à Paris en 1945. Élève de Jacques Moreau, dit Le Maréchal, qui lui apporte, de 1963 à 1965, les premières notions de l’art du peintre et du graveur. À partir de 1972, il fréquente les cours du soir pour adultes de la Ville de Paris, plus particulièrement l’atelier du maître graveur Jean Delpech. Depuis 1974 jusqu’à ce jour, il participe à nombre d’expositions collectives, tant en France qu’à l’étranger.

Poèmes pour sourigoler

Poèmes pour sourigoler

de Alain BOUDET

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2014 | 10,00 €

 

Le livre : Dans le même état d’esprit que Poèmes pour sautijouer, ce recueil propose 25 poèmes accompagnés chacun d’un dessin en couleur. C’est frais, ça sautille, ça lézarde, ça chaloupe un peu dans les mots… Des textes qui réjouissent autant les enfants (même jeunes) que les adultes qui les lisent…

Les auteurs: Alain Boudet est né dans la Sarthe en 1950. Marié, père de trois filles, grand-père comblé, il vit à Louplande, dans la campagne sarthoise. Soucieux de rapprocher la poésie de ses publics (qui trop souvent s’ignorent), il multiplie depuis plus de quarante ans les occasions de faire connaître ceux qui, aujourd’hui, font la poésie : poètes, éditeurs, lecteurs. Pour cela, il a fondé les éditions Donner à Voir qui publient de la poésie ainsi que l’association des Amis de Printemps Poétiques qui organisent depuis 30 ans un festival de poésie en milieu rural et, ces dernières années, un Salon des livres de poésie et de ceux qui les font. Il a publié une trentaine de recueils et chez le même éditeur « Poèmes pour sautijouer », en 2010, prix « Mon poète à moi » de la ville de Chinon en 2011. Il anime un site consacré à la poésie contemporaine : La Toile de l’Un http://amb.boudet.perso.sfr.fr/index.htm

Huguette Cormier est peintre. Elle est originaire de La Sarthe et profite désormais de la retraite pour exercer pleinement son art. Avant la peinture, c’est le dessin qui l’a amenée à illustrer plusieurs recueils de poèmes : « Poèmes pour ma dent creuse » de Joël Sadeler, « Lune mon amie », « Poèmes pour sautijouer » d’Alain Boudet, tous les deux membres de l’association « Donner à voir ». Ses petits dessins font écho à une poésie ludique, empreinte de tendresse et d’humour complice. Ses « Échos graphiques » accompagnent « Jeune fille au sourcil de coriandre » (décembre 2004) et « Proximité de l’oiseau » (décembre 2009) de Jean-François Franchet, recueils édités par « Donner à voir ». On peut découvrir son travail de plasticienne sur son blog, La mine du chat : http://lamineduchat.blogspot.fr

Paris me des kids

Paris me des kids

de marcella - pépée

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2014 | 8,00 €

 

Le livre : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l’avez jamais vue. Couleurs pop et graphisme dynamique, les deux auteures revisitent l’emblème de Paris. La géante de fer au gris austère s’habille en rouge, en jaune, en bleu. Et se transforme en symbole de gaieté. Paris Me des Kids, un petit livre d’art, de mots et de couleurs à emporter partout… Un livre créatif qui laisse place à l’inventivité des enfants.

Pour plus d’information sur le concept Paris Me et son pendant réservé aux enfants, le « PARIS ME des kids » : http://parismeleblog.wordpress.com/

Les auteures:

Marcella est écrivain. Elle écrit pour des marques, des enseignes, des institutions, des agences qui communiquent, des agences de relations très publiques. Elle écrit des chroniques pour des blogs et des magazines, des livres poétiques et pas poétiques. Elle écrit la vie, la vôtre, la nôtre : lumineuse et tragique, dérisoire et glorieuse, parfois si légère, souvent audacieuse. Elle a créé le Bureau de Marcella, premier bureau des mots beaux de la terre. Son site : http://www.bureaudemarcella.com

Pépée est une « jeune » illustratrice d’à peine 40 ans passionnée de dessin. Après une carrière dans l’éditorial et la communication, elle en fait son VRAI métier de tous les jours et nous parle de la tragi-comédie de la vie à travers des dessins hauts en couleur.?Pépée dessine tout et sur tout, avec le décalage et l’humour nécessaires à la survie de notre espèce.?Son site : http://www.bypépée.com

Démolition

Démolition

de Jean-Christophe BELLEVEAUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/11/2013 | 11,00 €

Le livre : (extrait de l’avant-propos de Jean-Jacques Marimbert)

Au cœur du volcan où surgit l'innommable en-deçà des mots en-deçà du monde en son débordement là nous plonge le poète égaré mais non juste à l'écoute de ce qui gît au fond de la bouche encore fermée aussi béante

démolition mise à bas oui mais de quoi oh ne cherchez pas trop loin c'est au plus près qu'y a-t-il donc à démolir pour enfin dire ce qui est sinon le monde qui n'est rien si le soi se meurt qui n'est rien si les mots se consument

la démolition est le processus immanent à la fusion des trois mais se tenir au cœur du démoli dans le temps même de la démolition c'est ce qui importe Jean-Christophe Belleveaux empoigne tout ce qui passe se passe et il traque l'implosion la vit la goûte

comme on lèche la paroi d'une vitre pour en tester la transparence c'est que vous savez le monde est trop plein le monde est opaque lui toutes ces choses et soi ce peu qu'on scrute en sa pénombre démoli fatigué oui mais pas seulement (…)

L’auteur: Jean-Christophe Belleveaux naît par hasard en 1958 à Nevers-en-France. Se prolonge par faiblesse, notamment dans la vaine animation d'une revue de poésie, "Comme ça et autrement", durant sept années, dans de vagues études de Lettres et de langue thaï, en résidence d'écriture et lectures publiques, dans de tenaces errances à travers les fuseaux horaires et le labyrinthe existentiel. Mourra par rencontre, comme tout un chacun. Chez le même éditeur Carnets des états successifs de l’urgence,1998, La quadrature du cercle, 2006.

L’illustrateur : Yves Budin vit à Liège. Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune Visions of Miles, Visions de Kerouac, Sinnerman, 10 cartes postales en N/B, Visions of Bowie. Présentation de ses travaux passés, expos et publications présentes et futures sur www.yvesbudin.com

Carnet d'embrouillaminis

Carnet d'embrouillaminis

de Gérard SENDREY

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/11/2013 | 15,00 €

Le livre : Un des trois premiers auteurs publié au début de l'aventure éditoriale des Dessert de Lune en 1995, avec "Carnet d'aventure en chambre pour que le temps passé résiste à l'usure du temps", "Sourires d'outremer", "Le poète avait des couilles" et "Têtes de pipes au calame". Ses créations sont exposées dans de nombreux musées et galeries à travers le monde.

Avec «Carnet d’Embrouillaminis et de Melting pot» carnet de dessins en couleurs et de poèmes écrits à la main, il nous entraîne dans son univers où les mots viennent donner la cadence aux couleurs qui en connaissent un bout pour danser le rondeau. Deux fois 40 pages au format 17 x 22 cm.

L’auteur: Gérard Sendrey est né le 12 mars 1928. Il réside à Bègles dans la banlieue bordelaise. Ses œuvres picturales sont exposées à travers le monde dans de nombreux musées consacrés à l’art brut et ses apparentés, Bègles, Dicy, Lagrasse, Paris, Strasbourg, Villeneuve d’Ascq, Bruxelles, Lausanne, Zwole, Bönningheim, Vienne, Pampelune, Toronto, Carson City, Chicago, Milwaukee, New York. Il a créé le Musée de la Création Franche en 1989 à Bègles qu’il a animé jusqu’en 2009. Illustrateur de plusieurs livres de poètes et d’écrivains, il est également l’auteur de nombreux ouvrages.  En savoir plus sur l'auteur http://www.artvisceral.com/artist.asp?artistID=113

Carnet de melting pot

Carnet de melting pot

de Gérard SENDREY

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/11/2013 | 15,00 €

Le livre : Un des trois premiers auteurs publié au début de l'aventure éditoriale des Dessert de Lune en 1995, avec "Carnet d'aventure en chambre pour que le temps passé résiste à l'usure du temps", "Sourires d'outremer", "Le poète avait des couilles" et "Têtes de pipes au calame". Ses créations sont exposées dans de nombreux musées et galeries à travers le monde. Avec «Carnet de Melting pot et d’embrouillaminis» carnet de dessins en couleurs et de poèmes écrits à la main, il nous entraîne dans son univers où les mots viennent donner la cadence aux couleurs qui en connaissent un bout pour danser le rondeau. Deux fois 40 pages au format 17 x 22 cm.

L’auteur: Gérard Sendrey est né le 12 mars 1928. Il réside à Bègles dans la banlieue bordelaise. Ses œuvres picturales sont exposées à travers le monde dans de nombreux musées consacrés à l’art brut et ses apparentés, Bègles, Dicy, Lagrasse, Paris, Strasbourg, Villeneuve d’Ascq, Bruxelles, Lausanne, Zwole, Bönningheim, Vienne, Pampelune, Toronto, Carson City, Chicago, Milwaukee, New York. Il a créé le Musée de la Création Franche en 1989 à Bègles qu’il a animé jusqu’en 2009. Illustrateur de plusieurs livres de poètes et d’écrivains, il est également l’auteur de nombreux ouvrages.  En savoir plus sur l'auteur http://www.artvisceral.com/artist.asp?artistID=113

Visions of Bowie

Visions of Bowie

de Yves BUDIN

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/10/2013 | 20,00 €

 

Préface de Gille Verlant
 
En 1981, je publiais le premier livre en français sur David Bowie, dans la petite collection Rock & Folk / Albin Michel, sous une couverture dessinée par Marc Borgers, du magazine graphique & branché Soldes – Fins de série, d’après une photo de notre héros, période L’homme qui venait d'ailleurs. En 3e page j’avais collé un sous-titre un peu péteux : « Portrait de l’artiste en rock-star ». Et voilà comment ce qui était à l’origine un mémoire universitaire s’est retrouvé sur les tables de chevets de quelques dizaines de milliers de jeunes gens. Et plus encore lorsqu’il est reparu, deux ans plus tard, avec cette fois une photo du Bowie brushé-bronzé-platiné-permanenté époque « Let’s Dance », autrement dit en 1983.
Trente ans plus tard, voilà que Bowie nous est revenu, contre toute attente, après un insupportable silence, avec un album somptueux (« The Next Day »), accompagné de l’une des plus belles opérations marketing de sa carrière (le single Where Are We Now posté sur son site le jour de son 66e anniversaire, le 8 janvier 2013, le secret le plus complet autour de l’album, la totale surprise, etc.). Une opé marketing sans agence, sans budget, sans rien : juste un homme seul, que l’on croyait subclaquant et qui est venu ressusciter nos fantasmes de jeunesse, notre passion immodérée pour le spécialiste des Changes prodigieusement illustrés par Yves Budin dans les pages qui suivent : mod, hippie, mime, R’n’B, comédie, Bacall, Major Tom, Ziggy, Jean Genie, Aladdin, Halloween Jack, Thin White Duke, etc. Virevoltant et schizophrène, génial et inconsistant, cultivé et pédagogue, opportuniste et visionnaire, Bowie nous mène en bateau depuis des lustres, et nous en redemandons. Parce qu’à bord de sa goélette nous sommes traités avec une folle élégance, nous abordons des rivages inattendus, tour à tour solaires ou ténébreux. Les fans de Bowie aiment aussi ses errances et ses faiblesses, parce qu’ils savent que même à sec, le capitaine aura une illumination, il nous bluffera une fois encore, comme il n’a cessé de le faire depuis le début des seventies. Hey ! Même sur le premier album de Tin Machine on trouve deux bons morceaux, c’est dire !
Je maudis mon âge – pas facile tous les jours, d’être quinquagénaire – mais je suis heureux d’avoir vécu l’aventure Bowie en direct. Quinze ans quand il sort « Ziggy Stardust », vingt ans à la parution de « Heroes » et euh… cinquante-cinq à celle de « The Next Day ». Il est toujours là. Moi aussi, fidèle et ébloui. Et honoré que Budin l’expressionniste m’ait choisi pour cette humble préface. 
Et maintenant, place au choc des images.
 
L’auteur
Yves Budin est un dessinateur, peintre, illustrateur autodidacte né à Liège ( Belgique ), le 6 octobre 1974.
Fan de Musiques, de Littératures – bref, fan de Voyages – Yves a appris à dessiner en s’abîmant corps et âme dans la collection de B.D. de son père. La collection de livres d’Art de son frère lui a ouvert les portes de l’expressionnisme. Alberto Breccia et Hugo Pratt lui ont appris que l’on pouvait dessiner en noir et blanc. La littérature américaine l’a initié aux grands voyages; celle de la Beat Generation, au monde du Jazz.
Le cycle des « Visions » forme une trilogie qui se clôture par la réalisation de cette monographie expressionniste sur David Bowie. Bio, infos, expos et travaux : www.yvesbudin.com
 
Du même auteur, chez le même éditeur : Visions of Miles, 2007, Visions de Kerouac, 2010, Sinnerman, 2012
Série de dix cartes postales ( Johnny Cash, Nick Cave, Bob Dylan, Jimi Hendrix, Morrisey, Iggy Pop, Ramones, Lou Reed, Keith Richards,Siouxsie ), 2012
Illustrations de La quadrature du cercle de Jean-Christophe Belleveaux, 2006, 
Illustrations de Jour de Jean-Jacques Marimbert, 2013.
 
Qui va là ?

Qui va là ?

de Luce GUILBAUD

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/06/2013 | 8,00 €

 

Le livre : Qui va là ?

Qui passe là près de nous, dans les champs, dans les airs, dans les bois, dans les mers ?Les petites bêtes, les grosses bêtes, nos compagnons à plumes, à poils, à écailles, à carapace qui chantent, miaulent, couinent, barrissent ou vivent silencieux. On les connaît à leur aspect, leurs couleurs, leurs habitudes. Certains sont sympathiques, d’autres féroces. Comme nous, ils habitent la terre. En lisant ces petits poèmes en forme de devinettes, on retrouvera le nom que les hommes ont donné à chacun d’eux pour les reconnaître.

L’auteur: Luce Guilbaud vit et travaille en Vendée, poète et plasticienne, a enseigné les Arts Plastiques. Elle a exposé en France et en Allemagne. Elle illustre des recueils de poésie de ses collages et monotypes. Lectures et animations de rencontres autour de la poésie dans les écoles, les bibliothèques. Elle figure dans quelques anthologies et livres scolaires.

 

Jour

Jour

de Jean-Jacques MARIMBERT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/06/2013 | 10,00 €

 

Au pied du mur d’enceinte

il dort. Je le vois.

La mer souffle et murmure.

Matin écaille de temps égarée dans le noir.

Il a des mains d’assassin.

Un moineau sautille sur le trottoir

exsangue. Une femme luit au fond

de ses doutes oubliés. Rivages ensablés

voiles penchées sur les vies frappées

d’amnésie. Le ciel ne s’ouvre pas.

Je me mets à marcher.

L’auteur: Jean-Jacques Marimbert est né au Maroc au milieu du XXème siècle. Médecin à l’hôpital de 1977 à 1982, dans la région toulousaine, il enseigne la philosophie (1984), à l’Université de Toulouse - Le Mirail depuis 2001. Écrit et publie depuis une quinzaine d’années (nouvelles, romans, récits, fictions poétiques, essais, littérature pour la jeunesse).

L’illustrateur : Yves Budin vit à Liège. Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune Visions of Miles, Visions de Kerouac, Sinnerman. Il prépare un livre sur David Bowie. Présentation de ses travaux passés, expos et publications présentes et futures sur www.yvesbudin.com 

Travails suivi de Arrache-les-Carreaux

Travails suivi de Arrache-les-Carreaux

de Hervé BOUGEL

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/06/2013 | 11,00 €

 

Des forages verticaux dans la mémoire.

Souvent l’autobiographie ça s’étale, ça tartine, ça se Chateaubriand. Pas de ces lyrismes chez Hervé Bougel : c’est un homme à son établi ; un manuel de la pensée qui serre le temps entre ses outils. Le temps collectif : dans Petites Fadaises à la fenêtre, 365 jours durant, il en avait livré des relevés millimétrés en rapportant le monde entier aux quelques m2  de trottoir visibles du haut de sa fenêtre. La mémoire ouvrière, les aléas, les emballements du cœur, de la jeunesse et les désillusions parmi les besogneux de la vie, jadis évoqués en récit dans Les Pommarins (cette première expérience de l’usine), constituent aussi la matière brute de Travails, le point de départ des prospections. Mais là c’est radicalement autre chose. Vers ces gisements de mémoire, l’autobiographie verticale traverse la matière du temps : bouts d’objets perdus, lieux disparus, restes de refrains, de paroles, femmes et hommes et morts dans leurs noms, sédiments de l’amitié, etc. Des poésies.

 

J’espérais

Une vérité

En la poésie

Mais il me fallait

Manger régler

À la cupide

Propriétaire

Le montant de mon loyer

Sans rien qu’un pain

Sur la table de formica

Une maison vide dans l'estomac

Une maison vide dans l'estomac

de Francesco PITTAU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2013 | 12,00 €

Sur le fil à linge

Le torchon jaune

Le torchon gris

Le torchon bleu

Tremblotaient comme

De vieilles peaux

Flasques

Abandonnées après

La mue d’on ne sait

Quel animal

Né de parents inconnus et qui le sont restés (sauf de leurs voisins, amis, etc) Francesco Pittau a commencé à écrire, un jour, et s’arrêtera probablement un autre jour. Il espère voir encore une trentaine de 29 février. Il a publié en 2012 chez le même éditeur « Une pluie d’écureuils, vie et oracles de Maître K’ong »

 

Le mokafé

Le mokafé

de Christiane LEVêQUE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2013 | 10,00 €

(….) Christiane Levêque écrit ce que nous n’avons pu voir, nous qui n’étions pas au Mokafé, mais peut-être aussi ce que nous ne voyons pas, quand nous sommes aveugles, ce que nous n’entendons pas, quand nous sommes sourds, ce qui nous échappe, quand nous ne regardons pas le monde autour de nous, ces destins côtoyés et ignorés, ces reflets de nous que sont les autres, dans le miroir de l’humanité.

Christiane Levêque réside à Bruxelles. Elle a été professeur de pédagogie durant les quinze dernières années de sa vie d’enseignante. Elle a par ailleurs suivi une formation théâtrale au Centre d’Études Théâtrales et à la Kleine Academie. Elle est l’auteur de deux pièces de théâtre, de nouvelles, de poèmes et de petites proses poétiques.

Garène vit à Bruxelles depuis 1991. Dessinatrice, céramiste, elle anime des ateliers artistiques en milieu psychiatrique et aux Ateliers de la rue Voot à Bruxelles. Auteur du Journal de Garène, illustratrice du périodique de l’association Laisse Ton Empreinte. On peut découvrir son travail sur http://garene.blogspot.be/ http://grandpapier.org/les-gens http://dessin-agnesdevinck.blogspot.be/

Croqués sur le vif

Croqués sur le vif

de Chantal COULIOU

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/11/2012 | 8,00 €

Organiser le « carnaval des animaux » Quel boulot !

Rassembler les manchots et les cachalots Les vanneaux et les guillemots Leur servir une menthe à l’eau Trouver les bons mots Pour les convaincre de montrer leurs numéros Leur dire qu’ils ne seront pas de trop Dans ce joyeux méli-mélo D’animaux sous la plume de l’auteur et le crayon de l’illustrateur.

Les auteurs : Chantal Couliou, née en 1961 à Vannes, est professeur des écoles à Brest. Elle a publié des textes dans de nombreuses revues (Arpa, Friches, I.H.V., Lieux d’être, Rétroviseur, Spered Gouez,…) et dans une cinquantaine d’anthologie : L’alphabet des poètes , Rue du Monde, 2005, Nos bonheurs d’école , les Arènes, 2007, Poesia francesa de la région de Bretana , éditions VOX, 2009, Argentine, Adrénaline (haïkus) éditions Vents d’ouest, 2009, Québec, Chaque enfant est un poème , éditions Rue du monde, 2012. Elle a publié une trentaine de livres (poésie, nouvelles, pédagogie,…) Dernières publications : Au creux des îles, éditions Soc et Foc, 2012, La clé des mots (pédagogie et poésie) éditions Buissonnières, 2012, Variations autour d’une île , éditions Encres Vives, 2012. Chez le même éditeur Une poignée de mots et un peu de vent , 2009 Carnets de petits bleus à l’âme , 2004

Laurent Laurier est dessinateur illustrateur. Il vit à Brest. Il a notamment exposé au salon « Carnet de Voyage » de Brest. Il intervient aussi dans les écoles pour initier les enfants à la bande dessinée.

Entre les laps et l'ennuimonde

Entre les laps et l'ennuimonde

de Jean FOUCAULT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/11/2012 | 10,00 €

 

Comme en un samedi calme

D’autrefois

Une mouche tricote

Au coin de la fenêtre

Elle profite d’une douce lumière

On sent une odeur de pâtisserie familiale

Dans le four chaud

Des madeleines peut-être ?

Et tu attends

Dans le bonheur

Car tu as assurance d’avoir fait

Ce qu’il fallait

Et d’être à jour avec le monde.

Directeur de l’association Lignes d’écritures (Maison nomade de poésie en Picardie, ateliers d’écriture), président des éditions Corps Puce, Jean Foucault est aussi chercheur université de Cergy (littératures d’enfance et de jeunesse), coordinateur d’un réseau international dans ce domaine. Il puise son énergie dans la poésie qui est pour lui, tout simplement, « le frémissement du verbe ». http://www.jean-foucault.fr/

Brigitte Dusserre Bresson, née en 1953 dans les Hautes-Alpes, empreintes plurielles des formes de présence, en France, Émirats, Oman, Argentine, des mondes à vivre, concentrer ces mondes dans le plein de la matière gravée, imprimée, écrite lue, mise en scène, faire rayonner ici ou là ce qui nous apparaît parfois dans l’arrière chambre des êtres, des lieux, gestes de construction, l’espace d’un papier, affirme une forme de bruissements de vie.

http://www.dusserrebresson.fr/

L'éponge des mots

L'éponge des mots

de Saïd MOHAMED

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/11/2012 | 12,00 €

 

Inventer une langue nouvelle : non une trahison impudique, des mots dessins d’ailes, roulements de boogies qui courent sur la ligne et ramènent en surface les images, visages sans muscles, les formes naissant à l’espoir, la lumière précise aiguisée, l’amertume des citrons confits.

Une langue d’odeurs et de couleurs qui prolongera les moments jaillis du big-bang d’avant la forme d’homme.

Questions ajoutées aux autres questions avec pour seule réponse le doute.

Une langue dont la trame ne soit un autre bâillon pour étouffer dans la folle course à l’ordinaire.

 

Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, chômeur, enseignant. Il a obtenu : Le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes. Chez le même éditeur il a publié Souffles en 2006.

Bénédicte Mercier pratique en autodidacte la photographie depuis sa communion, jour où on lui offrit un appareil photo. S’est achetée un Canon A1 avec ses premières économies. Depuis elle est restée une fidèle de Canon. Après des séjours au Portugal et au  Maroc, elle a vécu six mois en Inde loin des circuits touristiques. Ce périple dans l’Inde du Sud lui a permis de découvrir de nouveaux horizons photographiques. 

Je dirais que j'ai raté le train

Je dirais que j'ai raté le train

de Pierre SOLETTI

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/05/2012 | 8,00 €

 

Pierre Soletti : « Je suis né tout au long de ma vie. Je n’ai jamais réussi à trouver un seul champignon comestible lors de mes balades

en forêt et accumule les contraventions pour excès de vitesse.

Je fais des lectures publiques, seul, ou avec mon frère, le musicien Patrice Soletti, et des concerts avec le duo facteur cheval. J’interviens régulièrement en bibliothèques, milieux scolaires et chez moi, sur mon canapé. C’est là qu’on a le plus de chance de me

surprendre. Pour le reste, je dirais que j’ai raté le train. »

 

Amélie Harrault est plasticienne et réalisatrice de cinéma d’animation. Ses personnages poétiques semblent tout droit sortis de la réalité d’un rêve tant il incarnent une sorte de magie ordinaire et permanente. Actuellement, elle termine son premier court-métrage «Mademoiselle Kiki et les Montparnos» produit par le studio Les trois ours.

Un régal d'herbes mouillées

Un régal d'herbes mouillées

de Anna DE SANDRE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/05/2012 | 12,00 €

 

Dans la suavité d'un soir

Le ventre chaud

D’un nid de frelons

Éclipse

La maturité de la lune

Au creux

D’un arbre fourchu.

Une mômarde en extase

Bat des mains, jappe

« Montgolfière ! Montgolfière ! »

Tandis qu’un

Soldat

La met en joue

La pupille

Étrécie dans son œil clair.

Anna de Sandre vit actuellement dans le Sud-Ouest. Avec une prédilection pour l'art du bref, elle écrit principalement des nouvelles et de la poésie, et ponctuellement des romans et des histoires pour la jeunesse. La plupart de ses textes sont publiés dans divers recueils collectifs ou revues.

L'art de conjuguer des hommes mariés

L'art de conjuguer des hommes mariés

de Eva KAVIAN

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2012 | 11,00 €

 

Chaque histoire d’amour est unique, bien sûr, et pourtant, dans certains cas, le singulier touche à l’universel. J’ai entendu ces phrases, ces belles paroles. Je les ai conjuguées, non pas pour relever le défi inutile de traverser notre conjugaison complexe, mais parce que j’ai entendu d’autres femmes, éblouies, hallucinées d’amour, me répéter ces mêmes phrases qu’elles venaient d’entendre, tirées elles aussi d’histoires singulières et exceptionnelles. Ces phrases étaient pour elles la preuve de la beauté de leur histoire d’amour unique et merveilleuse, comme elles le furent pour moi. Et, à les entendre, j’ai eu envie d’écrire cet art de conjuguer des hommes mariés. Je le revendique : dans ce texte je règle mes comptes avec ceux qui usent de cette lâcheté dévastatrice.

Les auteurs Née en 1964 dans un village de Belgique où elle vit avec ses trois filles Eva Kavian anime des ateliers de création littéraire et des formations pour animateurs depuis 1985, au sein de l’ASBL Aganippé, qu’elle a fondée. Elle a été récompensée à plusieurs reprises pour son œuvre littéraire (poèmes, romans adultes et/ou jeunesse).

Julian Vanroey, photographe et illustrateur, est né en 1986 à Charleroi. Il a étudié à l'école des Beaux-Arts de Namur et s'est ensuite dirigé vers la photographie à la haute école des Arts de l'image de Bruxelles, « Le 75 », dont il est fraîchement diplômé. 

Sinnerman

Sinnerman

de Yves BUDIN

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2012 | 14,00 €

 

Sinnerman : genèse & apocalypse

The Sinner Man est un gospel, un spiritual américain traditionnel. Les paroles font référence au Livre de l’Apocalypse de Jean (The Book of Revelation of Saint John the Divine – apokalupsis, en grec = révélation). Le pécheur est face à lui-même : voici venu le Grand Jour de la Colère, le Jugement Dernier.

6 – 15 « And the kings of the earth, and the great men, and the rich men, and the chief captains, and the mighty men, and every bondman, and every free man, hid themselves in the dens and in the rocks of the mountains ; »

( « Les rois de la terre, les grands, les chefs d’armée, les riches et les puissants, tous, esclaves et hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes. » ) 8 – 8 « (…) And the second angel sounded, and as it were a great mountain burning with fire was cast into the sea. And the third part of the sea became blood. » ( « Le deuxième ange fit sonner sa trompette : on eût dit qu’une grande montagne embrasée était précipitée dans la mer. Le tiers de la mer devint du sang. » )

Une première version de cette chanson a été enregistrée en concert au Village Gate, mais ne sera pas utilisée sur l’album Nina at the Village Gate (1962). Le morceau - son instrumental - a, depuis, été largement utilisé au cinéma (l’excellent final de l’Affaire Thomas Crown, Inland Empire de Lynch

L’auteur : En 2007 publie aux Carnets du Dessert de Lune sa monographie expressionniste « Visions of Miles » pour laquelle il dessine et écrit tous les textes. En 2010 publie et illustre chez le même éditeur un récit autour des multiples vies de Jack Kerouac « Visions de Kerouac ». Une présentation de ses travaux passés expos et publications présentes et futures sur ses différents sites : www.sundancejazz.be <http://www.sundancejazz.be/> :::  http://sundancebeats.blogspot.com/. Les illustrations présentes dans cet ouvrage, synthétisant ses visions du Sinnerman de Nina Simone, prennent leur source durant la période où l’auteur donnait cours de français et de réinsertion sociale dans les sous-sols glauques d’une prison. Puisqu’il est question de source(s), les plus averties pensent qu’il se préparerait à s’envoler pour Oaxaca, où il clôturerait sa trilogie des « Visions » par un opus dédié à David Bowie.

Une pluie d'écureuils

Une pluie d'écureuils

de Francesco PITTAU

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2012 | 6,00 €

 

« Maître K’ong ! Maître K’ong ! Ils vont s’entretuer ! » s’écria le disciple en pénétrant dans la maison de son Maître qui était en train d’éplucher des légumes. « Les voisins en sont venus aux mains, et ils se massacrent l’un l’autre ! Comment les arrêter ? » Maître K’ong

sourit et, tendant son couteau au disciple, il dit : « Rapporte-le-moi quand tu auras ramené le calme. »

Carnet de têtes d'épingles

Carnet de têtes d'épingles

de Jean-Claude MARTIN

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/11/2011 | 12,00 €

 

Le livre :

Voyage au centre de l’insatisfaction sans ceinture de sécurité, sans échappatoire, sans autre perspective que tourner en rond, sans espoir de retour… Vous êtes dans la vie, mieux dans la poésie : celle de Jean-Claude Martin. Voulez-vous une consolation ? Elle sera plus coupante qu’un bris de verre. Attendez-vous un sursis ? Rien de plus infime qu’une existence : un seul corps, une seule vie et un clou rouillé dans la mémoire… « Cherchez l’épingle » conseillait le philosophe Alain, ici c’est toute une pelote qui blesse : l’amour agite ses clochettes évanescentes et ses regrets éternels, le rameur solitaire dépérit sur sa goutte d’eau, solitude et relation sont des duettistes piteusement enfarinés et le temps nous fait cette tête. – Certes les courbes de la terre sur lesquelles nous pédalons vent debout peuvent être belles –… Ce n’est pas dit avec véhémence mais avec une délicatesse exquise, un raffinement pudique, un humour de bon aloi. À l’acmé de la détresse ordinaire, pour ne pas en faire un drame, préférez la compagnie d’un « désillusionniste » : mieux qu’un dictame, presque une ascèse.

© Jean-Pierre Georges

Les auteurs :

Jean-Claude Martin est né en 1947 en Charente. Il a travaillé jusqu’en 2007 comme conservateur à la bibliothèque universitaire de Poitiers. Depuis 2006, président de la Maison de la Poésie de Poitiers. Une quinzaine de livres de poésie aux éditions Le Dé Bleu, Cheyne Rougerie, Tarabuste, etc.

Claudine Goux est née en 1945 à Niort. Elle a illustré chez divers éditeurs de nombreux recueils consacrés à un poète, souvent un poète ami. Expose depuis 1980 en France et à l’étranger.

Les âmes petites

Les âmes petites

de Véronique JOYAUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/11/2011 | 11,00 €

 

Les poèmes de Véronique Joyaux ont une dialectique de l’approche du temps. Le temps banal qui rôde autour des choses, mais aussi celui qui ouvre sur l’essentiel dans un questionnement.

Les mots employés sont simples, le poème se déroule, dépouillé et d’une grande rigueur.

Le regard est sans cesse dans la chose regardée, porteuse de mémoire.

Les lieux évoqués sont ceux de la vie quotidienne, et l’on pense à Follain ou à Antoine Emaz.

Les parts d’ombre et de lumière se complètent et s’accordent.

Tout devient évident  dans un moment privilégié. Georges Bonnet

 

Véronique Joyaux est née en 1953 à Nantes. Elle est enseignante à Poitiers, s'adonne à la poésie et à des compositions textiles (broderies mixtes à partir des calligraphies d'Hassan Massoudy). Elle aime/souhaite travailler avec des plasticiens et peintres (nombreux textes d'expositions). Elle figure dans l'Anthologie de la poésie française, Seghers 2007.

Nihad Wicho, peintre et calligraphe syrien, originaire d'Alep, exilé en France depuis 17 ans.

Touffe de poils

Touffe de poils

de Sylvain FARHI

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 02/10/2011 | 6,00 €

Le livre :

Touffe de poils a 4 ans et tout ce qu’il mange se dépose dans ses cheveux, ce qui attire de nombreux animaux. Personne ne veut l’approcher car il sent trop mauvais jusqu’au jour où une maligne grenouille le pousse dans une fontaine. Le voilà propre, attirant plein d’amis.

Mots et images s’entendent à merveille pour susciter l’imaginaire de chacun.

Un joli conte qui amusera les enfants mais pourquoi pas les grands, aussi bien les chauves que les chevelus. 

© Jacqueline Panorias

 

Les auteurs :

Sylvain Farhi. Conteur et pédagogue, il partage son temps entre ses spectacles de contes et les ateliers qu'il anime (conte, slam, poésie, chanson et clown). Auteur-compositeur-interprète d'un album de chanson française Sylvain et les zakouskis, il est aussi l’auteur aux éditions Les Carnet du Dessert de Lune d'Assoiffé carnet d'un voyage latino et de Monsieur tout à l’envers. http://sylvainfarhi.blogspot.com

Nathalie Sacré est née à Namur. Graduée en bibliothéconomie et documentation à l'HENAC (Malonne), Nathalie Sacré ne peut pas se passer des livres. Formée par Kitty Crowther, qui elle aussi ne manque pas de style, Nathalie Sacré compte bien démontrer qu'un premier livre est une aventure. Quant au vrai nom de Nathalie Sacré, c'est Nathalie Sacré. http://www.journaldumoimoi.canalblog.com

 

Diogène au potager

Diogène au potager

de Louis DUBOST

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/06/2011 | 12,00 €

 

Que Louis Dubost s'y entende à parler de nature, voilà un fait avéré dans le nom même du poète. Qu'il se place sous le patronage de Diogène peut paraître plus insolite. Pourtant, à la recherche des légumes du potager, on trouvera aussi, comme le fameux philosophe, l'humanité dans son ensemble, et pas seulement l'homme ordinaire, celui qui possède une jarre de jardin, propriété non bâtie, destinée à l'arrosage quotidien. Ajoutons que Diogène et le jardinier Louis Dubost connaissent tous deux l'importance d'une bonne exposition au soleil.

Dans le présent ouvrage, Abécédaire Métaphorique Appliqué au Potager, en compagnie des insectes, abeilles ou doryphores, voletant au-dessus des plantes, de l'ail aux tomates, nous parcourons le jardin et le monde. Nous sortons de l'enclos en restant dans le clos. Tout est texte et prétexte pour un voyage dans l'histoire et la géographie, les sciences naturelles et la politique, la satire et l'information. Les légumes, fleurs, feuilles, fruits et condiments nous parlent de mythologie, littérature, écologie, gastronomie, cinéma, luttes sociales, drogue, religion et démocratie... Ainsi, le jardin d'un homme est homothétique de l'univers. Il contient l'univers. Il est l'univers.

Quelques mots encore avant de parcourir le potager diogénétique. On trouvera, au détour des allées, deux purs poèmes, listes de solanées, pommes de terre et tomates de soleil. On notera aussi, la parcelle importante réservée, à la lettre c, aux cucurbitacées, citrouilles, concombres, cornichons et courgettes, dont les qualités particulières ne manqueront pas d'être appréciées par tous ceux qui cultivent un jardin dans les parages d'une centrale atomique. Bon appétit à tous.

Les auteurs :Louis Dubost est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages (poésie, jeunesse, essais, nouvelles...). Il a exercé une activité d’éditeur, de 1974 à 2009, au sein de l’Association Le Dé bleu, puis des Éditions L’Idée bleue.

Anah Merlet vit à Bruxelles, remplit des carnets de croquis et jardine dans un potager collectif de quartier.

 

 

Bec & Ongles

Bec & Ongles

de Perrine LE QUERREC

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/05/2011 | 11,00 €

 

Allez, vas-y

Vis-le ton rêve

Crache-le à la gueule de la réalité. Ouvre les bras, ouvre la bouche, ouvre les yeux. Tu ne te noies pas : tu respires, peut-être pour la première fois. Ou la dernière.

Va arracher ton rêve aux angoisses du quotidien, à la misère qui recouvre tout d’une poussière irritante, grise et acide. Détache de tes dents aiguisées la viande du désir sur l’os sec et dur, contondant et mortel, d’une réalité qui te révulse, de propositions de vie qui te noient, de choix masochistes. Cou dans le collier, mains liées derrière le dos, pieds entravés. Du cuir sur ta peau fragile, du caoutchouc dans ta bouche sensible, un bandeau sur tes yeux curieux.

Dos au mur. Une dernière volonté ? Une dernière cigarette ? Une dernière baise ? Une dernière musique ? Un dernier luxe ?

C’est ça que tu veux.

Les auteurs :

Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968. Spécialiste de l’art contemporain, elle collabore en écriture et en aventures avec de nombreux artistes. Elle a publié chez le même éditeur Coups de ciseaux. Elle vit et travaille à Paris comme recherchiste-documentaliste indépendante, principalement pour l’audiovisuel. Son prochain roman paraitra en 2012 chez Quidam éditeur.

Victor Corolleur est un artiste polymorphe. Après avoir travaillé pendant plus de 20 ans dans les arts vivants, il s'est spécialisé dans la création graphique et multimédia. Il crée et présente des installations vidéo et des performances. Il a notamment exposé en Afrique et en Asie où il a vécu pendant plusieurs années.  Actuellement, il vit et travaille à l'Ile de la Réunion.

JE(S)

JE(S)

de Denis GUILLEC

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/02/2011 | 10,50 €

Je suis deux, trois, cent… Mosaïque de mosaïques. Mais dont des pièces essentielles manquent. Ou appartiennent à d'autres. Sans ajustement possible.

Béant, tenaillé par d’affreuses mélancoliques, je me crispe pour ne pas fuir de partout. Tel un vieux mur branlant, je m’effrite. Me décrépis. À vue de myope.

Je veux être un. Simple. Et lourd. Bien lourd. Balourd. (…)

Denis Guillec : Au hasard de l’ouverture du Petit Robert édition 1998, je tombe, avant-hier, page 1060 sur le verbe « guillocher » et voilà que, d’un coup, j’apprends que je guilloche les marges depuis des années… Révélation ! À peine remis, mon regard se pose sur le mot précédent : « guilleret ». Nouvel à propos, nouveau frisson. Comment nier mon naturel guilleret et guillocheur ? Guillec guilleret guillocheur… Coïncidence insignifiante ? Folle allitérassonance ? Satané dictionnaire, « je » ventriloque si aisément, et « guill » miroite déjà tant !… Sera-t-il aussi aux alouettes ?

Gilbert Pinna : Dessinateur né en 1962 à Marseille. Collaborations graphiques avec Le Cherche-Midi, Les Éditions Scolaires et Pédagogiques de Varsovie, de Boeck Université, Les Éditions Didier, Le Centre International d’Études Pédagogiques. Expositions en France, Belgique et Pologne. Participe depuis 1990 au Festival international de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel, France.

 

Les mouettes d'Ostende

Les mouettes d'Ostende

de Patrick DEVAUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/02/2011 | 11,00 €

 

Cette histoire très simple est celle de la rencontre, sans doute imaginaire, d’un peintre de digue et d’estran, Devaux adore ce terme et d’une sorte de nymphe très mythologique qui apparaît et disparaît comme font les nymphes et les sirènes.

Le temps de quelques pages, l’ami Patrick abandonne ses petits poèmes ciselés comme des camées pour un court récit. Sébastien a tout laissé tomber pour venir s’installer à Ostende, face à la mer, et s’adonner à sa passion : la peinture. Il va croiser une jeune femme qui va nourrir ses (dés)illusions. Un texte en prose pétri par les mains d’un véritable poète. © Eric Dejaeger.

 

L'auteur :

Patrick Devaux est né à Mouscron en 1953, élevé par des grands-parents maternels, artisans entrepreneurs en toiture, lesquels lui ont donné le goût de l'action et de la liberté.

Marié, père de Sabine et de Sandra, papy de Jun, Tao et Jimmy.

Les rencontres de la poétesse Kathleen Van Melle (1964-1988) et de son père Paul, écrivain et éditeur sont déterminantes dans son parcours littéraire.

Une carrière quasi entière dans le secteur bancaire lui a donné le sens et le plaisir des contacts.

Écrit, peint et voyage, surtout en Asie, le continent de Bouddha.

 

Monsieur tout à l'envers

Monsieur tout à l'envers

de Sylvain FARHI

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/02/2011 | 7,00 €

Le livre :

Que va-t-il arriver à ce monsieur qui marche sur ses mains, s’assied sur sa tête, avale son cartable ? Le voilà sauvant de la tempête toute une classe simplement parce qu’il sait raconter une histoire à une rose et aussi faire rire le vieux sage Kisetout. Il  a retenu le conseil de sa grand-mère : « Quand tu racontes une histoire, demande à ton cœur de souffler les mots à ta bouche. » Ce que sait faire Sylvain Farhi avec la complicité des dessins naïfs et suggestifs de Maud Roegiers.

© Jacqueline Panorias

 

Les auteurs :

Sylvain Farhi. Conteur et pédagogue, il partage son temps entre ses spectacles de contes et les ateliers qu'il anime (conte, slam, poésie, chanson et clown). Auteur-compositeur-interprète d'un album de chanson française Sylvain et les zakouskis, il est aussi l’auteur aux éditions Les Carnet du Dessert de Lune d'Assoiffé carnet d'un voyage latino et de Touffe de poils. http://sylvainfarhi.blogspot.com

Maud Roegiers, graduée en stylisme et illustration, elle crée les vêtements bébés chez Prémaman.? Ses 2 premiers livres sont parus chez Alice éditions « Lettre à Emilie » et « Prendre le temps ». « De zachtgekookte aarde » (La terre à la coque) est paru ensuite chez Clavis éditions. Aujourd'hui, nouvelle maman, elle s'inspire de l'aventure délirante qu'est le don de la vie. www.maudine.be

Poèmes pour sautijouer

Poèmes pour sautijouer

de Alain BOUDET

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/10/2010 | 10,00 €

Le livre : Le premier titre d’une nouvelle collection Lalunestlà. Des livres pour enfants déjà grands ou bien des livres pour grands encore enfants. Dans « Poèmes pour sautijouer », on croise des chats mouillés, des poules tristes, des mauvaises notes, des hérissons, des mots doux, des taupes, des lions fatigués... « Poèmes pour sautijouer » a remporté le prix « Mon poète à moi » organisé par le réseau des bibliothèques et médiathèques de Chinon, à l'occasion du Printemps des Poètes 2011.

Les auteurs : Alain Boudet est né en 1950 au Mans (Sarthe). Marié, père de trois filles, il vit à Louplande, à la campagne. Il a fondé le Festival des Printemps Poétiques de La Suze et les éditions Donner à Voir. Il anime un site de poésie contemporaine : La Toile de L’Un. http://boudully.perso.cegetel.net/index.htm

Huguette Cormier est peintre autodidacte. Elle est originaire de La Sarthe et profite désormais de la retraite pour exercer pleinement son art. Ses petits dessins font écho à une poésie ludique, empreinte de tendresse et d’humour complice.

Le poète pisse dans son violon

Le poète pisse dans son violon

de Pierre AUTIN-GRENIER

Pousse-Café (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/09/2010 | 5,00 €

"Un titre pareil, ça pose. Mais rien d’étonnant, lorsqu’on l’accole à celui de son auteur. Ce sont des aphorismes de 1995 restitués une quinzaine d’années plus tard, et qui n’ont rien perdu de leur côté vachard, acerbe, vantard, macho, ironique et souvent désopilant. C’est aussi une manière assez rare chez Autin-Grenier, lui qui aime cultiver les textes assez courts, mais tout de même, quelques pages, il retourne son lecteur en deux ou trois lignes, telle une sentence inouïe de derrière les fagots. C’est parfois absurde, insolite, loufoque. Sans doute ce que je préfère. L’ensemble reste assez régulier, sans trop d’écart de qualité. On a du mal à choisir, et d’abord pour ne pas déflorer, mais bon, une petite pour le route, pour donner un goût dans la bouche… J’attends toujours qu’un agnostique un peu roublard et rigoleur fasse don de son âme à la science.© Décharge 2010.

L’auteur : Pierre Autin-Grenier est né un 4 avril du siècle dernier, à Lyon. Depuis déjà pas mal de lunes, il tente de vivre dans le Vaucluse et respire dans sa ville natale où il confectionne la chronique douce-amère des saisons et des jours et trouve délice à Siffler dans la rue. Ses livres ont paru chez L’arbre éditeur, L.O Four, Syros, Le Dé Bleu, Les Presses du Languedoc, Gallimard (L’Arpenteur), L’Arbre à Paroles, Editions du Ricochet, La Dragonne, Editions en Forêt/Verlag Im Vald, Editions du Chemin de Fer, Cadex, Finitudes.

Le fou rire de La Joconde

Le fou rire de La Joconde

de Alain GERMOZ

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/07/2010 | 13,00 €

Le sourire de la Joconde est-il un leurre? Ses ambiguïtés souvent évoquées offrent en tout cas à Alain Germoz l'occasion de contestations majeures autant sur l'art en soi que sur les comportements humains qu'il suscite. Sous-titrée « variations sur un thème trop (mé)connu », cette mosaïque rassemble, dans un mélange des genres, une gerbe de réflexions et de dialogues moissonnés au long des années à travers le prisme de cette vitrine à phantasmes signée Vinci. Textes tout en intelligence, en irrévérence et en rouerie, qui soumettent cet ectoplasme de la nommée Mona Lisa à tous les traitements possibles (des plus gratifiants aux plus mortifiants), à toutes les interrogations et à tous les regards posés sur un pli de bouche passible de refléter le catalogue de nos grimaces et de nos contradictions. Saccage magistral des certitudes hautaines, des idées toutes faites, des engouements grégaires et de l'imposture d'icônes en toc du monde de l'art, mais mené avec l'élégance d'un jeu d'esprit qui pourrait, le cas échéant, s'apparenter au fameux sourire. Si toutefois celui-ci cache bien un fou rire réprimé, face aux conjectures mêmes qu'il suscite, ou exprime le doute fondamental et créatif qui anime en toutes circonstances et à tout propos, un auteur dont la liberté de pensée constitue le seul credo. © Ghislain Cotton in Le Carnet et les instants

L’auteur : Alain Germoz est né en 1920. Il vit à Anvers. Auteur de nombreux recueils de poèmes, de récits, d’aphorismes et de pièces de théâtre. Il a créé « Archipel » Cahier International de littérature pour se compliquer la vie. A une aversion profonde pour le prêt-à-porter intellectuel, l’esprit d’orthodoxie, la pensée prétendue correcte, la vanité littéraire, les clichés et les modes. Vit à la fois avec son temps, contre son temps et hors du temps, assumant allègrement ses propres contradictions. Aime découvrir ou redécouvrir des auteurs ou certains textes. S’intéresse à tout, son seul regret ; car tout, c’est beaucoup trop. Chez le même éditeur Le caribou mal équarri.

 

Chaussures vides/Scarpe vuote

Chaussures vides/Scarpe vuote

de Sylvie DURBEC

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/06/2010 | 11,00 €

Le livre :

Divisé en deux parties sensiblement égales, ce recueil s’ouvre sous l’égide de Saorge et de Charles Juliet. Sylvie Durbec y déploie ses poèmes des nuits de juillet, entre songe et veille dans l’exercice d’une contemplation autant extériorisée (la montagne, la nuit, l’oiseau) qu’intériorisée (une « bête ailée », la « gorge bleue du tigre », les « bracelets d’oubli pour Pénélope épuisée »). Cette sorte de vade mecum de l’été nocturne s’offre pour un art de vivre en poésie, où l’attention donnée à l’instant s’accommode d’une liberté laissée grande à la rêverie, à l’imaginaire et à une langue irriguée d’italien. Habiter sa vie en poète et dire « je » quand ce « je » se mêle à la matière même du temps et d’un lieu…

Le ton change avec « Scarpe vuote », long poème du deuil et d’une nuit plus profonde qui s’ouvre avec la porte d’une penderie dans laquelle des chaussures vides désignent l’absence d’une femme qui vient de mourir. Sylvie Durbec y associe la disparition de son père, évoque un peintre juif qui dessina une montagne de chaussures vingt ans avant l’existence des camps de la mort. Elle noue entre eux des poèmes ou des proses brèves, petits cailloux jetés sur le chemin qui mène de la mort à la vie, et qu’elle suit chaussée ou pieds nus, dans la compagnie d’autres poètes. © Thierry Guichard

Les auteurs :

Sylvie Durbec est née à Marseille. Fait ses études à Aix en Provence, loin de la mer. Devient professeur de lettres et mère de quatre garçons. Ecrit de la poésie, regarde le temps qu’il fait, prend patience. Elle a publié des recueils de poésie, des romans, des livres pour enfants (Fayard, Grandir, l’Amourier, Cousu main, Potentille,…). Lauréate du prix Jean Follain, elle a récemment publié aux éditons Jacques Brémond « Marseille, éclats & quartiers » et aux éditions Du Soir au Matin « L’ascenseur de Caproni ». Chez le même éditeur Parfois silence.

Bastien Ridard est né en Arles en 1987. Il est apprenti imprimeur.

 

Visions de Kerouac

Visions de Kerouac

de Yves BUDIN

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/03/2010 | 25,00 €

 

Coup de cœur. Un ouvrage de toute beauté. Yves Budin est lui-même l’auteur des textes et des illustrations superbes qui composent ce livre. Et c’est encore plus méritoire tant il a su mêler et associer avec tact ces deux facultés sur un même thème. Un des meilleurs livres qu’il m’a été donné de lire et de déguster page après page sur Jack Kerouac. Amateurs de Kerouac et de la Beat Generation, courrez à perdre haleine pour commander ce titre. Nicolas Vidal, BSC News Magazine.

Un style qui beat, qui groove, qui swingue, n’en jetez plus le verre est vide. Le remplir et se replonger encore et encore dans ses 80 pages organiques. Pleines de spleen et d’orgasmes. Grouillant de cet espoir déboussolé de l’autre Amérique. Jean-Pol Schroeder. Mensuel Hot House

Yves Budin a choisi de raconter la vie du mythe dans un original roman graphique aux textes et dessins vifs ou sombres, en clichés rapides ou croquis subtil. L’artiste, illustrateur de jazz inspiré, réussit ici son pari de bio très visuelle et rend un hommage singulier et poétique au clochard céleste.

Agnès Léglise. Rock & Folk

Dès l'instant

Dès l'instant

de Pascal BLONDIAU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/02/2010 | 10,00 €

Au fil de ces pages teintées d’une poésie douce-amère, Pascal Blondiau sème des images d’une puissance rare, pose des mots sur des instants fragiles, comme on saupoudrerait de sel la queue d’un oiseau magnifique, dans l’espoir qu’il s’attarde sur la branche. Des textes profondément humains qui, comme autant de galets déposés au hasard, déplacés au gré du courant, entrent en résonance et poussent irrésistiblement le lecteur à s’interroger sur le sens de la vie et la course folle du temps, à savourer ces « détails » du quotidien et de l’intime qu’il ignore trop souvent. Mais ce livre est aussi un manifeste, celui d’un auteur qui brouille avec aisance les frontières entre réalité et fiction, un auteur qui sait que ce sont aussi les petites choses qui font les grandes histoires et qu’il faut « revenir de quelque part » pour y entraîner le lecteur.

Les auteurs: Pascal Blondiau est né en 1965. En textes très courts, l’oreille collée entre l’arbre et l’écorce, il tente de rendre la basse continue, l’ostinato sous la vie. Il a publié chez le même éditeur Sept novelettes et Empan MagyarMarie Campion est née en 1973. Depuis longtemps elle aime se trouver, là, juste entre le texte, l’image et le papier.

Foulées douces

Foulées douces

de Jean-Louis JACQUIER-ROUX

Dessert à l'italienne (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 22/10/2009 | 15,00 €

Il est aisé d’avoir du penchant pour l’Italie, et tentant d’aller traîner chez elle son « espoir de bellezza ». L’Italie, il est vrai, peut combler cet espoir assez vite, et sans trop se fatiguer. Le penchant, du reste fort honorable, pourrait se dire : « aimer bien » l’Italie, tournure dans laquelle l’adverbe « bien », paradoxalement, atténue la force du verbe.

Mais « aimer » l’Italie, l’aimer tout court et tout entière, l’aimer en dépit de tout et d’elle-même, c’est une autre affaire. Aimer l’Italie avec constance, l’aimer malgré la déception toujours possible, malgré ses dérobades et ses faux-semblants, avec la nécessité de refaire toujours sa connaissance, avec l’appétit renouvelé de la retrouvaille et la douleur renouvelée du départ, voilà une expérience plus rare. C’est une telle expérience que nous livrent les carnets de Jean-Louis Jacquier-Roux. © Pierre Présumey (extrait de la préface)

Les auteurs : Jean-Louis Jacquier-Roux est né en 1947 dans l’Isère. Il est l’auteur d’une vingtaine de recueils et d’ouvrages (poésies, nouvelles, essais). Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune Missiano et Th. R., 1953. Chez d’autres éditeurs : Peau de banane, nouvelles, La Passe du vent, 2004 ; Il ferait beau voir, Pré#Carré, 2007 ; Textes dans la N.R.F., Brèves, Europe. Collabore à la revue Décharge depuis 2002. Monique Delorme peint, dessine, photographie l’Ombrie depuis vingt ans. Elle tire de ses observations des particolari (détails) qui témoignent de son rapport intime avec cette région. A illustré le premier recueil de Jean-Louis Jacquier-Roux, paru aux Carnets du Dessert de Lune.

Mes escaliers

Mes escaliers

de Claude VERCEY

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 09/10/2009 | 12,00 €

Un homme trouve un escalier, observons-le. Il met en œuvre, non sans précaution, un système complexe de muscles et d’articulations : un luxe de cartilages, tendons et  sérosités que dans un élan autant physiologique que poétiquement pongien il déploie. Tout se décompose alors avec la netteté d’une radiographie et on le retrouve au grenier dans un poème quasi transparent. Un escalier c’est surtout dans les jambes qu’on le ressent, la sensation d’avoir un escalier sur les bras est moins commune. Il n’est sans doute pas inutile ni négligeable de savoir comment on en arrive là et comment on s’en sort ; le livre de Claude Vercey est à ce titre terriblement édifiant. © Jean-Pierre Georges (extrait de la préface)

Les auteurs : Claude Vercey est né en 1943 à Dijon. Animateur permanent durant trente ans au sein du collectif Impulsions, il a créé lectures et spectacles, au service de la poésie contemporaine. Poète, il a publié aux Éditions Le Dé bleu, Jacques Brémond, le Pont de l'Epée, Climats, Gros Textes et Corps-Puce. Présent dans plusieurs revues et diverses anthologies. Tient une chronique dans Décharge et sur www.dechargelarevue.com George Curie est né en 1937 à Besançon. Après plusieurs métiers divers dont celui de libraire, il est nommé conseiller pour le livre et la lecture auprès des directeurs des Affaires Culturelles de Bourgogne et de Franche-Comté. Sa mission lui fait rencontrer de nombreux acteurs du livre. Il se liera d’amitié avec Claude Vercey et son collectif Impulsions. Aujourd’hui à la retraite il peut tout à loisir pratiquer la photographie qui l’a toujours passionné, notamment sur les objets du patrimoine, pour la Maison du Patrimoine d’Orchamps (39) qu’il préside.

 

Les Pommarins

Les Pommarins

de Hervé BOUGEL

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/10/2009 | 10,00 €

L’auteur raconte une période de sa vie où il a travaillé dans une usine, où les conditions de travail n’étaient pas évidentes. De sa plume habillée de mots vrais, parfois crus, parfois tendres, parfois durs, mais derrière lesquels le poète n’est jamais bien loin, il décrit une réalité d’une époque où hommes et femmes prennent vie, à travers une galerie de portraits, dans ce qui faisait alors leur quotidien. On suit ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence qui entre dans cette vie dont il n’a pas vraiment rêvé et qui pose un regard observateur sur ce qui l’entoure… Comme toujours l’écriture d’Hervé Bougel va à l’essentiel, sans fioriture, mais suffisamment puissante pour projeter notre imaginaire là où il veut que nous allions…

Les auteurs : Hervé Bougel est né le 21 décembre 1958 à Bou-Arfa (Maroc). Il vit à Grenoble, où il a créé, en 1997, les éditions pré # carré. Il a publié chez le même éditeur Cafés noirsArrache-les-Carreaux et Travails. Hubert Daronnat est né à Lyon en 1965. Il est animateur en arts plastiques pour les enfants et adolescents, à Vaulx-en-Velin.

Titré Haïkus

Titré Haïkus

de Nicolas COTTEN

Les Petits Carnets (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/09/2009 | 6,00 €

Petites langues de lumière dansant sur les ombres, les tercets de Nicolas Cotten ont la discrétion des éphémères. Pourtant ce qui s’installe dans le cœur du lecteur et c’est souvent le vide ou l’absence y fait son nid. Bruissant et fragile. Car sur ces brindilles la vie oscille et parfois bascule. Laisse des plumes. Mais quand le ciel s’efface, quand « les étoiles dorment / à même le sol », et qu’imbruna l’aria, la patience opiniâtre du poète recolle les morceaux. Univers froissé, fissuré, à peine visible, univers rapetassé de nos communes misères et de nos espoirs que le léger coup de patte du poème remet, heureusement, un instant en marche. Quoi qu’il en coûte. © Jean-Louis Jacquier-Roux

L’auteur : Nicolas Cotten est né en 1985. Il a publié dans de nombreuses revues et codirige la revue culturelle « In-fusion ». Il a participé à un livre collectif « Tu me libellules » publié aux éditions L’idée Bleue en 2007.

 

La dernière pierre

La dernière pierre

de Christine VAN ACKER

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/06/2009 | 9,00 €

C’est l’histoire d’un homme emprisonné à vie dans une tour à Sintra, au Portugal. L’histoire n’en dit pas plus sur les raisons de cet enfermement. L’histoire, d’ailleurs, pourrait s’arrêter là, emmurée à jamais dans cet espace clos imperméable à tout évènement susceptible de provoquer les rebondissements indispensables. L’homme marche. Il marche résolument, additionnant des milliers de pas. Loin de s’effondrer il accepte ce terrible sort sans se lamenter. Les murs ne sauraient avoir raison de sa liberté, celle de marcher sans relâche, comme si l’espace restreint de sa geôle était sans limite. Même en tournant en rond dans une tour, chaque pas est un pas en avant, un pas dans l’avenir. Cette frénésie va jusqu’à rejeter tout besoin de sommeil. Il voudrait que les gardes s’en aillent, le laissent marcher en paix sur ces pierres qu’il a fini par user au point qu’un sillon s’est creusé en elles. Et c’est ce pouvoir de marquer sa trace, même pieds nus après l’usure de ses chaussures, dans la dureté de la pierre qui constitue pour lui une raison de vivre. Dans le sillon ainsi formé, il laissera couler son sperme. La dernière pierre, texte aussi bref que dense, a obtenu Le Grand Prix SGDL 2009 de la Fiction radiophonique. La pièce a été créée le 6 avril 2009, dans l’émission Par ouï dire de la RTBF, dans une réalisation de Christine Van Acker, également interprète de l’un des deux rôles. À relever, les illustrations, façon « art brut », de Stéphanie Buttay. © Alain Helissen

Les auteurs : Christine Van Acker est née avec l'invention de la « priorité de droite » en 1961. Elle a vécu son enfance sur un bateau et, aujourd'hui, elle n'est pas encore certaine d'avoir tout à fait le pied terrien. La dernière fois qu'on l'a vue, elle habitait dans un joli village qui s'appelle Lacuisine, en Belgique. Son tempérament nomade nous empêche de vous en dire davantage à ce jour. Née en 1968 au bord du Léman, Stéphanie Buttay traversa le lac et découvrit les auteurs de la Collection de l’art brut (Lausanne). Elle commença alors à jeter ses fils et ses lignes sur le papier. En 2005, elle a présenté son travail dans le cadre des Visions et Créations Dissidentes du Musée de la Création Franche (Bègles, Gironde), où elle figure désormais en tant que « créatrice concernée ».

Te visite le monde

Te visite le monde

de Cécile GUIVARCH

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/06/2009 | 9,50 €

À mots comptés, Cécile Guivarch résout les mystères, celui de la naissance, celui de la parole. Naissance et pré-naissance, mots et premiers mots, jours et premiers jours, le monde tout entier est contenu dans le poème, bercé par le rythme d’une vague amoureuse et généreuse. C’est le chant millénaire de l’origine et de ses mystères. Le mot prend formes, celles du lien qui les unit, la mère et l’enfant, l’enfant et le monde, le monde et le mot, le mot et son lecteur. Tourner et retourner dans la bouche, comme des bonbons acidulés, chaque lettre, chaque phrase, ébauches de plaisir, éclats de souvenirs. À toutes ces interrogations qui ricochent sur la peau tendue du ventre nourricier répond l’émerveillement universel de la découverte de l’enfant. Il est né, le divin enfant, enveloppé dans la broderie délicate d’entrelacs et de reliefs poétiques. Pour célébrer la relation originelle, Cécile Guivarch tisse un langage neuf, pur, porté en pleine lumière. © Perrine Le Querrec

Les auteurs : Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen et vit depuis plusieurs années à Nantes. Le jour, elle travaille dans les chiffres et le soir elle se passionne pour la lecture et l'écriture. Elle a crée et co-anime le site http://terreaciel.free.fr. Diverses publications en revues : N4728, Contre-allées, Microbe, In-fusion, Décharge, Verso, Mots à maux. Chez le même éditeur, Terre à cielsFanny Wuyts est née à Bruxelles en 1988. Elle est étudiante en arts graphiques. Elle a illustré le premier recueil de Cécile Guivarch, Terre à ciels, publié en 2006 aux Carnets du Dessert de Lune.

 

Anonyme euphorbe

Anonyme euphorbe

de Anne-Lise BLANCHARD

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/05/2009 | 11,00 €

Entre le vide et le trop plein du désir amoureux ou celui d’écrire, il s’agit de se jeter « jusqu’à la fissure », jusqu’à l’ébruitement de la peau et des mots. La mer, lieu originaire, métaphorise le désir dans ses vagues hautes. S’en séparer permet de naître à soi, d’ouvrir sa  propre page, de jardiner perte et vide. Dans le vif de l’entaille, se déploie « l’éventail/ de l’imaginable » où dans un clair obscur s’inventent les nages des corps. Quand se travaille la déchirure, surgit le prononçable « des lignes de partage des souffles ». Sous les griffures du papier, les chiffonnades de la peau, se cherche la distance, la bordure qui permet de « voir avec sa peau ». Alors s’agrandit l’imprévisible, s’articulent le blanc et l’inaudible. Et c’est dans « l’obstination de l’encre » que se lit l’obstination de vivre. Grâce au ressac des mots, aux ruptures de phrases et du sens, « la nuit sans bordure »  rencontre le mouvant de « la lumière d’écume ».  Comme le relève Alain Wexler dans sa préface, le lecteur est placé sans cesse « au bord de quelque chose » Et pourtant dans les poussées de la « langue d’eau » de la poétesse, le désir avec sa « rouge tête de gargouille » nous fait signe. Comme si nous pouvions partager son « bleu exact », ne point craindre son « insolence face à la mer ».© Jacqueline Persini-Panorias 

Les auteurs : Anne-Lise Blanchard est née à Alger, a grandi à Vénissieux et vécu à Lyon avant de migrer vers la lumière languedocienne. Elle a eu trente-six professions, ne sait rien faire de ses mains, lit ici et là, notamment à la Maison de la Poésie du Languedoc, et parfois en lecture-spectacle. Collaboratrice de la revue Verso, elle a publié une vingtaine de recueils de poésie et de nouvelles. Après une formation de professeur de travaux manuels, de design et des stages en céramique, Vio explore les rencontres des couleurs sur divers textiles. Du mouchoir aux bannières de cinq mètres, son écriture picturale est actuellement basée sur l’empreinte des plis… Depuis 1995, elle travaille avec des poètes et s’amuse à mettre des couleurs en regard des mots…

Carnet d'une dendrophile

Carnet d'une dendrophile

de Bernadette THROO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/05/2009 | 10,50 €

A savoir un passionné des arbres et du vert en général. Bernadette Throo a un parcours atypique. Né en 1932, elle publie un premier recueil chez Seghers en 56, puis ne republie que dans les années 90, avec entre autres un Polder (n° 84) en 1995. C’est son huitième recueil depuis sa reprise. Plusieurs pages composent ce carnet. Et d’abord ce qui l’a lancé certainement : la consternation suite à la tempête de 99 qui bouleversa maintes forêts, ce fut pour une dendrophile un arrache-cœur. Ensuite les arbres sont cueillis selon les saisons de la Reverdie printanière à l’Hiver enchanté, en passant par Se baigner dans les arbres qui marque bien cette communion végétale. Le poète évoque Ovide qui changerait bien les humains en arbres, tout s’y prête : les branches, les bras, la peau, l’écorce, les feuilles, les cheveux, le sang, la sève. On comprend bien le penchant pour l’arbre, la solidarité de la forêt, la position arrêtée et le cœur percé d’une flèche aux initiales datées. Les vers de Bernadette Throo possèdent une facture classique dans la réappropriation des mythes en même temps qu’une extrême actualité. A la branche cassée par un brutal / les fruits pendent encore / de leur poids inutile. © Jacques Morin.

 

Les auteurs : Bernadette Throo est née le 19 janvier 1932 à Nancy où elle a fait toutes ses études jusqu’à l’agrégation de Lettres Classiques. Professeur de lycée à Metz, puis à Nancy jusqu’à la fin de sa carrière en 1992. Après une plaquette (Matines) publiée en 1956 chez Seghers, s’est tue pendant de longues années, avant de se remettre à écrire près de trente ans plus tard. Écrit peu et par foucades, ce qui ne l’empêche pas de se sentir viscéralement poète. Aime les jardins, la solitude, la lecture et le silence. Édith Kipper est née le 1er juin 1947, Elle vit à Nancy, et elle est un « peintre du dimanche ». Sa seule formation en dessin a consisté en cours du soir pris à l’école des Beaux-Arts de Nancy, il y a quelques décennies.

Trente cette mère avant

Trente cette mère avant

de MARCELLA

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 16/04/2009 | 8,00 €

C’est peut-être vite lu, mais qu’est-ce que ça fait du bien, cette attente d’une mère avant l’enfant ! Tour à tour, elle se doit d’assumer son âge, se laisse aller à rêver jeux d’enfants et maisonnette, s’inquiète de l’avenir du monde, repense à ses parents, prend soin d’elle, réaffirme ses choix de vue, perd un peu patience, imagine la vie du petit être qu’elle mettra au monde, rayonne du bonheur qui lui est confié : cette mère sème des paillettes / sur ses chemins (p. 35) ; cette mère y va (38). Phrases brèves et extrême simplicité pour une parole forte qui nous invite dans l’intimité d’une attente et hausse l’enfantement à la cime de la vie. © Paul Badin

Les auteurs : marcella est une chercheuse de splendeurs ordinaires. Quand elle les trouve, elle les écrit et comme métier, ça fait écrivain. www.bureaudemarcella.com. Chez le même éditeur, Fragilités. stéphanie tréma, plasticienne, développe un art du « presque rien » aérien et néanmoins sensuel qui fait penser à une forme nouvelle, ludique et enfantine, de l'arte povera [Cécile Dufay, galerie Edgar, Paris].

 

La vie est un cheval mort

La vie est un cheval mort

de Daniel FANO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 27/02/2009 | 17,00 €

Voici le quatrième tome de la tétralogie inaugurée en 2004 avec L'Année de la dernière chance et poursuivie avec Le Privilège du fou et Sur les ruines de l'Europe. D'ampleur plus vaste, cet opus est peut-être le plus marqué par l'humour – un humour noir et  glacé à souhait. L'auteur y traite beaucoup (mais pas seulement) du terrorisme durant les quatre dernières décennies, des Tupamaros à Al-Qaida en passant par la Bande à Baader et Septembre Noir. Chroniqueur du chaos, le moraliste se garde bien de jouer les prêcheurs, de servir une cause partisane. C'est qu'il est réfractaire aux formatages idéologiques, d'où qu'ils viennent. Donc, ici, pas de démonstration appliquée, pas de message univoque, mais un montage de faits avérés, divulgués dans la grande presse ou dans des livres qui furent d'une brûlante actualité. L'auteur ne se contente pas de déboulonner les vieilles et les nouvelles idoles, il montre le si peu de différence qu'il y a entre un journal télévisé et un film pornographique, il balaye toutes les illusions possibles, il montre les progrès d'un désastre inéluctable, le genre humain fasciné par son propre suicide en cours. Ses personnages imaginaires (particulièrement, Monsieur Typhus, Rita Remington, Rosetta Stone, Jimmy Ravel et Patricia Bartok) sont plus présents que jamais pour mieux souligner les horreurs de l'Histoire : en effet, malgré leurs prodigieux efforts réitérés , ils ne parviennent jamais à égaler – pas même à approcher – les "héros" du réel dans les actes crapuleux qu'ils commettent.

Les auteurs :  Né en 1947, Daniel Fano a fait le journaliste à Bruxelles de 1971 à 2007. Encouragé par Joyce Mansour, Henri Michaux et Dominique de Roux, il est entré en littérature en 1966. Auteur culte depuis sa révélation par Marc Dachy et Bernard Delvaille en 1973-74. Après Un Champion de mélancolie (Editions Unes, 1986), il a subi un long silence éditorial qui ne s'est arrêté qu'avec la publication de Fables et fantaisies aux Carnets du Dessert de Lune, en 2003. Ses ouvrages parus depuis lui ont valu le Prix de la SCAM Belgique en 2007. Chez le même éditeur L’année de la dernière chance, Le privilège du fou, Western, Sur les ruines de l’Europe. Graziella Federico illustre tous les livres de Daniel Fano paru aux Carnets du Dessert de Lune. Elle vit et travaille à Bruxelles.

Avec le temps

Avec le temps

de Roland TIXIER & Roger GROSLON

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/10/2008 | 16,00 €

Recueil après recueil, explorateur du quotidien, Roland Tixier dresse l’inventaire des choses vues, des petits faits, des émotions intimes saisies sur le vif. Pas à pas, il garde trace, histoire de défier la fuite inexorable du temps. En exergue, deux vers du poète bouddhiste Pang Yun donnent la clef d’une exigence aux antipodes des vanités de salon : « Jour après jour je ne fais rien de rare ; / Mais je m’y tiens tout naturellement. » La démarche rappelle aussi celle de Pérec dont, sans le nommer, Roland Tixier reprend (dans le désordre) une formule révélatrice d’un hasard objectif ou d’une empathie posthume : « trier classer ranger / n’être pas si possible / son propre encombrant. »

Comme le note justement Christian Degoutte, dans la préface, Avec le temps, suite de haïku, « dessine un seul poème. » La rue est le pré carré du poète, sans borne ni passage interdit : « Ce qui retient dans ce livre, c’est le pas, c’est comme on trace son chemin… »

Cette écriture d’instantanés rappelle parfois ce qu’Yves Martin dit de la poésie telle qu’il la conçoit : des « copeaux » ! Roland Tixier lui aussi rabote à l’extrême, dépouille, jusqu’à la mise à nu du sens, ou bien selon Christian Degoutte, ne se payant pas de mots, il fabrique : « de la petite monnaie de poésie. » © Ménaché

Les auteurs :  Roland Tixier est né en 1946 à Lyon. Fidèle piéton des rues de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin qu’il affectionne tout particulièrement. Poète urbain à l’écriture dépouillée, il est aussi animateur d’ateliers de création poétique en milieu scolaire. Il fut durant seize années éditeur à l’enseigne du Pré de l’Age. Chez le même éditeur Pour un peu et Vaulx en Velin jour après jourRoger Groslon est né le 20 mars 1933. Il a engrangé une expérience humaine grâce à ses activités professionnelles : chromiste, héliograveur, photographe, fossoyeur, enseignant d’arts plastiques. Expositions et collections privées en France et à l’étranger. Réalisations publiques et privées.

Collier de nouilles

Collier de nouilles

de Fanny CHIARELLO

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 18/07/2008 | 15,00 €

Fanny Chiarello raconte plein d'histoires fort diverses avec un grand naturel et une vraie plume. La longueur n'a aucune importance, elles peuvent aller de deux lignes à plusieurs pages. Et les sujets sont les plus divers possible. Fanny Chiarello sait parler des cheveux en esthète et des insectes par exemple. Elle chasse la mouche agaçante ou fait converser des moustiques. Ce sont des scènes du quotidien, des états d'âme bien vus, de courtes fictions, des anecdotes express, des clips littéraires, des micro-fables. Ce qui fait l'unité de toutes ces cartes postales inventées, c'est le style, le côté emporte-pièce de l'écriture qui entraîne sans à-coup son lecteur. Elle n'a pas son pareil pour établir des comparaisons ou des similitudes les plus modernes et les plus exactes qui soient. Cette lucidité ne va pas sans l'humour qui va avec, ce qui achève de gagner son lecteur à sa cause, lecteur forcément séduit par cette voix si personnelle. © Jacmo

L’auteur : Fanny Chiarello est née en 1974 à Béthune dans le Pas-de-Calais. Plusieurs de ses romans et nouvelles ont été publiés par les Éditions Page à Page, Pocket et l’Olivier. Elle a publié aux Carnets du Dessert de Lune La fin du chocolat et, dans la collection Dessert, Je respire discrètement par le nez. Elle est également critique de musique pop. En 2000, son premier roman, Si encore l'amour durait, je dis pas, est sélectionné pour le Prix de Flore.

 

Spiderland

Spiderland

de Jean-Marc FLAHAUT

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 18/07/2008 | 12,00 €

Spiderland plonge le lecteur dans une ville mystérieuse, repliée sur elle-même, dont l'activité économique est centrée sur les araignées.

Une cité vivant presque en autarcie, où le temps semble s'écouler au ralenti et les habitants vivre dans le passé.

« Les araignées sont un prétexte », convient Jean-Marc Flahaut, même si elles évoquent des choses intéressantes comme « l'enfance, le grenier, les recoins cachés ». Ce qui intéressait avant tout ce jeune auteur, grand amateur de cimetières, est en effet de développer encore et toujours cet univers qu'il affectionne, centré sur « l'oubli, l'absence, et les regrets, les vestiges, les choses qui ne fonctionnent plus... Un truc infiniment nostalgique ». C'est pourquoi, même si l'intrigue tissée dans Spiderland est parfois aussi ténue qu'un fil de toile d'araignée, on se laisse captiver, emporter par son atmosphère surréaliste et la poésie des phrases et des situations imaginées par ce grand fan de l'américain Richard Brautigan. © La Voix du Nord

Les auteurs : Jean-Marc Flahaut est né en 1973 à Boulogne sur mer. Il publie dans des revues comme Contre-allées ou Microbe. Son univers est souvent peuplé de personnages isolés et perdus en eux-mêmes au sein d’une nature tour à tour effrayante ou merveilleuse comme en témoigne Rengaine suivi de Sept secondes avec le soleil, paru aux Carnets du Dessert de Lune en 2004 et Retour à Quick Hill Road également chez le même éditeur. Jean-Claude Flahaut est né en 1936 quelques semaines avant l’arrivée du Front Populaire au pouvoir en France. Il suit des études aux beaux arts et publie de 1959 à 1975 des dessins humoristiques dans la presse quotidienne régionale et nationale encouragé par Arsène Brivot. Touche à tout, nourri par des influences multiples allant de la bande dessinée à la sculpture en passant par l’illustration, il vit aujourd’hui à Outreau dans les environs de Boulogne sur mer où il consacre tout son temps à la peinture.

J'aurais voulu t'écrire un poème

J'aurais voulu t'écrire un poème

de Pierre SOLETTI

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 18/07/2008 | 8,00 €

Le titre apparaît dans le livre comme un refrain. Il est une relance de l’écriture avec le mot « pour », les verbes à l’infinitif : « pour parler/pour me taire…pour vous tous et pour toi seule ». Le désir d’écriture est mis en mots. Ce livre est illustré en noir et blanc par Valère Argué : bandes verticales, coulures de peinture, empreintes de main, ajouts à la composition de mots et de lettres. On pourrait imaginer une exploitation en écriture en partant des mots relances « j’aurais voulu…pour… » puis de  les mettre en scène sur un support en arts plastiques. Exploitation orale aussi. Pierre Soletti fait des lectures publiques avec son frère musicien Patrice Soletti. © Odile Bonneel.

Les auteurs : Pierre Soletti a publié des livres de poèmes chez divers éditeurs, ainsi que des nouvelles en revues & livres collectifs. Nombreuses lectures publiques avec son frère, le musicien Patrice Soletti, notamment au festival Voix de la Méditerranée à Lodève, au Centre Européen de Poésie d’Avignon, au Musée d’Art Moderne de Cordes sur Ciel, etc. Récemment, deux de ses textes ont été emmusiqués par la Fanfare Électrique : BUILDINGS au festival quARTier LIBRE de Montpellier (octobre 2007) & SUR LA CORDE RAIDE (lettres alphabétiques à Lucien Suel) à la Salle Victoire 2 de Montpellier en février 2008. S’étonne à foison. Se surprend de trop. Mais reste debout. Valère Argué ne croit pas au travail. Rien que d'y penser, ça l'épuise. Il est pour la libération de l'homme (& de la femme, par la même occasion). D'ailleurs, il n'aime pas le pognon. C'est pour ça qu'il n'en a ni sur ses comptes, ni dans ses pognes. Valère Argué ne croit en rien, mais ça lui arrive de temps en temps d'illustrer des textes auxquels il croit. Un livre de lui est prévu aux éditions Chépaki pour mai 2068, si tout va bien, il aura trouvé le titre d'ici-là... car avec un mai 68, on n'est jamais sûr de rien...

Transatlantique

Transatlantique

de Daniel LABEDAN

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 18/07/2008 | 11,00 €

Est-il plus simple de faire entendre la voix de la poésie quand on habite au bord de la mer ? C’est le cas pourrait-on penser de Daniel Labedan qui vit à Marseille et anime la revue en ligne Les États Civils . D’ailleurs, son dernier recueil poétique personnel :  Transatlantique ne saurait nous faire mentir. Sauf que, de Marseille il faut encore rejoindre Gibraltar pour passer de l’autre côté. Sauf aussi qu’un dénommé Lucien Quine, patron de la société Silence Accès, spécialisé dans l’espionnage industriel pour le compte des multinationales semble avoir décroché le rôle principal de cette aventure poétique. Ce qui, prétend-t-on encore, ne facilite pas les choses.
Mais à ce moment, où les débris de la révolution nationale ont rejoint le lyrisme poétique dans l’oubli, il est indéniable qu’il faille savoir écrire pour parler des choses importantes. Et penser, comme le fait Lucien, les choses plates et sans profondeur qui nous entourent, se révèle un exercice diablement compliqué. Arrêter un instant de vouloir comprendre pour sentir. Vous y songez ! Que se soit à La Plata en Argentine à Caracas ou ailleurs qu’est ce qui change pour le pêcheur qui est au bout de la digue ? C’est étrange, dans Transatlantique, on sent le  vent qui souffle dans les rayons du supermarché comme si on était face à mer. C’est un peu perturbant. Mais bon, on ne va pas s’attarder là,  parce que « Les oiseaux font comme s’ils n’existaient pas ». Il y a dans l’écriture de Labedan, beaucoup de raisons inconnues qui font qu’on trouve ses textes courts particulièrement beaux. © Jean-Marie DINH

L’auteur : Daniel Labedan vit en Avignon. Il anime la revue de poésie-documentaire en ligne Les États Civils. Son premier roman Mimizan-Plage est paru aux éditions La Table Ronde en 2003. Il est également l’auteur d’un recueil de nouvelles, Mon grand-père était cow-boy, paru aux éditions La Dragonne en l’an 2000. Il anime les éditions Les Etats Civils. Chez le même éditeur Ecrire à Stella.

 

Un peu plus vers la mer

Un peu plus vers la mer

de Raymond CEUPPENS

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 10/04/2008 | 18,00 €

Ecrivain discret, vivant en marge du sérail, cet amoureux des estuaires, ouvrier radoubleur de péniches, photographe, journaliste, sculpteur aussi, brièvement médiatisé quand il obtint, en 1982, le prix Rossel pour l’Eté Pourri, son troisième (et superbe) roman, Ceuppens pourrait être un personnage de Dhôtel - Escauts et ports contre Meuse et forêts -, comme les personnages de Ceuppens pourraient habiter les livres de Dhôtel. Des êtres instinctifs, solitaires, indifférents à ce qui fait courir le monde, habités par des rêves ou des lubies. Parfois fatalistes et paumés, mais sans désespoir, comme dans cette première nouvelle (L’engagement) où sourd une ambiance à la Tennessee Williams. Ou parfois désespérés par la souffrance du monde, comme dans Le Fardeau, où, là encore, la conscience d’être impuissant à partager cette souffrance partout présente et déclinée en spectacle permanent conduit un homme à sa propre mutilation. Parfois aussi, le texte campe un décor et profile un personnage avec une précision et une sensibilité toujours signifiantes et dispensatrices d’émotions qui se suffisent à elles-mêmes sans que l’auteur cherche nécessairement à « boucler » un récit. © Ghislain Cotton.

Les auteurs : Né à Etterbeek en 1936 dans une famille d’artisans passionnés par la peinture et la photographie, Raymond Ceuppens est l’auteur d’un recueil de poèmes Les lampes rouges de l’Atlantique Nord (1976) et, publiés chez Denoël, de : À bord de la Magda (1979), Sous la grand-voile (1981), L’été pourri (1982), Prix Rossel, Le Bar des Tropiques (1986), d’un recueil de nouvelles Le retour du vivant paru aux éditions Plein Chant, (1987) et d’une pièce de théâtre, La puissance du manque, aux éditions du Cerisier, 1993. Il est décédé en 2002. Jean-Claude Pirotte, Prix Rossel 1986 se présente comme « un peintre du dimanche » et « un écrivain du samedi ». C’est dire que ses fins de semaines sont chargées quand on sait qu’il a publié une trentaine d’ouvrages, poèmes, nouvelles, romans dont Absent de Bagdad, paru en 2007 à La Table Ronde.

Visions of Miles

Visions of Miles

de Yves BUDIN

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 20/02/2007 | 24,00 €

Les peintures d’Yves Budin illustrent des pochettes de jazzmen fameux : Paolo Fresu, John Scofield,  Bugge Wesseltoft, Erik Truffaz…A l’automne 2003, il entame le projet d’une série de planches accompagnées de poèmes, parfois à la taille d’un haïku, sur Miles Davis. Un travelling couvrant toute la carrière du personnage. L’épaisseur du trait convient bien au caractère « entier » du trompettiste, le tourment des couleurs colle au tourbillon coltranien, « In a Silent Way » joue l’épure, le regard final est celui d’un extra-terrestre… En variant l’approche de style comme le fit Miles en musique, Yves Budin est en empathie totale avec son sujet. Un livre d’artiste. © Alex Dutilh/In Jazzman avril 2007.

L’auteur : Né en 1974, dessinateur liégois, autodidacte, régent littéraire (français-histoire), passionné de musiques, de littérature américaine, d’Art en général, c’est par les écrits de Jack Kerouac qu’Yves Budin, s’est spécialisé dans l’illustration de l’univers du jazz. Son graphisme nerveux traduit les envolées de ceux qui sont devenus ses musiciens de prédilection : Miles Davis, Coltrane, Parker, Mingus… Il expose régulièrement dans les festivals jazz et a récemment illustré chez le même éditeur La quadrature du cercle de Jean-Christophe Belleveaux. Visions of Miles » est sa première publication.

Amoureuse

Amoureuse

de Eva KAVIAN

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 20/02/2007 | 11,50 €

Eva est amoureuse". Cette phrase revient comme un leitmotiv dans le livre. Comme une aventure sans cesse renouvelée. Une aventure qui enferme un peu, qui libère beaucoup, qui inquiète aussi, avec ses départs, ses retours, ses abandons, ses enthousiasmes. Une aventure nourrie de petits évènements pour faire grandir l'autre dans ses pensées. Les autres. Les mille et une choses quotidiennes qui ont des goûts de fruits rouge, avec l'envie de faire durer "amour" avec "toujours" en sachant que rien n'est sûr. Un livre grave et léger. Plaisant. © Alain Boudet

Les auteurs : Née en 1964 en Belgique, Eva Kavian anime des ateliers d’écriture depuis 1985. Après quelques années de travail en hôpital psychiatrique, une formation psychanalytique et une formation à l’animation d’ateliers d’écriture (Paris, Elisabeth Bing), elle a fondé l’association Aganippé, au sein de laquelle elle anime des ateliers d’écriture, des formations pour animateurs, et organise des rencontres littéraires. L’Académie des Lettres lui a décerné le prix Horlait-Dapsens, en 2004. Elle a reçu le prix Marcel Thiry 2006, pour son dernier roman, « Le rôle de Bart ». Georges Van Hevel. Né en 1956. Graphiste et illustrateur, il se tourne d'emblée vers l'affiche et dessine pour le monde de la presse. Il se spécialise dans l'image de marque d'entreprise et le design graphique. Dans les années nonante, il fonde Quidam Studio dont les créations variées n'hésitent pas à intégrer les technologies d'illustration numérique les plus récentes

Coups de ciseaux

Coups de ciseaux

de Perrine LE QUERREC

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 20/02/2007 | 12,00 €

Elles sont trois femmes fortes autour de Oui-Merci, diversement armées pour ne pas subir l’existence, chacune revendiquant sa condition face à l’héroïne sadique dont elles souffrent toutes à la mesure des émotions provoquées en elles par l’état fragile de leurs sens. Ils sont deux petits mecs faiblards : Le grand géniteur contrit et le poussin anthropophage. L’aîné se répand en concessions fugitives. Et le plus jeune obsessionalise le chant du coq troubadour bas de gamme, à lui tout seul con comme un ballet de ténors dans les solos déchirants de l’impossible jalousie.

Perrine et Stéphanie sont les plus proches parentes de Oui-Merci. Il s’agit d’une trilogie dont le point commun est la souffrance devant le désir d’accomplissement total, au prix du chaos. La destruction de l’autre est une sauvegarde de soi. © Gérard Sendrey (extrait de l’avant-propos)

Les auteurs : Perrine Le Querrec est née à Paris en 1968. Elle écrit des nouvelles (Fourmilière, Editinter, 2004 et Tu ne liras point par-dessus l’épaule de ton voisin, Éd. Terre de Brume, 2003, adaptée pour le cinéma par Anaïs Vachez). Spécialiste en art contemporain, elle collabore chaque semaine aux magazines culturels en ligne bulbe.com et état-critique.com. Elle vit et travaille à Paris comme recherchiste-documentaliste indépendante pour de nombreux auteurs et artistes. Chez le même  éditeur Bec & Ongles. Née en 1968 au bord du Léman, Stéphanie Buttay traversa le lac et découvrit les auteurs de la Collection de l’art brut (Lausanne). Elle commença alors à jeter ses fils et ses lignes sur le papier. En 2005, elle a présenté son travail dans le cadre des Visions et Créations Dissidentes du Musée de la Création Franche (Bègles, Gironde), où elle figure désormais en tant que «créatrice concernée

Et la nuit

Et la nuit

de Marie EVKINE

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 01/11/2006 | 10,00 €

Marie Evkine se livre entière et se révèle dans ce recueil tripode. Elle donne une écriture encore sauvage où on ne sait ce qui domine de la sensualité ou de la violence. Il y a parfois dans ses poèmes des allures de comptines, des airs de chansons, mais c'est pour rappeler que la petite fille n'est pas loin de la femme meurtrie. On identifie tout au long de ce passage un certain nombre de repères, personnes chères ou lieux précieux, dans une poésie à la fois toponymique et affective. Sur cette carte d'état majeur, on croise courbes et courbures, lignes et symboles. Avec Marie Evkine, la révolte n'a jamais dit son dernier mot. © Jacques Morin (extrait de la préface)

Les auteurs : Marie Evkine est née en 1965 en Bretagne. Journaliste, elle vit à Paris. Longtemps collaboratrice de la revue de poésie franco-belge « Reg'Art » (proche d'Alex Millon et Mimy Kinet). Elle a publié « Sanglot de mouette effleure », prix des Jeunes Poètes bretons, 1986, « La Bretagne des châteaux », co-édition Le Télégramme-Comité régional du tourisme, 1991, « Les banlieues sans limites », polder, revue « Décharge », 1992. Nombreuses publications dans des revues, entre autres : « Reg'Art », « Traces », « Parterre Verbal », numéro spécial du « Guide Céleste » avec Valérie Rouzeau, « Rétro-Viseur », « Comme ça et autrement », « Gros Textes », anthologie de la maison de la poésie du Nord-Pas-de-Calais, anthologie des polders de « Décharge » (deuxième édition). Sophie Maho est née en 1959. Elle est actuellement graphiste de profession. Elle travaille pour de grands titres de la presse écrite et pour l'édition. Elle poursuit parallèlement une activité d'illustratrice et se lance dans la création de livres-objets. Son parcours artistique est marqué par l'expression de la lumière. Elle expose à Paris, Hong-Kong, Chevreuse, Montreuil, Le Pré St Gervais depuis 1982.

La quadrature du cercle

La quadrature du cercle

de Jean-Christophe BELLEVEAUX

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/06/2006 | 11,50 €

La Quadrature du cercle ; deux parties : la première ne comprend que des textes écrits à l’étranger, la seconde, en France. Une façon de classer et d’opposer l’ici et l’ailleurs. Dans l’ailleurs l’étreinte des saisons, Jean-Christophe Belleveaux excelle  à cerner par impressions circulaires l’environnement local, brièvement, comme dans des croquis. Il sait aussi interroger, sonder sa poésie pendant qu’elle se fabrique, et c’est montrer qu’il en demeure maître, loin de se laisser prendre dans les formules creuses ou fumeuses. Dans l’ici et puis quoi, il reste à l’écoute du monde, toujours prêt à bondir là-bas. Comme le dit dans sa préface Roger Lahu, le titre en impasse n’apporte aucune solution, uniquement des souvenirs d’enfance initiaux aux remerciements familiaux finals, un parcours poétique atypique avec des points cardinaux et un poète qui cherche sur le disque du globe le  bon sillon son stylo comme saphir.

© Jacques Morin (extrait de la préface)

 

Les auteurs : Né en 1958 à Nevers, Jean-Christophe Belleveaux arpente inlassablement les fuseaux horaires en quête d'on ne sait quoi. A publié de nombreuses plaquettes de poésie dont Poussière des longitudes, terminus (éditions Rafael de Surtis) Dans l'espace étroit du monde (éditions Wigwam) Nouvelle approche de la fin ( Gros Textes) Caillou ( Gros Textes) soudures, etc. ( Polder / Décharge). Chez le même éditeur Carnet des états successifs de l’urgence et Démolition. C’est par les écrits de Jack Kerouac qu’Yves Budin, dessinateur liégeois, s’est spécialisé dans l’illustration de l’univers du jazz. Son graphisme nerveux traduit les envolées de ceux qui sont devenus ses musiciens de prédilection : Miles Davis, Coltrane, Parker, Mingus…

 

Terre à ciels

Terre à ciels

de Cécile GUIVARCH

Les Petits Carnets (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 12/06/2006 | 6,00 €

Comment positionner son corps vis-à-vis de la terre et du ciel ? Sentiment d'être terrassée ou d'être « terraciels » ? Cécile Guivarch interroge tour à tour l'arbre, les feuilles, le vent, le fleuve, les branches, l'herbe, les nuages, l'écorce, l'oiseau, la mer. Tous, dans le tremblement de la terre qui s'éloigne et du ciel qui se rapproche. Seule la lumière changeante les confond peut-être. Et puis cette pointe de conversation familière, parfois, pour signifier le balancement de l'esprit, l'humeur qui penche avec le tronc de l'arbre chargé de pluie.

Les auteurs : Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen. Elle vit depuis quelques années à Nantes. Membre du comité de lecture du site www.francopolis.net dédié à la poésie en francophonie. Cécile Guivarch est née en 1976 près de Rouen. Elle vit depuis quelques années à Nantes. Membre du comité de lecture du site www.francopolis.net dédié à la poésie en francophonie. Chez le même éditeur Te visite le monde. Fanny Wuyts est née à Bruxelles en 1988. Elle est étudiante en arts graphiques. Elle a illustré le premier recueil de Cécile Guivarch, Terre à ciels, publié en 2006 aux Carnets du Dessert de Lune.

 

Souffles

Souffles

de Saïd MOHAMED

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/06/2006 | 10,50 €

Sans doute que les poèmes de Saïd Mohamed ne sont pas seuls à mettre plein dedans leurs pieds dans la difficulté que c’est vivre et parler le vivre en se saisissant de sa matière la plus populaire. Cela se fait, en général, plus souvent par le roman que par le poème, mais de Villon à Yvar Ch’Vavar, en passant par Gaston Couté, Baudelaire, Perros, William Cliff, ou Verheggen, les « petits fauves de papier » autour du « thème » ne manquent pas. Les poèmes de Saïd Mohamed me semblent plus bruts de décoffrage que beaucoup d’autres, et moins enclins à jouer avec les mots qui leur viennent (sans toutefois manquer de discernement sur leur désir d’être des poèmes salis par la vie, ni d’un savoir sourire, amertume encore, de leur  prétention aussi à frôler des vérités douloureuses). Cela n’empêche pas pour autant que cette parole « s’attache des souvenirs pour s’inventer une trace à sa vie dans la douceur de l’écriture ». © James Sacré

Les auteurs : Saïd Mohamed est né en Basse-Normandie d’un père berbère, terrassier et alcoolique et d’une mère tourangelle lavandière et asociale. Nomade dans l’âme, il est tour à tour, ouvrier imprimeur, voyageur, éditeur, chômeur, enseignant. Il a obtenu : Le prix Poésimage en 1995 pour Lettres Mortes. Anto expose depuis 1995 en Allemagne, Angleterre, Espagne, États-Unis France, Suisse, dans des galeries d’Art Contemporain, d’Art Brut et d’Art Singulier.

Sur les ruines de l'Europe

Sur les ruines de l'Europe

de Daniel FANO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 13/05/2006 | 13,00 €

Troisième volet de la tétralogie inaugurée avec L'Année de la dernière chance et Le Privilège du fou, publiés par le même éditeur, ce livre ne saurait se réduire à un collage d'événements plus ou moins authentiques et spectaculaires de la Guerre froide (qui a cependant fort marqué la jeunesse de l'auteur). Certes, il y est question d'espions soviétiques et américains, de soucoupes volantes et de conquête de l'espace, Kennedy et Krouchtchev y vont de leur petit numéro, Mao y joue les mystérieux, mais plutôt que d'un retour vers un passé prétendument mythique, il s'agirait d'une contamination du présent par le passé, le futur et la fiction. Sans doute, en l'occurrence, faudrait-il parler de point de vue documenté sur la course frénétique du monde contemporain vers le chaos, l'ensauvagement, à travers la pensée suicidée, le massacre de masse et la pornographie généralisée.

Les auteurs : Daniel Fano est né en 1947. Journaliste culturel à Bruxelles depuis 1971 (durant trente années, a été un spécialiste renommé en matière de livres jeunesse, mais il a aussi beaucoup écrit sur le jazz et le rock, le théâtre, la bande dessinée, la photographie, le roman d'espionnage et la littérature anglo-américaine). Poète singulier de la modernité, il a publié, entre autres : Mannequins en flagrant sésame (Transédition, 1973), Splatch (Transédition, 1978), Souvenirs of you (Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Le Castor Astral, 1986), Vers le lac (La Nouvelle Barre du Jour, 1986), Un champion de mélancolie (Editions Unes, 1986), La Nostalgie du classique (Le Castor Astral, 2004). Chez le même éditeur Fables et fantaisies, Western, L'Année de la dernière chance, Le privilège du fou, La vie est un cheval mort. Graziella Federico est née en 1958. Dessinatrice, publiée dans divers journaux et magazines, illustre les livres de Daniel Fano depuis 2003.

 

Journal d'un incapable

Journal d'un incapable

de Alain DANTINNE

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 21/02/2006 | 12,40 €

En écrivant ce journal d’un incapable, Alain Dantinne tente une ultime renaissance, face à un père qui l’a jusqu’ici empêché de naître et dont il assiste à l’agonie. C’est ce rapprochement douloureux au seuil de la mort que ce journal décrit, du 29 octobre au 20 avril. Un rapprochement fait de silences opaques. Les mots d’un rejet trop longtemps subi ne parviennent pas à faire place à ceux d’une réconciliation pourtant désirée de part et d’autre. Reste l’écriture, cet « aveu de faillite » porté sur le papier. Écrire ce journal pour en finir avec certains recoins de l’enfance, arracher le chiendent, extirper ronces et chardons jusqu’à la racine. Au travers de ses notes douloureuses, Alain Dantinne vit son propre accouchement à côté d’un père que la vie va quitter sans que ce rapprochement physique n’ait pu dénouer les incompréhensions entre deux êtres souffrant sans doute d’un même manque d’amour. Le journal d’un incapable, en tout cas, fait preuve de la capacité de son auteur à exprimer sans retenue cette rencontre ratée. Et ce livre aura constitué pour lui une évidente nécessité. © Alain Hellisen

Les auteurs : Professeur de français et de philosophie, Alain Dantinne est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes. Exégète de Michaux, Chavée et Cendrars, il a écrit au scalpel un essai sur la “littérature industrielle”. Il a publié un pastiche, Hygiène de l’intestin, qui a obtenu le prix “Gros Sel” en 2005. Journal d’un incapable est son deuxième roman. Jean-Claude Pirotte, prix Rossel 1986, se présente comme « un peintre du dimanche et un écrivain du samedi ». C’est dire que ses fins de semaine sont chargées quand on sait qu’il a publié une trentaine d’ouvrages, poèmes, nouvelles, romans.

 

Carnet d'un poète assis sur l'horizon

Carnet d'un poète assis sur l'horizon

de Antonello PALUMBO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/11/2005 | 15,00 €

Trois recueils réunis en 1 volume pour redécouvrir un poète trop tôt disparu.

Avec économie, naïveté, tendresse, Antonello Palumbo parlait de cette « ultra moderne solitude » que chante si justement Alain Souchon, et c’est en cela que sa poésie continue à nous émouvoir parce que, telle une mélodie qui trotte dans nos oreilles, elle nous accompagne les jours où l’on a envie de siffler avec seulement un bruit de chaussures de femme sur le trottoir en bas et dans l’escalier un gosse qui fait l’avion, un gosse que l’on redevient en lisant ses poèmes parce qu’ils sont toujours dans l’air du temps.

Les auteurs : Antonello Palumbo vivait dans la région de Charleroi. Poète, critique de cinéma, organisateur de rencontres poétiques, il animait les éditions de L’horizon Vertical. Il est décédé en 1994, à l’âge de 30 ans. Chez le même éditeur Carnet d’un cinéphile assis sur l’horizon, Dans une gare, Le bouton noir. Perlette Adler vit à Charleroi où elle écrit, joue, peint et met des couleurs à sa vie et à celle des autres. Du même auteur, elle a illustré L’horizon de nous aux éditions L’Horizon Vertical.

 

Le décor de l'envers

Le décor de l'envers

de Roger LAHU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/11/2005 | 10,50 €

Faire d’une abstraction, Théorie d’La Poésie, un personnage réel (en « petite mémé vacillante »), à dessein de se gaber sur le ton de l’ironie badine de la poésie (« la poésie est faite partouze », J.-P. Verheggen), et par là faire accroire au lecteur l’égard mesuré qu’on lui accorde (« Va, je ne te hais point », Corneille), le tout pour feindre de ne pas vouloir faire ce qu’on fait néanmoins (« Je ne veux pas donner si haut los* à notre langue… » Du Bellay), feindre de ne pas énoncer un art (anti-)poétique, Le Décor de l’envers, c’est profusément rhétorique, l’effet s’inverse, le lecteur corrige. C’est aussi le contre pied de nez d’un poète courroucé et amusé de ce que les théoriciens font de la poésie une affaire telle qu’elle semble ne plus concerner qu’une poignée d’heureux élus (iraient-ils dans le sens de la régression historique ?) Roger Lahu veut situer la poésie au niveau de tout le monde, sans non plus leurrer son monde. Le Décor de l’envers, ça ruse et ne dupe pas, ça ressemble à Roger Lahu, à la fois tintin et filou. *Louange © Jean-Pascal Dubost

Les auteurs : Roger Lahu a un demi-siècle. Il vit à Rablay-sur-Layon. Avec ses potes Yves Artufel et Jean-Christophe Belleveaux, il s’occupe de la revue Liqueur 44. Il a publié aux Carnets du Dessert de Lune, Faites comme si je n’étais pas là, ainsi qu’une dizaine de recueils de poésie chez divers éditeurs. Samuel Lahu est né en 1981. Il vit à Paris où il est étudiant à la FEMIS.

La fin du chocolat

La fin du chocolat

de Fanny CHIARELLO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/11/2005 | 10,80 €

Je lisais. Des américains, la plupart du temps. Pensant y trouver l’inspiration. J’essayais d’écrire ce roman dont j’avais parlé à tout le monde et que je n’avais toujours pas commencé. J’avais presque envie de partir. De m’en aller d’ici. Et puis un jour, les Poèmes de Fanny Chiarello sont venus habiter juste en dessous de chez moi. Les poèmes précédents avaient foutu le camp et, du même coup, l’appartement au rez-de-chaussée était redevenu libre. Au matin, les Poèmes de Fanny Chiarello partaient au travail ou bien choisissaient de rester au lit jusqu’à midi. Parfois aussi, ils passaient une bonne partie de l’après-midi à s’amuser avec les chats dans le jardin et les chats étaient très contents de trouver enfin, un peu d’herbe dans cette ville. Les Poèmes de Fanny Chiarello étaient très différents. Certains étaient allés plusieurs fois déjà à Los Angeles. D’autres, par contre, ne faisaient qu’en parler. L’un d’eux avait bien connu Timothy Leary mais c’était il y a très longtemps. Le week-end, les Poèmes de Fanny Chiarello invitaient tous les voisins de l’immeuble autour d’un barbecue géant et végétarien. Lorsque c’était l’heure de partir, ils se glissaient dans le fond de votre poche afin de vous empêcher de passer la nuit tout seul. Ils vous mettaient le réveil et fermaient les volets. Ils vous réchauffaient les pieds en attendant de trouver le sommeil. Et au bout d’un moment, vous finissiez même par oublier de déménager. © Jean-Marc Flahaut.

L’auteur : Fanny Chiarello est née en 1974 à Béthune dans le Pas-de-Calais. Plusieurs de ses romans et nouvelles ont été publiés par les Éditions Page à Page, Pocket et l’Olivier. Elle est également critique de musique pop. En 2000, son premier roman, Si encore l'amour durait, je dis pas, est sélectionné pour le Prix de Flore. Elle a publié aux Carnets du Dessert de Lune Collier de nouilles et  Je respire discrètement par le nez.

Elle(s) si tant est que

Elle(s) si tant est que

de Amandine MAREMBERT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/11/2005 | 8,80 €

Un recueil singulier, même si on y suggère le féminin pluriel. Ce « elle » initial, c'est à la fois plusieurs, et la même multiple. Amandine Marembert, sans doute et d'autres, mais elle aussi. Une petite vingtaine de textes courts, dans diverses poses, attitudes, mini-pièces perdues d'un puzzle désinvolte. Il y a avant un ton, et une écriture détachée, une manière non compassée, presto, qui va. © Jacmo

Les auteurs : Amandine Marembert est née en 1977 à Clermont-Ferrand. Elle vit et travaille aujourd'hui à Montluçon, où elle habite une ancienne villa des roses dont le jardin tient dans sa tête. Elle co-dirige la revue & les éditions Contre-allées avec Romain Fustier. Elle a publié à ce jour quatre plaquettes et de nombreux textes en revues. Chez le même éditeur, Ce train n’accueille pas de voyageurs. Dominique Fournil a un domicile fixe, change d'âge au gré du temps, peut vous réciter son alphabet par cœur de 26 lettres et même plus, apprend à ses élèves qu'on a toujours besoin d'un petit bic sur soi, est touche à tout et bonne à rien et a commis 3 livres dans l'édition pour la jeunesse. 

Carnet d'un dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la Mer du Nord

Carnet d'un dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la Mer du Nord

de COLLECTIF

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 05/11/2005 | 12,80 €

Ouvrage collectif pour fêter dix ans d’édition - Textes inédits de :

Pierre Autin-Grenier/Jean-Christophe Belleveaux/Pascal Blondiau/Odile Bonneel/Hervé Bougel/Michel Bourçon/Richard Brautigan/Georges Cathalo/Nicolas Chevalier/Fanny Chiarello/Chantal Couliou/Michel Dehoux, Éric Dejaeger, Eddy Devolder/Paule Marie Duquesnoy, Christian Duray/Daniel Fano/Sylvain Farhi/Ghislaine Fendler/Dan Ferdinande, Jean-Marc Flahaut/François Garnier/Jean-Pierre Georges/Alain Germoz/Nicole Goffette/Paul Hermant/Jean-Pierre Jacquemin/Jean-Louis Jacquier-Roux/Dan Kaminski/Francis Krembel/Roger Lahu/Freddy Malonda/Marcella/Amandine Marembert/Jean-Claude Martin/Hervé Merlot, Jacques Morin/Jacques Norigeon/Mohamed Omari/Antonello Palumbo/Phan Kim Dien/Robert Piccamiglio/Frédéric Saenen/Gérard Sendrey/Roland Tixier/Vincent Tholomé. Illustration de couverture : Gérard Sendrey - Illustrations intérieures : Claudine Goux, Martine Lamy et Bernard Privat.

Le livre : Quand au bout d’une décennie, 46 auteurs tentent de percer le mystère du Dessert de Lune inventé un beau jour de février 1995 et à propos duquel il y aurait autant de définitions qu’il y a de moyens de se perdre dans les rues de Venise, cela donne 46 versions très originales.

46 versions où l’on peut se reconvertir au tricoté laine, chanter, sauter dans un fourgon en ribote, déguster un gratin de sauterelles au basilic, se souvenir des dimanches, regarder les géraniums au balcon prendre leur bain de minuit, voir le désir dans ses yeux, assister à la finale de la Coupe du Monde de Poésie, se hâter, faire des confitures, voir un croissant de lune terminer sa nuit, prendre son pied, patienter jusqu’à l’apéro mais pas jusqu’au dessert, rencontrer Midas, alunir sur la Mer de Nectar, rester poète, ne pas demander la lune, entendre la mer, croiser Zerbin Buller, aimer les histoires de chiens, ne pas trop aimer les desserts sucrés, ne plus être inspiré par la moindre des choses, entendre résonner la blue note, être cette tache blanche, attirer l’attention sur le fait qu’un monde plus sûr ne fait pas un monde certain, correspondre, attendre la fin de la nuit ou une brève éclipse entre la poire et le fromage, se relier au monde, préférer les fromages aux desserts, ramasser les rêves usés, manger son unique regret, noircir des calepins au clair de la terre, rester seul sous la hune, broyer du noir, offrir un gâteau à base de crème de marrons sur un lit de frites, articuler les Carpathes du délire de Jules, aller au bieçe guinguette, imaginer L’ouvreuse, tester la collection de délices sucrés du prochain trimestre, traquer les anges taciturnes, étêter, sucer les sucettes de Pierrot Gourmand du magasin d’esprit et de lumière, ne plus croire aux beaux jours, recevoir un courrier d’Islande où un cosmonaute hurle comme un chien à la lune. Cela valait bien la peine d’attendre dix ans en compagnie de ce Dessert de Lune qui continue à croire que dans l’imaginaire de chacun il y a place pour l’aventure d’une utopie, l’utopie d’une aventure. Embarquez !

 

Le privilège du fou

Le privilège du fou

de Daniel FANO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/04/2005 | 12,00 €

Avec Le Privilège du fou, Daniel Fano poursuit l'expérience inaugurée avec L'Année de la dernière chance et qui doit compter encore deux volumes.

Dans son livre, Daniel Fano couvre l'Histoire depuis 1926 en suivant trois cercles concentriques (1926-2002, 1947-1958 et 2004- le temps de l'écriture). Il y traite le registre de l'intime de façon singulière: émule de Holden Caulfield (héros de L'Attrape-coeurs de Salinger, qu'il ne cite pas par hasard), il protège les siens, refuse de les jeter en pâture publique, évoque son père en parlant de Marilyn Monroë (née comme lui en 1926), évoque sa mère en parlant de Bette Davis et Jennifer Jones (qui étaient ses actrices préférées) et pour saluer sa compagne distille des souvenirs de Ava Gardner et des événements survenus en 1958. Pas question pour lui de sacrifier à la mode de l'autofiction : les chansons et films qu'il répertorie n'ont rien à voir avec le regret des choses passées mais renvoient aux époques qu'il a traversées, offrent un con-trepoint futile aux horreurs qu'il dénombre avec humour (noir).

Les auteurs : Daniel Fano est né en 1947. Journaliste culturel à Bruxelles depuis 1971 (durant trente années, a été un spécialiste renommé en matière de livres jeunesse, mais il a aussi beaucoup écrit sur le jazz et le rock, le théâtre, la bande dessinée, la photographie, le roman d'espionnage et la littérature anglo-américaine). Poète singulier de la modernité, il a publié, entre autres: Mannequins en flagrant sésame (Transédition, 1973), Splatch (Transédition, 1978), Souvenirs of you (Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Le Castor Astral, 1986), Vers le lac (La Nouvelle Barre du Jour, 1986), Un champion de mélancolie (Editions Unes, 1986) La Nostalgie du classique (Le Castor Astral, 2004). Chez le même éditeur Fables et fantaisies, L'Année de la dernière chance, Western, Sur les ruines de l’Europe, La vie est un cheval mort. Graziella Federico est née en 1958. Dessinatrice, publiée dans divers journaux et magazines, illustre les livres de Daniel Fano depuis 2003.

La cuisine molle pour édentés

La cuisine molle pour édentés

de Michel DEHOUX & Jean-Pierre JACQUEMIN

Pièces Montées (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 11/03/2005 | 16,00 €

La fonction de cet opuscule n’est ni diététique ni thérapeutique, elle est révolutionnaire : permettre à tous les ébréchés (complets, partiels, intermittents) de dépasser leurs frustrations. La bonne chère n’est pas le privilège des intacts, ceux et celles que la discipline et la nature ont, justement ou non, gâtés. Même délabré(e), rafistolé(e), on peut très bien manger à tous les râteliers ! Luttons contre l’ostracisme de l’orthodoxie de l’odontostomatologie ! Nous vivons un Tournant majeur de l’histoire des minorités. Un Ré-dempteur nous est né ! Un Chef charismatique conduit notre fringale et nous permet de relever le front ! Rallions-nous à ses panades-flans ! Michel Dehoux nous livre 42 recettes de sa cuisine d’une subtile alchimie, classique et contemporaine. Incisives malgré leur mol air, elles dévoilent leurs arcanes in pour changer nos châteaux en ruine en palais réenchantés où l’on fait chaque jour la fête... Et comme aurait pu dire le maire de Champignac, c’est toujours ça de pris sur l’ennemi, le Temps qui ramène sa fraise vers le tertre du terreau où, tôt ou tard, tous, nous irons suçoter par la racine les dents-de-lion de l’au-delà, là où la langue de l’Homme n’a jamais mis le pied ! © Jean-Pierre Jacquemin

Illustrations de Barly Baruti, Liliane Cock, Roby Comblain, Bertrand Gobbaerts, Serge Goldwicht, Philippe Guilmin, Jacques Jauniaux, Claire Kirkpatrick, Denis Schmit, Walter Swennen, Olivier Wiame, Éric Winand, Willy Wolsztajn, Dominique Zinkpè.

 

Fragilités

Fragilités

de MARCELLA

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/10/2004 | 8,60 €

Extrait.

je suis dans ta main une tulipe ouverte

sans eau ni terre

et même pas en plastique

il paraît que je vais vivre

 

maintenant le désir me terrasse mais aussi la peur de l’abandon.

sur un air déchirant que je fais nôtre

chaque jour me rapproche de toi.

je rentre dans tes douceurs et j’y trouve

les poissons bleus de ma chemise.

Les auteurs : Marcella est née le 27 juin 1964. Elle vit à au Perreux-sur-Marne dans le Val de Marne. Ses poèmes naviguent dans de nombreuses revues de poésie. En collaboration avec Stéphanie Tréma, sous le nom de « unes à unes », elle expose sa « poésie solide » à la galerie parisienne « Edgar le marchand d'art » ainsi que dans différents lieux publics. Chez le même éditeur, Trente cette mère avant et Le Paris me des Kids.

Stéphanie Tréma est née le 28 septembre 1967. Elle vit à Saint-Mandé dans le Val de Marne. Après avoir été comédienne, assistant réalisateur, régisseur de cinéma, chef de pub, maquettiste, graphiste, directeur artistique, ouvrier du livre, elle est aujourd'hui illustratrice et plasticienne.

 

Carnet de petits bleus à l'âme

Carnet de petits bleus à l'âme

de Chantal COULIOU

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/10/2004 | 10,20 €

Petit format carré pour un recueil poétique tout en douceur.

La place est faite au blanc sur chaque page. Cela laisse une respiration, une ponctuation entre chaque poème.

A nous de nous évader à partir des mots, de nous laisser emporter par leur musique et leur charme.

Un petit bonbon pour les gourmands de poésie !

" L'averse ignorée, la terre poursuit ses rêves."

Les auteurs : Chantal Couliou est née le 12 mai 1961 à Vannes. Mariée et mère de deux enfants, elle est institutrice. Auteure de plusieurs recueils de poésie et de livres pour enfants, membre de la Charte des Auteurs et Illustrateurs pour la Jeunesse, ses poèmes et nouvelles sont publiés dans de nombreuses revues littéraires et ouvrages collectifs. Chez le même éditeur Une poignée de mots et Croqués sur le vif.

Dany Lecuyer est née en 1946. Originaire du Finistère, elle vit à Brest depuis une quinzaine d'année. Ancienne élève de l'école des Beaux-Arts de Quimper, elle a récemment illustré « Point d'attache » recueil de Chantal Couliou paru aux éd. Gros Textes.

 

Au temps pour moi

Au temps pour moi

de Paul HERMANT

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/10/2004 | 15,00 €

« Nous qui avons traversé les frontières européennes sans papiers ni passeports en 1989, savons que nous ne pourrons voyager demain qu’en montrant nos empreintes digitales et en nous faisant regarder dans le blanc des yeux. C’est totalement insupportable et pourtant nous insupportons peu ». Voici un livre assis entre deux siècles, qui résume et compile plus de quinze années « d’action citoyenne » et n’est pourtant pas un assemblage de souvenirs et d’anecdotes. Au travers de billets, de bouts de fables, d’histoires, d’éléments de correspondance (avec Nicolas Levrat), de listes et de catalogues, on découvre le cœur même d’une philosophie de l’action. Ce que l’on pourrait appeler de la poésie politique. Ce pour quoi, peut-être, des hommes vivent.

L’auteur : Paul Hermant (1957) est l’une des quelques personnes qui imaginèrent, en 1988, l’Opération Villages Roumains destinée à lutter contre le plan de systématisation rurale de Nicolae Ceausescu ; il crée en 1992 l’association Causes Communes qui ouvrira durant les guerres yougoslaves des réseaux de solidarité et d’initiatives avec les réfugiés, les journalistes ou les mairies démocrates. Il a co-dirigé un « quotidien des électeurs » journal temporaire de temps électoraux, mené les Ambassades de la démocratie locale sur les fonts baptismaux, contribué à la mise sur pied de la première télévision des réfugiés comme à celle des Parcours citoyens, animé Radio Balkans, élaboré « lautresite.com » revue quotidienne sur Internet, … Pratique aujourd’hui la lecture sur les places publiques comme à la radio. Chez le même éditeur Notices.

L'année de la dernière chance

L'année de la dernière chance

de Daniel FANO

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 08/01/2004 | 12,00 €

Ces derniers temps, Hitler a été de toutes les fêtes de la jet-set internationale et les grands couturiers se sont inspirés d'Auschwitz pour leurs nouvelles collections. Délire ? Oui, celui d'un monde, le nôtre, où se conjuguent terrorisme et médias, guerre et publicité, fanatisme et pornographie. Un monde où nous entraîne un enfant de la bombe atomique, un ironiste sans espoir ni désespoir, qui sait, après Machiavel, que « l'Histoire se rit des prophètes désarmés. »

Les auteurs : Daniel Fano. Né en 1947. Vit en Allemagne et en France avant de s'installer à Bruxelles. Journaliste culturel à Bruxelles depuis 1971. Révélé par La Nouvelle poésie française de Bernard Delvaille (Seghers 1974), publie Souvenirs of you (Éd. Daily-Bul, 1981), Chocolat bleu pâle (Éd. Le Castor Astral, 1986), Vers le lac (Éd. La Nouvelle Barre du Jour, 1986), Un Champion de mélancolie (Éd. Unes, 1986), La nostalgie du classique (Éd. Le Castor Astral, 2004). Chez le même éditeur, Fables et fantaisies, Westerns, Le privilège du fou, Sur les ruines de l’Europe, La vie est un cheval mortGraziella Federico est née en 1958. Dessinatrice, publiée dans divers journaux et magazines, illustre les livres de Daniel 

Rengaine suivi de Sept secondes avec le soleil

Rengaine suivi de Sept secondes avec le soleil

de Jean-Marc FLAHAUT

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/01/2004 | 11,00 €

Ce livre, dont quelqu’un a dit qu’il devait beaucoup à Brautigan et à Carver, est bougrement fraternel. Il résonne en nous par le biais de sa dérision et parce qu'il ne s'évertue pas à trop dire. Au-delà des titres des poèmes, des vers découpés comme un chemin sinueux dans les rues des cités, la parole se partage, rend davantage proche des autres.  D’autant que le monde extérieur est présent en permanence derrière ce qui semble concerner uniquement le journalier individuel.

En quelques lignes, le lecteur passe de l'anecdote à l'émotion. Puis vient la résonance: celle qui fait que l'écho perçu en nous amène à la pensée. Comme les images, ces textes-là disent davantage que de filandreux discours surtout lorsqu’on prend la peine de les dire à haute voix, car leur oralité contient leur musique.

© Michel Voiturier

Les auteurs : Jean-Marc Flahaut est né en 1973 à Boulogne-sur-Mer. Educateur, il vit à Lille. Ses textes ont été publiés dans diverses revues, notamment Salmigondis, Contre-Allées et Microbe. Il a participé pour l'association Malab'Art à un projet collectif intitulé « La Maison » avec des photographes, des plasticiens et des musiciens. Chez le même éditeur, Retour à Quick Hill Road et SpiderlandHadda Bouzaroura est née en Algérie. Elle a grandi dans le Pas-de-Calais et vit à Roubaix dans le Nord.

 

Assoiffé

Assoiffé

de Sylvain FARHI

Sur La Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/01/2004 | 12,00 €

Découverte de soi aux prises avec le monde, le voyage, quand il est vécu avec intensité, s'offre toujours comme une initiation. Le périple qu'a effectué Sylvain Farhi, seul, sac au dos, en Amérique latine de novembre 1998 à septembre 1999 relate ce genre d'expérience. Après des études de philologie romane à Bruxelles, le jeune écrivain - il est né au Bangladesh en 1978 - s'est lancé avec fougue et détermination dans l'aventure, en se proposant de «donner un grand coup de pied à son être intérieur», ou bien encore de «se mettre en pièces», et assurément de «plonger plein soi». Bref, de «vivre ses rêves pour en finir avec le rêve»... Le seul fil rouge de sauvegarde qui témoigne malgré tout d'une certaine cohérence, ce sont ces notes prises sur les routes, au gré des émotions et des rencontres, au Chili, en Bolivie et en Colombie; des notes qui tiennent à la fois du reportage et du carnet intime.

L’auteur : Sylvain Farhi est né le 5 octobre 1978, à Dacca au Bangladesh. Il vit à Bruxelles. Après des études de philologie romane, il partage son temps entre ses spectacles de contes et les ateliers qu'il anime (conte, slam, poésie, chanson et clown). Auteur-compositeur-interprète d'un album de chanson française Sylvain et les zakouskis, il est aussi l’auteur de Monsieur Tout à l’envers et Touffe de poils chez le même éditeur. http://sylvainfarhi.blogspot.com

L'ode à la mouche

L'ode à la mouche

de Odile BONNEEL

Les Petits Carnets (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 06/01/2004 | 6,00 €

Le livre : La Société Protectrice de la Mouche Française (dont l’unique membre répertorié à ce jour, Cécile Bonneel, est aussi la fondatrice…) a beau s’époumoner dans son apostille, dénoncer le cruel acharnement des chasseurs – munis de tapettes manuelles ou électriques – rien n’y fait… Car Odile Bonneel (notez bien que seul change le prénom), qui signe cette Ode à la mouche (et les meurtres qui y sont étalés) n’a nullement l’intention d’abandonner son « sport favori » et nous donne, au grand désespoir de Cécile, quelques leçons dans l’art d’exterminer « ces nuisibles à six pattes », « engeance du diable »… « The fly killeuse » n’y va pas de main morte – tout est en effet dans le geste et dans la position : « En équilibre sur une jambe, ou en ressort sur les deux jambes pour viser le plafond, la pratique est élégante et racée. » Son record ? Soixante petits cadavres le quart d’heure… La tuerie ne connaît pas de limites et s’apparente à une véritable passion, capable de procurer une jouissance à nulle autre pareille ! Tant et si bien que lorsque le gibier vient à manquer, « il suffit de rouvrir la porte-fenêtre pour faire à nouveau le plein de mouches. »?Stratégies dignes d’un général d’armée, plans d’attaques censés déjouer les ruses des insectes pour échapper à la tapette manuelle (L’ère préhistorique…) ou à la tapette électrique, le must… instrument de torture et arme de destruction massive autrement performante que son ancêtre, capable de transformer l’amateur en professionnel. Ces petits textes inventifs et décapants, accompagnés des illustrations allègrement cruelles de Nathyi Regner, composent un ouvrage fort réjouissant, dont la noirceur renforce le plaisir sadique du lecteur : bientôt, qu’il ait déjà pratiqué ou non le sport en question (prochaine discipline olympique ?) il est comme contaminé par l’enthousiasme de la killeuse, pour peu qu’il ait quelques insectes à se mettre sous la dent – pardon, à exterminer !?© B. Longre

L’auteur: Odile Bonneel vit dans le nord-Pas-de-Calais Elle est bibliothécaire et critique littéraire dans le mensuel Inter CDI. Elle a publié chez le même éditeur Bords de Sambre.

Missiano

Missiano

de Jean-Louis JACQUIER-ROUX

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 07/05/2003 | 10,00 €

Jean-Louis Jacquier-Roux et l'Italie, c'est une alchimie. Les vacances y prennent la dimension d'un de ces modestes rituels qui font brusquement accéder à l'enchantement, comme l'ombreuse ruelle d'un village peut tout à coup projeter le passant au seuil d'un monde vertigineux. Car cette Italie rurale résiste à la carte postale et à la photo souvenir. On y arrive tôt. On franchit la grille. On pousse le portillon. On touche des pierres. On rôde et on scrute. L'auteur de ces pages prête ses clefs au lecteur. Celui-ci se retrouve au milieu de paysages suggérés par les crayons de Monique Delorme qui, nous dit-on, dessine pour le plaisir, quand elle a le temps et surtout en Ombrie. Le dessin, la peinture, comment ne pas y songer en lisant Jean-Louis Jacquier-Roux, beaucoup plus, d'ailleurs, par le jeu des lignes et des perspectives que par le déploiement d'amples fresques. Certes, la géométrie de l'ombre et de la lumière livrent-elles ici leur ballet comme dans tout paysage mais un ton en dessous, car ces contrées sont propices aux attentifs. © Orage Lagune Express

Les auteurs : Jean-Louis Jacquier-Roux est né en 1947 dans l’Isère. Il est l’auteur d’une quinzaine de recueils et d’ouvrages (poésies, nouvelles, essais). Chez le même éditeur, Foulées douces et TH.R 1953. Monique Delorme dessine pour le plaisir, quand elle a le temps et surtout en Ombrie.

Poèmes sportifs en Puisaye Forterre

Poèmes sportifs en Puisaye Forterre

de Jacques MORIN

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 07/05/2003 | 9,50 €

« En vélo

sur les petites routes de l'Yonne

on ne croise que des avions. »

Un an durant, le poète a marché, couru, pédalé dans le paysage. Par simple prudence, il a gardé les yeux ouverts. Mais c'étaient des yeux de poète, qui nous valent aujourd'hui ces croquis impressionnistes des ciels et des chemins de Puisaye-Forterre, aussi bien bulletin météo de l'âme, musclée, certes, mais qui flanche parfois quand la pluie bat. Lecteur, en tenue, adopte - hop ! hop ! - le souffle et la foulée du poème, Jacmo t'emmène en ballade. © Alain Kewes

Les auteurs : Jacques Morin est né en 1950 à Paris. Vit depuis une quinzaine d'années dans l'Yonne. Père de cinq enfants. A co-animé la revue Le Crayon Noir (1973-1981), Le Désespoir, précisément (1980-1981) et dirige la revue Décharge depuis 1981. Jean-Marie Tremblay. Né en 1956, originaire du Chablisien. Vit depuis toujours dans l’Yonne. Auteur de plusieurs milliers de dessins sur le corps. Dernière exposition intitulée : « Le vif du sujet ». A illustré le n° 116 de la revue Décharge.

Ellis Island's dreams

Ellis Island's dreams

de Ménaché

Pleine Lune (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le 15/01/0207 | 8,50 €

Existe-t-il des pays propices au(x) rêve(s) ? Je n’imagine pas Ménaché s’embarquant pour la terre de l’Oncle Sam, voici bientôt quinze ans, avec semblable question en tête. Il y a longtemps que ce perpétuel exilé dort d’un sommeil trop léger pour succomber aux tentations clinquantes des empires de cocagne. Aux Etats-Unis d’Amérique comme ailleurs, l’espoir vire souvent au cauchemar. La vie cependant s’agrippe à ce quotidien brutal et inhumain « dans une perpétuelle recréation du monde » et c’est précisément là, au cœur de ce no man’s land déglingué, que le poète a choisi de mêler sa voix à celle de ses frères de presque silence. Sans un mot plus haut que l’autre, mais avec force, le poème vient cingler le lecteur comme une averse prompte à « faire chanter le feu et le cuivre » en chacune de ses veines. © Jean-Louis Jacquier-Roux

Les auteurs Ménaché est né à Lyon, le 15 juillet 1941. Sa famille est originaire de la communauté sépharade de Constantinople. Professeur de Lettres au Lycée Gabriel Fauré d'Annecy de 1987 à 2001. Fonde en 1973 le collectif de poètes et plasticiens Arpo 12 qu'il anime jusqu'en 1985. En collaboration avec Jean-Louis Jacquier-Roux, crée à Montceau-les-Mines, en 1977, la revue et le collectif Impulsions. Membre du jury du Prix étudiant de la Jeune poésie de 1983 à 1985, sous la présidence d’Eugène Guillevic. Poète, chroniqueur, animateur d'ateliers d'écriture, il collabore à de nombreuses revues. Chez le même éditeur, Pierres qui roulent. Roudneff. Né en 1933 à Faymoreau (Vendée) d’une mère ukrainienne et d’un père issu d’une vieille famille russe, il passe sa petite enfance à Nice où il découvre des ateliers de peintres slaves amis de ses parents. 50 ans de peinture, 56 expositions personnelles. Des thèmes privilégiés : Venise, les plages du Nord, la lumière du midi, les natures mortes intériorisées, souvenirs intenses de brefs voyages recueillis sur des carnets de route et reportés en atelier sur la toile, avec le sentiment d’exprimer, d’une exposition à l’autre, de nouvelles variations sur un bonheur simple et tranquille. Pratique avec passion la gravure sur bois réalisée dans des couleurs à l’huile sur la presse de son atelier de Doussard. Plusieurs gravures figurent dans la collection de la Bibliothèque Nationale de Paris.

 

Vole Vole Vole

Vole Vole Vole

de François DAVID

Lalunestlà (LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE) | Paru le | 8,00 €

Le livre :

De courts poèmes, légers comme des oiseaux… Oiseaux funambules, photographes qui portent de si jolis noms. Ils apparaissent, ils disparaissent, nous les entendons et espérons ensuite, à nouveau, leur retour. Consuelo de Mont-Marin illustre d’un trait vif, avec humour, dans le petit format du carnet, ces textes sensibles de François David qui tente de suspendre le temps – celui d’une vie – et de retenir des instants minuscules, grâce à ces présences gracieuses et musicales.

 

Les auteurs :

François David. Auteur d’une centaine de titres, il écrit dans des genres divers. Ses livres, souvent primés, sont traduits dans de nombreux pays. Plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le théâtre, en France et à l’étranger. François David est aussi auteur de pièces radiophoniques et créateur de livres-objets. Par ailleurs, il anime depuis 1988 les Éditions Møtus

Consuelo de Mont-Marin. Illustratrice, Escultora. Peintre. Parmi les expositions personnelles : En France.  Paris : Galerie Guy Mondineu, Galerie Terza, L’Atelier Mondineu.  Le Touquet : Galerie Carlier. Vence et Saint-Paul-de-Vence : Galerie Litho Art et Chapelle des Pénitents blancs, Galerie la Mandragore. À L’étranger. Norvège : Stavanger, Galerie Viben. Allemagne : Berlin, Galerie Cocon. Parmi les expositions collectives : Italie : Milan, Musée d’Art Moderne.  Japon : expositions dans huit villes. Nice : CNAC. Paris : Galerie Lefor Openo, Galerie Pierre Marie Vitoux, BPI Centre Pompidou.