l'autre LIVRE

BLEU AUTOUR

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand A12

LES ÉDITIONS BLEU AUTOUR

Des ponts jetés entre les lieux et les temps
« D’un lieu l’autre », « D’un regard l’autre » : les noms de ses deux collections phares signent Bleu autour qui, à partir de l’Allier, édite des livres disant l’exil, jetant des ponts entre les lieux et les temps. Des textes littéraires souvent autobiographiques ou biographiques, pour beaucoup traduits de langues étrangères (dont le turc, mais aussi l’allemand, l’arménien, le norvégien, l’ouzbek ou le russe). Et des récits de voyage ou des essais construits autour de corpus d’images, tels les dessins et photographies de Pierre Loti ou des cartes postales de la Belle Époque figurant des Femmes ottomanes et dames turques (Christine Peltre, octobre 2014), des Femmes en métiers d’hommes (Juliette Rennes, 2013) ou des Femmes d’Afrique du Nord (Leïla Sebbar, Christine Peltre et Jean-Michel Belorgey, 2010).

Un tropisme féminin, voire féministe
Trois titres qui manifestent le tropisme féminin, voire féministe, de Bleu autour, dont témoigne aussi le long compagnonnage avec cet éditeur de Leïla Sebbar, née outre-mer d’un père algérien et d’une mère française. Chez Bleu autour, elle dirige des ouvrages collectifs, tels L’enfance des Français d’Algérie avant 1962 (novembre 2014) et Une enfance juive en Méditerranée musulmane (2012). Et elle publie romans, nouvelles, essais et carnets de voyage, dont le dernier (2013), riche de dessins et aquarelles de Sébastien Pignon, a pour titre Le Pays de ma mère - Voyage en Frances et comprend une série d’entretiens avec des « femmes en révolution » (comme elle) des années 1970 et 1980 : Laure Adler, Geneviève Fraisse, Nancy Huston, Michelle Perrot, Françoise Vergès…

La littérature (très) moderne turque
Bien d’autres écrivaines sont publiées par Bleu autour, telle Tezer Özlü, née en Turquie et auteure de deux romans incandescents, salués aussi pour leur modernité par la critique française : Les nuits froides de l’enfance (traduit du turc par Elif Deniz et Agnès Chevallier, 2011) et La Vie hors du temps. Voyage sur les traces de Kafka, Svevo et Pavese (traduit de l’allemand par Diane Meur, 2014). Tôt disparue, en 1986, Tezer Özlü s’inscrivait dans le sillage du nouvelliste turc Sait Faik (1906-1954) qui a révolutionné la prose turque et dont Bleu autour a fait paraître quatre des dix recueils qu’il a publiés de son vivant, dernièrement, en 2013, Le Café du coin, traduit du turc par Rosie Pinhas-Delpuech, l’un des rares écrivains turcs de langue française (lire notamment ses Suites byzantines, Bleu autour, 2009).  

De Yachar Kemal à Jean Lebrun
Autre auteur phare de la littérature moderne turque qu’a publié la maison de Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier) : Yachar Kemal, avec Pêcheurs d’éponges, une anthologie des grands reportages de ce grand romancier dont l’œuvre est largement traduite chez Gallimard. De la veine de ceux d’Albert Londres, ces grands reportages sont revendiqués par leur auteur comme faisant partie intégrante de son œuvre littéraire. Leur font écho deux livres du journaliste à vélo Raphaël Krafft, Un petit tour chez les Français et Un petit tour au Proche-Orient (2008, 2010) et deux essais de Jean Lebrun, Journaliste en campagne et Le journalisme en chantier (2008, 2010). Le même Jean Lebrun, historien et homme de radio, est l’auteur, toujours chez Bleu autour, de Notre Chanel, prix Goncourt 2014 de la biographie.

Août 2014

Adresse : 38 avenue Pasteur
03500 ST-POURÇAIN-SUR-SIOULE
Téléphone :0470457245
Fax :0470457254
Site web :http://www.bleu-autour.com/
Courriel :nous contacter
Diffusion :HARMONIA MUNDI LIVRES
Distribution :HARMONIA MUNDI LIVRES
Représentant légal :M. Patrice Rötig
Forme juridique :SARL
Racine ISBN :978235848
Nombre de titre au catalogue :120
Tirage moyen :1800
Symbolique des kilims

Symbolique des kilims

de Ahmet DILER & Marc-Antoine GALLICE

d\'un regard l\'autre (BLEU AUTOUR) | Paru le 16/11/2017 | 36,00 €

Miracle du kilim, apparu au Proche-Orient huit mille ans avant notre ère : de tisserandes en tribus, ce subtil art populaire qui a essaimé des Balkans jusqu’en Chine nous est parvenu pratiquement inaltéré. Fruit de trente ans de collectages et de recherches comparées, cet ouvrage abondamment illustré met en lumière la fascinante symbolique des kilims héritée de l’animisme primitif. « On y entend, selon Jacques Lacarrière, des appels silencieux à la fertilité du sol, à celle du ventre féminin, à la protection des esprits et du ciel, à la complicité des végétaux, des animaux… »

Sébastien Roch

Sébastien Roch

de Octave MIRBEAU

Classiques Bleu autour (BLEU AUTOUR) | Paru le 18/05/2017 | 29,00 €

Le trait noir d’eloi Valat, auteur d’une fameuse trilogie sur la Commune de Paris, révèle la force de ce roman méconnu d’octave Mirbeau (1848-1917), accueilli par un silence de plomb à sa parution, en 1890.

C’est l’histoire, à la fin du second empire, d’un adolescent du Perche qui, pour la gloriole de son quincailler de père, acceptera son enfermement dans un collège de jésuites breton. là, il sera violé, brisé, avant de mourir à vingt ans, le crâne fracassé par un obus prussien, sans avoir rien su de la vie, tandis que son double, Bolorec, qui hurle sa haine de l’obscurantisme clérical, de la contre-révolution et de l’injustice immuable, finira, au mieux, sous la mitraille versaillaise assassinant la Commune…

Un noir roman d’une troublante actualité. la rencontre d’un artiste incandescent avec l’auteur, mort il y a cent ans, du Journal d’une femme de chambre.

Je ne parle pas la langue de mon père

Je ne parle pas la langue de mon père

de Leïla SEBBAR

Classiques Bleu autour (BLEU AUTOUR) | Paru le 01/09/2016 | 26,00 €

Je ne parle pas la langue de mon père et L’arabe comme un chant secret sont deux récits qui se répondent et donnent la clé de l’œuvre de Leïla Sebbar. Ils témoignent de son obstination d’écrivain face à cette question pour elle lancinante, depuis l’Algérie coloniale où elle est née d’un père algérien et d’une mère française, jusqu’à Paris où elle écrit son père dans la langue de sa mère : comment vivre séparée du roman familial de « l’étranger bien-aimé » qui, par son silence, l’a tenue à distance ? Cette question que l’exil exacerbe, peu l’ont explorée avec autant d’acuité que Leïla Sebbar dans ces récits devenus des classiques, ici réédités avec des textes d’écrivains et universitaires, des aquarelles de Sébastien Pignon et des images de sa mythologie affective.

Le Pays de ma mère

Le Pays de ma mère

de Leïla SEBBAR

BLEU AUTOUR | Paru le 01/10/2013 | 28,00 €

Après sa trilogie de livres du côté de son père (Mes Algéries en France – Carnet de voyages Journal de mes Algéries en France ; Voyage en Algéries autour de ma chambre,Abécédaire), Leïla Sebbar compose avec Le pays de ma mère – Voyage en Frances un ouvrage du même type où se croisent textes et images. Il s’agit d’une mythologie affective de la France, de ses Frances, d’une géographie intime et politique de cette terre, née pour elle « de l’Algérie natale, française et coloniale ».   Il s’agit aussi, comme dans sa trilogie sur ses Algéries, d’une autobiographie collective. À côté de ses propres textes et photographies, et d’images qu’elle a glanées au fil de ses pérégrinations, elle donne à lire et à voir des textes manuscrits et des images (photographies, dessins, aquarelles…) qu’elle a sollicités auprès de ses compagnes et compagnons sur ses routes de France, en particulier le peintre et dessinateur Sébastien Pignon dont les œuvres donnent le « la » graphique de l’ouvrage. De plus, dans la mesure, écrit-elle, où elle est « venue au monde avec des femmes et des hommes en révolte pour la même France », à commencer par ses compagnes du Mouvement de Libération des Femmes auquel elle a pris part, elle revient vers plusieurs d’entre elles pour interroger leurs parcours à travers une série d’entretiens assortis de photos d’enfance.   Leïla Sebbar forge ainsi un objet baroque, à la fois joyeux et mélancolique, le livre du pays de sa mère, « Française de France » qui « a oublié la France pour l’amour de [son] père, l’instituteur “indigène” ». De ce pays qu’elle a patiemment apprivoisé, Leïla Sebbar donne « une archéologie de l’autre côté de l’outre-mer » ainsi qu’elle désigne la France.