l'autre LIVRE

ARÊTES (LES)

Salon 2018 : Retrouvez cet éditeur sur le stand C16

Créées en 2004 par Sandrine Pot,
à la fois nom et signe graphique, recherche constante  d’une correspondance  entre les moyens de l’expression plastique et ceux de l’expression poétique
dans les profondeurs ou aux extrémités,  
longues et fines,  Les Arêtes forment et  le squelette du livre et son tranchant visible.

Ligne éditoriale : Les Arêtes sont bifides.  Partiellement partagées en deux parties leur tronc commun est le texte, la poésie. D’un côté elles explorent les voies du livre d’artiste, de l’autre celles de l’édition courante.
 Les livres des Arêtes  aiment à contenir des univers poétiques qui provoquent l’émergence d’une image intérieure. Une trace, une mémoire commune. De là toutes les expérimentations sont possibles.  Jeux d’écriture, de peinture,  jeux de mains , maquettes, typo papiers…

Adresse : 5 bis rue de Suffren
17000 La Rochelle
Site web :http://www.wix.com/editionslesaretes/lesaretes3
Courriel :nous contacter
Forme juridique :Association
Racine ISBN :978-2-9158886
Nombre de titre au catalogue :60
Tirage moyen :300
Spécialités :Poésie/ Beaux-Arts
Le Héros malgré lui

Le Héros malgré lui

de Maria CARPI

les fruits etranges (ARÊTES (LES)) | Paru le 23/02/2016 | 17,00 €

19
 
Este é o sinal :

nunca acabar
de à porta bater.

Nunca acabar
de a porta arrombar.

Nunca acabar
de ser a porta.

 

19

C’est le signal :

Ne jamais cesser
de frapper à la porte.

Ne jamais cesser 
de forcer la porte.

Ne jamais cesser d’être la porte.

Et s'il ne parlait pas ?

Et s'il ne parlait pas ?

de Amandine MAREMBERT

au bord du livre (ARÊTES (LES)) | Paru le 04/06/2013 | 20,00 €

et s'il ne parlait pas

m'avait objecté

l'infirmière

et si les mots

étaient un pays trop lointain

pour lui

 

mais il nous a parlé

se regarde-t-on

il nous a fallu

quelques minutes

pour comprendre

le ton haut perché

les syllabes mâchouillées

Dire à Dieu ce que je ne devrais pas dire qu'à lui

Dire à Dieu ce que je ne devrais pas dire qu'à lui

de Dominique MAURIZI

LES ARÊTES (ARÊTES (LES)) | Paru le | 20,00 €

Il est trop tard pour partir. Filer. Tout ça est arrivé il n'y a pas si longtemps. Je l'ai appelé vent, je l'ai fait vivre verbe et j'ai appelé Dieu. Il n'y a pas si longtemps. Tu es là ? Il est trop tard pour filer, partir. Depuis peu je me réserve la patience des anges. Les nuits, les jours passent profonds de par le monde et des roses ont surgi où ne venaient que les épines. Tel est mon sort à présent. Je rêve avec les pierres.

Sous le piano

Sous le piano

de Louise FEYDY

cheminement (ARÊTES (LES)) | Paru le | 17,00 €

Trois scènes successives qui hantent ma mémoire : il faudrait y revenir pour rester lisible,  justifier l’errance du stylo, démolir le patchwork qui prend forme dans le texte sans se soucier d’avancement ou de trame conséquente. La scène de concert I : ton arrivée dans la maison. Tu ignores tout de nous, de cette brique rouge, de ces hautes vitres claires ; tu fais sans doute tinter la sonnette d’un seul coup de corde, raide et rapide, trop jeune, tu viens assaillir un piano, tu lui joues du Prokoviev, le finale d’une sonate de Prokoviev, c’est assez spectaculaire, tu n’as rien à dire, tu es invité par la petite hôtesse, elle non plus n’a rien à te dire, rien à penser, c’est le but, la mission assignée depuis ces longs mois, ces semaines d’attentisme romantique à mon goût seulement, parce qu’en fait toi tu n’es pas romantique du tout, plutôt large d’épaules et sans vergogne, tu trouves que l’assistante de  Passereau était du genre coincée du cul et que le maestro en vieillissant a su mettre de l’eau dans son vin, toi aussi tu lèves très bien le coude,

Quelque chose approche

Quelque chose approche

de Christiane VESCHAMBRE

les cahiers du cornet à voix (ARÊTES (LES)) | Paru le | 7,00 €


parfois quelque chose approche, sur le fil du jour ou de la nuit, qui n'est pas 
nommable, identifiable, qu'il nous faut toucher du bout des doigts, à peine 
effleurer
on sent qu'on pourrait le laisser passer comme un faible vent vite disparu, 
qui n'a rien fait bouger, ni dedans ni dehors, mais c'est le seul souffle, on 
le sait, qui aura fait trembler un jour ou une nuit compacts
y traçant la ligne d'une fente
le poème, alors, pour en tenter le relevé

 

Trois Villes des commencements

Trois Villes des commencements

de Constantin KAÏTERIS

Feuilles (ARÊTES (LES)) | Paru le | 12,00 €


À l’hôtel Métropole
jadis siège de la compagnie des eaux
– plafond perdu dans les hauteurs sombres
de la chambre 
loin de l’araignée jaune de l’ampoule –
du robinet, toute la nuit,
goutte à goutte
tombe
sur la faïence du lavabo
le pointillé sonore du temps
comme pour suggérer 
qu’ici même peut-être
le poète et petit employé
anonyme
débitait en factures la clepsydre du Nil.

Premier matin, nostalgie même
de ce qui n’a pas encore eu lieu.
Le standard aux allures byzantines
fait de bois sombre et de réticence massive
cliquette en vain 
dans la pénombre du hall :
sur la rive grecque on ne nous entend déjà plus.